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| Volume 11, numéro 4 / mars-avril 2008 |
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Au cœur de notre existence Le bonheur et la sagesse Par Lynne Cardinal
Lever l'ancre
Le corps physique
L'essense du corps
La méditation
À moi Renée, Francine, Chantal…
L'impact sur le corps
Le corps et l'exercice
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Il existe un tunnel… Poésie Soumis par Carmen Fex
L'herboristerie
Au fil des saisons
Le printemps, saison de renouveau
Les secrets d'une belle peau
Le nettoyage… intérieur
Le toucher et le massage
L'afflux de sève
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Édito Harmonie et intégration Par Manon Duguay
L'être dans son corps
Cheminer dans la vie
La nutrition
Chronique ici et maintenant
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ÉDITO Harmonie et integration Cette année Cheminement offre des pistes pour harmoniser et intégrer toutes les facettes de l'être vers une ouverture sur lui-même et sur le monde. J'ai lu et étudié d'autres revues. J'ai apprécié ces artisans du mieux-être qui travaillent à partager leurs découvertes dans leurs différentes perspectives. Je salue le travail de Vivre, Mieux-être, Vie & santé, Vitalité Québec, l'émeraude, le Journal vert et Bio-Bulle qui contribuent par leur engagement à nous faire cheminer dans notre évolution personnelle. Le tirage de la distribution combinée de nos publications se chiffre à près de 200 000 copies. Il est terriblement excitant de constater qu'il y a beaucoup de monde au Québec qui chemine vers le bien-être et la réalisation de soi ! La qualité du travail de mes collègues transforme l'exercice de sélection des articles en vrai défi. Que de déchirements d'avoir à ne pas choisir, souvent par manque d'espace, des dizaines d'articles que vous avez soumis. Finalement, nous nous sommes laissés guider par le besoin de refléter au mieux les différents aspects de l'être dans sa totalité. Quels sont donc les mots clés qui nous parlent de l'harmonie et de l'intégration de l'être dans son corps ? C'est à la conclusion de notre entretien avec Marie Lise Labonté, auteure et créatrice de la méthode de libération des cuirasses (MLC) par les mouvements d'éveil corporel, que ces mots sont apparus comme évidence : le corps aime le bien-être, l'âme aime l'inspiration, l'esprit aime la visualisation de belles images, et le cœur aime tout simplement. Voilà l'être dans son corps dans sa plus grande simplicité. L'entretien avec Marie Lise Labonté sera éventuellement disponible en entier sur le site web de Cheminement (Oui, je vous le jure, le site s'en vient bientôt !). En attendant, nous espérons que vous aimerez rencontrer, bien que trop brièvement, cette femme vibrante, sage et d'une grande générosité qui nous transmet le fruit de 30 ans de quête et de croissance. Nous en profitons pour souhaiter la bienvenue à Suzanne Rémillard qui écrira une chronique régulière dans nos pages. Elle partagera ses défis et ses pensées dans une perspective humaniste. Elle parlera aussi de mondes qu'elle connaît bien, les artistes et artisans du Québec, la santé et la spiritualité…quelquefois avec humour. L'encart « Au fil des saisons » nous parle de l'arrivée du printemps. C'est avec délice que nous découvrons comment nous y préparer après ce rude hiver. Bonne lecture,
Manon Duguay, rédactrice |
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L'être dans son corps Une relation pour la vie Quand je suis arrivé sur terre, il y a une soixantaine d'années, c'était dans ce qu'on appelle un corps. Il était petit, comme moi, et nous ne faisions qu'un. Je n'ai pas de souvenir précis de cette époque où la mémoire est encore obscure et mystérieuse. Mais je peux facilement l'imaginer en me rappelant comment furent mes enfants à la naissance. Quand je suis arrivé sur terre, il y a une soixantaine d'années, c'était dans ce qu'on appelle un corps. Il était petit, comme moi, et nous ne faisions qu'un. Je n'ai pas de souvenir précis de cette époque où la mémoire est encore obscure et mystérieuse. Mais je peux facilement l'imaginer en me rappelant comment furent mes enfants à la naissance. J'étais à la merci de ce petit corps qui me faisait découvrir le monde. Il grandissait selon un processus préétabli basé sur une intelligence qui lui est propre. Il était mon maître et me procurait toute une gamme de sensations captivantes pour créer ce contact essentiel avec mon environnement. La faim, la soif, le froid, le chaud, les caresses, la douleur, le sommeil, les lumières, les couleurs, les images, la fatigue, les visages, les bruits, les sons, les voix, les rêves, voilà mes premières expériences de relation avec mon environnement. Ensuite, des sensations de plus en plus subtiles ont commencé à s'installer : la peur, le plaisir, la sécurité, la frustration…Toutes ces sensations me fascinaient et remplissaient toutes mes journées. Après quelques années, j'ai découvert que ce corps était distinct de moi. J'avais des pensées, des intentions, des goûts bien à moi et ce corps me servait à les actualiser. Il m'obéissait : il allait où je voulais, il faisait ce que je voulais. Ses capacités sensorielles et motrices se sont développées pour le rendre encore plus serviable. Après toutes ces années où j'avais été à sa merci, humblement, il m'a laissé prendre le contrôle de ma vie et de la sienne en me transmettant les données nécessaires pour évoluer dans mon environnement et y créer ma vie. Plus tard encore, j'ai réalisé que ce corps docile et fidèle savait prendre soin de lui-même avec une intelligence étonnante: chacune de ses milliards de cellules, chacun des ses organes étaient maintenus en état de fonctionnement, pour lui bien sûr mais surtout pour bien me servir. Le niveau d'oxygène dans le sang est continuellement ajusté par la respiration et les battements du cœur. La nourriture est bien assimilée par un processus physico-chimique élaboré dans tout le système digestif. Des molécules hormonales spécifiques sont dosées très précisément et relâchées dans le sang pour maintenir, entre autre, les délicats équilibres du métabolisme, de la croissance, de la sexualité. Ça fait plus de soixante ans qu'il nous maintient en vie, qu'il guérit les blessures et les abus que je lui ai infligés. Ouf ! Je préfère ne pas trop m'en mêler puisque, après tout, il semble très bien s'y connaître. Mais je sais que je peux lui faire confiance… Il fait tout ça pour moi mais je dois aussi faire un peu ma part, c'est la moindre des choses. Pour cela, mon compagnon de service a mis à ma disposition un tableau de bord intérieur. C'est un tableau de bord subtil, intime qui comprend deux niveaux de signaux. D'abord les indicateurs directs tels que la faim, la soif, la fatigue, la douleur, la température, l'effort, le sommeil. Très utiles pour diriger mon compagnon vers ce dont il a besoin. Il y a aussi les indicateurs indirects qui m'informent de mon état relationnel avec mon environnement; voilà toute une gamme d'émotions agréables et désagréables destinées à me guider vers ce qui est le plus approprié pour moi. Si je vous parle de mon corps comme d'un merveilleux compagnon de voyage à mon service, c'est que je sais qu'il en est de même pour la grande majorité des humains puisque nous sommes tous de cette même nature humaine. Dieu a donné à chacun de nous cet être vivant d'une complexité, d'une intelligence et d'une fiabilité remarquable pour que la vie humaine soit active, créative, satisfaisante et remplie de ce que chacun veut faire de sa propre vie. En conscience et en reconnaissance de ce privilège, j'ai élaboré ma relation entre mon être et mon corps. Comprendre et décoder les indicateurs de mon tableau de bord intérieur, faire ce qu'il faut pour maximiser mon pouvoir d'agir dans la vie par l'entremise de ce corps destiné à me servir. Si je veux la santé de mon corps, c'est pour que cette santé me serve et non uniquement pour avoir un corps en santé. Et je sais que mon corps, dans son intelligence unique, a bien compris qu'il est à mon service et c'est ainsi qu'il est le plus heureux. D'ailleurs, c'est quand je m'actualise que mon corps manifeste le maximum d'énergie, avec des émotions de plaisir et d'enthousiasme bien perçues sur le tableau de bord intérieur. Il est fort, il est énergique. Et c'est ainsi qu'il veut être traité, à la hauteur de mes aspirations et de mon goût pour la vie. Cette relation avec mon corps, pour être fructueuse, comporte les mêmes exigences que toutes relations, notamment : avoir confiance en l'autre, le traiter avec compassion, en prendre soin avec amour. Comme par exemple, je sais que mon corps aime une alimentation diversifiée, qu'il a besoin de faire de l'exercice, qu'il a besoin de bien se reposer et…qu'il aime me sentir heureux. Mais mon bonheur c'est ma responsabilité, pas la sienne… C'est une relation intime, précieuse, complice, amoureuse. Et lorsqu'elle se termine par sa mort, il dirait sûrement à son dernier jour : « J'aime mieux mourir usé que rouillé ! ». Humblement, il redonne à la terre ses quelques éléments constituants qui seront remis dans la grande marmite pour fabriquer d'autres compagnons de voyage fidèles, intelligents et serviables. Quel mystère !
