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Volume 10, numéro 2 / novembre-décembre 2006
Sois toi-même (poème)
Par Véronique Labrecque

Pouvons-nous vivre l'abondance
et faire une démarche spirituelle
en même temps ?

Par Lise Bourbeau

L'argent
Par Pauline Franche

Enracinement
Anuradha Devi Dasi

L'enracinement chez nos enfants
Par Claude Morin

Pourquoi et comment
s'enraciner?

Bianca Gaïa canalisé
par Diane Leblanc

La nouvelle terre
n'est pas une utopie

Par Eckhart Tolle

Un monde nouveau
Serge Thivierge

Votre maladie, votre douleur, pourrait bien vous sauver la vie
Pierre Bernier

Méditer en riant ? Bien sûr !
Par Linda Leclerc

Le droit de dire « cela suffit »
Par Pierre Bourassa


Édito

Conjuguer avec les deux
Par Denis Manseau

Les yeux de l'âme
de l'Internet


Je suis née pour l'abondance
et la prospérité !

Par Marie-Noël Gaudreault


ÉDITO Conjuguer avec les deux

L'ancien et le nouveau s'entrecroisent continuellement dans nos vies. Nous qui cheminons vers l'éveil de la conscience avons à conjuguer avec nos anciennes et nos nouvelles façons de vivre et ce, tout en tentant de s'observer. Ce n'est pas toujours facile de maintenir au premier plan l'Observateur en nous, mais c'est dans cette démarche que notre Être s'éveille.

Avez-vous remarqué que tout un changement de perception prend place dans nos vies actuellement ? Et que tout droit devant nous, rien n'est plus pareil et tout devient possible ? Maintenant, plus que jamais, nous sommes en mesure d'apprécier l'ampleur de nos capacités créatrices. Le nouveau est en devenir parce que nous le voulons ainsi…

Est-t-il possible que parce que nous nous identifions à l'Être, nous sommes davantage connectés à une grande transformation qui nous dirige vers des actions qui s'harmonisent à notre mission de vie ? Et que cette démarche incarne notre aspiration la plus profonde pour un monde meilleur ?

Nous avons bien intégré notre leçon de vie. Il est de plus en plus évident qu'il n'y a d'autre voie que de se choisir. Tous ces mouvements vers l'éveil de nos consciences individuelles semblent ouvrir la porte à une nouvelle perception de l'Être collectif que nous sommes, ce qui entraîne déjà un monde nouveau.

Ce nouveau monde, il est de plus en plus évident. Nous pouvons l'observer dans l'actualisation de multiples réalisations, de découvertes scientifiques, de nouvelles technologies de pointe, de communautés alternatives et de maints autres projets qui vibrent au diapason d'une nouvelle réalité. Les fondations de ce nouveau monde se forment et ceux d'entre nous qui y participent consciemment sont plus vibrants, heureux et donc plus puissants. Notre bonheur découle de la joie d'être conscients et en harmonie avec le Grand Tout.

Nous avons fait des choix. Il ne nous reste plus qu'à en accepter le résultat. Notre parcours est désormais incontournable car nous sommes tous dans le même bateau.

Que le meilleur soit !

Denis Manseau, Éditeur


Les yeux de l'âme

Deux hommes, tous les deux gravement malades, occupaient la même chambre d'hôpital. L'un d'eux devait s'asseoir dans son lit pendant une heure chaque après-midi afin d'évacuer les sécrétions de ses poumons. Son lit était à côté de la seule fenêtre de la chambre. L'autre homme devait passer ses journées couché sur le dos. Les deux compagnons d'infortune se parlaient pendant des heures. Ils parlaient de leurs épouses et familles, décrivaient leur maison, leur travail, leur participation dans le service militaire et les endroits où ils avaient été en vacances. Et chaque après-midi, quand l'homme dans le lit près de la fenêtre pouvait s'asseoir, il passait le temps à décrire à son compagnon de chambre tout ce qu'il voyait dehors. L'homme dans l'autre lit commença à vivre pour ces périodes d'une heure où son monde était élargi et égayé par toutes les activités et les couleurs du monde extérieur.

De la chambre, la vue donnait sur un parc avec un beau lac. Les canards et les cygnes jouaient sur l'eau tandis que les enfants faisaient voguer leurs bateaux, modèles réduits. Les amoureux marchaient bras dessus, bras dessous, parmi des fleurs aux couleurs de l'arc-en-ciel. De grands arbres décoraient le paysage et on pouvait apercevoir au loin la ville se dessiner. Pendant que l'homme près de la fenêtre décrivait tous ces détails, l'homme de l'autre côté de la chambre fermait les yeux et imaginait la scène pittoresque.

Lors d'un bel après-midi, l'homme près de la fenêtre décrivit une parade qui passait par là. Bien que l'autre homme n'ait pu entendre l'orchestre, il pouvait le voir avec les yeux de son imagination, tellement son compagnon le dépeignait de façon vivante. Les jours et les semaines passèrent. Un matin, à l'heure du bain, l'infirmière trouva le corps sans vie de l'homme près de la fenêtre, mort paisiblement dans son sommeil. Attristée, elle appela les préposés pour qu'ils viennent prendre le corps.

Dès qu'il sentit que le temps était approprié, l'autre homme demanda s'il pouvait être déplacé à côté de la fenêtre. L'infirmière, heureuse de lui accorder cette petite faveur, s'assura de son confort, puis elle le laissa seul. Lentement, péniblement, le malade se souleva un peu, en s'appuyant sur un coude pour jeter son premier coup d'œil dehors. Enfin il aurait la joie de voir par lui-même ce que son ami lui avait décrit. Il s'étira pour se tourner lentement vers la fenêtre près du lit. Or tout ce qu'il vit, fut… un mur ! L'homme demanda à l'infirmière pourquoi son compagnon de chambre décédé lui avait dépeint une toute autre réalité. L'infirmière répondit que l'homme était aveugle et ne pouvait même pas voir le mur. « Peut-être, a-t-il seulement voulu vous encourager », commenta-t-elle.

Épilogue…

Il y a un bonheur extraordinaire à rendre d'autres heureux, en dépit de nos propres épreuves. La peine partagée réduit de moitié la douleur, mais le bonheur, une fois partagé, s'en trouve doublé. Si vous voulez vous sentir riche, vous n'avez qu'à compter, parmi toutes les choses que vous possédez, celles que l'argent ne peut acheter. Aujourd'hui est un cadeau, c'est pourquoi il s'appelle le présent.

De l'Internet à l'adresse : www.geocities.com/klodet.geo/cadeau.htm


Je suis né pour l'Abondance et la Prospérité !

*Le paradigme qui gouverne notre vie est en train de changer*

La personne Prospère est : celle qui se sent bien dans son monde, en harmonie avec lui, qui connaît l'intégrité, qui est libre d'agir à sa guise au moment convenable. La prospérité est un concept spirituel. Elle implique d'être en relation avec la source même de l'Existence. Elle suppose de ne pas retenir mais de donner, d'exprimer, de créer.

Ce concept repose sur les bases suivantes

1- Nous sommes tous enfants de l'Univers, nous avons un potentiel divin. Nous participons au Soi de Dieu, au Soi Spirituel. En intégrant cette première base, on devient canal d'une gigantesque Puissance.
2- Dans cette Énergie, nous sommes UN. Donner et recevoir font partie du même mouvement.
3- L'abondance est illimitée, pour toute la planète et pour nous personnellement.

Cette affirmation est intimement liée au fait que notre énergie est illimitée.

Notons ici que l'argent est un résultat de cette énergie et non pas l'abondance en soi. Certes, on observe aujourd'hui une mauvaise distribution des ressources qui a été causée par la peur du manque, antipode du sentiment d'Abondance.

Faire naître une conscience de Prospérité et d'Abondance

La Gratitude - c'est le premier pas à faire pour enclencher le cycle de l'Abondance. Cela consiste à prendre conscience de tout ce que nous avons de bien dans notre vie. Aussi la seule « prière » qui soit valable est celle de remerciement. La supplication ne fait qu'éloigner de nous ce qu'on convoite et nous rend impuissante. La manière de manifester quelque chose est, lorsqu'on se fixe un objectif ou un désir, de remercier d'avance l'Univers pour son obtention.

On imagine la sensation ressentie lors de sa réalisation. On s'imprègne de cette joie et on rend grâce. Ensuite, on lâche prise, adoptant une attitude de confiance; confiance envers la Vie; confiance envers nous-même, sachant que notre potentiel est illimité; confiance que, si ce désir n'est pas directement réalisé, c'est que nous sommes dus pour quelque chose d'encore plus grand et de plus beau que ce que nous avons pu imaginer.

Toute cette confiance génère en nous le courage; le courage de vivre, de se découvrir, de se manifester dans le monde; donc le courage d'être Prospère.

Arrive le temps de se fixer des buts - Connaître clairement ses objectifs, ses aspirations et ses priorités nous aide à gérer efficacement les ressources à notre disposition : notre énergie, nos talents, notre temps, notre argent, nos biens, etc. Cela augmente notre assurance dans l'action. Fixer ses buts et ses priorités implique une juste connaissance de soi.

Reconnaître et effacer les conceptions fausses que notre subconscient a enregistrées. Choisir les croyances que nous voulons entretenir. Être à l'affût des moments où nous donnons du pouvoir à l'idée de la pénurie et du manque. Plusieurs techniques s'offrent à nous aujourd'hui pour nous guider vers la libération du passé et rechoisir les semences de notre jardin intérieur. Pour inviter l'Abondance dans notre vie, il faut surveiller et effacer les jugements face à la richesse, aux gens riches, à l'argent, et bénir la richesse d'autrui. Choisir de croire en l'abondance génère de l'abondance.

