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| Volume 10, numéro 6 / juillet-août 2007 |
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Collaborateurs avec la Mère Terre Par Joshua et évangéline
La maturité spirituelle
De la chenille au papillon…
Vivre vieux ou
vivre
Le quatrième âge
Le Show de l'heure
La voie des Beatles
Vieillir… sans devenir vieux ! |
Regarder à l'intérieur
Le haut idéal
Réussir sa vie
Réussir dans la « sa » vie
Tout n'est que passion |
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Édito Point de vue sur la maturité Par Denis Manseau
« La petite »
La grande Union qui fait la Force
Le don de la maturité |
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ÉDITO Point de vue sur la maturité Les années passent et s'ajoutent à nos expériences de vie. Toutefois, n'avez-vous pas le sentiment que dans notre maturation, ce n'est pas tellement le fait que nos corps vieillissent qui capte le plus notre attention, mais plutôt la conscience d'une liaison plus étroite avec nous-même et avec l'univers de possibilités qui nous entoure ? Comme si avec le temps, nous avions su nous responsabiliser à la réalité que c'est bel et bien entre les deux oreilles que tout se passe…et que nous sommes bien les créateurs de nos vies que nous le voulions ou non. Une grande partie de l'humanité est devenue plus susceptible de développer la conscience des pouvoirs insoupçonnés qui nous habitent. De nouvelles vérités et de nouveaux messages inspirants jaillissent de partout. Et tous ont un thème commun : l'expérience de notre vie est directement liée à nos pensées et aux états qui prédominent celles-ci…ce qui se manifeste dans notre vie est le miroir de ces états intérieurs. La loi pure et simple de la cause et de l'effet. Une partie de l'information livrée dans le film et le livre Le Secret démontre comment la visualisation, ce mariage entre nos pensées et nos émotions, attire vers nous les situations qui correspondent le plus à nos souhaits. La biologie totale nous apprend à développer l'écoute des malaises qui se manifestent dans notre corps et nous enseigne la voie d'une pensée qui guérit. De multiples études scientifiques ont démontré comment la prière et ce goût pour la vie nourrissent le corps et ont guéri ces gens qui étaient atteints d'une maladie. Le Dr Emoto, un scientifique japonais, a démontré clairement comment la pensée a un effet direct et instantané non seulement sur notre corps, mais aussi sur notre environnement. Sa méthode unique de photographie des particules d'eau qui se retrouvent en grande quantité dans notre corps et dans toutes choses démontre la formation de cristaux sous l'influence des vibrations émises par de simples pensées individuelles ou collectives. Tellement d'auteurs et de conférenciers s'entendent pour nous dire la même chose : tout individu est maître et responsable de lui-même…et ce que nous créons dans nos vies est directement lié à nos pensées. Dans cette perspective, on peut imaginer toute l'humanité en train de faire un bond de conscience vers de nouvelles réalisations évolutives. Toutes ces nouvelles vérités ne peuvent qu'offrir plus d'espoir que nous deviendrons des êtres humains encore plus matures et conscients des conséquences qu'ont nos pensées sur notre bien-être en tant qu'individu, mais aussi sur le bien-être de notre collectivité et sur celui de notre planète. Nous vous souhaitons tous un bel été et beaucoup de plaisir dans la lecture de cette édition qui a comme thème principal « La Maturité ». Aussi, nous avons souhaité faciliter votre rentrée en y regroupant un beau répertoire d'ateliers et de formations qui, nous l'espérons, répondra justement à cet appel de votre voie intérieure dans la continuité de votre évolution. Denis Manseau, éditeur |
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L'enfant intérieur « la petite » Plus je vieillis…plus je réveille « la petite » avec moi le matin… Vous savez celle qui habite à jamais avec nous…celle qui est déterminée à être heureuse… celle qui vit la joie même pendant les jours tristes. On l'appelle maintenant notre enfant intérieur. En prenant de la maturité, en fonctionnant dans le monde adulte avec tout ce que cela comporte, il n'y a pas souvent de place pour « la petite ». Par ce magnifique temps de grands changements, de belles transformations, on a plus que jamais besoin de rire, de jouer, de badiner avec la vie. Ce qui veut dire qu'on peut être efficace et drôle, sérieux et innocent, responsable et léger. « La petite » rappelle de toujours chercher le jeu, et d'être présente simplement. C'est une vraie source d'énergie dont nous avons besoin en vieillissant. N'est-ce pas !? Grandir avec son enfant intérieur, quelle joie ! Dans les moments de noirceur, c'est ma petite qui vient à moi et me ramène à cet endroit à l'intérieur de moi où il fait toujours beau, où le monde est ce que je veux qu'il soit. Et vous savez quoi ? Le soir, nous nous endormons ensemble et proche. Merci « la petite », je me remercie aussi de ne pas t'oublier ! Et vous ? Idées inspirées de la carte de Tarot Le soleil
Line Lescarbeau |
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La grande Union qui fait la Force Ma profession est peintre-artiste et m'étant libéré de toute organisation religieuse, je suis devenu un libre penseur. J'aimerais partager avec vous mes pensées ayant trait à la grande Unité. Méditer, pour moi, est encore une partie de la Grande Recherche dans le monde. Mais, parbleu, pourquoi chercher toute notre vie, quand Dieu est déjà là en nous, physiquement et spirituellement en éternité ! Donc pourquoi pas faire une contemplation qui est directe ? Sciences nucléaires En science nucléaire on est descendu dans le minuscule en réduisant la matière physique, et on est arrivé aux quanta fantouriquement invisibles, qui ne peuvent pas être combinés avec E=Mc2 selon Einstein et ça depuis 1922 ! Les cellules, molécules, atomes, sous-particules atomiques, etc., sont interconnectés et interdépendants. En descendant encore on arrive invariablement à une énergie qui doit être pure et indépendante : la source, l'Esprit suprême même ! Bien simple ! Tout est Un ! Pensées et Quanta Sachant que la matière a une dualité, ondes-particules, il y aura des changements quand on observe un objet, notamment les ondes disparaissent et les particules restent. On ne regarde plus : les ondes retournent. On ne regarde pas, mais on pense à l'objet. Pouf : les ondes repartent. Explication ? C'est ceci : L'analogie entre les processus de nos pensées et les processus quantiques suggère que ces deux éléments se relient. Vivre l'Unité et merci à la Science ! Photons Les photons (lumière) s'entre- communiquent instantanément. Avec d'autres mots dans la vraie réalité, il n'y a pas de vitesse de la lumière ! Aye ! Quelle belle surprise. Le Connu Kristyamistie parle toujours du Grand Gouru, tandis que selon la « Vision » correcte, il devrait se nommer Le Grand Connu ! Le Grand Connu Le Grand Connu surgit aussitôt quand notre savoir est intégré avec le ressenti dans notre for intérieur. Il faut être un fou radical. En vivant des évènements dans le paranormal, qui nous ont vivement marqué, c'est clair. Le grand Esprit est devenu « connu » par sa Présence en action. Il est évident aussi qu'Il s'intéresse à nous, nous protège et nous enseigne : Hé là-bas, ne soit pas étonné que c'est Moi qui a fait ça. Dorénavant, tu vas t'en souvenir ! Le Grand Esprit s'intéresse à nous et nous protège. On ne connaît que la Perfection et l'Harmonie. Donc en étant rempli en nous, il n'y a pas de place pour la négativité. Il nous donne, souvent inattendues, par surprise, des « petites poussées » qui nous font accélérer graduellement dans notre cheminement ! Quelle joie ! Le Big Bang Eh, Quoi ! ? Voyons ! ! Il n'y avait jamais un « big bang ». Tout le monde est d'accord : Dieu n'a pas de commencement et pas de fin, donc : Son Energie pareil, pas de commencement ni fin. La manifestation de cette Energie également, ni commencement ni fin. La grande manifestation est l'Univers, donc également ni commencement ni fin, co-existant avec le Créateur, mais invisible et spirituel (le vide mentionné dans la Bible). L'Esprit a éternellement existé et ainsi les changements, l'évolution : ni commencement, ni fin. Les changements « calculés » ont graduellement formé le premier atome par condensation et les molécules et cellules suivaient et voilà, le premier Univers visible est né. à l'heure actuelle les changements continuent en se répandant. Dans tous ces processus il y avait (et encore) de nombreuses explosions afin de former des galaxies après galaxies, sans oublier notre belle Planète Bleue, qui s'appelle Terre, interliée et inter-communiquant avec tout l'univers. Et sans oublier…Vous inclus. La matière noire On a constaté assez récemment, qu'il y a dans l'univers des champs gravitationnels étendus, entourés des champs anti-gravitionnels qui indiquent l'existence de corps célestes, voir même de galaxies. Le grand mystère était qu'on ne pouvait pas les voir. (De là le mot matière noire). Le téléscope Hubble était supposé voir cette matière noire en ouvrant ses objectifs à infrarouges. Le résultat était cependant négatif : il n'y avait rien sur le filon. L'invisible qui « parle » ! Les deux champs opposés ont quand même révélé qu'ils se balancent parfaitement en équilibre ! Encore un autre Plus pour l'Unité. Quelle Sagesse ! ! Cause et effet L'énergie Pure Divine est en nous physiquement et spirituellement et nous sommes là-dedans pour être alors reflété et manifesté par nous à une force équivalent à la qualité et intensité de nos convictions.