Pierre Chénier, ing. |
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Cheminer dans la vie de Marie Lise Labonté Entrevue réalisée pour la revue Cheminement par : Manon Duguay (MD) L'approche globale du corps ! En 1976, âgée de 25 ans et souffrant depuis quatre ans d'arthrite rhumatoïde incurable très douloureuse, elle a épuisé toutes les avenues de la médecine traditionnelle sans trouver le chemin de la guérison. MLL : J'ai fait un cheminement pour comprendre pourquoi j'avais cette maladie. Je comprenais intellectuellement, mais mon corps continuait d'être de plus en plus malade. Je n'avais rien changé à ma vie. J'attendais que le ciel face quelque chose pour moi. Je disais aux médecins « Prenez mon corps » et aux psychologues « Prenez ma tête ». J'étais en chaise roulante. Je souffrais. Je m'isolais. J'avais une vie réduite au maximum. Je ne pouvais plus faire l'amour. À cause de mes hanches, je ne pouvais plus ouvrir les jambes. À 25 ans, c'est difficile. Ça a été l'élément déclencheur. Je suis descendue dans une forme de tunnel noir. J'ai lu le livre de Thérèse Bertherat (NDLR : sur l'anti-gymnastique) mais je ne faisais rien. J'ai essayé quelques-uns des petits mouvements suggérés avec des balles de tennis. La maladie était toujours là, mais c'était mieux que mes anti-douleurs. C'est comme ça que j'ai commencé. Puis j'ai pris la décision d'aller travailler avec elle à Paris. C'était mon étoile, mon phare, dans la noirceur que je vivais. Je n'avais pas d'argent. J'ai tout vendu et quelqu'un m'a prêté des sous. J'ai réussi à partir. C'était une question de vie ou de mort. MD : Vous avez ensuite découvert d'autres techniques dont le rolfing. MLL : Oui, le Mézière. Je travaillais sur moi. Je suivais des cours. J'écrivais mon journal. Je n'avais pas encore fait la synthèse. J'étais dans mon processus de guérison et je découvrais tous les éléments, dont la mémoire du corps, au fur et à mesure. C'était assez surprenant. Je savais que j'écrirais un livre. C'était trop fort. MD : Est-ce à ce moment-là que vous avez compris le pouvoir de l'intérieur relié aux mouvements du corps ? MLL : Oui. Tout à fait. J'avais une base en anatomie. Je faisais les liens, Reich, les cuirasses. Je rencontrais d'autres praticiens. Je posais des questions. J'ai commencé à bâtir ma propre compréhension toujours à travers l'expérience de mon corps. C'est toute une époque, quand j'y repense. Au bout d'un an je suis revenue au Québec, j'ai commencé à donner des cours. J'avais reçu beaucoup, il fallait que je redonne. Et je poursuivais mes recherches. Je suis allée étudier à New York pour devenir psychothérapeute. J'ai fait une formation Rebirth. J'ai aussi étudié avec le docteur Simonton. MD : La visualisation est venue par lui ? MLL : Oui. J'en faisais déjà. Mais avec lui, j'ai compris intellectuellement la technique que je vivais naturellement. Il fallait que je donne une base psychologique à ma guérison pour pouvoir transmettre mes connaissances. C'est là que j'ai bâti ma méthode et commencé à écrire mon livre. « Mouvements d'anti-gymnastique » est l'approche du corps que j'avais donnée à ma méthode. On travaillait aussi les croyances, l'esprit et l'on touchait une dimension de l'âme pour retrouver sa nature profonde. J'aurais voulu appeler la méthode « Approche globale de l'être » mais je l'ai nommée « Approche globale du corps » parce que le corps était la base. MD : Et on est au début des années 80. MLL : Exactement. Je me souviens que mon éditeur, Québec Amérique, à l'époque, n'appréciait guère les mots du genre « âme ». À la fin de mon livre, je disais que je m'étais réconciliée avec mon âme. Il n'aimait pas ça. Il me disait « Es-tu certaine de vouloir écrire ça ? Comment peux-tu parler de ton âme ? » En 1980, j'ai ouvert mon premier centre à Montréal. J'ai commencé à avoir une clientèle de gens très malades. En 1982, j'ai commencé à former des gens. Je donnais aussi des conférences. De plus en plus, il y avait un impact. MD : En 1986, vous avez eu une expérience d'éveil qui a transformé votre vie. Quelle était cette expérience ? MLL : Ça c'est passé au moment où je donnais une conférence sur l'auto-guérison. Maintenant, je pourrais dire que j'ai eu comme une descente de la grâce, une énergie qui m'a frappée. J'avais l'impression que mon cerveau s'ouvrait comme une noix de coco et j'entendais à l'intérieur de moi une voix qui voulait dire autre chose sur la guérison que ce que je disais. Et je savais que cette voix disait vrai. C'était un effort surhumain de me refermer et poursuivre ma conférence. Après, je sentais que je n'étais plus seule. Qu'il y avait quelque chose de beaucoup plus vaste qui m'habitait. Ça n'a pas été facile à vivre. La période de recherche pour comprendre ce qui se passait a duré deux ans. J'ai cessé de donner des conférences. Mes nuits étaient habitées. J'y recevais des informations sur la formation que je donne maintenant au niveau de la visualisation et j'écrivais le matin. J'ai compris que je vivais un phénomène incroyable. MD : Vous avez intégré les mondes parallèles de la psychologie, avec votre méthode et celui du chanelling. Qu'avez-vous appris sur l'intégration de ces énergies contradictoires ? MLL : C'est difficile de vivre comme ça sans vivre l'inflation. L'inflation c'est de se prendre pour l'entité. Plusieurs perdent le fil car la personnalité s'approprie la réalité. En 2000, je suis retournée à mon travail de psychothérapeute, un peu abandonné pour me consacrer à l'enseignement de la guérison spirituelle angélique. J'ai senti le besoin de faire moins de channeling. Mon corps et mon cœur commençaient à être fatigués. J'avais besoin de reprendre mon œuvre au niveau de la méthode de libération des cuirasses, de la MLC ©. MD : Les livres que vous avez écrits depuis l'an 2000 ont un ton différent, moins psy et plus émotions. Avez- vous été influencée par la canalisation des anges dans vos nouveaux écrits, tel votre dernier livre « Parlez-moi d'amour vrai » ? MLL : Oui. Certainement. Je suis habitée et l'énergie passe quand même à travers mes vibrations, mes cellules, mon inconscient. J'ai été inspirée dans mon œuvre, à partir de cette expérience. Je perçois une plus grande union intérieure entre les univers très vastes d'amour inconditionnel que j'ai côtoyés jusqu'à l'intégration avec le point de vue psychologique et dans toute mon approche. MD : Vous aviez la chance d'avoir des outils de psychothérapie et un esprit rationnel pour synthétiser le tout. MLL : Un esprit analytique aussi. Ce qui m'a beaucoup aidé c'est toute la vision de Carl Jung qui, lui, a été profondément inspiré par l'âme, la vie, et qui a amené un aspect spirituel à la psychologie freudienne, il a ouvert une porte. Il a fait sa thèse de doctorat sur la médiumnité. La dimension du moi, du soi, m'inspirait. J'ai relié tout ça à travers moi, pas seulement intellectuellement. MD : Vous avez dit : « Ma voie de guérison c'est le chemin d'une vie, l'histoire d'une vocation ». Pouvez-vous élaborer là-dessus ? MLL : à partir du moment où je me suis autoguérie, j'ai su que ma vie serait de partager cette expérience avec les autres. J'ai fait des choix, par exemple de ne pas avoir d'enfant. C'est mon inspiration de vie, de pouvoir partager ce chemin de connaissances profondes, de son intériorité, d'une union profonde avec soi-même, et de partager l'amour. C'est le but de ma vie. MD : Est-ce qu'on a le choix d'accepter ou non un tel choix de vie ? MLL : J'aurais pu refuser, mais je ne crois pas que j'aurais été heureuse. Je serais peut-être retombée malade. Si on ne suit pas le chemin de son âme, ça commence à aller mal, enfin c'est ma perception. Dans mon travail avec les gens, je leur dit : « Retrouvez vraiment le chemin qui vous appartient, pas celui que la famille a demandé, que la société demande. » Suivre sa voix, réunir en soi : âme, corps et esprit. En soi. Pas parce qu'on vous le demande mais parce que c'est qui vous êtes vraiment. Ça m'amène à répondre à votre question sur le shopping de thérapie. Dans tout travail, il y a une implication. Plusieurs préfèrent surfer, sans jamais s'impliquer profondément. L'engagement avec soi-même est important, c'est-à-dire choisir de découvrir ce qui nous habite plutôt que d'être porté vers l'autre, vers l'extérieur. Même si quelqu'un est dans la souffrance, il y a aussi un chemin de facilité. Ça a l'air un peu terrible à dire. MD : Se laisser aller vers la maladie ? MLL : Ou se laisser aller à rester enfermé dans son ressentiment, dans sa colère, de ne pas aller plus loin, de se maintenir dans des prisons, dans des attachements. C'est ce qu'on connaît. C'est une forme de sécurité. Le reste, c'est l'inconnu. Les gens ont peur de se découvrir dans le meilleur d'eux-mêmes. J'utilise ici le terme de notre ami Guy Corneau. Dans la partie intacte de soi. C'est une exploration de se consacrer à son monde intérieur. MD : Vous avez parlé de la vision du développement spirituel de l'être par le corps. Comment êtes-vous arrivée à cette conclusion ? MLL : Depuis le début de mon processus d'autoguérison. J'ai compris que le corps est important, qu'il est le reflet de notre inconscient. Il est vraiment le temple de notre âme. J'avais fait ce lien profond entre le corps, l'âme et l'esprit. C'est-à-dire que notre corps et l'énergie de vie qui nous habite sont spirituels, et que si nous ne retrouvons pas cette dimension profonde de notre être dans l'action de notre quotidien, c'est comme vivre une forme d'errance. Les valeurs matérielles extérieures personnelles, professionnelles, peuvent être très attirantes pour un temps, mais ensuite on se demande quel est le sens de notre vie. MD : Vous parlez d'un ancrage intérieur. Quels sont les outils pour arriver à ancrer ? MLL : C'est d'être à l'écoute, et pas seulement de ses désirs, ça c'est en surface. Il s'agit d'aller