|
||
| Volume 11, numéro 5 / mai-juin 2008 |
![]() |
Chronique ici et maintenant Écouter l'obscurité... l'écologie sociale Par Suzanne Rémillard
Notre habitat
La médedine intégrative
Vacances et ressourcement
Retour à l’Essentiel
Destination soi-même
|
L'écologie de l'art
L'artiste bio
Les couleurs des chakras
Trésors de la nature :
Écolo, bio, biodégradable
Le plus fin de notre
|
|
Édito Être dans son environnement Par Manon Duguay
2012
La contemplation
Cheminer dans la vie
L'environnement
|
|
ÉDITO Être son environnement Par les chemins tortueux de la synchronicité, à chaque fois que je trouvais le filon pour cet édito, un nouvel article arrivait qui présentait cette même idée. C'est beau, quand même, cette magie de la loi de l'attraction… Au-delà du brouhaha entendu chaque jour dans les médias sur les malaises de notre environnement, une petite voix persiste à dire que toutes les solutions se trouvent à l'intérieur de soi. Pour certains, cette petite voix est une excuse pour ignorer l'environnement, fuir l'engagement de l'action et refuser d'assumer nos responsabilités collectives. Pour d'autres, cette même petite voix parle de s'assumer et de devenir conscients que nous sommes notre environnement. Chacune de nos pensées, de nos actions et de nos façons d'agir détermine notre environnement de vie… collectif. La conscience s'apprivoise au jour le jour et les actions suivent inévitablement. Cette page n'est pas suffisante pour exprimer les différentes perspectives de chacun. Certains prônent de parler d'écologie plutôt que d'environnement, car on peut parler de l'écologie de l'être, tout en parlant de l'écologie de l'environnement. Je vous réfère, plutôt, au livre « Écologie, spiritualité : la rencontre » (détails page Coup de coeur). Toutes les perspectives y sont présentées dans un but d'intégration et de compréhension. Il y a beaucoup de sagesse dans ce livre. Les crocus sont enfin sortis dans mon parterre. Hier, les enfants d'une garderie voisine s'émerveillaient devant ces jolies petites fleurs délicates. Leurs cris de joie, en plein soleil d'après-midi, m'ont interrompue dans mon travail assez longtemps pour me permettre d'apprécier et les fleurs et la joie des enfants. Je me suis prise à rire toute seule en les regardant. Ils n'ont vu que les fleurs et ignoré la grisaille des plantes mortes environnantes. C'est le choix de chacun de voir, dans l'analogie du verre à moitié vide ou à moitié plein, ce que l'on veut bien voir ! La nature s'éveille de nouveau en cycles sans fin de mort et de renaissance. C'est le printemps Cela fait des semaines que les oiseaux, malgré la neige, chantent son arrivée. C'est un début ! Je vous l'avais promis et maintenant c'est fait. Vous pouvez visiter www.cheminement.com et y trouver tous les excellents articles reçus que nous n'avons pas pu publier par manque d'espace dans cette copie papier… en plus de pouvoir y consulter cette revue. Visitez-nous souvent. Notre site est en pleine croissance. Le prochain numéro traitera de carrières et de choix de vie. Vous pourrez y lire notre entrevue avec l'éditrice Louise Courteau, première femme éditeur au Québec.
Manon Duguay, rédactrice |
||
|
2012 L’avènement du Paradis sur Terre? Depuis la fin des années quatre-vingt, un puissant vent de changement souffle sur notre belle planète. Concrètement, l'humanité tout entière se rend de plus en plus compte que le temps s'accélère, que nos pensées ont un impact réel sur la réalité qui nous entoure et que notre état de santé est directement influencé par le stress aussi bien que par nos états d'âme. Sur le plan environnemental, il semble que la nature soit en pleine rébellion, les catastrophes naturelles se multipliant aux quatre coins du globe. Certains blâment la pollution et l'exploitation outrancière des ressources naturelles, d'autres y voient les signes avantcoureurs de l'apocalypse. Et si nous assistions tout simplement à la renaissance du Paradis sur Terre, promis depuis la naissance de l'humanité? Que tous ces « symptômes » planétaires ne soient que des petites « secousses » semblables à celle d'un poussin cherchant à faire craquer sa coquille ; des « contractions » inhérentes et nécessaires pour favoriser l'« accouchement » d'un Nouveau Monde, plus sain et plus lumineux? Examinons tout cela de plus près. Notre monde change. Les mentalités se transforment. Il semble que des populations entières se sentent de plus en plus à l'étroit dans le « carcan » des normes sociales et politiques « tolérées » depuis des générations… celles-ci ne faisant plus aucun sens lorsque l'on s'ouvre à une vision davantage globale et universelle. Partout, en Orient comme en Occident, des groupes et des communautés entières sortent de l'ombre pour faire entendre leur voix (comme cela se passe actuellement au Tibet par exemple). Des manifestations pacifistes et des méditations mondiales s'organisent (telle celle du 17 juillet 2007), regroupant des millions de personnes aspirant à un monde meilleur. Les livres portant sur la spiritualité ou le Nouvel Âge abondent et font de plus en plus d'adeptes. Les conférences et formations sur les Lois Universelles se multiplient (telle la loi de l'Attraction dont le film « Le Secret » donne un bref aperçu). N'est-ce pas là la preuve tangible de l'émergence d'une nouvelle conscience? C'est à la fois merveilleux, fabuleux et extraordinaire! Enfin chaque personne sur Terre a la possibilité de retrouver le sens profond de son incarnation, son unique mission icibas : emmagasiner le plus d'énergie possible pour en faire bénéficier l'humanité, la planète tout entière! La fin de la dualité? Depuis des siècles, notre monde est séparé en deux clans, comme si la plupart des âmes s'incarnant sur Terre ne parvenaient à retenir qu'une partie de la mission qui leur a été confiée. D'une part, nous avons ceux qui focalisent toute leur attention sur la nécessité « d'emmagasiner de l'énergie » sous toutes ses formes : des avoirs, des biens, de l'argent, du pouvoir, etc. À l'opposé se retrouvent tous ceux qui se donnent sans compter pour les autres, allant même jusqu'à s'oublier pour « faire bénéficier l'humanité, la planète tout entière » des meilleures conditions possibles… Peut-être certains d'entre vous se reconnaîtront-ils parmi eux? Ce sont ceux qui donnent jusqu'à leur chemise pour aider une personne en difficulté, s'impliquent dans leur milieu, leur quartier, leur pays pour faire bouger les choses et permettent d'améliorer les conditions de vie de leur semblables ou encore se portent à la défense de l'environnement et/ou des animaux en voie de disparition… Or, si les premiers vous semblent être entièrement dans le tort, peutêtre vous rendez-vous compte que les seconds ne font pas mieux : le fait de négliger leurs propres besoins, de vivre seulement dans le rêve et l'utopie et/ou de ne pas être bien enraciné sur le plan matériel ne contribue-t-il pas à maintenir en place le climat général de dualité… ceci allant même jusqu'à alimenter un certain ressentiment envers « les autres », ceux du premier groupe? Combien de guerres ont-elles été déclenchées pour des motifs prétendument « bienveillants » ou « spirituels »? Heureusement, tout cela est en train de changer de part et d'autre. Des quantités de gens qui ne juraient que par la sécurité matérielle et le pouvoir de l'argent se posent désormais d'innombrables questions existentielles sur le sens de la vie et des événements qui les affectent : « Pourquoi suis-je tombé malade ? Pour quelle raison ma femme m'a-telle quitté? Pourquoi est-ce que je ne parviens pas à communiquer sainement avec mes enfants, mon patron, mes amis, etc.? ». Et les « pourquoi » mènent irrémédiablement aux « comment » : « Comment faire pour retrouver la santé ? Comment entretenir des relations plus épanouissantes avec mes proches? Comment faire pour être enfin heureux et bien dans ma peau? ». Leurs vibrations s'élèvent à mesure que leur esprit s'éveille à la prise de conscience que tout part d'eux-mêmes. À l'autre bout du spectre, dans le « second plateau de la balance », ceux qui étaient irrémédiablement tournés vers les autres se rendent compte qu'ils ont tendance à « se vider » en donnant continuellement de leur énergie autour d'eux. De plus en plus de personnes, au cours de leur cheminement spirituel, prennent conscience de l'importance du juste équilibre entre « donner et recevoir ». Ils réalisent qu'au-delà des gestes généreux posés autour de soi, les gens ne retiennent bien souvent que le témoignage contradictoire de celui qui se « sacrifie » afin que les autres se portent mieux. La plupart finissent par apprendre à « prêcher par l'exemple » : que le fait de « souffrir » pour ou avec l'autre ne lui enlève pas sa souffrance, mais qu'au contraire le fait de vivre dans la joie, la sérénité et l'abondance demeure le plus puissant incitatif pour l'autre à trouver en lui les solutions qui lui sont propres. Bref, les mystiques et les éveillés « descendent » de plus en plus dans la matière, tandis que les matérialistes « élèvent » chaque jour davantage leur cœur, leur esprit et leur conscience. Visualisez les premiers dans le plateau de la balance qui s'abaisse tranquillement et les deuxièmes dans celui qui se hisse inexorablement vers le ciel. À un moment donné, les deux plateaux finiront sans aucun doute par se rencontrer en un point central, situé dans le juste milieu, en parfait équilibre… N'est-ce pas là le principe même de « l'équilibre au point zéro » qui a fait coulé tant d'encre vers la fin des années quatre-vingt-dix? Il suffit d'une seconde de lucidité… Imaginez que tous ceux qui ont les « moyens » financiers et le « pouvoir » de changer le monde rencontrent enfin face à face ceux qui nourrissent depuis longtemps la « vision » et les « préceptes » d'un monde meilleur… Que l'élan des « âmes humaines » qui s'ouvrent à l'énergie universelle et s'élèvent dans la lumière s'allie enfin à celui des « êtres spirituels » qui s'incarnent de plus en plus profondément sur le plan humain. Il suffirait d'une seule intention de prière pour la paix dans le monde, partagée sincèrement par l'ensemble de l'humanité, pour que l'harmonie se rétablisse aux quatre coins du globe. Il suffirait d'une simple prise de décision unanime, solidaire, pour que la pollution cesse et qu'un grand nettoyage se produise en un clin d'œil partout sur Terre. La pensée crée. La pensée collective transforme. Nous assistons actuellement à une première dans l'histoire de notre planète : l'énergie divine et céleste « descend », se densifie dans la matière au même rythme que l'énergie tellurique et planétaire s'allège et se purifie vibratoirement. Tout redevient possible à mesure que la conscience prend racine dans tous les êtres vivants sur la planète. Le Paradis sur Terre n'est plus une potentialité, mais bien une réalité en train de se manifester sous nos yeux. 2012 sera-t-elle l'année de cet accouchement planétaire tant attendu? Pourquoi pas! Toutefois, c'est aujourd'hui que ça se passe! Dès maintenant vos pensées, vos actions et vos sentiments peuvent faire une différence dans la balance! Visez l'équilibre, veillez à maintenir votre harmonie intérieure, évoluez constamment dans la paix du cœur… et il en sera ainsi partout autour de vous, en débutant par votre entourage, votre famille, vos amis, votre quartier. Tous ont besoin que vous leur donniez un avant-goût du Ciel sur Terre. C'est facile : il vous suffit de prendre soin de vous, de cultiver la joie et le bonheur à chaque instant, de savourer pleinement le moment présent… en croyant fermement que « tout est déjà accompli ». Vous n'avez donc plus rien à « faire », il vous suffit « d'être » bien, en santé, en harmonie, dans l'allégresse. L'humanité entière compte sur vous : emmagasinez l'énergie céleste dans tout votre être et rayonnez-en à chaque seconde dans tous les domaines de votre vie. Tel est l'ultime secret du bonheur… à la fois personnel et planétaire !!!