Louis Bœkhout |
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Collaborateurs avec la Mère Terre Il y a quelques années, j'étais un de ceux qui croyaient que la seule manière de sauver la terre était que les humains disparaissent de sa surface, car nous sommes en majeure partie responsable de sa destruction. J'avais perdu confiance envers les êtres humains et ne voyais point d'avenir pour l'humanité. J'ai alors rencontré quelqu'un qui m'a dit à propos de mon cheminement spirituel : si tu ne le fais pas pour toi, fais-le pour tes petits-enfants. C'est ce qui a tout changé ma vision de l'avenir. J'ai alors retrouvé la motivation et entrepris un cheminement spirituel en accéléré, formations, lectures, voyages initiatiques, consulté un médium, etc. Je ne croyais pas être en mesure d'influencer moi-même le changement sur la terre. Mais le déclic s'est fait en moi; j'ai vu la grandeur de Dieu manifestée sur la terre et j'ai compris que celui qui porte Dieu cesse de chercher Dieu et témoigne de Dieu. J'ai rencontré des gens qui avaient foi que l'on peut changer et redécouvrir la vie et non la survie. J'ai donc abandonné l'idée de ma retraite; ce fut tout un travail d'inverser ce concept qui nous est transmis par la société et n'amène souvent que désillusion, sentiment de vide, éloignement de notre propre chemin de vie et de notre épanouissement. La retraite, telle que vécue actuellement, mène plutôt les gens à la maladie, à l'attente de la mort. D'autres la vivent bien, mais trop souvent dans l'illusion du bonheur dans les clubs, casinos, voyages, etc. Mais se questionne-t-on sur le choix de notre âme lorsqu'elle a planifié notre incarnation sur terre ? C'est justement entre 40 et 55 ans que l'être humain est inspiré pour choisir une nouvelle direction dans sa vie, c'est plus une renaissance qu'un déclin. Ainsi, j'ai choisi de consacrer ma vie à accomplir la volonté de Dieu, c'est-à-dire de ne plus définir ce que se doit d'être ma vie, mais bien de demeurer attentif à ce que la terre ou l'humanité a besoin. Oui, à chaque fois que je lis la revue Cheminement, je retrouve les mêmes idées qui m'animent, de nombreux collaborateurs qui expriment leur différence. Oui, l'on ressent un intérêt croissant chez de plus en plus d'êtres humains prêts à travailler pour un Monde Nouveau. Présentement, la plupart de ceux et celles qui travaillent pour une Nouvelle Terre sont dispersés sur la terre travaillant souvent seuls. Mais avec toutes les nouvelles revues, journaux et radios communautaires, on sent que ces changements ont commencé à créer une force qui grandit et prend forme. D'ici là, modifions notre façon de voir les gens, les événements, changeons notre attitude envers la vie. Accueillons tout ce qui est à la terre que l'on juge mauvais ou bon, comme étant une nécessité pour l'être humain afin qu'il prenne conscience de sa divinité intérieure. Créer une fraternité est depuis longtemps un espoir vivant en moi, toutefois ne cherchons pas à former des fraternités trop rapidement car l'être humain n'y est pas encore prêt. L'être humain a encore trop de souffrances à l'intérieur de lui, ce qui l'amène à vivre envie, jalousie, orgueil et à tout contrôler, c'est-à-dire tout vouloir décider croyant qu'il a trouvé la vérité. Mais en vivant des guérisons et des libérations, il sera plus en mesure de suivre son inspiration dans le fluide de la vie. Cependant, les événements qui surviendront feront en sorte que vivre cette fraternité lui sera imposé telle une loi de nécessité et sera le seul chemin à sa survie. Pour l'instant, il s'agit que chaque être humain mette ses efforts et se prépare à vivre de grands changements intérieurs afin d'être prêt à vivre les changements extérieurs. Car on peut s'attendre à de grands bouleversements sur terre qui serviront à déstructurer l'ancien afin de rebâtir sur une base solide. Car tout ce qui est extérieur est le reflet de tout ce qui est intérieur et tout ce qui est intérieur est le reflet de l'extérieur. Avant de réaliser un nouveau monde sur terre, donc à l'extérieur de nous, il s'agit de le débuter à l'intérieur. La Terre a choisi la voie vers l'Illumination et elle y arrivera avec ou sans l'être humain. C'est libérés des peurs que l'on se doit d'accueillir cette replanification de la terre qui conduira chaque enfant de Dieu, qui le choisit, vers la Terre Promise. Quelle est donc l'attitude à prendre pour faire face à ce qui nous attend d'ici l'année du début de la reconstruction planétaire en 2012 ? L'attitude serait de s'offrir à la terre pour collaborer à sa transformation vers un monde de paix et d'amour en choisissant de se responsabiliser face à toutes les créations que nous avons engendrées dans notre vie, envers nous-même et envers autrui et surtout d'accepter que ces créations ont engendré le chaos intérieur et inévitablement à l'extérieur. La terre, principe Yin de Dieu, accueillera ceux et celles qui désirent sincèrement marcher vers le futur remplis de la passion de la vie et d'une confiance inépuisable. Devenons des collaborateurs conscients ! Ne cherchons pas à définir ce que sera cette Nouvelle Terre, la façon dont elle devra fonctionner, quelle structure elle se devra d'avoir. Soyons à l'écoute de ce que la Terre dans sa grande sagesse a à nous offrir, car tout ce que l'humain définit est généralement construit d'après des concepts et définitions qui n'ont rien à voir avec la sagesse des lois de l'Univers. On entend beaucoup parler du pouvoir créateur mais si on utilise ce pouvoir pour notre propre satisfaction personnelle en espérant posséder le bonheur, la fortune, les gens, la gloire, en un mot recevoir, recevoir, recevoir, quelle sera la différence de l'ancien monde d'avec le Nouveau Monde ? Choisissons plutôt l'offrande des forces que le Créateur a déposées en nous à l'image de la rose qui offre son parfum à tous ceux qui l'approchent sans distinction de race, de couleur, d'intelligence, de performance, de beauté, aux enfants comme aux vieillards, à ceux qui sont lents comme aux hyperactifs, aux sages comme aux débutants. Perdre confiance dans le futur est perdre confiance en la vie. La vie ne cessera jamais, elle se transforme mais ne disparaît pas. Celui qui cesse d'avoir espoir, celui-là mourra, celui qui a confiance dans la vie, celui-là vivra !