Développons une conscience de réussite, empêchons l'échec de s'emparer de notre esprit. J'ai adopté la devise « J'échoue toujours avec succès », chaque élément de ma vie m'apporte une expérience enrichissante. Un bon outil pour éliminer l'échec est de dire « Merci », même à contrecœur et en serrant les dents lorsque nous sommes éprouvés. Les problèmes sont des défis, ce sont de belles opportunités de Grandir.

Donnons ce que nous désirons obtenir «On récolte ce que l'on sème». L'action du don affirme à l'Univers : J'en ai assez pour en donner ! …et cela se manifeste. Ainsi, si tu veux être prospère, fais que quelqu'un d'autre soit prospère.

Profil de la Prospérité : Les traits de caractère de la personne prospère

- La personne prospère possède une extraordinaire énergie, une vitalité toujours ressourcée. Cette énergie est porteuse d'action, qui elle est porteuse de prospérité.

- La motivation pousse à agir tout de suite.

- La personne prospère est constamment en action ou en création et elle aime ce qu'elle fait. La prospérité exige l'action et non l'inertie.

- L'ardeur dans l' action est indicateur de la passion. Pour les travaux moins passionnants - style les tâches ménagères, routinières ou autres - il est essentiel de voir plus large que seulement l'acte direct. On choisit alors de penser que par cette activité on pratique notre capacité d'accomplir, de créer l'ordre, la beauté, etc. On se crée un espace d'épanouissement harmonieux. On pratique notre volonté, notre discipline, notre persévérance qui sont des atouts de la prospérité. Ainsi tout travail et tout effort devient passionnant. « La liberté, c'est de vouloir ce qui doit être fait ».

- La discipline mentale est essentielle pour entretenir des idées positives et de réussite. Si on pense et agit prospère, on devient prospère. Si à l'inverse, on pense et agit avec une conscience misérable, on connaît la pauvreté. Par nos idées, nous avons un énorme pouvoir sur la qualité de notre expérience sur Terre. Et ça a l'avantage de ne « rien coûter » d'essayer…

- La prospérité crée une personnalité ouverte : ouverture d'esprit envers les nouvelles idées, attirance vers de nouvelles expériences; une personnalité d'action, enthousiaste et optimiste.

Attitude envers l'argent

« L'approvisionnement dépend de l'attitude envers la substance ».

Ici, la première idée à éliminer est de voir la pauvreté comme une vertu. La monnaie est un moyen de réaliser nos rêves. Cela nous donne plus de pouvoir de manifestation. C'est une énergie, une ressource que la vie envoie vers nous. Puis, on pratique l'idée que c'est en dépensant qu'on devient riche. L'argent est une énergie en circulation.

Être heureux de payer pour un produit ou un service fait en sorte qu'on l'apprécie vraiment. Ainsi, bénir ses factures engendre de la Gratitude, source de toute abondance. Il faut laisser aller l'argent sachant que la dépense a augmenté notre qualité de vie ou celle de quelqu'un d'autre. En payant, on sent aussi la joie de participer à la prospérité des gens autour de nous - au garagiste, à la gardienne, au marchand, à l'agriculteur… Notre prospérité entretient la prospérité des autres. Nous n'avons pas peur de donner : nous croyons en une source intarissable de gens qui se réjouissent aussi de notre prospérité.

Les périodes creuses doivent être vécues intelligemment et avec sérénité. Sachons nous rappeler le cycle de l'Univers d'expansion - contraction. La vie est constante, comme une vague sur la mer. Utilisons avec discernement nos ressources dans la confiance que la vie nous envoie exactement ce qu'on a besoin au moment où nous en avons besoin. Nous savons pertinemment que le haut de la vague suivra.

Payons comptant. Adopter la devise « Je travaille aujourd'hui et je jouis plus tard » est garante de véritable satisfaction. Le crédit peut être une bonne chose s'il est géré intelligemment. Mais ordre général, évitons d'emprunter de l'argent, surtout aux humains autour de nous, ce qui peut avoir trop d'influence sur les relations. Si nous devons quand même emprunter, sachons que « qui paie ses dettes s'enrichit ». Dans le même ordre d'idée, évitons de prêter. Si nous voulons aider quelqu'un, affirmons plutôt : « Je te le donne » ou « Je t'en donne une partie ».

Ne cherchons pas nécessairement la gratuité ou l'économie. Croyons en notre potentiel de générer les ressources nécessaires à la manifestation de nos visions.

Attitude face au travail

Dans une philosophie d'Abondance, le travail devient la voie de manifestation de nos rêves. Séparons ici le concept du travail de l'idée du stress, ou de l'horaire strict, ou du patron exploiteur. Il est important de définir clairement ce qu'on désire, ce que la dimension travail apporte dans notre vie, que ce soit au niveau du salaire, de l'horaire, des relations humaines, des talents et aptitudes sollicitées, etc. Ces paramètres établis, on entretient comme pensées que la job idéale existe pour nous. Travaillons dans un esprit de service, avec le souci d'apporter quelque chose au monde. À ce stade, ce qu'on fait est secondaire. Ce qu'on est détermine notre prospérité.

« Parmi toutes les règles, les discours et les écrits traitant de la réussite et de la façon de l'obtenir, il n'y a qu'une seule méthode qui n'a jamais échoué… quiconque te demandera de faire un pas avec lui, fais-en deux. » (Og Mandino)

Quelques exercices pour intégrer les principes d'Abondance et de Prospérité dans notre vie

1- Le journal de Gratitude : à chaque soir, écrire cinq choses de la journée pour lesquelles on remercie. Certaines journées, il y en a beaucoup plus que 5 à écrire. Ce qui est intéressant, c'est que, même les pires journées, on remarque qu'on peut quand même écrire 5 remerciements. Peut-être faut-il se creuser la tête, mais ce qu'on découvre est alors quelque chose de vraiment précieux !

2- Pour approfondir la connaissance de soi, faire une liste de nos qualités et nos défauts en pensant : « ce que j'aime de moi et ce que je veux améliorer ».

3- Faire une liste des objectifs et désirs que nous visons à court, moyen et long terme. Définir les priorités. Cette liste est en constante évolution et on la remet à jour lorsqu'on en ressent le besoin.

4- Se regarder dans le miroir et se dire : « Je m'aime, je suis belle (ou beau) », à tous les jours, est un exercice pour accroître l'amour et la confiance en soi. Cette simple phrase fait grandir notre véritable beauté, ce qui se répercute inévitablement sur la beauté physique.

5- Donnons généreusement lorsque nous en avons l'occasion : laisser un plus gros pourboire, donner 5$ et plus à un quêteux, s'inscrire comme donateur régulier pour un organisme de charité, etc. et plus important encore, donner de notre temps à quelqu'un qui est seul, donner de l'affection aux membres de notre famille. Soyons généreux de nos biens et de notre personne.

6- Se pratiquer à éprouver de la joie à payer impôts et taxes pour participer au bon fonctionnement de notre pays. Soulignons les bons coups de notre gouvernement, même si parfois on trouve que le négatif est plus visible.

7- Faire le ménage ! Lorsqu'on se débarrasse des choses qu'on ne se sert pas, on fait de la place pour recevoir ce qu'on désire !

8-Apprendre à bien traiter l'argent : on le place toujours soigneusement dans le portefeuille. On le traite avec respect, comme le mérite toute ressource de ce monde.

9- Pratiquer un exercice perfectionne notre volonté et notre discipline, et nous exerce à dépasser la force d'inertie. Toute discipline qui demande une pratique régulière peut faire l'affaire; instrument de musique, sport et même faire son lit. Cela conserve vivante en nous la faculté de fournir un effort. Nous sommes ainsi plus entraînés et plus confiants devant les défis de la vie.

10- Pratiquer la Visualisation des résultats que nous souhaitons dans notre vie. Mettre le plus de détails possibles; on peut entendre les gens parler autour de nous, on peut sentir des odeurs, sentir la chaleur, etc. Il est très puissant de le faire dans les instants précédant le sommeil. Aussi, plusieurs visualisations guidées sont offertes et abordent différentes facettes de la réalisation de soi. Ce sont des outils très puissants. Sachez vous abandonner à votre imagination. Si c'est difficile au début, rappelez-vous que c'est comme dans tout : c'est en le faisant qu'on devient bon !

11- Faites des affirmations puissantes et positives, à voix haute, plusieurs jours (21) de suite.

Voici des idées :

- À tous les jours, je me rapproche de mon plus grand rêve, car je sais qu'à force d'y croire, il se réalisera.
- Je suis plein et riche à l'intérieur et je partage cette richesse en contribuant généreusement au monde. Je peux le faire parce que la vie est abondante et que je suis en contact avec ma source intérieure qui est infinie.
- Je rêve ma vie, je vis mes rêves.
- Je lâche prise. Je suis venu pour contribuer sur terre. J'ai un but élevé.
- J'ai du plaisir dans ma vie à tous les points de vue.
- Je passe à l'action, ici et maintenant, car je suis gagnant dans tout.
- Demandez et on vous donnera. Cherchez et vous trouverez. Frappez et on vous ouvrira. Car quiconque demande, reçoit. Celui qui cherche, trouve. Et devant celui qui frappe s'ouvre des portes. (Matthieu 7.7.8)
- J'aime recevoir tout ce que l'on me donne, car maintenant je suis réceptif.