Diane LeBlanc/Bianca Gaïa |
||
|
La contemplation La révérence de l’eau Vous utilisez l'eau à tous les jours. Faire du café, laver votre linge, faire la vaisselle, prendre votre bain. Dans notre quotidien l'eau n'est qu'un objet utilitaire : il nous est utile. Pendant un voyage, observez votre attitude envers l'eau. Vous avez du temps pour observer les formes qu'elle dessine sur un lac. La couleur de mer, la force d'une cascade, le tissu fin de l'eau d'une rivière sur votre peau. Après votre voyage, l'eau n'est plus qu'un des multiples conforts que nous avons dans notre cuisine. L'eau est devenue alors une porte d'entrée pour l'émerveillement. Je ramène de mon dernier voyage cette révérence pour l'eau. C'est à travers cette révérence que les qualitésde l'eau nous sont dévoilées et même transmises : elles résonnent dans mon esprit de quelques-uns de ses attributs : la réceptivité, la fluidité et l'adaptabilité. Dans notre vie de tous les jours, par la répétition de nos tâches et l'encombrement de devoirs et obligations, le monde environnant acquiert une certaine opacité. Mais, dans un voyage, je laisse en arrière un peu de la personne que je pense que je suis. Je laisse tomber même si c'est temporairement une partie de mon identité : le fonceur, la femme forte, la vedette, la mère parfaite, l'étudiant génial, le malade. Dans un voyage, je prends contact non seulement avec l'autre mais avec l'inconnu en moi. Je m'étonne de moi, même des facettes cachées en arrière des rôles quotidiens. Je prends une distance par rapport aux masques que j'utilise pour survivre. Et à chaque voyage, je peux ramener à mon bureau non pas la tristesse du « c'est fini les vacances », mais la satisfaction d'avoir goûté à un autre Soi. Un Soi qui maintenant nourrit mes journées de curiosité, de patience et de contemplation.
Débora Bolsanello |
||
|
Cheminer dans la vie de Nicole Fafard Entrevue réalisée pour la revue Cheminement par : Manon Duguay (MD) L'éco-village TerraVie Nous savons que tu es naturothérapeute, herboriste et peintre. Nous savons aussi que tu travailles avec les semences ancestrales. Et surtout, que TerraVie, ton grand projet d'écovillage, avance à grands pas. Tu es une femme d'action qui travaille concrètement pour l'environnement. Tu es aussi la gagnante canadienne 2008 du prix Terre de femmes offert par la Fondation Yves Rocher. NF: Oui, j'ai cheminé d'une façon très concrète pour vivre dans des projets d'éco-villages et des projets communautaires. Je me suis consacrée à mettre des semences dans la terre, et à voir passer les cycles de la nature. C'est beaucoup plus réel de voir ce mouvement vers la nourriture, la santé. MD: Où a commencé ton cheminement? Où as-tu commencé à prendre conscience de l'environnement? NF: J'ai étudié en littérature et en théâtre. Mais mon cheminement n'était pas l'école, je ne m'y sentais pas bien. Ce n'était pas ma façon naturelle d'apprendre. J'avais le goût de voyager, alors je suis partie. J'ai passé quelques mois dans l'Ouest canadien à apprendre l'anglais. Puis, je me suis blessée en ski. Une longue convalescence. Je prenais des médicaments pour la douleur. J'avais le nerf sciatique tellement endommagé que les médecins voulaient m'opérer. Ils me disaient que je ne pouvais plus faire de sport, et les sports ont été un tremplin important dans ma vie. Donc, dire que mon corps a besoin d'aide m'a demandé toute une introspection. J'avais une décision à prendre et cet accident m'a mené vers les médecines alternatives. Ça m'a ouvert la porte à la spiritualité. Je considère la découverte des médecines alternatives comme un cadeau du ciel. Tout ce questionnement m'a conduite en Californie où j'ai appris de plus en plus sur les médecines alternatives. La vie nous guide. J'ai fait des rencontres qui m'ont amenée à partir pour l'Australie. Là-bas, j'ai travaillé comme gérante d'artiste pour le gouvernement Australien. J'adorais travailler avec les groupes d'un peu partout dans le monde. Et l'aspect autochtone me parlait. J'étais fascinée par leurs valeurs pures. Après l'Australie, j'ai encore beaucoup voyagé, puis j'ai voulu connecter avec les peuples autochtones. Et quand nos désirs sont clairs, la magie agit. De retour à Vancouver, j'ai rencontré des gens qui s'en allaient visiter les indiens Hopis. Je suis partie avec eux. C’était le début d'un cheminement avec les autochtones. J'ai passé du temps avec les amérindiens au NouveauMexique, et en Arizona. Après une escale d'un an au Québec, je suis allée à Mont Shasta, un endroit reconnu pour sa spiritualité, très nature. J'ai senti que je me reconnectais avec la nature. Je me suis dit que si un jour je revenais au Québec, ce serait à partir de la nature. Après le Mont Shasta, j'ai vécu 7 ans à Hawaï. J'ai vécu dans des structures naturelles, dans la nature, avec une communauté un peu Mauï. Au début, on était peut-être une quinzaine de personnes. Il y avait plusieurs petites communautés avoisinantes avec beaucoupd'échanges et de collaboration. Je sentais que je faisais quelque chose de positif. C’était une période magnifique. J'ai pris le temps de m'asseoir, de regarder les grenouilles, de regarder comment fonctionnent les insectes, de reconnecter avec la nature. J'ai pris le temps d'observer. Là-bas, nous vivions à l'énergie solaire avec des structures qu'on construisait nous-mêmes. Nous faisions des jardins, avec beaucoup de plantations. J'y ai rencontré deux grand-mères très près des plantes avec lesquelles j'ai appris l'herboristerie. Elles me disaient que ce sont les plantes qui nous enseignent et qui communiquent avec nous. Ce n'est pas dans les livres qu'on apprend. C'est comme ça que j'ai appris le plus au niveau de la naturopathie. J'ai découvert les esprits de la nature, qu'ils appellent les petites algues de la nature. J'ai pris le temps d'être là, d'ouvrir mes sens à une communication plus intime avec la nature. Je me suis impliquée socialement. J'y ai acquis mon expérience d'éco-village ou d'éco-communauté. En l'an 2000, j'ai ressenti le besoin de voir ma famille, de revenir ici. C'était difficile. Je ne voulais pas partir des tropiques. Mais toute ma vie j'ai fait confiance à mon intuition, alors je suis revenue. Je suis allée chercher mes licences en naturopathie et en herboristerie. Je me suis remise à travailler. J'ai loué une maison pour essayer de m'habituer à cette vie. Je n'étais pas capable. J'étais trop imprégnée par la vie communautaire. La vie dans la nature me manquait. Alors graduellement, j'ai regardé ce qui se passait au Québec. Je cherchais des projets d'éco-village, de communautés écologiques. Je n'ai pas trouvé ce que je cherchais. Plusieurs personnes me disaient rêver d'une telle communauté. J'ai fait des recherches et TerraVie a commencé à mijoter. Dans ce tempslà, j'habitais à Val-David. J'avais loué une grosse maison qui est devenue un genre de maison collective. Tout de suite, il y a eu beaucoup de musique. Je parlais de communautés. Je demandais est-ce qu'on fait un éco-village? C'était oui. On a commencé à être plus concrets. En décidant de revenir au Québec, je savais que je revenais pour accomplir quelque chose. Je me suis dit que j'allais construire un éco-village. Je l'ai pris au sérieux. MD: Bâtir une communauté c'est beaucoup de travail. NF: À Hawaï, j'habitais sur des terrains où les gens avaient déjà fait le travail. Ils étaient dans le quotidien du financement. Un aspect que je n'ai jamais touché. La mise en forme de TerraVie a été vraiment progressive. Nous regardions des terrains en même temps que le processus évoluait. TerraVie, c'est faire un éco-village. Construire une petite maison écologique tout en regardant l'aspect collectif. Quand j'habitais en Californie, et à Hawaï, j'avais assisté à des rencontres sur les fiducies foncières. J'étais intéressée par leur fonctionnement. J'ai fait des recherches au Québec sur les communautés basées sur des fiducies foncières habitables, il n'y en avait pas. Au Québec, les projets étaient souvent privés. Donc des gens qui achetaient des terrains et qui s'organisaient en communautés. J'ai rencontré plusieurs anciens du mouvement par l'entremise de TerraVie. Je partais d'un contexte de vivre dans la nature à Hawaï, vraiment pieds nus dans la nature. Pour moi c'était ça l'environnement. Et me voilà à monter une structure légale, organisationnelle et administrative, avec les gouvernements. Il y a eu une rencontre avec André Boisclair, alors ministre de l'Environnement. Nous avons parlé de zonage indigo et de fiducies foncières communautaires. La réunion a été formelle, mais super sympathique. Mettre TerraVie en place, était un besoin personnel. Je sentais qu'il fallait être plus local ou autonome par rapport à nos ressources naturelles. Je voulais faire des jardins, faire des échanges, comme à Hawaï où il y avait énormément