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| Volume 12, numéro 2 / novembre-décembre 2008 |
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Attention! Zone magique Par Renée Blanchet
L'instant Présent
Les masques ou la vie
Une clé pour révéler
L’art de l’intention
L’amour de la vie
Un instantané
Comment chanter m'a appris à écouter
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Les petits et grands plaisirs
Les lendemains de veille Par Suzanne Quinn
Cheval de bois
Les p'tits papiers
Noël autrement
Ma nouvelle tradition
Célébrations version 2008
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Vivre unifié
Vivre divinement l'amour humain
Apprécier avec le cœur
Guerre et paix
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Édito À l’intérieur, tout le monde le dit ! Par Manon Duguay
Mon Amour - Hymne à la vie
Roue de médecine amérindienne
Je cherche encore ce que la vie m’a appris
Le cerf musqué
Un jeu où l’on peut tous gagner
La magie et l'abondance
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ÉDITO À l’intérieur, tout le monde le dit ! La vérité ! La Source ! Toutes les réponses ! Tout ça se retrouve à l'intérieur de soi ! C'est la conclusion qu'a atteinte la plupart des auteurs de ce numéro. Ils l'ont trouvée par différents moyens, mais ils ont trouvé. Alors pourquoi est-ce que la vie est encore tellement un défi ? Pourquoi est-ce encore si difficile de célébrer la vie ? Car la célébration de la vie était la thématique de ce numéro… et les articles ont été longs à venir. Se peut-il que nous ne soyons pas aussi heureux dans tous les aspects de notre vie que nous le croyons ou le désirons ? J'ai travaillé pour les dernières élections fédérales où rien n'a été facile. Le niveau de stress était extrêmement élevé, la tension et l'impatience étaient au rendez-vous ! Ah, misère. Malgré des méditations. Malgré la collaboration absolue de mes amis d'en haut. Malgré toute ma richesse intérieure, je n'ai pas réussi à maintenir ma perspective, mon harmonie. La réalité extérieure s'est révélée trop accaparante, trop exigeante, juste trop. Mon cœur me dit qu'il est temps de reprendre possession de moi-même. D'évaluer l'année qui s'achève avec des yeux nouveaux. L'Être sous toutes ses facettes a été exploré, vécu, aimé et apprécié. Ce fut une année riche en découvertes et en rencontres. Travailler avec Cheminement est un énorme plaisir, une grande joie… et un défi de taille. L'année qui vient apportera de grands changements pour nous tous et pour la revue. Notre thématique 2009, « Cheminer en harmonie » vise à nous faire vivre au quotidien l'harmonie intérieure que plusieurs d'entre nous ont trouvée. Choisirons-nous de mettre l'emphase sur tous les aspects disharmonieux dans nos vies ? Certainement, nous ne pouvons jouer à l'autruche face à la situation mondiale. Changements climatiques, destruction de l'environnement, guerres, économie chambranlante, racisme, pauvreté, maladies et injustices de toutes sortes font parties de notre quotidien. Il y a des solutions à trouver à la lumière de notre conscience. Plus près encore de nous se trouve la famille, les enfants, le travail, la maison. Entre toutes ces réalités nous trouvons peut-être un peu de temps de loisir, un peu de temps pour s'occuper de soi. Ouf ! Il y a du travail à faire pour harmoniser nos vies. Accueillir les changements. Accepter de revisiter, encore une fois, nos croyances. Choisir de laisser tomber nos lunettes roses pour devenir des partenaires d'une vie équilibrée, saine, réfléchie, consciente, engagée et harmonieuse. Pour cheminer en harmonie nous nous devons de réfléchir aux enjeux de notre société. Nous nous devons à nous-mêmes de questionner nos acquis et de nous remettre en question. Ainsi, et ainsi seulement, pourrons-nous vraiment célébrer la vie. Manon Duguay, Rédactrice |
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Mon amour - Hymne à la vie Aujourd'hui, j'ai tellement envie de te dire combien je t'aime. Toi, qui à chaque instant est là, présente en moi. Toi qui habite mon cœur, nourrit mon âme. Toi qui sans artifice, m'aimes, m'accompagnes. Je te regarde, et mes yeux s'animent. Des étincelles de joie, de vie sont perceptibles. Mon cœur palpite. Mon sang circule à une vitesse folle. J'ai toujours le goût de toi. Le goût d'être là avec toi, de te sentir, de te vivre. Je te regarde et je me sens vivre, presque ivre. Parfois, tu me perturbes. D'autres fois, tu me fais pleurer. Certaines fois, tu me blesses profondément. Tu touches mes valeurs, mes croyances. Tu m'ébranles. Tu me chavires. Tu me rends, parfois, un peu fou. Mais, au fond, je t'aime. Je t'ai toujours aimé. Tu me fais rire. Sans cesse, tu crées, juste pour moi, de merveilleux bouquets d'émotions. Tu es là, tu me prends la main, et tu m'amènes sur des sentiers inexplorés. Tu me guides car tu m'aimes vraiment, totalement, inconditionnellement. Tu me parles d'éternité quand je me sens limité. Tu me dis, crois, espère, avance à ton rythme mais marche mon amour. Sans fin, tu souffles, tu respires pour moi, en moi. Parfois, je désespère de toi. Tu me quittes, l'espace d'un instant, et je ne suis plus le même. Tu sais si bien m'amener vers le meilleur. Le meilleur de moi. Le meilleur de toi. Je t'aime tant. Tu te fais belle, charmante, charmeuse. Tu me séduis. Tu m'ensorcelles. Tu te présentes, toute naturelle, vraie, authentique. Je perds pied. Je cède car je t'aime mon amour. Aujourd'hui, je romps le silence. Je veux que le monde entier le sache. Je ne peux plus me cacher, te cacher. Je t'aime trop. Je veux le crier sans fin, sans cesse; je t'aime, toi, la vie. André Chouinard |
