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| Volume 11, numéro 6 / juillet-août 2008 |
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L’intuition... Une question de bon sens Par Suzy Éthier
Découvrir votre mission de vie ?
Négocier les transitions de vie
L’argent et vous
Danser sa vie,
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Être, c’est danser Par Annie Crémont
Une porte vers un espace sacré
Le dépassement selon la célèbre
Les yeux des fleurs
Rituel - Créer l’abondance
Tu es formidable |
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Édito Je chemine, nous cheminons, vous cheminez... Par Denis Manseau
Aller au bout de ses rêves
Réflexions niçoises
Reconnaître ses miroirs
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ÉDITO Je chemine, nous cheminons, vous cheminez... Vous cheminez encore vous ? Tant mieux ! Ça a tout l'air que cette évolution de l'être est étroitement liée à nos changements de perception. Ne s'agit t-il pas d'apprendre à percevoir différemment si nous souhaitons nous ouvrir à de nouvelles aptitudes et compréhensions ? Et est-ce que ce n'est pas ça notre cheminement, de nous élever au-delà de nos emprises émotives et de nos perceptions limitées qui teintent le regard que nous posons sur la vie. Pour se transformer vers le mieux, le meilleur et le nouveau. Et sachant que la vie consiste de changements continus, c'est bien que nous cheminions encore... Même si j'envie souvent ceux qui ne semblent jamais se poser trop de questions existentielles…car on le sait, c'est un travail exigeant de se transformer à autre chose… Je réalisais l'autre jour, à un autre niveau de compréhension, ce privilège que nous avons de vivre ici et maintenant sur la planète. Et comment jamais auparavant l'être humain n'a vécu dans autant de confort, d'harmonie et de sécurité. Ça m'a amené à apprécier ce beau miroir qu'est notre société moderne, ce reflet des rêves et des perceptions du monde meilleur que souhaitaient nos ancêtres pour nous. Nous sommes maintenant à nous demander si cet héritage douillet qu'ils désiraient tant correspond à ce que nous souhaitons laisser aux générations futures ? L'évidence nous amène à réaliser que peut-être la vision de nos prédécesseurs nécessite des ajustements importants et que notre façon de percevoir les choses doit changer. Et bien sûr que ça ne peut que commencer par nous, dans la perception que nous avons de nous-mêmes et dans notre vision du monde. Les scientifiques et les défenseurs de l'environnement nous sensibilisent sur le travail harmonieux de la nature qui, dans son évolution, crée un écosystème intégré qui pourvoit aux besoins de chaque espèce vivante, incluant l'humain bien sûr. Et contrairement à la perception de l'homme, tout dans la nature est interrelié et connecté dans un grand tout. Quelle leçon pouvons-nous tirer de cette réalité ? Comment pouvons-nous, en prenant conscience de ces faits, modifier nos perceptions à l'égard de notre place dans ce grand tout si harmonieux ? Quelles sont ces lois qui régissent la nature et notre univers pour que tout soit si parfait…et pourquoi ne sommes-nous pas partie intégrante de cette harmonie ? Une collègue à nos bureaux partageait son enthousiasme à la découverte du nouveau logo de Al Gore, l'ex vice-président Américain devenu porte-parole pour l'environnement. Son logo si simple reflète si bien le pouvoir que nous avons si tous ensemble nous adaptons ce changement de perception dans toutes nos actions au quotidien. Son logo est un cercle vert dans lequel se trouve deux lettres. Elles sont parties du mot « me ». Et le simple fait de renverser une seule lettre, le m, le mot dans le cercle est devenu « we ». Dans ce simple changement, nous héritons d'un pouvoir de transformation individuel et collectif. Nous avons fièrement placé le logo sur notre babillard. C'est l'intention du thème de cette édition de nous inviter à manifester et à co-créer avec ce mouvement réel d'intégrer un nouveau monde. Et nous savons qu'à l'intérieur de notre cheminement vers le soi, nous en venons tous à vouloir nous manifester. Dans les pages qui suivent, vous découvrirez des modèles d'êtres qui se manifestent et co-créent avec ce mouvement évolutif de la vie. Que le meilleur soit ! Bonne lecture et bon été à tous ! Denis Manseau, éditeur |
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Aller au bout de ses rêves Dès notre enfance le monde irréel est présent, à cet âge, nous vivons déjà dans le rêve, dans l'imaginaire. Pourquoi donc commencer si jeune à rêver; tout simplement car nous sommes déjà à ce moment sans le savoir, en route pour le grand apprentissage. La vie est une grande école, chacun d'entre nous désire connaître le sens réel de sa vie, en savoir un peu plus long sur sa mission personnelle. Les questionnements s'installent et nous dirigent vers différentes expériences afin de nous faire évoluer. Nous apprenons à nous connaître tout en établissant nos choix. Beaucoup d'entre nous avons établi nos rêves déjà en très jeune âge, mais allons-nous tous les réaliser ? C'est un parcours parfois sinueux car nous devons toujours garder notre rêve en tête malgré tous les obstacles du quotidien si nous voulons arriver au but. L'importance d'avoir un ou des rêves, est à mon avis primordial pour vivre, cela nous met le vent dans les voiles, le rêve nous permet d'espérer dans les moments difficiles de la vie. Il nous donne le goût d'avancer et de se réaliser. Sans but la vie est comme une rivière sans issue. Réaliser ses rêves est important pour réussir sa vie et non réussir dans la vie. Un rêve réalisé donne une énorme sensation de liberté et de fierté, cela demande beaucoup de courage pour le concrétiser mais avec de la bonne volonté, en prenant soin de le chérir chaque jour, il est possible pour tous de l'atteindre. C'est mon souhait pour chacun d'entre nous.
Suzanne Quinn
Auteure, « D'un rêve à l'autre (en passant par le cauchemar) », Baico publishing consultants Inc., 2008. |
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Réflexions niçoises Ce qui appelle à vivre en nous J'entame l'écriture de cet article devant un bon café crème, confortablement installée sur une terrasse du vieux Nice, dans le sud de la France. Dans quelques jours, je suivrai une formation à laquelle je tenais beaucoup et qui me permettra d'approfondir davantage mes connaissances sur le potentiel humain. Cette « pause-cadeau » sur la Côte d'Azur me permet de m'arrêter quelques minutes et de dire merci pour ces moments de douce magie que je me suis autorisée à faire fleurir dans ma vie. Et vous ? Vous autorisez-vous à faire fleurir votre existence, à votre façon ? Au plus près de votre plus intime désir Le prêtre, philosophe et psychologue français, Jean-Yves Leloup, répète souvent que la santé, du point de vue des psychanalystes, c'est savoir se tenir au plus près de son plus intime désir. D'aussi loin que je me souvienne, il y a toujours eu un espace en moi pour ma vie idéale. Comme une petite voix, une petite lumière toute simple, qui ressent le chemin à suivre et la créativité à me donner pour me sentir saine, vivante et en relation privilégiée avec le monde qui m'entoure... Chaque fois que j'ai le bonheur d'accompagner les gens dans l'écoute rapprochée de cette petite voix, j'ai l'impression de voir soudain le soleil se lever dans leurs yeux. Ce soleil, ils le connaissent, mais ils ont appris à l'enfermer. En fait, nous sommes tous plus ou moins prisonniers d'une cage de fausses croyances et de non amour, construite et maintenue par nul autre que nous. Une cage prenant la forme de masques ou de mécanismes de défense que nous avons installés, convaincus qu'autrement, nous ne pourrions être suffisamment aimés ou protégés. Tout le défi consiste à oser sortir de la cage pour enfin manifester nos plus intimes et légitimes désirs. Connaître sa cage et en connaître la sortie La psychologie et la psychiatrie modernes se sont spécialisées dans l'étude de la cage. Si l'on veut être véritablement vivant, nous ne pouvons pas faire l'économie de la connaissance des principaux barreaux qui nous enferment. Par contre, plusieurs font l'erreur de passer leur vie à tourner en rond dans l'étude de la cage et leur âme finit par mourir d'inanition à force de ne pouvoir s'exprimer. Philon d'Alexandrie, un thérapeute de l'Antiquité, disait ceci : « Prendre soin de l'Être, n'est-ce pas s'occuper d'abord de ce qui va bien en nous, regarder vers ce point de Lumière qui dissipera nos ténèbres ? » Connaître mieux notre essence, nos talents, nos passions et ce qui donne un sens à notre vie, c'est le point de départ vers cette vie idéale - et nécessaire ! - qui attend de rayonner et qui aura raison de nos zones d'ombre les plus tenaces. Quelques pistes d'exploration Avant de passer à l'action pour manifester vos rêves, voici deux questions pouvant vous aider à préciser la nature de votre essence et les aspirations de votre être profond : - Quand j'étais enfant, quels étaient mes jeux préférés et quels étaient mes rêves ? - Qui sont les personnes que j'admire le plus ? Quelles qualités m'inspirent- elles ? Explorez à fond ces deux thèmes. Ils parlent de vous dans ce que vous avez de plus pur. Si vous restez bien à l'écoute de votre petite voix, vous trouverez bientôt des idées créatives vous permettant de vivre de plus en plus en accord avec vous-même. En osant un premier pas vers votre existence idéale, la magie des opportunités et des synchronicités se mettront en branle. Une fois que vous serez passé de l'étape de la vision à celle de la mise en action, ne craignez pas de commettre des erreurs. On m'a récemment expliqué que pour intégrer un nouvel apprentissage, comme apprendre à marcher par exemple, un enfant vivra en moyenne 256 échecs. 256 fois, il tombera et se relèvera, sans jamais se juger ou se décourager ! Seul l'élan de vie compte. N'est-ce pas prodigieux ? Et nous sommes tous passés par là ! De la même manière, pour sortir de nos vieux schèmes, il faudra nous attendre à tomber et nous relever. Mais ce faisant, nous nous ferons aussi des muscles et bientôt, c'est l'élan de vie qui sera le plus fort. Bientôt, la joie et les moments d'extase seront votre récompense. Oui, je parle bien « d'extase ». Ces moments bénis où convergent notre essence et l'instant de pure créativité surviendront. Vous ne serez pas constamment perchés sur votre nuage, mais retenez que cette forme de joie est aussi possible. Et je sais qu'au fond, vous le savez... Que vous cherchiez ou non à vivre ces moments de grâce, il ne fait aucun doute que chacun d'entre nous tente plus ou moins adroitement de répondre à ce qui appelle à Vivre en lui-même. Plus j'avance sur le chemin de la connaissance de soi, plus ces deux grandes vérités s'imposent constamment : 1) Le point commun à toutes démarches spirituelles authentiques est de favoriser le Vivant en nous; 2) Et pour y parvenir, il s'agit de retrouver notre spontanéité et notre authenticité. De toute manière, il n'y a pas d'échappatoire : la Vie veut la vie en nous et tous les mensonges ou demi-vérités qu'on essaie de se raconter finissent tôt ou tard par éclater d'eux-mêmes. C'est le grand paradoxe de l'existence, le beau grand Mystère qui fait que, bon gré mal gré, nous avançons vers notre liberté véritable. Plus nous autorisons la Lumière à se manifester à travers nos paroles, nos gestes et notre œuvre, plus nous nous sentons aimés et aimants et plus la vie nous le rend.
