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| Volume 10, numéro 4 / mars-avril 2007 |
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Recréer son lien avec la nature Le jardin intérieur Par Sandrine Prasil
Le féminin planétaire
Les baleines et les dauphins
La femme espoir
Le principe féminin
Lieux sacrés et magiques
Recherche de soi
Qu'est-ce que c'est ? |
Voyages initiatiques Sur les routes de l'éveil Par Paola Lyonnais
Et si Darwin s'était trompé ?
Carence de Yin
Notre côté féminin
Sensualité et spiritualité
La femme suicidaire
La femme sauvage |
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Édito Mon parcours au féminin Par Denis Manseau
Poésie de l'éveil
Vivez la vie à laquelle
Vision nouvelle
Pratique, omniprésent |
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ÉDITO Mon parcours au féminin Comme plusieurs d'entre vous, je me découvre de plus en plus sensible aux mouvements évolutifs. Je découvre aussi que, malgré le fait que je suis un homme, je possède aussi des qualités féminines de perception et d'écoute. Je ne suis pas certain de toujours avoir suffisamment de sensibilité pour adéquatement partager et transmettre mes idées et mon ressenti. Mais ma féminité innée me permet de m'ouvrir et de rester ouvert à voir et concevoir de nouvelles possibilités, de nouveaux projets qui sont inspirés par mes valeurs et mes intentions ainsi que par le chemin unique qu'est mon parcours de vie. J'irais même plus loin en affirmant que nous avons tous accès à cette vibration féminine qui nous permet de nous réaliser. Et si nous portons notre attention sur elle, elle nous parle. Si nous nous assoyons pour écouter, elle nous raconte un peu plus qui nous sommes et nous dévoile tout doucement ce qui sommeille en nous. Une chaise berçante, une marche toute douce, un moment en solitude à simplement contempler sont pour moi des occasions de m'entendre et de mettre de côté mon côté masculin fixé sur la productivité. Et ce n'est pas toujours facile quand on aime se sentir utile. Mais je m'apprivoise avec le temps. Et j'apprivoise mes peurs, mais surtout, je réalise que plus j'apprivoise mes souhaits, moins grandes sont mes peurs. La présente édition a comme thème principal le Principe Féminin. Elle a voulu célébrer les qualités d'enveloppement, de sensibilité et d'amour qui sont si nécessaires au processus de création. Comme vous pourrez le constater, nos collaborateurs parlent de la femme bien sûr, mais aussi de cette énergie féminine qui fait partie de nous tous. Car ce principe créateur habite autant l'homme que la femme. Et bien que sur le plan physique, seule la femme peut donner naissance à des enfants, sur le plan énergétique et vibratoire l'énergie féminine est présente en chacun de nous et demande à s'exprimer … c'est cette énergie qui est syntonisée à la nature, enracinée dans la terre, sensible à l'environnement et engagée à le protéger et l'envelopper d'amour. C'est cette même énergie qui sait que tout est connecté et que rien n'est séparé du Grand Tout. Cette édition introduit une nouvelle étape dans l'évolution de la revue Cheminement. La revue fait son entrée à Montréal, et nous introduisons aussi une matrice dites de quatre couleurs. Cette approche novatrice nous permet de regrouper une grande variété de sujets traitant d'éveil de l'être et de santé globale sous une nouvelle perspective, en y associant le lien vibratoire de la couleur. Cette roue de couleurs nous guidera à chacune de nos éditions pour nous assurer de couvrir le spectre complet des couleurs. Et n'est-il pas dit que c'est la synthèse de toutes les couleurs de l'arc-en-ciel qui nous amène à la lumière pure du blanc ? Cette première introduction est le reflet de notre intention qui sera bien sûr un cheminement en constante évolution. Bonne lecture paisible à tous. Denis Manseau, Éditeur |
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Poésie de l'éveil Elle est là
Quelque part dans l'univers
Quelque part sur la terre
Elle est seule dans l'univers
Quelque part dans cette femme
Elle sourit le soleil brille
La mer monte elle s'étire
Quelque part il y a la guerre
À l'heure où la nuit s'enfuit
Quand cette femme se lèvera
Elle n'est pas si seule que ça
Elle sait où elle s'en va Elle est là !
Marielle Dubois |
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Vivez la vie à laquelle vous êtes vraiment destinés! Je n'oublierai jamais le jour où je me suis décidée à changer ma vie. J'étais fatiguée d'être constamment malheureuse et de sentir que mon existence ne comptait pas. Je me souviens combien j'étais confuse, effrayée et si solitaire. À cette époque j'étais en convalescence à la suite d'un accident et j'étais alitée jour après jour en me demandant ce qui s'était vraiment passé pour en arriver là. Je me demandais pourquoi ma vie était devenue une source de frustrations. Plus le temps passait et plus cette question m'obsédait et je tentais de répondre à de simples mais profondes interrogations existentielles : « Suis-je heureuse, suis-je véritablement heureuse ou suis-je simplement en train d'effectuer un passage à vide au travers des années de mon existence ? » Puis, je me suis demandé : « Si j'étais morte dans cet accident d'automobile, est-ce que j'aurais pu honnêtement me dire que j'ai vécu pleinement ma vie ? » « Est-ce que j'ai vécu l'existence à laquelle j'étais vraiment destinée ? » Instantanément, j'ai pris conscience de la réponse. À ce moment précis où mes yeux étaient pleins de larmes, j'ai décidé de changer ma vie et je me suis promis que plus jamais je ne me contenterais de moins que ce que je pourrais devenir en acceptant de vivre pleinement. J'ai choisi de croire que nous sommes tous des gens ordinaires qui possèdent des chances et des opportunités égales dans la vie. La différence entre les gens réside dans le fait que certaines personnes ont décidé de quitter leurs zones habituelles de confort pour réclamer à juste titre la vie pour laquelle elles sont nées alors que d'autres abdiquent, paralysées par la peur de franchir une nouvelle étape. J'ai réalisé que le pouvoir de changer notre existence réside au plus profond de nous-même. En découvrant nos convictions profondes, en demeurant fidèles à nos valeurs, et en prenant conscience de nos forces, nous pouvons atteindre tous les buts que nous désirons atteindre. Ce qui compte vraiment, ce n'est pas la situation dans laquelle vous vous retrouvez maintenant mais comment vous allez décider de vivre le restant de votre vie à partir d'aujourd'hui. Consciente du cheminement que j'ai parcouru depuis tout ce temps, je sais que nous devons prendre certains risques même si nous en sommes effrayés. C'est normal d'avoir des craintes mais ne laissons pas nos peurs prendre le contrôle de notre existence et nous stopper face au type de vie que nous désirons vivre. Une des raisons pour laquelle peu d'entre nous réussissent à atteindre ce qu'ils désirent vraiment dans la vie réside dans le fait qu'ils ne focalisent pas sur les résultats à atteindre. Il faut nous concentrer sur l'objet de nos désirs et non sur notre frayeur. Il nous faut visualiser nos rêves, établir nos buts à atteindre et demeurer concentrés sur ces buts afin de réussir à franchir de nouvelles étapes. C'est seulement en appliquant ces principes que nous pouvons atteindre un niveau plus élevé dans la vie. Aujourd'hui, j'ai le privilège de pouvoir partager mon vécu avec les autres et de les encourager à franchir le portail des rêves qui se situent à la limite de leur imagination. Je vous lance le défi de suivre votre cœur et d'enfin vivre la vie que vous avez toujours souhaité vivre. La vie est un voyage et ce voyage ne s'arrête jamais, elle est en constante évolution, c'est un processus de croissance. Si vous décidez d'avancer, souvenez-vous de vivre chaque moment pleinement et d'enfin apprécier votre voyage ! l
Victoria Fernandes, Coach de vie, Auteure de « Être Authentique », Béliveau Éditeur |
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Vision nouvelle Astrologie ésotérique À travers l'histoire, l'astrologie a connu des périodes d'expansion, d'autres de rejet. Aujourd'hui comme hier, on peut nier l'influence qu'ont sur nous les éléments de l'Univers mais on ne peut l'éviter. Citons cette pensée d'Alexandre Volguine:« Les astres ne sont pas des dictateurs aveugles, ce sont les foyers dynamiques de forces à peine connues qu'on peut utiliser ou non pour faciliter sa propre évolution ». L'astrologie, perçue dans ce sens, peut nous aider à effectuer plus rapidement des prises de conscience, à accepter et à affronter plus librement notre destin. Le cosmos est le canevas sur lequel s'inscrit toute recherche en astrologie. Le système solaire représente l'horloge géante qui marque le temps des évènements et le sens de l'évolution personnelle des individus. D'un thème natal, on peut retirer une meilleure compréhension de soi et des personnes significatives dans notre vie actuelle; aussi, une meilleure compréhension des défis et des conflits qui se présentent et une meilleure perception de nos forces pour les résoudre, qu'ils soient d'ordre physique, affectif, intellectuel ou moral. L'inconnu sera toujours une source d'angoisse pour nous tous. Face à cela, l'astrologie apparaît une génératrice d'espoir et de lumière sur le présent d'individus et de groupe d'individus. Il nous semble aussi que ce domaine de connaissance renferme d'infinies richesses non encore explorées. Les astrologues de l'ère du Verseau auront-ils la possibilité de joindre leurs efforts et leurs recherches à ceux des savants et penseurs de cette époque ? L'astrologie ésotérique, telle qu'enseignée par Dane Rudhyar et transmise par Alice Bailey propose cette vision nouvelle de la participation de chaque individu dans l'évolution de l'homme et de l'Univers. Souhaitons qu'Uranus nous accompagne et permette bientôt à toutes les disciplines de la pensée de travailler ensemble.
