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| Volume 12, numéro 1 / septembre-octobre 2008 |
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Une passion pour la vie ! Rêver d’un Éden Par Suzy Ethier
La joie de vivre
L’essentiel
Vivre de passion
Chronique artistique
Rendez-vous avec soi
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Nouveau courant artistique L’art imaginatif Par Pierre Lassalle
Qu’est-ce qui vous fait vibrer ?
Créer sa vie
Réflexions sur le bonheur
La vie dans un miroir
La joie et la santé
Embrasser la vie
De l’émotion à la liberté...
La récolte du dé à coudre
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Édito Le bonheur ? WOW ! Par Manon Duguay
Passion souffrance - Passion jouissance
Mordre dans la vie !
Le bonheur ?
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ÉDITO Le bonheur ? WOW ! Je me suis assise, en ce samedi orageux, pour lire plein de livres sur la joie et le bonheur, sur la passion et le plaisir de vivre. Des petits livres pas compliqués, comme « La classe de Mme Line - Le bonheur, ce n'est pas si compliqué » écrit par des jeunes de 6e année, qui nous rappelle que le bonheur se trouve partout et aussi dans les petites choses… comme le sourire d'un enfant dans un beau petit livre. Je n'ai jamais cru qu'un jour je serais heureuse et que je vivrais le bonheur. Je ne pouvais même pas imaginer cet état d'être. Dans mes longues années de dépression, je me disais que si je cessais au moins d'être déprimée, je n'en demanderais pas plus. Puis un jour la dépression a disparue. À partir de ce moment-là, je me suis dit que de ne plus être déprimée n'était pas suffisant. Je voulais plus. Demandez et vous recevrez, dit-on. Eh bien oui, une bonne journée j'ai senti que je récupérais un dernier morceau de moi que j'avais laissé à d'autres, j'étais maintenant maître de moi. Et ce jour-là, j'ai ressenti le bonheur. Un bonheur heureux, profond, durable. Un bonheur qui ne demande rien, qui est tout simplement. Un bonheur qui n'attend rien de personne, qui se nourrit de lui-même, qui est content d'être heureux. À ce point-ci de ma vie, je me dis que d'avoir trouvé le bonheur est le plus beau cadeau que j'aie reçu de l'univers. C'est un énorme WOW ! Mais, contrairement à ce que je pensais, trouver le bonheur n'est pas une fin en soi; c'est simplement le début d'un nouveau chemin vers de nouvelles découvertes. La vie continue avec de nouveaux défis et de nouveaux apprentissages, de nouvelles questions vers de nouveaux horizons. Il me semble que je regarde maintenant la vie de l'autre côté du miroir. Je ne suis pas parfaite et je n'ai pas encore tout compris, mais il me semble que d'être heureuse change quand même tout. Ma quête de réponses ne vise plus à dépasser la souffrance. Ma quête continue avec le désir de transformer chaque aspect de ma vie vers la plénitude et l'abondance. Je ne sais pas si c'est le but de la vie. Je regarde la vie d'un tout autre oeil, avide de découvrir ce qui se trouve de l'autre côté du bonheur. « C'était un p'tit bonheur… » chantait Félix. C'est précieux un p'tit bonheur. Quand on le connaît on veut le garder et le partager en même temps. On veut dire comment on l'a trouvé. Ce qu'on en fait. Après des années de quête, je l'ai finalement trouvé au rythme des thématiques de cette année. C'est en lisant les livres dont je vous parle dans les coups de coeur que la cohérence s'est installée. J'y ai cueilli des bouts de sagesse ici et là. Je conserve surtout le désir d'aller plus loin. Désir est, je crois, le mot clé ici. Quand je jette un coup d'oeil derrière moi, je remarque que c'est mon désir constant qui m'a menée au bonheur. Un ami me demandait dernièrement ce que je voulais faire quand je serais grande. Bonne question! Je ne sais pas trop, mais j'ai terriblement hâte au prochain numéro sur l'Être dans sa vie et aux livres splendides qui m'enseigneront plein de belles choses. Manon Duguay, Rédactrice |
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Passion souffrance - Passion jouissance Si je devais me définir en un seul mot, ça serait sûrement « passionnée » qui me viendrait spontanément. Ce que je vous offre aujourd'hui est en quelque sorte le verbatim de mes expériences, de ma quête. La passion, je connais bien. Je fais juste ce que j'aime et, habituellement, de la façon qui me convient. Depuis mon jeune âge, je me suis promise d'être heureuse, de m'épanouir et je tiens parole. Pourtant mes choix, ou devrais-je dire mes pulsions, m'ont souvent fait vivre des émotions troublantes. Parfois même dévorantes, jusqu'à deux doigts d'y laisser ma peau... Mais qu'est-ce donc la Passion ? Passion, en grec pathé, va donner en français pathos, pathologie. Le petit Robert défini la passion comme suit : Souffrance. Vive inclination vers un objet que l'on poursuit, auquel on s'attache de toutes ses forces. Affectivité violente qui nuit au jugement. Ce qui nuit à notre bon sens et nous fait souffrir, c'est le désir, les attachements. Que ce soit l'attachement à nos idéologies, à nos croyances, à nos pensées, à notre passé, à nos maladies ou douleurs, à notre propre corps, aux personnes et aux objets que nous croyons ou voulons posséder. En fait, ce à quoi nous nous identifions et ce que nous cherchons à acquérir pour atteindre un prétendu mieux-être, n'est, en réalité, qu'une source de souffrance, une douloureuse illusion créée de toute pièce par notre mental servant à nourrir notre petit moi, notre égo. Dans nos rapports amoureux, la passion est lorsque nous regardons une personne avec concupiscence, comme un objet de satisfaction, en faisant abstraction au Sujet, à l'être dans sa globalité, sa complexité, sa différence, ainsi qu'à la relation intime qui pourrait s'établir avec elle. Dans cette forme de « relation », j'attends de l'autre personne qu'elle comble mes manques, réponde à mes besoins et, surtout, qu'elle m'appartienne. Pour dépasser la passion souffrance, il est primordial, selon moi, de la transmuter en toute conscience. Pour ce faire, je m'efforce d'entrer en résonance, de « respirer avec » ce qui m'entoure, sans attachement, sans volonté d'appropriation. Je me laisse pénétrer en présence de « ce qui est » en acceptant l'impermanence de tout ce qui existe. Je vis l'instant qui m'est offert en lui accordant toute ma présence. J'essaie d'être attentive et attentionnée à ce qui vit avec moi, de regarder au-delà de la forme, de ressentir avec tout mes sens. Je laisse circuler l'énergie, l'onde de vie dans tout mon corps sans la bloquer, sans la retenir. Et lorsque j'y arrive, je passe du temps linéaire à l'intemporel. Expérience jouissive garantie ! Mon seul et réel pouvoir est de retrouver mon équilibre et d'accroître mon niveau de conscience. J'apprends à observer mes pensées, mes réactions, sans jugement et j'en arrive à me détacher de ce qui me limite. Je m'efforce d'avoir de la compassion pour mes faiblesses, mes vulnérabilités et mes frustrations. Je reconnais que l'inacceptable s'est produit dans ma vie mais je ne m'y attache plus, je ne m'y identifie plus et je lâche prise, je me libère du passé. Je redécouvre l'être de jouissance en moi. J'essaie de passer du « je fais, j'ai, donc je suis » au « Je Suis, je donne, donc je me réalise ». Je sors de l'attente que les choses viennent de l'extérieur de moi et « j'agis ma vie ». Je reconnais mes talents, mes dons et je les offre au monde en servant mon prochain du meilleur de moi-même. Le plus possible, dans une énergie d'amour inconditionnel. Afin d'arriver à me donner sans attentes et sans m'épuiser, je dois d'abord me sentir pleine de vie. Donc, je demeure à l'écoute de mes réels besoins et je prends soin de moi. Je m'accorde des moments de repos, de plaisirs et de solitude pour me retrouver et me ressourcer. J'apprends à recevoir les présents que la vie m'offre et à m'ouvrir aux êtres qui m'entourent tout en respectant sagement mes limites. Et aussi, très important, je demeure à l'écoute de mes intuitions, de ma petite voix intérieure qui me guide vers ma propre réalisation. Voilà ce qui est, selon moi, vivre de façon consciente et aimante. C'est tout le contraire de la passion souffrance mais c'est ce que je souhaitais partager dans « l'Être dans ses passions ». En fait, la véritable passion c'est vivre pleinement sa vie. De cette façon, vivre notre passion est une jouissance de chaque moment ! C'est ce que je vous souhaite à tous.
Brigitte Drapeau |
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Mordre dans la vie ! La vie avec un grand V La passion, c'est ce qui nous garde en Vie, avec un grand V. La meilleure façon de détecter si une personne est passionnée ou pas, c'est de regarder l'étincelle dans ses yeux. Il n'y a pas de meilleur moyen pour savoir exactement à qui vous avez affaire. Les gens endormis (dans leur existence, entendons-nous bien) ont les yeux fades, sans vie. Ils sont aigris, désabusés, sans rêves ni buts. Le feu en eux semble mort, l'âme éteinte, et comme les yeux en sont le reflet, il n'est pas nécessaire d'être clairvoyant pour le voir. Regardez les grands passionnés de ce monde. Ils ont les yeux grands ouverts. On dirait même que parfois leurs yeux veulent sortir de leur orbite tant ils sont à l'affût de tout, comme s'ils ne désiraient rien manquer, comme s'ils scrutaient la moindre occasion d'apprendre et de s'émerveiller. Leurs yeux ne semblent jamais assez grands pour capter toute la vie qui se déroule devant eux. À votre tour maintenant. Allez vous regarder dans la glace. Où en êtes-vous ? Oui ! Oui ! Je suis sérieux cette fois, allez-y tout de suite. Ne vous forcez surtout pas, restez naturels et scrutez votre regard sans émettre de jugement. Vos yeux sont-ils à demi clos ? Si oui, ouvrez-les au maximum et constatez la différence. Ils deviendront rieurs, interrogatifs, vivants. Le seul fait de les ouvrir tout grands aura pour effet qu'ils porteront et capteront à la fois plus de vie. Puis, efforcez-vous de garder ce regard vif et passionné tout le reste de la journée et, sans jeu de mots trop facile, vous « verrez » la vie d'une tout autre façon. Et avec ce regard, je vous garantis que vous ne laisserez personne indifférent. Certaines personnes vous éviteront, tandis que d'autres seront attirées par vous comme un aimant.