Marie-Noël Gaudreault

Ce texte à été inspiré par la lecture de plusieurs livres dont ceux-ci :
Vous êtes né pour la prospérité, du Dr Stuart Grayson, aux éditions Dangles
La Liberté d'Être, par Annie Marquier, les éditions universelles du Verseau
Conversation avec Dieu, tomes I, II, III , et Pratiques de Vie, de Neale Donald Walsch, aux éditions Arianne
Les Sept Lois pour guider vos enfants sur la voie du Succès, du Dr Deepak Chopra
Pourquoi pas le Bonheur ?… ainsi que la suite Les Clés du Bonheur et Petits gestes, Grandes Joies, tous de Michèle Morgan aux éditions Libre Expression, Le plus Grand Miracle du Monde, de Og Mandino
Des Éditions Un monde différent : L'abondance dans la Simplicité, La Puissance de votre Subconscient, du Dr Joseph Murphy, un classique « Une vision sans action, c'est un rêve. Une action sans vision, c'est une corvée. Une action avec une vision, c'est l'espoir du Monde. »

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Sois toi-même

Laisse Être la Beauté qui t'habite ne te fait pas violence en Présence de quiconque. Vibre ta Lumière, ta Beauté, ta Qualité. N'est pas peur de qui tu Es. Transforme cette peur en Amour. Laisse s'échapper de Toi ces fardeaux qui écrasent ton Énergie. Entre dans ton Cœur et laisse Fleurir la Chaleur, l'Amour, la Tendresse qui s'y logent; elles apporteront une Paix profonde en Toi et autour de Toi l'Équilibre naîtra en ton Être. Sois fier de Toi. Aime qui tu Es, il y a tant à Aimer, il a tant à Partager, il y a tant à Émaner de ton Être. Laisse ton Âme entrer dans ton Cœur. Libère tes blessures, expérimente l'Amour en Toi. Fais la Paix avec ton Âme, elle demande qu'à s'Exprimer à travers Toi. Assouplis ton Être, Actualise, Libère, Aime qui tu Es.

Véronique Labrecque


Pouvons-nous vivre dans l'abondance et faire une démarche spirituelle en même temps ?

Il existe deux écoles de pensée à ce sujet. Certains croient que pour être spirituels, ils doivent être capables de vivre dans le plus grand dénuement possible. Pour eux, le dénuement est synonyme de détachement.

D'autres croient que l'argent et les biens matériels sont le symbole matériel de l'énergie divine. L'abondance en argent et en biens matériels les aide à devenir de plus en plus conscients de leur grande puissance divine, ce qui les aide d'autant plus à créer davantage d'abondance.

Personnellement, j'adhère à cette dernière école de pensée. Il va de soi qu'il y a des avantages et des désavantages aux deux systèmes de croyances. En autant que nous choisissions de croire à ce qui est bénéfique pour soi et non croire à quelque chose parce que quelqu'un d'autre nous l'a suggéré.

La personne qui possède peu de biens matériels a beaucoup plus de facilité à vivre dans le détachement, ce à quoi l'être humain veut en arriver un jour. Cependant, cela peut être difficile de faire un cheminement intérieur à travers des cours et des lectures ou encore de prendre du temps pour soi afin de connaître davantage si une personne est uniquement occupée à survivre dans ce monde matériel. Qu'on le veuille ou non, nous vivons sur une planète où le matériel fait partie de notre dimension physique et nous ne pouvons vivre sans un toit sur la tête. Ces besoins matériels sont absolument essentiels et doivent donc se payer.

La personne qui vit dans l'abondance matérielle a plus de facilité à faire sa démarche spirituelle, car elle vit dans un confort physique qui ne peut faire autrement que l'aider. Cependant, cette même personne peut en arriver à trop s'attacher à son argent ou à ses biens et avoir ainsi beaucoup de difficulté à vivre dans le détachement.

L'idéal, c'est d'en posséder beaucoup et d'utiliser cet avoir pour nous aider à être heureux et non à faire de ce dernier le but de notre vie. C'est aussi de savoir au plus profond de soi que si, présentement, je suis parvenu à ce niveau d'abondance matériel et que, du jour au lendemain, je le perds, je peux réussir tout de même à être heureux, car je sais comment recommencer. C'est cela le détachement, en avoir, mais ne pas en dépendre pour son bonheur.

Comment arriver à cette abondance ?

Pour débuter, il est important de développer une attitude de prospérité plutôt que de viser l'abondance pour l'abondance seulement.

Vivre dans l'abondance signifie avoir en quantité supérieure à nos besoins, de quoi répondre aux nécessités de la vie. La prospérité est un état d'être. Cela ne signifie pas seulement avoir de l'argent ou encore posséder des biens matériels, c'est avant tout une façon de penser et de vivre. Il s'agit du contraire de la pauvreté qui est également une façon de penser et de vivre et non seulement un manque d'argent ou de biens.

Celui qui possède une attitude prospère peut arriver facilement à l'abondance s'il le désire véritablement. Il se révèle beaucoup plus généreux, car il sait qu'il y en aura toujours. Il croit fondamentalement à l'inépuisable source divine. Il se trouve beaucoup de personnes qui n'ont pas tellement de surplus et qui, pourtant, sont très heureuses, car leurs besoins sont toujours comblés grâce à cette attitude de prospérité.

De l'autre côté, beaucoup de gens qui ont de l'argent ou des biens en abondance sont très malheureux, car ils vivent dans la peur de perdre ce qu'ils ont. Ils agissent généreusement, seulement s'ils peuvent en profiter.

Pour la plupart d'entre nous, quel est le plus grand obstacle pour avoir du surplus ? C'est notre mental qui adhère à des croyances non bénéfiques, et ce, dès notre jeune âge. Nous étions entourés de gens qui disaient alors des choses comme :

- « Je ne suis pas riche, mais je suis en santé ». Ce qui veut dire « Être riche = être malade ».

- « Les riches sont des voleurs » ce qui laisse entendre que seuls les pauvres sont honnêtes.

- « Les riches ont de la difficulté à entrer au ciel ». Nous ne savions pas que le ciel est un état d'être, l'état d'être heureux et non un endroit spécifique.

- « L'argent est à la source de tout mal ». Comme si quelque chose d'inerte pouvait créer du mal. C'est plus l'amour de l'argent et notre dépendance envers lui qui créent un mal être.

Dans la vie, il ne nous arrive pas ce que nous voulons, il nous arrive plutôt ce à quoi nous croyons. Si vous ne vivez pas dans l'abondance voulue, vérifiez à l'intérieur si vous vous sentez prospère ou pauvre. Sachez que vous avez adhéré à des croyances qui ne sont plus bonnes pour vous et qui font que vous n'obtenez pas le résultat voulu.

Voici quelques moyens pratiques pour arriver à changer votre attitude intérieure face à la prospérité et l'abondance.

- Soyez conscient de vos paroles, de vos pensées, de vos sentiments et de vos actions. À chaque jour, notez au moins trois choses concernant votre attitude dans ce domaine. Ce que vous notez dénote-t-il de la prospérité ou de la pauvreté ? Une fois devenu conscient, constatez votre attitude comme étant temporaire et acceptez-la pour le moment. Ne vous critiquez pas. Sachez qu'il n'y a rien de permanent.

- Remarquez si vous avez du mépris pour l'argent. Vous arrive-t-il de penser ou de dire : « Maudit argent ! Si seulement ça ne coûtait pas si cher ! Si seulement il y avait un autre système et que je n'avais pas à toujours en faire arriver ! » Apprenez à considérer l'argent comme une énergie divine, un moyen d'échange utilisé sur cette planète.

- Remarquez si vous vous sentez coupable quand vous vous payez un surplus. Cette attitude vous informe que vous ne croyez pas mériter de surplus. Décidez de croire que vous êtes une personne spéciale qui mérite un surplus autant que ceux qui y croient.

- Apprenez à avoir plus de gratitude. Dites merci même pour les petites choses. Accueillez l'abondance comme naturelle. Voyez l'abondance dans tout : un compliment, un sourire, un repas payé au restaurant, une pièce de monnaie trouvée par terre, etc.

- Ne dites pas merci parce que vous avez quelque chose. Sachez que vous en avez parce que vous rendez grâce à l'énergie divine en tout.

- Soyez heureux quand quelqu'un d'autre vit dans l'abondance. Ne les enviez pas. Souhaitez de l'abondance à quelqu'un à tous les jours. Comme nous récoltons ce que nous semons, ce que vous souhaitez sincèrement pour quelqu'un vous revient toujours.

- Pour développer une attitude prospère, considérez d'abord la valeur que vous accordez à ce que vous voulez acheter plutôt qu'à son coût d'achat.

- Faites circuler cette énergie divine. N'accumulez rien qui ne vous est plus utile. Tout ce que vous n'avez pas utilisé depuis un an, donnez-le à quelqu'un qui saura s'en servir. Faites de la place pour du nouveau.

- Gardez une attitude prospère en payant vos comptes. Au lieu de critiquer que tout coûte trop cher, remerciez pour les services reçus. Soyez heureux d'envoyer de la prospérité aux autres en payant vos impôts, téléphone, électricité, taxes, loyer, nourriture, etc.

- Donnez sans attentes. Sachez que tout vous revient. N'essayez pas de contrôler comment, quand et par qui cela va vous revenir. Ayez confiance en la loi du retour, cette grande loi de cause à effet toujours présente et qui gère tout ce qui vit. Le vrai don, et celui qui rapporte le plus, est celui qui demande un sacrifice ou un effort. Lorsque c'est facile, c'est plutôt à vous-même que vous faites plaisir.

- Soyez conscient d'où vient ce que vous donnez plutôt que de vous préoccuper de ce que vous donnez et à qui vous le donnez.

- Apprenez aussi à recevoir. Reconnaissez votre valeur. Quand vous refusez de recevoir quoi que ce soit, vous enlevez l'opportunité à quelqu'un de donner. Savoir donner et savoir recevoir est un des meilleurs moyens pour s'ouvrir à l'abondance. Ne pas savoir comment recevoir se remarque davantage chez les gens qui font une démarche spirituelle. Il y en a même qui ont des dons de guérison ou d'autres capacités d'aide d'ordre spirituel et qui se sentent coupables de se faire payer pour leurs services. Pour être avocats, médecin, coiffeur ou cuisinier, cela nécessite également un don particulier. Trouvez-vous cela intelligent de s'attendre à ce que ces gens offrent leurs services gratuitement? Ils ont besoin de gagner leur vie. Il en va de même si c'est votre cas. Vous avez autant droit d'utiliser vos dons pour atteindre l'abondance. Appréciez davantage votre divin et arrêtez de vous tourmenter à ce sujet.