Renée Sénéchal |
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Recréer son lien avec la nature Le jardin intérieur Nous vivons dans une société encore axée sur la production comme étant une garantie de richesse individuelle et collective. Ce modèle est promu par notre société capitaliste et par la plupart des pays de cette planète. L'accumulation de biens est une mesure de succès. Le marketing s'ingénue à diversifier les produits pour que nous puissions continuer à consommer. Ce modèle est basé sur une utilisation de ressources souvent non renouvelables, et implique aussi des effets secondaires qui affectent le mieux-être des personnes et de leur environnement, la pollution étant un exemple connu de tous. Nous continuons à voir des espèces animales et végétales disparaître, le climat se réchauffer (ou se modifier selon certains), mais comme citoyen et comme gouvernement il nous est difficile de changer de cap pour diverses raisons. La psycho-écologie parle d'une brisure entre nous et l'environnement qui nous a en quelque sorte désensibilisés ou « dénaturalisés ». Nous sommes devenus un peu à l'image de nos produits transformés et aseptisés. Beaucoup d'entre nous ont perdu ce sens de connexion ou cette identité avec la nature qui nous permettrait de sentir le danger vers lequel nous dérivons. Nous concevons la nature comme étant extérieure à nous, et que sur elle nous avons tout pouvoir selon notre gré. Nous pensons saisir l'impact direct et indirect de toutes nos décisions touchant notre environnement. Mais en fait nous sommes tous en quelque sorte égaux dans notre droit de vivre. Nous avons tant en commun. Notre langue commune est l'énergie qui nous habite et nous relie. Nous sommes apparemment distincts mais en fait nous sommes interreliés. Nous sommes faits de molécules unies avec un certain niveau d'énergie. L'énergie circule dans le temps, la matière et l'espace. Un peu comme des ondes qui voyagent, cette énergie transporte informations ou images dans tout ce qui vit. En fait, à chaque instant, nous sommes en communication avec tout ce qui vit par des milliards de transmetteurs, d'antennes, racines, troncs, plumes en vol, parfums de vie, bruissements furtifs. Savons-nous écouter et communiquer avec ce monde que nous avons asservi ? Cette vision nous permet d'approcher différemment le monde dans lequel nous vivons. En retrouvant cette connexion avec la nature, nous pouvons contribuer à sa survie et à la nôtre. Nous pouvons, à notre façon, accueillir la nature, nous ouvrir à elle pour retrouver notre identité d'être vivant au sein de tout ce qui vit. La nature est généreuse et résiliente. Elle contribue non seulement à conserver plus propre l'air que nous respirons, une terre pour marcher et pour nous nourrir mais elle nous donne également un bien-être, une énergie, un lien avec l'univers. Nous pouvons aussi voir la nature comme un mentor. L'observer et l'écouter nous apprend beaucoup sur notre environnement et notre comportement comme être humain « loca-terre ». Si chaque personne pouvait à sa façon recréer ce lien avec la nature, nous pourrions améliorer notre monde. Mais comment faire ? Où commencer ? Une porte d'entrée accessible à tous pour retrouver cette complicité est …un petit coin de jardin, un balcon, un toit de verdure. Ces espaces privilégiés sont un microcosme de la nature et nous offrent une possibilité d'entrer en communication avec la nature, de la recevoir, de la respecter, de vivre en harmonie avec elle. Ce qui y pousse n'est pas seulement un élément architectural, mais devient un élément identitaire, une source de vie, d'énergie et d'équilibre, ce lien avec l'univers, le tout. Développer une relation identitaire et établir un dialogue avec notre environnement demande que nous nous définissions d'abord comme individu ou communauté. En effet, comment interagir avec notre environnement si nous ne savons pas ce qui nous anime ? Regardons nos villes bétonnées et dénichons ces coins oubliés pour leur redonner vie ! Cherchons des occasions de reprendre contact avec la nature en lui donnant place. Dans ces espaces que nous pourrions créer, nous réapprendrions à être en relation avec la nature. En créant et en donnant vie, nous nous redéfinissons et transformons tout en invitant l'énergie à vibrer dans nos milieux de vie et en nourrissant nos âmes et nos émotions. Nous devons créer dans nos villes des lieux précieux pour dialoguer avec la nature. Des lieux qui seraient un peu comme un autel offert à la nature, qui nous parlent de la vie et de notre raison d'être, où peut s'opérer un dialogue dynamique, unique à chaque individu, différent à chaque instant. Un jardin, un parc, un petit coin de bien-être vert sont des lieux de transformation où l'Homme et la Nature évoluent dans le temps. La créativité est au cœur de leur transformation, de leur dialogue. Ces lieux deviennent un reflet de cet échange par la composition de ce qui y vit, l'art (d'être) qui l'habite, les fusions spontanées de couleurs et de branches en mouvement, les souffles mélangés qui rythment la vie. Ces lieux nous suivent dans notre vie, nous attendent, nous écoutent, nous consolent, nous accompagnent, nous détendent, nous mettent en communication avec une autre dimension qui nous entoure au quotidien. Nous ne sommes plus seuls. Qu'attendons-nous pour renouer avec la nature ? Qu'attendons pour nous redéfinir au sein d'un environnement d'infinies connexions où tout ce qui vit est accueilli ? C'est un changement profond, transformateur autant pour nous que pour notre environnement, dont les générations futures se souviendront. Il est encore temps…
Sandrine Prasil |
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Le féminin planétaire Notre mère à tous La terre est une femme. Enfin, peut-être pas une femme, mais définitivement une mère. Bien que nous utilisions souvent des expressions telles que « Mère Nature » et « Mère Terre », peu d'entre nous apprécient à leur juste valeur jusqu'à quel point ces expressions sont vraies. Nous avons tendance à oublier que l'idée de notre planète en tant que notre mère commune est en fait un concept très ancien. C'est aussi une idée très universelle. C'est ce que tous les anciens mythes de la création démontrent. Les détails varient, mais le cœur de l'histoire est toujours le même. Quelle que soit leur civilisation d'origine, toutes les histoires au sujet du début de la vie sur Terre s'entendent sur un point : la terre est une déesse. La Terre est la mère que nous avons tous en commun. Relativement peu d'entre nous savent que le terme « Gaïa » a été introduit dans la vie moderne par un chercheur britannique, James Lovelock, qui l'a originellement présenté comme une hypothèse scientifique à la fin des années '70. Cette hypothèse postulait que la terre n'était pas simplement une masse de matière inanimée sur laquelle la vie était apparue par accident. Il osait plutôt suggérer que notre planète pourrait en fait être une forme de vie intelligente possédant une conscience, motivée par une intention, et très engagée dans l'évolution des différentes formes de vie ayant habité et continuant de vivre sur sa surface. La matière sans vie, ça n'existe pas Cette idée de la Terre en tant que « femme planétaire » est le premier pas de la science moderne vers la réconciliation avec les anciens mythes de création. Par exemple, le mythe grec qui a donné son nom à Gaïa commence par nous décrire une brume tourbillonnant dans le grand vide noir nommé Chaos - une image qui rappelle les photos modernes de galaxies tournant dans l'espace. La déesse dansante La terre est ici représentée par Gaïa, la déesse dansante enveloppée de voiles blancs, pivotant dans la noirceur. Elle devient visible, sa danse s'anime, son corps se transforme en montagnes et en vallées, la sueur s'échappe d'elle et remplie les océans. Finalement, ses bras s'élèvent pour éveiller un ciel venteux qu'elle appelle Ouranos - encore aujourd'hui le mot grec pour le ciel - qu'elle enveloppe autour d'elle comme protecteur et amant. Dans la jeune conscience de l'humanité, Gaïa est le terrain de chasse de l'homme, un vaste espace de savanes fertiles où vivent des animaux de toutes tailles. L'homme ne fait qu'un avec cette abondante fertilité. Les créatures de grandes tailles aux grands appétits sont évitées, les plus petites mangées. La vie est simple. L'humanité adore la fertilité et la vie elle-même. À l'image de la Grande Mère Terre, toutes les femmes sont respectées et même révérées en raison de leur mystérieuse capacité à donner la vie. Plus tard, les êtres humains commencent à se croire séparés de la Nature. Puis, alors qu'ils dominent certains des animaux, ils se prennent à penser qu'ils pourraient même dominer la Nature. A mesure que leur séparation avec elle augmente, les hommes se mettent à créer des systèmes sociaux et politiques basés sur la guerre, la cupidité, la peur et la compétition. Se séparant d'elle de plus en plus, ils courent à toute vitesse vers une réalité matérielle froide et déconnectée. La Terre est vivante Cette séparation moderne de la vie n'a pas besoin d'être. Non seulement est-ce que ça nous mène vers un cul-de-sac, c'est même peu scientifique. Comme certains biologistes d'avant-garde commencent à l'attester, la planète qui nous supporte est loin d'être une masse inanimée. Ils nous disent que la terre elle-même est vivante, car elle cadre avec la description scientifique d'une entité vivante. Selon la nouvelle biologie, la terre est « auto poïétique » car elle est un système organique, elle s'organise d'elle-même et elle est capable de se générer de l'intérieur d'elle-même. Pareillement, tous les systèmes vivants s'organisent et se maintiennent en santé selon les mêmes principes. Ceci est vrai autant des organismes unicellulaires, des bactéries dans votre corps, d'un écosystème et même de la culture humaine globale. Les cellules jouent bien ensemble L'observation des cellules vivantes et des particules quantiques révèle que toute matière répond aux pensées conscientes des chercheurs qui les observent, et même les plus petites cellules sont conscientes qu'elles font parties d'un système. Les créatures unicellulaires démontrent une phénoménale intelligence de la vie. Par exemple, le nucléus, autrefois perçu comme le centre de commande d'une cellule, est maintenant vu comme une bibliothèque à partir de laquelle les différentes parties de la cellule accèdent à l'information dont elles ont besoin. Certains gènes vont spontanément se décomposer en modules, puis être remaniés par d'autres modules qui vont couper les séquences d'ADN inappropriées. Il semble que les gènes puissent même partager le même ciseau. Qu'accomplissent tous ces processus ? Ils accélèrent l'évolution. Nous savons aussi que la terre est vivante car nous pouvons retracer son histoire sur une charte telle que celles dont les médecins se servent sur des patients humains. Il y a des âges, les premières formes de vie étaient des cellules bactériennes, maintenant nommées des « respireurs », parce qu'elles ont été les premières à respirer l'air pour se garder en vie. Leurs descendants, appelés « mitochondries », vivent et se multiplient aujourd'hui dans toutes sortes de plantes fongiques et de corps d'animaux. Comme toutes les formes de vie, ces cellules ont dû apprendre à cœxister harmonieusement avec d'autres formes de vie afin de survivre. C'est une bonne chose parce que les mitochondries, utilisant l'oxygène que nous respirons, créent toute l'énergie dont nos corps ont besoin pour vivre et se réparer eux-mêmes. Sans les mitochondries, nous ne pourrions même pas lever notre petit doigt. Ce sont ces masses de bactéries ancestrales qui nous gardent en vie en travaillant jour et nuit à l'intérieur de nos corps. Et, que nous aimions cela ou non, il est estimé que ces bactéries représentent la plus grande partie du poids de chaque corps qu'elles habitent. Une dame autorégulatrice Comme toute bonne mère, Gaïa a développé toutes les méthodes qu'il lui fallait pour supporter les différentes formes de vie dans un système autosuffisant qui recycle constamment les matériaux originaux avec lesquels elles ont commencés. De toutes les planètes du système solaire, seule la terre a une atmosphère qui, selon les lois de la chimie, aurait dû brûler et s'éteindre il y a longtemps. L'activité collective des choses vivantes est ce qui maintient l'atmosphère de la terre dans l'équilibre nécessaire pour que la vie continue. Les créatures vivantes produisent quatre milliards de tonnes de nouvel oxygène chaque année, ainsi que les énormes quantités de méthane qui régularisent à approximativement 21% le montant d'oxygène nécessaire. Un peu plus et des feux s'allumeraient partout sur la planète. Un peu moins et toutes les créatures qui respirent de l'air mourraient. De plus, toutes les frontières de la nature agissent en tant que connecteurs. Tout est connecté à tout le reste, rien n'est séparé du grand tout. La terre est vivante parce que toutes les espèces interagissent ensemble de la même manière que les cellules dans nos corps : elles sont autorégulatrices et autocorrectrices. Et, comme la majorité des animaux à sang chaud, la terre répond à son environnement en restreignant les variations et contrôlant les écarts de température permettant ainsi à la vie de continuer sur sa surface. Par exemple, bien que le soleil devienne de plus en plus brillant et puissant depuis que la planète a été formée, la terre a réussi à maintenir une température étonnamment constante. Pourquoi la terre peut être perçue comme féminine Maintenant que nous avons compris les caractéristiques uniques de notre planète, ne semble-t-il pas raisonnable de la percevoir comme la présence féminine ultime dans nos vies ? Après tout, elle semble être la source à partir de laquelle l'humanité a émergé à côté de toutes les autres formes de vie qui nous entourent. Comme plusieurs mères, la terre semble avoir la capacité de cuisiner des miracles à partir de rien. Travaillant avec rien de plus que la poussière d'étoiles et une liste limitée de processus chimiques, elle a transformé quelques éléments de base dans la matière même de la vie. Il y a plus : après avoir développé une toile incroyable d'êtres, elle a littéralement remué ciel et terre pour les nourrir dans son propre sein. Finalement, ayant donné naissance à une si magnifique diversité, la terre a constamment garanti la survie de sa famille en contrôlant n'importe lequel de ses enfants dont le comportement agressif menacerait le tout. L'humanité semble être une de ses plus récentes innovations. Comme une mère le ferait, elle a été très gentille et permissive avec nous, son plus jeune enfant. Ce qui ne veut pas dire qu'elle mettrait toute la vie en jeu pour continuer à nous favoriser. Nous devons nous en souvenir.