Les passionnés s'attirent entre eux
André Harvey |
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Le bonheur ? Créer sa passion ! Vous est-il déjà arrivé de vous lever un matin avec une joie profonde vous habitant ? Aucune raison particulière, juste un état de bonheur et d'enthousiasme qui vous fait voir le soleil derrière un nuage et aplanit tous les obstacles. Cette expression affective qui donne des ailes est merveilleuse. Lorsque celle-ci se révèle à moi, j'en reconnais un signe de transformation, de mouvement, de passer à l'action et plus… C'est la passion qui s'exprime alors en moi avec grande puissance, pour soutenir un processus créatif. Je suis une passionnée Au fil de ma vie, j'ai dû apprendre à maîtriser cet état affectif dont la flamme brûlait parfois trop fort, m'éloignant de l'équilibre ou nuisant à mon jugement. Aujourd'hui, je peux affirmer vivre mes passions avec conscience et joie. Mon regard sur la passion et ses effets repose sur une cueillette enrichie d'expériences : les miennes et celles des autres. Mes observations me font définir la passion comme un courant d'énergie d'intensité forte et favorable à la vie, qui génère des états susceptibles d'entretenir le mieux-être, la santé et la réalisation de soi. La passion nécessite d'être en contact avec notre sensibilité, d'en explorer les trésors voire même de découvrir les ressources derrière notre vulnérabilité. Certaines personnes blessées, se cachant derrière des masques de contrôle et de peur, refusent le contact avec cet espace inconnu d'eux-mêmes. J'ai traversé cette barrière freinant l'accomplissement. Je demeure observatrice de possibles rechutes. Ma passion au quotidien J'ai besoin des élans que me procure cette flamme sacrée qu'est la passion. Bien entendu, je ne me lève pas chaque matin exaltée ! Lorsqu'ils se manifestent, les états que génère ma passion me font signe d'avancer vers une étape ou un projet nouveau. Je m'installe en réceptivité, pour méditer, afin de me laisser imprégner de la voie à emprunter. Mon corps vibre alors au diapason de mon âme. Rien ne peut faire obstacle à ce qui est à être ou à faire. Chargée d'un sentiment bienfaisant devant l'action juste à entreprendre, au moment juste je suis guidée. Tout devient simple et facile. Je vis l'invulnérabilité dans ma vulnérabilité. Là et seulement là, dans cet instant présent de réalisation et de création, je passe de la mort à la vie, de l'ancien au nouveau, de la source vers la manifestation… Quelle joie, quel bonheur dans l'instant présent ! Il ne suffit que de quelques instants de contact avec cette flamme qui danse en moi, pour colorer ma journée en soleil ou me guider sur une nouvelle route peu fréquentée… La création est source de mieux-être et de vie. C'est merveilleux de s'y abandonner. Le lâcher prise qui accompagne ce processus est essentiel toutefois, afin de maintenir actifs en soi les bienfaits d'un processus de création et de mise en action, sinon c'est la peur avec tout le contrôle qui en découle, qui risque de détruire les cadeaux d'une passion si elle est accueillie avec méfiance.
La vie sait où elle nous amène. Lorsque le travail devient plaisir… je me repose à travailler ! Mon plaisir passe par un sentiment de liberté que je m'accorde, en vivant ma passion avec authenticité. J'aime écrire, créer, propulser, explorer, donner vie à mes rêves pour en faire des projets concrets et ensoleillés. J'ai besoin pour cela de me détacher des émotions limitant ma capacité à m'exprimer. Mon travail découle directement de ma passion. J'aime et j'apprécie la vie, l'humain. Je l'assiste selon mes compétences et connaissances, afin qu'il vive avec passion sa vie. Je suis passeur de la flamme, lorsque la réceptivité de l'autre est au rendez-vous. J'ai énormément de plaisir et de joie à créer des outils et à mettre en œuvre des actions visant l'atteinte de mes objectifs en ceci. Vivre sa vie avec passion est un art qui demande d'en apprivoiser les règles. Il est aussi risqué de se perdre dans le noir de l'ignorance de soi. Les émotions, mouvement de la vie, influencent nos choix et peuvent embrouiller notre vision du chemin à suivre. Ces énergies doivent être canalisées avec conscience, pour permettre une perception claire de notre réalité et de celle qui nous entoure. Il s'avère nécessaire de développer un bon ancrage, en demeurant en contact avec notre corps physique, la matière qui nous accueille dans sa polarité, nos sens et notre spiritualité qui ne demande qu'à nous aider à vivre mieux, en équilibre, heureux et riches en tout.
Nous passons beaucoup de temps Créer son travail est un grand cadeau qui demande un exercice permanent de connexion avec sa passion. Lorsque la flamme demeure présente pour en alimenter la chaleur, un nombre croissant de gens souhaitent venir s'y réchauffer. Chez la personne qui n'a pas nécessairement l'esprit entrepreneur, la flamme sacrée existe aussi. Ce feu danse en chacun. Il ne suffit que d'un souffle nouveau pour en raviver l'intensité et alimenter la vision d'un projet à construire, d'une tâche à accomplir, d'une étape à traverser, d'un rêve à réaliser… Votre passion au quotidien, un défi pour nourrir votre vie ! Dolores Lamarre
Auteure de plusieurs livres,
http://www.doloreslamarre.alchymed.com |
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Une passion pour la vie ! Rêver d’un Éden Parcourir la vie avec enthousiasme, rencontrer le nouveau dans l'émerveillement, étirer sa créativité avec intention, se régaler du chant des cigales, célébrer la beauté du matin qui s'éveille… On peut définir la passion d'une myriade de façons, mais c'est dans sa manifestation qu'elle se conjugue le mieux. Il est aisé d'identifier les personnes passionnées, quelle que soit la nature de leurs intérêts. Elles exsudent une énergie vibrante, elles sont intenses, parfois même volubiles, elles ont les yeux lumineux et s'expriment avec une sorte d'urgence dans la voix. Elles sont centrées sur leur sujet et tout peut être une occasion d'en parler. Intéressées par tout ce qui les en rapproche, il arrive qu'elles semblent indifférentes ou ennuyées par ce qui les en éloignent. Mais, quoique les passionnés démontrent des traits semblables, il reste que la grande différence entre eux réside dans la compréhension qu'elles ont de cette puissante énergie qui les habite et les pousse à agir. En fait, l'homme a toujours éprouvé le besoin de donner un sens à sa vie, de poursuivre des rêves qui reflètent son désir de croître et de se dépasser. Beaucoup plus qu'un engagement émotionnel et intellectuel à quelqu'un ou à quelque chose, la passion est une sorte d'acte de dévotion, un don de notre énergie créative et de notre enthousiasme à une activité ou à une cause qui nous touche personnellement. Dans ce contexte, la personne qui est aux commandes de sa passion, plutôt que d'en être à la remorque, l'investit volontairement dans la création d'une vie actualisée et dans la poursuite de la joie, de la liberté, de l'évolution, de l'amour et de la créativité. Mais, pour nous engager dans cette voie, nous avons besoin d'une forme d'optimisme doublée d'une confiance en quelque chose de plus grand que nous. L'espoir que demain sera meilleur qu'aujourd'hui devrait nous stimuler à faire de notre mieux, à devenir plus que ce qu'on imagine pouvoir être. Les recherches sur les gens qui vivent longtemps démontrent qu'ils ont en commun un sens d'espoir, d'ordre et de contrôle sur leur vie. La joie aussi joue un rôle important dans notre espérance de vie car elle s'exprime comme vibration d'allégresse qui exalte toutes nos cellules, le jus de la vie qui anime notre corps. Elle apparaît quand il n'y a pas de conflits internes et que notre attention est pleinement engagée dans la création de notre vie, conscients de chaque moment comme d'une grâce. C'est une perception intuitive que tout est en place et que notre univers se déploie comme il se doit, merveilleusement. Mais, comment vibrer à la joie sans la liberté qui nous permet d'apprécier la vie dans toutes ses dimensions? Véritable moteur de notre quête d'autonomie et de maîtrise de soi, il requiert toutefois le courage nécessaire pour les intégrer dans notre réalité. Selon le psychologue américain Rollo May, le courage, qui partage la même racine que le mot cœur n'est pas seulement une vertu ou une valeur comme la fidélité ou l'intégrité mais une fondation sur laquelle elles reposent. Essentiel à notre être, le courage alimente notre besoin d'évoluer et de développer l’estime de soi. Proportionnelle à l'investissement de notre volonté, notre estime augmente quand nous posons des gestes évolutifs qui nous rapprochent de nos rêves et diminue significativement avec une attitude destructive ou réactive qui reflète un manque d'amour dans notre vie. En effet, l'amour nous ouvre au partage et au don de Soi. Affublé d'un grand « A », l'amour est un état, un comportement, une attitude qui peut nous libérer de la dépendance affective et de la crainte de ne pas être aimé par les autres. Différent de l'amour romantique, il assouplit les frontières de l'égo, facilite l'émergence du soi et transforme notre rapport avec la vie. Profitant d'abord à la personne qui aime, aimer est un geste prodigieux qui lui insuffle la puissance et la vitalité nécessaires à créer le monde dont elle rêve. La conquête d'une vie créative et passionnée interpelle donc notre vision actuelle de la réalité et notre faculté d'imaginer et d'accomplir. C'est un chemin pavé d'efforts dont chaque succès nous rapproche de notre vraie nature, de l'être que nous avons le pouvoir de devenir. Nous sommes poussés à réaliser nos plus hautes aspirations, parmi lesquelles se trouve le rêve d'un éden. Disponible à tous mais différent pour chacun, ce paradis terrestre n'est pas un endroit caché quelque part. Il est la concrétisation d'une résonance de joie, d'un état d'esprit, d'une expansion de notre conscience. Or, si chacun mettait sa passion au service de ce rêve antique, nous rejoindrions l'esprit de milliers d'entrepreneurs du futur, ces rêveurs qui agissent. La poursuite d'une vie passionnée débute en nous et s'exprime à travers nos actions. En donnant inconditionnellement le meilleur de nous, nous alimentons et optimisons cette énergie créative. Sachant que notre planète n'a jamais eu autant besoin de gens créatifs, nous pouvons décider aujourd'hui de faire un saut évolutif et de créer le futur dont nous rêvons. Collectif, ce rêve ne peut s'actualiser sans notre participation. Et une passion pour la vie. Notre avenir commun en dépend.