Marie-Josée Tardif, |
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Reconnaître ses miroirs Pour retrouver son pouvoir La notion de miroir n'a plus besoin de présentation. Nous comprenons de mieux en mieux à quel point tout ce qui nous fait réagir a une résonance en nous-mêmes. Nous devenons de plus en plus habiles à détecter nos réactions de victime. Chaque fois que nous tombons dans le panneau de croire que la vie ne nous donne pas assez, que nous attribuons notre malheur à quelque chose d'extérieur à nous, nous perdons une bonne partie de notre vitalité et nous ressentons une grande impuissance. Nous nous souvenons alors que nous avons laissé à quelqu'un d'autre notre pouvoir de créer. Ce pouvoir nous a été donné pour que nous puissions nous fabriquer une vie selon nos besoins et nos désirs. Nous reprenons tout le pouvoir de créer notre vie selon nos besoins dès que nous acceptons que nous en sommes l'artisan, dans les moindres détails. Nous ne sommes jamais victimes des circonstances extérieures; c'est notre esprit rationnel qui nous maintient dans cette illusion.
victime = impuissance Les miroirs au cadre doré Bien que le miroir aux reflets sombres soit un outil indispensable à notre croissance, l'équilibre serait impossible à atteindre sans sa contrepartie positive. L'ego est pour ainsi dire une usine à fabriquer des résistances et il est intéressant de constater que nous résistons au bonheur autant qu'au malheur, à la beauté comme à la laideur. Il n'y a qu'à observer l'inconfort dans lequel nous plonge un compliment ou un geste de reconnaissance. Mais que se passerait-il si nous admettions toute la beauté et la grandeur que nous portons ? Qu'attendons-nous en effet pour commencer à nourrir les plus belles parties de nous ? Si nous attendons que cela vienne des autres, sachons qu'ils font déjà leur part. Comment ? Par les reflets positifs qu'ils nous renvoient chaque jour, la plupart du temps sans même s'en rendre compte. A l'instar du miroir négatif, le reflet flatteur se laisse entrevoir uniquement lorsqu'on est prêt à le regarder en face. Le miroir aura beau répéter des dizaines de fois « tu es belle », ce sera peine perdue si l'on n'est pas ouverte à y croire. Lorsqu'on regarde une personne et qu'on ressent de l'admiration pour ce qu'elle fait, ce qu'elle dégage ou pour son apparence physique, on a devant soi un miroir positif, c'est- à- dire un reflet d'une partie de soi. Dans bien des cas, comme pour le reflet négatif, on n'est pas conscient de posséder la caractéristique que l'on admire chez l'autre. Il se peut que l'on manifeste une qualité d'une manière très différente, ce qui peut avoir pour effet de dissimuler le reflet. Nous admirons aussi parfois quelqu'un pour une caractéristique que nous croyons être à l'opposé de ce que nous sommes. L'âme est alors en résonance avec un de ses potentiels. C'est comme si elle nous poussait du coude en nous disant : « Regarde comme tu seras épanoui lorsque tu vas te reconnaître ! ». Nous pouvons apprendre beaucoup sur nos qualités et nos talents cachés en portant attention à la beauté que nous observons chez les autres. Une façon très simple de jouer au miroir positif est de dresser la liste de toutes les personnes que l'on a admirées (autant au passé qu'au présent) en notant les raisons pour lesquelles on les admire. Puis on dresse une seconde liste décrivant les qualités que l'on se reconnaît. On compare ensuite le contenu des deux listes pour identifier celles dont on a déjà pris conscience et celles qui sont à développer. Les personnes avec qui la relation est agréable et facile nous renvoient des aspects de nous-mêmes auxquels nous ne résistons pas. C'est pourquoi nous nous sentons tellement en harmonie. Ces relations sont de véritables cadeaux de la vie et nous pouvons en accroître le bénéfice en reconnaissant consciemment que nous portons en nous leurs plus belles qualités. Trois façons de développer le reflet positif Lorsqu'on devient conscient qu'un aspect de soi est à peaufiner, la façon la plus accessible est de regarder vivre les gens autour de soi qui manifestent (souvent sans le savoir) les qualités et attitudes que l'on souhaite acquérir. L'enfant en nous, toujours vivant, a conservé sa faculté d'apprendre par imitation. Ainsi, quand nous observons nos proches sous l'angle de leurs plus belles qualités, nous aiguisons notre regard du côté des reflets positifs, ce qui développe en nous la capacité de reconnaître nos propres qualités. Une seconde option est d'identifier chez soi une attitude à transformer et de pratiquer délibérément l'attitude contraire. Peu à peu la nouvelle programmation s'enracine et on peut en venir à modifier des réflexes négatifs bien ancrés. Une personne qui ne s'attarderait qu'aux attitudes positives de son entourage ne recevrait en retour que le meilleur des gens à qui elle s'adresse. On récolte toujours ce que l'on a semé. Une troisième possibilité consiste à identifier ses propres qualités et attitudes positives. Par exemple, dresser une liste des qualités que l'on se reconnaît, même si on ne les manifeste pas à 100 %. Puis on ajoute à cette liste les qualités que nos proches nous reconnaissent. On s'engage ensuite à lire ou même à dire à haute voix ces qualités, au moins une fois par jour pour une période donnée. Les témoignages confirment que le miroir positif ne tarde pas à distribuer ses reflets et les compliments arrivent de l'extérieur, souvent de la part des mêmes personnes qui n'en faisaient pas auparavant. Le principe est simple : Le monde extérieur nous renvoie l'image que nous avons de nous-mêmes. Nous ne pouvons attendre des autres qu'ils nous apprécient tant que nous sommes incapables de nous estimer. D'ailleurs notre logique inconsciente est incapable de gober qu'une personne puisse nous trouver extraordinaire alors que l'on se trouve moche et quelconque en se regardant dans le miroir... Cultivons consciemment nos aspects positifs, afin qu'ils acquièrent de la vigueur. Notre réalité extérieure ne sera toujours qu'une illusion si elle n'est pas le reflet fidèle de notre univers intérieur…
Nicole Dumont |
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L’intuition... Une question de bon sens Les personnes qui développent leur intelligence intuitive réagissent mieux que les autres aux défis quotidiens. Ce véritable sixième sens, que tous possèdent mais que peu utilisent consciemment, est directement lié à la créativité et à la puissance personnelle. Malgré cela, qui n'a pas déjà rejeté ou ignoré le message intérieur qui nous avertissait et pensé - trop tard - « Je le savais », « J'en avais le sentiment ». Du Latin intuere qui signifie « regarder, voir de l'intérieur », le Robert définit l'intuition comme « une forme de connaissance, directe et immédiate, qui ne recourt pas au raisonnement ». Faculté innée, l'intuition se manifeste généralement de façon spontanée, comme un flash soudain de conscience, de connaissance définitive, de certitude, d'évidence. Florence Scovel, une théologienne, disait que « l'intuition est une faculté spirituelle qui ne s'explique pas ; elle ne fait que pointer le chemin. » On a beaucoup écrit sur le sujet et s'il semble que nous ayons peu d'influence sur sa manifestation spontanée, on peut faire beaucoup pour créer les conditions qui lui permettent de s'exprimer. Pour contacter cette précieuse ressource, il s'agit premièrement de se retirer du feu de l'action et de relaxer, puis de clarifier notre intention pour aligner nos antennes de perception sur l'objet ou la situation qui nous occupe. Voici 5 étapes simples : 1. Préparez-vous : Identifiez la question que vous voulez poser : soyez clair, bref et honnête. Obtenez des faits et de l'information sur le sujet ou la situation qui vous occupe. Selon le chercheur Jérome S. Bruner de l'Université Harvard, plus vous en savez et devenez familier avec un sujet, plus il vous sera facile d'arriver intuitivement à une décision ou à la solution d'un problème. 2. Détendez-vous : Tout ce qui vous aide à vous détendre, à ralentir votre dialogue interne, vous rapproche de votre pensée intuitive. Ne tentez pas de réfléchir ou d'analyser. Si une longue liste de choses à faire s'impose à vous, prenez des notes pour libérer votre esprit. Utilisez la méthode de méditation ou de relaxation qui vous convient le mieux. Prenez du temps régulièrement pour expérimenter le silence. Profitez de l'aide formidable que la nature peut vous apporter dans ce domaine. 