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Roue de médecine amérindienne Rituel d’automne C'est l'équinoxe d'automne aujourd'hui. C'est le point éphémère d'équilibre entre le jour et la nuit, entre l'été et l'hiver, entre l'est et l'ouest. Ce soir déjà, nous allons basculer vers la nuit, vers l'hiver, vers l'ouest. Soupir. Je suis une fille d'été. J'aime la chaleur, les journées longues, les soirées claires et les matins ensoleillés. J'aime ce temps frivole, facile et joyeux. J'aime avoir chaud, sortir sans manteau, marcher nu-pieds, coucher sous ma tente, écouter le bruit des vagues et le cri des mouettes. L'automne, malgré ses magnifiques couleurs et ses journées douces, signifie la fin de cette joie et de cette légèreté pour moi et l'entrée dans le froid et la grande noirceur. Cette année, j'ai voulu marquer le passage à cette nouvelle phase de l'année par un rituel. J'ai demandé à mon chum s'il voulait faire une roue de médecine amérindienne avec moi. La roue de médecine me permet d'arrêter mon mental, de rendre grâce, de demander de l'aide pour moi ou quelqu'un d'autre. Ça me met immanquablement de bonne humeur. Ma roue de médecine n'a rien de pur, ne serait-ce que l'intention de mes prières. J'ai ramassé des connaissances sur cette médecine ici et là et je la pratique à ma façon. Il ne faut pas m'en vouloir si cette roue-ci déroge à celle que vous connaissez. Les quatre points cardinaux La roue de médecine est construite d'abord en installant les 4 points cardinaux et le centre avec des roches, des chandelles, des coquillages ou des objets qui nous sont chers. Le centre représente la Terre-Mère, généreuse et bienfaitrice, le centre de soi et de toutes choses. Les points cardinaux représentent aussi les 4 phases de la journée, celles de l'année et celles de la vie. L'est correspond au lever du soleil, aux nouveaux projets, à la naissance, aux nouveaux débuts. Il correspond à l'Aigle qui vole très haut et à une vision globale du monde. Le sud correspond à midi, à la chaleur, au feu de l'action, à la joie, la danse, le bonheur d'être entouré d'abondance. Il correspond au Coyote, ami enjoué toujours prêt à nous remonter le moral. L'automne est à l'ouest et correspond à la soirée, à la dernière phase de l'année et à l'âge mature. L'Ours brun est gardien de l'ouest, l'ours qui se prépare à hiverner en se faisant des réserves d'énergie et en préparant sa tanière. Le nord correspond bien sûr à l'hiver, à la nuit, à la vieillesse. C'est la fin d'un cycle, le temps d'arrêt et, si on passe à travers, ce sera le début d'un nouveau cycle, à l'est. C'est le Bison blanc qui assure ce passage. L'ouest Ce matin, après avoir appelé toutes les directions, j'ai fait mes prières à l'esprit de l'ouest, l'esprit du soir, l'esprit de l'automne et l'esprit de l'ours. J'ai demandé à l'ours de m'aider à me préparer pour l'hiver, de m'aider à utiliser la noirceur grandissante à bon escient et de l'accueillir avec joie au lieu de m'attrister de la diminution de la lumière. Mon chum me faisait remarquer que traditionnellement, avec l'obscurité et le froid grandissants, l'automne était un temps où la famille se retrouvait à l'intérieur, ensemble, pour la soirée, après un été dehors. J'ai réalisé que les journées plus courtes me donnent des plus longues soirées pour profiter d'un temps calme avant la nuit, un temps d'intériorisation et de regard vers l'intérieur. Un temps pour rendre grâce. Cette réalisation m'a réconciliée avec l'automne. Ça m'a donné envie de profiter de cet automne pour écrire, pour tenir un journal, pour réfléchir à la vie à la lueur d'une chandelle, pour faire le ménage des recoins peu visités de mon cerveau, pour passer des soirées à jaser tranquillement avec mon chum en buvant un bon thé, de lui exposer mon cœur, de découvrir le sien et de me réjouir doucement de cette découverte. Pendant l'automne, je vais engranger le bonheur des échanges cœur à coeur, je vais récolter les bons moments, je vais réchauffer mon âme au contact de ceux que j'aime. En cette fin de journée, la lumière orange et jaune du soleil de l'ouest me rappelle que j'aurai toutes ces belles soirées à déguster, seule ou avec des êtres chers, avant le temps d'arrêt de l'hiver. Et dans cette optique, on dirait que l'automne est moins froid, que les feuilles sont plus rouges, que le temps est plus doux. Cet hiver, je pourrai trier, planifier, préparer. Mais pour l'instant, il reste encore de l'activité : récolte, transformation, conserves, veiller à ce que la fournaise soit en bon état, trouver les contrats qui me permettront de passer l'hiver, sortir les bottes et les pneus d'hiver. J'ai hâte de méditer à la lueur de la chandelle, de remercier pour ce que cette année m'a apporté, pour mon jardin si florissant. J'ai hâte d'abrier mon jardin, de récolter mes plantes, de faire les teintures, huiles et onguents pour l'hiver. J'ai hâte de passer des soirées d'automne à explorer mon cœur et mon âme. La noirceur porte des cadeaux que je ne soupçonnais pas.