Suzy Ethier |
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La joie de vivre - Pulsion de vie Combien de fois avons-nous souri ou même ri aujourd'hui ? La joie nous dynamise et nous donne le goût de vivre. Elle est naturelle et potentiellement présente à l'intérieur de chacun de nous. Elle provient, en bonne partie, de notre pulsion de vie. Elle s'anime spontanément à travers nos gestes et nos attitudes. Il nous est plus facile d'être joyeux quand nous sommes spontanés. La présence à nous-mêmes et la spontanéité sont nécessaires pour être joyeux, car la joie se vit dans le moment présent. Si nous projetons notre mental dans le futur, celui-ci s'active et crée de la distorsion. Nous avons alors de la difficulté à expérimenter la joie. De même, si nous sommes préoccupés par des « j'aurais dû faire ceci ou cela », nous limitons, en nous, la circulation de l'énergie de la joie. Il nous est possible d'éprouver de la joie par le toucher, car le fait de toucher consciemment une personne, un animal ou encore une plante nous enrichit intérieurement. La vue stimule aussi la joie lorsque nous sommes conscients que nous regardons. Si le décor de notre vie défile devant nous, sans échanges nourrissants, c'est que nous ne sommes pas conscients que nous observons. Par la qualité de notre présence, nous captons, ici et là, le contact vivifiant d'un regard, d'une couleur, d'une fleur, d'un sourire, d'une situation cocasse, etc. À l'audition de certains sons, nous nous sentons nourris et ravis quand nous sommes attentifs et présents. Certains sons activent des zones du cerveau reliées à la joie et au plaisir. Les sons sont des particules vibratoires variées dans leur forme et leur dimension qui pénètrent à l'intérieur de nous, par chaque fibre de notre être. Ils peuvent, par leur répétition, programmer la joie, la détente, la colère, l'agressivité en nous. Soyons attentifs aux sons qui sont diffusés dans notre environnement de vie. Très souvent, nous expérimentons la joie de vivre à travers ce que nous goûtons. Chaque aliment représente une somme de vibrations. Nous ne pouvons goûter ce que nous mangeons si nous ne sommes pas présents à ce que nous absorbons, alors nous éprouvons le besoin de consommer des aliments en grande quantité. Amenons notre conscience dans notre bouche, dans nos yeux, dans notre sens de l'odorat lorsque nous mangeons. De plus, chaque fois que nous sourions, nous nous plaçons en état d'ouverture à la communication. Choisissons de sourire, car chaque sourire augmente le bien-être et la joie. Le sens externe de l'odorat contribue également à notre joie de vivre. Les essences parfumées produisent, en nous, des sentiments et des sensations variées. Chaque odeur correspond à une somme vibratoire en particulier. Certaines favorisent l'épanouissement, d'autres, le bien-être, d'autres, la détente et d'autres, l'élévation de nos vibrations qui nous donne la paix. Soyons attentifs aux odeurs qui produisent en nous ces états d'expansion. Multiplions-les consciemment. En somme, tout ce qui nous ravit et nourrit notre âme, que ce soit l'odeur d'un parfum, l'écoute d'une musique, la contemplation d'une œuvre d'art, le silence ou le dépouillement matériel, tout ce que nous captons par nos sens externes, tout ce qui crée du ravissement dans notre cœur stimule notre joie de vivre. La détente aide à la joie. Les tensions intérieures que nous ressentons nous torturent. La détente augmente la compétence, la capacité d'attention, la concentration et le plaisir que nous éprouvons en effectuant une tâche. La joie profonde s'exprime, aussi, par la satisfaction que nous ressentons lorsque nous savons que nous réalisons ce que nous avons à réaliser. Elle est, également, une attitude intérieure de reconnaissance et de satisfaction que nous éprouvons pour tout ce que nous nous sommes créé dans le moment présent. Le rire, le jeu et l'humour nous aident à ne pas nous prendre au sérieux. Ainsi, deux minutes continues de rire peuvent nous permette de transcender une charge émotionnelle. Un éclat de rire de quelques secondes a un effet très libérateur, car il crée une harmonisation énergétique. Entretenons-nous la croyance que le jeu n'est destiné qu'aux enfants ? Croyons-nous qu'un adulte, qui a passé le stade de l'enfance, ne doit jouer que lorsqu'il accompagne un enfant dans son jeu ? Nous amusons-nous à faire rire les autres par nos mimiques, sans nous ridiculiser ou ridiculiser qui que ce soit, tout simplement par amour du jeu, de la liberté d'être et dans le but de dépasser nos limites ? Nous permettons-nous de jouer plusieurs fois par semaine ? Il n'y a pas d'âge pour rire, pour être enjoué, pour courir ou encore pour sauter. Depuis combien de temps n'avons-nous pas fait de mimiques ? Croyons-nous qu'un adulte ne puisse pas le faire ? Nous offrons-nous la liberté de nous faire sourire ou de nous faire rire sans avoir peur d'être ridicule ? Osons-nous être enjoués et développons- nous notre potentiel d'humour ? Il y a des liens importants à conscientiser entre l'humour et l'amour. Si nous sommes capables de lâcher prise et de jouer, de nous amuser, alors nous sommes aussi capables d'aimer spontanément. Développons notre type d'humour personnel et acceptons de rencontrer nos préjugés, nos croyances et nos peurs. Le bonheur profond est bien au-delà des états d'effervescence. Il se manifeste dans les états de bien-être intérieur, de quiétude, de paix, de silence, de contemplation, de recueillement et de contentement. Prenons le temps d'être présents à nous-mêmes dans tous nos petits plaisirs quotidiens. Accueillons pleinement les états de joie que nous vivons spontanément. Stimulons notre joie de vivre et entretenons des attitudes intérieures qui la favorisent. Multiplions les petits moments où nous sommes heureux. Ainsi, nous développons une habitude à être heureux et satisfaits. Nous pouvons, également, bénéficier de la joie de vivre qu'émanent les autres lorsque nous éprouvons de la difficulté à être joyeux. Conscientisons que ce sont certaines de nos façons d'être et de faire qui nous empêchent de ressentir la joie de vivre. Nous seuls pouvons créer notre joie de vivre et notre bonheur. Faisons-nous plaisir, amusons-nous. Répandons autour de nous des sourires égayés, des regards accueillants, des touchers chaleureux. Soyons une présence émanant la joie de vivre. Faisons-le pour nous, mais aussi par amour pour tout ce qui existe sur notre planète. Guylaine Sallafranque Extrait du livre : « Rendez-vous avec le Christ et le Bouddha, Échanges avec Maitreya », Guylaine Sallafranque, Éditions le Dauphin Blanc, 2000, p.27. Guylaine Sallafranque canalise l'énergie de Maitreya, Amour-Compassion. Ateliers à travers le monde. Informations (418)-243-1900, courriel : maitreyalove@globetrotter.net site web : www.maitreyalove.com
Aline Lévesque, MBA, spécialiste en maximisation du potentiel. Auteure de « Mission ? | ||
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L’essentiel Les visages de sa passion Vivre avec passion, vivre intensément et être passionné pour ce que l'on fait. Voilà une invitation qui met la barre haute dans nos vies déjà bien remplies. Mais elles sont remplies de quoi au juste nos vies ? Nous sommes trop souvent pris par les il-faut-que, les je-devrais et les je-n'ai-pas-le-choix-parce-que… et nous nous perdons de vue dans le tourbillon de nos activités. À force de se sentir prisonnier de notre vie, nous n'osons plus aller dans la direction de ce qui nous correspond vraiment et finissons par croire que nous n'avons de passion pour rien et la flamme en nous s'éteint petit à petit. Rallumer cette flamme, c'est faire le choix de la vie, de la joie et de l'expression de son essence. Mais qu'est-ce qui me passionne vraiment ? Chercher à reconnaître ses différentes passions, c'est poser les premiers jalons pour reconnecter avec ce qui nous fait vibrer. Les passions concernent différents champs d'intérêts qui nous animent. Toutes ne nous font pas vibrer au même degré d'intensité, mais toutes nous prédisposent à la joie, au bien-être et à donner le meilleur de soi. Plus nous les intégrons à notre vie, plus nous créons un équilibre en nous et autour de nous. Mais vient un moment où elles ne suffisent pas à donner un sens à notre vie, nous recherchons alors quelque chose de plus profond, de plus significatif et c'est là qu'entre en jeu la passion essentielle. Pour moi, la passion est du domaine de l'âme. Et la passion essentielle est un appel de l'âme à manifester son essence. Elle est la trame de fond de nos passions et de tout ce qui nous anime. La passion essentielle se révèle à nous. Alors que nous choisissons nos passions, la passion essentielle, elle, nous choisit. Elle est très rarement explicite d'entrée de jeu. Mon expérience m'a appris qu'il fallait l'apprivoiser en s'engageant dans le voyage vers son cœur.