3. Soyez réceptif : Une fois bien détendu, posez votre question et contemplez les réponses que vous recevrez. Soyez ouvert aux pensées inattendues. Si vous ne possédez pas tous les faits dont vous avez besoin, ne vous laissez pas aller au stress puisque cela ne fera qu'accélérer votre dialogue interne. Tentez plutôt d'atteindre la quiétude qu'il vous faut pour balancer les choses en vous demandant : « Quelles sont mes options ? Parmi celles-ci, quelles sont les meilleures ? Qu'est-ce qui peut me faire le plus grand bien ? » Demandez-vous toujours si vous disposez de suffisamment d'options ou de scénarios possibles. La véritable puissance émerge de la capacité de choisir les meilleures options parmi toutes celles identifiées. Si vous avez besoin de plus de possibilités, découvrez-les avant même de vous engager dans l'action. 4. Gardez un journal : Notez les impressions que vous recevez. Elles peuvent se manifester en mots, en images, ou en sensations. Peu importe ce qui vous vient à l'esprit, écrivez-le sans vous demander ce que vous en ferez. D'écrire ainsi vous permet d'accéder à des pensées, des émotions, des idées et un sens de direction qui n'originent pas de votre conscient. Les premières réponses qui s'imposent à vous sont celles qui proviennent de votre Soi créatif ! Après tout, si vous étiez investit de pouvoir - soit motivé, stratégique et sage - ne voudriez-vous pas le meilleur pour vous-même ? 5. Soyez patient : Il est fort probable que vos premières expériences ne soient pas concluantes parce que, à moins que vous soyez habitué à la méditation, votre mental va tenter de vous occuper l'esprit de son quotidien et de sa panoplie d'activités. Persévérez et vous profiterez rapidement des bienfaits du silence intérieur. Prenez aussi le temps de reconnaître le langage qui vous arrive du monde invisible. Tout comme pour les rêves, il faut apprendre à interpréter correctement les messages que l'on reçoit. Cependant, cette interprétation vous appartient en propre car, pour les mêmes images, 2 personnes y verront différentes choses. Laissez votre intérieur vous guider. Les flashes intuitifs peuvent apparaître spontanément durant une session de relaxation, pendant que vous êtes à la recherche d'informations ou de faits, ou encore lorsque vous mettez le problème de côté. Par exemple, l'expression « dormir dessus » est une excellente façon de laisser le processus d'incubation permettre à l'intuition de faire son œuvre. Beaucoup de personnes qui utilisent cette méthode rapportent avoir eu des réponses dans leurs rêves ou à leur réveil. Jonas Salk, le père du vaccin de la polio, disait qu'il se réveillait toujours très excité le matin, prêt à recevoir ce que son intuition lui offrirait comme cadeau. Pour que l'intuition soit encore plus présente dans votre vie, apprenez à reconnaître sa valeur. « La seule chose qui vaille au monde, c'est l'intuition » disait Albert Einstein. Ne l'écartez pas comme quelque chose d'irrationnel ou qui n'est pas naturel. Au contraire, sachez en bénéficier et apprenez à vous reposer sur votre intuition. Provoquez les réponses dont vous avez besoin, puis agissez sur les messages qui vous investissent de pouvoir. Ils contiennent la clé d'une vie créative et puissante.
Suzy Ethier |
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Découvrir votre mission de vie ? ... suivez le fil de vos passions ! La mission personnelle...La Nature a un sens parfait de l'organisation, tout s'y développe dans un ordre tout aussi parfait. Il y a ainsi une raison d'être inhérente à chaque chose, à chaque élément de la création. Cet appel intérieur cherche constamment à se manifester, tous les animaux, toutes les plantes, tous les éléments de la création répondent à cet appel. La chenille n'a pas à forcer pour devenir papillon; les fruits prennent le temps dont ils ont besoin pour arriver à maturation, les haricots et les asperges ont chacun leur durée de mûrissement. Seul l'être humain peut choisir d'y répondre ou non. Les hindous parleront alors du dharma. Les plantes ont leur propre plan parfait, elles aussi. Invariablement : des graines de pissenlits vont éclore en pissenlits, des bulbes de tulipes vont donner des tulipes. Pourquoi est-ce si simple à comprendre pour le reste de la Nature et pas pour notre nature humaine ? Pourquoi serait-ce différent ? Sans nul doute parce que, en tant qu'humain, on peut réfléchir, réagir et décider d'aller à l'encontre de nos « graines de base », de notre essence. Et ce, pour de multiples raisons : le paraître, pour prouver, pour se venger, pour se défoncer. Comme si une orchidée voulait devenir un œillet : imaginez comment elle irait contre-nature ! La mission personnelle se définit par notre raison d'être. Elle s'exprime par un besoin ressenti de s'épanouir dans des actions correspondant à notre nature propre, à notre nature unique. Retenez ceci : votre mission de vie n'est pas un rôle à remplir mais un talent à laisser exprimer. Elle est définitivement reliée à vos intérêts, à ce qui vous tient à cœur, à ce qui vous passionne et ceci dit, elle n'est donc pas nécessairement liée à votre travail. Par exemple, vous pouvez avoir comme mission de conseiller et occuper un poste de coiffeuse et non de psychologue, ou encore la mission de d’aider les jeunes pourrait se réaliser en tant qu'entraîneur bénévole dans une ligue sportive. Il y a toujours un élément de permanence inhérent à la mission : qu'on la laisse s'épanouir ou qu'on l'ignore, elle demeure notre empreinte de base. Vivre sa spiritualité consiste à identifier cet appel intérieur à devenir ce que l'on est potentiellement dès notre naissance et, à le réaliser. Pourquoi chercher votre mission ? Pour apaiser votre soif du sens de la vie. Vous vous questionnez peut-être depuis quelque temps sur le sens de votre vie : « Où ça mène tout ça ? » « Pourquoi tel ou tel événement se produit-il ?» Rechercher le sens de la vie sur cette planète m'a permis personnellement de trouver ma place dans cet univers de potentialités. En identifiant ma mission cela a concrétisé ma voie à suivre et m'a surtout enlevé tout un poids sur les épaules : je n'avais plus à courir pour tout réussir, seulement à me laisser être et offrir au service des autres mon talent d'instrument de paix. Pour vivre votre plan parfait Identifier votre mission, c'est d'abord pour vous donner accès à votre vraie vie, celle de votre plan parfait comme l'orchidée. Ce plan qui a été brouillé par un bon nombre d'expériences qui vous ont éloigné de votre essence. Ce que vous poursuivez présentement correspond-il vraiment à votre moi profond ? Est-ce que ce que vous faites actuellement ce qui vous passionne ? Vous pouvez passer votre vie à vouloir atteindre des objectifs extérieurs, à grimper l'échelle du succès pour vous retrouver au sommet même; cependant, au soir de votre vie, comment réagiriez-vous si vous réalisiez que vous vous êtes trompé de mur ? que vous n'avez pas rempli votre mandat ici-bas ? Si vous deveniez millionnaire, continueriez-vous à faire ce que vous faites ? En d'autres mots : aimez-vous ce que vous faites et ce que vous êtes ? Si oui, vous êtes possiblement dans votre mission de vie. Comment trouver votre mission ? Respirez ! Vous n'avez pas à inventer votre mission mais bien à la découvrir. C’est une chasse au trésor, et le trésor c'est vous ! Elle attend au centre de votre être comme une graine d'orchidée qui attend patiemment les conditions favorables pour éclore et démontrer l'originalité de sa forme et de ses coloris. Votre mission est intimement liée à votre estime personnelle, à la valeur que vous vous accordez. Vous serez en mesure de découvrir votre mission seulement à partir du moment où vous croirez à votre « unicité », et à la différence que vous pouvez produire. « Le script est dans vos tripes !» Comme le Petit Poucet qui avait semé des cailloux pour retrouver son chemin, vous devrez rebrousser chemin, reculer dans le temps et suivre les indices pour « dépister » votre mission cachée tout au fond. Votre passé recèle la clé du trésor. C'est en comprenant les leçons de votre histoire de vie et en suivant le fil de vos passions, connecté à vos tripes, que vous trouverez le chemin de vie qui conduira à votre « mission personnelle ». Suivez votre fil d'Ariane, celui de vos passions, pour déceler pourquoi vous êtes ici-bas et laissez-vous répondre à l'appel de votre âme.