Joshua et évangéline, guides spirituels Nous guidons les êtres humains qui ont choisi de faire la traversée pour accéder à leur dimension spirituelle. Nous sommes Maître de Maître Reiki, guérisseurs énergétiques, enseignants et guides spirituels. Nos outils sont : respiration consciente, Initiations Reiki et différents rituels sacrés pour faire grandir le divin en soi, traitements énergétiques, conférences privées, canalisation de la Confrérie des Maîtres du Cœur Sacré, enseignements des Lois de l'Univers et
différents éléments de conscience essentiels à la libération de l'être humain. |
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La maturité spirituelle L'éveil à une spiritualité authentique est une expérience inespérée qui nous propulse bien au-delà de nos programmations limitatives si savamment renforcées au cours de notre vie. Découvrir le moi véritable siégeant aux confins de nous-mêmes, établit dans la plénitude de la conscience pure, demeure en effet un délice que nulle autre expérience terrestre ne peut égaler. L'éveil entraîne une forme d'ivresse, un état béatifiant qui nous révèle le sens caché de l'existence et de nos possibilités inconcevables. Mais dès que les premières expériences spirituelles ont fait leur œuvre miraculeuse sur nous, la longue route vers la sagesse ou la pleine maturité s'élance vers les cimes où nul nuage terrestre ne peut assombrir la lumière de l'éternel. Le chemin de la maturité spirituelle est une longue intégration des enseignements de la sagesse éternelle. Il implique une assimilation dans le cœur des lois spirituelles et une cohérence irréprochable avec elles. L'éveil à notre pouvoir inné est une chose et la sagesse en est une autre. En vérité, sans sagesse la spiritualité peut aisément nous faire déraper dans le délire, le déni et la fabulation. Le but de notre quête à tous est de réaliser une plus haute sagesse et la révélation des grands secrets de la vie et de la mort ne suffisent pas à faire de nous des êtres forts, matures et aimants. Pour réaliser une haute émancipation, il demeure incontournable que l'esprit soit entraîné à la vacuité et que les émotions soient purifiées. La pratique de la méditation demeure « l'art sans âge » qui conduit à ces états de grâce. En effet, le recueillement quotidien dans « le temple du cœur » permet l'émergence progressive de la sagesse de l'âme. Lorsque le cœur s'ouvre, que le silence s'établit et que l'ego se retire, nos richesses enfouies émergent de notre nuit. Une femme ou un homme doué de maturité spirituelle demeure avant tout un être qui fait l'expérience continuelle de son identité supérieure. L'immaturité de l'ego s'efface paisiblement sous la lumière du grand moi; « le souverain caché », détenteur de la sagesse salvatrice. Lorsque nous retirons les vêtements de notre ego que sont les peurs, les dépendances et le besoin de pourvoir, nous découvrons en nous une force qui n'a besoin de rien. Se spiritualiser reste avant tout se départir de ce qui nous encombre et qui retient la lumière du dedans. C'est donc une démarche qui aboutira au retrait du système de pensées de victime si déresponsabilisant et à une prise en charge de son pouvoir de créer sa vie. Dans son sens plus profond, la maturité d'un être relève de l'étendue de l'expérience de l'âme. Néanmoins, l'âge physique d'une personne est une bien pauvre indication pour déterminer son degré de maturité. En définitive, cela n'indique pas grand-chose car ils sont plus que nombreux à traverser leur vie sans se questionner et sans ressentir le besoin de s'améliorer. L'amour, la force et la sensibilité nous en dit long sur la place qu'une personne occupe sur l'échelle évolutive. L'âge d'un être correspond au nombre d'incarnations et d'expériences qu'a traversé l'âme au cours de sa longue épopée terrestre. Il existe donc des âmes plus anciennes que d'autres qui se manifestent à travers des personnalités plus matures que d'autres. Les indiens qui savent si bien reconnaître ces âmes les appellent « les mahatmas » ou les grandes âmes. Autant il faut de temps à la nature pour transformer un charbon en diamant, autant il en faut pour élever l'être humain à une haute sagesse. Notre maturité correspond à ce que nous connaissons de nous-mêmes. De nos limites, de nos possibilités, de notre divinité et du sens de nos vies. Elle est également liée à notre sens des responsabilités et à notre faculté de nous assumer pleinement. L'être sage est conscient de son pouvoir créateur. Il reconnaît qu'il demeure l'artisan de son succès comme de son malheur. Il s'est libéré de ses programmations limitatives et du sentiment d'être victime, par une quête sacrée de lui-même. Il n'exige plus rien de personne, il ne demande plus rien, il ne revendique plus rien.
Paul Beaudry enseigne la méditation et le développement spirituel à son école de Montréal depuis 20 ans. Il est auteur de : Au cœur de l'être, (éd. de la paix) l'écoute du silence, Les 4 lois spirituelles et Mourir et renaître
(éd. Le dauphin blanc).
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De la chenille au papillon… La croissance de chacun de nous vers la plénitude que nous pouvons appeler la maturité suit une progression logique intégralement tissée avec l'éveil des centres énergétiques du corps. Ce que je décris ici est une synthèse de l'étude de plusieurs types de médecine traditionnelle, de voies initiatiques et de paradigmes psychologiques, ainsi que le fruit de bientôt 40 ans de travail dans ce qu'on appelle la médecine globale ou complémentaire. Je vous dessine un portrait généralisé, bien sûr, de ce qui peut être vu beaucoup plus complexe, mais je ne pense pas que nous sommes si bien servis par une attitude qui voit le corps comme étant mystérieux, incompréhensible et incontrôlable. Baisser les bras et livrer nos corps entièrement entre les mains de techniciens « qui en savent bien plus que moi ! », c'est nier notre lègue, notre propre part dans la création de notre corps, et le grand honneur et la joie de notre avenir si proche, quand nous assumons notre vraie identité de maîtres, transformant le morceau de la planète qu'est notre corps et notre responsabilité en un état lumineux… Les expériences et les traumatismes qu'on craint trop douloureux à ressentir dans chaque période de la vie sont encaissés dans le corps à des endroits précis et prévisibles. On retire l'énergie de ces points; la circulation sanguine ralentit un peu; la lymphe enlève un peu moins de déchets cellulaires; l'alimentation nerveuse diminue… Les toxines commencent alors à s'accumuler… éventuellement, on commence à ressentir de l'inconfort, des douleurs physiques et quand le corps crie suffisamment fort, on va investiguer pour comprendre ce qui se passe ! Et voici la vérité essentielle et si précieuse : chaque étape qui n'est pas solidement établie à l'âge « naturel » peut être re-travaillée quand nous sommes prêts et capables. Quand on choisit de tout simplement enlever la partie intransigeante, les toxines commencent à s'accumuler de nouveau. Si on choisit de prendre des médicaments pour supprimer les symptômes dérangeants, les toxines recommenceront à s'accumuler. Ce n'est qu'en retouchant ce qui est inscrit dans le corps qu'on le libère… Les premiers dix ans de la vie sont consacrés au développement du premier chakra. On s'affirme dans son existence physique - son incarnation. J'existe ! Le corps devient notre chez-nous - non seulement une véhicule mais aussi la carte routière de la vie que nous sommes venus assumer. Toutes les techniques populaires qui visent une guérison de l'enfant intérieur travaillent à refaire la fondation de cette première étape. La seconde décennie de vie est caractérisée par un travail sur le deuxième chakra : on apprend à manipuler la matière pour la survie du corps physique. Une carrière est planifiée. On ancre la sécurité pour être capable de prendre la responsabilité de sa propre vie. La sexualité et la créativité, deux manifestations de cette énergie du ventre, dominent la vie durant cette étape, ainsi que souvent une autre - l'attirance vers tout ce qui est idéaux et spiritualité… De 20 ans à 30 ans, nous explorons les rôles que nous avons appris : l'enfant, le conjoint, le parent, le patron ou l'employé…ce sont les relations avec les autres personnes qui sont en jeu - ce que nous avons appris à être. Le troisième chakra, lieu de contrôle et de pouvoir, est travaillé. à la fin de la vingtaine (le retour de Saturne astrologiquement), nous avons accumulé suffisamment de vie - de la matière crue - pour être capable de faire une analyse des « patterns » de la vie que nous avons créée. Typiquement, la vie nous offre une grande ouverture à la transformation dans cette période en nous bouleversant d'une façon relativement extrême : la perte d'un emploi, la séparation d'avec un bien-aimé, la maladie… ce sont toutes des occasions de réflexion et de métamorphose. Nous sommes capables à cette époque d'observer les rôles appris et par le fait même, nous devenons « désidentifiés » de ces rôles…si nous le voulons bien ! Dans la trentaine nous commençons à réfléchir sur notre chemin individuel. Qu'est-ce que je suis venu faire ? C'est quoi ma mission… ? Ceci correspond au quatrième chakra - le cœur. On dit qu'à 33 ans, Jésus a assumé la mission de son incarnation… Le cinquième chakra est celui de l'expression de soi, qui devient la question dominante de la quarantaine. La crise de la quarantaine a remplacé la crise de la cinquantaine d'autrefois, les deux reliées au réveil de l'individu, au fait qu'il a vécu sa vie en fonction des autres et à la rébellion et le refus de continuer ainsi… à cinquante ans, la tradition autochtone nous considère adultes. Nous avons recréé les modèles et les rôle parentaux, consciemment ou inconsciemment, et nous en avons tiré nos propres conclusions. Nous avons acquis tout ce qu'il nous faut pour exercer notre libre arbitre et devenir nous-mêmes - pour la réalisation de Soi (en termes spirituels) ou l'individuation (en termes psychologiques). Et ici, avec le sixième chakra, nous sommes rendus au 3e œil et au 3e cœur; nous avons la capacité de nous transformer, de gens qui imitent et répliquent aveuglement les traditions, les mœurs et les croyances des ancêtres, en des êtres prêts à assumer leurs propres vérités, qui ne bougent pas devant aucune situation ni individu… Le septième chakra et sa maîtrise nous deviennent accessibles après soixante ans ou après avoir bien établi les autres centres (le temps, de nos jours, devient un chose assez malléable). La couronne ouvre, les pieds touchent consciemment la planète - la Vie coule librement en nous. Le cœur devient le calice - le Saint Graal - où se passe l'alchimie de l'union entre la Terre et les Cieux. Nous devenons des piliers de lumière, ancrant une nouvelle réalité planétaire. L'ouverture des autres centres énergétiques du corps suit - j'ai lu quelqu'un qui nommait jusqu'à 144 centres énergétiques de l'être angélique humain ! - mais ce que je considère notre plus grand défi repose sur la maîtrise des centres incarnés en chair et os. Ce n'est que depuis les dernières générations que nous sommes plus capables d'entretenir l'idée que ça pourrait être désirable de ne pas répliquer la tradition - ancienne source de sécurité et d'honneur. Cette métamorphose est celle de la chenille en papillon. Nous ne sommes plus esclaves de la densité de la matière et nous volons, amenant toute l'histoire de notre belle planète avec nous….. Amen…..