Les visages de la passion essentielle - Une valeur qui sous-tend toute notre vie comme celle de promouvoir la justice, la dignité, l'authenticité ou encore l'harmonie dans les relations. La passion essentielle mue par une valeur mène parfois à se consacrer à une cause. - Une activité qui nous passionne et qui habite notre être, notre vie et notre temps et qui, lorsque nous la pratiquons, nous nourrit et nous fait grandir. Cette forme la plus courante et la plus évidente s'exprime dans toutes sortes de domaines. - Un talent ou un don qui en s'exprimant nous comble de bonheur. Ce peut être un talent pour l'écoute, pour communiquer, pour stimuler les autres à donner le meilleur d'eux-mêmes, un don pour la guérison. On peut avoir une passion pour la musique sans pour autant avoir de talent pour celle-ci. La musique devient passion essentielle lorsque s'exprime un talent et que la personne devient même un canal pour la musique. - Un idéal qui nous pousse à créer et à contribuer comme celui d'avoir la pulsion de rendre meilleur, de créer de la richesse, de développer la conscience ou de créer de la beauté. Apprivoiser la passion essentielle Reconnaître sa passion essentielle peut prendre un certain temps. Nous vous proposons ici deux chemins pour y arriver : En trouvant le fil conducteur de ses passions Identifiez d'abord ce qui vous passionne le plus. Ensuite regardez ce qui est à l'essence même de chacune de vos passions en tentant de cerner qu'est-ce qui dans cette passion vous anime et vous motive vraiment. Regardez ensuite le thème qui les unit. Pour certains ce sera tout ce qui concerne l'humain, pour d'autres ce sera la communication ou la relation. Après avoir trouvé votre thème central, réfléchissez à l'action que vous faites dans ce domaine. Cherchez-vous à harmoniser, guérir, concrétiser, unir, créer… Puis interrogez-vous sur votre aspiration, sur le sens profond de cette action. En allant au cœur de vos passions, votre passion essentielle a des chances d'émerger. En observant les moments-clés de sa vie Il y a des moments dans la vie où nous ressentons un appel pour quelque chose. Certains sont appelés à enseigner, d'autres à bâtir quelque chose, d'autres encore à orienter. Entendez-vous parfois les chuchotements intérieurs vous murmurer depuis longtemps un appel que vous ignorez ? À quoi vous sentez-vous appelé ? Il y a des moments-clés dans notre vie où ces appels peuvent être plus présents. Autour de 18 ans, 38 ans, 56 ans et dans une fenêtre de plus ou moins deux ans, il y a des signes qui nous indiquent ce à quoi nous sommes appelés. Amusez-vous à regarder ces périodes où vous avez ressenti une attirance irrésistible pour faire quelque chose qui vous corresponde dans votre essence. Une fois reconnue, la passion essentielle peut offrir une direction consciente à notre vie. Celle-ci devient plus simple et plus centrée sur ce qui est en intégrité avec qui nous sommes. Bon cheminement vers votre passion essentielle.
Lyse Mérineau, MA, CRHA | ||
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Vivre de passion Sans passion, on se trahit ! Un enfant naît plein de vie... Un enfant bouge, rit, saute, parle fort. Il est plein de vivance !Vous êtes venu au monde plein de vie. Être vivant... C'est sentir, goûter, toucher, voir, entendre, C'est ressentir ses émotions, les vivre, Et être conscient de cette vivance. Un nouveau-né en santé vient au monde plein de vie et avec une vitalité qui le pousse à découvrir, à reproduire ce qu'il voit, à tomber et se relever moult fois. On ne naît sans doute pas avec la passion, mais si cette soif innée d'apprendre et d'essayer est encouragée, renforcée, si notre milieu nous accorde le droit d'essayer et de se tromper, il y a de fortes probabilités que nous fassions partie de ces gens dits passionnés. Il n'y a pas d'âge pour cela : j'ai rencontré des jeunes de 87 ans et des vieux de 22 ans.
Et vous, Cesser de rêver, c'est cesser d'espérer. Les gens ne réussissent pas autant qu'ils le souhaitent parce qu'ils ne sont pas assez passionnés, c'est-à-dire pas en contact avec ce qui les passionne.
Être passionné, Passion est synonyme d'enthousiasme, d'ardeur, de fougue. Rien qui soit tiède ou ennuyeux. Elle est l'expression d'un état intérieur d'une grande puissance; même les gens peu loquaces deviennent bavards lorsqu'ils vous entretiennent de leur sujet de passion. De fait, la passion concerne toutes les choses qui vous emballent, les projets qui vous enthousiasment. C'est ce qui met un sourire sur votre visage juste à le mentionner. Et ce qui suffit à vous remettre en humeur lorsque ça ne va pas, simplement à y repenser ! Votre moi supérieur vous parle à travers vos sentiments, votre imagination, vos désirs et vos rêves. Il vous guide vers les choses qui vous procurent de la joie et vous fait rayonner en leur présence. Et vous : ce que vous poursuivez présentement correspond-il vraiment à votre moi profond ? Est-ce que ce que vous faites actuellement ce qui vous passionne ? Sinon, vous vous trahissez vous-même. Qu'est-ce qui vous fait réellement vibrer ? …Et qui, du coup, recharge vos batteries ? Être passionné, c'est se donner la permission de répondre à ce besoin de vivance.
Votre estime personnelle sera la clé de voûte vous permettant de vivre en accord avec votre vraie nature. C'est votre perception concernant :
Être passionné, Avoir des objectifs et agir pour les atteindre est LA voie de la santé psychique. Les buts servent de stimuli dans la vie, et ce peu importe l'âge que nous avons. Ils tendent à puiser au plus profond de nos ressources et à nous faire goûter et savourer l'essence de « notre » vie. La différence entre « rêver » et « crever » c'est seulement la lettre « c »… Cela vous fait réaliser que si on ne rêve pas, on va fort probablement crever….d'ennui, de routine, de platitude ou de tout autre symptôme de même catégorie qui sclérose l'énergie vitale.
Être humain, Vous vous êtes peut-être éloigné de votre nature profonde par la peur : la peur de perdre, de ne pas être aimé, etc., mais les peurs sont des indices importants pour retrouver votre chemin. Justement, parce que la passion est cachée dans les symptômes, il vous faudra pénétrer à l'intérieur de votre labyrinthe intérieur et identifier les blocages, les frustrations qui bloquent le chemin afin de vous rendre au cœur de votre cœur, là où votre âme a laissé son empreinte. Ces blocages vous ont coupé de votre vraie nature. Une fois ces monstres domptés, vous trouverez plus aisément votre chemin par le fil de vos passions. Ainsi en accueillant vos blessures, en faisant la paix avec votre histoire, vous y découvrirez de superbes richesses. Et c'est ce parcours « en tant qu'humain » qui vous fera vivre « la véritable alchimie que chaque être doit réaliser pour devenir le roi et le maître de son propre destin ». Mission et passions Ce que nous voulons vraiment être ou réaliser fait partie de notre mission. Notre mission de vie est définitivement reliée à nos intérêts, à ce qui nous tient à cœur, à ce qui nous passionne et ceci dit, elle n'est pas nécessairement liée à notre travail. Votre « fil conducteur » demeurera ce qui vous passionne, tant dans le passé que dans le présent. C'est ce sentiment répété de passion, à travers ce que vous avez été tout au long de votre vie, qui devient le dénominateur commun.