de troc. J'étais bien dans l'aspect communautaire. NF: Je me suis promenée dans plusieurs villes de Polynésie. J'étais attirée vers les festivals autochtones. Les Polynésiens sont des gens simples aux yeux brillants, toujours le sourire aux lèvres, et ils n'ont pas grand-chose. Alors je me disais qu'il y a vraiment quelque chose, dans leur façon de vivre, qui est sain. Le jet set moderne est plate. J'étais toujours mieux quand je revenais dans le bois, dans la nature près de gens aux valeurs simples. On ne peut pas retourner à la survie dans la nature où on se déconnecte des technologies. Mais nous pouvons créer un équilibre … Que ce soit un choix, comme le mouvement simplicité volontaire, ou choisir de moins consommer. Ça veut dire être plus auto-productif au niveau de l'alimentation, encourager des produits et services locaux. Ici, l'été, nous faisons partie des marchés à Val David. Ils existent depuis 4 ans. C'est le premier élan de marchés comme ça que je connais dans les Laurentides. Les gens adorent aller acheter des produits directement des producteurs, même si ça coûte 50 cents de plus. MD: Que cultivera TerraVie? NF: Nous allons cultiver beaucoup de produits. Nous étudions présentement la possibilité d'acquérir l'ancien magasin général du village. Ça fait 10 ans qu'il est fermé. On y ferait un café, un genre de place recyclée. Pour les produits locaux. Pas juste de nos projets. TerraVie est un pont. On veut encourager les gens locaux. Ramener un peu cet élan de participation, de manière abordable. Ici, au Lac des Becs-Scie, il y a beaucoup d'habitations, mais je connais peu de personnes car il n'y a pas d'endroit central pour rencontrer les gens. Les gens se regroupent à travers les marchés qui commencent à prendre forme au Québec. On le voit dans différentes régions. Il y a un élan de retour à des produits sains. Je reviens toujours à ce qui a motivé TerraVie. Les bases sont le contact avec la nature. Terravie est un organisme de conservation qui appartient à tout le monde. MD: Où en est TerraVie dans son développement? TerraVie a mis en place l'aire protégée à Montcalm, la 2e aire protégée des Laurentides. Le terrain est acheté sur les rives du Lac Brochet. Nous avons 24 conventions vendues, pour 24 maisons et pour 24 familles. La coopérative est en place. Les infrastructures seront aménagées cette année. TerraVie commence à bâtir les maisons au printemps 2009, en partie avec des matériaux recyclés. Celles-ci utiliseront l'énergie solaire. Les plans sont faits, les critères de développement sont en place. L'écovillage devient réalité. TerraVie prévoit déjà l'achat d'autres terrains. Un modèle à suivre pour le développement d'une économie sociale durable et la création d'autres éco-villages au Québec. MD: C'est fantastique. NF: C'est fantastique. Merci, Nicole Pour tous les détails sur le fonctionnement de TerraVie et leurs projets d'avenir, lisez l'entrevue en entier au www.cheminement.com. TerraVie : www.terravie.org. Manon Duguay, rédactrice |
||
|
L’environnement Maître guérisseur! Notre société actuelle vit avec la croyance qu’elle est « toute puissance ». Nous croyons détenir une suprématie sur tout ce qui nous entoure incluant notre environnement et pouvoir exploiter ces ressources comme bon nous semble. C e n'est évidemment pas l'opinion de tous mais disons que dans l'ensemble, le portrait général est peu radieux. Malheureusement (ou peut-être heureusement), tous ces abus que nous avons infligés à notre planète par ignorance ou par recherche de pouvoir viennent aujourd'hui nous bousculer et nous obliger à changer notre regard et nos habitudes. Sommes-nous vraiment conscients de l'interrelation qui existe entre notre environnement et nous? Réalisons-nous seulement à quel point la détérioration de nos forêts, l'épuisement des ressources , la détérioration de la qualité de nos réserves d'eau, le développement urbain, la dénaturation des aliments que nous consommons et la pollution de l'air que nous respirons nous conduisent vers la détérioration de nos propres vies? Je me souviens avoir été profondément touchée la première fois que j'ai lu ce proverbe cri qui disait : Nul désir pour moi de verser dans le défaitisme ou la moralisation, bien au contraire, j'aimerais prendre ce moment pour faire revivre dans vos cellules cette union indispensable à la terre et son impact sur notre vie quotidienne. Projetons-nous quelques instants pour nous rappeler l'état de bien-être que nous éprouvons après une journée en forêt. Cette grande légèreté, cette joie simple, cette paix d'esprit qui envahit chacune de nos cellules sous l'influence de l'effort physique qu'a fourni notre corps, de l'air que nous avons respiré, de la beauté que nous avons côtoyée, des sons harmonieux de l'eau et des oiseaux que la nature nous a si généreusement offerts. Nous avons pris le temps de nous unir à notre environnement, de nous en imprégner et nous en sommes ressortis réénergisés. Que s'est-il passé pendant ces quelques heures? Les arbres ont émané leur parfum et leur essence pour favoriser notre propre guérison, ils ont transformé l'air que nous respirons en la rendant encore plus pure et plus vibrante. Ils ont intensifié notre relation à la terre et permis de nous sentir unis à tout ce qui vit. Pendant ce temps, le soleil favorisait la guérison de nos cellules en stimulant la production de plusieurs vitamines dont la vitamine D essentielle à notre corps, il venait raviver notre feu intérieur et stimuler notre élan vital. Le petit ruisseau que nous avons longé, lui aussi jouait son rôle essentiel. Il produisait des ions négatifs pour intensifier la qualité de l'air que nous respirions, il permettait à toute la faune environnante de vivre et de créer la vie. Il permettait de maintenir un taux d'humidité dans l'air et permettait à la vie de circuler. A l'heure du dîner, qu'avons-nous mangé? Étions-nous conscients de la relation qui existe entre nous et les aliments mangés, leur impact sur notre santé? Comment peut-on croire qu'en ingérant des aliments dénaturés, qui ont poussés dans des sols déséquilibrés et appauvris, fertilisés chimiquement, que ceux-ci puissent nous procurer les nutriments essentiels pour que notre corps puisse se mouvoir aisément et légèrement et nous fournir la vitalité dont nous avons besoin pour fonctionner dans la vie quotidienne? Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi tant de gens sont portés vers les aliments riches en sucres et les stimulants de toutes sortes? Le corps cherche désespérément à répondre à un besoin énergétique qu'il ne trouve plus dans son alimentation. Par contre, en consommant ces stimulants, il ne nourrit pas son organisme et au contraire, l'entraîne dans un épuisement et une surconsommation entraînant les maladies dégénératives et tous les déséquilibres métaboliques qu'on connaît aujourd'hui. La qualité des aliments dépend directement des sols dans lesquels ils poussent, des conditions de culture et de récoltes, des transformations qu'ils subissent ou non avant de se rendre jusque dans nos assiettes. Prendre soin de la terre, c'est aussi prendre soin de ce qui se retrouvera tôt ou tard dans notre estomac. L'air que nous avons respiré pendant cette balade, était rempli de « prana » offert généreusement par les arbres et venait oxygéner chacune de nos cellules, favorisant le transport des nutriments vers nos organes. Il venait ainsi modifier notre rythme vibratoire et amener un moment de calme et de paix nous permettant de nous ouvrir à l'univers plus subtil qui nous entoure et auquel souvent nous ne portons aucune attention. Cet espace intérieur, c'est l'espace où nous pouvons accueillir l'inspiration et la créativité. Quel bonheur de se retrouver dans ces espaces, vous ne trouvez pas? Ce qui est important aujourd'hui, c'est de devenir conscient de cette relation qui existe entre la nature et nous, une relation d'interdépendance qui peut modifier notre vie bien audelà de ce que nous pouvons imaginer, nous propulser dans des états de paix, de plénitude, de santé à tous les niveaux et, en prime, créer un sentiment d'union avec la vie. C'est en se faisant du bien qu'on peut sauver et transformer notre planète.
Carolann Durand, Naturopathe |
||
|
Chronique ici et maintenant Écouter l’obscurité... l’écologie sociale
« Tout a ses merveilles, l'obscurité et
le silence aussi »
Éco.ute, éco.logie, écho.logie… Elle nous place indubitablement devant les sévices que nos sens subissent au quotidien de notre « no world » artificiel. La noirceur fait chérir la vue et le silence nous apprend les joies sublimes du son, avançait-elle en affirmant que ce serait une bénédiction si tous les jeunes adultes étaient privés de voir et d'entendre pour trois jours. Ainsi, en reconnaissant la valeur de chaque sens, une véritable communication s'établirait.