Louise Labrosse |
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Je cherche encore ce que la vie m’a appris ! Je devrais plutôt tenter de dire ce que les rencontres, les séparations, les découvertes, les éblouissements comme les désespérances m'ont appris dans le sens de me découvrir, de me construire, d'influencer le déroulement de mon existence. J'ai ainsi appris que la vie n'est faite que de rencontres et de séparations et qu'il nous appartient de les vivre en acceptant de nous responsabiliser face à chacune. J'ai appris encore qu'il y a toujours une part d'imprévisible dans le déroulement des jours et donc qu'il m'appartenait de savoir accueillir les cadeaux inouïs ou les blessures qui peuvent surgir dans l'immensité d'un jour. J'ai appris bien sûr à vivre au présent, à entrer de plain-pied dans l'instant, à ne pas rester enfermé dans mon passé ou me laisser envahir par des projections sur un futur trop chimérique. J'ai appris tardivement à remercier, chaque matin, la Vie d'être présente en moi et autour de moi, à l'honorer chaque fois que cela m'est possible, à la respecter en toute occasion, à la dynamiser avec mes ressources et mes limites. J'ai appris difficilement à m'aimer, non d'un amour narcissique ou égocentrique (même si la tentation était grande) mais d'un amour de bienveillance, de respect et de tolérance. J'ai appris avec beaucoup de tâtonnements à me respecter en osant dire non quand je suis confronté à des demandes qui ne correspondent pas à mes possibles ou à ma sensibilité. J'ai appris avec enthousiasme que la beauté est partout, dans le vol d'un oiseau, comme dans le geste d'un enfant pour tenter de capter le vol d'un papillon ou encore dans le sourire d'un vieillard qui croise mon chemin. J'ai appris patiemment que nul ne sait à l'avance la durée de vie d'un amour et que toute relation amoureuse est une relation à risques. Des risques que j'ai pris. J'ai appris douloureusement que je n'avais pas assez pris de temps pour regarder mes enfants quand ils étaient enfants, que j'aurais dû savoir jouer et rire avec eux, plus souvent et surtout chaque fois qu'ils me sollicitaient, que je n'avais pas su toujours les entendre et les accueillir dans leurs attentes profondes et surtout que j'avais trop souvent confondu mon amour pour eux avec quelques-unes de mes peurs tant je voulais le meilleur pour eux, tant je désirais les protéger des risques (que j'imaginais) de la vie. J'ai appris avec beaucoup de surprise que le temps s'accélérait en vieillissant et qu'il était important non pas d'ajouter des années à la vie, mais de la vie aux années. J'ai appris malgré moi que je savais beaucoup de choses avec ma tête et peu de choses avec mon cœur. J'ai appris que je pouvais oser demander si je prenais le risque de la réponse de l'autre aussi frustrante ou décevante qu'elle puisse être, que je pouvais recevoir sans me sentir obligé de rendre, que je pouvais donner sans envahir l'autre et refuser sans le blesser. J'ai appris sans même le vouloir, que j'avais des besoins et qu'il ne fallait pas les confondre avec des désirs. J'ai appris avec soulagement que je pouvais désapprendre tout l'inutile dont je me suis encombré pendant des années. J'ai appris joyeusement à planter des arbres, c'est le cadeau le plus vivant que je peux faire jusqu'à ma mort à cette planète merveilleuse qui a accueilli mes ancêtres et surtout mes géniteurs. J'ai appris doucement à recevoir le silence et à méditer quelques minutes chaque jour pour laisser aux vibrations de l'univers la possibilité de me rejoindre et de m'apprivoiser encore un peu. Oui j'ai appris beaucoup et pourtant je cherche encore l'essentiel.
Jacques Salomé est l'auteur de : Si nous inventions notre vie. |
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Le cerf musqué du Cachemire La magie d’être soi-même Lors d'un voyage en Inde où j'accompagnais un groupe de voyageurs, nous sommes allés méditer dans une grotte millénaire, située aux portes de l'Himalaya, tout près de la ville sacrée de Rishikesh. Tout au long du sentier menant à cette caverne mystérieuse, qui a accueilli en son sein de grands maîtres dont certains y ont même terminé leur vie, mon ami et très sage guide indien K.D. (Kanwar Dhananjai Singh) nous raconta avec tout son humour une bizarre histoire de cerf… La voici, celle du cerf musqué et de son nombril parfumé… Le Musk Deer ou Moschus Moschiferus se retrouve dans plusieurs forêts du Jammu et du Cachemire. À mi-chemin entre le cerf et l'antilope, on le distingue par de longues canines qui ressortent de la bouche du mâle. Le cerf musqué est en voie d'extinction, car il est très recherché pour ce qu'il a de plus précieux… son nombril. En effet, le nombril de ce cervidé des montagnes dégage un parfum très recherché qu'on appelle le musc. Cette odeur envoûtante sera d'ailleurs ce qui fera courir l'animal toute sa vie durant. Elle sera en quelque sorte sa raison de vivre. Eh oui ! le cerf musqué recherchera durant toute son existence l'origine de ce parfum qu'il porte pourtant en lui dans une glande située sous son abdomen. Vous vous imaginez l'ironie de la chose ? Il courra un nombre incalculable de kilomètres à la recherche d'un parfum dont il est pourtant l'origine, dont il porte la source. S'il savait qu'il était le porteur de cette source aromatique qui l'enchante tant, il pourrait cesser de chercher, s'arrêter enfin et en jouir pleinement. « Ainsi en est-il de l'être humain, conclut notre sage guide indien. Ce dernier porte en lui sa divinité, mais il s'entête à la chercher toute sa vie à l'extérieur de lui, sans jamais la trouver, évidemment. La raison est qu'il ne regarde pas au bon endroit, qu'il cherche sa source ailleurs qu'en son propre centre, comme le cerf musqué de cette histoire. » Quelle sagesse peut-on trouver dans cette histoire, n'est-ce pas ? Et dire que je suis allé de l'autre côté de la Terre pour entendre ça, pour comprendre que je recherchais moi-même depuis toujours ce que je portais en moi. Enfin… personne n'est parfait… ou croit qu'il ne l'est pas, devrais-je rajouter. Mais quand on se fait dire depuis notre petite enfance qu'il faut cesser de se contempler le nombril, cela peut porter à confusion, n'est-ce pas ? Et si au contraire, nous commencions à nous le regarder