Dawn Bramadat Un des
fondateurs de SEVA Re-Source www.sevaresource.com et gardienne de la Ferme Racine du Cœur, Dawn pratique et enseigne la médecine orientale et une variété de traditions chamaniques depuis plus de 30 ans. Son nom Bouddhist tibétain est Nawang Yangchen - celle qui possède une voix guérissante. Mère de 4 enfants qu'elle a éduqués à domicile, sa passion est de faciliter l'évolution humaine vers l'amour et l'unicité. |
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Vivre vieux ou vivre jeune longtemps Trinquons ! Longue vie à notre nouveau projet ! Longue vie à notre entreprise ! Et pourquoi pas : Longue vie à ceux qui en sont les créateurs ! Il semble bien que d'avoir une vie plus longue soit une réalité qui intéresse de plus en plus de gens. Aux états-Unis par exemple, les compagnies qui vendent des « recettes » de longévité de tout acabit font fortune depuis quelques années. C'est que les Baby Boomers arrivent à l'âge de la retraite avec beaucoup plus de moyens que les générations précédentes. Ils sont plus informés, plus sensibilisés à la santé globale et plusieurs ont de surcroît les moyens de se payer un rafraîchissement de leur aspect physique. La publicité fait miroiter les effets rajeunissants et énergisants de nombreux produits et les consommateurs finissent par se dire : Pourquoi pas moi ! Mais au fait, vivre plus longtemps, pourquoi au juste ? Voulons-nous ajouter des années à notre vie ou donner plus de VIE à nos années ? S'agit-il de reculer le moment d'une mort qui fait peur ou de profiter de la VIE, prenant conscience que l'on a peut-être passé à côté en voulant toujours atteindre quelque chose qui fuyait comme un mirage… On est devenu affamé d'une vie plus nourrissante. L'expression « Qualité de Vie » est devenue courante chez les 50 ans et plus. On se rend compte que « plus tard » et « un de ces jours » est devenu maintenant, que le présent est tout ce que nous possédons réellement et on a envie de faire durer ce maintenant dans des conditions où l'on se sentira jeune longtemps. Ce choix nous appartient car nous créons notre vie de toutes pièces et nous devenons ce que nous pensons. Je fais moi-même partie des Baby Boomers et, venant d'une lignée de femmes vivant jusqu'à un âge avancé, j'ai pour ainsi dire pris pour acquis que je vivrais très longtemps. Dans mon for intérieur, 100 ans a toujours été pour moi un minimum ; point de départ ou défi mêlé d'une certitude venant d'on ne sait où, de vivre une longue vie harmonieuse, de faire « Une belle vieille ». Je proclame cela depuis la vingtaine et je me rends compte aujourd'hui que cette programmation innocente a orienté plusieurs aspects de ma vie. J'observais les personnes âgées (et Dieu sait comme les exemples sont variés) et je choisissais quel type de femme âgée je voulais devenir plus tard : belle, pleine d'énergie et de projets pour stimuler ma créativité. Tout cela pour dire que nous sommes aujourd'hui le résultat de ce que nous avons consciemment ou inconsciemment programmé. Je connais des gens pour qui il est normal de perdre de la mobilité et de l'acuité d'esprit en vieillissant, pour qui avoir des « bobos » et prendre des médicaments fait partie de la vie d'une personne plus âgée. La santé physique et mentale commence entre les 2 oreilles. Le système de croyances et l'attitude devant la vie sont des facteurs déterminants dans ce que nous sommes aujourd'hui et ce que nous deviendrons demain. Lorsque je donne mes cours de yoga, j'ai souvent affaire à des débutants dans la mi-cinquantaine qui s'étonnent de la souplesse qu'une femme de leur âge (et même plus) peut avoir conservée. Alors je donne l'exemple de cette dame qui a commencé à faire de l'exercice vers l'âge de 50 ans et pouvait faire le grand écart à 70 ans. Libre à nous d'utiliser notre créativité à trouver des excuses pour les choses dont nous ne sommes pas fiers : notre poids, notre santé, notre condition financière, ce que nous faisons de notre vie… Mais n'est-il pas déterminant de choisir maintenant ce que nous voulons êTRE avant de nous étourdir à tout faire pour obtenir des effets qui vont PARAîTRE ? Et que voulons-nous être sinon des gens heureux, qui jouissent de la vie et apportent au monde leur contribution, qui, aussi modeste soit-elle n'en demeure pas moins unique. Ah si vieillesse pouvait ! La maturité apporte avec elle une certaine sagesse mais aucune des 2 ne vient automatiquement avec l'âge. Les « non-jeunes » peuvent devenir des « non-vieux » à la condition de laisser derrière eux les idées toutes faites et les préjugés relatifs au vieillissement. à nous d'inventer une nouvelle manière de prendre de l'âge, en beauté et en assumant ce que nous sommes en toute sérénité. Inutile de tout faire pour ne pas paraître son âge; c'est de l'énergie que nous pouvons récupérer pour jouir du moment présent. Ceci est d'ailleurs le propre des enfants; ne sont-ils pas inspirants pour nous montrer le chemin d'un bonheur tout simple ? La vie n'est pas une pratique et c'est chaque jour qu'elle se joue. Nous nous éveillons graduellement à cette réalité et devenons conscients du fait que personne d'autre que nous-même n'est responsable de notre vie et de notre bonheur. Nous avons longtemps cru à la fatalité, nous nous sommes perçus comme la victime des autres et des circonstances. Une telle attitude ne fait que créer des prématurés de la vieillesse….Les pensées négatives nous nuisent à plusieurs niveaux : elles créent une anxiété qui nous empêche de nous détendre et de jouir de la vie; de plus elles se logent dans le corps sous forme de bile et d'acide. La science a récemment démontré que la maladie ne se développe qu'en milieu acide. Comme chacun est responsable de son « terrain », c'est à nous de l'entretenir de manière à conserver un équilibre à tous les niveaux : mental, psychologique et physique. Faire un grand ménage du passé et donner toute son attention à ce qui se passe au présent sont des attitudes garantes d'un avenir où l'on pourra vivre pleinement et longtemps. Les Baby Boomers sont en somme les athlètes de la longévité car c'est la première génération qui est motivée à repousser les limites en matière de longueur de vie. Non seulement ils veulent conserver leur forme, leur santé et leur vivacité d'esprit, mais plusieurs parlent maintenant de se régénérer et de se rajeunir. Au-delà de la chirurgie esthétique, ils commencent à saisir qu'ils ont le pouvoir de retarder le vieillissement, par une attitude positive, un mode de vie qui respecte leur nature autant que La Nature et l'environnement qui fournit généreusement les éléments de la Vie. Pourquoi ne pas suivre l'exemple de ceux et celles qui nous inspirent dans ce domaine pour pouvoir aller encore plus loin….