Elle nous conseille d'écouter… réunies dans un petit livret. Les sujets abordés ce soir-là ne font généralement pas la une des soirées mondaines où l'on y parle beaucoup, mais écoute peu. Rien à voir avec la sincérité de notre hôtesse et la très grande simplicité avec laquelle elle nous communique son parcours en dents de scie. Un tracé personnel hors de l'enfer de la colère et de la dépendance en quelques mots choisis. De ses observations personnelles, elle nous livre des perles de sagesse. Ce n'est ni un journal, ni un livre de recettes, mais bien une autoscopie à tâtons hors du « non-monde », comme celui d'Helen, qu'elle nous offre. Sa décision d'être à l'écoute d'elle-même et de « l'autre » la tire de la maladie vers un meilleur équilibre. L'écologie de l'Être dans son ensemble. Écouter est un geste révolutionnaire à la base de toute transformation. L'écoute de la faune et la flore nous font découvrir son stress et sa souffrance en plus de sa très grande beauté. Nous sommes alertés, personne n'ignore le danger de poursuivre, sans coup de barre dans nos manières de faire. La survie n'est pas assurée. En ÉCOUTANT l'autre, nous mettons en marche une conscience planétaire équitable. Nous devons donc cultiver le respect et l'harmonie dans tous nos rapports avec la vie en utilisant une forme d'écoute en rapport étroit avec nos sens et notre environnement visible et invisible. Pétrifiée à l'idée de faire face à des étrangers avec ses pensées intimes, l'« écoute » de Sylvie débute avec un petit cercle d'amis qui invitent des amis à leur tour. Tout comme Helen, du bout des doigts, elle sort de sa noirceur aliénante et de son silence creux et se met à écouter pour voir. Sait-elle combien subversive est son approche toute simple? Dans un coin de la pièce trône un grand bol rempli de papiers, ce sont les pages de son livre qu'elle a défaites et soigneusement pliées. Nous sommes assis en cercle… Tour à tour, on pige, on déplie, et on ÉCOUTE. L'espace est sacré. L'échange est pur. Et, « J'aimerais écouter pour voir » traverse le mur du son, au-delà du bruit.
1Citations, Helen Keller 1880-1968
Suzanne Rémillard | ||
|
Notre habitat Un miroir de nous-mêmes À une époque où la pollution qui nous environne met notre santé en danger (pollutions électriques et électromagnétiques, matériaux toxiques et polluants), il devient impératif de porter une attention toute particulière à notre environnement et notamment à notre maison dans laquelle nous passons le plus clair de notre temps (le terme maison englobe ici tout lieu dans lequel nous vivons ou travaillons). Il est regrettable de constater aujourd'hui que la plupart des lieux où nous vivons et travaillons génèrent chez l'occupant plus de malêtre que de bien-être ( stress, insomnie, maladie). Souvent ces lieux ont été construits par souci économique, sans vraiment tenir compte de l'être humain. Or, l'architecture doit être pensée en considérant divers facteurs (environnement, économiques, sanitaires, etc.) au centre desquels l'être humain se situe. Privilégier l'un de ces secteurs, c'est entreprendre une démarche spécialisée et engendrer un déséquilibre : il ne suffit pas d'adopter des systèmes performants pour se chauffer et économiser de l'énergie! Encore faut-il que les matériaux utilisés ne nuisent pas à notre santé. Par exemple, un plancher chauffant à eau est plus bénéfique qu'un plancher chauffant électrique, car ce dernier génère une pollution électromagnétique qui peut provoquer un certain mal-être chez les habitants. Il en est de même pour les matériaux de construction qui doivent être le plus naturels possible, car ils constituent notre « troisième peau » et doivent participer au bon échange entre l'intérieur et l'extérieur (d'où l'intérêt du bioclimatisme qui favorise cet échange en préconisant notamment des matériaux sains et non toxiques). Cela ne fera qu'accroître notre bien-être. Mais ce dernier n'est pas seulement une question d'aisance financière et de confort matériel. En effet, au-delà de l'aspect maison saine, il est important de considérer que notre bien-être est avant tout une question de vie et d'énergie. Quand on s'intéresse au Feng shui, on s'aperçoit que son grand principe repose sur le fait que tout habitat est parcouru par des flux d'énergie. C'est cette énergie qui confère à la maison sa « personnalité » et qui influence notre propre énergie en tant qu'habitant. Mais l'inverse est également vrai : notre propre énergie peut influencer celle de la maison. Pour comprendre cette interaction, il est intéressant de considérer notre maison comme un miroir de nousmêmes. En effet, s'ouvrir à l'imagemiroir que nous renvoie notre maison peut nous aider à mieux comprendre comment y harmoniser l'énergie et la polarité. Le phénomène miroir part du principe qu'on ne peut être « touché » que par quelque chose qu'on porte en soi, et que toutes les personnes que nous rencontrons et situations que nous vivons ne sont pas le fruit du hasard. Qu'elles soient agréables ou désagréables, elles nous reflètent, comme un miroir, les bonnes et les moins bonnes parties de nous-mêmes. Ainsi, une personne qui nous émerveillera par une qualité, nous reflètera que cette même qualité est en train de se réveiller en nous et qu'il est temps de la cultiver. De même, une personne qui nous énervera au plus haut point nous montrera qu'il est urgent de transformer le défaut qu'elle nous reflète. (pour en savoir plus sur le phénomène miroir, voir le livre de Pierre Lassalle : Astrologie et relations humaines aux Ed. De Mortagne) En ce qui concerne la maison, c'est la même chose. Notre maison est porteuse de « qualités » et de « défauts » dont nous sommes également porteurs intérieurement. Ainsi de par sa forme, ses volumes, la disposition des pièces les unes par rapport aux autres, elle nous révèle une partie de nous-mêmes. En effet, vivre dans des pièces de vie ouvertes les unes par rapport aux autres n'aura pas la même signification que si ces pièces sont séparées par des murs ou des éléments décoratifs. Dans le premier cas, cela renverra en positif aux occupants des qualités d'ouverture et d'accueil. En négatif, ils pourront avoir tendance à se disperser et avoir des problèmes de concentration. Dans le second cas, l'image positive du lieu renverra aux occupants des qualités de concentration et une capacité à délimiter leur propre espace. En négatif, ils pourront avoir tendance à se refermer sur eux-mêmes et à rejeter les autres. Mais l'image-miroir ne s'arrête pas là puisqu'elle prend également en compte tous les « incidents » qui peuvent arriver dans une maison : Coupure de courant, problèmes de ventilation, inondations, humidité, égouts bouchés, fissurations, etc. et qui sont reliés aux quatre éléments que sont le feu (qui représente le potentiel créateur dont chaque être humain dispose), l'air et l'eau (qui correspondent à la façon dont l'énergie circule en nous) et enfin la terre (qui symbolise la manifestation de l'énergie dans la matière). Par exemple, un court-circuit symbolisera une colère refoulée ou un refus d'utiliser son énergie (feu); un problème de téléphone révèlera un problème de communication (air), un égout bouché pourra traduire une difficulté à laisser l'énergie circuler librement en soi (eau); la présence de fissures dans la structure pourra indiquer un refus de changer certaines choses en soi ou une difficulté à manifester un projet qui nous tient à cœur (terre); etc. L'image-miroir prend également en compte la symbolique des pièces dans la maison : l'entrée, par exemple, représente le lien entre l'intérieur et l'extérieur et symbolise la façon dont nous gérons nos relations sociales. Vaste et lumineuse, elle reflètera pour ses habitants une qualité d'ouverture et d'accueil vis-à-vis des autres. Petite et sombre, elle pourra refléter un besoin de se protéger de l'extérieur. Vivre dans un environnement sain et équilibré est devenu aujourd'hui une nécessité. Cette dernière est d'autant plus importante que notre environnement est aujourd'hui menacé. La qualité des matériaux participent à notre bien-être, mais il ne faudrait pas oublier que la base de ce « confort » passe avant tout par un équilibre entre notre habitat et nous-mêmes qui ne peut se faire que dans la mesure où nous apprenons à découvrir les messages que nous renvoie notre lieu de vie. En prenant conscience de cette image-miroir, nous pourrons alors le transformer en un lieu épanouissant qui nous ressemble en profondeur.