Helen Waumsley |
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Les baleines et les dauphins Le temps nous est compté Il y a longtemps que nous entendons parler du rôle important que jouent les baleines et les dauphins. Certains affirment que les dauphins possèdent une intelligence phénoménale et ont développé des moyens de communication bien au-delà de notre compréhension. Pour les autochtones, ce sont des animaux magiques au grand pouvoir. Dans la lignée des bonnes résolutions à prendre, un message important me semble devoir être transmis à large échelle. Le temps nous est compté, et ce sont les décisions que nous prenons maintenant qui seront souvent notre boussole pour demain. Saviez-vous que les dauphins et les baleines font un travail aussi magnifique qu'important pour notre belle planète ? Ils sont les garants de l'équilibre géomagnétique de celle-ci, de concert avec quelques maîtres, incarnés ou non. Saviez-vous qu'ils ont prévu de bientôt quitter le plan terrestre ? Leur travail semble effectivement toucher à sa fin, car nous sommes désormais prêts à prendre la relève. C'est une des raisons pour laquelle certains d'entre nous sommes aujourd'hui sur Terre. La plupart de ceux-ci, volontaires ou désignés d'office de par leur lieu d'origine stellaire, se sentiront de temps à autre appelés à se retirer pour méditer. Ce sera certainement dans un endroit en particulier et dans une direction précise, suite à un appel que nous apprendrons à déchiffrer assez rapidement, et auquel il sera primordial de répondre. Lorsque ce sera le cas, soyez conscients que vous reprenez le flambeau d'un collègue qui va se reposer après avoir travaillé sur un point de méridien précis du treillis magnétique de la Terre, et que vous œuvrez pour aider à maintenir l'équilibre de la planète. Ce seront peut-être des méditations très courtes, mais je sens qu'elles sembleront parfois fort longues à ceux qui nous entourent, pouvant aller jusqu'à trois jours sans repos ni nourriture. Notre entourage en sera plus affecté que nous, si nous n'avons pas mis en place un endroit calme et retiré pour l'occasion. Pour le moment, les baleines et les dauphins ont surtout besoin de l'assurance de notre bonne volonté à cet égard. Elles aimeraient savoir que nous choisissons d'assumer ce travail avec confiance, constance et force, et qu'elles peuvent se retirer rassurées et heureuses. Pensez-y, préparez-vous et répondez à l'appel !
William Thomas, Enlumination, Chirurgie vibratoire pour la guérison spirituelle.
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La femme espoir Le portail de l'âme Mais où est donc passée cette femme modèle qui fut tant décrite par les poètes ? Celle qui, d'un simple sourire ou un doux regard redonnait courage à son homme? Celle qui, par sa seule présence disait-on, ennoblissait son entourage ? Sans doute qu'elle nous habite toujours mais qu'elle est quelque peu émoussée en ces temps difficiles. La terre entière est secouée par d'importants bouleversements causés par les changements climatiques, la pollution, les cataclysmes, les conflits et les guerres. Certaines personnes ne semblent pas encore touchées par ces événements, mais ces effets les rejoindront tôt ou tard car, prédisent plusieurs observateurs, ce ne serait qu'une question de temps avant d'en percevoir les effets chez nous. Une sensibilité plus affinée Toutefois, dans quelque pays que ce soit, la personne susceptible d'en être la plus conscientisée, voire touchée, reste la femme. C'est pour elle une grande préoccupation de savoir dans quel monde vivront ses enfants, ceux-là même qui deviendront les adultes de demain. La femme est le « portail » permettant l'entrée d'une âme humaine venue se développer et se perfectionner sur terre. Par sa sensibilité plus affinée que celle de l'homme, c'est-à-dire sa capacité intuitive à ressentir davantage les choses grâce à une liaison marquée avec la nature, elle détient dans ses mains l'avenir de l'humanité. De ce fait, elle est le « pont » transmettant les valeurs spirituelles, c'est-à-dire les « qualités de cœur » à son entourage, entre autres, celles de respect, de bienveillance et de dignité humaine. Parfaire sa propre évolution Elle est une main aidante. Sa responsabilité est d'autant plus grande qu'avec tous ses dons, elle peut parfaire non seulement l'éducation de ses enfants et de son entourage mais contribuer aussi à leur essor spirituel en aidant à améliorer leurs faiblesses et à développer davantage leurs forces. Toutefois, malgré ses capacités innées, elle doit aussi travailler sur elle-même, s'améliorer pour parfaire sa propre évolution. Elle doit se libérer d'anciens « patterns » transmis par les générations passées, tout en recherchant de nouvelles avenues avec une solide confiance en la vie. Les premières victimes Dans certaines sociétés, des pratiques violentes sont faites aux femmes comme étant chose « normale ». Certaines vivent même comme des esclaves, pensant qu'elles ne valent pas mieux. On voit la violence s'accentuer de plus en plus, et souvent ce sont les femmes et les enfants qui, souffrant de maints préjudices, en sont les premières victimes. Mais alors, certaines questions se posent : « Qui en est responsable ? Qui éduque ces enfants qui deviendront plus tard des adultes agressifs et insatisfaits ? Cette violence permet d'engager une réflexion sur notre rôle en tant que femme, et/ou mère, et de voir si nous avons bien saisi nos devoirs et responsabilités. Certes, cette responsabilité n'incombe pas seulement à la femme, car le rôle de l'homme est très important, mais c'est elle qui a la capacité de donner le ton. Devenir une femme nouvelle Je pense que c'est en reprenant courage et en cherchant ses valeurs spirituelles, que la femme irradiera à nouveau la paix dans son milieu, sa famille, et ne tolérera plus aucune violence. Si elle le désire sincèrement, elle en a le pouvoir et les hommes apprendront à respecter ses valeurs humaines. Devenir une femme nouvelle, c'est développer ces qualités féminines comme la douceur, la compassion, l'entraide, la compréhension mais aussi une juste fermeté. C'est apporter un support aimant aux enfants et au père ou conjoint, tout en se faisant respecter. Ainsi, si chacune faisait ces efforts, et nous en avons les capacités, nous pourrions dans un futur rapproché, voir poindre une humanité qui pourrait changer la face du monde. La femme deviendrait alors, l'espoir et l'exemple à suivre. Katherine Provost |
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Le principe féminin Harmoniser ses principes Le principe féminin chez l'humain, appelé « anima » par le psychanalyste Carl Jung, représente sa partie psychologique féminine. Que notre corps physique soit féminin ou masculin, nous possédons tous des principes féminin et masculin, c'est-à-dire des énergies féminine et masculine. Le principe féminin reçoit l'énergie créatrice universelle et le masculin l'exprime dans le monde par l'action. Nous démontrons ainsi le processus de la création. Les caractéristiques du principe feminine Voici les caractéristiques du principe féminin, c'est-à-dire les circonstances où il est à l'œuvre dans notre vie : - lorsque nous sommes attentifs à notre intuition, à nos sentiments (pour ce faire, nous trouver dans un état passif plutôt que dans l'action et l'analyse); - quand nous nous intériorisons, nous méditons, nous observons; - lorsque nous désirons, visualisons et décidons pourquoi une action serait souhaitable; - quand nous sommes sensibles à notre entourage; - lorsque nous sommes spontanés; - quand nous recherchons la beauté; - lorsque nous exprimons de la douceur; - quand nous avons une vue d'ensemble, que nous voyons le tout avant les détails; - lorsque nous faisons plus d'une chose à la fois; - quand nous pouvons être bien, même dans le désordre, l'ambiguïté; - lorsque nous changeons d'idée facilement parce que nous voyons quelque chose de mieux; - quand nous travaillons bien en équipe; - lorsque nous sommes un soutien affectif et aidons à réunir les gens. Pour créer sa vie lui-même, l'humain doit utiliser ses deux principes d'une façon harmonieuse. Celui qui favorise son principe féminin en refusant au principe masculin la possibilité de prendre sa place ne peut pas se sentir bien. Il y aura un déséquilibre dans sa vie. Par exemple, celui qui désire quelque chose et qui n'écoute pas la partie rationnelle de son principe masculin qui sait comment et quand passer à l'action voudra que son désir se réalise trop rapidement et prendra souvent une mauvaise direction pour lui. Il a été observé que la personne qui n'accepte pas sa mère aura plus de difficulté à accueillir son principe féminin (il en est ainsi pour le père et le principe masculin). Cette non-acceptation nous empêche de bien vivre toutes les caractéristiques de notre principe féminin. Soit que nous évitons de les exprimer, soit que lorsque nous les exprimons, nous nous sentons coupables ou nous vivons de la peur. Pour savoir à quel point tu acceptes et tu vis bien ton principe féminin, tu n'as qu'à vérifier ta façon de vivre et d'exprimer chacune des caractéristiques de ce principe. Après avoir vérifié ta façon de vivre les caractéristiques du principe masculin, tu te rendras compte pourquoi il est important de pouvoir passer de l'un à l'autre en acceptant l'utilité des différentes attitudes et comportements selon les circonstances. Voilà qui s'appelle vivre l'harmonie en soi !