Nicole Dumont est formatrice, conférencière et coach de vie depuis 20 ans. |
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Le quatrième âge Comme il nous est facile de le constater, la vie physique comporte des étapes, des âges. Pour nous les humains, elle commence à la conception et se termine à la mort. Entre ces deux limites, nous expérimentons un parcours qu'on pourrait diviser en plusieurs étapes répondant à différentes façons de vivre. Ce sont les âges de la vie. Habituellement, on parle de la jeunesse, de l'âge adulte et de la vieillesse comme étant les trois âges de la vie dont l'aboutissement est la mort. Mais, il en existe un autre qui vient donner un sens à cette vie sur terre, qui vient parfaire l'expérience que nous y vivons. En effet, il y a plus dans ce parcours humain que grandir, travailler et dépérir. Pourquoi faudrait-il nécessairement terminer notre cheminement terrestre par la maladie, la dégénérescence et la sénilité ? Après le 3e âge existe un 4e, un âge de sagesse et de libération. Le 1er âge - la jeunesse - constitue la préparation à la vie adulte. C'est la vie intra-utérine, l'enfance et l'adolescence. C'est la base sur laquelle nous allons édifier toute notre vie; c'est la découverte, l'apprentissage. On explore le monde en construisant son corps, en découvrant ses possibilités et en prenant conscience de son appartenance à l'univers. Le 2e âge - l'âge adulte - est une étape d'expansion, d'extériorisation. C'est l'époque du travail, de la socialisation, de l'accomplissement du rôle qu'on s'est donné. élever sa famille, participer au bien commun et, à travers ces expériences, devenir de plus en plus mature. Le 3e âge - la vieillesse - est ce qu'on appelle abusivement l'âge d'or, une étape d'intériorisation et de contraction. C'est le temps de la retraite où on se retire de la vie active, où on devient de plus en plus seul. C'est une belle période de retour vers soi et de compréhension mais aussi une période de maladie et d'affaiblissement physique plus ou moins grand selon le genre de vie qu'on a mené. Idéalement, cette étape devrait s'achever dans la sérénité, mais ce n'est pas toujours le cas. Le 4e âge - qu'on pourrait appeler l'accomplissement ou la réalisation - est l'âge de cristal, l'étape de la libération et non de la dégénérescence comme on le pense habituellement. C'est la dernière étape, celle de l'intégration de tout ce qu'on a vécu. C'est par cette intégration qu'on réalise le véritable sens de sa vie et qu'on s'accomplit totalement. On acquiert ainsi la sagesse conduisant à la libération totale de toutes limitations. Les deux premiers âges ont une action centrifuge de conscience et d'union à l'univers extérieur tandis que les deux derniers ont une action centripète de conscience et d'union à l'univers à l'intérieur de nous, à notre être véritable. Beaucoup meurent avant d'avoir atteint le 3e âge et presque tous n'atteignent pas le 4e. Ceux et celles qui y parviennent deviennent des maîtres et des exemples à suivre. Plusieurs vont demeurer enfants ou adolescents toute leur vie alors que d'autres seront matures et sages tout en étant encore dans l'enfance ou l'adolescence. Certains vont continuer d'être actifs socialement pendant leur vieillesse et quelques-uns vont s'assagir sans pour autant parvenir à la pleine libération. Ceux et celles, rarissimes, qui y parviendront auront réussi à maîtriser leur vie parfaitement. En ouvrant leur cœur et leur esprit à l'amour et à l'authenticité, ces êtres auront su exprimer pleinement leur potentiel divin. Je vous souhaite de vivre ce 4e âge et de vous épanouir en pleine conscience et en parfaite santé. Selon moi, conscience et santé sont synonymes et l'une ne va pas sans l'autre. Et comme le disait si bien le sage Tarthang Tulku, « Parfaite santé et plein éveil sont en réalité la même chose. »
Laurent L'écuyer, naturo-hygiéniste, naturopathe et iridologue | ||
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Le Show de l'heure Les choses sont plutôt mornes et tristes suite à l'annonce de l'assasinat du président Kennedy en novembre '63 en plein milieu d'un cours d'anglais donné par une Miss Chambers en larmes. Il faut comprendre son déssarroi, elle est originaire de Boston USA tout comme le chef de la maison blanche. En août lors d'un grand rassemblement, Martin Luther King prononce le discours « I have a dream » lors d'un grand rassemblement contre la ségrégation et voilà que son seul défenseur à la tête du pays meurt assasiné. Les droits humains battent de l'aile. L'espoir de réaliser une Amérique libre avec l'émancipation totale des noirs se referme, on est plongé dans la confusion. Les rumeurs persistantes de conspirations fusent de toutes parts. Nos cœurs en deuil sont lourds de questionnements. Le climat social paranoïde de l'époque rivalise avec le froid d'un hiver rigoureux pour rendre la vie « presque insupportable » à l'ado sensible que je suis. Des tensions dans la jungle du Vietnam laissent entrevoir une augmentation des effectifs armés. Même les vacances de Noël cette année-là ne parviennent pas à faire oublier complètement l'horreur des scènes vues sur le petit écran. Mais un certain jour du début de février '64, entre le (x+y) x (x-y) = x d'un cours d'algèbre ennuyant et la traduction en latin d'Homer (pas celui des Simpson's), mon monde se transforme. à la récréation, seul soulagement temporaire à la monotonie des cours, naît ce jour-là un véritable raz-de-marée de chuchotements et d'échange d'informations qui déborde sur le cours de géographie. Psst ! Psst ! Les Beatles…Tu connais ? Un nouveau groupe de musique britannique allait être consacré dimanche soir au temple du Ed Sullivan Show. LE SHOW de l'heure. Y fallait surtout pas manquer ça ! Le lundi matin suivant, même les plus studieuses d'entre nous échangent des informations palpitantes sur ces quatre beaux gars qui ont déjà ravi nos cœurs et nos oreilles. Quelle adolescente ne fond pas devant un « I love you ya ya ya » chanté ? Un nouveau mot nait, « Beatlemania ». Plus personne n'ignore sa signification. L'enthousiasme bruyant sur une musique originale et des paroles innocentes de ces 4 gars pourfendent les lourdeurs politiques et les tensions sociales pour apporter fraîcheur, joie et beauté, le tout emballé d' AMOUR douillet. Le « I have a dream »reprend forme dans leurs mélodies audacieuses. L'esprit d'ouverture et de justice renaît sous les traits d'un groupe pop venu d'un Liverpool terne et brumeux. Partout où ils posent les pieds c'est le délire. Quand on cherche à les apercevoir le soir au téléjournal gris et sombre lors d'un concert dans une grande métropole, le noir et blanc de nos petits écrans éclate de couleur. Ils ont beau être habillés de noir, c'est la couleur à l'état pur qu'ils véhiculent dans nos cœurs et nos esprits. Les images intérieures et les paysages fantastiques créés par la fusion réussie des mots et des sons nous transportent ailleurs dans un univers plus léger. Ce mouvement de bien-être nous pousse à vouloir VIVRE AUTREMENT, hors des sentiers tracés et prévisibles. Plus les commentaires indignés de nos parents et des nombreuses figures d'autorité fusent concernant la longueur des cheveux de nos idoles ou leur habillement outrageusement excentrique, plus notre amour et notre intérêt grandissent. L'espoir de la réalisation du rêve est né. Plus rien de nos vies rangées et rigides de l'avant Beatlemania ne persiste. Ils balayent tout conformisme d'un « Beat…» nouveau et recherché et nous entraînent dans une aventure sonore qui se poursuit encore 40 ans plus tard. L'expérimentation de sons et d'arrangements musicaux osés qu'ils initient dans les années soixante repoussent encore les limites du « Pop/ Rock ». Leurs grands talents de paroliers et de compositeurs ouvrent la porte à une culture parallèle et à l'abolissement des frontières nationales musicales pour unir l'Occident et l'Orient dans une fusion sonore qui fait encore travailler bien des mucisiens. De grandes orchestrations, des styles musicaux alternatifs ou à tendance ethniques voient encore le jour sur l'impulsion des compositions des « Fab Four » ( les Beatles). De nouvelles valeurs internationales et universelles se conscientisent portées sur l'onde de ces sons inusités qui obligent à enfin « éCOUTER » la musique. LE SON. Quand l'oreille s'ouvre à l'écoute libre intériorisée, le son se fait prophète et pélerin autant pour les jeunes en mal de direction que pour les « grands » ayant perdu le nord. L'héritage des Beatles sert encore toute la jeunesse de cœur et d'âge qui vibre et se nourrit au puits universel du « SON » qui, intériorisé, conduit inévitablement au « SILENCE ». Le mot « OSER » et se donner à 100% résume bien l'esprit de ce groupe légendaire. En '63, George Harrison relate ainsi les débuts du groupe, « We had this amazing inner feeling » (« Nous avions un étonnant sentiment, une formidable intuition ») ( trad.libre) énoncé simple sur cette lumière intérieure qui les porte. Cette flamme qui les unit est la « passion musique ». Le génie des Beatles réside dans cette conviction profonde d'avoir quelque chose à dire et à faire et de passer à l'action sans s' attacher au « résultat ». à tour de rôle, chacun porte le flambeau du groupe. Je les voit ROUGES. Rouge passion. Le rouge du sang qui pulse dans les veines au rythme musical de la vie qui coule. Leurs créations brillantes et bien ancrées dans la terre allument encore bien des chandelles. Il y a plus de 50 ans que la passion est née au cœur de John, Paul, Georges et Ringo. Les commentaires enthousiastes suivants ont été recueillis auprès de personnes de 13 à 82 ans. C'est donc dire à quel point, malgré la grande disparité d'âge, chaque décennie a entendu parler, a écouté et reste touchée par la musique de ces grands passionnés. Maxime R.M. ( 13 ans) adolescent « La musique des Beatles est joyeuse. ça me met de bonne humeur de les écouter. Let it be… dédramatise la vie et ça me fait aussi un peu pleurer. Imagine… me plonge dans la tristesse du monde actuel et de ce qu'il pourrait être. .. Lucy in the sky… c'est penser à quelqu'un que j'aime… someone I care about…. » Rachel R.B. Maman de trois enfants « C'est une musique qui m'apporte de la joie, mes préférées sont Julia et surtout Lady Madonna, c'est une maman seule tout comme moi… la plus grande leçon, le lâcher prise indispensable à la vie… Let it be ». Bobby Gauthier, gérant chez Renaud Bray « Une de mes collègues de travail (début vingtaine), sans que l'on se consulte, me disait qu'elle n'arrêtait plus d'écouter « Abbey Road ».