Aline Lévesque, MBA, spécialiste en maximisation du potentiel. Auteure de « Mission ? | ||
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Négocier les transitions de vie Changer, « transiter » et s’adapter Transition...Voie de passage obligé vers l'acceptation et l'intégration d'un changement dans ma vie... Porte tournante entre ce que j'étais, ce que je suis et ce que je cherche à devenir... Processus interne, psychologique; subjectif... Changer, «transiter» et s'adapter. Confrontés à un changement, notamment la retraite, mes clients me font souvent penser à ces personnages, au cinéma, qui quittent un continent connu, seuls, sur un radeau de fortune (parfois aussi sur un magnifique voilier), vers une terre totalement inconnue. Incertains de la direction à prendre, de ce qui leur arrivera et de ce qu'ils trouveront, la majorité se lance quand même à l'aventure, avec courage et détermination. Ils ont choisi de prendre le contrôle de leur existence et ils ont bien l'intention de trouver à destination ce qu'ils sont venus y chercher, mais aussi ce qu'ils y apportent. Contrairement à la transition, le changement est extérieur à soi. Il peut être choisi ou imposé. Choisi, il s'agit, par exemple de déménager, de chercher un nouvel emploi afin d'obtenir de meilleures conditions de vie, de se marier, de quitter une relation qui emprisonne, de prendre une retraite attendue et bien méritée ou de modifier certaines habitudes qui nuisent plutôt que de servir : fumer, se mettre en colère, trop manger, manquer d'autonomie... Dans ce cas, même si la transition peut sembler difficile, puisqu'elle met la vie et les habitudes sens dessus dessous, elle porte aussi en elle beaucoup d'espoir et d'enthousiasme, voire de fierté et d'estime de soi. La transition est bien plus douloureuse, on s'en doute, quand le changement est imposé : retraite forcée et inattendue, congédiement, promotion refusée, abandon par l'être aimé, deuil ou encore maladies et accidents graves qui hypothéqueront le reste de l'existence. Dans ce cas, elle pourra aussi s'accompagner, dans les premiers temps, de sentiments et d'émotions particulièrement difficiles : injustice, rejet, inutilité, abandon, humiliation, honte, culpabilité, apitoiement sur soi-même, tristesse, déception, amertume et solitude. Si vous vivez une transition difficile, en connaître ses phases vous rassurera. Vous comprendrez qu'il est « normal » de vous trouver déstabilisé et dans la tourmente pendant un certain temps, mais aussi que tout se termine en général par un dénouement positif pour qui prend le contrôle de sa vie. Si cette période de transition vous semble interminable, sachez aussi que si vous la précipitez ou l'ignorez, vous risquez de prendre de « mauvaises » décisions et d'avoir à tout recommencer. Tôt ou tard, le changement vous rattrapera. Trois phases incontournables Dans son ouvrage « Les transitions de vie » (InterEditions, 2006), William Bridges divise les transitions en trois phases : la fin, la zone neutre et le renouveau. Ces étapes correspondent au changement, à la transition proprement dite, puis à l'intégration du changement dans la vie, c'est-à-dire l'adaptation. 1. Le changement. C'est la fin; le détachement, le départ pour le grand voyage. C'est le moment de se jeter à l'eau, de se séparer, de se détacher et d'abandonner ses habitudes sécurisantes, sa zone de confort, les lieux et les visages familiers, son statut social, le pouvoir et probablement aussi certains rêves. Déséquilibre, bouleversement, fébrilité, espoir et inquiétude font souvent partie du voyage. La personne est très préoccupée par le changement. Elle y consacre beaucoup d'énergie. Elle se sent parfois dépassée par les événements et bien seule aussi. 2. La transition. C'est la zone neutre; l'entre deux, l'incertitude, seul sur son radeau. Cette période est plutôt déstabilisante car, tout en s'efforçant de renoncer aux anciennes façons de faire, il s'agit, en même temps, d'en trouver de nouvelles, de préparer l'avenir, de poser des jalons, de prendre des décisions et de trouver d'autres repères. La personne est physiquement détachée des gens et des choses du passé, mais elle n'a pas encore réussi à s'attacher totalement au présent. La confusion, la fatigue, l'angoisse, l'anxiété, la nervosité et l'irritabilité sont parfois aussi du voyage, tout comme des problèmes de santé, petits et grands, associés au stress : sommeil perturbé, problèmes de mémoire, symptômes psychosomatiques et autres. Cela est normal, mais il s'agit de ne pas les laisser prendre le dessus. Le doute vous assaille aussi de toutes parts. Bien des justifications rationnelles, une prudence exagérée ou la peur de l'opinion d'autrui se chargeront de mettre à l'épreuve sa motivation. La tentation est grande de résister au changement et de faire « marche arrière » surtout si, en chemin, d'autres occasions et d'autres tentations plus faciles ou plus agréables se présentent, un peu comme pour vous tester. Certains voudront même attendre passivement que quelqu'un prenne les décisions à leur place. Ces hésitations sont saines et normales puisqu'elles permettent d'éviter de commettre des erreurs, mais elles peuvent aussi pousser à l'abandon ou à faire traîner les choses en longueur au risque de les voir avorter. 3. L'intégration. C'est l'arrivée à destination; le commencement, le nouveau départ. Doute, frustration, inquiétude cèdent maintenant la place à l'espoir, au soulagement, à l'enthousiasme, à la satisfaction et souvent aussi à la fierté. Tout à coup, toutes les possi-bilités, toutes les propositions que la vie a faites deviennent réalité. Les avantages l'emportent sur les inconvénients et les risques sur les résistances et les blocages. Les obstacles sont tombés. La vue est dégagée; le monde est différent. L'avenir semble plus serein même s'il faut encore y consacrer du temps et des énergies. Le changement s'intègre peu à peu à la vie et il n'est plus aussi préoccupant. La vie continue avec de nouveaux plans et de nouvelles façons de voir les choses, le monde et soi-même. La transition est terminée; l'adaptation est quasiment terminée. Vive le changement ! Vive la vie ! Marie-Paule Dessaint est coach de vie et animatrice de sessions de préparation à la retraite. Elle est l'auteure de « Une retraite heureuse ? Ça dépend de vous ! » (Flammarion Québec, 2005) et de « La mémoire, l'entretenir et la développer » (Éd. Du Dauphin Blanc, 2008). www.marie-paule-dessaint.com | ||
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L’argent et vous une question d’équilibre La relation qu'a chaque personne avec l'argent est personnelle et difficile à cerner. Que vous soyez travailleur d'usine, serveur dans un restaurant, plombier, menuisier, avocat ou médecin, vous devez développer une relation harmonieuse avec l'argent pour aspirer à une vie réussie. En effet, si vous gagnez beaucoup d'argent, vous devrez apprendre à ne pas le dépenser inutilement en futilités qui ne correspondent ni à vos valeurs, ni à vos besoins. Si le revenu que vous gagnez est réduit, il est d'autant plus important pour vous de distinguer vos désirs de vos besoins car il sera plus difficile pour vous de réussir à redresser votre navire financier s'il s'écarte de l'objectif visé. Le texte qui suit vous aidera à comprendre comment combler vos désirs selon vos valeurs et vos besoins, afin que dans toute relation que vous aurez avec l'argent, vous fassiez en sorte que l'argent soit à votre service plutôt que le contraire. L'une des façons de faire pour harmoniser sa relation avec l'argent et ne pas vivre continuellement dans les dettes est de se demander quelles sont les activités qui sont véritablement importantes dans notre vie et dont nous ne pourrions nous priver. Prenez le temps de dresser une liste des activités essentielles à votre bonheur. Ce pourrait être de jouer au golf une fois par semaine, de voyager, de faire du ski, de magasiner, etc. Examinez maintenant votre budget. Y trouvez-vous des sommes d'argent disponibles pour exercer ces activités ? N'est-il pas exact que dans la plupart des cas, les dépenses liées à ces activités risquent de se retrouver sur les cartes de crédit puisque, bien qu'elles soient importantes pour vous, elles n'ont pas été prévues à votre budget. Pour avoir un meilleur contrôle de dépense, ne serait-il pas opportun de commencer d'abord par budgéter les dépenses liées à vos activités préférées, les activités que vous avez jugées essentielles à votre bonheur, de mettre de l'argent de côté pour ces activités et ensuite de déterminer quelle est votre capacité financière en ce qui concerne l'acquisition d'une maison, d'une automobile ou d'autres biens de valeur ? En effet, si vous êtes passionné par les voyages, peut-être que votre grande maison qui vous coûte une fortune en entretien pourrait être remplacée par un condo, de plus petite dimension. Par contre, si vous adorez jardiner, la même maison devient alors un choix judicieux. Tout est une question d'équilibre entre passion et raison, désirs, besoins et moyens. Cet exercice que nous appelons « le contrôle des dépenses par activités » vous aidera à adopter des nouvelles habitudes en ce qui concerne l'organisation de votre vie financière, à faire les bons choix qui correcpondent à vos aspirations et vos passions, et contribuera à vous rendre plus heureux.