tous ensemble, pour faire taire les mauvaises langues qui ne veulent pas qu'on découvre qui nous sommes vraiment ? Je ne parle évidemment pas ici d'« egocratie », mais d'amour de soi, de reconnaissance de soi. Comme me le disait un de mes grands amis, il y a peut-être danger de narcissisme à amplifier son « petit moi », mais il est beaucoup plus louable de le sublimer dans sa Divinité, ce qui est un acte d'amour désintéressé. Chacun de nous porte Dieu en son centre. Chacun de nous est Dieu - comme a osé l'écrire un jour Lise Bourbeau dans son livre « Je suis Dieu ». Wow ! Vous vous souvenez comment ce titre avait soulevé la controverse à cette époque ? Aujourd'hui, je reconnais qu'elle avait raison, et bien du courage de crier ainsi sa vérité au risque de se faire juger. Nous possédons tous les pouvoirs de Dieu, ils sont là. Il n'y a rien à faire, juste les utiliser. Subito presto, simplement, en criant lapin… ou cerf. On nous a dit à la petite école que nous étions faits à Son image, une copie. Mais nous ne sommes pas une copie, nous sommes un original. Et au lieu d'assumer cette vérité pourtant si simple, je dirais même plus, cette responsabilité, on la renie constamment en courant ici et là, comme le cerf musqué, à la recherche de techniques miraculeuses, d'un sauveur, d'un gourou ou d'une religion qui nous apportera la solution à tous nos problèmes, d'une pierre précieuse ou d'un mantra qui nous mènera vers Dieu. On recherche ailleurs l'odeur de sainteté, alors qu'on la possède tous en nous. Pourquoi donc aller chercher à l'extérieur ce que nous possédons en nous depuis notre naissance ? Pourquoi courir inlassablement après Dieu, le chercher dans les innombrables Églises, dans le regard d'un nouveau papus benoîtus, dans des écrits sacrés (ou sacrés écrits), etc. ? Pourquoi le prier pour qu'il se manifeste ? Il est là, à notre porte, il est même la porte elle-même… Cette quête extérieure m'apparaît aussi inutile que d'aller s'acheter de l'eau en bouteille à l'épicerie, quand une source intarissable d'eau fraîche coule à notre porte. Ah ! ce que nous pouvons être bizarroïdes et compliqués, nous les humains ! Nous préférons courir comme le cerf musqué, nous épuiser à chercher notre divinité, au lieu de s'arrêter et… puiser à même notre divinité. Durant la brève demi-heure où j'ai médité dans la grotte de Rishikesh, je me suis enfin arrêté et je me suis contenté de contempler mon propre rayonnement au centre de ma poitrine. Pour quelques minutes, j'étais devenu Dieu, wow ! un immense soleil rayonnait en moi et tout autour de moi. Et maintenant, je dois vous quitter, j'ai un nombril à aller contempler… hihihi ! André Harvey a publié jusqu'ici 17 livres dont le best seller intitulé « L'ultime pardon ». Conférencier très apprécié autant au Québec qu'en Europe, il est également compositeur-interprète, ayant deux CDs à son actif. Pour approfondir le texte que vous venez de lire, consultez son tout nouveau livre : En route vers l'illimité (Productions André Harvey) www.andreharvey.info |
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Un jeu où l’on peut tous gagner - La chance de notre vie À travers nos activités quotidiennes, on se demande quelquefois pourquoi on est ici sur terre, dans cette vie qui est la nôtre, avec notre entourage personnel, conjoint, enfants, belle-famille, amis, et notre entourage professionnel presque aussi important. On se demande pourquoi il nous faut vivre cette vie-là; tantôt poser des gestes qu'il faut refaire constamment : gagner sa vie, tenir la maison, encourager les enfants à faire leurs devoirs, prendre l'autobus, faire l'épicerie; ou tantôt vivre des situations exceptionnelles dans le bonheur ou la douleur : la naissance d'un enfant, la maladie et la mort d'un proche, l'accident d'un ami. Toutes ces situations peuvent sembler n'avoir aucun sens et pourtant, elles en ont un. Un sage améridien de la nation cree dit dans un de ses poèmes : « Nous sommes venus sur cette terre pour bénéficier des leçons de la vie. » Oui, la vie, c'est fait pour la vivre. Cela semble une évidence… On vit pour faire des expériences qui nous rendent toujours plus conscients, toujours plus capables de ressentir ce qui est essentiel. On « se pratique » à vivre de mieux en mieux, à discerner l'important de ce qui ne l'est pas. Et quelquefois ce qui est important n'apparaît pas au premier coup d'œil. Un exemple : les personnes qui reviennent d'une expérience de mort approchée (NDE) disent qu'elles ont pu voir le film de leur vie; ce qui les a frappées dans ce retour sur leur vie, c'est que les gestes qui témoignaient de leur égard pour les autres avaient été les plus valables, et les avaient fait progresser. Nous sommes des apprentis à l'école de la vie; notre temps d'apprentissage sur la terre est court, il faut en profiter pleinement pour accomplir ce qui est demandé de nous : devenir des êtres humains qui respectent les autres, incluant notre environnement naturel, et qui ce faisant se respectent eux-mêmes. Il faut être capable d'être fier de nous. Comment savoir ce qui est le bon choix à faire pour nous et pour les autres ? Comment ne pas céder à la facilité de se dire : « Ce n'est pas mon affaire, je ne m'en mêle pas. » ou « Personne ne le saura, je le fais quand même ! » ? Voici ce qu'en dit le même sage amérindien : « Notre existence terrestre n'est qu'une partie de notre voyage vers le monde des esprits, et il est essentiel de bien le préparer. […] Selon nos enseignements traditionnels, la façon dont nous vivons notre existence terrestre influence notre voyage spirituel. Si nous sommes amers, coléreux et pleins de remords, notre voyage s'en ressentira. C'est pourquoi nous pensons que l'existence terrestre est sacrée. Chaque jour doit être un bon jour, avec plein de pensées et de sentiments positifs, car nous ne savons pas quand nous devrons quitter cette terre. […] » Dans son Message du Graal, Abd-ru-shin est très précis : « Il vous est donné de parcourir consciemment la Création. Toutefois, au cours de votre périple, vous n'avez pas le droit d'infliger la moindre peine à autrui pour satisfaire vos propres désirs ! Vivez en conséquence, et vous serez heureux ! Votre chemin ascendant vous conduira vers les lumineux jardins de votre Dieu afin que vous puissiez contribuer dans la joie au développement ultérieur de cette Création. » Notre bonheur passe par l'effort qu'on fait pour rendre les autres heureux. La petite voix en nous est une alliée sûre pour savoir si on a fait le bon choix. Si on l'écoute, oui, on peut déjà être heureux dans cette vie; par nos efforts au jour le jour, nous augmentons notre capacité à nous activer pour la construction d'un monde plus harmonieux. Cette chance qu'est la vie, c'est la possibilité de collaborer à cette Création, de nous transformer pour mieux jouer le rôle important demandé du véritable être humain. Dominique Cimon-Couët | ||