Thierry Seurre est technologue
professionnel en architecture
et consultant en Feng Shui
à l'Occidentale. | ||
|
La médecine intégrative Santé Nouveau Monde Lors d'un voyage sur la route de la soie en Chine en 2001, j'ai entendu un propos qui parlait de l'urgence de réunir les médecines. Étonnamment ce propos résonnait en moi, même si, à ce moment, mes connaissances des autres médecines étaient très limitées et que je m'identifiais totalement à la médecine conventionnelle. Je savais que je pouvais jouer un rôle, et j'avais envie de participer à la réunion des médecines. Mes recherches m'ont amené à reconnaître trois grandes médecines : la médecine des hommes i.e la médecine conventionnelle, la médecine de la terre i.e la médecine des plantes et la médecine de l'univers i.e la médecine énergétique. C'est à cette époque que j'ai commencé à transformer ma pratique. De la médecine d'urgence, j'ai choisi l'administration médicale, dans cette volonté de transformer, de donner un alignement différent. Après quatre années, je sentais que ce n'était pas la forme la plus juste pour unifier les médecines. Différentes synchronicités m'ont alors fait rencontrer les thérapeutes de Choréas un centre de santé, avec qui je me suis associée. C'était le début d'un parcours de retrouvailles avec moi-même, j'ai ouvert un cabinet de médecine holistique. Entourée de naturopathe, de massothérapeute, d'ostéopathe, de nutritionniste et de psychothérapeute, pas à pas, j'apprenais ce qu'était le sens d'une médecine globale. En fait, je ne faisais que ni plus ni moins pratiquer ce que j'avais appris sur les bancs de l'Université en médecine, l'approche biopsychosociale. Une approche qui est enseignée, mais dont le système actuel ne facilite pas sa mise en pratique. Je me rendais compte que l'aspect psychosocial influençait plus que je ne l'aurais cru les différents malaises et maladies de mes patients. Dans cet environnement de médecines douces, j'ai commencé à m'intéresser à la médecine énergétique. Cette médecine est l'une des plus anciennes. Pour pouvoir démystifier cette approche, je me suis inscrite dans une formation qui s'appelle la Danse des énergies, offerte par Pierre Lessard et Josée Clouâtre. C'est dans cette formation que je me suis vraiment ouverte aux autres médecines. C'est également dans cette formation que j'ai rencontré Mylène Boisclair, physiothérapeute, avec qui naturellement s'est établie une amitié, une complicité d'échange et de partage et un goût commun d'union des médecines. Nous nous sommes rencontrées souvent pour échanger sur nos parcours mutuels, pour nous stimuler. Je lui partageais mon intérêt pour les plantes, la passion qui s'éveillait en moi quand, lors d'une formation en herboristerie, je vivais une grande joie à créer une teinture mère. C'est comme si s'éveillait en moi des connaissances qui dormaient là depuis trop longtemps. Puis Guylaine Richard, une consoeur de Mylène s'est jointe à nos rencontres. Elle portait également ce goût profond d'unir les médecines. Mylène et Guylaine travaillaient ensemble et moi j'étais chez Choréas. À Choréas, j'avais développé une amitié avec Anne-Marie Léger, naturopathe, et nous avions invité Brigitte Robitaille, médecin, à se joindre à nous. Déjà sans le savoir l'équipe de Santé Nouveau Monde se mettait en place. Puis, comme l'idée d'être réunies sous le même toit nous animait, nous nous sommes mises à la recherche d'un local, ce fut toute une aventure. Finalement, nous nous sommes retrouvées sous le même toit en juin 2006. Santé Nouveau Monde qui existait depuis plusieurs années de façon virtuelle par la vision que nous portions prenait place au 479, St-Joseph Est à Montréal. À ce jour Santé Nouveau Monde regroupe 8 thérapeutes et 2 médecins. Comme vous pourrez le constater, en plus d'avoir en commun ce désir de réunir les médecines, chacune d'entre nous portions le goût profond que chaque personne qui nous consulte puisse retrouver son autonomie. C'est sur cette base que s'est établie notre mission : « Créer un pont entre la médecine conventionnelle, la médecine naturelle et la médecine énergétique. Contribuer à la transformation et à l'autonomie des êtres en les aidant à rétablir et à maintenir leur état de santé. » Depuis maintenant près de 2 ans, chacune d'entre nous porte cette mission et l'applique au jour le jour dans les rencontres avec nos patients. Nous voulons maintenant aller un peu plus loin dans ce conceptd'union des médecines et d'autonomie des êtres. Forte de l'expérience de ces dernières années, et de la complicité qui s'est établie entre nous au fil des années, nous mettons en place une nouvelle approche où le patient viendra consulter Santé Nouveau Monde, plutôt que chacune d'entre nous. Voici des éléments de notre vision qui sous tendent cette approche : • Nous proposons un fonctionnement équitable, juste, où la reconnaissance de chacun (intervenants ou les personnes qui nous consultent) est au cœur de l'intervention. • Nous proposons de développer une voie distincte où les personnes sont libérées du stress de devoir choisir entre les différentes médecines, elles sont accompagnées de toutes les médecines sous un même toit. • Nous créons un lieu sans concurrence, où les différentes compétences de chacun sont reconnues, un lieu d'union, un lieu de partage. • Nous accueillons les êtres qui nous consultent dans leur globalité, dans leur lumière au-delà des maux et suscitons leur autonomie. • Nous développons une approche multi-disciplinaire, où les interventions sont interreliées dans une forme de partage. L'être est accueilli par Santé Nouveau Monde plutôt que par un intervenant. Pour parvenir à cet idéal, les défis sont grands. Le premier et non le moindre est celui de la concurrence. Une concurrence fine qui peut se présenter de différentes façons. En médecine, la rareté des ressources fait en sorte qu'il n'existe pas de concurrence relié à la clientèle. La concurrence est plus subtile et se traduit souvent par un manque d'ouverture. Les médecins n'aiment pas que leurs patients consultent ailleurs et ils leur font sentir. Certains spécialistes vont même jusqu'à refuser de revoir le patient s'il refuse leur plan de traitement. Les opinions des patients sont rejetées si elles ne sont pas basées sur des preuves scientifiques. Ce manque d'ouverture se voit également dans le non-respect des opinions d'autres professionnels de la santé. La recherche scientifique a fait en sorte que pour être valables, nos opinions doivent êtres basées sur des preuves obtenues dans des études reconnues à double insu, i.e deux groupes dont l'un reçoit le traitement que l'on veut valider comme étant efficace et l'autre reçoit un placebo, un traitement sans effet. La médecinemoderne n'avance qu'avec des données probantes. Entre thérapeutes, la concurrence est plutôt reliée à la clientèle. Les thérapeutes sentent l'importance de se démarquer, d'offrir le meilleur de soi, afin de s'assurer que la clientèle est satisfaite et qu'elle va donc revenir les voir. Il n'est pas rare d'entendre des thérapeutes prétendre détenir la solution aux différents problèmes que le patient lui présente et suggérer une série de rencontre. Mais est-ce que je suis capable de reconnaître que le meilleur chemin de guérison pour ce patient est de consulter un autre thérapeute? Estce que je suis à même de reconnaître mes limites et de référer ailleurs mon patient? J'irais même un pas plus loin, est-ce que je suis capable de reconnaître que mon patient a besoin d'un médecin? Souvent on cible les médecins comme utilisant leur pouvoir pour empêcher cette intégration des médecines, mais plusieurs thérapeutes de différentes professions ne veulent pas de cette intégration. Par leur discours, ils dénigrent la médecine conventionnelle en ne citant que les aberrations du système de santé. Il faut retrouver un espace de paix entre les différentes professions. L'intégration des différentes médecines, c'est l'affaire de tous. C'est cette ouverture d'esprit qui, je crois, va permettre à la médecine, pas à pas de devenir intégrative. Chaque profession doit se questionner sur le besoin réel du patient, sur ce qui est le plus juste pour lui à ce moment de sa vie et surtout accepter les choix du patient et la façon dont il veut être accompagné. Un autre des défis, c'est la reconnaissance qui est intimement reliée à la concurrence. Il faut reconnaître chez le patient ses forces, ses limites, ses croyances et son pouvoir afin de travailler ensemble sur le chemin de la guérison. Il faut reconnaître en soi, comme médecin ou thérapeute, nos forces, nos limites, nos croyances et notre pouvoir à aider, guider ce patientsans jugement, dans l'accueil vrai, sans attentes de résultats. Tout un défi, car nous avons tous des âmes de sauveurs! Souvent nous voulons la guérison plus que nos patients et pouvons vivre des déceptions, des frustrations. C'est donc une présence et une conscience de chaque instant qui permet d'avancer sur cette voie d'union des médecines. Ce qui je crois va permettre cette union des médecines, cette médecine intégrative, c'est la création de regroupements, de cellules de personnes qui portent les mêmes idéaux, les mêmes valeurs et qui ensemble peuvent se stimuler. Dans ces regroupements, ce qui est le plus important, c'est d'établir des communications franches, transparentes qui peuvent nous faire voir que par moments, nos gestes, nos paroles sont teintées de vieilles programmations de concurrence ou de non-reconnaissance. Je suis convaincue que dans ce nouveau monde juste et équitable, il est important d'appartenir à un groupe dans lequel je peux me déployer comme une personne reconnue, autonome, inter-reliée aux autres qui oeuvrent commemoi dans une même direction. C'est donc dans cette vision, pas à pas que nous vous accueillerons à Santé Nouveau Monde dans cette nouvelle formule d'accueil, tout en continuant à offrir des consultations individuelles. Le but de cette nouvelle approche est de faciliter le parcours de guérison des personnes qui nous consultent. Notre expérience individuelle et collective nous permet de les guider, accompagnées de toutes les médecines, sur le parcours le plus juste pour elles, selon leurs problèmes,leur état d'esprit et leur disponibilité. Au plaisir de vous y rencontrer.
Dre Sylvie Morin | ||
|
Vacances et ressourcement Nous voilà à la porte du printemps, période où la nature se réveille et tout reprend vie. Pendant ce long hiver peut-être sommes-nous demeurés dans notre confort douillet à l'intérieur de notre foyer, oubliant parfois de faire de l'exercice, ce qui occasionne un manque d'énergie. Nous entrons dans notre routine sans nous en rendre compte. Nous sommes tous pris par le quotidien, et jour après jour nous recommençons les mêmes habitudes sans penser à notre bien-être. Comment peut-on, à l'ère où l'on prêche tant pour la santé, que ce soit par l'alimentation, l'exercice, l'oxygénation, des pensées positives, etc., ne pas penser prendre du temps pour se ressourcer et se régénérer afin de se sentir mieux dans son corps et dans sa tête. C'est pourquoi il y a à notre portée des endroits tout désignés, offrant des soins santé pour la relaxation nous donnant la possibilité de refaire le plein d'énergie. Ces soins énergétiques sont aussi un bon moyen de prévention et d'entretien pour une meilleure santé. Certains de ces endroits sont bien positionnés dans un environnement calme entouré de montagnes, de rivières et de lacs, où la nature nous amène à la détente et où l'on respire l'air pur. Nous pouvons y passer une journée de ressourcement ou même un séjour de quelques jours. Tout cela sont de bonnes raisons pour profiter d'un temps d'arrêt et prendre des vacances qui nous changent vraiment de la routine. Plusieurs personnes n'osent tenter cette nouvelle aventure, et ce genre de vacances ressourcement, peut-être par gêne, ou par peur de l'inconnu, ou par culpabilité, car certains croient qu'il est égoïste de prendre soin de soi, pourtant nous sommes la personne la plus importante. Imaginez, n'avoir aucun horaire, ni responsabilités, aucun repas à préparer, rien d'autre à faire que penser à soi et se laisser dorloter. Faire le plein d'énergie. Il suffit de tenter l'expérience une fois pour se rendre compte du bienfait énorme que cela nous procure à tous les niveaux : physique, mental, émotionnel. Je vous souhaite de magnifiques vacances, qui vous laisseront de beaux souvenirs et une façon agréable de préserver la santé.