…. Eleanor Rigby (les paroles qui créent le plus d'images) me rend généralement mélancolique. Et souvent, je garde en arrière-plan un souvenir précis : moi et Martin, mon ami, dans le sous-sol en pré-fini, en train d'écouter Revolver ou Rubber Soul, et de faire du « air-drum » sur toutes les pièces sans se tromper d'un seul beat…» Gilles Bédard, musicologue Inerson www.inerson.com « Au tout début, pour moi, les Beatles, c'était un son, une porte sur un monde imaginaire et magique, un ressenti sur lequel je ne pouvais mettre de nom. Et, c'est cette dimension qui m'interpellait et qui fut à l'origine de ma quête du son. Strawberry Fields Forever, qui a été la toute première chanson que j'ai apprise à la guitare…est l'essence même de la création et du génie non seulement des Beatles mais aussi et surtout du travail d'arrangeur et de réalisateur de George Martin, le catalyseur de leur créativité. (Les Beatles représentent )…le plaisir et la liberté, mais aussi le goût du dépassement, l'audace de changer l'ordre établi, d'innover et de surprendre ! » Louis Perron, artiste peintre « écouter leur musique me donnait l'impression de vivre le temps d'une chanson dans un cocon feutré. Un espace musical sensuel et douillet …mes chansons favorites … Here comes the sun … Michelle ma belle … ballade calme, rassurante … Sgt Pepper (40 ans cette année) m'a véritablement transporté hors du confort ennuyeux des mélodies à la mode… la musique m'apportait un sens de l'humour par la prise de conscience que le son pouvait être imaginatif, éclaté et nous transporter dans des espaces hors de l'imaginaire. J'aimerais ré-entendre leur compositions originales traitées de façon orchestrale ou symphonique pour redécouvrir les mondes feutrés et hors sentier qui ont accompagné ma découverte de la musique contemporaine. » Rollande Boivin, écrivaine « Même si j'étais plutôt tournée vers les boî;tes à chansons à cette époque, les Beatles ont tout de même occupé un espace musical important par le biais de mes jeunes frères et sœurs. Toute la maisonnée en était imprégnée. J'ai aimé danser sur leur musique… On ne peut rester insensible aux mots de Let it be ou Imagine. Marcie Lapierre, 10 fois arrière-grand-mère « All we need is Love…remains a true factor to-day. During the War we lost a giant in orchestra leaders, Glen Miller. As for the music it is typical of the 50's. We were still very much conscious of WWII and the songs Yellow Submarine, and Love you ya ya represented the beat of swing that was then popular dance music. Yesterday, which is still played by all symphony orchestras is perhaps my favorite. We were very impressed by the presentation of their lives by the Cirque du Soleil. Love you y… » Toute création exige de sortir des sentiers battus. La zone de confort douillette doit être quittée sans quoi l'humanité entière est privée de l'apport courageux de notre création libre. Tout comme pour les Beatles, il est impossible de décrire la couleur ROUGE sans utiliser de comparatifs. Quand on EST tout simplement on est PASSION on EST forcément ROUGE ancré et vrai. On se passe de comparaisons. Le rouge, associé à la MATURITé est en lien étroit avec l'Ermite, neuvième lame du tarot, représentant la récolte et l'ensemencement. Les Beatles ont semé à tous vents. Nous en récoltons encore les fruits. Mais, que semons-nous pour nourrir les sept prochaines générations ?
Suzanne Rémillard, Directrice-fondatrice du centre l'Instant Présent, dédié aux Arts, Santé et Spiritualité,
à Montréal. | ||
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La voie des Beatles C'était le 9 février 1964. J'avais quatorze ans et ma vie allait changer pour toujours. Je n'oublierai jamais cette soirée. Mon père était assis sur sa chaise berçante, ma mère sur la sienne. Moi j'étais assis par terre, directement devant le petit écran, anxieux. Et quand Ed Sullivan eût à peine prononcé le nom du groupe, « Ladies and Gentlemen, The Beatles ! » le temps s'arrêta. C'était l'alchimie ultime. Dieu se manifestait sur la terre par le son. C'était l'expérience mystique semblable à celle des shamans indiens. Je sais que cela peut sembler exagéré pour décrire une simple prestation d'un groupe de musique pop, mais pour le jeune adolescent que j'étais, les Beatles étaient vraiment les envoyés de Dieu. Je me rappelle que dans mon enfance, durant les années 50 et au début des années 60, la seule religion au Québec était le catholicisme. évidemment nous savions qu'il y avait ailleurs des gens qui suivaient d'étranges religions, mais il s'agissait de païens, d'ignorants et de sauvages parce que tout le monde savait que la seule religion, c'était l'église catholique. Les maî;tresses d'école nous prévenaient d'être très prudents quand il nous fallait passer devant la seule église protestante de Saint-Eustache, parce qu'à l'intérieur, les gens battaient Jésus avec des fouets. C'est malheureusement une histoire vraie… pas les fouets, mais l'histoire des maîtresses d'école. Mais elles l'avaient aussi entendue raconter auparavant par leurs propres professeurs et les prêtres catholiques sans jamais prendre la peine d'en vérifier le fondement. De toute façon, qui étaient-elles pour oser questionner la seule vraie religion ? Nous devions donc traverser la rue et marcher sur le trottoir opposé. Heureusement, les Beatles sont arrivés et ont favorisé l'éveil de notre conscience de plusieurs façons. La musique pop s'est élevée au niveau de l'art et est devenue par le fait même un langage universel. Le monde entier était enfin réuni autour de créateurs. Des artistes. Et quand nous avons appris que les Beatles s'intéressaient à la Méditation Transcendantale, cette démarche s'inscrivait dans une perspective universelle d'éveil de la conscience, d'ouverture de l'esprit. C'était tout à coup permis. Ils étaient les Beatles et si les Beatles le pouvaient, nous le pouvions aussi. Certains choisirent la Méditation Transcendentale, comme eux, d'autres, Guru Maharaji. Mais l'Inde avait parlé. Et les Hare Krishna étaient aussi en ville. Bien que d'allure étrange, la philosophie et le chant des mantras s'appuyaient sur des écrits plusieurs fois millénaires - la Bhagavad-Gita, le Shrimad-Bhagavatam, le Chaitanya Charitamrita, les Upanishad, les Vedas…. George Harrison et les Beatles avaient ouvert la porte de l'Inde et de la sagesse éternelle, d'un savoir plusieurs fois millénaire. Et de sa musique aussi à travers les disques de Ravi Shankar. Il est important de se rappeler encore une fois que dans les années 60, l'Amérique était presqu'exclusivement chrétienne ou juive et contaminée par la notion restrictive de « peuple élu », que toute autre religion relevait du paganisme et que seul le dieu d'Abraham et de Moïse était réel. Comme si Dieu Lui-même n'avait rien à voir avec la Bhagavad-Gita ou les Védas. Comme si Dieu ne s'était limité qu'à la Bible, à la Torah ou au monde occidental. Avec l'arrivée des Beatles, c'est un espoir nouveau qui prenait naissance. La vie pouvait être différente. Dieu existait toujours, mais il était universel, juste et il prenait plaisir à sa création. Fini le concept barbare de la culpabilité imposée dès la naissance et de la damnation éternelle, Dieu nous permettait enfin d'accéder à une connaissance supérieure et à la compassion envers toutes formes de vie, comme le décrit ce verset de la Bhagavad-Gita : Le fait d'être dénué de crainte, de purifier son existence, de cultiver le savoir spirituel, de faire la charité, d'étudier les textes sacrés, d'être maître de ses émotions, d'être simple, non violent, véridique, sans colère et sans convoitise, de pratiquer le renoncement, d'éprouver de la compassion pour autrui et de l'aversion pour la critique, d'être serein, doux modeste, animé d'une ferme détermination, d'être énergique, pur, enclin au pardon, doté de force morale mais dénué d'envie et de soif des honneurs, toutes ses qualités transcendantales sont le propre de l'être dont la nature est divine (Chap. 16, verset 1). Et si nous devions œuvrer pour un monde meilleur, ce ne sont certes pas richesses et loisirs