Extrait du livre « Grand guide de l'être » de Lise Bourbeau. Présenté par : Monica Shield, d'écoute Ton Corps. | ||
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Lieux sacrés et magiques Que se passe-t-il là-bas ? Bien que nous soyons loins d'être des experts en la matière, nous avons visité environ 50 lieux sacrés situés dans diverses régions du monde tel que le Mexique, l'Égypte, le Pérou, l'Arizona, le Nouveau-Mexique et la France. En tant que néophytes sincères de notre expérimentation, nous pouvons affirmer que les lieux sacrés que nous avons visités sont en fait des endroits magiques à cause de leur énergie, leur puissance, leur calme et leur sérénité. Quelle est la nature de ces sites ? Comment se fait-il qu'ils attirent des milliers même des millions de visiteurs année après année ? Comment expliquer les extraordinaires, parfois même miraculeux, phénomènes qui se produisent à ces endroits ? Selon Martin Gray, qui a visité environ 1 000 de ces endroits, il existe au moins 20 facteurs contribuant à cette situation. Pour nous, il est évident que la location géophysique des lieux est un facteur important. Comme vous le savez, la planète terre est exposée à de multiples phénomènes énergétiques à tous les jours, qu'on en soit conscient ou pas. Vous n'avez qu'à penser aux conditions atmosphériques. Lorsqu'on a une série de journées pluvieuses, pas d'ensoleillement, on remarque très facilement au travail que les gens sont moins patients, plus bougons. On peut dire la même chose concernant l'impact sur nous des variations géophysiques telles que le magnétisme, la radioactivité, la présence de sources souterraines, de concentration minérale, d'activités volcaniques, tremblements de terre etc. Selon de nombreuses recherches, plusieurs sites sacrés se trouvent sur ou près de tels phénomènes et souvent dans un agencement de ceux-ci. Comment les anciens faisaient-ils pour trouver ou décider de l'emplacement des pyramides, des temples, des lieux de cérémonie, des églises etc. Ces derniers vivaient en harmonie avec la terre dont ils dépendaient pour tous leurs besoins. Il y avait une complicité, un respect mutuel. Ils avaient des connaissances venant de l'expérience mais étaient aussi à l'écoute de leurs intuitions, leurs ressentis. C'est l'union de ces deux éléments qui est à la source de ces lieux. Bien sûr, nous pourrions parler d'autres possibilités mais présentement nous n'avons pas encore de preuves à part certaines théories possibles. Lors de notre voyage en Egypte Lors de notre dernier voyage thématique (Le temple de l'homme conscient) en Égypte (septembre 2006), nous avions conscientisé nos participants à prendre le temps de marcher calmement et lentement dans les différents sites afin de noter leurs ressentis, leurs intuitions. Durant notre visite du temple de Louxor qui représente la forme d'un être humain, nous avions invité les gens qui avaient des maux physiques à aller se placer dans la partie du temple qui correspondait à la région où ils avaient des douleurs. Chacun a vécu sa propre expérience. Quant à moi, j'avais remarqué qu'un des gardiens avait montré des hiéroglyphes sur un mur et disait des choses à ce sujet à différents touristes. Je me suis dirigé dans sa section qui correspondait au cerveau dans la nomenclature égyptienne. Ce même guide a remarqué qu'Yves et moi étions à la recherche de quelque chose et c'est alors qu'il s'est rapproché de nous. À trois reprises, il nous a déposé la main sur un endroit précis du mur pour ensuite la diriger vers notre cœur à deux endroits différents mais très proche l'un de l'autre. Puis, il nous a appuyé la tête sur la pierre nous faisant ressentir l'énergie de ce temple. Curieusement après cet événement, nous avons réalisé, Yves et moi, que nous avions expérimenté sensiblement les mêmes ressentis. Lors de notre voyage au Pérou Nous avons eu l'opportunité de visiter le Macchu Picchu durant la nuit. Une grande sérénité nous enveloppait à travers le calme car nous étions les seuls sur le site à cette heure. Il y avait une petite bruine qui tombait et dans le ciel, nous pouvions voir les éclairs qui illuminaient les nuages et les sites discrètement. Juste d'être assis là, nous nous ressourcions. En plus du côté ésotérique de l'endroit, nous pouvons confirmer par notre expérience qu'il y a plus que l'aspect géophysique. Il y a naturellement des interrogations sur le comment et le pourquoi de ces lieux mais sommes-nous là pour les connaître ou pour les vivre et les ressentir du plus profond de notre âme. On a remarqué que plusieurs temples, au Pérou ou ailleurs, ont été bâtis sur des fondations déjà existantes. Pourquoi toujours à la même place ? C'est peut-être relié aux 20 facteurs contribuant à la conscience ou au bien-être humain ou tout simplement à la vénération de personnes qui recherchaient du recueillement, de la gratitude et de la prière à cet endroit depuis des millénaires. Ces lieux en sont imprégnés. Toutes ces expériences nous confirment que la façon dont nous abordons ces endroits est très importante. Paul Devereux, une sommité mondiale concernant l'aspect géophysique des lieux sacrés disait : « Lorsqu'une personne visite un lieu sacré, est-ce qu'elle le perçoit avec son intellect, ses 5 sens, son intuition ou avec les champs électromagnétiques qui entourent son corps ? » Nous croyons que si nous utilisons tous ces modes de perceptions; la connaissance et l'intuition, la tête et le cœur, nous allons vivre beaucoup plus complètement, profondément et intimement le site sacré. Tout cela pour nous permettre de mieux se retrouver et s'intérioriser. Il y a de ces lieux qui animent en nous l'unité, la beauté et surtout l'universalité. Yves Sévigny et Jean Thibeault
Yves Sévigny B.Sc. D.C.
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Recherche de soi Quelle couleur suis-je ? Il y a exactement trente ans, j'ai été introduite pour la première fois au concept des quatre couleurs présenté dans ces pages. Je me souviens de mon étonnement, de mon incrédulité, et d'un certain cynisme face à ce concept. Comment était-il possible de comprimer l'univers entier dans si peu d'espace ? Comment ma progression spirituelle, mon éveil et ma quête de découvertes intérieures pouvaient-ils bénéficier d'un tel système ? C'était, à mon sens, trop étroit. L'immensité de l'univers en quatre couleurs ? Plutôt simpliste, non ? Je n'étais pas certaine d'apprécier me faire mettre en boîte, et identifiée par un : « Oh toi, tu es rouge », alors qu'il me semblait tellement plus « spirituel » d'être verte, la couleur des maîtres sur le chemin de l'évolution spirituelle. Le chemin sur lequel je m'engageais à ce moment-là. Et pourtant, ce concept des quatre couleurs m'a guidé depuis ce temps à devenir un être équilibré non seulement spirituellement, mais à tous les niveaux. Les pieds fermement sur terre et le cœur vers les étoiles. Le chemin de l'éveil spirituel n'est pas le même pour tous. Et chacun, dans son unicité, doit découvrir sa propre source d'éveil.
Les nuances du bleu
Les nuances du vert
Les nuances du jaune
Les nuances du rouge Personne n'est d'une seule couleur. Nous possédons tous des nuances de chaque couleur, en différentes combinaisons, qui nous permettent de comprendre les autres. La merveille du concept des quatre couleurs est de donner une direction à notre éveil. C'est un guide vers l'équilibre personnel et planétaire. C'est aussi un peu une manière de comprendre et d'accepter les différentes approches autour de soi. J'ai beaucoup appris des quatre couleurs. J'ai appris que tous les chemins peuvent mener à l'éveil, à la connaissance de soi et de l'univers dans lequel nous vivons. J'ai appris que ma manière de percevoir le monde n'était pas la seule valable. J'ai appris à aimer et à apprécier la différence autour de moi et à reconnaître l'unique contribution de chacun sur le chemin de la découverte. La vie en couleurs m'a surtout appris à apprendre, à être réceptive à mon environnement et à apprécier la beauté de l'univers sous toutes ses facettes. Je vous souhaite bon voyage dans l'univers des couleurs du monde.