Suzanne Quinn, auteure | ||
|
Retour à l’essentiel dans le Sahara Marcher en silence dans le désert est une des plus haute forme de méditation qui existe. Le désert nous propose le dénuement complet et une multitude de richesses insoupçonnées. C'est un paysage à couper le souffle, des dunes à perte de vue, un silence. On y ressent une grande paix là où tous nos repères habituels s'évanouissent pour faire place à une nouvelle réalité intérieure. Ginette Gaudreault, Aventure Sans Frontière. De fines rides apparaissent sur le lit du lac. Le vent se lève. Ainsi, l'invisible se rend visible à l'oeil…Mémoire d'un vieux conte zen. À 600 milles à l'heure … C'est un peu là où je me situais, du moins où je pensais me situer, tant personnellement que professionnellement, lorsque j'ai débuté une certaine recherche pour un moment de calme, un lieu de paix. Février 2004 et je terminais à peine un cycle d'un an qui m'avait apparu infernal : la fin d'une relation avec une personne qui m'était chère, le démarrage d'une petite entreprise de service jumelé au départ prématuré du seul associé, une redéfinition de l'objectif professionnel une crise et une quête de sens tout à la fois et, au tournant, la cinquantaine qui commençait à me narguer. Bref, TOUT allait trop vite et j'avais l'impression de ne rien contrôler, d'être en pleine chute libre. Il était temps de réduire la vitesse. Mieux encore, j'avais besoin d'une pause pour faire le point. J'avais toujours rêvé du Sahara !… Et c'est à ce moment, en furetant sur Internet et en y joignant mes mots clés « Sahara, méditation et paix » que j'ai découvert des voyages de ressourcement…c'était justement ce dont j'avais besoin. La Tunisie à zéro mille à l'heure, c'est l'émergence de délices… Le délice des gens, du lieu et du divin… Le délice des gens qui vivent leur vie en toute simplicité, en toute grâce et en toute cohésion avec l'environnement. Surtout, ils y vivent au rythme d'une vie ponctuée de contacts et de raisons de se parler et de se toucher. D'un travail qui a le bonheur d'être encore essentiellement manuel des artisans du quotidien. Des prières et du temps qui se repose en chacun. Au rythme des cafés ou du méchoui. Du grain à moudre pour faire le pain ou des olives à presser pour en tirer l'huile. De l'âne à caresser pour puiser l'eau du puits. Au rythme de la musique improvisée sur un vieux bidon d'essence, et des chansons, et de la danse au coucher du soleil… car non seulement y célèbre-t-on la foi, mais aussi ses manifestations : la vie et la nature. Le délice du lieu qui est au rythme du soleil et de ses humeurs caloriques. Au rythme des oliviers, des dattiers, des tourbillons de sable et du hurlement de ces chiens errants. Même le désert, à défaut d'une flore abondante, nous crache de son ventre des roses aussi multiples que nos cristaux de neige. Mais le plus important, il nous offre l'immensité; l'immensité à se perdre ou à se retrouver, se découvrir. Le délice du Divin qui se manifeste à nos yeux par moult détails : la chaleur et la générosité des gens, le chant des minarets, le bruit feutré des pas de dromadaires, l'odeur des épices, la lumière dans le recoin d'un vestige architectural et ce sable qui danse… Je suis revenu avec un bienfait et le goût d'être bien ancré à mon essentiel, d'être en cohérence avec ce que j'ai de plus profond et de ne plus me laisser aller à plus de 50 milles à l'heure… bien que, vigilance! Et vous, vous en reviendrez avec quelle image? Quelle réalité? Quel Essentiel?
Guy J. Giguère, consultant en
ressources humaines. Accompagne
les gens au cœur de leurs transitions
depuis plus de 20 ans. Depuis trois
ans, la synthèse de sa carrière
l'amène à œuvrer pour la non-violence
et la paix de chacun. Spiritours offre une méharée dans le Sahara marocain, « Le silence du désert », du 24 octobre au
4 novembre 2008, ainsi qu'un voyage en Tunisie et
dans le Sahara, « Retour à l'Essentiel », en mars
2009 avec Guy Giguère. | ||
|
Destination soi-même « Punition divine ou fatalité sociologique, la solitude, quand elle est imposée, devient une terrible épreuve. […] Mais quand elle est désirée, la solitude perd son aspect funeste et prend une étrange douceur. Elle libère du désordre des passions et favorise tout à la fois le retour sur soi, l'expérience méditative, la quête du bonheur et de la plénitude ». Jean-Louis Hue Depuis plusieurs années déjà existe ce concept de tourisme spirituel ou de ressourcement psychique. Qu'il s'agisse de marcher sur les lieux de pèlerinage, de vivre une quête de vision dans un désert, de faire une retraite, c'est un besoin profond de trouver des réponses aux questions ou problèmes qui nous tenaillent, d'être meilleur, plus heureux et bien orienté dans la vie qui s'exprime ainsi et cherche une voie pour s'accomplir. Les éléments qu'on retrouve toujours présents dans ces situations sont la solitude et sa sœur jumelle le silence. Ils peuvent être plus ou moins prononcés selon l'expérience choisie. Dans un ermitage, un lieu paisible où on s'isole sans parler, la solitude et le silence sont à leur maximum. Imaginez qu'il n'y a ni téléviseur ni ordinateur; vous n'avez pas le téléphone pour impulsivement communiquer avec quelqu'un; il n'y a pas de tâches à accomplir qui vous accaparent ni de loisirs pour vous distraire; personne ne vous sollicite pour quoi que ce soit. Le temps et l'espace semblent se mettre à votre entière disposition. Que se passe-t-il? C'est comme si peu à peu, on se déplie, on se déploie. On s'impose peu à peu à soi-même, on se découvre comme une terre largement inconnue. On s'entend penser, on se ressent corps et émotions. Beauté et laideur, petitesse et grandeur, on peut toucher à sa propre vérité. Passé, présent et avenir. Sentiment d'unicité et de présence au monde. Récemment une femme me dit : « J'ai voyagé beaucoup dans ma vie, j'ai vu les endroits les plus splendides et réputés du monde et pourtant c'est pendant mon ermitage de quelques jours, pas loin de chez moi, que j'ai connu les moments les plus intenses, les plus captivants ». Je lui ai alors fait remarquer qu'elle se faisait un grand compliment puisqu'elle venait de passer ce temps en sa propre compagnie et que c'était donc une façon de reconnaître l'intérêt qu'elle représentait à ses propres yeux! Elle était étonnée de mon commentaire et ravie d'en prendre la mesure. Épatée de s'apprivoiser à ellemême et d'en voir les bienfaits. Apprendre à se fréquenter et s'aimer soi-même, c'est se disposer à mieux communiquer avec les autres et les aimer. Le bien qu'on se fait ainsi à soi, on le rend ensuite à toute la société par la qualité d'être qu'on développe. Il y a deux grandes formes de ressourcement, de régénération.L'une consiste à se mettre en présence de nouveautés qui viennent de l'extérieur de soi. L'autre, celle que nous venons d'explorer, consiste à s'exposer aux inédits qui habitent notre intérieur. La première est bien connue et très pratiquée. La deuxième est encore trop méconnue quand on songe aux bénéfices irremplaçables qu'elle procure. Tourisme extrême que le voyage intérieur? Mais non, osez au moins pour une fois, vous en êtes capable!