au-delà de nos conditionnements. Quand ça ne va pas dans notre vie, il faut arrêter d'accuser les autres, d'accuser la vie. Il s'agit de devenir responsable en soi de ce qui ne va pas. Se demander ce qu'il y a derrière cette insatisfaction à vivre. MD : Est-ce se demander ce que l'on veut vraiment ? MLL : Oui, à l'intérieur. Qui habite ma maison ? Mes voisins, mes parents, mes enfants ? Ou est-ce moi qui habite la maison ? MD : Comment choisir la bonne nourriture quand il y a 300 différents trucs offerts ? MLL : Il s'agit d'écouter la voix intérieure. Notre instinct est toujours là. On a nié qui on est, même notre réflexe de survie, on ne sait plus qui on est. On n'est plus habitué d'écouter la réponse en soi. Pour entendre, il faut se détendre, aller vers l'hémisphère droit du cerveau. Et être patient, les gens veulent des trucs miraculeux, instantanés. Ça c'est impossible, même les miracles s'intègrent. MD : Il y a des décisions qui viennent naturellement comme se dire : « Non ce n'est pas ce que je veux dans la vie ». Est-ce la peur de l'inconnu qui fait résister au changement ? MLL : C'est sûr. C'est la peur de changer. Ça a l'air simple, mais ce ne l'est pas. Permettre aux résultats de venir, laisser la guérison se manifester sans idées préconçues. C'eça apprendre à vivre, l'excitation face à l'inconnu. Faire confiance au moment présent. Une seconde après l'autre. MD : Parlons-nous d'amener le paradis sur terre ? MLL : Oui. C'est-à-dire d'être le paradis. De se permettre de vivre le paradis. MD : êtes-vous au paradis ? MLL : Oui. Je peux dire que je suis au paradis. C'est-à-dire, si je n'ai pas mon paradis, je le sens immédiatement. Alors là je me dis qu'est-ce qu'il y a entre moi et le paradis ? Parce que le paradis peut être vécu à chaque seconde. Merci. Les capsules de Marie Lise Labonté - en réponse à « Qu'est-ce qui nourrit… »
Le corps
L'âme
L'esprit
Le cœur
le sortir du frigo ou du congélateur. De lui permettre de se réchauffer, et il y a juste l'amour qui réchauffe. Quels sont les outils pour réchauffer le cœur ? C'est, quotidiennement, en se levant le matin, se poser la question : Est-ce que mon cœur est ouvert ? Est-ce que je commence ma journée enfermée ? évidemment ça demande de lâcher prise que d'ouvrir son cœur. Lâcher prise sur le ressentiment, la haine, la colère, la victimisation, et c'est un outil que j'ai hâte de pratiquer. Ça ne veut pas dire que le cœur est ouvert 24 heures sur 24. On l'ouvre, on le referme, on le « réouvre ». Il y a tellement de raisons pour fermer son cœur. C'est sans fin. On est aussi bien de l'ouvrir.
Manon Duguay, rédactrice |
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La nutrition L'intelligence du corps Le corps humain est un univers d'une grande beauté. Toutes les formes de nourritures qu'elles soient spirituelles, mentales, émotionnelles ou physiques participent à créer l'être humain que nous sommes. Avons-nous déjà réalisé que tout ce que nous mangeons, buvons, respirons devient notre matière première pour construire et régénérer chaque système, tissu, organe et cellule de notre corps ? On comprend mieux l'expression « Je suis ce que je mange ». La nutrition est un processus alchimique qui nous permet d'être en équilibre pour ainsi déployer tout notre potentiel en tant qu'être humain. Lorsque l'on naît il existe en nous ce qu'on pourrait nommer une intelligence en rapport avec la nourriture. Dans son livre intitulé « Intelligence corporelle », l'auteur Edward Abramson mentionne à cet effet que le nourrisson est tout à fait capable de décider lui-même de la quantité de nourriture dont il a besoin. À cette période de la vie, le bébé est en contact très intime avec ses signaux de faim et de satiété. Lorsque nous grandissons en taille nous perdons une forme de sagesse cellulaire. En effet, plusieurs influences externes (publicité, éducation, mode de vie, etc.) vont créer des programmations qui non seulement viennent influencer notre façon de manger mais voiler cette intelligence du corps. Il s'agit de redonner au corps le poste de commande car c'est dans la conscience du corps, à travers l'écoute des sensations corporelles, que nous pourrons reconnaître ce qui est juste en terme de nutrition.
La conscience du corps
La soif
La faim
La satiété
La bouche : un véritable four alchimique.
Les sensations des aliments
La vue
Le goût et l'odorat
Le plaisir des sens et le bien-être du corps
Dominique Béliveau, Dt.P. |
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Chronique Ici et maintenant avec Suzanne Apprendre que… le bonheur, c'est fatigant à tort et à travers, souvent de travers, le slogan « Ici et maintenant » est pure folie pour les uns et sagesse des âges pour les autres. En vaillante héroïne oscillant entre ces deux pôles extrêmes, voici mes commentaires parfois pointus et mes observations candides des travers tragi-comiques de la réalisation d'un humanisme simple sur un chemin parfois complexe. Au moment même de commencer la rédaction, la zizanie se met de la partie et c'est la bousculade. Mais, je veux simplement faire part de mon opinion concernant le … Et pouf ! Le bien-être me file entre les lignes. Mais comment saisir ce sujet infusé de thèses anti-malheur si chères à notre époque ? On dit que le bonheur est une question ouverte, mais en réalité elle est tout aussi coincée dans le « politically correct » qu'au temps passé. Car il faut bien se l'avouer, quiconque ose questionner cette quête devient vite un paria. Alors, comment nous y retrouver quand les avis des experts sont partagés et que nos contemporains craignent de regarder la réalité autrement qu'avec des lunettes roses ? En ce qui concerne la recherche de bien-être, personne n'est à l'abri du doute et des embûches de la vie. Même si certains prétendent avoir trouvé « la façon » infaillible de protéger leur bien-être, d'autres ne jurent que par leurs petits rituels de luxe pour rafraîchir leur sérénité usée. Il n'en demeure pas moins que le bonheur et le bien-être sont des jumeaux monozygotes, qui ont pour parents Acceptation et Amour. Mais même quand on possède cette connaissance de base du manuel du confort, tout n'est pas doux et rose dans les sphères du bien-être. On est très loin de la St-Valentin à l'année. Car le premier de nos jumeaux est momentané et le deuxième est trop souvent transitoire. Alors aussitôt qu'une recherche vers un Soi plus serein et en harmonie est entreprise, on se retrouve devant un mur d'inconforts sans nom et un éventail étourdissant d'avenues à suivre et de façons de faire. Mais au fait, pourquoi y a-t-il tant de charges émotives en ce qui a trait à un sujet en apparence si agréable ? Certains avancent que ce sont nos croyances anciennes bien enracinées qui nous jouent de vilains tours. D'autres prétendent que ce sont les nouvelles certitudes avalées sans s'interroger qui nuisent au maintien d'un bonheur durable. Le défi de la joie dans le corps, l'âme, l'esprit et le cœur est plus rhétorique quand le délice d'une grasse matinée est coupé aussi court que la pelouse du voisin qui utilise sa tondeuse à l'aurore le dimanche. Ou encore lorsque le plaisir de manger en paix s'envole devant la peur d'aliments toxiques ou de kilos qu'on ne veut pas gagner. Mais peu importe comment on s'y prend, il semble y avoir un vilain voleur de bonheur dans le lot de tous les jours. Pour retrouver l'état de félicité originelle auquel tous aspirent, il faut y appliquer de la diligence 24/7, sans égard à la méthode choisie. La vérité est que le bonheur c'est fatigant. Il y a quelque temps, j'ai lu dans les propos de René Mey, que le bien-être est tout simplement l'harmonie. Cette façon de voir me plaît. La simplicité candide de cet énoncé se passe d'explications étoffées. Car la recherche d'harmonie intègre tous les aspects de la personne et de son expression. Toutes les croyances et tangentes religieuses et sociales y trouvent leur acceptation. Tous, vivons des instants de grande félicité dégustés comme des bonbons parsemés sur le chemin de la vie pour ensemencer le conscient de l'action d'AIMER. Ces douceurs nous invitent à savourer l'harmonie au moment de l'accord parfait entre soi et l'Autre, soi et l'Univers et soi et Soi. Elles existent pour baliser les pas du marcheur vers la VéRITé absolue. Tout comme un phare dans la nuit, elles allument la conscience de faisceaux directionnels pour maintenir le cap dans les moments d'égarement et de tumulte. Ces intermèdes de paix dans le brouhaha des jours sur-occupés de pensées essaim font partie des codes de l'ADN de toute vie. Le cerveau lui-même n'est-il pas équipé de disjoncteurs pour permettre aux neurones de se reposer ? Si cela était faux, la quête de bien-être ne serait pas si omniprésente et générale. Le cadre dans lequel on situe l'Harmonie ne peut alors se faire au détriment de l'autre ou de la planète. Par conséquent, la recherche de bien-être à n'importe quel prix est en dissonance avec les lois Universelles. On ne peut être partiellement harmonieux, c'est tout ou rien. Quand les différents niveaux de la personne sont harmonisés à son environnement, le rythme est fluide et en concordance. Notre civilisation a donné naissance à une industrie du bien-être qui se nourrit de la culpabilité du malaise et des difficultés passagères. Elle crée un besoin égoïste de confort. Se satisfaire devient le leitmotiv de la machine à BONHEUR moderne. On vante les bienfaits du nirvana en petits pots et grosses bagnoles. On nous fait croire que si l'on a des problèmes c'est qu'on s'y prend mal ou pis qu'on ne veut pas s'en sortir. La culpabilité, l'ennemie jurée de l'harmonie est riche et bien engraissée dans un contexte social en perte de simplicité. Mais comme l'harmonie est un préalable au bien-être intégral, est-ce que le fait de bien naître à la bonne place et au bon moment y est pour quelque chose ?