- En conclusion, il est important de réaliser que l'être humain est beaucoup plus heureux à donner en sachant qu'il y en aura toujours là d'où cela vient. Il n'est donc pas intelligent d'être pauvre, car nous nous mettons dans une position de dépendance face à autrui et nous nous privons du grand bonheur de donner.

- Ouvrez-vous à l'abondance dans tous les domaines : l'amour, le succès, les amis, l'affection, les compliments, les biens, l'argent, etc.

- Apprenez à vous aimer et à aimer tous ceux qui vous entourent en vous servant de votre argent et de vos biens; et non pas aimer votre argent et vos biens en vous servant de ceux qui vous entourent.

La réponse à la question du tout début est OUI ! Oui, nous pouvons vivre dans l'abondance en nous rapprochant sans cesse de Dieu. L'être humain peut et doit profiter avec amour et joie de ce que Dieu a créé. L'humanité s'est beaucoup nui en croyant que les biens matériels étaient incompatibles avec l'élévation spirituelle. Cette croyance a été la cause de beaucoup d'émotions et de culpabilités et a contribué davantage à retarder l'humain plutôt que de l'avoir aidé à avancer.

Heureusement que nous devenons plus conscients et que nous acceptons de nous défaire de nos fausses conceptions pour entrer dans une époque d'abondance et de prospérité en tout.

Lise Bourbeau
Auteure et Fondatrice de l'école
ÉCOUTE TON CORPS.
1102 Boul. La Salette, St-Jérôme, Québec J5L 2J7
Tél : 001 450-431-5336 Fax : 001 450-431-0991
Email : info@ecoutetoncorps.com
Site web : www.ecoutetoncorps.com

Bibliographie : Auteure de 17 best-sellers dont les suivants :
- Écoute ton corps, ton plus grand ami sur la Terre (1987)
- Ton corps dit : Aime-toi (1997)
- Les cinq blessures qui vous empêchent d'être vous-même (2000)
- Le grand Guide de l'Être (2003)
- Nouveauté : Benani, son 2e roman initiatique (2006)


L'argent

Connaissez-vous beaucoup de gens qui entretiennent un rapport sain avec l'argent ? En fait bien peu sont vraiment à l'aise avec l'argent. Soucis, inquiétudes, stress, comptes en souffrance, dettes impayées, pirouettes pour économiser, liberté réduite due au budget… Même ceux qui en ont beaucoup craignent de le perdre. Comment peut-on en arriver à danser… avec l'argent ?

L'argent est perçu très négativement. Les jugements abondent. Il est sale. Il cause bien des maux, des querelles… On assiste au dévoilement de fraudes. On aime peu le commerce ou la vente. On refuse d'en avoir beaucoup, surtout en spiritualité car nous sommes détachés des biens de la terre ! Finie l'époque où la spiritualité est associée au dépouillement et à l'ascétisme, où l'argent est vu comme impur. La dualité spirituel/matériel a fait son temps. De plus, l'être que je suis n'est pas conditionné par l'argent que je possède ou que je gagne.

L'argent est neutre. Il est une manifestation de l'Amour comme tout le reste d'ailleurs, un véhicule d'Énergie qui souligne l'échange. L'usage que nous en faisons et l'esprit qui anime nos gestes lui donnent une couleur (une odeur). N'empêche qu'on en a encore besoin pour vivre !

Notre relation à l'argent nous montre notre rapport à la Vie, notre confiance fondamentale ou notre peur du manque, état viscéral de survie qui nous sert de moteur la plupart du temps. Juste de prendre conscience de nos choix motivés par la survie est tout un défi, tout autant que décider de stopper cette roue. Quitter la survie pour commencer à vivre implique une mort, moment où la roue s'arrête avant de repartir dans l'autre direction. Tel est le vrai sens de lâcher prise.

Les échanges

L'argent permet les échanges de biens, de services, de connaissances. On peut échanger aussi par d'autres moyens. Dans le passé il y a eu le troc. La végétarienne que je suis n'est pas intéressée par le troc avec des poulets d'où l'avantage d'utiliser des unités. Aujourd'hui existent des réseaux d'échanges dont : JEU, SEL, BECS, RÉEL et plusieurs autres à travers le monde. Ces groupements mettent en commun les offres et les demandes de leurs membres au moyen d'un bulletin mensuel. Les transactions se comptabilisent en monnaie locale : Heures, Points, Faveurs, selon l'organisation. Ces réseaux valorisent les ressources, les talents, les disponibilités de chacun qui sont une richesse pour d'autres. L'énergie y circule aisément dans la mesure où on s'implique.

La manifestation

Nous avons tous fait l'expérience de désirer une chose et de la voir se manifester peu de temps après. Il y a quelques années, je me suis retrouvée sans auto ni argent pour m'en procurer une autre. Il me fallait une voiture et je sentais qu'en deux semaines la situation serait réglée. Croyez-le ou non, quinze jours plus tard j'avais l'argent et… les clés. L'expérience m'a permis de prendre conscience un peu plus du processus de manifestation, source réelle de l'abondance. Une intention profonde, hors de tout doute, un état d'abandon et de foi totale en la Source, une écoute intérieure attentive et une vigilance quant aux signes extérieurs ont fait partie de mon apprentissage. Suivre mon senti, le mental au repos, aura été ma clé.

La vision

En anthropologie, on observe que les chasseurs cueilleurs vivent selon des valeurs particulières : « À chacun selon ses besoins et de chacun selon ses moyens ». Nous en sommes bien loin en tant que civilisation évoluée, plutôt préoccupés par nos intérêts personnels.

Ma vision de la nouvelle terre (ascensionnée) est la suivante : à l'instar des chasseurs cueilleurs, chacun a ce dont il a besoin et contribue selon ses moyens. De plus, je pense que si chacun d'entre nous est en contact avec son énergie, sa source d'abondance (hors de la survie), il pourra donner ses surplus sans compter sachant qu'il aura accès à tout ce dont il a besoin.

Imaginez un peu un immense entrepôt où chacun dépose ses surplus et prend ce qu'il lui faut !

Imaginez vivre sans comptabiliser, sans commercer, donner simplement et recevoir du même coup ! Ce n'est plus « Payer au suivant » (titre de film) mais plutôt Donner au suivant, pas juste à la télé mais aussi dans notre vie de tous les jours.

Il ne sera plus nécessaire d'utiliser des moyens d'échange car chacun offrira ce qu'il est, ce qu'il a et recevra ce dont il a besoin. On peut déjà le vivre maintenant, à toute petite échelle, avec notre entourage. Pourquoi pas !

Décembre, mois des bilans financiers… Je vous souhaite de vibrer la Joie dans votre relation avec l'argent comme à l'audition d'une pièce musicale ou lors d'une randonnée en nature.

Vibrer la Joie, partout, toujours.

Pauline Franche
Tél : 450.539.5185, info@simpleaction.ca
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Simple Action
C.P. 328 Waterloo QC J0E 2N0


Enracinement

Que veut dire l'enracinement ?

Où est notre sol et de quoi sont faites nos racines ?

Ce sont des questions à se poser pour pouvoir faire un enracinement profond et stable.

L'enracinement signifie stabilité, comment être stable dans un monde instable ?

Premièrement, nous devons remettre les pendules à l'heure, notre véritable sol est spirituel, donc nos racines doivent faire partie du domaine éternel pour vraiment porter fruit. Il s'agit ici de racine de l'âme et leur origine est évidemment le Père et la Mère Cosmique, car nous savons bien que chaque graine provient d'une source de même essence.

Le problème de nos jours, c'est que dès notre jeune âge on nous enseigne à nous identifier à un numéro d'assurance sociale, à un numéro de classe, à une société, à une nation, on oublie que nous sommes des âmes spirituelles, remplies de conscience, de joie et d'éternité.

On perd la chose la plus précieuse, cette grande force cosmique, notre relation avec la Mère Divine, celle qui prend soin de ses enfants sans attendre rien en retour, La Mère Terre. On apprend à l'école qu'elle est une combinaison de produits chimiques; on devrait plutôt nous enseigner à la respecter comme une Mère. Selon les anciennes traditions sacrées, la Terre porte un nom, peut importe la tradition, Gaia, Terra, Bhumi, Mata, ce nom est pour établir notre relation avec Elle, lui dire qu'on la remercie, qu'on l'aime.

Plus nous aimons la Terre Mère, plus nos racines peuvent prendre force et se développer. Cette union est notre véritable assurance. On prend des assurances impermanentes, pourquoi pas établir une assurance réelle, une qui ne coûte rien et qui rapporte énormément ? Une bonne affaire n'est-ce pas ?

Ce n'est pas un piège, c'est la vérité, si nous suivons les traces des Grands Saints, comme Saint François D'Assise, nous serions capable de retrouver la joie parfaite dans la simplicité.

Voici des suggestions pour nous aider à développer des racines profondes : allez marcher dans la forêt pieds nus, sentez les odeurs de la Mère, elle a un parfum inoubliable, allez prendre refuge dans ses Bras aussi grands que la Terre, dites à votre Mère : « Je suis ton enfant et aujourd'hui je désire rétablir ma relation avec Toi, je désire me dévouer à Ton service, pour le bien de tous les êtres vivants, de tous mes frères et sœurs, car nous avons tous la même Mère et le même Père. »

Un geste qui aide à enraciner cette affirmation est le « Varada Mudra » le mudra de l'exaucement, de l'enracinement et de l'accueil au nouveau.