Jocelyne Tousignant, Ph. D. in i. Fondatrice et responsable de
l'Ermitage Clair-Obscur à Lac-Simon. Elle accompagne au
besoin ceux qui y viennent en séjour. | ||
|
L’écologie de l’art Chronique artistique Où et comment vit donc l'artiste en nous? Trop souvent, on parle de l'artiste comme d'une bête mythologique un peu bizarre. D'une nature débridée et mal équilibrée, il vit dans un milieu sans trace de normalité. Mais en est-il vraiment ainsi? Le voyage dans l'univers artistique est un chemin peu fréquenté à la rencontre du mystère de la vie. Demandez à l'adulte de s'exprimer artistiquement! Vite l'empreinte douloureuse liée à une ou des expériences cuisantes de l'enfance refait surface. Plusieurs, bafoués enfant au profit d'une « normalité » ou d'exigences abusives souffrent encore de tristesse et de honte. Le « fais le poisson » ou « tu fausses » a créé une autocensure. Notre voix s'est éteinte en emportant la voie du cœur… Que dire de l'enfant qui dessine et colore de façon extravagante selon l'enseignant? Ne comprend-il pas ce que voit l'enfant? L'ombre terne que voit l'adulte n'est qu'une autre forme chatoyante colorée qui interpelle l'artiste-enfant. On nous a enseigné à « être mouton». Le « ne touche pas » a tué le sculpteur dans l'œuf. Les « ce n'est pas comme ça qu'on fait » et « … à la poubelle » ont vite fait taire la muse. L'artiste ne peut pas être longtemps coupé de ce qu'il ressent, car il crée à partir de cela. Il s'a-muse avec sa muse. Tout naît de ses 5 sens, telles des antennes puissantes dirigées vers les pulsations de son environnement. S'il est bien nourri « de temps à lui » dans un milieu riche d'inspiration, il produit des œuvres équilibrées pour la société qui le voit naître. Au contraire, s'il évolue dans un milieu éthiquement pauvre, ses créations seront dépravées et sans âme. La créativité se retrouve à toutes les étapes de l'évolution de la vie. On est loin de l'exclusivité humaine en ce qui concerne le potentiel créateur, car plusieurs animaux créent des outils et des solutions adaptées aux défis de leur environnement. En fait, le défi de l'artiste est celui du monde « normal ». Des mouvements écologiques naissent pour sauver notre planète et sa diversité, mais, on oublie souvent que l'artiste est au cœur même des solutions. Pour sortir de l'impasse, il nous faut plus de créateurs et de rêveurs solidement branchés. Historiquement, à la tête de toute avancée culturelle et technologique se retrouve l'ART avec un grand « A ». Réveiller l'artiste en soi est donc de toute première importance, car sans l'apport de son plein potentiel, le salut de notre monde est en péril. Qui trouvera les solutions à des problèmes complexes si l'on endort nos talents devant le petit écran? L'ART est l'agrégation d'un nombre infini de perceptions, combinées à l'infini. Einstein l'a bien dit, « La démence c'est de refaire la même chose et de s'attendre à un résultat différent ». Et de nature, l'artiste est un Chercheur de nouvelles voies. La conscience que nos créations existent dans notre perception du monde et qu'elles sont à leur tour reliées à nos croyances nourrit le milieu écologique et artistique en repoussant les limitesque l'on a acceptées et crues immuables. La saine écologie de l'art découle naturellement de la libre expression de la vie. Ferons-nous comme les premières grenouilles dans la mare primordiale? Oserons-nous ressortir de la mare pour suivre un chemin inconnu, la terre, et ainsi emboiter le pas à l'évolution en retraçant une évolution bipède plus responsable? En recombinant à l'infini nos perceptions changeantes, le chemin de l'expression créative prend forme. Si par ignorance ou méchanceté l'on a aussi fabriqué de puissants outils de destruction, on a aussi en revanche le génie d'altérer le cours des choses par une alliance créatrice. La responsabilité d'éveiller le potentiel endormi de l'enfance nous revient. Combien sont apeurés à l'idée de dessiner un mouton? Pourtant, un petit prince et un aviateur en ont compris l'importance. Toutes nos expressions artistiques ont le potentiel d'inspirer l'autre à se dépasser. De ce fait, nul n'a le droit de juger de la valeur d'une offrande. Les Arts ont littéralement sorti le monde de la noirceur à la Renaissance. Maintenant, dans notre civilisation dite évoluée, on bafoue les Arts au profit du pécule ou du sensationnalisme. L'Art est devenu un marché de dupes ou le droit inaliénable à chaque humain de créer est étouffé sous un amoncellement d'égos malades. On y perd tous, car quand l'Art meurt, la vie le suit. À toujours aplanir les diversités et revendiquer « la normalité », on en vient à ne plus tolérer les différences et pourtant ce sont elles qui enrichissent le milieu. Sortez vos crayons, vos pinceaux, vos plumes! Enfilez vos chaussons de danse et chantons! Car la vie belle pour nous et ceux qui nous suivent en dépendent. L'art écologique est l'artiste dans un milieu riche et diversifié où sa valeur comme partie intrinsèque de l'équilibre de la vie est reconnu. Ne devrait-on pas mieux considérer l'Artiste pour l'inciter à se dépasser et ainsi inaugurer une autre Renaissance? La joie de créer est en parfaite harmonie avec l'âme du Créateur et ce simple plaisir sain ouvre la voie à l'enfant qui suit l'ombre chatoyante du chemin intérieur. 1Écologie : du Grec, « oikos » maison et « logia » théorie. L'étude des milieux où vivent et se reproduisent les êtres vivants ainsi que des rapports de ces êtres avec le milieu.
Suzanne Rémillard | ||
|
L’artiste bio Contre la nature morte L'environnement est le sujet le plus populaire dans l'actualité et l'opinion publique, et maintenant que tous ont les mots « écolo », « vert » et « bio » sur les lèvres, il est temps d'aborder ce sujet qui est si rarement discuté : l'impact de l'art sur l'environnement. Comme l'art s'est toujours fait véhicule de messages sociaux, il importe que les artistes se responsabilisent écologiquement, et qu'ils trouvent le moyen de réduire les répercussions environnementales de leur pratique. Anciennement, tout matériau artistique était puisé à même la nature, et chaque artiste fabriquait artisanalement ses outils et ses peintures. Cependant, la révolution industrielle a entraîné l'utilisation croissante de produits synthétiques et tout aussi nocifs pour l'environnement que pour l'être humain. Depuis une trentaine d'années le premier Jour de la Terre fut célébré en 1970 le public s'est approprié la cause de l'environnement en réclamant des produits plus écologiques, ce qui a mené, entres autres, à l'interdiction du plomb et du mercure comme composantes de la peinture. Beaucoup de peintures commerciales (surtout les teintes de vert, ironiquement) demeurent un cocktail d'agentstoxiques : cobalt, chrome, cadmium, titane, térébenthine… dont certains sont des carcinogènes! Ceux-ci se déversent dans l'environnement durant la fabrication, sans parler de la pollution causée par les rebuts de studios. La solution est-elle donc l'usage exclusif de matériaux naturels? Pas nécessairement : l'extraction de minerais utilisés pour le pigment dans la peinture, par exemple, nuit à l'environnement, et des produits naturels importés polluent par le transport. Pour certains, la transition vers l'art numérique s'impose comme la solution idéale, tandis que d'autres se tourneront vers l'art recyclé, créant des œuvres spectaculaires à partir de matériaux récupérés dans des dépotoirs et bacs de recyclage. Maintes autres solutions sont envisageables, sans sacrifier sa pratique artistique ni compromettre la qualité de l'œuvre achevée. • Rincer ses pinceaux dans un pot différent pour chaque couleur. Ne pas jeter l'eau, mais la laisser s'évaporer presque entièrement, puis recueillir le fond : les restants pourront être mélangés avec solvants et liants, et réutilisés. Attention de ne pas laisser le liquide s'évaporer complètement : des vapeurs toxiques s'échapperaient; • Racler les restants de peinture sèche de la palette, et appliquer sur un canevas pour y ajouter de la texture plutôt que de recourir au podge; • Dessiner sur du papier recyclé, mais aussi vérifier que ce papier ne soit pas blanchi à l'acide ou au chlore. Bonus : certaines compagnies versent une partie de leurs profits à des organismes environnementaux; • Peindre sur un canevas fait en coton ou en chanvre, ou mieux, utiliser des rebuts de tissu; • Préférer des peintures à base d'eau plutôt que d'huile. L'aquarelle est plus écologique que la tempera, l'acrylique et la gouache, qui à leur tour valent mieux que la peinture à l'huile; • Se procurer une caméra numérique. L'un des avantages du pré-visionnement des images est de limiter la quantité de produits chimiques déversée dans l'environnement en n'imprimant que les meilleures photos; • Sculpter du bois, de la pierre ou de l'argile plutôt que de la plasticine synthétique, et conserver les restants d'argile inutilisés dans un seau d'eau : ils seront réutilisables après un peu de malléage. Nombre de boutiques artistiques offrent maintenant des choix de matériaux biodégradables et écologiques. Les artistes-peintres aventureux pourront concocter euxmêmes leurs peintures, en expérimentant par exemple la technique ancienne de tempera à l'œuf, utilisée entre autres par Botticelli dans sa Naissance de Vénus. Le thé, le café et même le vin peuvent aussi servir de peinture. Chacun sait, par de malheureux accidents, à quel point ces substances tachent… et elles tacheront le papier aussi bien que cette chemise ruinée! Café et vin sont utilisés tels quels; quant au thé, on infuse une tasse très forte qu'on laisse refroidir quelques heures. La diversité de thés disponibles procure un certain choix de nuances : thé noir, mais aussi thé vert, thé aux bleuets, thé aux framboises… Ce virage au vert demande une certaine adaptation et un important travail de recherche. Loin de restreindre le processus de réalisation, ces alternatives vertes invitent à une plus grande créativité, que les artistes ont la réputation d'avoir en grandes réserves. À chacun donc de s'y mettre, à moins d'aboutir à une nature morte… littéralement!
Catherine Déziel | ||
|
Les couleurs des chakras dans l’assiette dans l’assiette C'est la fin d'un avant-midi semblable à tant d'autres. Pleine d'une bonne lecture sur la vie des grands maîtres, en automate, j'entre dans la cuisine pour me concocter un petit dîner. Ce n'est pas la faim qui m'appelle au réfrigérateur, c'est l'heure. Une petite voix intérieure me dit : « Toute vérité inscrite dans tes beaux livres se doit d'être inscrite dans la nature, faute de quoi, ce n'est pas une vérité »… Tout en lavant ma laitue, je trouve que ce sont de bien belles pensées, mais comment lire la nature? Je cherche ce qui pour moi est une vérité… Ça y est, j'ai trouvé! « Le véritable changement est celui qui vient de l'intérieur ». Il est bien connu que lorsqu'un changement nous est imposé, à la première occasion le naturel revient au galop. Où pourrais-je bien trouver cette vérité dans la nature? Machinalement, je prends ma tomate qui est encore un peu verte à l'extérieur, ma hâte de me nourrir de mon jardin m'a fait la cueillir un peu prématurément. En la tranchant, je constate qu'elle est d'une belle couleur orangée à l'intérieur. Extraordinaire! Elle mature de l'intérieur tout comme le véritable changement. Je sens une immense joie en moi comme si je venais de découvrir quelque chose de grand. Dès lors, mes repas en solitaire deviennent plus intéressants. En observant ma nourriture, je laisse monter tout discours intérieur pendant les repas. Je me surprends à penser que les fruits et légumes captent de l'énergie, qu'ils l'emmagasinent et que lorsqu'on s'en nourrit, ils nous la transmettent. Je sens monter en moi une grande gratitude envers eux. Pourquoi ont-ils telle ou telle couleur? Et si cela m'informait de l'énergie dominante emmagasinée en eux? Qu'est-ce que la couleur? C'est de la lumière diffusée par la matière. D'où capte-t-elle la lumière qu'elle irradie? En ce qui concerne les plantes, probablement de notre mère la terre et de notre père le ciel. Le ciel… Quelles couleurs y a-t-il dans le ciel? Le soleil jaune et le beau bleu. Est-ce parce qu'elle capte ce bleu et ce jaune que l'herbe est verte? On sait bien que bleu et jaune donnent vert sur la palette de l'artiste. Il semble en être de même sur celle du créateur. Et si les couleurs qui sont de la lumière nourrissaient mes corps énergétiques qui eux aussi sont lumière! Alors la couleur des fruits et légumes nous indiquerait quels chakras ils restaurent et par ricochet, les organes s'y reliant. La solitude des repas ne me pèse plus, elle est devenue indispensable à ma recherche intérieure… Le rouge de ma pomme serait bon pour restaurerla couleur de mon premier chakra et renforcerait ainsi mes reins, mes surrénales et ma colonne vertébrale. L'oranger de ma tomate, agirait sur mon deuxième chakra et serait bon pour mes organes génitaux et mes glandes sexuelles. Que ferait le jaune de ma poire? Il irradierait mon troisième chakra et par le fait même serait bon pour mon estomac, mon foie, ma vésicule biliaire, mon pancréas et mon système nerveux. Quelle merveille! Il serait possible de se régénérer par la couleur… Le vert de ma laitue trouverait sa résonance à mon quatrième chakra et serait favorable pour mon cœur, ma glande thymus et mon système circulatoire. Je peux associer le bleu du raisin au cinquième chakra et à mon appareil respiratoire, ma glande thyroïde et le canal alimentaire. Le violet de l'aubergine me donne enfin la couleur que je cherchais pour le sixième chakra, celui qui est relié à la partie inférieure de mon cerveau, le corps pituitaire et mon système nerveux. Et que dire du chou-fleur qui m'apporte le blanc du septième chakra irradiant la partie supérieure de mon cerveau et ma pinéale. Le créateur dans sa grande sagesse a étiqueté les aliments en marquant la pelure de ceux-ci d'une couleur correspondante à nos chakras. Quelle sagesse, la couleur est un langage universel. Essayez! Mangez en silence, mastiquez bien vos aliments, gardez votre attention sur eux et laissez monter leur enseignement. Ne jugez pas vos pensées, vous mettriez fin à l'expérience. Bon appétit!