Manon Duguay | ||
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Voyages initiatiques Sur les routes de l'éveil Nous ne sommes pas les mêmes partout ! Ce pourrait bien être la raison principale pour laquelle nous sommes appelés à visiter des lieux sacrés. Ne sommes-nous pas tous, consciemment ou inconsciemment, à la recherche constante de signes nous guidant vers cette Présence qui nous habite ? Nous cherchons comment déchirer le voile qui nous sépare de notre fusion avec elle. Les lieux sacrés sont de puissants points de réception et de ressenti de cette énergie qui nous rend différents, réceptifs, disponibles. L a plupart des gens vivent immergés dans des pensées réductrices, porteuses de jugements, se rapportant à la survie et aux peurs. Les pensées de fréquence supérieure correspondant à celles de l'Être, de la vie, de l'unité, de l'amour, de la joie, de la liberté, de l'harmonie sont les pensées de la Supraconscience. Il est plus facile de les ressentir dans des endroits reculés, sauvages; dans des lieux d'Énergie élevée, sur des sites sacrés. Dans ces endroits, la vie est simple, non fragmentée par le temps chronologique et en harmonie avec elle-même. Le désert est un tel endroit. Loin de la pensée stagnante et des jugements des hommes, nous pouvons sentir battre le cœur de notre Conscience et reprendre contact avec notre véritable Nature. Le désert est un magnifique miroir divin qui nous renvoi une seule image: la nôtre, celle de nos pensées et de nos ressentis profonds. Les caractéristiques des sites sacrés D'après mon expérience et ma perception, il existe cinq caractéristiques qui font qu'un lieu physique est identifié comme lieu d'Énergie élevée ou site sacré. Chaque endroit peut répondre à l'un ou l'autre de ces critères, mais s'il possède plus d'une caractéristique, c'est un lieu vraiment puissant au niveau vibratoire. 1- Lieu isolé peu fréquenté des humains; non pollué par les pensées de la conscience collective : par exemple le désert du Sahara ou un autre désert. 2- Lieu sur lequel des lignes d'énergie se croisent, ce qui crée un vortex, c'est-à-dire une ouverture vibratoire sur les dimensions supérieures : par exemple les Pyramides d'Égypte ou le mont Shasta. 3- Endroit où a eu lieu l'ascension d'Êtres humains, par exemple, le Machu Picchu, au Pérou ou la pyramide de Chéphren. À un tel endroit, un vortex est aussi créé qui permet une ouverture de conscience, une élévation vibratoire. 4- Lieu physique au-dessus duquel un Maître Ascensionné a choisi de créer sa retraite. L'endroit est donc imprégné de sa vibration. Par exemple, The Table Mountain, au Wyoming, aux États-Unis, Louxor, en Égypte, le temple près du Lac Titicaca, au Pérou ou l'Ile de Crète, en Grèce. 5- Lieu physique en dessous duquel existe une Cité souterraine habitée par une communauté intra-terrestre; par exemple Machu Picchu, au Pérou; sous le Mont Shasta et Quetzalcoatl, en Équateur. Le mont Shasta est un exemple de lieu sacré qui regroupe plusieurs des caractéristiques mentionnées. Cette montagne est située à l'extrémité de la cordillère du Sierra Nevada, au nord de la Californie. « Le mont Shasta est un endroit exceptionnel. Il est considéré comme l'un des sites les plus sacrés en ce monde. Il n'y a aucun hasard dans le fait que nous vibrons à tel lieu ou tel pays et que nous sommes inspirés et appelés à nous y rendre : notre âme connaît cet endroit, elle y a peut-être déjà vécu. En nous rendant où notre âme nous inspire d'aller, en reconnectant avec l'énergie de ce pays, la mémoire de nos cellules s'éveille et nous reprenons contact avec les expériences de vie qui ont un lien vibratoire avec notre vie présente. Nous avons aussi l'opportunité de guérir certaines mémoires douloureuses emmagasinées dans notre aura, qui, par la Loi d'Attraction, recréeront dans le futur des expériences vibratoires similaires, si elles ne sont pas transmutées. Les objectifs spirituels d'un voyage initiatique - reconnecter avec la vibration d'un lieu en vue de réveiller des mémoires, pour les guérir; - se réapproprier les forces développées dans nos vies antérieures; - dépasser des limites aux niveaux physique, émotionnel et spirituel, pour amplifier l'amour de Soi; - reprendre contact avec toutes les parties de notre Être multidimensionnel. Un voyage initiatique, selon sa définition même, nous sort de notre zone de confort, nous permet de relever des défis qui nous élèvent ainsi à un niveau de conscience supérieur. Puissant et transformateur, un voyage initiatique est aussi un cadeau d'amour de Soi, un hommage à notre âme. Si vous vous sentez interpelés et que vous vibrez à l'idée d'un tel voyage, faites-en la demande sincère à l'Univers et laissez-lui vous montrer comment le réaliser. L'Univers répond toujours avec amour, puissance et générosité à tout ce qui contribue à notre élévation. Restez connecté à la joie dans l'anticipation de cette expérience. Acceptez de recevoir ! Pour en savoir plus sur les lieux sacrés, les Cités souterraines et les Maîtres ascensionnés : Telos, tomes 1, 2 et 3, Aurélia Louise Jones, Ariane Éditions Les Maîtres des sept Rayons, Mark L. Prophet et Elizabeth Clare Prophet, Éditions Lumière d'El Morya.
Paola Lyonnais, formatrice en Réalisation de Soi, coach de l'âme. | ||
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Et si Darwin s'était trompé ? Malsaine, la compétition ? Nous connaissons tous l'expression « La survie du plus fort ». Mais Darwin se serait-il trompé ? Les évidences commencent à monter dans ce sens. En tant qu'homme et contemporain de la révolution industrielle, Charles Darwin était prédisposé à percevoir la compétition comme la seule avenue vers la survie. Il en était de même pour les industriels, les financiers et les entrepreneurs britanniques de son époque. Ceux-ci ont profité de sa théorie de l'évolution pour justifier leur exploitation agressive des populations et des ressources de la Terre. Les premiers peuples de la terre avaient une saine relation avec Gaïa, la Mère Nature. Elle représentait l'ordre naturel des choses. Les religions païennes enseignaient un respect profond pour la Nature et les hommes savaient qu'ils faisaient partie d'elle, ils comprenaient que leur survie dépendait de leur collaboration avec elle. L'homme se croyait supérieur Les philosophes de la Grèce antique furent parmi les premiers à promouvoir une perspective opposée. Selon eux, l'homme ne faisait pas partie intégrante de la nature. Il lui était supérieur. Ce fut le début d'un long processus de séparation entre l'homme et la nature. Quelques siècles plus tard, le philosophe français Descartes poursuivit cette même pensée en décrivant la Nature comme une machine qui pouvait être comprise et dominée par les humains. Il en fut de même pour Charles Darwin qui expliqua l'évolution naturelle comme un champ de bataille compétitif où seulement les espèces les plus fortes survivaient aux dépens des autres. Cette théorie trouva oreille attentive auprès de l'élite capitaliste, manufacturiers et banquiers se sentant justifiés dans la création de leurs systèmes, puisque Mère Nature semblait combler de succès les plus forts et les plus audacieux. Une obsession masculine Cette vision masculine d'un monde basé sur la compétition continue toujours à distordre notre compréhension de la nature. « La survivance du plus fort » continue d'être utilisée comme justification pour perpétuer les inégalités économiques et expliquer l'agression entre les individus, les entreprises et les nations. Incapables de percevoir la vision du tout, nous continuons de ne voir que les séparations entre les espèces et entre nous tous. Nous sommes incapables de voir les connexions entre les différentes formes de vie; de même que nous échouons à développer des systèmes viables pour vivre harmonieusement entre nous. L'inverse est vrai Et pourtant tout dans la nature confirme que l'inverse est vrai. Il existe entre tous les organismes vivants des niveaux de coopération et d'interaction très sophistiqués. En fait, la biologie moderne démontre que la compétition n'est qu'une étape dans l'évolution de certaines espèces. Même les espèces qui nous apparaissent compétitives savent rediriger leur agression de façon à garantir la survivance du plus grand nombre. Encore une fois, la nature suggère la mère. Elle jongle avec les ressources pour assurer le bien-être de chacun des membres de la famille. Elle s'affaire constamment à résoudre les différends afin que la survie soit un projet coopératif. Ayant mis l'évolution en mouvement, elle continue d'y investir en fournissant la conscience créative; chaque cellule, chaque planète, chaque galaxie, chaque système planétaire utilise les mêmes processus de croissance. ne spirale de croissance Plutôt que de rester figé sur la compétition et l'agression comme le sont les hommes, la nature a créé un cycle de vie harmonieux dans lequel tous les types de comportements ont leur place. Ce cycle prend la forme d'une spirale qui se répète en séquence et qui inclut chacune des étapes suivantes : unité, individuation, compétition, conflit, négociation, résolution, coopération, nouveau niveau d'unité, et ainsi de suite. Évidemment, notre civilisation est encore obsédée par la compétition. C'est pourquoi nous concevons nos sociétés comme des machines agressives dans lesquelles chaque groupe et chaque individu doit se battre pour sa survie et sa suprématie. Notre histoire entière regorge de guerres interminables durant lesquelles nous nous entre-tuons parce que nous ne savons pas comment coopérer. On a même fait la guerre froide simplement pour décider quel système avait le meilleur modèle social ! Il en va de même pour nos inventions. N'étant pas autocréatives, nos technologies deviennent vite périmées parce qu'elles sont incapables de changer et d'évoluer. La coopération est la fondation Encore une fois, la nature s'y prend tout autrement. Elle s'adapte et se réorganise, modifiant constamment ses diverses formes de vie de façon à leur permettre de mieux survivre. En fait, en regardant de plus près les systèmes naturels, il devient clair que la coopération est la fondation nécessaire au succès et à la survie. Il est vrai que plusieurs espèces passent à travers une phase hostile de compétition. Mais ce n'est qu'une étape dans leur évolution. Normalement, cette étape correspond à l'adolescence de l'espèce en question. Quand elles atteignent la maturité, la plupart des espèces apprennent à régler leurs conflits et à négocier des schémas de vie coopératifs pour leur bénéfice mutuel. C'est une leçon importante que l'humanité se doit d'apprendre. La terre Gaïenne a déjà développé un réseau coopératif extrêmement complexe de dépendances mutuelles. Elle a aussi évolué d'innombrables schémas capables de résoudre nos intérêts conflictuels. Il ne nous reste plus qu'à en devenir conscients. C'est une leçon que nos biologistes commencent enfin à comprendre. Mais elle n'a pas encore été saisie par nos diverses autres disciplines. C'est pourquoi nos psychologues et nos sociologues ont souvent tendance à soutenir qu'il n'y aura pas de fin à la cupidité économique ni aux guerres politiques. La nature a beaucoup à nous apprendre dans ces domaines. La véritable coopération économique et politique pourrait tout changer. Quatre milliards d'années En nous mettant à l'écoute du tissu naturel de coopération, nous découvrirons que la pollution et la pauvreté ne font pas partie du futur d'une espèce en évolution. Pour survivre nous devons réévaluer notre rôle en tant que partie intégrante de la Nature, et non séparé d'elle. Mère Nature s'est occupée elle-même de nourrir et de prendre soin de toutes les espèces qui l'habite. Elle le fait depuis au moins quatre milliards d'années. Nous serions sages de lui porter attention. Naturellement, plus tôt que plus tard.