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La magie et l’abondance La folie d’être soi Par moments, nous crions que c'est de la folie, de la pure folie que de vivre ainsi différemment de tous les gens. Ce cri dit que c'est de l'insouciance de croire que la foi pourvoit à l'abondance. C'est vrai, nous nous aventurons dans un univers dont les structures sont pour certains de la folie pure. Ceux-là, habitués à penser qu'il faut travailler fort pour assurer le futur ne viendront que dans quelques années à ce nouveau mode de vie. Pour nous, c'est maintenant. N'oublions pas, notre plan de vie est celui d'âmes pionnières. Notre cheminement spirituel nous a appris qu'en tant qu'enfant du Ciel, nous sommes imprégnés de la richesse de l'Amour. Bien qu'incarnée en terre étrangère, notre âme bénéficie de la même immersion qu'au Paradis. En fait, nous aspirons à la constance de la foi en l'abondance, mais nous soupirons, car notre foi ne sait pas encore nous obéir. Il est légitime que notre confiance se replie avant que se multiplie les preuves de la constance de la providence. Soyons assurés que notre nature est en mesure de supporter l'insécurité que l'attente engendre. Plusieurs fois déjà, la loi de la prospérité nous a offert de mémorables expériences de sa fiabilité. Fiables et assimilables, les lois de l'abondance sont constantes, c'est prouvé. Ne doutons pas, ne nous décourageons pas, ne baissons pas les bras. Parlons plutôt du merveilleux et de la magie de Dieu. C'est par eux que le Ciel dispense son abondance à qui garde son cœur dans l'enfance. La féerie de l'esprit de l'enfant face à l'argent est d'une grande cohérence. Elle est synonyme de vérité, mais il suffit d'un peu de folie pour qu'elle soit activée. À vrai dire, tout ce qui sert à faire sourire et à embellir est fait pour servir et obéir aux lois de la prospérité. Tout ce qui rafraîchit l'esprit et élargit l'imagination sert à l'augmentation de nos vibrations. L'imaginaire avec sa capacité de nous élever au-dessus de la dualité a pour mission de bâtir notre avenir. Alors laissons le sérieux de côté et jouons un peu. Imaginons un petit farfadet bien rondelet tenant un coffret en chantant et en dansant sur les rayons d'or d'un arc dans le ciel. « Bonjour joli farfadet de Dieu. Dis-moi, qu'as-tu de si précieux dans ton coffret ? » « Il contient tout l'argent de Dieu, j'en suis le gardien. » « Gentil gardien, est-ce que tu veux partager avec moi ton bien si précieux ? » « Je le dois, car c'est le vœu de Dieu que ce bien soit celui de ceux qui se rendent jusqu'à moi. Tiens ! Voilà le contenu de mon coffret. Entends le son que font mes pièces d'or, et sens le frisson qu'elles donnent dans ta couronne. » Il est bien amusant d'inventer et de jouer à un jeu comme celui-là même s'il y a longtemps que nous ne sommes plus des enfants. Nous pouvons jouer autant que nous voulons, notre maturité n'est pas en danger pour autant et d'ici quelques temps l'abondance sera là. Un appel inspiré par le ciel, un contrat qui te revient de droit, un chèque que tu n'attendais pas, tout cela se produira selon la volonté de Dieu. Beaucoup de Maîtres ascensionnés ont aussi inventé leur propre jeu avec l'argent de Dieu. Certains l'ont cueilli dans un arbre à Vœux, d'autres, en fermant simplement les yeux. Et nous, comment voulons-nous que la magie du merveilleux multiplie l'argent de Dieu dans notre vie ?
Francine Ouellet médium-instructeur | ||
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Attention ! Zone magique Vous êtes Québécoise vous ! Cette affirmation répétée je ne sais combien de fois durant mon voyage à Los Angeles, Tahiti, Bora Bora et San Francisco, résonnait comme un cordial bonjour. Ahhhh, Tahiti, Bora Bora… Dans la jeune vingtaine, j'avais rêvé à cette destination exotique par excellence. On a parfois des rêves qu'on imagine trop beaux pour être réalisables. Mais la magie existe. Quand elle se manifeste grâce à l'amour d'êtres illuminés comme Amma*, Sai Maa* et Ana-Karyn*, mon guide spirituel, il n'y a plus de limites… Grandir passe par la réalisation de nos rêves et la traversée de nos peurs et de nos doutes. Les cartes tombent en place et le mouvement s'amorce sous nos pieds. Une partie du chemin est parfois préparée par d'autres avant nous. Grâce à la réputation des Québécois en Polynésie, à mon accent et à mes efforts pour aller à la rencontre de l'autre, on m'a guidée, dépannée, invitée, offert une magnifique couronne de fleurs et même évité une contravention. En une semaine, une vingtaine de femmes de 6 à 82 ans sont venues recevoir des soins du visage et des consultations que j'offrais bénévolement pour soutenir les œuvres de Amma. Je me souviens de leur confiance envers moi, une parfaite inconnue, comme un parfum encore plus envoûtant que celui de la vanille. J'avais dit à Ana-Karyn : « Je pars à Tahiti faire du bénévolat pour Amma. » Elle m'avait répondu : « Excellent ! Mais je ne veux pas te voir rester dans ta chambre d'hôtel un seul jour. » Comment avait-elle fait pour savoir que j'éprouverais cette terreur de sortir du lit, de prendre la voiture, d'affronter des villes inconnues ? J'ai parfois mis plusieurs heures à me convaincre de sortir du lit, de la chambre, de l'hôtel. Ces jours-là ont pourtant été parmi les plus marquants du voyage. Les gens semblaient encore plus enclins que d'habitude à m'accueillir dans leur quotidien et à me faire voir la beauté de chez eux. Graduellement, une sensation de confiance et de pouvoir s'est installée en moi, et le goût de relever de nouveaux défis. Vos zones d'inconfort recouvrent vos pouvoirs magiques. Explorez-en une aujourd'hui !