Alain Béland et Marie-Noële Boulanger, auteurs
du livre
« L'argent au cœur de notre vie » aux Éditions du Dauphin Blanc, ont également fondé Le Club des gagnants en 2006, qui a une mission de support, d'enseignement et de formation auprès des gens afin de les rendre autonomes et responsables financièrement. | ||
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Danser sa vie Réduire la pression ! Le mot stress a été emprunté au vocabulaire de la sidérurgie par Hans Selye, endocrinologue, qui voulait dire, état de tension du métal. Cet état de tension pouvait varier en fonction des situations et de la capacité de chacun à réagir aux facteurs stressants. N'oublions pas, que le stress est nécessaire à la vie (eustress). Toutefois, un stress excessif installe des tensions chroniques qui mènent à une rigidité excessive (distress). Les causes de stress peuvent être multiples, médicales, fonctionnelles, psychologiques, environnementales... Le perfectionnisme est une cause psychologique assez répandue. Perfectionniste ? moi jamais ! La quête de la perfection crée un stress phénoménal qui nous empêche de croquer la vie dans toute l'intensité de son mouvement. Sur un plan collectif, la course à la perfection cultive un esprit compétitif où la vitesse et le dépassement de soi sont des qualités profondément valorisées. La conséquence est une société à deux vitesses, ceux qui performent et les autres. Sur un plan individuel, les perfectionnistes ne sont jamais satisfaits de ce qu'ils sont. Ils ont toujours peur de ne pas être à la hauteur, de ne pas plaire. Impossible donc de savourer ce que l'on est tout simplement. La satisfaction semble toujours dépendre d'un idéal à atteindre. À force de courir après une perfection extérieure à soi, vers un bonheur de l'ailleurs qui décentre, nous restons éloignés de la sensation et de l'accueil de ces moments magiques comme se sentir bien tel que l'on est. Ce qui aboutit inévitablement à enfermer l'individu dans une spirale d'insatisfactions permanentes, anxiogènes, coûteuses en terme d'énergie et exigeante à maintenir à tout prix. Le stress comme résultat Évidemment, cette exigence permanente imposée de l'extérieur ou par nos pensées crée un stress majeur qui se manifeste par toutes sortes de réactions physiologiques et comportementales pour nous adapter et trouver une façon de répondre aux agents stresseurs. Par exemple, sous l'effet de l'adrénaline le corps se tend, le rythme cardiaque accélère, des douleurs diverses apparaissent avec une difficulté à se relaxer et goûter tranquillement au moment présent. Ces tensions laissent des traces, des cicatrices chimiques dans notre organisme, aboutit à la « désharmonisation » de nos organes, affaiblit notre système immunitaire. Nous nuisons à notre équilibre somatique. Ces accumulations de tension nous transforment en bloc de béton, et le dépassement permanent de nos limites brûlent finalement notre fluidité corporelle. Au travail, il arrive fréquemment que notre mouvement devienne sectionné, stéréotypé, répétitif. Ce stress laisse des traces dans notre mobilité qui à la longue inhibent et réduisent l'amplitude de nos mouvements et peuvent nuire à un vieillissement harmonieux. Soyons toutefois rassurés. Ce processus limitatif est réversible.Toutes les stratégies mises en place pour réduire les effets du stress seront à privilégier. Certains auront besoin de consulter en psychologie, d'autres de s'investir dans un sport ou une activité sociale. Mais personne ne pourra faire l'économie de casser ce cercle infernal; de se recentrer et de se remettre en mouvement en douceur pour commencer à réhabiter son corps et danser sa vie. Danser sa vie au quotidien Sur un plan corporel, prendre le temps de se détendre, de se remettre en mouvement, de se déplier, quel que soit son âge, laisse émerger une motricité économique et un rayonnement, reflets d'une intériorité vivante. Il faut du courage pour décider de danser avec nos agents stresseurs. Du lever au coucher, notre quotidien regorge de situations où notre corps est mis à contribution. Que de flexions, d'extensions, de torsions nous faisons sans même nous en rendre compte. Notre agenda chargé, nos horaires variés, nous poussent à nous ajuster en permanence sur un plan rythmique. Et même lorsque notre motricité est réduite au minimum, soit pendant que nous dormons, le mouvement reste encore présent et agit sur la qualité de notre sommeil. C'est ce qui nous fait être vivant. J'ai toujours aimé me promener dans la nature. C'est pour moi la meilleure façon de me ressourcer. C'est accessible et non coûteux. Je trouve la source de mon inspiration lorsque j'observe la fluidité des arbres dans le vent. Je regarde l'herbe se trémousser sous la brise légère. Lors de ces marches, je respire au rythme du vivant qui m'entoure et j'y trouve encore la paix. J'ai l'impression de faire corps avec cet environnement paisible, de danser avec la nature. À vous de varier vos plaisirs et de trouver votre façon de danser votre quotidien!
Claudie Pfeifer, Ma | ||
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Être, c’est danser ! Comment chaque individu peut-il découvrir ses talents, puis aller au-delà et effectuer un pas de plus pour les faire reconnaître et respecter par ses pairs ? Comment se réaliser dans la vie ? Comment vivre avec les harmonies du cœur, du corps et de l'esprit ? Comme experte-conseil en communication, j'interviens en entreprise auprès de centaines de gens annuellement. Je m'intéresse et m'attarde au mieux-être. Je résume mon approche par la lettre M : M pour mieux, M pour magnétisme et M pour mouvement. Mieux parce que je suis convaincue que si les gens sont bien dans leur peau; ils seront bien avec les autres. Ils vont créer du bien-être autour d'eux, plutôt que de générer, par exemple, de l'agressivité. Ils vont affecter les gens et non les infecter. M pour mouvement parce qu'on doit bouger et suivre le rythme. J'en viens souvent à comparer la communication à la danse. Dans les deux cas, il faut entrer en relation avec l'autre, être au moins deux ! Il faut pouvoir s'adapter aux pas de l'autre. Pour faire sentir l'autre bien dans la danse. Individuellement, elle nous rapproche de l'autre. Collectivement, elle nous unifie pour partager nos peurs, nos joies et notre besoin d'appartenance. Oser s'exprimer à travers la danse est libérateur. Pour ma part, je le fais au sens propre, comme au sens figuré. Le meilleur agent de transformation, c'est d'être soi-même. On est tous unique. On a besoin les uns des autres pour obtenir ce que l'on veut vraiment, mais fondamentalement on a besoin de mieux se parler et de mieux se connaître. Je résume cela avec les 3 « M » : M-toi, M-moi et M ce que tu fais. Je rencontre une foule de personnes qui n'aiment pas ce qu'elles font. J'observe dans les organisations un problème grave de santé mentale. Je suis d'avis qu'un travailleur ou une travailleuse doit oser envisager de quitter son emploi, si il ou elle ne s'y sent pas bien durant les sept à neuf heures de présence. On pouvait lire dans la revue « Commerce » de mars-avril 2008 les extraits d'une étude conduite par la firme Watson Wyatt. On y relatait que les problèmes de santé engendrent une perte de productivité qui s'élève environ à 10 millions de dollars par an pour une entreprise de taille moyenne (250 employés et plus), et cela inclut les problèmes de santé mentale. Allez-y, dansez pour favoriser l'engagement envers vos proches, vos amis, vos collègues; pour vous auto-développer et vous distinguer et optimiser vos talents. Pour ma part, j'ai un leitmotiv que j'ai même osé transformer en une chanson originale dont voici un extrait : « M pour une vie exponentielle Intensément, libre et rebelle Ose pour une fois, explose-toi ! M pour une danse perpétuelle Passions multidimensionnelles Ose pour une fois, explose-toi ! » Annie Crémont, the M-girl, experte-conseil en communication, Station M Extrait de la chanson sur la M-girl. Téléchargement gratuit sur le site www.mpourmieux.com Annie Crémont animera L'Expérience M de décembre 2008 à Montréal. Les participants y amorcent une démarche de transformation personnelle quant à leur façon de vivre leur implication dans leur travail. | ||
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Centre « émergence »
Atelier 1- (les mercredis ) Cet atelier permettra à la personne de retrouver son identité pure, d'apprendre à mieux se connaître, à se responsabiliser, à être honnête envers elle-même, à s'estimer et à s'accepter. Cela lui permettra aussi d'apprendre à se valoriser dans ses valeurs profondes et dans son potentiel inné en tant que personne entière. De plus, elle apprendra à se respecter et saura s'affirmer pour qu'on la respecte tout en respectant les autres. En conclusion, l'atelier de l'estime de soi est un élément majeur pour accéder à son autonomie et éviter d'entretenir toutes formes de dépendance, soit affective (envers les autres) ou d'addiction (telle que la toxicomanie). Cela permettra à la personne de se relier au monde et de pouvoir être en relation avec elle-même pour vivre sa vie pleinement.