Marcel Lafleur,
auteur, formateur, conférencier et directeur artistique. Un adepte de l'alternatif, il demeure dans une maison de paille qu'il a bâti de ses propres mains. Il est le concepteur du système quatre couleurs que Cheminement à choisi d'intégrer à la Revue | ||
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Carence de Yin La domination des femmes La vie sur terre a traversé plusieurs étapes durant son évolution biologique. Au tout début, les sexes étaient égaux mais cet état de chose a vite changé avec l'apparition de l'humanité. Les humains sont devenus la seule espèce pour laquelle la relation mâle-femelle a mal tourné. Initialement, la plupart des organismes ont choisis de se reproduire en se séparant en deux parties identiques. Cette forme de reproduction était efficace mais limitée. Elle ne faisait que créer deux copies identiques et ne pouvait donc pas améliorer le design original. Certains organismes contournèrent cette limitation en développant une façon de se diviser en deux parties semblables mais différentes. Chaque partie partageait ainsi plusieurs aspects de la créature originale, cependant elles étaient des opposés de plusieurs façons importantes. C'est ainsi que le sexe fit son apparition. Une relation qui a mal tourné Plusieurs variations de telles créatures ont fait leur début alors que la nature expérimentait avec différentes méthodes. Certaines espèces ont même créé jusqu'à huit sexes différents ! Éventuellement, la plupart des lignées ont opté pour deux extrêmes opposés du même design. Ces deux opposés, on les appelle maintenant « mâle » et « femelle » - ou « Yin » et « Yang » selon la tradition orientale. Afin de maximiser leur diversité, chaque moitié a évolué différemment tout en développant des aspects et des talents complémentaires essentiels pour la survivance de chaque espèce. Selon leur propre design, l'union des parties mâles et femelles était essentielle à la création de la vie et à sa croissance continue. Ce travail d'équipe fonctionne bien pour la plupart des espèces mais les humains y font exception. Ils sont devenus la seule espèce pour laquelle cette relation mâle-femelle a mal tournée. Des rôles complémentaires Dès le début de l'humanité, les hommes et les femmes ont tout de suite commencé à se spécialiser dans leurs comportements. Les hommes se mirent à patrouiller les périmètres de leur habitat, se concentrant ainsi sur l'extérieur de façon à mieux défendre leur territoire en temps de danger. Durant les périodes plus sécuritaires, ils s'aventuraient plus loin pour découvrir de nouveaux territoires. Tandis que les hommes s'occupaient à ces tâches, les femmes, elles se concentraient sur la vie intérieure au niveau personnel et collectif. Cela leur permettait de mieux consolider leur habitat, de sécuriser leur communauté et d'assurer l'ordre de la société en général. Après un certain temps, ces divers comportements mâles et femelles sont devenus inconscients et instinctifs. Cet arrangement a bien fonctionné pendant un certain temps. Il permit aux humains de survivre tout en côtoyant d'autres espèces plus rapides ou plus fortes. Après la disparition des dinosaures, les dangers directs se sont mis à diminuer. N'ayant plus à confronter autant de menaces externes, les hommes se sont mis à délimiter des territoires individuels à l'intérieur de leurs propres communautés. Ceci a perturbé l'ordre paisible que les femmes avaient établi et détruit l'équilibre naturel qui avait si bien fonctionné jusqu'à ce point. Avec le temps, les communautés humaines ont commencé à se diviser et des groupes se sont formés. Au cours de milliers d'années, ce processus a entraîné la formation de différentes cultures et nations. Le règne du mâle Comme l'histoire le démontre, les hommes ont consolidé leur propre pouvoir et ont graduellement usurpé l'autorité des femmes dans les affaires internes de chaque communauté. Au fur et à mesure que cette tendance a continué, l'importance accordée à la santé de la communauté s'est transposée d'une perspective féminine à une approche masculine. De la même manière, les hommes ont rejeté la sagesse féminine en imposant une façon mâle de comprendre les choses, et la guidance émotionnelle en assumant la direction des interprétations et des doctrines sur l'origine de l'humanité. Et ainsi de suite. Ceci explique comment nous avons échangé nos déesses féminines bienveillantes pour des dieux mâles sanguinaires. Douleur, souffrance et destruction Les hommes se sentaient justifiés de réduire les femmes à l'esclavage et de les limiter à des rôles et des responsabilités qu'ils ne désiraient pas assumer. Ainsi, les hommes gouvernaient la communauté, la nation, les questions de santé, la spiritualité, le lieu de travail, la maison et la chambre à coucher. Leurs agissements dominateurs ont causé douleur, souffrance et destruction sur la planète entière. Le terme moderne pour décrire la situation actuelle serait simplement « le règne du mâle ». Finalement, les mâles ont réussi à justifier leur existence en se créant un nouvel adversaire, venant de leur propre espèce. C'est à ce moment-là que l'histoire humaine s'est détoriorée. Nos ancêtres n'étaient pas suffisamment évolués pour comprendre les conséquences de leurs actions sur l'équilibre entre les aspects mâle et femelle et entre les communautés. Ils ne pouvaient anticiper les répercussions de leur domination à travers le temps, et pour des milliers d'années à venir. Personne ne peut juger de l'imperfection de ces événements car, après tout, nous sommes qui nous sommes et nous avons ce que nous avons. Cependant le vent est présentement en train de tourner. L'essor du Yin vise à rétablir l'équilibre du Yin et du Yang à travers la planète. Nous devons nous assurer que notre évolution s'harmonise avec le tout de la vie pour ainsi assurer notre survie.
Hugh Perry |
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Notre côté feminine L'impact de nos croyances « Nos pensées déterminent notre réalité. » Cette pensée est elle-même si courante ces jours-ci, elle en est devenu un cliché. Mais à quoi pensons-nous donc ? Cela dépend de nos croyances. Et puisque ce sont ces mêmes croyances qui déterminent ce que nous croyons possible, il importe de nous libérer des croyances qui nous bloquent la vue et la vie. Mais attention : les identifier n'est pas facile puisque nos croyances sont tissées dans tous les aspects de notre vie … Qu'on soit homme ou femme, chacun de nous a une personnalité à deux côtés : un aspect féminin et un masculin. Le côté féminin de notre être est la partie réceptive de nous, celle qui inclue l'intuition, la chaleur humaine, la compassion et l'esprit de partage. L'autre versant de notre personnalité, notre côté masculin, manifeste d'autres aspects de notre être, des aspects plus agressifs, dominants et axés sur la survivance par la voie du conflit et de la compétition. Malgré que ces aspects masculins aient été la clé de notre survie en tant qu'espèce, les choses ont beaucoup changé depuis notre arrivée sur la scène… Puisque c'est l'humanité elle-même qui menace maintenant la survie de la planète, il nous importe de changer de direction et de retourner à nos valeurs féminines de compassion et de coopération. Mais faire volte-face est plus difficile qu'il ne semble à prime abord. C'est ainsi parce que nos pensées et nos actions sont façonnées par nos croyances, des croyances que nous avons développées au cours des siècles, des croyances qui varient énormément entre elles, selon notre race, notre culture, notre religion et même notre langue et notre éducation. Malentendus et divisions Surtout axées sur la confrontation, nos croyances à tendance masculine provoquent souvent le jugement, les préjugés, la discrimination et l'intolérance. Tout ça contribue à augumenter notre peur de l'inconnu et à nous isoler les uns des autres. De plus, cette situation est exagérée par le fait que la grande majorité de nos convictions nous ont été inculquées durant notre tendre enfance, à une époque où nous étions incapables d'évaluer la véracité ou les conséquences des croyances que l'on nous enseignait. Réalistes ou pas, bénéfiques ou pas, ces mêmes croyances forment la base de nos valeurs et de nos convictions. Renforcies continuellement par nos pensées et nos actions répétitives, ces mêmes convictions deviennent des certitudes puis des « vérités ». Se libérer de nos croyances Il importe de comprendre que nos certitudes peuvent être rattachés directement à notre enfance et que les émotions auxquelles elles sont reliées résultent de mécanismes instinctifs. Ayant compris cette simple vérité, nous sommes en mesure de mieux réévaluer nos croyances, de les remettre en question, de nous libérer de celles qui sont désuètes et même de formuler de nouvelles croyances qui correspondent plus fidèlement à notre réalité présente. Par la suite, nous pourrons plus facilement accepter les autres et cesser de juger leurs croyances. Compléter cette transformation nous permet aussi de mieux voir jusqu'à quel point nos croyances affectent aussi notre libre arbitre. En effet, lorsque nous agissons seulement d'après nos convictions de base, sans jamais les remettre en question, nous n'exerçons pas un choix réel; nous ne faisons que suivre notre programmation. Faciles à manipuler et à exploiter Il y a longtemps que les groupes de pression de tous genres ont compris à quel point il est facile de nous manipuler et de nous exploiter par la voie de nos croyances. Ils ont compris qu'il leur suffit d'influencer nos croyances pour contrôler nos comportements, nos désirs, nos peurs, nos inclinations idéologiques… et nos achats. En tant qu'énergies en mouvement perpétuel, nos émotions peuvent être bloquées par des croyances restrictives, elles en viennent à dicter notre perception du bien et du mal et toutes nos préférences. Elles nous poussent à répéter continuellement les mêmes actions et réactions. Nous créons notre propre réalité D'elles-mêmes, nos émotions sont neutres. Ce sont nos pensées qui les orientent vers le positif ou le négatif. De cette façon, chacun de nous crée sa propre réalité en investissant continuellement ses pensées selon ses croyances particulières. Plus nous nourrissons nos croyances, plus nous avons tendance à les percevoir et à les définir comme étant les seules vérités valables. Mais la vérité ultime est une chose qui n'existe pas. La seule vérité qui importe est celle que nos émotions nous portent à croire et à ressentir au moment présent. Toute autre « vérité » est fabriquée à partir de conjectures provenant de notre inventaire culturel et personnel de croyances, d'idées préconçues, d'expériences antérieures et de toutes les conclusions que nos expériences nous ont porté à former. Plus nous essayons de rectifier les comportements sociaux négatifs, plus il devient évident que nous ne parviendrons jamais à les corriger en nous attaquant directement aux crimes et aux délits. Ces méfaits ne représentent que la manifestation extérieure de croyances erronées. À moins que les convictions de base ne soient changées de l'intérieur, les mêmes problèmes vont continuer à proliférer. Le rôle du principe féminin Tant que notre société perpétue le déséquilibre en excluant le féminin de la gestion des nations, des organismes et des communautés, la domination du masculin va se poursuivre et nos sociétés vont continuer de croire que le pouvoir, le contrôle, la peur et l'argent sont des phénomènes « normaux ». Il est important surtout dans tout ça de se rapeller que nos croyances ne sont pas sacrées. Nous avons le droit, même la responsabilité, de faire évoluer nos modes de pensées plutôt que de nous raccrocher vainement à des fausses croyances et à des vérités périmées qui contribuent au déséquilibre du monde actuel. Il est grand temps de redécouvrir l'aspect féminin de notre être afin que l'ordre, l'intégrité et la justice puissent enfin renaître. La peur est le dernier obstacle que nous avons à vaincre avant de pouvoir réclamer notre véritable héritage - l'harmonie entre les aspects féminins et masculins de nos êtres et de nos vies. C'est la clef qui peut enfin ouvrir la porte de notre amour de soi.