qui seraient le propre de ce monde parfait, mais bien les qualités de ceux qui en font partie. Il n'est peut-être pas possible en une seule vie de développer toutes ces qualités, mais au moins, le programme est bien établi. Et nous pouvons être reconnaissants aux Beatles d'avoir ouvert pour plusieurs d'entre nous une porte qui mène à la spiritualité universelle et à la possibilité de cheminer selon notre quête personnelle, selon notre relation propre avec Dieu, avec l'énergie première qui imprègne notre univers, peu importe le nom que vous lui donniez. Michel Laverdière Fan incontestable des Beatles, Michel Laverdière œuvre dans le domaine musical à titre de producteur à la maison XXI-21 Productions inc. Il est membre depuis plusieurs années de Réseau québécois des amis des Beatles, aujourd'hui rebaptisé Beatles-Québec. Il a eu l'immense bonheur de rencontrer John Lennon lors du Bed-In à Montréal en 1969 et d'interviewer Paul McCartney en 1995. S'intéressant à tout ce qui se dit et s'écrit au sujet des Beatles, principalement au niveau de l'héritage spirituel que ces derniers nous ont laissé, monsieur Laverdière a mis la main sur le livre The Beatles Way de Larry Lange pour qui le succès des Beatles repose sur quelque chose de bien plus qu'un essor musical fabuleux. Il est un exemple d'attitude, de persévérance, de vision, d'atteinte d'objectifs. Il est une démonstration unique de la force de l'esprit des Fab Four et de leur force spirituelle. Pour Michel Laverdière, ce livre est un véritable coup de cœur. N'étant pas disponible en français, il propose alors aux éditions Le Dauphin Blanc de le publier. La voie des Beatles - Leçons de sagesse et de succès au quotidien - voit le jour à l'automne 2005. | ||
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Regarder à l'intérieur Votre passion est aussi personnelle que vos empreintes digitales. Personne ne peut ni vous imposer, ni vous évoquer une passion. C'est là, à l'intérieur, tout comme les battements de votre cœur. Ce sont la et/ou les choses qui comptent réellement pour vous, pour lesquelles vous tapez du poing sur la table. Ginger Chiang de Taiwan appelle cette reconnaissance intérieure de notre passion « vie consciente. » Elle dit qu' « elle a découvert ses passions en se demandant ce qui la rendait la plus heureuse. » Ginger travaillait pour un prestigieux magazine d'affaires et de politique. Mais, après avoir réfléchi à ce qu'elle aimait réellement dans son travail, c'est-à-dire organiser, prévoir et projeter, Ginger a décidé de quitter son poste de haut-vol pour diriger une association à but non lucratif de cyber-enseignement. Aujourd'hui, elle n'a aucun regret quant à ses 14 ans de journalisme. Elle dit qu'au contraire, « les années qu'elles a passées dans ce travail lui ont donné les compétences dont elle avait besoin pour vivre la vie qu'elle mène maintenant. Beaucoup de gens ne réfléchissent pas à la façon dont ils vivent. Ils vivent dans une routine et ne sont pas conscient du pourquoi ils font ce qu'ils font. Il faut un effort pour découvrir ses passions. Quand on aime beaucoup quelque chose, on a du plaisir à le faire et on s'investit dedans. » Source : http://femmesaujourd'hui.com/relationships/ live_passion.html par Stacy Wiebe avec Heather Haris (Canada), Meena Narayan (Nouvelle Zélande), Isabel Rolan (Brésil), Olga Taranova (Russie), Joanne Thomas (Angleterre) et Joy Wan (Taiwan). Stacy Wiebe est éditrice de truthmedia. | ||
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Le haut idéal « Tout idéal, quel qu'il soit, possède une vertu magique, car nous sommes liés à lui et il nous communique quelque chose de sa quintessence. Si cet idéal est élevé, il nous apporte sans cesse des particules et des courants bénéfiques : puisque nous l'avons formé, puisque nous pensons à lui et que nous l'aimons, il est toujours là pour améliorer les conditions, et c'est ainsi qu'un jour nous trouvons dans notre vie les nouvelles conditions que cet idéal a créées. Mais pour cela, il faut que nous l'aimions, que nous pensions à lui, que nous le nourrissions et que, malgré son immensité et la distance qui nous sépare de lui, nous ne cessions de le bercer dans notre cœur et dans notre âme. »
Omraam Mikhaël Aïvanhov
Le haut idéal (livre) | ||
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Réussir sa vie
M. Michel Ouellet, photographe Après 20 ans de service pour le Mouvement Desjardins, je quitte mon emploi pour réaliser mon rêve, celui d'avoir mon propre studio de photographie. Je suis un cours de démarrage d'entreprise à l'automne 2000 au centre de formation professionnelle de la Commission scolaire des Monts-et-Marées. Par la suite, je m'inscris à un cours de multimédia, d'une durée de dix-huit mois, donné au Cégep de Matane et comprenant un stage de deux mois chez un photographe professionnel. Après cette période de formation, j'en étais rendu à l'étape de finaliser mon plan d'affaires et à trouver du financement. Le 6 décembre 2002, c'est le grand jour, l'ouverture officielle de mon studio sur la rue Saint-Pierre. Beaucoup d'heures de travail séparent le moment de mon départ de la caisse à la concrétisation de mon rêve mais quand on croit en ses possibilités et qu'on a confiance en la réalisation de son projet, il ne faut jamais baisser les bras. à toi qui démarre un nouveau projet de carrière, beaucoup de travail t'attend mais pense à la joie et à la fierté que tu auras une fois toutes les étapes franchies. La formation, c'est important pour réaliser nos rêves !
Source :
www.formation-matane.qc.ca/index.php?page=temoignages | ||
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Réussir dans la « sa » vie On a réalisé tous nos rêves, réussi sur les plans professionnel et social et pourtant, on demeure insatisfait? C'est peut-être parce qu'on s'est perdu de vue. Si on revoyait notre système de valeur ? Marie est une femme intense et profonde de 43 ans. Brillante élève en architecture (pour plaire à son père), elle se marie assez jeune et décroche un emploi stable (pour entrer dans le moule). « J'avais toujours fait ce que mes parents et la société attendaient de moi, dit-elle. à 29 ans, j'en ai eu assez : j'ai divorcé et j'ai complètement changé d'orientation professionnelle. Par la suite, je me suis beaucoup cherchée dans l'expérience du travail : je suis devenue workaholic. Au fond, je courais dans tous les sens pour trouver qui j'étais. » « Un bon matin, on m'a offert un poste de vice-présidente. Là, je me suis demandée où je m'en allais, quel était le sens de ma vie. Est-ce que j'avais vraiment besoin d'une plus grosse job ? Est-ce que je voulais avoir deux maisons, trois autos, des robes à 500 $ ? J'ai amorcé une remise en question majeure, la fameuse crise de la quarantaine. ça été le début de mon renouveau spirituel. J'ai réalisé que mes valeurs étaient vraiment celles du cœur. Aujourd'hui, je me sens plus libre que jamais. J'ai un style de vie plus dépouillé qu'avant, mais mon rapport aux autres est de plus grande qualité. J'ai une vraie expérience d'éveil de la conscience. Je sens que je ne fais plus qu'un avec la vie. Pour moi, c'est ça, être en vie. » Certains d'entre nous se reconnaîtront peut-être dans le cheminement de Marie. C'est que l'ultramatérialisme des dernières décennies, qui mettait l'argent et la réussite professionnelle et sociale au centre de nos valeurs, nous a laissés sur notre faim, avec un sentiment de vide intérieur. |
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Le don de la maturité À travers chaque étape de la vie se retrouve une opportunité de découvrir un nouveau cadeau. Comme si une porte s'ouvrait graduellement pour nous révéler un horizon inattendu sur nous-mêmes qui jusqu'à ce moment nous était demeuré inaccessible. Notre esprit d'aventure et notre curiosité innée devraient saisir cette chance pour renouveler notre sentiment d'amour de soi à travers ces nouvelles opportunités de découvertes. Cependant la société dans laquelle nous vivons rend souvent cette tâche difficile lorsque la majorité se laisse convaincre d'adopter une croyance qui glorifie ou dévalue certaines étapes de la vie par rapport à d'autres. De nos jours l'idée de la maturité semble plutôt sombre, surtout lorsque nous sommes assaillis continuellement par des vendeurs de rêves qui s'acharnent à la comparer avec l'éclat de la jeunesse, persistant à garder l'emphase sur un mode de pensée axé sur le matérialisme et la consommation. Mais la course incessante de paraître jeune à tout prix cache un malaise réel, surtout lorsque nous nous laissons influencer par les conjectures de l'établissement pharmaceutique et médical qui tente de nous convaincre que la maturité signifie nécessairement la maladie. Les réajustements graduels que nos corps subissent sont perçus comme des menaces qui doivent être camouflées à tout prix, alors que l'angoisse rattachée au vieillissement devient une obsession presque journalière. Avec une telle conviction, qui oserait vouloir avouer avoir atteint l'âge de la maturité ? Nos croyances Toute expérience de vie est basée sur la perception que nous formulons suite à l'ensemble de nos convictions. C'est le montage particulier de nos croyances formées à partir de notre conditionnement, nos tendances individuelles et nos formes de jugements qui façonnent la réalité