Selon la tradition, ce Mudra était souvent pratiqué par Buddha, pour rétablir sa force interne, l'union avec contrepartie Divine, la Déesse. Pour faire cet exercice, on se tient debout, on met les bras de chaque côté du corps avec les doigts pointés vers le sol. On recommande de répéter un chant qui nous aide à nous libérer de nos peurs et de finalement vivre une vie en harmonie avec notre véritable essence et avec Dieu, ce chant est le suivant : Om Hari Om

Ce Mantra nous libère du ciment que nous avons artificiellement mis entre nous et la Mère Divine et qui nous redonne accès à l'enracinement éternel.

Lorsque nous rétablissons cette union avec la Terre, nous sommes en mesure de reprendre notre véritable pouvoir et nul n'est en mesure de nous faire peur. Nous avons confiance de ne plus manquer de rien, car notre Mère ne nous abandonne jamais.

Ayez confiance en vous et surtout en qui vous êtes vraiment, nous sommes tous filles et fils de l'Absolu, et donc nous sommes tous éternels. Personne ne peut vous contrôler, vous êtes libre.

Lorsqu'on étudie le système des Chakras, on comprend que si notre Muladara (Chakra de la Racine) est suractivé, nous allons faire de la surconsommation donc de l'exploitation (usine, industrie de masse, consommation…) et si il est désactivé, au contraire nous allons être complètement absent.

Le chemin du milieu est notre centre, notre balance interne. Trouvez ce point en vous et essayez de vous harmoniser avec la fréquence du juste milieu et du dévouement. Dédiez-vous à la Cause Suprême, soyez au service de la Source Divine. Semez de l'amour et vous allez récolter de la joie.

Anuradha Devi Dasi
Référence pour ce texte : nos ateliers de Réharmonisation des Chakras par le Son, les Mantras et les Mudras qui sont offerts partout au Québec, par Patrick Bernard et Anuradha www.patrickbernard.com


L'enracinement chez nos enfants

Les enfants d'aujourd'hui nous envoient un appel au secours. Ils nous témoignent de l'importance du mal-être qui existe actuellement en eux. Que ce soit par les récents événements de tuerie dans les écoles, les nombreux problèmes de comportement ou la vague de ritalin qui sévit dans nos institutions scolaires, ils nous disent que tout n'est pas pour le mieux dans le meilleur des mondes. Cet appel au secours veut nous inciter à lâcher nos peurs et à nous reconnecter à la terre-mère en d'autres mots à nous enraciner.

L'enracinement est une nécessité vitale pour notre équilibre. Il nous amène à sortir de notre mental pour nous reconnecter avec notre corps et nos émotions. Sans enracinement, l'enfant ne peut pas se sentir en sécurité, il perd la connexion avec son centre et laisse l'ego et les peurs diriger sa vie.

En fait, lorsqu'il est déraciné, l'enfant perd la dimension du cerveau de centrage et c'est son système limbique qui est affecté. Qu'est-ce que le système limbique ? C'est lui qui rassemble la mémoire et les passions. On le nomme également le cerveau relationnel ou le cerveau de l'imaginaire. Le système limbique assure l'intégration du mécanisme de centrage c'est-à-dire la coordination entre le haut et le bas du corps. Il gère les réponses au stress et en conséquence génère une énergie de lutte ou fuite intense.

Lorsqu'il est continuellement perturbé, le système limbique génère une énergie de lutte tellement intense qu'elle affaiblit l'organisme et démantèle le système immunitaire. En résumé, un enfant manquant d'enracinement vivra des déséquilibres aux niveaux suivants :

- Physique : chutes (perte d'équilibre), accidents, hyperactivité, difficultés d'apprentissage et de concentration, allergies et problèmes de santé.

- Émotionnel : difficultés relationnelles, violence, cris et crises.

Quoi faire pour aider nos enfants à s'enraciner ?

Puisque le système limbique gère les émotions et l'imaginaire, il est utile de le nourrir grâce à des relations saines, un plus grand contact avec les adultes proches et la nature, une saine gestion des émotions et des activités d'expression artistique et personnelle. C'est ainsi que profiter de l'automne pour aller en famille prendre une balade dans la nature pourrait grandement favoriser l'enracinement de vos enfants et le vôtre.

La terre, mère nourricière qui nous offre son abondance avec ses couleurs et qui vibre de beauté avec ces paysages spectaculaires, le temps de récoltes… tout cela nous rappelle le respect, la gratitude et l'amour. Bien sûr, le plus beau cadeau à faire à nos enfants c'est d'apprendre à s'enraciner soi-même de façon à montrer l'exemple. Dans notre quotidien, ce n'est pas toujours chose facile. Voici quelques suggestions pour débuter votre propre enracinement et inviter vos enfants à se joindre à vous afin de partager cet état de grâce avec eux.

- Sortez au moins 15 minutes chaque jour et reprenez contact avec la nature. Prenez de grandes respirations et faites de l'exercice. Profitez-en pour reprendre contact avec votre enfant intérieur !

- Encouragez la créativité dans votre demeure. Pratiquez des activités et jeux qui font travailler l'imaginaire et limitez autant que possible l'accès aux médias tels que la télévision, les jeux xbox ou nintendo. Ceux-ci influencent l'imaginaire et ne sont d'aucun support pour le développement de leur créativité.

- Pratiquez-vous à communiquer vos émotions. Prévoyez une soirée par semaine où vous soulignez les forces de vos enfants, dites-leur ce que vous appréciez chez eux et, sans mots, lancez-vous le défi de leur faire ressentir que vous les aimez. Bien plus qu'une simple question de bien-être, l'enracinement est l'ingrédient essentiel pour un départ solide dans la vie, pour grandir avec force, pour développer sa confiance en soi et se bâtir une assurance que la vie est bonne, quoi qu'il arrive.

Claude Morin, Kinésiologue,
(Formation en Belgique et Californie)
accompagnatrice pour parents et enfants
(819) 775-2021


Pourquoi et comment s'enraciner

Quand il est question d'enracinement, bien des gens deviennent perplexes : pourquoi s'enraciner alors que nous sommes en pleine transmutation ascensionnelle ? Comment le mouvement peut-il aller à la fois vers « le haut » et vers « le bas », n'y a-t-il pas une contradiction dans les termes ? Or, la plupart des textes de Bianca Gaïa nous invitent à réaliser que l'Ascension, ce n'est pas de « quitter la terre pour s'élever vers le ciel », mais bien « incarner notre Essence divine dans la plénitude co-créatrice illimitée ». C'est pourquoi le processus ascensionnel ne peut être possible que lorsque nous assumons pleinement notre divinité ET notre humanité, en communion avec la planète toute entière. Nous canalisons de hautes vibrations célestes à travers tout notre Être, y compris notre corps physique, et, pour que celui-ci parvienne à emmagasiner ces puissantes énergies, il importe qu'il soit bien « groundé ».

Je crois que le plus simple, pour bien comprendre, c'est de se servir d'un exemple éloquent : une rose. Ce qu'il y a de plus beau dans cette plante, ce ne sont ni ses feuilles, ni ses épines, mais bien sa fleur, lorsqu'elle s'épanouit et exhale un parfum onctueux. Toutefois, si on coupe la tige dès qu'apparaît un bouton, il y a peu de chance que la rose puisse sortir de sa coquille… Il faut attendre le bon moment et donner à la plante juste la bonne quantité d'eau et de soleil, voir même de l'engrais et des soins attentionnés. Mais surtout, il faut s'assurer qu'elle soit bien enracinée dans le sol et, au moment de la floraison, il ne faut surtout pas tenter de la transplanter… Vous saisissez l'image ?

A mes yeux, l'Ascension, c'est le « fleurissement » de notre Être divin. Nous nous sommes implantés sur cette terre dans un corps physique pour croître et évoluer, nous nous sommes garnis de feuilles (nos talents et nos réussites) et d'épines (notre personnalité, nos défis), mais il importe que nous soyons bien enracinés afin de vraiment pouvoir fleurir, c'est-à-dire rayonner de notre lumière céleste.

La bonne façon de s'enraciner, ne serait-elle pas de s'incarner pleinement, de ressentir à quel point nous sommes connectés à tout ce qui vit et réaliser que nous sommes alimentés par l'énergie de la planète toute entière ? Comme les plantes, nous savons que nous pouvons être influencés par ce qui se passe à l'extérieur de nous : pour elles, la température et l'environnement, pour nous, les situations, les gens et le climat environnant. Mais, au contraire des plantes, c'est nous qui décidons ce que nous faisons avec les informations que nous recevons. C'est nous qui choisissons d'interpréter les événements à notre avantage ou à notre détriment.

S'enraciner, c'est puiser dans la terre toute l'énergie nécessaire pour demeurer fort et ferme vis-à-vis des tempêtes qui peuvent sévir autour de nous, que nous soyons concernés ou non. S'enraciner, ça veut dire se recentrer à chaque fois que ça « brasse » autour de nous en prenant le temps « d'évacuer » tout ce qui pourrait nous perturber, au fur et à mesure, à travers notre « connexion » privilégiée à la terre, notre fil conducteur de « mise à la terre », notre « ground » ou notre « paratonnerre énergétique », si vous préférez.

Pour ce faire, il vous suffit d'imaginer que de solides racines poussent sous vos pieds et à partir de chacun de vos orteils et que ces racines s'enfoncent profondément dans le sol, juste en dessous de vous. Celles-ci agissent de la même façon que celles des plantes : elles vous permettent de demeurer solidement ancré dans votre corps physique, mais aussi d'aller chercher la « sève » planétaire, la vitalité et les réserves énergétiques pour nourrir et consolider tout votre Être.