Suzanne Rémillard |
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Au cœur de l'existence Le bonheur et la sagesse « Le devoir le plus sous-estimé est celui d'être heureux. En étant heureux, nous semons des avantages anonymes sur terre. » 1 Nous sommes tous à la recherche du bonheur, de façons plus ou moins concrètes et par tous les moyens possibles. Ceci est d'une importance telle que dans notre société « les pères fondateurs des états-Unis ont reconnu ce [désir de bonheur] indirectement lorsque le 4 juillet 1776, ils ont déclaré que la « recherche du bonheur » était un des droits indéniables ».2 En effet, la recherche du bonheur est essentielle. Et pour que le bonheur demeure avec nous, il doit résider dans un état d'esprit fondamental. Et cet état peut être développé par l'entremise de la contemplation et la méditation. Le plaisir et le bonheur : une grande distinction ! Un des préceptes premiers de la philosophie orientale est de reconnaître une grande distinction entre le plaisir et le bonheur. Le plaisir est de nature transitoire et contient en lui un sentiment inhérent d'insécurité; qu'on l'admette ou non, quelque part en nous, on sait que les sentiments de plaisir et d'exaltation sont transitoires. Par exemple, nous planifions un voyage dans le sud, l'achat d'une maison plus grande, d'une voiture plus luxueuse, d'obtenir une promotion au travail, et peut-être un jour d'avoir des enfants. Et pourtant le voyage dans le sud ne dure pas très longtemps, la plus grande maison peut avoir des problèmes ou tout au moins devenir un fardeau (financier ou autre), notre voiture peut mal fonctionner et notre nouvel emploi peut ne pas être parfait. Bien sûr, un jour nos enfants vont partir de la maison et faire leur propre vie. Et tous ces objectifs génèrent un sentiment temporaire de satisfaction et de plaisir. Il sera évident, d'une façon ou d'une autre, que nos désirs et projets ne peuvent pas nous procurer de bonheur complet. Comment obtenir le bonheur véritable ? Nous commençons par poser des questions. Nous cherchons à comprendre la nature de l'expérience humaine. Nous questionnons la réalité : ma réalité est-elle identique à celle de mes voisins ? Qui est-ce qui possède la vraie réalité ? Est-ce que mes plans et projets m'ont procuré stabilité et bonheur ? Ce questionnement nous mène à la réalisation que si nous prenons du recul face à nos désirs et projets, nous reconnaissons qu'au cœur de notre être réside une réalité merveilleuse dont la nature est paix et satisfaction. Et cette réalité est toujours présente, dans notre essence. Les formes vont changer. Mais l'endroit paisible en nous, derrières pensées et idées, est toujours à notre disposition. Prendre conscience de cette partie fondamentale en nous nous donne l'expérience du contentement et du bonheur. À partir de ce niveau de conscience, l'aspect merveilleux de la vie devient prédominant. Les subtilités sont perçues et appréciées. Comme mon beau-père me disait à Noël : « Depuis ma crise cardiaque, je perçois clairement à chaque matin à mon réveil que chaque journée est un don, un beau cadeau du ciel ! » Il a dû apprendre cette leçon profonde dçon difficile. Mais à sa façon, il exprime maintenant une des plus anciennes vérités qui existent. Le bonheur est tout simple : apprécier chaque instant précieux, chaque instant de conscience et d'éveil. Et chaque instant possède ce potentiel d'être heureux. Cette perspective peut être perçue et intégrée dans notre vie quotidienne par l'entremise d'une pratique régulière de la méditation, de pair avec un sentiment de valorisation profonde pour la sagesse. Grâce à l'étude de la philosophie et aux réflexions profondes, nous saisissons que le bonheur se retrouve dans le moment présent, qu'il réside au cœur de notre propre existence. Le bonheur est ici et maintenant. Pas demain. Ni dans vingt ans à notre retraite. Mais maintenant! à regarder les flocons de neige, la luminosité d'un coucher de soleil, à déceler l'émerveillement inhérent à chaque instant. Cette reconnaissance se manifeste lorsque nous prenons le temps de ralentir, peut-être juste un peu, et de regarder en soi. Ces simples pas nous mèneront vers une vie mieux équilibrée et satisfaisante.
1 Robert Louis Stevenson, écrivain écossais
(1850-1894)
Lynne Cardinal |
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Lever l'ancre En route vers la liberté Je suis un bateau tout-puissant et illimité. Je m'appelle AMOUR. Ma soif de liberté se fait sentir et m'incite à prendre le large pour voguer vers l'infini. «Larguez les amarres !» criai-je. Mais rien ne bouge. Malgré tous mes efforts, je n'arrive pas à quitter le port. Que se passe-t-il ? Je découvre alors que des centaines de cordages me retiennent au quai. Et moi qui me croyais libre ! Ces attaches portent des noms : famille, parents, enfants, nom, armoiries, chevalière, ancêtres, patrimoine, bijoux, tableaux, photos, traditions, culture, rôles, métier, diplômes, profession, réputation, titres, ambitions, rêves, désirs, pays, patrie, royauté, religion, spiritualité, ordre, parti, organisation, amis, animaux, croyances, valeurs, pensées, idées, science, lois, armée, droits, privilèges, acquis, terrain, maison, lieu, biens, revenus, économies, salaire, apparence physique, vêtements, beauté, jeunesse, santé… c'est sans fin. Suis-je condamné attaché au quai, à mourir d'ennui, sans jamais réaliser mon rêve ? Pourtant, ce sont des personnes et des choses que j'aime qui me retiennent. Elles ne devraient pas entraver ma liberté, bien au contraire. En y regardant de plus près, je prends conscience que chacune de ces attaches comble un besoin animal chez moi, et me procure du plaisir. Prenons par exemple l'amour pour mes enfants. Ce ne sont pas eux que j'aime, mais bien la satisfaction du besoin d'ouvrir mon cœur - le bonheur de mon corps émotionnel - qu'ils me procurent. Et c'est la peur de perdre ce contentement qui m'empêche d'avancer. La vérité, c'est que je suis prisonnier de mes besoins ainsi que des personnes et des choses qui les assouvissent. Devant pareil constat, je prends la décision de défaire les nœuds des cordages un par un. Tant que j'étais retenu de partout, je ne risquais rien. J'étais en sécurité et ne craignais pas la tempête. Mais dès que je dénoue quelques liens, je deviens la proie des intempéries et je suis ballotté dans tous les sens. J'ai peur de cette aventure. Je pourrais tout rattacher et retrouver mon confort d'autrefois. Mais il me faudrait renoncer à la liberté et accepter de pourrir sur place. « Non, ça n'est pas possible ! » hurle mon âme. Je me sens hors contrôle, sans repère, fragile, laissé à moi-même. Plus je défais de cordes, plus l'expérience est pénible et terrifiante. J'ai souvent envie de tout arrêter, mais je ne peux revenir en arrière. Je veux connaître la liberté, c'est ma raison d'être. Alors, je continue mon processus avec détermination et courage. Et voilà enfin que je tombe sur le gros cordage, l'énorme attache qui s'appelle Plutôt mourir que… Je suis face au mur de mort. Qui va mourir, la mort ou moi ? Si je largue cette amarre, je meurs à la peur. Si je ne la largue pas, je meurs de peur. Quel dilemme ! Que faire ? Enfin, je me souviens de qui je suis et ce que je suis venue faire sur terre. Je prends conscience que nous sommes sept milliards de bateaux AMOUR qui nous sommes incarnés pour faire le grand bond de conscience vers l'espèce nouvelle. Certains sont attachés en Asie, en Amérique du sud, en Afrique… et se font arracher leurs amarres très violemment, sans savoir pourquoi. D'autres sont enfermés dans des camps de réfugiés, des prisons, sans possibilité de prendre le large. D'autres encore expérimentent la guerre, l'injustice, la torture, le viol… sans pouvoir dire ou faire quoi que ce soit. Tous ces bateaux se sont incarnés pour me faire voir l'enfer-sur-terre que je crée à mon image et ma ressemblance, et contribuer à mon réveil de conscience, à moi, qui ai encore le choix. Je les en remercie et je prends la décision de jouer ma partition, moi aussi. Je fais le deuil de mon vieux monde. Je laisse aller mes liens et prends le large. L'AMOUR pourra enfin voguer vers l'infini… en toute liberté ! M'accompagnes-tu ?
Ghislaine Saint-Pierre Lanctôt | ||
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Le corps physique La renaissance Ah….la renaissance…, la nature qui sort de son long sommeil hivernal, le froid et la neige qui disparaissent tranquillement de notre quotidien ! C'est aussi le temps de s'ajuster au rythme de la nature et de se préparer physiquement à cet éveil ! Ah….la renaissance…, la nature qui sort de son long sommeil hivernal, le froid et la neige qui disparaissent tranquillement de notre quotidien ! C'est aussi le temps de s'ajuster au rythme de la nature et de se préparer physiquement à cet éveil ! Plusieurs personnes diminuent leurs activités physiques pendant la période hivernale, plusieurs aussi ne sortent que très peu à l'extérieur. De plus, le besoin d'eau, élément vital pour le corps humain, est par conséquent aussi, moins ressenti. Ce qui a pour effets de diminuer le métabolisme de base de l'individu, de ne pas favoriser suffisamment une bonne oxygénation de l'organisme et une élimination adéquate des déchets métaboliques.