Vous êtes unique, spécial et original ! Aline Lévesque, MBA, spécialiste en maximisation du potentiel. Auteure de « Mission ? Passions…par le fil d'Ariane! » Elle actualise sa mission par des entrevues individuelles en pratique privée, le coaching et les ateliers touchant l'estime de soi et la mission de vie. www.missionPassions.com www.estime-plus.com • 514-232-5446 | ||
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Chronique artistique La jouissance intégrée Jouir. Mot qui sans contredit évoque de doux moments. Qui ne veut pas jouir ? Mais pour y arriver simplement, c'est souvent une tout autre histoire. Comme la route pour y parvenir est fréquemment parsemée d'interdits et de fausses perceptions de honte coupable, je vous propose une approche différente. Pour commencer, on a qu'à penser à n'importe quel appareil, on sait tous qu'une connaissance intime de ses rouages est cruciale pour obtenir satisfaction. Il en est de même lorsque l'on parle de sexe ou d'art avec un grand « A ». Connaître à fond l'outil qui servira d'exutoire à notre expression est obligatoire. Car pour jouir, on doit posséder le médium dans ses moindres particularités. Ce savoir apporte la liberté indispensable d'agir quand le « moment » sera venu de devenir à son tour l'outil de la VIE. Tout comme pour l'art qui est le partage intime d'une communion, d'un ressenti ou d'une perception rendue par un outillage harmonieux, le sexe se déguste mieux dans un espace dépourvu des inconforts liés à l'ignorance de son instrument. Au moment ou l'« artiste » se connecte à sa muse et lâche prise quant au contenu de ce qu'il exprime, l'œuvre apparaît. Il laisse les pinceaux et les huiles ou les touches du piano traduire la force de la création en action à travers lui. Cette abdication face à l'ordre supérieur de la force vitale est rendue possible de par cette connexion libre et sans entraves apportée par la maitrise de l'instrument et l'abandon de sa résistance à la source de la création. Le « sexe pur » à l'origine de toute « La Création » suit cet ordre des choses. Il s'ensuit que tout ce qui est créé, crée à son tour à son image. L'apprentissage de « la connaissance » suppose donc une relation directe avec l'orgasme et la capacité de jouir de la création de ses créations. Cette force vitale qui interpelle la vie est la même partout ! Quand l'œuvre en cours accueille son jet d'inspiration final, la jouissance arrive dans une euphorie profonde. L'artiste dépose alors sa palette et son pinceau, le pianiste baisse les bras et arrête le jeu. Le son et la couleur se répandent en vagues agréables. Et, comme pour le dernier effort orgasmique de la femme qui enfante, le processus aura été à la fois très douloureux et extrêmement jouissif. À l'image du caducée, le plaisir se retrouve lové à la douleur. Le cercle de la vie est complet. La mort courtise la vie. Car qui donne le Jour, offre aussi la Nuit. Et le deuil qui accompagne la libération de l'œuvre permet la renaissance. Détacher une création de son créateur est un geste simultanément beau, déchirant et incontournable pour qui veut vivre libre. La puissance de la poussée est souffrante, mais la félicité de l'acte accompli annule rapidement la douleur ressentie lors du passage dans les entrailles. Et tout comme pour l'origine miraculeuse de chacun des milliards d'êtres qui peuplent notre infime coin de ce vaste cosmos, l'œuvre libérée s'individualise dans le cœur qui la reçoit en prenant racine où les forces de la vie la pousse. Et c'est ainsi que, contrairement à certaines croyances, la jouissance est intégrée au merveilleux mécanisme de l'accomplissement du mystère de la VIE.
Suzanne Rémillard | ||
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Rendez-vous avec soi La magie de créer La vie d'aujourd'hui est plutôt trépidante. Plusieurs d'entre nous devons payer les factures, nettoyer la maison, participer à des réunions, garder les enfants, respecter des échéances, faire un peu de jogging, préparer le souper, etc. «OUF!» C'est trop facile de se laisser prendre dans le tourbillon des petites et grandes choses qui peuvent nous amener à oublier que nous avons tous un être créateur qui sommeille en nous. Le vôtre, est-ce qu'il dort d'un sommeil profond ? À quand remonte la dernière fois où vous avez créé ? Les jours, les mois et les années passent et vous avez peut-être oublié la douce sensation qui est de s'assoir puis de s'arrêter pour pratiquer un loisir créatif, juste pour le plaisir de créer. Avez-vous remarqué qu'il y a quelque chose de magique qui se produit lorsque l'on crée ? Nous perdons la notion du temps. C'est peut-être pour cette raison que l'on associe souvent le mot loisir créatif au mot « passe-temps », nous ne voyons plus le temps passer, ce qui est plutôt rare de nos jours, car de plus en plus chaque minute est comptée… Ce mois-ci, que diriez-vous de reprendre contact avec votre être créateur ? Je vous mets au défi de passer du temps de qualité avec lui et de vous offrir une petite escapade en sa compagnie. Vous verrez comment cela peut-être libérateur de se laisser aller au gré de temps. En panne d'inspiration ? Normal. À quand remonte votre dernier rendez-vous avec lui ? - Écouter de la musique et se laisser inspirer par celle-ci pour peindre. Osez peindre une peinture abstraite, laissez aller vos gestes, choisissez des couleurs qui vous font vibrer. Je vous entends déjà dire : mais je n'ai aucun talent en dessin ou en peinture. Ce n'est pas important, Je ne crois pas que votre but est de devenir un grand artiste ? Le but de l'exercice est de prendre plaisir à créer, faites taire votre sens critique, ne soyez pas trop dur envers vous-même ! Vous êtes en panne d'idées, vous ne savez pas par où commencer, vous persistez à dire que vous n'avez pas de talent, mais vous avez quand même un intérêt pour les arts visuels ? Et bien saviez-vous qu'il existe des revues, des ateliers et des sites web qui débordent d'idées créatives à faire avec des estampes. Ce sont des projets créatifs qui ne demandent aucun talent en particulier. Vous pourriez vous joindre à un groupe de créateurs et vous initier à l'art de l'estampage. De plus, il y a plusieurs avantages à créer en goupe par exemple : la motivation et le partage d'idées. Je vous laisse donc sur ces mots : « Si nous avons chacun un objet et que nous les échangeons, nous avons chacun un objet. Si nous avons chacun une idée et que nous les échangeons, nous avons chacun deux idées. » (proverbe chinois que j'ai sur mon babillard à la maison.) Alors, sur ce, je vous souhaite de beaux moments en compagnie de votre être créateur !
Liette Parent | ||
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Nouveau courant artistique L’art imaginatif L'art véritable est un art qui associe l'esprit à la matière parce que l'être humain est avant tout un esprit, un être spirituel dans un corps physique. Dans sa tête, l'artiste a un idéal, une représentation de ce qu'il veut montrer, partager avec les autres. C'est quelque chose de pur. L'artiste naît lorsqu'il a envie de partager avec les autres ce qu'il a dans sa tête. L'œuvre de l'artiste commence à partir du moment où il va vouloir faire descendre ce qu'il a dans sa tête à travers ses mains, dans la matière. Mais entre la représentation qu'il a en tête et l'œuvre finale, il y aura forcément des différences. En passant à travers des matériaux créateurs, il va y avoir une certaine déperdition de la lumière et de la beauté perçues en soi. Il faut l'accepter. Mais il faut essayer par tout un travail intérieur et toute une lutte intérieure, de céder le moins possible de cette lumière à la matière. Une vraie œuvre réalisée par un vrai artiste, c'est quelque chose qui va nous toucher en profondeur. Elle va descendre jusque dans notre volonté et susciter l'espérance. Dans l'œuvre de l'artiste, on va percevoir son combat, sa lutte et surtout sa victoire : l'esprit est plus fort que la matière ou le bien est plus fort que le mal. L'artiste peut ainsi dans notre monde actuel, générer l'espérance dans le cœur humain. L'individu face à l'œuvre d'art se dit : « Cet artiste-là, dans son domaine, a pu vaincre la matière, la transformer, la transcender. Je ne suis pas un artiste, ce n'est pas grave. Dans mon domaine, je peux sans doute faire pareil. Il y a sans doute un moyen d'y arriver ». Le créateur ou la créatrice est donc un méditant. Il accède au monde spirituel, source de Sagesse et de Beauté. Le créateur méditant cultive une riche vie intérieure grâce à l'étude de connaissances ésotériques qui mûrissent en lui et se transforment en puissantes images révélatrices. Lorsque nous méditons sur des connaissances ésotériques, sur des vérités spirituelles, et que nous sommes capables de les recréer intérieurement sous forme d'images, nous les appelons des Imaginations spirituelles : d'où l'expression d'art imaginatif. Généralement, le méditant créateur pratique plusieurs fois sa recherche intérieure avec des temps de mûrissement plus ou moins longs entre chaque méditation. Enfin, il crée ou manifeste l'image intérieure sur un support approprié, selon ses capacités (dessin, illustration, peinture, sculpture, photographie, théâtre, poésie, etc.). Qu'apporte l'art imaginatif à notre époque ? L'Art Imaginatif est un art qui a pour but de rappeler à l'être humain d'où il vient et qui il est. L'être humain de l'époque matérialiste a oublié qu'il venait du monde spirituel. Son rapport au monde spirituel est basé sur des croyances. Il y a des gens qui croient en Dieu et des gens qui croient que Dieu n'existe pas. Indépendamment de ses croyances, l'individu le plus matérialiste est aussi un être spirituel comme tout le monde. Aujourd'hui, le rôle de l'artiste est de rappeler à l'être humain l'existence du monde spirituel pour lui donner envie de s'y reconnecter, de s'y intéresser de nouveau. L'art a aussi un autre rôle : guérir le cœur et le nourrir lorsqu'il est asséché par le matérialisme de l'être humain. En effet, souvent on entend des gens dire qu'ils se sentent vides à l'intérieur, qu’ils ont peur et qu’ils sont de plus en plus méfiant, qu’ils ont du mal à entrer en relation avec les autres. D'où vient « ce vide intérieur » ? Il vient de la société de consommation. Tout ce qui est strictement matériel assèche le cœur. Tous nos désirs d'acquisitions matérielles vident notre cœur. L'art imaginatif abreuve le cœur humain de vie. Une œuvre d'art authentique, harmonieuse, apporte des forces de guérison à celui qui la contemple. Cela peut se comprendre si vous imaginez que l'aspect esprit et l'aspect matière sont parfaitement accordés dans l'œuvre en question, ce qui crée un équilibre. Or, l'être humain est un esprit dans un corps de matière. La bonne santé est un accord harmonieux entre l'esprit humain et le corps dans lequel il vit. La maladie est une dysharmonie entre l'esprit et le corps de matière. Et les forces de guérison, c'est l'harmonie, l'équilibre, la perfection de l'association esprit-matière. Une œuvre d'art spirituelle, imaginative, génère des forces de guérison. Et quand on contemple, on écoute, on participe même à cette œuvre, cela réveille nos propres forces de guérison. Chaque créateur ou créatrice au plein sens du mot, doit être conscient que son travail participe à la spiritualisation de cette société afin qu'elle devienne plus morale, plus fraternelle et plus responsable. En effet, cette nouvelle forme d'art va changer le monde, car les gens vont changer d'état d'esprit. Ils vont se mettre à générer de l'espérance en eux. L'espérance, au niveau de la volonté, va donc se traduire à travers leurs membres. Et petit à petit, elle va remonter jusqu'à leur pensée, et générer des idées nouvelles. Dans cette espérance, et ces idées nouvelles, il y aura les germes du futur, les germes de la société du futur.