Vous voulez savoir si vous êtes bien enraciné actuellement ? Imaginez que quelqu'un vous bouscule sur son passage : s'il y a de fortes chances que vous vous en trouviez déséquilibré, c'est que vous n'êtes pas bien ancré physiquement.

Visualisez maintenant la position d'un joueur de baseball dans l'attente d'un lancer ou encore celle de quelqu'un qui pratique les arts martiaux : les genoux sont toujours un peu fléchis et le bassin légèrement basculé vers l'avant, la colonne vertébrale se trouve ainsi bien alignée et le corps se maintient dans une position stable, parfaitement équilibrée. Essayez de bousculer quelqu'un dans une telle posture : impossible de le faire tomber, ni même de le déplacer !

Il n'est pas nécessaire de vous mettre à pratiquer le yoga ou le judo à partir d'aujourd'hui pour vous enraciner. Cette position d'ancrage peut être adoptée dans tout état stationnaire : dans une file d'attente, en faisant la vaisselle, en parlant au téléphone… Pour vous aider à bien faire circuler l'énergie dans vos jambes, vous pouvez même fléchir les genoux encore davantage, en gardant toujours le bassin bien aligné avec la colonne… jusqu'à ce que vous ressentiez des picotements le long des cuisses ou que vos mollets tremblotent légèrement. C'est bon signe : ça veut dire que la circulation sanguine s'accentue. Prenez deux ou trois respirations profondes (en vous assurant de bien gonfler l'abdomen en même temps que les poumons, pour bien alimenter le « hara ») et vous vous sentirez mieux, partout à l'intérieur de vous.

Sur le plan vibratoire, l'alignement des chakras et de la colonne vertébrale favorise aussi l'enracinement énergétique. Le dernier chakra étant ouvert et circulant non pas vers l'avant mais « vers le bas », le fait que ce centre soit enligné perpendiculairement au sol nous permet de demeurer en connexion énergétique constante avec le ciel et la terre, puisque, de cette manière, l'énergie circule aisément de haut en bas et du bas vers le haut, à travers tous les centres vitaux.

Une fois bien aligné et enraciné, votre corps tout entier, tant sur le plan physique que subtil, devient un puissant canal d'énergie, captant toutes les ondes purificatrices bénéfiques disponibles sur le plan céleste ou terrestre, afin d'harmoniser tout votre Être, de recharger constamment vos « batteries » et même, vous permettre de donner, de « transmettre » cette énergie sans jamais vous vider… C'est ce que veut dire RAYONNER : émaner de cette puissante énergie de transmutation par tous les pores de votre peau, pour votre plus grand bénéfice… et celui de la planète toute entière - qui reçoit ces ondes lumineuses purificatrices à travers vous, de par la qualité de votre enracinement énergétique.

Comprenez-vous maintenant l'importance d'être bien incarné ? Votre corps physique sert de véhicule à votre Essence divine et il ne peut emmagasiner qu'un niveau d'énergie « supportable » par rapport à ses possibilités de canalisation et d'ancrage. Plus vous serez enraciné, plus l'énergie circulera librement à l'intérieur de vous, un peu comme le fil électrique muni d'une tige de « mise à la terre » (ground) peut accepter davantage de voltage qu'un simple fil à « deux branches »…

Tout est dans l'équilibre : imaginez une table à deux pattes, versus une table à trois pattes, laquelle sera la plus stable ? Comme les humains marchent seulement sur « deux jambes », pour s'équilibrer, il est bénéfique de se munir de « racines énergétiques », ou encore, de se créer une « troisième patte» en visualisant un prolongement énergétique de sa colonne vertébrale qui s'étire jusque dans le sol…

L'important, c'est de sentir que l'énergie d'amour, de lumière et de guérison pénètre dans tout notre corps et s'ancre solidement dans toutes nos cellules… pour ensuite s'enraciner jusque dans les profondeurs de la Terre. Ainsi, nous faisons UN avec la planète toute entière, favorisant la circulation de l'énergie purificatrice et incarnant concrètement les vibrations ascensionnelles auxquelles nous aspirons tous.

Pour vous aider à vous enraciner, voici un petit exercice de visualisation tout simple qui vous permettra de vous connecter à la Terre nourricière dont vous êtes issus :

« JE SUIS UN ARBRE »

Installé confortablement dans une position qui me permet de respirer librement et de bien aligner ma colonne vertébrale, j'imagine que je suis un arbre grand et majestueux. Mon corps se dresse, droit et solide, tel le tronc de cet arbre que rien ne viendra déranger.

De puissantes racines poussent sous mes pieds et à partir de chacun de mes orteils. Bien ancrées dans le sol, j'imagine que ces racines s'enfoncent profondément dans la terre et se subdivisent en plusieurs ramifications. Celles-ci se répandent très loin autour de moi pour m'ancrer et puiser dans le sol les énergies dont j'ai besoin afin de régénérer tout mon Être. Mes racines font maintenant UN avec la Terre, mère nourricière qui m'abreuve d'une sève revitalisante, sereine et bienfaisante.

Remontant le long de mes jambes à travers mes veines et mes artères, cette sève vivifiante circule partout dans mon métabolisme. Elle nettoie et purifie chacun de mes organes, libérant ainsi toutes les toxines et les blocages qui s'y trouvaient. L'énergie de guérison parcourt toutes les parties de mon corps, du bas vers le haut, s'intensifiant dans ma poitrine et au niveau de mon cœur. J'accueille cette douce chaleur qui m'enrobe, me réconforte et m'apaise en toute tranquillité.

Mes bras, tels les branches de l'arbre, s'ouvrent pour laisser s'épanouir mes sentiments et mes émotions, comme autant de feuilles doucement ballottées par le vent. Dans ma tête, je laisse fleurir des pensées de joie, de reconnaissance et d'allégresse envers cette vie nouvelle qui coule en moi. Mon esprit se vide de toutes pensées négatives pour simplement accueillir cette sève magique qui donne maintenant naissance à des bulles d'amour envers moi-même et l'univers qui vit en moi.

Je sens la lumière du soleil caresser ma peau, illuminant mon Être tout entier qui vibre désormais au rythme des saisons. Je suis moi-même lumière, mes cheveux étant comme des milliers d'antennes, de semences captant l'énergie du cosmos. Intérieurement, je sais que ces semences feront naître à chaque instant les fruits d'un bonheur inestimable et ce, pour le reste de ma vie.

Je respire profondément, me sentant comblé et débordant d'énergie. Tout doucement, je reprends contact avec la réalité qui m'entoure, sachant que, désormais, mes racines énergétiques me permettent de demeurer bien enraciné et de rayonner d'amour envers tout ce qui vit. Ainsi soit-il !

Message de Bianca Gaïa, canalisé par Diane LeBlanc, le 16 novembre 2005, disponible aussi sur www.intermonde.net/BiancaGaia
Vous êtes invité à faire circuler ce message à condition d'en respecter l'intégralité, y compris ces quelques lignes.


La nouvelle Terre n'est pas une utopie

Cette notion de nouvelle Terre n'est-elle pas juste une autre vision utopique ? Pas du tout. Pourquoi ? Parce que toutes les visions utopiques ont en commun la projection mentale dans un avenir où tous nos problèmes auront disparu. Il y a eu des myriades de visions utopiques semblables, certaines s'étant soldées par la déception, d'autres par le désastre. Au cœur de toute vision utopique figure une des principales dysfonctions structurelles de la vieille conscience : la considération du future comme planche de salut. La seule existence que l'avenir possède réellement est celle de forme-pensée. Alors lorsque vous considérez l'avenir comme planche de salut, vous êtes inconsciemment en train de considérer votre mental comme planche de salut. Et vous êtes pris au piège de la forme, au piège de l'ego.

« Puis je vis un nouveau ciel et une nouvelle Terre1 », écrit le prophète biblique. La nouvelle Terre aura comme fondement un nouveau ciel, c'est-à-dire la conscience éveillée. La Terre, la réalité externe, n'en est que le reflet extérieur. La venue d'un nouveau ciel et, subséquemment, d'une nouvelle Terre ne sont pas des événements qui vont nous libérer. Rien ne va nous libérer parce que seul le moment présent peut nous libérer. Quand on réalise cela, l'éveil se produit. En tant qu'événement futur, l'éveil n'a aucun sens vu qu'il est la réalisation de la Présence. Alors, le nouveau ciel, la conscience éveillée, n'est pas un état futur à atteindre. Un nouveau ciel et une nouvelle Terre naissent en vous à cet instant et si ce n'est pas ce qui se produit, ils ne sont rien de plus qu'une pensée. Rien n'advient. Jésus n'a t-il pas dit à ses disciples « Le royaume de Dieu est parmi vous2 ».

Dans le sermon sur la montagne, Jésus a prédit ce que peu de gens ont compris à ce jour. Il a dit « Heureux les humbles, car ils hériteront de la Terre3 ». Qui sont les humbles et que veut dire l'expression « ils hériteront de la Terre » ?

Les humbles sont les gens dénués d'ego, ceux qui se sont éveillés à la nature essentielle de leur conscience et qui reconnaissent cette essence chez toutes les autres formes de vie. Ils vivent dans une attitude de lâcher prise et sentent qu'ils ne font qu'un avec le Tout et la Source. Ils incarnent la conscience éveillée qui se manifeste dans tous les aspects de la vie sur notre planète, y compris celui de la nature, puisque la vie sur Terre est indissociable de la conscience humaine qui la perçoit et interagit avec elle. C'est dans ce sens que les humbles hériteront de la Terre.

Une nouvelle espèce est sur le point de voir le jour sur cette planète. Elle est sur le point de voir le jour maintenant. Cette nouvelle espèce, c'est vous !

Tiré du livre : « Nouvelle Terre, l'avènement de la conscience humaine »
Auteur : Eckhart Tolle
Editions Ariane www.ariane.qc.ca
1. Révélations, XXI, 1.
2. Luc XVII, 21.
3. Matthieu, V, 5.