que nous vivons à tous les jours. Si nous désirons transformer notre réalité, nous devons en premier lieu renouveler les idées qui sont ancrées depuis longtemps dans notre inconscient. Nous sommes tellement habitués de nous laisser influencer par nos dirigeants sociaux et religieux, les médias et les experts de tous genres qu'en tant qu'individus la majorité a presque perdu la capacité de penser pour soi. Tout ce qu'ils veulent, tout ce qu'ils font et tout ce qu'ils pensent vient d'une autorité en dehors d'eux-mêmes et ils sont convaincus que ceci représente la norme. La liberté individuelle de pensée est menacée et à moins que nous ne retrouvions notre pouvoir intérieur, la confusion sur qui nous sommes va continuer de nous aveugler; car c'est vraiment un manque de connaissance de soi qui est à la base de tout déséquilibre. Mais découvrir qui nous sommes et réclamer notre pouvoir individuel demande de prendre responsabilité pour soi-même, et l'idée de ne plus avoir quelqu'un d'autre à blâmer pour nos désillusions entraîne souvent une peur inconsciente. Sommes-nous prêts à envisager une attitude plus positive face à l'étape de la maturité ? Si oui, il est temps de renoncer aux fausses idées qui limitent notre croissance individuelle. Il est temps d'embrasser cette nouvelle liberté qui s'offre à nous et qui devrait être basée sur le respect, l'appréciation et l'acceptation de soi. Certaines coutumes anciennes célébraient déjà cette étape de la vie et savaient reconnaître la sagesse accumulée à travers une vie vécue. Un acte de liberté La maturité représente le temps idéal pour explorer la dualité de notre être plus à fond, accueillant d'un côté la nouvelle image que notre corps nous offre et d'un autre côté, se réveillant à l'aspect spirituel que nous avons si souvent négligé. Il n'est jamais trop tard pour se réinventer et adopter de nouvelles croyances qui s'alignent plus étroitement avec qui nous sommes devenus. Renoncer à nos anciennes idées programmées qui ne cessent d'imposer leurs exigences sur nos joies est un acte de liberté qui signifie que les craintes, les tourments et les restrictions de notre jeunesse ne s'appliquent plus désormais. L'heure est à la gaieté, à la redécouverte de la grande simplicité de la vie, non au regret du passé. Les trésors que nous avons accumulés suite à nos choix de vie deviennent évidents à mesure que l'épanouissement de notre jardin de vie révèle les fruits mûrs de nos expériences, que l'on se doit de savourer au lieu de les laisser se dégrader dans le sol de nos nostalgies ou de nos préjugés. Liens d'amour Et notre âme va retourner chez soi un jour, rapportant avec elle des cadeaux, des récits d'aventures et des gâteries comme souvenirs de ce beau voyage qu'elle avait entrepris dans un corps humain. Les liens d'amour qu'elle aura formés lors de cette expérience de vie unique viendront ainsi ajouter une autre page dans son livre d'histoire de vie éternelle. La maturité nous accorde finalement le temps et l'opportunité de nous éveiller au plus grand amour de notre vie, en formant un lien conscient avec notre âme, la source même de l'amour éternel qui anime notre existence éphémère. Bonne maturité à tous et chacun.
Gisèle Bédard |
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Vieillir … sans devenir vieux ! Vieillir est un mot à double sens. Le premier sens est grandir et le second, dépérir. Grandir signifie augmenter, non seulement sa taille physique mais aussi son âge, sa connaissance, sa sagesse. C'est un plus. Dépérir signifie réduire, perdre sa santé, ses facultés. C'est un moins. Ainsi, la vieillesse devrait-elle être considérée comme un état de grande maturité alors que le vieillissement serait un état de dégénérescence. En vieillissant, nous pouvons soit grandir, soit dépérir. Et nous avons le CHOIX, celui de rester jeune toute notre vie ou de devenir vieux. Oui, nous avons ce pouvoir de choisir quel genre de vie nous voulons vivre. Si nous entretenons des pensées créatrices, des pensées d'amour, nous choisissons la sérénité. Si par contre nos pensées sont destructrices et haineuses, nous choisissons la sénilité. Si nos sentiments sont joyeux et confiants, nous voilà partis pour le bonheur. Mais s'ils sont amers et inquiets, c'est le malheur qui nous guette. Et si nos gestes sont justes et sincères, nous rayonnerons de santé alors que nous deviendrons de plus en plus malades s'ils sont inadéquats et mal intentionnés. Pour demeurer serein, heureux et en santé toute notre vie, même jusqu'à un âge avancé, ces principes de base sont très importants. Surveillons donc nos pensées, nos sentiments et nos gestes. Soyons conscients que ceux-ci peuvent nous guérir ou nous empoisonner. Des pensées pures, des émotions saines, des actions justes, voilà le secret de la santé mentale, émotionnelle et physique. Les trois sont importantes et se complètent les unes les autres. Longue vie de bonheur !
Laurent L'Écuyer |
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Tout n'est que passion
La Passion ! La vie est passion, essentiellement passion, dit-on. Mais, au fait, qu'est-ce donc que la passion, celle qui se loge tout au fond de notre esprit, et remplit nos vies ? La passion s'établit comme celle qui résume les « états affectifs et intellectuels assez puissants pour dominer la vie de l'esprit par l'intensité de leurs effets ou par la permanence de leur action ». À ce sujet, le « petit Robert » est catégorique. La force de la vie se note donc dans l'intensité des effets, la permanence des actions qui dominent, qui marquent le cheminement des êtres. De fait, la passion agit comme l'inlassable goutte d'eau qui tombe au même endroit, comme le mouvement impétueux de la rivière qui coule et polit sans cesse les pierres sans même savoir quelles formes ressortiront de cet inlassable, presque éternel geste de persévérance. La passion de voir le monde différemment La passion habite toute vie, bien évidemment avec l'empreinte d'une intensité variable. Les gens ne peuvent pas tous ressembler à un Vincent Van Gogh qui, à cause de l'incompréhension des autres, s'est tué à prouver qu'il avait bien raison de voir le monde différemment des autres. Ce visionnaire incompris, se manifestait si passionné de son art qu'il en oubliait les choses essentielles à sa propre vie. Que dire d'un Marc-Aurèle Fortin si passionné, si brûlant d'un seul désir de peindre coûte que coûte, sans se soucier d'autres réalités ? Il en abandonnait sa vie aux mains des autres, jusqu'à devenir isolé, misérablement oublié de tous. Même sans jambes, il illustrait de façon ferme son désir le plus ardent de peindre, avec sa vision intérieure, les paysages grandioses sertis des grands arbres et des ciels pleins de mouvement de Ste-Rose et des environs. Plus rien n'existait pour lui que cette passion qui dominait sa vie, son esprit. Tout n'est que passion Il serait bien difficile de trouver plus grande passion que la vie de ces deux êtres, à des époques différentes, mais en fin du compte animés d'une passion à la fois semblable et si dramatique. Sans prétendre partager une telle passion, pouvons-nous vraiment vivre sans passion ? Est-il possible de ne pas vivre des états affectifs et intellectuels assez puissants pour dominer la vie de l'esprit ? Pourrais-je dire encore, comme Pascal, avec toute la sagesse qui le caractérisait en son temps, que « seule la nature qui n'est pas sensible n'est pas susceptible de passion » ? La passion se positionne tellement comme un élan puissant de vie qu'il demeure peut-être possible que la nature croisse avec passion… Tout n'est que passion Que voilà de grands propos pour vous introduire dans ma propre passion de créatrice et d'enseignante, depuis 30 ans de carrière ! Je crois que je vis, dans les étapes de toute ma carrière, un besoin vital, une passion de créer, d'interpréter, de façonner le monde à ma façon, dans un langage qui m'est propre. Une passion m'habite de transmettre aux autres un coffre d'outils artistiques bien garni, basés sur des techniques anciennes et modernes. Mais j'ai d'abord et surtout le goût de m'exprimer, de créer, avec autant de force que celle qui se manifeste depuis nombre d'années. Transmettre cette énergie de passion Chacun sent le besoin impérieux de transmettre son énergie. Je tente de le faire au meilleur de mes talents. Je tiens à transmettre cette énergie et ce plaisir qui m'habitent par le biais de mon enseignement, de mon écoute, de mes efforts incessants d'allumer ce feu de la passion artistique chez les peintres que je côtoie. Je vis de ce plaisir de voir cette étincelle dans les yeux des autres, quand ils pensent avoir compris les secrets des grands passionnés de l'art et quand ils découvrent que les secrets n'ont pas de cesse du premier coup de pinceau jusqu'à l'œuvre réalisée. Finalement la passion de l'enseignante atteint son comble quand celle-ci voit se réaliser le désir de chacun de ses peintres d'exprimer son savoir, son ressenti, son enthousiasme et ce courant d'énergie positive qui ne ment pas, ne triche pas, à toute heure du jour et de la nuit. Sans passion, que d'intenses vies n'auraient pas fleuri ! Que de grandes réalisations n'auraient pas éclaté ! Que de grandes œuvres n'auraient pas été portées aux yeux de l'humanité, et d'abord aux regards des gens de notre siècle !
Rita Godin, |