Pierre Lassalle | ||
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Qu’est-ce qui vous fait vibrer ? Laissez-vous habiter ! Soyez honnêtes envers vous-mêmes et demandez-vous ceci : « Est-ce que je suis passionné par ce que je fais comme travail dans la vie ? » Si la réponse est non, vous devez faire quelque chose immédiatement pour améliorer votre situation sinon, il vous sera très difficile d'être heureux dans la vie et de jouir d'un sentiment de satisfaction. Lorsqu'on discute avec une personne passionnée, on se rend compte rapidement qu'elle a le feu dans les yeux, qu'elle vibre, qu'elle croit sincèrement en ce qu'elle fait et toutes les parties de son corps reflètent un bel enthousiasme. On constate facilement et rapidement son excitation et sa joie. Malheureusement, il s'avère que trop peu de gens vivent leur passion. Ils se contentent à la place d'attendre après leur pension ! Peut-être avez-vous entendu dans votre jeunesse : « Dans la vie, on ne fait pas ce que l'on veut, mais ce que l'on peut ». Mais voyons donc ! Avez-vous remarqué que ceux qui ont dit ça étaient généralement tristes et pauvres ? Malheureusement ce conditionnement est encore très présent chez certaines personnes, ce qui les empêche de vivre pleinement leur passion. Heureusement, vous avez le contrôle sur vos pensées et vous pouvez vous reconditionner à vivre en fonction de vos forces, de vos compétences, de vos intérêts et de vos connaissances. Avez-vous déjà remarqué que lorsque vous vous engagez dans une activité que vous aimez ou dans laquelle vous avez un talent certain, vous êtes plein d'énergie, très excité et très optimiste ? Nous avons tous en nous un talent particulier, une raison de vivre et une passion qui nous anime qui nous rend heureux et épanouis. Si ce n'est pas encore fait, votre responsabilité est de trouver cette passion qui se cache en vous et qui est peut-être refoulée. Il y a quelque temps, j'ai rencontré un étudiant dans le domaine automobile très désabusé de la vie et qui ne semblait pas avoir beaucoup d'énergie. J'ai discuté avec lui et après quelques minutes, alors que nous parlions de planche à voile et de voilier, un enthousiasme et un dynamisme ont soudainement rayonné sur son visage. J'ai rapidement constaté que ce sujet était une passion pour lui. Entre vous et moi, croyez-vous que cet étudiant sera heureux et performant s'il travaille dans une usine d'automobiles ? Je ne le crois pas. Par contre, s'il travaillait dans une usine de planches à voile, de construction de voilier, comme représentant en vente dans ce domaine ou comme instructeur de voile, je suis convaincu que sa performance et sa satisfaction seraient nettement meilleures. Votre excitation, votre énergie et votre enthousiasme sont d'excellents indices qui vous orientent sur votre passion. Si jamais vous vous posez des questions et que vous n'êtes pas certains d'avoir trouvé votre passion, alors ce n'est pas ça. La passion est très similaire à un orgasme, tu le sais quand tu en as un ! À l'âge de 5, ans Mozart composait sa musique, Wayne Gretzky jouait au hockey et Céline Dion chantait déjà. Dès cet âge, ils connaissaient déjà leur passion et ils l'ont exploitée au maximum. Personnellement, j'ai découvert ma passion pour le développement personnel vers l'âge de 17 ans et j'en ai fait un métier seulement à l'âge de 25 ans. Et vous, quelle est votre passion ? Je suis convaincu que dans chacun de nous, il y a une passion qui ne demande qu'à être exploitée. Votre raison d'être sur la terre est de trouver cette passion, de la développer, et ce, pour le bien-être de la société. Prenez la décision de développer les talents qui vous habitent plutôt que de faire un travail ou des activités que vous aimez plus ou moins. Si vous avez de la difficulté à trouver votre passion dans votre vie, voici 4 idées pour vous aider : 1. Remémorez-vous des souvenirs heureux et des expériences qui vous ont fait vibrer. Fouillez dans vos albums photos. Qu'ont en commun ces souvenirs et ces expériences ? 2. Observez ce que vous aimez faire de vos temps libres. Quels sont vos passe-temps favoris ? Posez-vous ensuite la question : « Y a-t-il des gens qui gagnent bien leur vie avec ces activités ? » 3. Partez à l'exploration. Essayez des choses différentes tout simplement pour voir si vous aimez ça. Pour débuter, offrez vos services comme bénévole quelques heures par semaine. 4. Prenez des formations, assistez à des conférences, écoutez des émissions de télévision et faites des lectures sur le ou les sujets qui vous intéressent. Plus on en connaît sur un sujet, plus notre passion à son égard grandit. Nous agissons comme si le confort et le luxe étaient essentiels à notre existence, alors qu'il suffit pour être réellement heureux de trouver quelque chose qui nous intéresse passionnément. Choisissez un travail que vous aimez et vous n'aurez pas à travailler un seul jour de votre vie. Bonne route vers la découverte et l'actualisation de ce qui vous fait vibrer !
Patrick Leroux | ||
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Créer sa vie Le défi de la joie Vivre sa joie... La joie, on en parle dans tous les magazines, car le culte du bonheur nous obsède. Nous avons tous notre petite idée sur ce qu'il faut faire pour être plus joyeux, plus heureux. Vivre le moment présent, se respecter, être créatif afin de colorer sa vie affective, sexuelle, culinaire et patati et patata. Mais l'appliquer au quotidien, cela nous semble souvent irréalisable. Pour y arriver, il faut une certaine réflexion. Cela demande de s'arrêter, de se donner des outils et de passer à l'action afin de CRÉER SA VIE. Oublié d'être au rendez-vous de la joie Privés de la légèreté que la joie procure, nous alourdissons notre corps et notre esprit d'une peau de chagrin qui à la longue nous désespère et nous démotive. Brisée par la fatigue, notre créativité personnelle et professionnelle s'effrite. Réactions au poids de la vie Deux réactions possibles alors : nous sommes victimes des autres et des événements ou nous prenons notre vie en mains de façon responsable. Être victime comporte ses avantages, car cela nous permet de nous déculpabiliser de notre passivité. Mais cette voie amène également son lot d'épreuves : maux physiques de toutes sortes, malaises psychologiques, maladie, appauvrissement dans tous les aspects de notre vie qui, poussé à l'extrême, pourra mener à la mort. Se prendre en main comporte ses avantages. Cette attitude donne un élan de vie extraordinaire qui nous permet de retrouver le plaisir, la conscience de la vie et de la force qui nous habitent intérieurement. Un nouveau regard Puisque la « victimite » nous apporte plusieurs malaises, il importe de voir notre responsabilité dans tous nos choix de vie. Cela nous permettra du même coup de transformer nos peurs pour qu'elles soient un moteur au lieu d'un frein. Il faut apprendre à se servir de la peur et du plaisir pour élucider la dualité de notre perception. Ce sont des énergies puissantes qui nous servent à nous immobiliser ou à nous refocaliser vers une nouvelle approche de la réalité. Elles nous permettent de regarder la situation au lieu de nous maintenir dans une vision limitée de notre personnalité. Le corps et la joie Notre corps exprime le reflet exact de ce qui se trame au niveau de nos émotions et de nos pensées. Si nous tentons de refouler des émotions, ces systèmes se mettront en branle pour exprimer le trop plein emmagasiné. Chaque situation vécue commande donc de faire le choix entre vivre et survivre. Ce qui fera la différence entre vivre et survivre, c'est justement l'option que nous choisirons : être victime ou être responsable. Voici quelques exemples : Vivre et non survivre quand un de mes parents décède et que je ne prends pas le temps de ressentir ma peine. Vivre et non survivre quand je perds un animal que j'aimais sincèrement. Vivre et non survivre quand j'ai peur. Vivre et non survivre quand je me sens coupable de dire ce que je pense. Et bien d'autres… Pourquoi suis-je ici ? Arrêtons de courir à gauche et à droite pour des plaisirs éphémères, mais cherchons plutôt des sphères qui nous stimulent et nous font résonner de tout notre être. Osez aller vers les autres. Osez les connaître, les rencontrer. Osez dialoguer au lieu de monologuer. Osez voir une clé de votre mission à travers toutes les personnes qui croisent votre chemin. Osez faire ce que personne n'a fait. Inventez, créez, risquez, il n'y a pas de danger. Le potentiel humain est illimité, il s'agit de sortir des sentiers battus. Tout est encore à imaginer, à concevoir, à inventer. Faire ce que j'aime Quelles sont nos possibilités ? Théoriquement, elles sont infinies. Elles sont en même temps limitées par nos croyances et ballottées entre la tête et le cœur. Ce ne sont pas les bénéfices et les avantages de nos rêves que nous perdons de vue, mais bien ce qui nous fait vibrer à long terme; c'est-à-dire la joie, qui est le moteur de la motivation. Plus nous sommes vrais, plus nous grandissons en forces, en intérêts et en goûts, en possibilités. Recherchons la sensation de joie et de plaisir qui nous confirme que nous faisons la bonne chose. Le timing et les synchronicités se placeront et s'entremêleront pour entretenir notre nouvelle façon d'être. Le cercle de la vie Il arrive un temps dans notre vie où nous décidons de briser la boucle des obligations, de l'indifférence, de la pression, de la monotonie, de l'inconfort et de la frustration. La transformation de notre dialogue intérieur, de nos croyances et de nos limites sera mise à dure épreuve. Ce sera un voyage plein d'embûches, mais si gratifiant ! Nous pouvons aller vers la boucle motivation - enthousiasme - passion. À l'éveil de la surprise Sommes-nous prêts à ouvrir les mains pour accueillir les surprises ? Pour ouvrir les bras, nous avons à composer avec la douleur et l'adversité dans certaines situations. Nous réalisons que nos émotions sont la surprise du moment présent. Les sentiments de joie, d'expansion, de compréhension se manifestent abandonnant l'inutile quand nous plongeons au plus profond de l'émotion. Un nouvel essor nous transporte vers des visions claires et des nouvelles idées luxuriantes. Un chemin rempli d'espoir Pourtant, dans notre vie de tous les jours, il est possible de retrouver et surtout de maintenir la joie véritable, celle qui est source de bonheur et de plénitude. Grâce à des moyens à la portée de tous, nous pouvons relever le défi de la joie au quotidien et ainsi exprimer l'essence de notre être véritable. Nous avons identifié 21 moyens qui nous permettent de maintenir au quotidien la joie.