Un monde nouveau

Un monde nouveau… Voilà un thème qui de prime abord fait rêver, éveille en nous la nostalgie d'un monde meilleur, un monde qui soit plus beau et plus harmonieux, un monde qui trancherait nettement sur celui dans lequel nous vivons et évoluons aujourd'hui.

Mais comment un tel monde pourra-t-il prendre forme ? Comment même oser croire que cela puisse se produire un jour après que des millénaires ne nous eussent conduit que vers la décadence, la guerre, le meurtre, la luxure et tous les penchants et défauts du monde.

Nous ne pouvons plus parler de lucidité pour voir le chaos de notre époque tellement cela est devenu une évidence.

Mais cette lucidité est maintenant utile et nécessaire pour le renouvellement de notre monde, un nouveau départ après une prise de conscience profonde et planétaire qu'un changement doit intervenir. Que pouvons-nous faire pour que cesse le mouvement vers la dégradation : dégradation de l'environnement, dégradation morale des individus et des sociétés, dégradation de l'univers intérieur de l'individu, dégradation des systèmes de valeurs, etc ?

Chaque jour la laideur, la fraude et la bêtise sont mises en évidence, que ce soit dans les affres de la guerre, les génocides, les meurtres, le terrorisme et les abus de toutes sortes. L'être humain semble ne plus avoir de contrôle sur lui-même et sur les formes qu'il engendre. Les sociétés sont manipulées par des valeurs qu'elles ont elles-mêmes poussées à l'extrême et elles sont soudain assaillies par les conséquences; conséquences qu'elles ne souhaitaient pas, qu'elles n'avaient pas prévues.

Et pourtant dans les replis de ce manteau repoussant se cache la beauté et le vrai. Pourront-ils ressurgir, se dégager de ce chaos ou seront-ils étouffés ?

La beauté d'une prairie dans la fraîcheur d'une brume matinale, la beauté d'une feuille après la pluie décorée de perles d'eau, l'enfant candide, les yeux brillants en vivant l'histoire qu'on lui raconte… La beauté et la puissance de l'orage, les trombes d'eau qui s'abattent soudainement, les calmes méandres d'une rivière ou le clapotis du ruisseau dévalant la pente et combien de choses encore qui nous ébahissent par leur beauté et leur simplicité. Et que dire de la beauté de l'être humain lorsqu'il se comporte dignement.

Réussir la Terre et vivre un ordre nouveau implique un tel nombre de transformations qu'il semble utopique de pouvoir en arriver un jour à ce monde de paix tant souhaité.

Est-ce un gouvernement, une organisation qui établira ce monde nouveau ? Un homme qui aura la force et le charisme d'influencer positivement ses semblables ?

Au cours des millénaires, de grands esprits et jusqu'au Fils de Dieu y ont laissé leur vie et n'ont connu que peu de succès, malgré que de partout aujourd'hui on veuille promouvoir leur message, leur sagesse. Qu'est-ce que cela nous prouve une fois de plus ? Simplement que ce n'est pas une organisation qu'elle soit gouvernementale, religieuse, ou autre, ni un individu, une loi ou une disposition, qui changera le monde.

Nous croyons le comprendre ce monde mais en réalité nous n'en effleurons que les parties visibles, celles que nous pouvons toucher, examiner, analyser. Tout le reste, pourtant la partie la plus importante, reste méconnu pour ne pas dire ignoré. Et pourtant des mondes existent qui ne font point partie de cet univers matériel, qui l'interpénètrent, qui l'influencent et qui sont si vastes que l'univers matériel qui est immensément grand n'y occuperait qu'une toute petite place.

Oui, reconstruire sur de nouvelles bases serait certainement bienvenu, mais il est une condition qui doit changer et c'est la plus importante de toutes.

Avant que quoi que ce soit ne se transforme réellement sur terre il faudra que chacun d'entre nous changions. Et un changement réel ne peut s'imposer de l'extérieur, à tout le moins de façon permanente. Les humains façonnent les familles, les sociétés et la planète de même que tout l'univers visible et invisible. Mais nul ne peut changer réellement s'il ne connaît pas le but de la vie sur terre, s'il ne connaît pas la réponse aux trois grandes questions existentielles :

D'où venons-nous, où allons-nous et que faisons-nous ici ?

Répondre à ces grandes questions, non pas de façon partielle, mais de façon complète est primordial car, changer pour changer ne suffira pas.

La clé pour cette compréhension du monde nous a été donnée il y a deux mille ans :

« Cherchez et vous trouverez. Frappez et l'on vous ouvrira… »

Ces paroles du Fils de Dieu Jésus sont une promesse et l'assurance que pour celui qui cherche réellement il y aura des réponses. Cette recherche doit être active, objective aussi. L'être humain doit être déterminé à examiner tout ce qui est mis sur sa route, car cela est bien souvent la réponse à ces prières. L'exaucement passe souvent inaperçu tant il s'accomplit de façon simple.

Voilà déjà la voie du renouveau…

N'est-il pas dit aussi :

« J'ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pouvez pas les porter maintenant.

Quand le consolateur sera venu, l'Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité; car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu'il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir.

Il me glorifiera, parce qu'il prendra de ce qui est à moi, et vous l'annoncera.

Tout ce que le Père a est à moi; c'est pourquoi j'ai dit qu'il prend de ce qui est à moi, et qu'il vous l'annoncera. » (Jean 16, 7 à 15)

Le Consolateur est-il encore à venir où frappe-t-il déjà à notre porte ?

Serge Thivierge
Lac-Simon
serge.thivierge@graal.ca


Votre maladie, votre douleur, pourrait bien vous sauver la vie

« Doc, j'ai mal, je n'en peux plus, faites quelque chose ». Si nous intervenons que pour vous soulager, nous vous nuirons. Laissez-moi vous expliquer. La nature et la sagesse de votre corps ont choisi ce mal ou cette maladie pour vous orienter vers la vie que vous devriez mener. Lorsque quelqu'un intervient pour changer ou transformer le message de votre corps, nous vous privons de la possibilité d'améliorer votre vie.

La semaine dernière, après cette conversation avec une d'entre vous, elle me répond : « OK doc, je comprends, mais qu'est-ce que je fais en attendant ». « En attendant quoi ? » fut ma réponse. Elle me répondit : « En attendant que je retourne… ». Il y a eu un silence. Elle venait de comprendre.

Elle voulait me dire « en attendant que je retourne à faire les choses qui m'ont rendu comme je suis ». Vous auriez dû voir son visage et son corps en état d'instabilité, ce qui permet une réorganisation à tous les niveaux, c'est-à-dire physique, mental, émotif et même spirituel. Son cerveau ne semblait pas avoir les programmes nécessaires pour intégrer la découverte qu'elle venait de faire. J'assistais à l'installation d'un nouveau programme sur son disque dur. Son cerveau était en train d'établir instantanément les connexions nécessaires à l'implantation de ces nouvelles connaissances. Une réalisation, une découverte qui permet une guérison globale.

Est-ce qu'elle était mieux à ce moment ? Est-ce qu'elle souffrait moins ? La réponse est non. Rien n'avait changé, cependant à partir de ce moment-là, tout pouvait changer. Elle SAVAIT qu'elle allait guérir. Il ne lui restait plus qu'à faire les changements qu'elle aurait dû faire depuis longtemps.

Les changements qu'elle avait à faire, elle les connaissait intuitivement, inconsciemment tout comme vous et moi. Avec la prise de conscience qu'elle venait de faire, les changements sont passés de l'inconscient au conscient dans une fraction de seconde. Les perceptions diffuses, embrouillées, sans mots se sont cristallisées, verbalisées dans un instant. Elle est passée de l'incertitude émotive à la certitude de l'action. Elle est passée instantanément devant mes yeux du stade 1 d'I.S.R. (souffrance) au stade 4 (reprendre son courage, pouvoir). Sa vie ne sera plus jamais la même.

Être malade est une opportunité.

C'est un temps :

• D'ARRÊT : La douleur ou la maladie nous invite à l'introspection de notre vie. Qu'est-ce que je vais faire du reste de ma vie ? Quelle est la vision de ma vie ? Lorsque je serai sur mon lit de mort et que je regarderai ma vie, pourrais-je dire, j'ai accompli ce que j'avais à accomplir ? Ou est-ce que ma réflexion sera dans le sens de « j'aurais donc dû », « j'aurais pu », « ah si les choses avaient été différentes » ?

• DE RECONNEXION : La maladie nous permet de revisiter les parties de notre corps que nous avons oubliées, ignorées, abusées. La reconnection permet de faire la paix et de prendre un nouveau départ. C'est un peu comme un conflit avec le conjoint. Au début on est fâché, après on boude, on se calme, mais on ne veut pas abdiquer trop rapidement, on s'entête un peu plus. Puis on se dit qu'on devra en revenir un jour ou l'autre, aussi bien que ce soit aujourd'hui. On se retrouve, on se réconcilie et on fait, vous savez quoi. C'est de cette reconnexion personnelle dont je parle.

• D'AMOUR : C'est dans les moments de douleur et de maladie qu'on se sent seul. Pourtant, on ne peut être seul, même lorsque nous sommes seuls physiquement, ce n'est qu'une impression. Même lorsqu'on pense que Dieu nous a abandonnés, on est toujours accompagné. L'amour est toujours disponible. L'amour n'est pas un sentiment, mais une action. Il n'en tient qu'à nous.

• DÉCOUVERTE : C'est le temps de redécouvrir les choses simples de la vie. C'est le temps de regarder un coucher de soleil ou encore mieux, un lever de soleil. C'est le temps de sentir la fleur du jardin. Le temps d'aller au parc et de regarder les enfants jouer en espérant que les parents ne soient pas impliqués dans leurs jeux.