L'individu se sent fatigué, alourdi.
Marie Tranquille | ||
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L'essense du corps De quoi nous nourrir ? Ce véhicule, le corps humain, est composé d'une ingénierie magnifique. Notre corps peut être comparé à un ordinateur sophistiqué. Il contient dans ses cellules une multitude de données auxquelles il réfère pour fonctionner. Quelles sont les données avec lesquelles notre système fut programmé ? Et quels aspects de notre mémoire cellulaire alimentent l'essence pour le fonctionnement de ce système ? Si nous étions propriétaires d'une Jaguar ou d'une Porsche, comment traiterions-nous ce véhicule ? Et pourquoi ne pas traiter notre corps avec la meilleure essence et les meilleurs outils possibles ? Au fur et à mesure que notre conscience s'approfondit, nous devenons plus sensibles à notre corps, notre environnement et aux résultats de nos choix. Ces choix deviennent de plus en plus respectueux envers nous-mêmes et envers cette planète, que plusieurs d'entre nous reconnaissons comme notre mère. Notre mère, Terre, nous a toujours fourni tout ce dont nous avions besoin. Maintenant, la question se pose à savoir si elle pourra continuer ainsi. Nous cherchons comment nous pourrions changer nos habitudes et nos choix pour assurer un avenir d'abondance et de qualité.En devenant conscients des produits chimiques utilisés régulièrement sur le marché - à partir de l'agriculture jusqu'à la préservation du produit final - nous préférons davantage les aliments biologiques et naturels. Plusieurs d'entre nous avons développé une sensibilité aux crèmes, aux shampoings, aux savons qui sont composés d'éléments chimiques. Certains parfums artificiels irritent nos narines et font contracter nos gorges. Réagissons-nous différemment maintenant aux nettoyants qui autrefois inspiraient l'expression « ça sent le nette » ? Ces sensibilités sont symboliques - un simple reflet - de nos sensibilités aux autres éléments toxiques qui nous entourent depuis longtemps. L'air que nous respirons, ainsi que l'eau que nous buvons, sont rarement purs. Les sons que nous entendons (à moins que nous vivions en pleine nature) sont rarement sereins. Les informations transmises par les médias, et mêmes certaines conversations dont nous sommes témoins, sont moins souvent de nature positive. Est-ce que notre lecture nous divertit de façon joyeuse ou choisissons-nous des contes qui nous attristent ou nous font peur ? Est-ce que nous préférons voir un film qui inspire la joie ou bien un drame d'explosions ou de meurtres ? Est-ce que nous écoutons de la musique qui nous stimule ou nous agite ? Est-ce que nos pensées nous complimentent ou nous critiquent ? Puisque nous sommes le résultat d'interactions et de conditionnements qui pourraient nous porter à croire que notre valeur est médiocre, plusieurs d'entre nous avons tendance à nous nourrir de façon médiocre. Notre façon de nous nourrir peut dériver de notre relation nourricière avec notre mère. Par nos gestes de nouveau-né, nous demandons une attention particulière, pour ensuite être réconforté par le sein ou le biberon de lait. Durant l'enfance, une récompense d'un bon biscuit pour avoir été « bon garçon » ou « bonne fille » nous fait associer cette gâterie à l'amour et l'acceptation. Les réunions de familles peuvent nous avoir habituées à relier la nourriture avec la joie et l'abondance. L'enfant intérieur est un aspect de notre être qui demande encore notre attention. Souvent des blessures subies à l'enfance nous empêchent de laisser tomber certaines dépendances. Une fois ces blessures guéries, une nouvelle liberté peut s'installer. Les attachements à la nourriture et les tendances à rechercher le confort peuvent changer. Pour nous nourrir de façon saine, nous devons retrouver l'amour inconditionnel pour tous les aspects de nous-mêmes. En nous permettant cet amour, nous pouvons lâcher prise des vieilles blessures et des vieux programmes qui ne nous servent plus, et redécouvrir notre juste valeur. Une fois cette valeur concrétisée en nous, il deviendra naturel de programmer notre système avec des données qui correspondent à cet amour pur pour soi. L'absorption d'une essence pure et de programmes améliorés nous donnera enfin une nutrition et un fonctionnement idéals. Cependant, une petite gâterie pour reconnaître cet enfant courageux à l'intérieur de nous, de temps en temps, peut être bien appréciée !
Anne Dorcas est dédiée à faciliter l'éveil de la conscience et la découverte de cette grande beauté, et le potentiel illimité,
à l'intérieur de chacun de nous. | ||
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La meditation Voie du bonheur veritable Quel est le but du grand voyage intérieur ? Vivre mieux sa vie ? C'est déjà un pas dans la bonne direction. être plus heureux ? C'est ce que nous voulons tous, sans trop savoir comment, car beaucoup des choses que nous faisons pour être heureux nous font souffrir davantage. Comme si, par ignorance, nous cherchions le bonheur… dans la direction opposée !
Des méthodes éprouvées Les méthodes que nous exposent les maîtres authentiques, tels Lama Mipham, Yongey Mingyour Rinpoché ou le Dalaï Lama, ne sont pas des « trucs » nouveaux, des recettes à la mode du jour, aux résultats aléatoires, mais des moyens éprouvés depuis des millénaires, appuyés sur une connaissance précise des étapes qui mènent concrètement à ce but. Ces maîtres ont enseigné, avec une grande compassion pour la misère humaine, des moyens sûrs pour devenir des êtres d'exception et nous libérer de la souffrance. L'outil privilégié de ce cheminement, le cœur même du processus d'éveil est la méditation.
Une science contemplative Comment peut-on atteindre quelque réalisation que ce soit tant que l'on nourrit des illusions sur la réalité ? Avec un peu de réflexion, on constate, par exemple, que rien ni personne n'existe par soi-même de façon indépendante et autonome, mais que tous les phénomènes sont interdépendants et impermanents. Cette conception peut avoir des conséquences cruciales pour notre vie et notre quête de bonheur, mais elle ne peut être pleinement réalisée qu'à travers la méditation. Si elle n'est pas « réalisée », nos efforts pour progresser sur la voie de l'éveil demeurent stériles, car nous continuons de vivre dans la fiction du moi. L'union du « calme profond » d'un esprit bien contrôlé et de la « vue claire et pénétrante » conduit à la concentration parfaite, clef de toute réalisation. Réaliser ne veut pas dire seulement « se rendre compte », « prendre conscience », sens premier de l'anglais to realize; réaliser, c'est aussi « accomplir », « rendre réel et effectif », ce qui est le sens premier de ce verbe en français. La réalisation n'est donc pas le fruit d'une simple réflexion intellectuelle, mais d'une contemplation directe de la nature ultime des phénomènes, de leur vacuité, c'est-à-dire, du fait qu'ils n'ont pas d'existence inhérente et qu'ils sont éphémères. L'esprit indiscipliné et distrait est souvent comparé à un singe fou qui saute sans arrêt d'une branche à l'autre. Sans concentration, on n'arrivera jamais à rien sur cette voie. « Les enseignements du Dharma (la Voie de l'éveil) n'ont qu'un seul but, dit le Dalaï Lama : discipliner l'esprit. » Nous apprenons aussi, par la méditation, à maîtriser en nous la circulation des énergies qui, dans les conditions « normales », sont comparées à des chevaux sauvages et aveugles, conduits par un infirme (l'esprit ordinaire) !
Ne pas « saisir » Avec un peu de pratique, nous pourrons nous-mêmes corroborer assez rapidement les bienfaits et les fruits de la méditation et renforcer notre confiance dans ces merveilleux enseignements. Certains ouvrages sur la méditation éclairent aussi bien les premiers pas sur cette voie que les étapes plus avancées de la pratique, avec les pièges à éviter, les obstacles à surmonter et, comme dans Calme et Clair, les caractéristiques de la vue profonde. Ce livre peut accompagner et guider notre pratique pendant des années; c'est un outil précieux dont nous découvrons toute la profondeur et l'importance au fil de l'éveil qu'il aura favorisé.
L'ultime avoir Tant que l'on pense que le bonheur se trouve à l'extérieur, dans la possession de diverses choses ou le contrôle d'autres personnes, nous avons peu de chances de le trouver; nous le poursuivrons toujours à l'extérieur et nous chercherons en dehors de nous des coupables pour nos malheurs. Nous n'avons rien contre le bonheur, certes, mais encore faut-il prendre un moyen qui peut nous le procurer. Les choses extérieures peuvent contribuer temporairement au bonheur, mais elles n'en sont pas la cause profonde. La cause principale du bonheur est dans « l'entraînement de l'esprit », dont la porte d'accès est la méditation. Rappelons-nous ces paroles très justes de Raôul Duguay, dans sa chanson Le Voyage : « être au pouvoir de soi est l'ultime avoir. » 1 Lama Mipham, Calme et Clair - la méditation bouddhiste, commentaires de Tarthang Tulku, éd. Ganesha. Yongey Mingyour Rinpotché, Bonheur de la méditation, éd. Fayard. Dalaï Lama, Les étapes de la méditation, éd. Guy Trédaniel.