Samyukta (Renée) Blanchet | ||
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L’instant présent Aujourd’hui pour toujours Je l'avoue, je suis jaloux. On entend parler que des personnes super intelligentes vivent le Samadhi à longueur de journée. Eckart Tolle et Jill Bolte Taylor la chirurgienne du cerveau sont les deux qui me viennent en tête. Comme si l'illumination appartenait aux plus doués, que nous, les simples citoyens n'avons pas accès à l'utopie ultime qu'est l' « éveil ». Que devons-nous faire pour parvenir à la béatitude ? Puis, on dirait que ce sont toujours les autres qui sont « heureux » ! « Qu'elle a l'air bien dans sa peau. Ça se voit qu'elle est en santé, elle rayonne, elle est présente, elle dégage. Elle a du charisme quoi ! » Argh… La science ne sait pas encore comment le bonheur fonctionne chez nous les homos sapiens. Comme dit le psychologue Jean Garneau : « Nous cherchons tous à être heureux, pourtant nous atteignons rarement le bonheur. » Certains essaient de comprendre nos états de consciences supérieurs, l'existence de l'âme, le cerveau dit mystique! Je pense ici au docteur Mario Beauregard de l'Université de Montréal D'autres nous disent que nous sommes à l'ère du verseau, que l'an 2012 approche à grands pas et que nous vivrons tous la conscience cosmique… bientôt ! Chose certaine, l'intérêt de comprendre l'humain dans sa totalité, de cerner la vérité sur qui nous sommes devient une quête de plus en plus ardente. Où se trouve donc la lumière au bout du tunnel ? Comment être bien dans sa peau, se libérer des émotions qui nous empêchent d'être authentique et de ne pas vivre ces fichus de résistances corporelles ? On ne peut pas affirmer que si on pratique la méditation, on obtient l' « éveil ». On ne peut pas affirmer que si on se comporte bien avec les autres, qu'on obéit aux lois de la vie et des hommes, qu'on sera récompensé par un bien-être auquel nul autre ne peut accéder. Il n'y a rien de garanti dans cette quête. Que faire, ou ne « pas faire » ? Nous nous retrouvons devant plusieurs pratiques, plusieurs lignes de pensées, courants de philosophie, méthodes et techniques d'amélioration de la condition humaine qui fait que nous ne pouvons pas affirmer qu'une méthode est meilleure qu'une autre. Pour atteindre la paix intérieure menant à la « clarté » faut-il dénigrer le chemin de notre voisin ? Cette idée va à l'encontre du but recherché. Ce serait comme dire que lorsque le Dalaï Lama passera de l'autre côté, son remplaçant sera cherché, voire trouvé au Tibet même ! (ses propres paroles dans « Ce qu'il reste de nous » Tous sont d'accord (et moi aussi) que peu importe l'âge, le sexe, la religion ou la couleur de peau, pour être bien, pour vivre l'utopie de l'Utopie, nous devons être responsable et attentif à nos pensées. Les neurones du bonheur ne résident pas dans les Kamasutra du sage Vatsyayana (5e siècle av. J.-C.). Et pas besoin de forcer pour atteindre la béatitude. Tout vient instinctivement, normalement, sans forcer. Puis il y a la responsabilité d'être intègre. Car ce qui est le plus important c'est ce qu'on pense des autres et non ce que les autres pensent de nous. Enfin, l'aspect de la reconnaissance compte beaucoup pour établir un bonheur durable, un bonheur reposant, rafraîchissant et plein de petits instants merveilleux. Shakespeare n'a pas été le premier à s'interroger sur cette question de l'Être. Socrate fut reconnu comme le philosophe des philosophes parce qu'il a admis que la seule chose qu'il savait c'est qu'il ne savait rien ! Hors, avons-nous besoin absolument de comprendre comment l'électricité fonctionne pour utiliser l'éclairage de notre demeure ? De savoir qu'on est bien, qu'on est intègre suffit pour « ÊTRE » ? Les autres autour de nous comptent pour beaucoup. Soyons reconnaissants et cessons d'être jaloux, ce sera ça d'acquis.
Daniel Gauthier | ||
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Les masques ou la vie Être ou pare-être J'ai souvent, par le passé, travaillé sur mon paraître, ce qui m'a fait pare-être. Vous savez, comme le pare-brise empêche de faire passer la brise, le pare-être empêche de laisser passer l'être. Je tentais à tout prix de devenir ce dont on s'attendait de moi. Alors, me voilà à pare-être, c'est-à-dire à parer mon être de plusieurs choses extérieures afin de me sentir con-plaît. Mais, je n'arrivais pas à plaire à tout le monde et, à entendre les dires des autres, à con-sentir que c'était là le chemin que je devais suivre. Je vérifiais ce que les autres me disaient constat-ment pour voir si j'avais vrai-ment muté vers l'idéal de ce qu'est la vraie vie. Je suivais les jalons posés devant moi pour recevoir cet amour arti-ficelle qui tissait mes liens avec les autres. Et pourtant, une petite voix douce à l'intérieur me disait que je n'avais pas simplement à devenir sage comme une image, mais bien à être vivant. La voix répétait doucement sans se lasser, sans arrêter, même lorsque je ne l'écoutais pas, elle continuait avec patience et détermination. Voix-là et voix-ci, elle continuait avec un amour inconditionnel à dire les mots qui étaient les miens. Elle a toujours exprimé ma raison d'être malgré tout, même si je faisais la sourde oreille. Soudain, un jour, mon cœur d'un cas-sure se brisa. Tout à coup, je fus abandonné par les autres voix; car c'est ce que font les autres voix lorsqu'elles n'ont plus la possibilité de manie-pulluler les gens. C'est alors que ma petite voix pu enfin se faire entendre clairement. Elle me dit calmement : « maintenant écoute ton cœur et perçoit ton intuition, ils te servent dorénavant de guide et t'invitent à changer de voie. » Changer de voix ! D'accord, je veux bien changer de voix mais, au début, ce fut très difficile puisque les autres voix sont revenues avec leur raison-ment et j'avais encore de la difficulté à entendre la voix de mon cœur. Comment faire ? Enfin, je décidai alors de me faire confiance et de prendre soin de moi-même, non de manière égoïste, mais avec discernement sachant que je peux faire des choix adéquats pour moi-même. C'est ainsi que certaines voix sont reparties lorsqu'elles ont perdu le pouvoir de manie-pulluler et les vraies voix de l'amitié sont restées. Surtout, cette petite voix de mon cœur qui m'a fait prendre le bon chemin, celui de savoir être vivant. Maintenant, j'écoute et je ressens les vibrations de mon âme, de mon cœur et de mon esprit avant de faire un choix. Je suis malgré tout sur un chemin nouveau où à tout moment peut se présenter une situation qui peut me faire revenir en arrière. Alors, je dois être totalement conscient, éveillé et à l'écoute de toutes les réponses qui se présentent en moi et parfois autour de moi. De temps à autre, lorsque les événements deviennent difficile à surmonter, je prends un temps d'arrêt afin de ne pas me retrouver encore dans la voix des autres. Je ne dis pas que les conseils ou commentaires des autres gens ne sont pas valides, j'écoute et j'entends ce qu'ils disent, mais je suis la personne qui prend la décision finale pour ma propre vie, tenant à faire un choix qui me ressemble et qui m'appartient. Daniel Lacombe - Être humain. | ||