SOIRÉE D'INFORMATION GRATUITE L'atelier débutera le mercredi 17 septembre 2008 de 18 h 30 à 21 h 30 » 12 rencontres à tous les mercredis, ainsi qu'une soirée spéciale pour la remise des certificats
Atelier 2- (les lundis ) Pour vous aider à bien cerner la problématique de dépendance affective chez les femmes, il nous est apparu important de retracer l'origine de celle-ci afin de mieux comprendre les raisons fonda- mentales qui expliqueraient autant de souffrance affective. Nous partagerons ensemble deux aspects importants à l'origine de cette dépendance affective : » l'aspect psychologique et ses 3 préceptes (lien d'attachement, les carences affectives, la famille dysfonctionnelle). » l'aspect social (héritage transmit de génération en génération). Il sera aussi question des conséquences émotionnelles et physiques. Ce besoin d'affection, de tendresse et d'amour, qui nous entraîne malheureusement à accepter l'inacceptable. Enfin, nous découvrirons qu'il y a des moyens, des ressources pour vaincre la dépendance affective et qu'il est possible de cheminer vers un état de mieux-être avec soi et avec les autres. (Qui connaît sa dépendance pourra s'en libérer…)
SOIRÉE D'INFORMATION GRATUITE L'atelier débutera le lundi 15 septembre 2008 de 18 h 30 à 21 h 30 » 12 rencontres à tous les lundis
Atelier 3- (les jeudis ) « Nous sommes, à ce moment précis de notre histoire, tout particulièrement en harmonie avec le processus de vie, et savons accueillir ces événements qui surviennent comme par hasard juste au bon moment, nous font croiser les individualités adéquates et impriment une nouvelle direction et une nouvelle aspiration à notre existence. Ces événements mystérieux recèlent un sens caché plus élevé. Et nous savons aussi ceci : lorsque nous aurons saisi ce qui se passe vraiment, que nous saurons comment provoquer ces coïncidences et intensifier leurs conséquences, notre monde franchira un bond incroyable vers un nouveau mode de vie que l'humanité essaie d'atteindre depuis toujours. » (James Redfield) Cet atelier nous fera découvrir les neuf révélations qui ouvrent la porte à une vie meilleure et nous montrera que le sens de la vie réside dans un dévoilement progressif. Chaque incident, chaque coïncidence, chaque signe s'inscrit dans le dessin général de notre destinée. À la fin de l'atelier, nous serons en mesure de donner un sens à notre vie et d'avoir un nouveau regard vers l'avenir.
SOIRÉE D'INFORMATION GRATUITE L'atelier débutera le jeudi 18 septembre 2008 de 18 h 30 à 21 h 30 » 16 rencontres à tous les jeudis
Francine Poirier, M.A. couns
Tous les ateliers auront lieu au 40, boul. Mont-Bleu, suite 326 | ||
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Une porte vers un espace sacré « Les barreaux sont à l'intérieur de moi », ai-je entendu dire dans les ateliers d'art-thérapie que j'offre à des femmes incarcérées. Le fait que 80 % ont été marquées par l'abus, la perte ou l'abandon donne du relief à cette constatation. Plusieurs sources confirment que parmi les effets à long terme de ces traumatismes figure un sentiment d'impuissance. On peut comprendre que ce sentiment soit exacerbé par un régime de vie impliquant une surveillance constante et des restrictions imposées sur les activités, les déplacements, les fréquentations ainsi que sur l'expression des opinions et des sentiments. Malgré que bien des femmes en détention perçoivent la prison comme un lieu hostile et stérile, certaines profitent de leur séjour pour chercher à reprendre le contrôle de leur vie. Dans ma propre vie, les expériences qui m'ont d'abord semblées pénibles sont devenues le moteur d'une transformation positive. Au cœur de ce processus se trouve la capacité d'accéder à ce que j'appelle un espace sacré. J'accède à cet espace par des actes qui engagent tout mon être, comme la contemplation, la méditation et la création dont la pratique m'expose à mes désirs les plus profonds. Dans cet espace intérieur, j'ai pris conscience de ma valeur intrinsèque et trouvé le pouvoir d'influencer le cours des choses. Ainsi, pour mon travail auprès des femmes incarcérées, je suis partie de l'idée que l'art-thérapie pourrait les mener vers un espace sacré apte à révéler leur potentiel et à les mettre en contact avec un sentiment de maîtrise. Cela peut sembler paradoxal. Comment un espace voué à l'emprisonnement pourrait-il s'ouvrir sur un espace sacré ? Et comment les femmes incarcérées pourraient-elles développer un sentiment de pouvoir personnel dans le lieu même où elles sont assujetties à l'autorité ? Pour répondre à ces questions, il faut savoir que les ateliers d'art-thérapie permettent une grande liberté d'action. Il ne faut pas penser que cela se traduit par un « free for all » ! Au contraire, j'installe des paramètres clairs basés sur les notions de respect et de confidentialité, mais ce cadre est tempéré par l'opportunité de se livrer sans avoir peur d'être jugée. Le côté ludique des arts favorise cette suspension du jugement et permet de renouer avec l'enthousiasme et la passion, des sensations parfois difficiles à contacter quand on est en détention. L'éventail de couleurs, de textures, d'odeurs et le joyeux désordre qui se déploie durant l'atelier contribuent à stimuler cette énergie créatrice et à palier à la stérilité d'un lieu institutionnel. Au-delà du sentiment de liberté favorisé par les rapports égalitaires et l'occasion de prendre des initiatives, il existe cet espace imaginaire illimité auquel les participantes peuvent accéder par le biais de la création. L'art permet un contact intime avec des dimensions qui échappent normalement à notre conscience, qu'il s'agisse d'un monde de rêves ou de fantasmes, de l'inconscient ou de la sphère mystique. L'historien d'art René Huygue (1980) explique que l'artiste enfreint les limites où « le temps et l'espace l'enferment » pour trouver un débouché vers « une expansion qui fasse éclater sa condition d'individu, restreinte et éphémère ». Bien sûr, la profondeur de l'expérience vécue par l'artiste dépend du degré de son engagement et de son investissement. D'après mes observations, les femmes incarcérées découvrent généralement que l'expression artistique peut servir d'exutoire pour des émotions troublantes; dissiper l'anxiété et induire un sentiment de paix; rehausser l'estime de soi et susciter un sentiment de fierté. Un extrait d'une séance d'art-thérapie avec Maryse (un pseudonyme) illustre le pouvoir transformateur de la création. Dans sa première mouture, une peinture de sa silhouette lui inspire de l'aversion. Il faut dire que l'application d'un pastel noir a créé un effet non voulu de barreaux de prison. « J't'en prison » dit-elle, une constatation qui l'amène à travailler avec vigueur pour couvrir le fond de couleurs chaudes (figure 1). Alors que les barreaux lui faisaient penser à « un monde un peu violent », le résultat final lui semble « moelleux, confortable ». Le losange en filigrane est « un espace par en dedans (…) qui vient me réconforter », explique-t-elle. Elle semble fière d'avoir bravé sa peur du rejet. « J'ai arrêté de me juger, précise-t-elle. Je m’suis dis, ben c'est comme ça que j’suis et si c'est laid, ben, si c'est pas correct, j’fais la même chose pareil, et c'est pour ça là que j'ai de l'énergie, j’suis calme ». En résumé, l'art-thérapie permet d'accéder à un espace de non-jugement au sein duquel on peut jongler - dans un esprit de jeu - avec ce qui intrigue, émerveille ou dérange et ainsi développer un sentiment de pouvoir personnel. J'y plonge et replonge dans le cadre de ma propre pratique artistique et aussi par le biais du rituel et de la méditation, mais quel privilège d'y pénétrer en plus dans le cadre de mon travail auprès des femmes qui sont incarcérées ! Huyghe, R. (1960). L'Art et l'âme. Paris: Flammarion.