• DE PRÉPARATION : La maladie et la douleur nous permettent de nous préparer aux changements que nous avons à faire, de planifier et de nous organiser. Il y a deux façons de faire ces changements. Certains changent tout en même temps. C'est possible, mais difficile. D'autres changeront une ou deux choses à la fois. L'important dans un voyage de 1 000 km est le prochain pas.

Dr Pierre Bernier est un docteur en chiropratique de formation. Il pratique avec son épouse Dr Christine Bourque depuis plus de 15 ans l'Analyse vertébrale Network. Il est responsable de la formation post-doctorale pour l'est du Canada et des États Unis. Il voyage à travers le monde pour enseigner ses connaissances. Il a plus de 1 000 conférences internes et externes à son actif. Il publie chaque semaine un article sur différents sujets d'actualité concernant la santé. Il offre sans frais un atelier d'autoguérison.

Pour plus d'informations téléphonez au (819) 777-0577 ou visitez son site Internet au www.chironetwork.org Vous pouvez recevoir ces articles sans frais.


Méditer en riant ? Bien sûr !

Bien des gens seraient surpris de considérer le rire comme une forme de méditation. Et pourtant, rire n'est pas seulement une des façons les plus simples de méditer mais aussi l'une des plus puissantes. Rire est l'une des actions qui impliquent à la fois le corps, les émotions et l'esprit. Lorsque nous rions, nous nous abandonnons immédiatement au moment présent pour transcender le stress mental et physique. Pratiquée le matin, la méditation du rire peut rendre la journée entière plus joyeuse. Pratiquée en soirée, la méditation du rire a un effet relaxant qui inspire des rêves plaisants !

La méditation du rire est sans aucun doute une excellente façon de vivre intensément dans l'instant présent et d'être connecté à son corps. À quoi pensons nous pendant que nous sommes en train de rire ? À rien ! Rire procure des effets positifs qui opèrent autant au niveau psychique que physique. C'est aussi une manière agréable de relâcher les tensions. Apprenez à rire « dans l'instant présent » et vous verrez que la joie est toujours en vous !

Linda Leclerc
Professeure agréée de Yoga du Rire
École du Yoga du Rire
819-210-5057
www.yogadurire.com


Le droit de dire « cela suffit »

D'entrée de jeu, je dois préciser quel contexte me permet de m'exprimer sur un sujet si délicat. Le suicide assisté. Le présent texte cite des interrogations et réflexions qui meublent ma conscience depuis plusieurs années.

Depuis plus de dix-neuf ans, je partage ma vie avec une compagne nommée la sclérose en plaques (SEP). Dix-neuf ans de lecture, recherche, essais, erreurs, alimentation végétarienne, suppléments vitaminiques à la fine pointe et un cheminement spirituel vivifiant.

Bien sûr que cette compagne m'a fait voir de mauvaises périodes et ce à épétition. Mais, ma gloire de cette prise en charge me permet de regarder d'en haut ces épisodes de moins en moins présents. Plusieurs amis un peu « jaloux » mentionnent que je fais preuve d'une prise en charge et d'un mérite hors du commun.

Y a-t-il vraiment mérite lorsque l'on prend soin de notre enveloppe corporelle ?

Faire preuve d'une détermination sans borne, n'est-ce pas l'obligation de chacun ?

Aucune réglementation ne m'oblige à sauver ma peau.

Nulle réglementation ne me punit si je traite mon corps tel un égout.

Nulle sentence ne m'est accordée lorsque je laisse une personne fumer sa petite cigarette, tout en sachant qu'elle représente un risque important de devancement de la mort.

Nulle sentence légale ne m'est infligée si je remets à la société les coûts de soins de santé dus au fait que j'ai traité mon corps avec disgrâce.

Nulle disgrâce ne m'est octroyée si par le fait de ma non-prise en charge de cette santé (maladie prévisible), je prends place dans un hôpital déjà en manque d'espace.

Situation se traduisant par le fait qu'un individu aux prises avec une maladie dégénérative doit attendre son tour.

Ma non-prise en charge a des conséquences importantes sur la vie d'autrui.

Difficile de comprendre que je peux saboter ma santé, voire même celle d'autrui durant des décennies et que tout cadre dans le vil langage du choix de société.

Parlons-en de cette expression « choix de société »; le seul moment au cours duquel je fais ce choix, c'est le jour d'un scrutin.

Tous les autres choix décidés par les politicologues ou lobbyistes sont la résultante d'un courant.

Je m'interroge sérieusement sur le droit que l'on m'accorde le jour d'un scrutin en tant que citoyen. J'aurais lors de ces journées le droit de participer aux choix de la destinée d'une communauté. Étrangement, cette même journée, mon droit de décider de ma propre destinée ne m'appartient plus. Un paradoxe sur lequel une réflexion doit se faire ! Peut-être serait-il bon, pour bien comprendre mon propos, de voir ou revoir le reportage intitulé « Manon », reportage réalisé par M. Benoit Dutrizac.

Une autre suggestion serait de voir le film intitulé « Mer intérieure », réalisé par Alejandro Amenabar, film qui bouscule grandement nos émotions.

Tous les jours nous avons le droit de faire des choix de vie ou de mort sur notre petite personne. Tous les jours lorsque je suis une personne en santé j'ai tous ces droits. Lorsque je prends mon automobile, utilise le métro, traverse un viaduc, marche sur un lac gelé, je décide de vivre ou de mourir. Je décide à ce moment de vivre puisque je trouve un sens à la vie.

Difficile de comprendre que lorsque tous ces plaisirs me sont retirés, voire inaccessibles pour raison de santé, on me retire à ce moment le droit de décider que ma route a assez duré.

Difficile de comprendre que pour donner la vie, aucune règle n'interfère, aucun talent n'est requis, aucun mandat notarié ou évaluation psychologique ne sont requis. Pourtant, c'est selon moi la décision la plus importante d'une vie. Si pour avoir droit à ces allocations familiales, je devais participer à un cours de trente heures pour bien comprendre le rôle de parent. Ne serait-ce pas digne d'une société mature ?

Difficile de comprendre que pour conduire une automobile, je dois suivre un cours et réussir un examen. Pour naviguer sur un lac dans une simple chaloupe otorisée, je dois aussi avoir suivi un cours et réussir un examen ! Pour prendre place dans ma profession, je dois réussir des examens !

Ne devrait-on pas renforcer le démarrage à la vie et supporter l'apaisement en fin de vie ?

Les opposants au suicide assisté ou à l'accompagnement vers une autre étape que tous nous vivrons un jour ou l'autre, font-ils un choix égoïste ? Pour ces gens qui considèrent que toute vie est sacrée et que la souffrance est notre laissez-passer à la prochaine étape en première classe, je dis quel droit avez-vous de me retenir ? Trouvez-vous plaisir à voir souffrir ?

J'interpelle tous les opposants et je leur demande qu'ils me disent s'ils ont participé le 15 février 2002 à la marche (-20 C) contre la guerre en Irak. Je leur demande qu'ils m'expliquent pourquoi cette même journée il y avait foule encore plus importante au défilé de nuit (-25 C) du carnaval de Québec ?

J'interpelle tous les opposants et je leur demande jusqu'où sont-ils prêts à aller concrètement pour sauver les centaines de milliers de personnes qui sont aux prises avec la famine. Il serait encore plus louable d'accueillir dans ma maison un ou deux enfants aux prises avec une destinée très peu enviable.

Voici une expérience intéressante à faire et qui ne coûte rien. Déposez un globe terrestre sur le sol, prenez place debout sur une chaise. Vous remarquerez que la Terre est très petite et qu' il suffit de bouger légèrement son regard et l'on se retrouve maintenant à observer une zone où la famine est omniprésente. Il suffit d'un trajet de dix heures en avion et nous sommes dans un autre monde, où des gens qui veulent vivre meurent.

Est-il plus facile de faire un petit don monétaire et le tour est joué. Je suis une bonne personne.

Colère je ressens lorsque je vois des reportages qui dénombrent des milliers de décès dus aux infections postopératoires. Décès qui frappent des gens qui veulent vivre. Étrange paradoxe que le fait de subir une intervention nous confronte à des risques évitables. Ne devrait-on pas condamner les centres hospitaliers dont les infection-spostopératoires dépassent la norme pour une société évoluée ? La norme ne devrait-elle pas être 0 ?

Pourquoi serait-il interdit d'aider une personne à traverser le boulevard de la vie une dernière fois de la façon dont elle l'a exprimée ?

À toutes ces personnes qui s'opposent à mon libre choix je demande : qui vous donne ce droit ? Qui vous donne le droit de dire que le formulaire intitulé « Mon mandat en cas d'inaptitude »* que j'ai complété est invalide ?

Qui vous donne ce droit d'exiger qu'une personne souffre jusqu'à son dernier battement de cœur ?

Un autre paradoxe de notre culture tient au fait que si j'ai un cancer dont la souffrance est inhumaine, alors à ce moment j'aurai droit à des soins qui apaiseront mes douleurs. Soins qui du même coup me mèneront à mon dernier souffle.

L'objectif de cette réflexion est de faire en sorte que les tribunaux cessent de condamner des gens qui tout simplement assistent une personne qui décide que son parcours a assez duré. Parcours qui de toute façon, s'il continuait, ne serait semé que de souffrances.

En partageant ces réflexions, je souhaite que ceux qui décident de la législation fassent l'analyse en pensant à ceux qui souffrent.

Faut-il avoir regardé une personne qui s'éteint après d'importantes souffrances pour comprendre ?

Aider une personne à passer à l'autre étape dans un état d'apaisement, n'est-ce pas le plus beau des derniers cadeaux !

* Brochure réalisée par Le Curateur public du Québec et disponible en librairie.

Pierre Bourassa
Citoyen de la terre et de Montréal.