Denyse Simard Msc D | ||
|
Trésors de la nature: les fleurs comestibles! L'été arrive! C'est le moment de planter les fleurs au jardin! Pour les herboristes, qui dit jardin dit infusion, fleurs comestibles, potions magiques!Voici quelques trésors médicinaux qui vous feront voir les plantes sous un autre œil! Pour parler d'infusion, oubliez le sachet, la petite boule de métal, pensez plutôt fleurs entières dans un magnifique vase en verre, parsemez de glaçons fleuris : voilà le breuvage royal de l'été! Rafraîchissante et désaltérante, l'infusion froide nous fait redécouvrir le plaisir du breuvage estival. Très simple à préparer! Le bonheur d'avoir des fleurs dans son jardin, c'est aussi de pouvoir les manger! D'abord, la plupart des fleurs à fines herbes sont comestibles : basilic, origan, coriandre, ciboulette, ce n'est pas sorcier! Maintenant, que diriez-vous de pensées sauvages (Viola tricolor), avec un petit goût qui rappele la peppermint rose de chez nos grands-mères, elle vous séduira par sa délicatesse. La pensée accompagne les desserts, les salades et se place très bien dans un glaçon pour le rendre divin… L'infusion devient bleue, ça épate à coup sûr! Que dire de la Capucine (Trapoelum majus)! Cette petite fleur au goût piquant rehausse vos salades et vos pâtes. En infusion chaude délicieuse, utilisez feuilles et fleurs. Laissez-vous tenter par l'expérience pissenlit! Si à ce jour, vous n'avez jamais osé manger la fleur de pissenlit, allez-y, c'est le premier pas dans le monde de la magie des plantes. Mielleuse et légèrement amère, la fleur de pissenlit gagnera votre cœur! Ces feuilles printanières et ces fleurs agrémenteront vos salades tout en stimulant votre foie à bien faire son travail. Pour un effet médicinal, mangez-en au moins une poignée de feuilles tous les jours : c'est l'amertume de la feuille qui agit sur nos sécrétions digestives et sur notre foie. Magnifique, le souci ou calendule (Calendula officinalis), vous comblera par son abondance. Elle ensoleille par sa beauté tous les plats qu'elle accompagne. Utilisez les pétales de 4 à 5 fleurs pour vos omelettes ou vos muffins. Pour nourrir votre peau, une dizaine de fleurs fraîches infusées de 2 à 3 heures, versez le tout (fleurs y compris) dans le bain…délectez! Votre peau en ressortira douce et hydratée. Le secret de ces fleurs : plus vous en cueillez, plus elles repoussent, amusezvous sans crainte de les voir disparaître! Enfin, partez à la recherche de bons plants ou de bonnes semences dans vos marchés publics ou dans vos pépinières, assurez-vous que la plante recherchée a le bon nom latin, premier gage de confiance. Assurezvous de ne pas manger des plantes ayant été arrosées par des engrais, insecticides et pesticides et attendez au moins une semaine après les avoir transplantées pour que tous les engrais, pesticides ou autres soient disparus. Pour en savoir plus sur les fleurs comestibles, offrez-vous cet été la lecture de Fleurs comestibles du jardin à la tablede Mélinda Wilson aux Éditions Fides, c'est un trésor de beauté et de bonnes recettes.
INFUSION FROIDE Capucine Chartrand, herboriste-thérapeute accréditée Les plantes médicinales et le bonheur des êtres humains sont des passions qu'elle allie pour accompagner les gens dans leur guérison naturelle. Capucine enseigne et fait de la consultation à Montréal et à Québec. Elle propose des stages d'été extérieurs pour découvrir les plantes médicinales! www.herboriste.info | ||
|
Écolo, bio, biodégradable Enfin le printemps est arrivé avec son ciel ensoleillé, laissant derrière nous, sans regret cette année, cette belle parure blanche! Nous allons pouvoir profiter de cette agréable température qui réchauffe nos corps engourdis en pratiquant des sports plein air comme le vélo, le golf, la pêche, etc. ... Mais attention, les petits insectes sont aussi arrivés avec ce beau temps! Ils attendaient le moment propice pour nous courtiser car notre sang leur offre les protéines pour nourrir leurs bébés. Que pouvons-nous faire pour nous protéger? Il existe au Québec depuis de nombreuses années des produits naturels faits à partir d'huiles végétales sans OGM et d'huiles essentielles. Les huiles essentielles sont des principes aromatiques contenus dans les glandes sécrétrices des plantes et servent à protéger celles-ci des prédateurs naturels de dame nature. Elles sont utilisées depuis des temps immémoriaux par les humains pour aider leur système immunitaire naturel. Usages : Elles pénètrent dans le corps, par voie interne ou externe, en petite dose de quelques gouttes dans une huile végétale et stimulent les défenses de l'organisme, redressent l'énergie corporelle ou combattent les bactéries, virus pathogènes, etc. ... selon l'huile essentielle utilisée et s'élimine par les voies naturelles (reins, intestins, poumons, etc.) dans un délai très court de plus ou moins 1/2 heure. Recherchez des produits : • à base de citronnelle concentrée ou non : huiles essentielles, shampooins, laits, lotions hydratante, savons et savons chèvre, • composés d'huiles végétales pures, d'huiles essentielles 100 % pures et naturelles, ou • à base d'eucalyptus citronné, de gommier bleu (eucalyptus globulus), de géranium bourbon (pelargonium graveolens), de bois de cèdre, de lavande, ou d'orange pour usage externe. Il existe aussi un tout nouveau produit sur le marché qui est utilisé par voie interne pour camoufler l'odeur corporelle et qui agit comme chassemoustiques.
RECETTE TISAN-ARÔME Huiles essentielles de mélisse, citron, angélique, coriandre, menthe poivrée, girofle et cannelle. Utiliser plusieurs gouttes dans un breuvage 1/2 heure avant de sortir. Ce mélange peut également être utilisé pour débactériser l'eau de source en camping et comme infusion le matin ou le soir au coucher. Très versatile, ce mélange naturel peut aussi être utilisé comme digestif, calmant, purificateur intestinal et pour tout autre petit problème relié à dame nature. Il ne s’agit pas seulement de protéger nos corps, mais également de préservernos lacs et nos rivières et de garder la nature intacte. À cet effet, il existe un grand nombre de produits écolo, comme des savons à vaisselle (citron ou sapin), des savons ménage (thé des bois), des savons à lessive (lavande, tilleul, agrumes) et des savons bio-végétaux, etc. La plupart de ces produits peuvent être trouvés dans les boutiques d'alimentation naturelle et autres boutiques de produits bio. Lisez attentivement les étiquettes et assurezvous que ces produits sont 100 % naturels et approuvés par le gouvernement pour leur biodégradabilité. Bernard deMonceaux est Président du Laboratoire deMonceaux depuis 1976. Il est aromathérapeute, massothérapeute, naturopathe, parfumeur et conférencier. | ||
|
Le plus fin de notre culture... embouteillé!
Le visionnaire…
L'entrepreneur…
Le pionnier…
Le voyageur…
Le « pro-culturel »… D'autre part, dans le but d'intégrer ses produits de qualité dans un paysage de qualité, les producteurs de La Face Cachée ont travaillé avec l'architecte Giovanni Diodati pour l'ensemble des bâtiments de la cidrerie et avec le designer Alain Desgagné pour l'ameublement intérieur des bureaux et de la boutique. Ainsi, la petite maison de 1842 issue de l'époque loyaliste se trouve mise en valeur par des volumes simples et des matériaux contemporains tout en s'harmonisant avec le paysage environnant. Pour ce faire, effectuer une visite guidée des installations et déguster les cidres de glace de La Face Cachée vous permettra de saisir toute l'ampleur de cette passionnante aventure qui dure depuis une quinzaine d'années déjà.
L'avant-gardiste…
Stéphanie Beaudoin |