Bénédicte Deschamps M.A., A.T.R., A.T.P.Q.
Art-thérapeute en milieu carcéral. En pratique privée à Frelighsburg, elle offre des séances individuelles et des ateliers de créativité « Art, corps et âme ».
Janvier 2009 : Vacances-croissance au Guatemala sur le thème de la Roue de Médecine. | ||
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Le dépassement selon la célèbre théorie des tontons à calotte... On a tous une vision personnelle du dépassement. Laissez-moi vous présenter la mienne à l'aide d'un exemple que j'aime bien, celui du conducteur typique du dimanche après-midi que nous appellerons ici le tonton à calotte. Retrouvons-le donc, par un bel après-midi d'été au volant de son automobile, la calotte enfoncée jusqu'aux oreilles, roulant lentement mais sûrement et sifflotant de bonheur. Comme il n'est pas pressé, il s'installe bien confortablement sur la voie de droite de l'autoroute, prenant bien soin de ne pas dépasser la limite permise par la loi. Il se déplace ainsi en toute sécurité, prenant le temps de regarder le paysage défilant lentement autour de lui. Au début, il trouve ça très agréable de suivre docilement les autres promeneurs du dimanche comme lui. Mais après un certain temps, il commence sérieusement à s'ennuyer et la monotonie le gagne. « Suivre c'est bien beau, se dit-il, mais un petit défi ne me ferait pas de mal. » Il remarque alors que, depuis quelques minutes, des conducteurs plus que téméraires le dépassent à vive allure sur la voie de gauche prévue à cet effet. « Mais ils sont fous à lier, lui susurre subtilement à l'oreille son prudent petit ange lumineux, ils vont se tuer, ma parole ! » Tandis que de l'autre côté, son ange noir réplique avec insistance : « Regarde ces délinquants comme ils sont chanceux. Tu les envies n'est-ce pas ? Est-ce que ça ne te tenterait pas, toi aussi, de faire comme eux, de prendre des risques et de rajouter un peu de piquant dans ta vie ? » Notre tonton à calotte ne succombe pas tout de suite. Suivre le troupeau est si sécurisant pour lui. C'est d'ailleurs ce qu'il fait à longueur de journée depuis des décennies. Ne pouvant résister plus longtemps à l'appel du petit garnement en lui qui crie à l'aventure, il fait tourner sa calotte de 180 degrés et, palette pointant vers l'arrière, il s'élance avec fougue sur la voie de gauche, dépassant avec frénésie les autres tontons qu'il suivait depuis des heures. Sa hardiesse le remplit d'une joie vivifiante, allumant l'étincelle dans ses yeux. Il retrouve peu à peu la fougue de ses vingt ans et n'en revient pas de constater l'émergence soudaine de sa délinquance qui, à sa grande surprise, n'était pas morte, mais simplement endormie... Il ne se reconnaît plus ! Pendant ce temps, l'enfant qui s'est éveillé à l'improviste en lui s'amuse follement, vous pouvez me croire. Il s'éclate au volant de sa vieille bagnole devenue pour l'occasion un bolide de course supersonique. Ce faisant, il dépasse ses peurs, transcende ses limitations, passe outre ses anciennes croyances qui le gardaient jadis dans le droit et plat chemin. Il ose enfin se dépasser ! Cette escapade sur la voie de gauche se poursuit durant de longues minutes, des minutes inoubliables pour notre tonton. Après quoi, rassasié, repu de son aventure et rempli à ras bord de toute l'énergie qu'elle lui a apportée, il retourne sur la voie de droite, essoufflé certes, mais heureux d'avoir enfin laissé son enfant intérieur exprimer son urgent besoin de dépassement. Plus tard, sait-on jamais, reverrons-nous notre tonton à calotte faire une autre escapade sur la gauche, question de se revigorer un peu, sachant - et c'est là la grande différence - qu'il pourra toujours venir se reposer sur la voie de la facilité et de la sécurité, mais cette fois sans culpabilité. Si je vous ai raconté cette histoire un peu loufoque, c'est pour vous faire comprendre qu'il ne faut jamais craindre de se placer dans des situations où nous savons que nous aurons à nous dépasser, car ce sont elles qui ont le plus de chance de nous garder alertes et d'entretenir notre jeunesse de cœur. C'est également la meilleure façon d'attirer l'abondance à tout point de vue dans notre vie, de se sentir valorisé et de pouvoir enfin se réaliser au maximum.
André Harvey, auteur | ||
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Les yeux des fleurs Cette année, au tout début du printemps, je n'avais qu'une idée en tête, « planter des pensées ». Les petites fleurs mauves et jaunes m'ont étonnée, quand je les ai ramenées dans ma voiture, elles avaient un parfum tellement suave, que j'ai failli tomber en extase sur la route 117. Elles me regardaient avec leurs yeux vivants comme des petits êtres heureux d'être entre bonnes mains. La pensée occupe notre cerveau, elle a été déifiée par les Grecs qui l'ont coiffée d'un casque et l'ont appelée « Athéna », déesse de la sagesse et de l'intelligence; elle renferme notre univers intime et nos désirs les plus enfouis au fond de notre mental. Quelques fois, elle descend à notre gorge et se pare de mots ou de sanglots, de chants, de musique car la pensée de nos vies va aussi dans notre soleil personnel, notre cœur qui aime, vibre et ressent les sentiments d'amour et d'amitié. Les dernières vingt années ont été tristes et sans lien pour les familles et les pays. On a surtout travaillé à établir l'économie, la richesse et la stabilité financière. On a beaucoup négligé les liens qui unissent les êtres. Je parle surtout pour moi, car je n'ai presque pas connu les enfants de mes frères et sœurs, très peu de contact, peu ou pas d'invitation, même l'indifférence totale. Et ces petites pensées, ces fleurs avec leur regard, m'ont rappelé les âmes dans les enfants, et je me disais qu'il était triste que ces liens soient disparus. Et voilà que ces dernières semaines en allant faire des photocopies, une grande et gentille femme me regarde et me dit en regardant ma signature sur le chèque : « Ah ! vous êtes de la famille Aubin, moi aussi, je suis la fille de votre cousin. » « Mais, bien sûr, il est le fils du frère de mon père. », et nous voilà parties sur le patrimoine avec les noms et les souvenirs me rappelant mes parents décédés. J'étais heureuse d'en parler, c'était caché, là, dans mon cœur, comme un petit coffret qu'on avait oublié. Cette rencontre l'a ouvert et j'ai trouvé dedans des liens oubliés. Hier, en allant à la banque, une grande fille toute blonde me fait mon dépôt, et me dit subito-presto, « Vous êtes de la famille Aubin ? Est ce que vous connaissiez mon père Joseph ? » « Et ! Bien oui, il était cousin de mon père Luc », et nous revoilà sur les rails des liens oubliés, ressuscités. Le petit coffret avait fait entendre sa musique et le fil de la famille s'est de nouveau tissé. Et on s'est retrouvés parents, cousins ou autres qu'importe, ce ne sont pas mes frères et sœurs avec leurs enfants, mais les petits cousins très lointains, qui sont poussés par ce désir de l'esprit de réunir les familles d'âmes. Merci à vous petites fleurs, petites pensées, vos yeux étaient vraiment vivants et votre regard a touché les êtres près de moi, pour nous permettre de se retrouver, de se connaître, de s'inviter à partager la merveilleuse conscience qui s'éveille et qui veut que la « famille univers » se confonde dans le grand chant d'amour. Vendredi dernier, un tout petit enfant de trois ans, Samuel, aux cheveux blonds, trottinait dans notre labo et apportait à son papa, les produits qu'il avait choisis. On aurait dit Mercure, (le messager des dieux) avec ses ailes, tellement il était léger. Quand il est parti, je lui ai dit : « Samuel, tu as des ailes tel un bel ange » il m'a pris mon visage entre ses deux petites mains et il m'a plaqué un baiser sur les deux joues, le plus beau cadeau que j'ai reçu dans ma vie. Et dans ma tête chantait la chanson, nos enfants sont nos rivières, nos vents et nos mélodies, ils vivent dans les gouttes d'eau, dans les semences de la terre, dans les étoiles qui brillent et ils nous regardent avec leurs yeux purs, comme les yeux des fleurs, comme pour nous dire : « Mire-toi dans ta propre lumière, je suis un peu de toi et tu es un peu de moi. » Ensemencez des pensées, des roses, des lys, des géraniums, et vous agrandirez le jardin des âmes pour la conscience de l'esprit-pensée qui veut nous réunir en un seul et grand festin d'amour, d'amitié et de compréhension mutuelle. Étendre une couche d'humus en pensées positives, c'est couvrir la terre d'un manteau fleuri d'une nouvelle ère.