Gisèle Bédard |
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Sensualité et spiritualité Complice du plaisir Le plaisir peut être yin, doux, sensuel, subtil, passif, contemplatif, ou il peut être yang, intense, brutal, extraverti, dominant, dynamique. L'un est apparenté à la délicatesse féminine, et l'autre à la virilité masculine. Qu'on soit femme ou homme, hétéro, bisexuel, ou gai, on a tous avantage à explorer la gamme du yin et du yang et à équilibrer notre être. Notre société tend à valoriser le yang et à dénigrer le yin, et la plupart d'entre nous ont davantage besoin d'explorer la féminité et l'aspect yin du plaisir. J'ai donc choisi comme complice, ma plume frémissante et délicate, pour vous inviter à pénétrer dans mon univers intime. C'est ma plume à l'encre de cerise rouge, qui se couche sur cette page d'histoire pour vous dévoiler les secrets de mes plaisirs charnels. L'interdit du péché de la chair Le plaisir, m'a-t-on enseigné dans ma tendre et timide enfance, c'était l'interdit du péché de la chair. Donc, si comme moi, vous êtes venu au monde dans la virginité d'une bonne famille puritaine et réservée, lisez ces lignes à vos risques. Je confesse qu'en fait, le plaisir s'est avéré un tremplin vers l'extase et la spiritualité (même l'illumination) et un outil de transformation personnelle indispensable à ma survie. Je suis honorée de vous confier le récit inédit du pélerinage de mon voyage initiatique vers le plaisir extatique. La peur de l'envahissement Ma quête est une histoire à la fois banale et périlleuse. Elle débuta dans la prison de la tour de mon enfance, où féminité, affection, sensualité et sexualité sont confondues, emprisonnées dans le même tabou de ma ceinture de chasteté où parents, clergé, éducateurs et société m'ont enfermée, pour mon propre bien. Amen. L'ère du féminisme sonna pendant mon adolescence, et timidement, la princesse a revendiqué son émancipation sexuelle. Elle s'est métamorphosée en femme de carrière indépendante, portant le tailleur 3 pièces et même la cravate pour mieux se blinder. Inconsciente que mon aventure féministe me conduisait en réalité plus vers la masculinisation que l'émancipation, j'en ai tout de même profité pour sortir de ma tour fragilisante et faire basculer le pendule de ma quête (mon besoin) d'équilibre et m'enraciner dans des chaussures à talon plat, plus stables et sécures. J'avais recyclé (troqué) ma désuète ceinture de chasteté en bouclier protecteur, complété d'un masque à l'air hautain et invincible. Derrière se cachait ma peur. La peur des hommes, de l'autorité, de l'abus, de l'agression, de l'envahissement, de me faire embrasser contre mon gré, d'être consommée par l'incontrôlable testostérone, alouette ! Merci à la loi de la gravité et de l'équilibre qui a su ramener le pendule féministe trop yang, dans une direction plus yin, celle de la féminité, en passant par le centre du cœur et de l'amour de soi. Quelques prises de conscience s'imposaient. Me dévoiler telle que je suis ? Ah oui, comment puis-je attendre de l'autre qu'il m'aime, me respecte et m'honore pour l'être authentique que je suis, si je n'ai pas appris à m'aimer moi-même et à me présenter sans masque ni bouclier (me dévoiler telle que je suis) ? Comment peut-il me deviner et respecter mes besoins et désirs, si je n'ai pas appris à me connaître moi-même. Comment puis-je m'abandonner en toute confiance à vivre l'intimité, à être réceptive et accueillante, attentive et perceptive à l'autre, si je ne me fais pas confiance à moi-même. Bien sûr, si je sais m'écouter, me faire écouter (entendre), observer et exprimer mes désirs, je saurai, en toute assurance, trouver et inviter un partenaire digne de partager mes draps d'intimité. Ah oui, j'avais du déblayage à faire pour départager affection, sensualité, sexualité et permettre à ma féminité de s'exprimer dans toute sa gamme vibratoire, avec tous ses atouts sensoriels, émotifs et spirituels. Bien sûr je devais prendre le temps de m'initier et d'explorer les délices yin du plaisir et laisser fleurir la geisha∗ en moi. Je pourrais ensuite revêtir le kimono de la shakti∗∗, incarner le plaisir, et inviter mon partenaire à découvrir la complice du plaisir. Mettez vos récepteurs en appétit Glissez-vous lentement et sensuellement dans un kimono de soie et mettez en appétit tous vos récepteurs sensoriels - vos papilles gustatives, récepteurs tactiles, cils olfactifs, vos tympans, vos rétines oculaires - pour découvrir la geisha en vous. Préparez-vous à la réceptivité, l'émerveillement de la découverte des sensations dansantes et imprévisibles, dans le moment présent, sans prendre pour acquis où vous mènera le sentier de cette expérience, l'altitude de votre ascension, ou la latitude de votre escapade. Soyez dans le sans attente, dans l'ouverture à ce qui est dans le moment présent. Différez le réflexe orgasmique par votre souffle pour permettre à l'extase de caresser chaque cellule de votre être physique et subtil. Le plaisir est une perle précieuse. Le partager, en toute complicité, est un privilège.
Manouche |
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La femme suicidaire Beauté désespérée ou désirée ? Être désirable, être désirée… réveiller Éros mais sans trop faire de bruit car il peut être dangereux d'être belle et attirante ! Les lois biologiques animales, les principes freudiens ou les histoires anciennes qui sommeillent dans le cœur et dans le sexe des femmes, font d'elles des beautés désespérées. Comment ouvrir en douceur les ailes du désir ? Elle est belle, attirante, envoûtante et presque dangereuse. Tous les yeux de l'assistance descendent sur ses longues jambes de Barbie, remontent à sa taille de guêpe après avoir fait une pause sur ses fesses parfaites. Ses longs cheveux de jais encadrent ses lèvres rouges qui rappellent la turgescence du sexe d'une femme qui veut faire l'amour. Elle a maquillé ses yeux d'un noir désir pour que l'éclat de sa pupille s'accroche à un cœur de passage. Elle laisse l'empreinte enivrante d'un parfum obsédant que chacun pourra ramener dans sa mémoire et ranger dans sa boite à fantasmes. Une beauté désespérée vient de traverser la salle. Séduire veut dire « conduire à soi » Une beauté désespérée couche ses envies interdites sur des aventures impossibles dans le désespoir inconscient de mourir. La femme séductrice a envie de dire « oui » avec son corps mais son inconscient bardé d'interdits lui faire dire « non ». Pour résoudre ce double message, elle invente la femme fatale. Celle dont la force du désir poussé à l'extrême conduit au refus. Au bras de Marilyn, séduire se conjugue avec suicide car comme dans la forêt, une femelle qui émet tant de signes colorés et odorants serait une proie facile. Elle ne survivrait pas longtemps aux regards des prédateurs et serait la risée de toutes ses copines qui prudentes, regardent les mâles roucouler ou parader dans leurs belles voitures. À eux de prendre des risques pour séduire. Dans la forêt humaine, Marilyn n'a pas réussi à réconcilier Aphrodite et Freud. Les pulsions charnelles de la Déesse Olympienne n'ont pas convaincu les démons de l'inconscient. Le spectre de la mort rôde La femme séductrice est suicidaire : elle se jette dans le cœur de l'autre pour y mourir de ne pas avoir le droit de vivre ses envies. Si elle croit qu'elle n'a pas été désirée par ses parents, elle respecte toute sa vie ce programme de ne pas être désirable. Pour elle, c'est le non désir qui rime avec la vie. Aussi chaque fois qu'elle manifeste une envie, le spectre de la mort rôde autour d'elle et vient tuer ses phéromones. Être indésirable est la seule solution de survie. Parfois, elle prend une assurance-vie qu'elle appelle « mari » qui lui permet de sortir tous ses atouts de séduction sans prendre le risque d'être mangée. Elle peut alors essaimer son désir pour le plus grand plaisir de son homme qui roucoule d'avoir si belle femme. D'autres que le besoin d'amour immense a jetées sur les trottoirs de l'indécence ont une assurance-survie qu'on appelle « maquereau ». Elles meurent à petit feu, d'être exposées ainsi comme des proies dans la jungle du cœur des hommes. Est-il donc si dangereux d'être désirable ? Quand la psychologie expliqua à la petite fille qu'il était normal qu'elle ait du désir pour son père, il aurait fallu rappeler à celui-ci la nécessité de gérer ce désir incestueux. Le cours 101 sur Oedipe aurait dû être obligatoire. Lorsqu'elle arrive à l'adolescence, avec l'espoir encore vivant de croire que son père sera l'homme de sa vie, la jeune fille confond désir et impossible. Car le père effrayé par les formes séduisantes de la puberté, arrête tout à coup les câlins et compliments doux. Certaines s'enlaidiront comme Peau d'Âne pour ne pas risquer de séduire. D'autres à l'inverse se maquilleront à outrance et se feront traitées de putain par un père jaloux, incapable de lui tendre la main. Elle aimerait tellement comprendre qu'il est sain d'être désirable et qu'il appartient à l'autre, de gérer ces pulsions. Tous les hommes ne sont pas « heureux comme Ulysse » qui ose entendre le chant des sirènes et transcender cet appel charnel. Les sociétés où l'homme craint son désir, pour des raisons religieuses ou culturelles, enferment la beauté des femmes dans les voiles de l'ignorance, croyant que le désir est une étincelle que l'on étouffe avec la haine et le mépris. Le désir d'une femme est une luciole. Le désir d'une femme est une luciole qui produit elle-même sa propre lumière. Filet doré entre son cœur et son sexe, il engendre une pluie d'étoiles filantes dans son esprit et permet à Dieu de pénétrer son âme. C'est d'ailleurs ce qui la rend séduisante et éternelle. La beauté vient de l'intérieur et laisse le désir s'échapper dans l'éclat d'une pupille, dans l'érection d'un mamelon ou dans la chaleur humide d'un vagin. La valse des hormones du désir fait tourner la tête de chaque cellule, qui dans un doux soupir, sourit de pouvoir ainsi s'abandonner sans danger. La femme qui a reconnu sa peur d'être désirable, peut en conscience la dépasser pour laisser émerger sa sexualité sacrée. Elle fait la paix avec Peau d'Âne, avec Marilyn et Aphrodite. Elle a de la compassion pour ce vieil Œdipe et pardonne même à Abraham son manque de courage. Quand le feu de la rancœur s'éteint dans son corps, il cesse de brûler les phéromones de ses désirs. Des volutes sensuelles imprègnent ses ailes de femme divine et le vent qui se fait complice inonde son aura de mille délices.