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Une clé pour révéler le meilleur de soi La quête héroïque La quête héroïque est une invitation à vivre le quotidien comme une Aventure ludique, passionnante et créatrice, celle à laquelle nous aspirons depuis toujours. Que nous en soyons conscients ou non, un(e) héros/héroïne sommeille en chacun de nous bien que certaines conditions soient nécessaires à sa révélation. Dans le passé, c'est la mythologie qui avait le rôle de transmettre de génération en génération, le « feu héroïque » auquel chacun pouvait se relier. Aujourd'hui, le vrai sens du mythe et de l'héroïsme est généralement incompris et a grandement perdu la crédibilité de son rôle transformateur. Cela contribue à la glorification des faux et anti-héros qui prônent l'abus sous toutes ses formes. Malgré tout, le mythe du héros est plus que jamais d'actualité et ne demande qu'à être revisité. L'engouement des jeunes et moins jeunes pour la littérature et les films à caractère héroïque et fantastique (La Matrice, Le Seigneur des Anneaux, Harry Potter, Spiderman, etc.), nous apparaît comme une manifestation de ce besoin de transcendance et d'excellence que chacun aspire à révéler dans sa vie. Il semble que le septième art soit aujourd'hui celui qui transmet avec le plus de succès, une mythologie adaptée à notre monde moderne. En effet, la plupart des grandes sagas héroïques sont écrites d'après une trame universelle se déployant en au moins douze étapes. Cette trame provient des recherches mythologiques effectuées par celui qui est reconnu comme le plus grand mythologue du 20e siècle, Joseph Campbell (1904-1987). Ce dernier a étudié les grands mythes héroïques du monde entier pour réaliser qu'ils contenaient tous une trame commune formée d'étapes à travers lesquelles le héros devait passer pour réussir sa mission. Les recherches de Joseph Campbell ont profondément inspiré des cinéastes très connus (Georges Lucas, les frères Wachowski, etc.) et est devenu un modèle de création sur lequel s'appuient largement le cinéma et la littérature. Par exemple, Christopher Vogler, scénariste, a créé à partir des recherches de Campbell, un guide qui est devenu la référence pour l'écriture cinématographique. Plus près de nous, Pierre Lassalle (auteur et conférencier, spécialiste du Graal) a découvert et transmis de nombreuses connaissances originales reliant la quête héroïque et le cheminement spirituel moderne et occidental. En somme, un(e) héros/héroïne est d'abord un individu « ordinaire » qui devient héroïque en s'engageant à servir une mission qui lui permettra de révéler sa nature spirituelle et fraternelle dans le monde. Pour cela, il devra faire preuve des plus belles qualités et vertus humaines (courage, engagement, compassion, créativité, générosité, etc.). La trame des douze étapes de la quête héroïque lui sert de carte routière et de guide tout au long de son périple pour réaliser sa mission dans les meilleures conditions. Nous sommes de plus en plus nombreux à expérimenter que cette trame de fond universelle se déploie dans tous les projets requérant un tant soit peu de transcendance et de dépassement de soi. La vivre pleinement donne un sens à sa vie et une place au sein de la communauté humaine. À l'image de « l'homme-pentagramme », nous découvrons alors notre rôle d'intermédiaire entre le ciel et la terre et la certitude d'arriver à créer une Terre de Lumière !
André Fortier et Marie-Claude Bergeron | ||
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L’art de l’intention GPS et chemin de vie Émettez votre intention et laissez l'univers s'occuper des détails. Faites confiance au processus*. Il y a quelques mois, j'ai acheté un GPS, ce petit ordinateur de bord qui nous amènent à bon port, ma voiture et moi. Finis les détours inutiles, les erreurs de parcours et le temps perdu. Je ne peux plus m'en passer, surtout qu'à chaque voyage, il me rappelle le processus de coaching, le pouvoir de l'intention et mon propre pouvoir (mon GPS interne) dans l'atteinte de mes objectifs. À partir de mon point d'origine, je n'ai qu'à préciser à mon GPS où j'ai l'intention d'aller. Je peux même programmer plusieurs destinations en même temps puisqu'il les garde en mémoire. Je n'ai pas à me préoccuper de l'entre-deux car des satellites, quelque part dans l'univers, se chargent de me diriger dans la bonne direction, de m'indiquer les principales étapes à franchir et, si nécessaire, les endroits où me reposer et me restaurer. Pour ma part, je n'ai qu'à me concentrer sur le moment présent tout en imaginant avec joie comment sera ma vie à destination. L'univers a entendu votre intention et se met au travail pour amener dans votre vie les gens, les lieux et les événements qui concrétisent votre intention. Il existe un terme décrivant cette ouverture : la réceptivité*. Pour m'accompagner et me faciliter la tâche, une petite voix, à travers le GPS, me prévient à l'avance où et quand tourner, quelle direction prendre et, parfois aussi, quel itinéraire alternatif privilégier pour éviter les accidents de parcours ou, mieux, faire de merveilleuses découvertes. Je crois que si vous écoutez la voix de votre cœur, les portes s'ouvriront là où vous ne saviez même pas qu'il y avait des portes*. Si je me trompe, si je m'embourbe sur le chemin ou si je désire simplement faire un détour, la petite voix s'empresse de me rappeler quel itinéraire j'ai choisi. Je suis toujours libre de la faire taire, mais nous pouvons aussi, ensemble, choisir de modifier mon parcours si celui que j'ai choisi ne me convient plus autant, si je souhaite aller moins vite ou explorer davantage d'autres possibilités avant de poursuivre ma route. Mon GPS interne, ce fil invisible qui m'attache à mes objectifs et à mon chemin de vie, en collaboration avec la petite voix, mon intuition, m'ouvrent alors un nouveau chemin. Confiante en eux, je n'ai pas peur de m'aventurer dans l'inconnu. Paradoxalement, ce que nous désirons survient exactement au moment où nous cessons d'avoir peur*. Une belle métaphore à utiliser en coaching, non ? Et une histoire que je vous invite à poursuivre ! * Les citations proviennent de : Carol Adrienne. Votre mission de vie, Éd. du roseau, 1999.