Yves Sévigny | ||
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Réflexions sur le bonheur - L’art d’être heureux Je suis persuadée que la véritable mission de l'être humain sur terre réside dans l'apprentissage de l'art d'être heureux. Nous ne venons certes pas au monde avec les mêmes talents et privilèges. Nous pouvons néanmoins, à l'intérieur de nos limites, donner un sens à notre vie et faire de celle-ci un lieu d'amour : amour de soi et des autres, amour de la vie sous toutes ses formes. Chaque étape de notre cheminement constitue un moment unique pour vivre le présent avec intensité, plongeant avec joie dans nos passions sans toutefois nous laisser dominer par elles. L'apprentissage du bonheur est une opportunité d'échange avec les autres. La thématique de « l'Être dans ses passions » me rejoint particulièrement. Grande passionnée qui mord dans la vie à pleines dents depuis ma découverte du merveilleux pouvoir de la pensée positive et de l'utilisation volontaire des forces du subconscient, ce sujet m'interpelle. En début de cheminement, j'ai confondu pensée positive avec pensée magique. Une connaissance plus approfondie des Lois de la Création et des processus du cerveau humain m'a fait réaliser que la pensée positive ne relève pas de la magie. Elle est en effet naturelle et des plus efficaces lorsque bien comprise et bien utilisée. Je demeure une personne qui garde les pieds sur terre tout en ayant un regard vers le ciel. Il n'existe pas qu'une seule voie pour atteindre le juste milieu entre la raison et la passion. Il y a autant de routes que d'individus. J'ai compris, en observant ma propre vie et celle des autres, que la meilleure façon d'être heureux, c'est de développer la capacité de choisir quand on veut être « passionnément raisonnable » ou « raisonnablement passionné ». Si vous obligez une personne passionnée à entrer dans un moule ou un carcan défini à l'avance par la société, vous risquez d'éteindre sa flamme. Vous la condamnez à un mode de fonctionnement qui ne correspond certainement pas à ses besoins. Il n'y a pas si longtemps, à l'école, les enfants devaient rester assis de longues heures, à assimiler toutes sortes d'informations, sans possibilité de se dégourdir les jambes, de se retrouver au grand air. Fort heureusement, les programmes scolaires ont été réaménagés et tiennent maintenant compte de tous les aspects de l'être humain. Des classes spéciales ont même été mises en place pour donner une chance aux individus qui ont besoin d'un plus grand support pour avancer. La société a imposé un modèle d'équilibre et de perfection pendant des décennies. Il fallait dompter et refouler la passion. Une masse de gens a suivi la voie de la raison, ne se gênant pas pour montrer du doigt les personnes plus marginales. Heureusement, les temps changent. L'être humain réussit à briser les chaînes des préjugés et des balises préétablies pour exercer enfin son libre arbitre quant à ses choix de vie. Tant sur le plan personnel que professionnel, les cadres étroits et injustifiés craquent. La passion peut aujourd'hui s'exprimer. La raison a également sa place, mais elle relève de la conscience individuelle. Il n'est plus question de juger les autres pour leurs imperfections et de définir la vertu au nom de la raison. La vie représente un merveilleux privilège, une occasion unique de devenir un être conscient et apte à vivre le bonheur. La passion de la vie est la plus fabuleuse qui soit. Elle nous permet d'explorer avec curiosité nos talents, de visiter nos ressources et d'aller à la rencontre de surprenantes découvertes. Si je ne confonds plus la pensée positive avec la pensée magique, je découvre encore davantage la magie de la vie elle-même. Cette magie, on la crée en nous, en goûtant avec passion à tout ce qui se présente sur notre route. Tant de ressources en nous n'attendent que notre bon vouloir pour se développer en rendant notre vie passionnante. Il n'y a pas d'âge pour faire l'apprentissage du bonheur. Nous ne sommes jamais trop jeunes, ni trop vieux pour choisir cette voie. Le Dalaï Lama a toujours été, pour moi, un phare dans l'existence que je traverse avec passion, courage et lucidité. Je le cite en souhaitant à tous ceux et celles qui me liront un merveilleux cheminement de vie et la réalisation de soi. « La sensation d'être heureux ou malheureux dépend rarement de notre état dans l'absolu, mais de notre perception de la situation, de notre capacité à nous satisfaire de ce que nous avons. » [Dalaï Lama]
Michèle Morgan | ||
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La joie et la santé Encore du lâcher prise ! Qu'est-ce au juste la joie de vivre ? En connaît-on vraiment le sens ? Est-ce seulement ce qu'en témoigne notre humeur, notre sourire, notre apparence d'être joyeux, ou le ressent-on vraiment au fond de nous-même, reconnaissons-nous l'émotion de la joie de vivre ? Physiquement, la joie de vivre est reliée au sang, à la circulation, qui est aussi en relation avec notre système lymphatique. Le foie et la rate sont des organes aussi reliés au sang. Si notre circulation n'est pas fluide, des problèmes de santé se manifesteront. Le pire ennemi du système lymphatique, est la routine. Pourquoi avons-nous parfois un manque de joie de vivre ? Une tristesse enfouie que l'on croyait oubliée, la perte d'une personne qui nous est chère, la perte d'un emploi, d'un animal, toutes ces raisons ou événements nous marquent parfois et causent des peines, des douleurs, des souffrances qui changent notre vie et nous entrons graduellement dans notre bulle sans pour autant nous en rendre compte. Comment fait-on pour aller au-delà et laisser ces moments difficiles derrière nous ? Hé oui encore du lâcher prise ! Certes que certaines choses ne s'oublient jamais, mais nous devons nous efforcer de ne pas leur donner la première place dans notre vie. Afin de retrouver notre joie de vivre, il est important de faire certaines choses qui nous plaisaient dans le passé. Nous devons cesser de jouer le rôle de la victime, nous devons prendre conscience qu'il s'agit de notre santé. Nous pouvons commencer par de simples petits gestes du quotidien, comme prendre quelques instants pour faire un brin de lecture, prendre une marche et respirer l'air frais. Se rendre utile et rendre service à une personne en lui apportant notre écoute. S'offrir un bon repas en bonne compagnie, le fait de sortir et rencontrer des gens, nous aide aussi à sortir de notre routine. Prendre quelques minutes en savourant un thé et jouer un jeu de société avec notre conjoint ou un ami, cela nous fait sourire et nous fait partager de beaux moments. Je pense qu'une bonne façon de retrouver notre joie de vivre est de prendre conscience de tout ce que la vie nous offre de magnifique, et d'en profiter. Nous devons cesser de focusser sur nos manques ou sur ce qui est passé. Le cœur est un organe de notre système circulatoire, il est aussi en relation avec le poumon, ces deux organes sont reliés aux émotions de la peine et de la tristesse, s'ils sont en bon équilibre, ils représentent la joie, la compassion, l'amour. Alors à nous de choisir si nous voulons retrouver notre joie de vivre et par le fait même rester en santé!