Isabelle Burnier, Cours Biologie de la femme
à Montréal, Québec,
Gatineau, Moncton. |
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La femme sauvage La louve au cœur de chaque femme La femme qui a perdu le contact avec son instinct ne suit plus ses cycles naturels. Elle est soumise, stérile, triste, fatiguée, déprimée, sans vie. Elle fonctionne en mode automatique et n'a plus de vitalité. En manque d'inspiration, elle se sent vidée, irritée, attaquée, humiliée et opprimée. Elle a peur de se révéler, d'essayer de nouvelles choses ou de réaliser des projets créatifs. Il lui arrive de ne pouvoir réagir de manière agressive même quand sa vie est en danger. La femme saine est tout à fait l'inverse. Elle ressemble beaucoup à une louve : elle est robuste, forte, pleine de vitalité, consciente de son territoire, ingénieuse, loyale et constamment en mouvement. Quand une femme n'est plus capable d'avancer, de continuer, de créer, quand elle s'affaiblit et s'ennuie à mourir, il est temps qu'elle écoute la petite voix qui tente de lui parler. Il est temps qu'elle suive son instinct, qui saura lui montrer la voie à emprunter pour recouvrer la guérison. Pour se réconcilier avec sa nature véritable, elle n'a pas à tout changer dans sa vie, à parcourir le monde ni à en finir avec ses relations. Il lui suffit de délimiter son territoire, d'être fière d'avoir un corps et de vivre dans ce corps, de parler en son nom, d'être consciente, de se montrer vigilante, de récupérer ses propres cycles et de retrouver son intuition. Elle doit vivre avec ses tripes et non avec sa tête, car la Louve, c'est l'âme féminine même. Elle est à l'origine du principe féminin, elle appartient à l'instinct, aux mondes visibles et occultes, elle est la base, l'essence de la femme. Son existence est parallèle à celle de chaque femme. Elle apparaît dans ses rêves la nuit et dans ses pensées le jour, à travers ses désirs profonds et ses inspirations. Le seul fait qu'une femme se sente si désemparée en son absence prouve que la Loba est passée par là à un certain moment. Les deux doivent cœxister pour qu'une femme puisse s'épanouir pleinement. Le cycle de vie mort vie Tout en demeurant fidèle à elle-même, la femme sauvage est en perpétuelle transformation. Elle suit son instinct qui l'amène à faire des découvertes et à se dépasser pour devenir une femme encore plus épanouie. Elle suit le cycle de vie mort vie, c'est-à-dire que ce qui vit doit se transformer pour continuer à vivre sous une autre forme, comme une fleur qui croît, s'épanouit, fane, produit des graines, meurt, puis ses graines mûrissent avant de devenir de nouvelles fleurs. Quels que soient ses antécédents, son expérience de vie et son désir d'évoluer, chaque femme abrite en son cœur une louve (la Loba), qui s'y terre et attend un appel pour accourir à la surface. La Loba est une force puissante très créatrice, passionnée, et sauvage. N'étant pas contaminée par la civilisation, elle demeure donc naturelle. Sa sagesse est éternelle et elle est animée d'un instinct indéfectible. Dans les contes anciens, cette femme louve est souvent représentée par une sorcière, une déesse, une amie, une mère ou une femme ordinaire et elle aide toujours à résoudre une énigme qui rapproche incessamment la femme de sa nature véritable. Savoir écouter sa petite voix Une femme isolée peut facilement croire que personne au monde ne pense comme elle ou ne ressent les mêmes choses qu'elle. Il est donc bon qu'elle rencontre ses semblables pour faire des parallèles et prendre conscience des points qui leur sont communs. Cependant, puisque tout est soumis au principe de l'équilibre, ce besoin de socialiser s'associe à un besoin de s'isoler à certains moments. La femme ressent donc parfois le besoin de se retirer dans son monde pour reprendre contact avec son instinct et la source de sa créativité. Chaque femme a son propre mode d'expression, qu'il s'agisse de la danse, de l'écriture, du chant, de la peinture, de l'exercice physique, de l'horticulture ou d'une autre passion. Il est capital qu'elle écoute sa petite voix qui sait ce dont elle a besoin à chaque instant. Et il est essentiel qu'elle s'exécute chaque fois qu'elle lui dit qu'il est temps d'entrer en elle, car la Loba connaît ses cycles. Il y a des moments pour socialiser et il y en a d'autres pour faire le point, voir où elle en est, se ressourcer, avant d'être prête à retourner vers les autres. La femme sauvage ne se trompe jamais, car elle est animée par son instinct. Une femme équilibrée pense d'abord à elle Chaque femme se doit de s'écouter pour éviter de tomber dans le mépris, le ressentiment ou la colère qui, bien qu'étant des émotions tout à fait légitimes quand il s'agit de se défendre, sont souvent causées par un défaut de combler ses besoins profonds. Une femme équilibrée pense d'abord à elle. Je ne parle pas ici de combler des désirs futiles mais bien de suivre sa nature véritable, ses aspirations profondes, son cycle de vie mort vie. Combien de femmes ont déjà fait fi d'écouter leur instinct pour s'en mordre les doigts par la suite ? On ne peut s'attendre à ce que les autres nous respectent si nous ne nous respectons pas nous-mêmes. Et le respect de soi passe par l'acceptation de sa véritable nature. La femme sauvage est la femme authentique que nous sommes. Et la meilleure façon de la découvrir, c'est d'être à l'écoute de notre intuition et de le suivre. Je souhaite à chaque femme de trouver la femme sauvage qui est en elle.
Hélène St-Pierre |
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Pratique, omniprésent et dangereux Le paradoxe du plastique Le plastique occupe une place importante dans nos vies. Il est versatile, léger, flexible, imperméable et relativement bon marché. Il est si omniprésent qu'il est difficile d'imaginer notre vie sans lui. Il est partout : dans nos vêtements, dans l'isolation de notre maison, dans notre ordinateur, dans nos souliers, et surtout dans notre frigo. Il sert à emballer et conserver un grand nombre d'aliments. Les épiceries regorgent de produits emballés dans du plastique. Or bien que le plastique comporte des qualités recherchées, son utilisation à très grande échelle cause des problèmes environnementaux sans précédent, sans compter les risques qu'il pose pour notre santé et surtout celle de nos enfants. Du point de vue de l'environnement, le plastique est un désastre en pleine expansion. La plupart des plastiques sont faits à base de pétrole, une ressource non renouvelable, extraite et transformée à l'aide d'un processus énergivore et polluant. Les emballages de plastique, et particulièrement l'incontournable sac de plastique, sont une énorme source de déchets qui s'accumulent dans les dépotoirs et qui se retrouvent un peu partout sur la planète, mettant ainsi en danger des populations d'animaux marins et terrestres. Par ailleurs, la destruction des plastiques par incinération est une cause importante de pollution d'air, d'eau et de sol. Quant aux risques pour la santé, ils sont de mieux en mieux documentés. De nombreuses études scientifiques ont démontré que des plastifiants toxiques tels le bisphénol A, l'antimoine ou les phtalates s'infiltrent dans la nourriture ou les liquides que l'on entrepose dans des contenants ou des bouteilles de plastique. Ce risque est significativement augmenté lorsque ces produits chimiques sont absorbés par des enfants, dont le système immunitaire et les différents organes en plein développement sont plus vulnérables. Sans oublier tous ces travailleurs qui développent différentes formes de cancer suite à leur exposition aux produits chimiques qui entrent dans la fabrication du plastique. La plupart des plastiques possèdent un numéro - le code d'identification de la résine - lequel est souvent imprimé sur le contenant et entouré des trois flèches de recyclage. Parmi les sept différents types de plastique codés que l'on retrouve sur le marché, des études ont démontré que les plastiques numéros 1, 3, 6 et 7 (polycarbonate) sont les plus susceptibles de faire migrer dans leur contenu des plastifiants toxiques. Des recherches sur les plastiques 2, 4 et 5 se poursuivent. Si vous devez absolument utiliser du plastique, il est préférable de s'en tenir aux plastiques numéros 2 (polyéthylène de haute densité), 4 (polyéthylène de faible densité), et 5 (polypropylène). Voici quelques conseils pratiques pour vous aider à réduire vos risques au quotidien : - En général, essayez d'éviter d'utiliser des bouteilles et contenants en plastique car leur achat supporte l'industrie pétro-chimique et contribue à la pollution de l'air, de l'eau et du sol. Utilisez plutôt des contenants et bouteilles durables que vous pourrez utiliser pendant des années et des années comme l'acier inoxydable ou le verre. - Si vous devez utiliser des bouteilles ou contenants en plastique, évitez d'y entreposer des liquides ou nourritures chaudes ou grasses, et éviter l'entreposage prolongé, ce qui augmente la migration des plastifiants. - Peu importe ce que l'étiquette indique, aucun contenant en plastique ne devrait être utilisé au micro-onde. La combinaison des micro-ondes et du plastique peut donner à vos plats des saveurs toxiques! - Évitez les pellicules de plastique moulantes pour la conservation des aliments. Utilisez plutôt des contenants en verre ou en acier inoxydable dotés d'un couvercle. - Si vos contenants de plastique montrent des signes d'usure (égratignures, craques, décoloration), ou s'ils sont collants au toucher, il faut s'en débarrasser aussitôt. - Évitez les bouteilles en polycarbonate (no 7) à tout prix. Pour les nourrissons, il est préférable d'utiliser des biberons en verre et pour les jeunes enfants, des gobelets en acier inoxydable. - Si vous devez acheter une bouteille d'eau jetable, optez pour une bouteille faite de plastique no 2 et assurez-vous de consommer son contenu le plus rapidement possible. Ne la gardez pas au réfrigérateur pendant des semaines car la migration des plastifiants toxiques augmente avec le temps. Ne rincez et nettoyez jamais ces bouteilles en vue de leur réutilisation car le contact avec le savon pourrait entraîner la dégradation prématurée du plastique et en augmenter la toxicité. - Pour entreposer de grande quantité d'eau, optez pour une bouteille en verre de 3 ou 5 gallons. Évitez les bouteilles en polycarbonate (no 7). Pour dispenser l'eau, procurez-vous des contenants en céramique ou en acier inoxydable. De nos jours, le plastique est si omniprésent, qu'il est difficile de s'imaginer vivre sans lui. Pourtant, nos ancêtres l'ont fait avant nous. Il suffit de faire preuve d'imagination, de détermination et de conviction.
Chantal Plamondon |
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Qu'est-ce que c'est ? L'énergie féminine L'énergie féminine est la base de toute création dans l'Univers, elle est vibration d'Amour à l'état pur. Cette force tranquille qui est encore quasi latente à l'intérieur de nous, est l'Essence même de l'Être que nous sommes. Nous avons choisi de nous incarner sur cette terre afin de développer cette énergie qui créera l'Harmonie. Nous qui sommes conscients de ne pas être seulement des humains venus ici pour naître, vivre et mourir, soyons conscients du plan de renaissance de l'énergie Source qui nous appelle à être en harmonie avec notre cœur. Vivez cette énergie d'Amour qui somnole en vous par l'illusion que crée notre rationnel en application du mental. L'Humain par sa forme physique porte les deux pôles soit le masculin : coté rationnel, mental et le féminin : coté intuitif, non palpable, vibratoire. Depuis fort longtemps, les programmations créées par notre éducation et les croyances que nous avons acceptées, véhiculées et nourries depuis plusieurs générations sont à évoluer en conscience pour enfin harmoniser nos deux pôles dans notre réalité de troisième dimension. Le but de l'incarnation est de maîtriser notre vie par nos choix conscients en écoutant notre cœur et non en laissant notre rationnel contrôler nos vies. L'énergie féminine est la base de création de ma vie par l'application du cœur dans l'action au quotidien par mes choix, mes intentions, mes paroles et mes gestes.
Nancy Caron, Coach d'évolution |