Lise Aubin deMonceaux, auteure du livre « Santé Beauté Longévité par les Huiles essentielles »,
10e Édition bientôt.
Cofondatrice du Laboratoire deMonceaux
13 035, rue du Parc St-Janvier Mirabel (Qué) J7J 1P3
Tél : (450) 419-6661 www.labodemonceaux.ca | ||
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Tu es formidable ! Chronique artistique Une simple observation dans mon entourage immédiat suffit à confirmer mon soupçon, les mots « faire carrière » et travailler « dans une carrière » se font écho. Pas surprenant que la voie vers la carrière idyllique soit si rocailleuse ! Car à force de se casser le caillou pour trouver son chemin, on devient plus vite un proche parent du casseur de roches qu'une sommité au métier florissant. Pour tirer cette énigme au clair, j'ouvre mon fidèle « Petit Robert » étymologique. Le terme « carrière » en ce qui a trait aux roches et minéraux serait « peut-être » d'origine latine. Et le mot anciennement épelé « quarrière » viendrait de « quadraria » en latin : Un carré, un lieu où l'on taille les pierres. Quant au vocable « carrière » comme tracé de vie et d'emploi de nos précieuses minutes terrestres, elle tire sa genèse directement d'un attelage de chevaux… On ne s'en sort pas, la fameuse course de chars à la Ben Hur de l'arène romaine, la « carriera » ou chemin de chars en latin, se confond encore et toujours avec notre cavalcade effrénée moderne. Car plus de deux mille ans plus tard, le charretier perd encore souvent une roue quand ce n'est pas sa vie pour gagner la course. Il me semble qu'on n'apprend pas très vite à fuir les endroits hauts en stress et durs sur le physique. Et, qui parle de « char », pense aussi à cheval. Comme sur plusieurs générations on a résumé sa fonction à performer à tout prix, sa forte constitution équine sauvage s'est fragilisée. En le promettant à remplir un seul but, courir toujours plus vite pour dépasser l'autre, sa galopade s'est vidée de sens. L'instinct de courir librement, crinière au vent, s'est égaré. Tout comme pour le cheval que l'on a domestiqué, en courant de plus en plus vite, les sphères restrictives de notre « carriera » dénudent la vie de sens et de liberté. En marchant un pas à la fois hors du sentier battu sans chercher à gagner la course, on évite l'ivresse d'une compétition au rythme infernal où chacun veut arriver le premier. On est bien forcés de l'admettre, nos premières années ne sont pas très domestiquées. Votre mère vous le confirmera, l'entraînement doit commencer dès le berceau sinon c'est le chaos. Mais la vérité est que, même sous cet épais vernis d'apprentissages, notre nature verte et libre existe. Quand les notions basiques du monde naturel, où tout ce qui nait meurt en servant de nourriture à autrui, sont perdues dans les pics d'adrénaline d'une « carriera », la souffrance du déchirement se fait sentir. En revanche, nos ultimes priorités retrouvent rapidement leur juste place dans la nature. Michel-Ange se plaisait à dire qu'il n'était pas sculpteur, mais qu'il « libérait » la forme du bloc de marbre. En reprenant l'analogie, on peut se libérer de la masse pour ainsi oser inspirer l'autre, tout comme « La Piéta ». C'est ce que deux femmes venues me rencontrer récemment ont fait. Responsable pendant plus de vingt ans de grands marchés d'alimentation, Johanne Mercier a quitté la course folle pour se perdre dans la nature. Au terme d'une année, par hasard en marchant rue St-Denis à Montréal, la devanture verte de la boutique « Cœur en Art » l'interpelle. L'enseigne arbore un gros cœur, mais c'est à l'intérieur qu'elle a retrouvé l'étincelle du penchant inné de son propre cœur. La gestion promotionnelle. C'est le coup de foudre, le souffle d'inspiration qui lui manquait ! Devant les multiples beautés énergisantes du concept de la « Vague de bonheur » mise en chantier par Paulina Ellis un an plus tôt, elle n'y tient plus. Entraîneur en conditionnement physique et personne-ressource en campagne de souscription pour les plus démunis, Paulina avait conçu pendant une sabbatique à Hawaii, l'ultime motivation d'épanouissement; l'Amour à la carte. Puisque motiver l'autre à faire le premier pas dans une nouvelle direction était un terrain connu, lorsqu'elle a senti l'appel de sa vision pour sa « vague de bonheur » elle a aussi fait le premier pas dans cette expression spirituelle d'elle-même. L'union des forces de ces deux femmes multiplie les retombées de l'appel initial vers l'art d'amour visionnaire. Plusieurs témoignages de personnes ayant reçu une missive « vague de bonheur » en font foi. Recevoir une carte avec un cristal brillant en plein cœur d'une fleur éclatante jaune, sur laquelle est inscrit au recto « Tu es formidable » et au verso un message d'appréciation personnalisé de la main qui l'offre, ne laisse personne indifférent. Cette attestation de reconnaissance pour la différence que l'on fait dans l'existence de l'autre nous nourrit. Un véritable baume pour le cœur ! Comme la possibilité de galoper dans la nature existe même pour le cheval racé au pedigree imposant, nous avons tous l'opportunité de cœxister avec nos semblables autrement qu'en compétition. Car le simple geste de reconnaître la valeur de la contribution de chacun et chacune met l'essentiel de toute vie sur le même piédestal que l'œuvre magnifique de Michel-Ange. Le vulgaire bloc de marbre indifférencié de la carrière devient une création d'inspiration et de bonheur partagé dans les mains de l'artiste sensible à son appel. En jumelant la reconnaissance à l'accomplissement personnel, le champ s'élargit et le chemin étroit vers le gain s'estompe. L'être accomplit sa nature réelle. Le plaisir de courir sans peur hors des sentiers battus s'apprivoise un pas à la fois. Que l'on regarde du côté des conventions du marché boursier ou des lois universelles, l'« aide toi et le Ciel t'aidera » fait sensiblement écho à « ton succès est aussi le mien ». Quant au « Tu es formidable » rien ne peut le remplacer, pour la bonne raison qu'en « vagues de bonheur » successives, il change le Monde !
Suzanne Rémillard | ||
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Rituel Créer l’abondance « Il faut savoir cueillir l'abondance là où elle est : dans la beauté d'un coucher de soleil… ou celle d'une fleur… ou encore dans le sourire d'un enfant… » • Créez une atmosphère propice à l'intériorisation. • Conscientisez la présence, près de vous, de vos Guides et de vos Maîtres. • Entrez en contact avec votre respiration. Calmez votre corps physique, stabilisez-le. Pour ce faire, concentrez-vous sur votre respiration. • Pour mieux ressentir l'émanation d'abondance, visualisez que de grands rayons lumineux, tels des rayons de soleil, émanent de votre centre énergétique du cœur. • Vous êtes abondance… Vous êtes expansion… Maintenez votre concentration pour en venir à vous percevoir comme un grand soleil qui émane de puissants rayons de lumière. • Conscientisez que cette puissance fait fondre vos résistances et vos limites concernant l'abondance. • Maintenant, afin d'ancrer davantage dans le plan matériel cette prodigieuse émanation d'abondance, choisissez de vous manifester une vie en désonance avec ce que vous voulez vivre. Puis engagez-vous, face à vous-même, à la réaliser. • Répétez la phrase suivante : « Par le pouvoir de l'être de lumière que je suis, j'en appelle aux Grandes Forces universelles de se fusionner à ma force de création, ici et maintenant, afin de créer, dans ma vie, toutes les formes d'abondance. » • Maintenant, informez toutes les parties de votre être que vous choisissez d'orienter votre force de manifestation en répétant cette phrase : « Je m'engage, face à moi-même, à utiliser ma détermination, ma conscience, ma force de compassion et mon amour pour exprimer mon pouvoir sacré, car telle est ma volonté. » • Remerciez-vous, remerciez vos Guides, les Maîtres et la Source.
Guylaine Sallafranque
Extrait du livre « Manifester son abondance », Collection
des enseignements de Maitreya, paru aux Éditions le Dauphin Blanc, page 86.
Guylaine Sallafranque canalise l'énergie de Maitreya Amour-Compassion depuis 15 ans. Elle collabore avec Maitreya et son compagnon Marc Michaud, Darta en offrant différents ateliers à travers le monde. Informations (418)-243-1900, |