Suzanne Quinn | ||
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Embrasser la vie Quel type de câlineur êtes-vous ? Académique – vous observez les échanges de câlins, étudiez leurs effets et donnez des conférences sur leurs bienfaits, mais vous ne vous aventurez jamais à partager un câlin avec quiconque. Altruiste – vous détestez les embrassades, vous en donnez seulement parce-ce ça fait plaisir aux autres. Avant-gardiste – vous avez étreint tant de gens que maintenant vous créez de nouvelles formes de câlins afin d’être à la fine pointe. Borné – vous refusez résolument d’admettre que vous avez besoin d’une étreinte ou que vous en désirez une jusqu’à ce que vous en partagiez une, puis vous fondez en larmes. Branché – ([) ¦ :** (()) ((((un câlin S.V.P.))) Colleux – avec votre pyjama et votre ourson en peluche, vous être toujours prêt pour une soirée câlins, collades et contes. Compulsif – si vous ne pouvez trouver un arbre à embrasser, une boîte aux lettres fera certainement l’affaire. Cool – Vous insufflez style et candeur à vos câlins. Dépendant – lorsque vous tenez une personne dans vos bras, vous ne voulez plus la laisser partir. Discordant – rien ne peut rimer ou être synchronisé avec votre style d’affection. Dynamique – énergétique et émotifs, on ne peut se détourner de vos câlins. Élégant – gracieux et élancé, vous vous glissez dans une étreinte et en ressortez infroissable. Émotif – vous fondez en larmes au premier effleurement. Formel – calculé pour un maximum d’effet et un minimum d’engagement. Furieux – oui, il existe en ce monde des câlineurs furieux qui aiment haïr l’amour! Mais la tragédie est qu’ils ne peuvent pas s’en passer! Grogneur – vous grognez et vous vous plaignez du fait que vous ne recevez jamais de câlins, mais seulement quand vous en recevez un. Guérisseur – vous intention aimante guérit tout et tous ceux que vous touchez. Hâtif – vous étreignez parce qu’il le faut. Allez, qu’on en finisse! Indécis – vous en voulez un, non, vous n’en voulez pas, peut-être un petit, ou peut-être un peu plus tard, ou… Indifférent – étreindre ou ne pas étreindre?... peu importe. Intime – seulement avec des chandelles, du chocolat fondant et nu comme un ver. Jaloux – vous faites une crise lorsque votre partenaire serre quelqu’un d’autre dans ses bras, même si c’est sa mère! Kamikaze – vous plongez dans chaque étreinte comme si c’était la dernière. Langoureux – vos câlins durent et perdurent… ils pourraient aussi bien être des collades puisque vous ne serez pas le premier à lâcher prise! Maître – vous avez étreint tellement de gens que votre technique de câlinage est devenue une forme d’art. Multi-tâches – vous étreignez quelqu’un, parlez au téléphone, mangez, conduisez et tentez de faire tout cela MAINTENANT!!! Névrosé – oui, les câlins peuvent être thérapeutiques, mais nous ne sommes toutefois pas votre psychologue! Organisé – réglé comme une horloge, vous étreignez les mêmes personnes, à la même heure et au même endroit. Osé – un câlin est amusant seulement quand un de vous est lié et a les yeux bandés. Particulier – on n’étreint pas n’importe où, ni n’importe comment et surtout pas n’importe qui. Questionneur – tu veux me donner une accolade? Pourquoi? Tu en es certain? Tu n’es pas grippé, au moins? Ricaneur – vous ne pouvez vous empêcher de ricaner lorsque quelqu’un vous embrasse. Romantique – chaque personne qui vous étreint pourrait être votre âme sœur! Sexuel – juste à penser étreinte, vous êtes tout excité. Serviable – vous aimez tellement faire plaisir aux autres que vous êtes heureux de vous soumettre a toute demande de câlin. Superficiel – non engagé mais amical, avec peut-être une petite tape dans le dos pour la postérité. Timide – vous tournez au rouge et devenez évasif avant chaque câlin. Utopiste – chaque câlin est l’occasion parfaite de créer un monde meilleur. Voyant – vous n’avez qu’à imaginer que quelqu’un vous serre dans ses bras, et il apparaît. Wagnérien – vous étreintes prennent les dimensions d’un opéra tragique! Xtatique – eh man! Ce câlin était style genre WOW! Oui, juste ben cool! Je veux que tu me donnes des câlins pour le reste de ma vie! Yogi – vos câlins sont entiers, souples et en équilibre, mais vous devez d’abord vous étirer. Zélé – votre passion des câlins est telle que vous avez même écrit un livre à ce sujet. Monsieur Câlin
Extrait du livre « Embrasser la vie – Un guide pratique sur l’art de câliner », Martin Neufeld – Monsieur Câlin – Les éditions Embrasser la vie, 2008. | ||
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De l’émotion à la liberté... Comment vivre passionnément et librement ? De plus en plus, les liens entre émotions et santé physique sont évidents. Qu'en est-il du lien entre ressentir nos émotions et vivre notre vie pleinement ? De la physique quantique à la biologie totale en passant par de plus en plus de preuves médicales, les conclusions ne peuvent plus être ignorées ! Malgré toutes les évidences et malgré les connaissances acquises par les scientifiques et les expériences de guérison rapportées par plusieurs… La question se pose toujours : Comment y arriver par sa propre volonté et non d'une manière sporadique ou spontanée ? Les émotions ont une mauvaise réputation dans notre société. Plus souvent qu'autrement, nous nous sommes soit fait demander de taire nos émotions ou encore, par peur, nous les avons occultées. Nous nous sommes fait dire : « Tout est o.k. !, tu n'as pas à te sentir comme ça ! », « Bien voyons tout va être correct, ça va passer ! ». « Pourquoi tu pleures, il n'y a pas de raison ! » Nous avons appris à repousser nos émotions pour toutes sortes de raisons incluant l'inconfort qu'elles peuvent créer. Cependant, une émotion vécue pleinement, donc, non repoussée semble être la clé de la santé. En plus, quand les émotions sont pleinement vécues, la joie de vivre et le « zeste » de la vie peuvent être ressentis ! Une émotion n'est qu'une vague d'énergie. Comme toute énergie, elle veut rester en mouvement et traverser notre corps naturellement, sans s'y accrocher. Par contre, notre habitude est de la repousser ou de la disperser. Les émotions non vécues complètement, ferment les récepteurs cellulaires de certaines cellules, ce qui les empêchent de communiquer normalement avec le reste du corps. À court terme, ce manque de communication entre les cellules peut créer des comportements non volontaires, c'est-à-dire inconscients, que l'on nomme aussi « mécanismes de défenses ou patterns ». Ce qui peut créer un sentiment de manque de joie de vivre ! À long terme, le manque de communication entre les cellules peut créer des maladies physiques. C'est comme si les émotions non ressenties restent imprégnées dans nos cellules sous forme de mémoires cellulaires. Une émotion vécue pleinement ne dure que quelques secondes ou parfois quelques minutes. Quand nous avons l'impression qu'une émotion dure plus longtemps, c'est que nous ne la vivons pas complètement, c'est comme si nous la restreignons. C'est pourquoi nous avons l'impression qu'elle nous « suit ». À tout moment dans notre vie, nous pouvons nous libérer de nos « patterns » et régénérer nos cellules en accueillant complètement nos émotions ! Pour retrouver notre joie de vivre… notre santé et pour vivre notre vie à partir de nos passions tout ce qui nous sépare de notre liberté et de la santé physique, ce sont les mémoires cellulaires de nos émotions non vécues.
Mireille Pelletier nd | ||
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La récolte du dé à coudre Pour que la richesse règne ! Accueillir sa réussite, c'est récolter. Quelle belle période… mais combien parfois incompréhensible! Il y a de ces gens qui semblent ne rien faire et se roulent dans l'opulence. Puis, il y a ceux qui triment dur et récoltent peu. Comme il nous serait facile de crier à l'injustice, surtout si nous appartenons à la deuxième catégorie. Allons faire un tour au royaume ABONDANCE sous le règne du roi Justice 1er. Les gens du peuple y sont heureux de travailler du matin au soir. Dès l'aube, ils sillonnent le sol, période où on entaille la psyché. Puis, ils sèment à tous vents; telles les graines, les schèmes pensées peuplent le mental. Sous le coup de midi, après une petite pause, le cerclage s'impose; toutes ces pensées négatives à déraciner afin qu'elles ne créent pas de situations indésirables ou qu'elles n'étouffent pas le bon grain. Au milieu de l'après-midi, on engraisse le terrain; on se bombarde de belles pensées, d'imageries et de sensations positives. Quand vient la récolte, les journaliers sont fiers du fruit de leur labeur. La richesse règne au royaume ABONDANCE. Sous le regard observateur du roi Justice 1er, chaque ouvrier vient réclamer son dû. Ce dernier est égal à ce qu'il peut emporter. La scène nous permet de voir des hommes forts repartir avec deux ou trois tonneaux; il y a ceux dont l'ambition est plus grande que leur capacité, ils s'écroulent sous le poids de leur charge. Dans l'ensemble, il semble y avoir un contenant adopté par la grande majorité. Ce dernier permet à son propriétaire de nourrir sa famille jusqu'au lendemain. Ceux qui intriguent le roi Justice 1er sont d'une catégorie bien distincte. Ils se présentent à l'intendant avec un dé à coudre comme réceptacle salarial. Au fils des jours, le roi observe que ces derniers crient à l'injustice. Ces braves gens travaillent toujours plus fort souhaitant obtenir davantage, puis se présentent encore avec leur dé à coudre à l'heure de la paie. Vous connaissez sûrement des gens de cette catégorie. Ils travaillent fort et qu'importe ce qu'ils font, il leur reste toujours peu d'argent. Certes, il est important d'avoir de bonnes idées, de développer la bonne attitude, d'accomplir les actions justes, toutefois, cela ne remplace pas l'ouverture à l'abondance. L'abondance est directement proportionnelle à notre réceptacle et non à la somme de notre labeur. Qu'est-ce qui peut bien déterminer ce réceptacle? La famille est mon premier milieu social, j'y expérimente et développe une image de moi-même, une manière d'être en relation avec l'autre ainsi qu'une capacité à prendre et à donner. Inconsciemment, cela peut me servir de base la vie durant. Permettez-moi de clarifier ma pensée par des exemples. Une cliente travaille fort et elle cultive de belles pensées positives. Bien qu'elle soit optimiste, elle ne récolte jamais à la juste valeur de son labeur. Lorsqu'elle était bébé, sa santé inquiétait ses parents. Aussi, elle apprit à aller chercher l'attention de son entourage en l'inquiétant. Vous comprendrez qu'on ne s'inquiète pas pour une millionnaire… Voyez qu'elle ne peut devenir riche, car ce vieux pattern s'y oppose. Une autre est directrice adjointe, elle refusa le poste de direction. Ce dernier ne faisait pas partie de son plan de carrière. Inconsciemment, elle marchait dans les pas de son père qui avait été un excellent gérant adjoint. Il avait refusé le poste de gérant, trouvant que cela représentait trop de responsabilités financières. Si l'abondance n'est pas au rendez-vous, auscultez vos patterns familiaux. Vous y découvrirez la relation à l'abondance de votre mère, de votre père et la vôtre. La découverte de votre réceptacle d'infortune pourrait vous mettre sur la piste de votre prospérité. Dans l'attente de vous bâtir un bon réservoir de réussites, ne craignez pas d'ouvrir vos deux mains, elles contiendront plus qu'un dé à coudre…
Denyse Simard, Msc D |