André Beaudoin | ||
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Poésie à moi Renée, Francine, Chantal, … Je salue mon corps physique, mon enveloppe, ma peau, ma matière. Je suis ici maintenant, présente à ma vie, à ma condition charnelle. Je suis femme; c'est un potentiel immense. Je suis vie et source de vie. Mon corps est sain, beau et fort. La force est en moi. La vie est en moi, une force supérieure à la matière. L'amour, le goût de vivre, d'être à ma place, de la prendre ma place, de la vivre ma place, de me l'offrir en cadeau ma place, ma vie, ma liberté, ma croissance. Jamais quelqu'un d'autre ne pourra m'enlever ma liberté, ma force ni ma joie; c'est à l'intérieur de moi et c'est plus fort que tout. Hommage à ma vie actuelle et à ma force intérieure ! | ||
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L'impact sur le corps Le stress et les emotions Le stress et les émotions sont des états bien réels et souvent nécessaires et bénéfiques lorsqu'ils sont bien gérés. Je répète, lorsqu'ils sont bien gérés! Ils nous poussent à s'améliorer et à trouver des solutions à nos problèmes. Malheureusement le stress et les émotions sont souvent gérés de façon inadéquate. Le rythme de vie accéléré que l'on s'impose pour différentes raisons nous maintient dans un état de stress ou émotif trop constant ou parfois trop aigu. Dans une situation récurrente de stress continu, le système nerveux devient très sollicité et surstimulé, ce qui demande beaucoup d'énergie au corps parce qu'il est toujours en mode de survie et aux aguets. En phase de stress ou suite à un choc émotif, le cerveau capte un signal de danger, ce qui se fait souvent à l'insu de la personne et de façon inconsciente, et il déclenche une réaction appropriée de fuite ou d'attaque. Ces réactions engendrent souvent des situations difficiles à gérer, car derrière ces émotions se cachent souvent des mémoires de traumatismes ou de blessures vécues dans l'enfance ou dans les générations antérieures qui ont été réactivées par un événement extérieur perçu inconsciemment comme étant menaçant et dangereux. L'impact de ce stress ou de ces émotions est lourd pour le corps. Le cerveau mobilise beaucoup d'énergie pour combattre ce soit-disant danger. La circulation sanguine augmente dans les membres inférieurs et supérieurs et dans la région du cerveau responsable de la motricité pour parer efficacement au danger perçu et ressenti. Les organes vitaux, la concentration, ainsi que les facultés intellectuelles passent en second ordre et sont ralentis. Le système immunitaire est affaibli, ce qui rend le terrain favorable aux infections, aux douleurs et à la MAL A DIT. De plus, les glandes surrénales fonctionnent en excès pour faciliter l'adaptation au stress, mais comme celui-ci est constant, elles s'épuisent et remplissent moins efficacement leurs fonctions et là s'installe un cercle vicieux, car la personne a de plus en plus de difficultés à gérer son stress ou ses émotions. Dans ces conditions difficiles, l'organisme s'affaiblit et cela fragilise les différents systèmes du corps par des blocages d'énergie cristallisée qui se sont installés dans le corps physique. C'est à ce moment qu'apparaissent différents troubles et malaises tel que douleur lombaire et cervicale, épicondylite, mal de tête, troubles émotifs, anxiété, insomnie, troubles digestifs, etc… Les défis de la vie demandent beaucoup d'énergie et de courage, souvent un petit changement sur nos habitudes de vie autant au niveau physique qu'au niveau de nos agissements peut avoir un grand effet positif sur notre état et sur celui de nos proches. Nous sommes tous humains avec nos forces et nos vulnérabilités et non des machines, c'est pourquoi il est très important de prendre soin de soi à tous les niveaux et surtout de notre meilleur ami, notre corps !
Michel Couture | ||
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Le corps et l'exercice être en mouvement Pour une vie équilibrée, pour être bien dans son corps et le maintenir en santé, il est important d'être en mouvement et certains principes devraient être respectés lorsque l'on fait de l'exercice physique. La force n'est pas le seul but visé. Les éléments permettant au corps physique d'être en équilibre sont une posture juste, de la souplesse, de la force, un bon tonus, un bon contrôle musculaire, des articulations stables et mobiles, ainsi qu'un bon système cardio-vasculaire.
Posture En position debout, placez le dos droit tout en respectant les courbes de la colonne vertébrale et amenez doucement les omoplates vers l'arrière. Évitez d'avoir le dos voûté ou de prendre une attitude trop droite et rigide. Répartissez votre poids de façon égale sur les deux pieds, sur la partie avant du pied et le talon. Gardez les genoux assez droits mais souples. En position assise, assurez-vous d'être assis sur les ischions (les os du bassin que l'on palpe à travers les fessiers qui sont parfois douloureux suite aux premières randonnées de vélo), ceci permettra d'avoir le dos droit. Respectez les courbes de la colonne et prenez soin d'appuyer votre dos au dossier. Travaillez dans une position confortable et évitez les gestes qui imposent des stress et des tensions à vos articulations et à vos tissus. Par exemple, si vous ramassez un objet, pliez toujours les genoux et lorsque vous transportez des charges, évitez les mouvements violents. Lorsque vous travaillez à l'ordinateur, une souris placée très loin devant vous ou un écran positionné de biais par rapport au clavier provoquera également des tensions. En position couchée sur le dos, placez un oreiller sous la tête et la nuque et un autre oreiller sous les genoux permettra de relâcher le dos. En position couchée sur le côté, l'oreiller doit être assez épais pour garder la tête alignée avec la colonne vertébrale. Prenez soin de le placer dans le creux formé de la tête et de l'épaule. Il est également recommandé d'en mettre un autre entre les genoux afin que les hanches et le dos soient droits.
Souplesse
Force, contrôle musculaire et stabilité articulaire Vous pouvez être fort sans toutefois avoir une bonne stabilité articulaire et un bon contrôle musculaire, cela cause des blessures et de la douleur. Par exemple, si nous levons un bras dans les airs et que les muscles du dos, de l'omoplate et de l'épaule ne travaillent pas adéquatement, l'épaule bougera avec une mauvaise biomécanique. Imaginez lorsqu'on utilise un cric pour soulever une voiture, si celui-ci n'est pas stable au sol, la voiture bougera. Pour entraîner le contrôle musculaire vous devez débuter par des mouvements lents, avec une faible charge, parfois même sans poids extérieur. Il est recommandé de faire le mouvement que vous voulez réentraîner à tous les jours, en petites quantités (5-10 répétitions), parfaitement et souvent durant la journée afin qu'il devienne automatique. Lorsqu'il est bien contrôlé, vous pouvez augmenter la charge graduellement en vous assurant de l'exécuter lentement sans donner d'élan et sans bouger toutes les parties du corps. Maintenez toujours une respiration régulière. Voici un exercice pour améliorer la stabilité lombaire, il s'agit d'entraîner notre corset naturel. Celui-ci est formé des abdominaux transverses (la couche la plus profonde d'abdominaux), des multifides (muscles du dos), du diaphragme (muscle de la respiration) et du plancher pelvien. Pour ce faire, durant l'expiration, faite semblant de cesser d'uriner et entrez doucement le nombril (de façon à peine visible), inspirez normalement tout en maintenant la contraction. Répétez l'exercice et augmentez graduellement la durée du maintien de la contraction tout en continuant de respirer. Il est plus facile de débuter l'exercice en position allongée sur le dos, progressez en position assise et ensuite, en position debout. Pensez-y lorsque vous soulevez une charge. Plus vous répéterez l'exercice souvent, plus l'automatisme s'améliorera. Cet exercice est encore plus important si vous souffrez de douleurs lombaires chroniques ou épisodiques.
Système cardiovasculaire Pour améliorer votre capacité cardio-respiratoire, travailler entre 65% et 80% de votre fréquence cardiaque maximale. Pour la calculer : Fréquence cardiaque maximal = 220 - votre âge Fréquence cardiaque à atteindre et ne pas dépasser durant l'activité = fréquence cardiaque maximale X 0.8 Assurez-vous de respirer en gonflant le ventre et les côtes. Peu importe le type d'activité que vous pratiquez (yoga, tai chi, pilates, course à pied, bicyclette, natation, aquaforme…) buvez beaucoup d'eau, amusez-vous et ayez du plaisir ! Référence : Publications et notes de cours de Diane Lee Bsp FCAMT, Linda Joy Lee pht FCAMT, Paul Hodges PHD, Mike Comerford pht FCAMT, Sean GT Gibbons pht FCAMT.
Guylaine Richard pht, FCAMT Clinique de santé : Santé | ||
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Poésie Il existe un tunnel…
II existe un tunnel obscur
dans la Lumière infinie.
Texte taoïste | ||
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L'herboristerie au fil des saisons On dit de l'herboristerie qu'elle est une médecine alternative, mais le terme complémentaire est, selon moi, plus approprié. Cet art, c'est celui d'utiliser les plantes médicinales à des fins curatives et ce, tout au fil des saisons. Médecine ancestrale, traditionnelle, l'herboristerie demeure encore et toujours la médecine la plus répandue dans le monde. Le coût des plantes médicinales est de beaucoup inférieur à celui des médicaments de synthèse et leurs effets secondaires sont souvent moins prononcés. À l'instar du médicament, la plante porte en elle la synergie de ses principes actifs et non point une seule molécule qui, isolée, s'avère beaucoup plus dangereuse. Les herboristes ont de tout temps récolté les plantes, cultivées biologiques ou sauvages, afin de les utiliser telles quelles ou transformées. Ils en ont fait des infusions, des décoctions, des teintures, des vinaigrés, des glycérés, des onguents, des sirops, des élixirs et j'en passe. La plupart des propriétés des plantes ne sont pas prouvées scientifiquement, mais l'histoire n'est-elle pas l'étude la plus vaste et la plus concluante qui soit en ce domaine ? De nos jours, l'on remarque un intérêt croissant pour les médecines douces, incluant l'herboristerie. C'est le retour aux sources. L'herboriste guide son client vers une autonomie en santé. De philosophie holistique, il prend le temps de discuter avec son client, puis de déceler ses forces et ses faiblesses à travers ses habitudes de vie, son alimentation, ses croyances et son état d'esprit. Il travaille le corps physique tout comme le corps mental, car l'un ne va pas sans l'autre. à chaque saison ses maux ! Le printemps est synonyme de grand ménage, c'est pourquoi c'est le moment idéal pour s'offrir une cure de désintoxication. Les plantes aideront l'organisme à éliminer les toxines au niveau des intestins, du foie, des reins et du sang. Voici quelques plantes associées à chaque organe :
- Intestins : les laxatifs et régulateurs intestinaux tels que le cascara, le psyllium et les pruneaux. Je recommande de traiter les intestins les trois premiers jours, puis de jumeler les plantes foie-reins-sang pour le reste du traitement, soit 21 jours minimum, temps nécessaire au corps pour se détoxiquer. Débutez avec une tasse par jour la première semaine, deux la deuxième, puis trois. Les racines étant plus coriaces (cascara, pissenlit, bardane), il faudra en faire des décoctions : Déposez les plantes dans une casserole de verre puis recouvrez d'eau à raison d'une cuillère à thé par tasse. Portez le tout à ébullition, puis laissez frémir 20 minutes à feu doux avant de filtrer et déguster. Alors qu'attendez-vous ? Tous à vos plantes ! Mais surtout, tous à votre herboriste, car il est conseillé de consulter avant d'entreprendre un traitement (surtout si vous prenez des médicaments ou souffrez d'un problème de santé). Fiez-vous aux conseils des experts, ainsi vous mettrez toutes les chances de votre côté pour atteindre l'état de bien-être que vous méritez.
Marie-Christine Vallières, Herboriste au Mandala Spa Urbain et membre de L'ANN | ||
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Le printemps saison de renouveau Deux grandes catégories d'éléments influencent notre santé et notre bien-être. Ce sont, d'une part, les facteurs intrinsèques et, d'autre part, les facteurs extrinsèques. Par intrinsèques nous entendons l'ensemble des décisions que la personne prend et qui affectent son corps et son esprit, tels, la nourriture, les exercices et le repos. Parmi les facteurs extrinsèques, notons l'abondance et le degré de pureté de l'air et de l'eau, la disponibilité d'aliments de qualité et les saisons. Durant la saison froide, le froid, la neige et, surtout, le manque de soleil nous affectent. Il est donc naturel qu'au sortir de l'hiver l'on se sente davantage fatigué, terne et dévitalisé. Il nous tarde de mettre de côté manteaux, bottes et foulards pour profiter pleinement du printemps qui arrive. Le printemps, c'est bien connu, c'est l'époque du renouveau. La nature impose aux végétaux et aux animaux - dont nous sommes - la nécessité de se « refaire », de littéralement rajeunir. Pour se débarrasser des toxines hivernales et préparer son organisme à la nouvelle saison, il n'existe rien de mieux que quelques jours de jus de fruits et légumes frais ou de jeûne. Simple, facile et bienfaisante, ce type de cure procure une merveilleuse sensation de légèreté et de renouvellement. Voilà une belle occasion de profiter pleinement du retour du soleil pour retrouver la forme physique et mentale porteuse de joie de vivre. Le stress, le surmenage et les excès encrassent les cellules de l'organisme; la malbouffe, la pollution et le manque de soleil rendent notre organisme acide et intoxiqué. Pendant le jeûne, le corps procède à un puissant et efficace autonettoyage dont les effets bénéfiques se font rapidement sentir. Connu et pratiqué depuis des siècles un peu partout dans le monde, le jeûne est la méthode de purification par excellence. Elle permet au corps d'éliminer ses excès de toxines et aux cellules ainsi qu'aux tissus de se régénérer et de rajeunir. Rien n'égale le rajeunissement cellulaire et musculaire qui se produit pendant le jeûne. Celui-ci constitue une sorte de « mise à jour » du corps qui retarde d'autant le processus de vieillissement. Tout notre corps se ressent de la vie trépidante que nous menons. Le jeûne étant avant tout un repos complet de l'organisme, il lui donne l'opportunité de se reposer. Le cœur, les poumons, le cerveau, les systèmes nerveux et digestif, en fait tous les organes vitaux fatigués ou amoindris en profitent pour récupérer leurs forces et consolider leur structure. Et ce sans souffrance et sans effort de notre part. à notre époque de technologies de la communication, nous sommes sollicités de toutes parts et en tout temps pour manger des aliments dénaturés et nous en gaver. En cessant temporairement l'ingestion de nourriture, le corps a l'occasion de digérer les excès nutritifs. Le phénomène de l'autolyse qui s'effectue alors naturellement permet d'éliminer les toxines, de reconstituer les réserves énergétiques et de réparer l'usure tissulaire. Notre corps accomplit quotidiennement un énorme travail d'élimination. En raison de nos excès de table et de la piètre qualité de la nourriture apprêtée à grand coup de colorants, d'agents de conservation, de sel et de sucre, combinée aux abus de café, d'alcool, de médicaments et produits chimiques que nous absorbons, notre organisme, débordé, est incapable d'éliminer tous les déchets. Les toxines s'accumulent, provoquent fermentation et putréfaction et finissent par être emmagasinées dans nos tissus et nos organes. C'est ce qui explique le manque d'énergie, le vieillissement prématuré et la plupart des maladies. Grâce au jeûne, l'organisme reprend le dessus et se débarrasse des poisons retenus. Les fonctions excrétoires du corps peuvent alors mener à bien leur travail d'élimination de surplus de toxines. En plus de purifier le corps, le jeûne éclaircit l'esprit. L'on est alors en mesure de prendre des décisions plus éclairées et de faire de meilleurs choix. Voilà pourquoi toutes les religions, sans exception, le préconisent. Croyez-vous que Jésus savait ce qu'il faisait lorsqu'il a jeûné dans le désert ? Pour vous renouveler et permettre à celui ou celle que vous aimez de se renouveler à l'arrivée du printemps, offrez-vous et offrez-lui le cadeau ultime de la santé, du bien-être et de la joie de vivre : une cure de jeûne et de repos. Il n'en tient qu'à vous de décider ou non de vous renouveler !
Stella Altamura, Centre Val Santé | ||
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Les secrets d'une belle peau ! La peau doit être hydratée chaque jour, c'est pourquoi les crèmes hydratantes ont été inventées. Avec elles, la peau conserve son éclat, sa douceur et traverse mieux les années. Utilisez de préférence un cosmétique bio. Il permet d'entrer en contact, en harmonie avec soi-même. Pour les gens soucieux de leur santé… c'est l'union entre la nature et le corps dans toutes ses essences vivifiantes, corps, âme et esprit. Comment choisir ses cosmétiques ? Un cosmétique naturel bio ou standard ? Cette différence vient de la qualité des ingrédients ainsi que du processus de fabrication. Par exemple, un produit naturel bio contient souvent jusqu'à 35 % de principes actifs alors qu'il n'est pas rare d'en trouver moins de 1 % dans un produit standard. Choisir entre la nature ou la chimie ? Opter pour la qualité avant tout. évitez les produits chimiques allergisants et irritants, les dérivés de pétrole comme le propylène glycol, l'huile minérale, la paraffine (paraffinum liquidum), la famille des parabènes et des silicones, alcool, PEG, EDTA, DMAE. Un cosmétique naturel bio, c'est l'absence de chimie et de matières synthétiques dans sa composition. Son aspect (texture, consistance, couleur) peut parfois varier selon la saison de récolte mais ces variations légères, loin d'être considérées comme défauts, sont plutôt des preuves de la qualité des ingrédients plus vivants. La certification ne peut confirmer l'efficacité d'une formule finale. Il existe de très bons produits, naturels et éthiques, qui ne sont pas certifiés. Bref, favorisez les cosmétiques des entreprises de chez-nous en qui vous avez une grande confiance et lisez bien les étiquettes. Le prix ne fait pas la qualité d'un produit au contraire, vous payez le marketing de l'entreprise et le transport (Europe). Mieux vaut investir consciencieusement dans un produit de qualité et à prix raisonnable (30 à 50 $), sans agents nocifs, que d'endommager votre peau ! Les composantes d'une crème L'eau florale (hydrolat) ou infusion de fleurs est un gage de qualité. Les huiles et beurres végétaux sont une source précieuse, et sont produits par des organismes vivants (graines et fruits). Sur la peau, une huile végétale de première pression à froid et bio contient d'excellentes propriétés, dues aux agents actifs importants qu'elle contient. Votre peau en tirera le plus grand bénéfice. L'Huile de jojoba, tournesol, avocat, rose musquée, ricin, sésame, argan le trésor naturel de la beauté, beurre de karité et cacao apportent une grande richesse dans les produits. Les émulsifiants, c'est-à-dire l'alcool acétyle, l'acide stéarique et la cire d'abeille sont d'excellents ingrédients pour les cosmétiques car ils laissent la peau douce et veloutée. Les parfums (fragrances) sont très allergisants… à éviter. Entrez au paradis des fleurs et des herbes par les huiles essentielles et profitez tout naturellement de leur délicat parfum. Les principes actifs, suite aux exagérations, à la désinformation et aux manipulations publicitaires, ont un rôle largement surestimé. Optez plutôt pour les huiles essentielles bio, particulièrement efficaces, un des rares ingrédients hautement actifs, pouvant franchir la barrière cutanée et offrir des bénéfices aussi rapides. Les conservateurs naturels sont le sorbate de potassium, l'extrait de pépin de pamplemousse et les huiles essentielles.
Louiselle Caron, Propriétaire de Lou-Ange au Natur'ailes. | ||
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Le nettoyage …intérieur Les cures pour se purifier l'intérieur du corps ne se comptent plus sur les tablettes des magasins de produits naturels. Il y en a pour tous les goûts, avec ou sans artichauts, avec des plantes ou bien des fibres… En effet, le printemps arrivé, beaucoup de gens ressentent le besoin de perdre les quelques kilos que l'alimentation d'hiver nous a fait emmagasiner afin de conserver les calories qui gardent au chaud. Bien que leur popularité ait considérablement augmentée depuis une dizaine d'années, les cures ont toujours existé. Le carême n'est-il pas un bon exemple d'une cure sous forme de jeûne qui vise à la détoxification ? Dans les faits, le corps tend à se détoxiner, c'est-à-dire à éliminer ses toxines, au fur et à mesure. Les organes actifs dans la détoxination sont le foie, les reins, les intestins, les poumons et la peau. En naturopathie, on les appelle les émonctoires. Parmi tous les produits en vente qui visent un bon nettoyage, l'eau pure s'avère le meilleur allié pour nettoyer l'intérieur du corps et faciliter le travail des reins, des intestins et de la peau. Une circulation sanguine adéquate et un système lymphatique fonctionnel supportent la détoxination. De l'exercice régulièrement, des bains chauds et froids en alternance contribueront à ce que les émonctoires fonctionnent régulièrement. Le brossage de la peau à sec est particulièrement efficace pour stimuler le travail de l'élimination des toxines par la peau, tout en encourageant la circulation sanguine. « Pour une personne qui meurt de faim, des milliers mourront d'excès de nourriture ». Pfarrer Künzle Le jeûne est une méthode de détoxination et de purification très efficace. Dans certaines cultures anciennes, le jeûne était utilisé à des fins spirituelles, pour nettoyer et renforcir le corps et l'esprit. Aujourd'hui, les preuves de son efficacité sont très bien documentées. Pour plusieurs maladies, le jeûne est d'un précieux support : arthrite, problèmes de peau, inflammation chronique, constipation, migraines, calculs à la vésicule biliaire et aux reins, cancer, et autres. Bien que le jeûne ne soit pas recommandé à tout le monde, c'est une pratique qui amène souvent vers une alimentation plus saine et libère de la dépendance à la nourriture, à l'alcool et aux drogues. On en profite aussi, pour amorcer une réflexion sur soi, sur ses propres tendances à compenser par la nourriture. Si le jeûne s'avère trop difficile pour une personne dévitalisée ou malade, la cure de jus frais comme un mélange de carottes, betteraves, céleris, gingembre et pommes, assure un bon nettoyage tout en fournissant une bonne quantité de minéraux et de vitamines. On peut même ajouter un peu de lait de soya pour ajouter une valeur protéinique au mélange. Ou encore la recette de jus vert qui suit qui, en plus d'être un délice du palais procure un profond nettoyage tout en douceur. Si vous choisissez de faire un jeûne ce printemps, consulter un professionnel de la santé qui saura vous accompagner dans ce processus de nettoyage… intérieur. Jus vert délicieux Mélanger dans un mélangeur :
• Une poignée de persil frais
et biologique Optionnel :
• Quelques amandes trempées
la veille
Déguster à petites gorgées le matin à jeun de préférence.
Anne Marie Léger, Naturopathe diplômée, Membre de l'ANAQ | ||
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Le toucher et le massage Tout humain a un besoin vital de toucher et d'être touché. Le toucher, c'est une expérience, c'est prendre contact. Juste à l'énoncé du mot « toucher », le mot peut être accueilli comme un ami ou comme un ennemi. Il se présente à nous en quelques minutes inoubliables ou peut nous alourdir de quelques secondes pénibles où nous nous sentons envahi, tout cela dépend de notre expérience de vie. Dans le toucher, nous apportons l'ensemble de nos expériences et c'est le reflet de cette mémoire qui nous habite. Plein de secrets sont enfouis dans notre peau qui est messagère de tout un vécu psychologique, émotionnel et spirituel. Elle est le siège des sensibilités. Le plus important de tous les sens est le toucher mais il n'est pas nécessairement celui que l'on privilégie. Il est un moyen de sentir, de découvrir et d'apprendre tout au long de notre vie. La signification que l'on donne au toucher dépend du vécu de chacun, de sa culture, de son éducation, de la religion. Il est une forme de langage, un moyen de communication. Il est le premier langage que l'on utilise pour communiquer avec l'enfant, lui exprimer nos sentiments et lui montrer qu'il est aimé. On sait que sans toucher et affection, les enfants se laissent mourir. Nous ne pouvons pas ne pas agir et réagir au toucher parce qu'il nous implique dans la communication avec l'autre. Sous forme de massage, le toucher aide les gens à prendre conscience de leur corps outre le bien-être corporel qu'il apporte, il peut être un véritable travail sur soi. Il est un moyen d'équilibre et de bonne vitalité du corps au-delà de l'être. Il procure détente et bien-être; soulage les tensions musculaires; améliore la circulation sanguine; stimule le système lymphatique; aide à éliminer les toxines; stimule l'énergie de la personne; contribue à réduire le stress; à apaiser le système nerveux; à prévenir la maladie et à améliorer notre état de santé. Le massage est un excellent complément qui permet d'améliorer notre qualité de vie en créant une harmonie et une paix intérieure tout en favorisant la prise de conscience et l'écoute de soi. Il doit être pratiqué avec écoute et respect de la personne, de ses croyances, de sa pudeur, de son corps. Grâce au massage, le toucher redevient un formidable instrument de connaissance de soi, de dialogue et de bien-être intérieur. Les gestes faits avec respect, attention et chaleur s'inscrivent dans le corps, dans la peau et dans le cœur de chaque être. L'art du toucher est de développer le contact juste, le mouvement juste et l'intention juste. La stimulation par le toucher permet au corps et à l'esprit de se débarrasser de ce qui l'encombre car on dit souvent « ce qui ne s'exprime pas s'imprime ». Détendre le corps, c'est apaiser l'esprit. Plus qu'une technique, il faut ajouter toute la profondeur du ressenti. Il faut lier la pratique du massage et l'ouverture du cœur et pour aller vers cette ouverture du cœur, il y a de multiples chemins possibles. Faire cet apprentissage par le massage, c'est choisir de renouer avec la vie qui palpite dans nos mains, sans intermédiaire autre que la chaleur de notre présence et la bienveillance de notre toucher. Accueil, chaleur, confiance, respect, don de soi font la qualité du massage offert par le massothérapeute. Peu importe la technique de massage utilisée, le plus important est la qualité du toucher. Dans la vie d'aujourd'hui où la majorité des gens vivent du stress, il est de plus en plus important de prendre du temps pour soi. Il faut redécouvrir ce sens du toucher qui est un peu oublié. Consciente de l'importance du toucher dans ma pratique comme thérapeute, je vous dirais que j'écoute avec mes mains et que je touche avec mon cœur. Le massage est un espace de communion et de communication pour apprivoiser le moment présent. Je vous dirais « osez aller vers l'autre, osez recevoir ». Le plaisir d'être touché a déjà une valeur thérapeutique en soi.
Louise Cloutier, massothérapeute et énergéticienne à Santé Nouveau Monde. Sa passion est d'offrir à tous ceux et celles qui recherchent un mieux-être, la possibilité de goûter un Soin du Cœur avec les mains du cœur soit par le massage Esalen, le Reiki ou les soins énergétiques. | ||
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L'afflux de sève
Purification d'ici Ailleurs au Canada, il y a à peine une ou deux générations, le printemps était synonyme de grand ménage. On lavait et repeignait les maisons de la cave au grenier; on faisait bouillir des épices à ketchup dans du vinaigre pour purifier l'air et… il y avait la fameuse « purgation ». Cette tradition a commencé à disparaître avec l'influence accrue de la médecine allopathique et de la pharmaceutique. Mais ces médicaments n'éliminent pas nécessairement les parasites et les substances non digérées par notre corps, du moins pas complètement. La chercheuse et naturopathe Hulda R. Clark, originaire de Saskatchewan, avance même que les parasites sont la cause du cancer.
Purification en profondeur La purification des sens comprend cinq traitements simples, efficaces et tellement relaxants ! Le nasya nettoie les passages du nez et du troisième œil, améliore la respiration et sert entre autres à régler les problèmes d'allergies, de sinusites, de congestion et même de migraines. Le gandus nettoie la langue, les gencives, les dents et les glandes salivaires. Il élimine les mucus accumulés, règle certains problèmes de mauvaise haleine et réduit les rides. On dit aussi qu'il rend la voix des gens plus douce… avis aux chanteurs et chanteuses. Le karma purana ou karn tarpan protège contre l'accumulation de cire et traite les irritations, infections et douleurs aux oreilles, tout en améliorant les fonctions de l'ouïe, la mémoire et le système nerveux. Il facilite la méditation. L'akshitarpana traite merveilleusement les yeux fatigués par les nombreuses heures de travail passées à l'ordinateur ou les excès de soleil. À répétition, il atténue les problèmes de glaucome. Et il réduit des rides. Enfin, le traitement le plus connu est sans doute le shirodara. Les plus grands salons de beauté du monde entier en font la promotion, mais souvent sans en connaître tous les bénéfices. En plus d'être extrêmement relaxant, il réduit les irritations du cuir chevelu, les pellicules, les excès de transpiration, mais aussi l'irritabilité et la colère. Et je n'ai pas encore parlé des processus de purification ailleurs dans le monde, ni de ceux pour la santé mentale, émotive et spirituelle… Ce n'est que partie remise. Renée Blanchet est praticienne ayurvédique et propriétaire de Face to Grace. Elle offre produits biologiques, soins de la peau et cours favorisant la beauté extérieure, intérieure et durable. |