Marie-Paule Dessaint, Ph.D, | ||
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L’amour de la vie Mission : l’évolution En cette fin d'année 2008, autorisons-nous à fêter l'Amour de la Vie. La vie est un bien précieux ! Précieux parce que nous avons décidé de revenir, ici, sur cette terre afin de continuer l'évolution de notre âme. L'Évolution fait partie intrinsèque de qui nous sommes véritablement et c'est pourquoi si vous êtes présentement ici en train de lire ce texte, vous vous devez de réintégrer cette fonction fondamentale de votre mission : ÉVOLUER ! Évoluer veut dire amener votre âme vers de nouveaux horizons, vers son but ultime : l'Amour inconditionnel, l'Amour du tout, l'Amour de l'unité et donc l'Amour de vous-même… Car s'aimer ne veut pas dire aimer son nombril, aimer son conjoint, aimer sa famille, aimer ses amis, aimer son travail… s'aimer veut dire Aimer le tout, aimer la fourmi qui passe devant votre perron, aimer le pissenlit qui pousse inlassablement dans votre pelouse, aimer votre voisin, aimer votre pays, aimer votre terre, aimer tout ce qui fait la vie ! Pour cela, il est important de mettre à jour qui vous pensez être au présent, ici et maintenant. Posez-vous ces questions maintenant : qui suis-je ? Pourquoi mon âme a-t-elle décidé de revenir dans ce corps, dans cette vie ? Que suis-je venu apprendre pour évoluer, qu'elle est ma mission ici en 2008 ? Pour vivre en paix avec soi-même et donc avec les autres, il faut pouvoir répondre à ces quelques questions. Car comment aimer quelqu'un que l'on ne connaît pas ? Apprendre à vous connaître vraiment, c'est apprendre à reconnaître ce qu'il y a de merveilleux en vous. Ce n'est pas juste connaître vos envies, vos désirs mais plutôt ce qui fait vos pensées. Vos envies, vos désirs, vos actions sont très généralement dictées par vos croyances. Les croyances que vous avez achetées au « magasin des croyances » sans vous être vraiment posé la question pour savoir si ces croyances sont là pour vous aider à évoluer ou pour vous limiter… Vous n'êtes pas vos croyances, de la même façon que vous n'êtes pas vos peurs, vos frustrations … Identifiez ce qui agit à travers vous et vous pourrez alors découvrir qui vous êtes vraiment. Cette quête du Soi, du Moi, de vous est un chemin. Un chemin sans départ ni arrivée, un chemin fait d'expérimentations diverses mais avant tout un chemin dans l'action ! En effet, vous pouvez méditer pendant des heures, mais ce sont les gestes, les actions concrètes que vous allez poser qui vont véritablement faire la différence. Soyez actif, soyez le propre maître de votre changement. Bien entendu, vous pouvez vous faire guider dans cette quête mais personne ne va passer à l'action à votre place. Lisez, consultez, agissez… Le changement passe par le fait que vous devez reprendre votre pouvoir… Pas juste le pouvoir de la parole, des gestes mais le pouvoir d'Être ! Le pouvoir de l'être se fait au présent, le passé et le futur n'ont aucune prise sur ce pouvoir que vous détenez. Si vous sentez que le passé et le futur sont présents, c'est un signe d'une étape à franchir… un signe que certaines blessures, certains patterns ne sont pas terminés. Vivre le moment présent est donc possible en ayant amené à votre conscience ce qui a créé votre passé, et ce qui pourrait créer votre futur. Vous n'êtes pas le temps, vous êtes beaucoup plus puisque votre âme est l'Éternité. Apprenez donc à vous aimer entièrement, pas juste se regarder dans un miroir et se dire je t'aime, mais vous regardez à travers votre propre regard pour enfin voir quel être magnifique vous êtes ! En déposant ce regard intérieur sur la globalité de votre être, vous vous permettez d'exister pleinement, vous permettez à votre âme de se libérer de l'emprise que le corps peut avoir sur elle, alors que votre corps n'attend que cela, que l'âme s'exprime pleinement. Par cette libération, vous permettez à votre corps, à votre âme et à l'esprit d'exister individuellement, avec chacun son plein pouvoir tout en étant aligné les uns avec les autres. Afin d'illustrer ce texte je vais vous raconter une petite histoire… C'est l'histoire d'une femme, cette femme s'appelle Marie. Marie est une enfant joyeuse, jamais capricieuse, facile d'approche et qui se régale des merveilles que la nature lui offre… Elle passe une partie de son enfance dans une région isolée, où les enfants pour jouer sont rares… seul son grand frère est quelquefois disponible pour partager ses jeux solitaires. Un changement brutal dans sa vie familiale la propulse dans un nouvel univers. Un univers où la parole et les échanges sont rares, elle ne se sent soudain plus à sa place. C'est pour elle le début d'une merveilleuse aventure de vie. L'aventure où elle s'autorise à expérimenter. À l'âge de 17 ans, elle décide de voler de ses propres ailes. Elle vole si bien qu'elle voltige de place en place, à la recherche de son véritable nid. Et puis une nuit, elle rencontre son âme, sans savoir à qui elle a affaire, sans connaître son nom, cependant elle sent que de grands changements s'opèrent à l'intérieur d'elle. Elle décide de mettre en action ce qu'elle souhaite, elle transforme petit à petit les multitudes de croyances qu'elle avait achetées au magasin des croyances, les croyances familiales, les croyances de son pays, les croyances de ses amants, de ses amis… Ces nombreux changements l'amènent à se transformer, elle découvre un peu plus chaque jour les merveilleuses possibilités de son âme… À force de travail, de remise en question, de bouleversement, elle découvre enfin sa propre lumière. Cette lumière qu'elle n'osait regarder, cette lumière qui lui faisait peur, cette lumière qui pouvait éblouir, cette lumière qui pouvait aussi détruire… car elle réalisait également que sa propre lumière, si puissante, avait, sans s’en rendre compte, bouleversé de nombreuses vies sur son passage. Lorsqu'elle prit conscience de cette lumière et de l'usage qu'elle en avait fait jusqu'à maintenant, elle sentit cette obligation envers elle-même de dédier sa vie à l'évolution, au changement… Elle décida de continuer à régler les vieux patterns qui restaient, à transformer ce qui avait été mal utilisé et elle s'engagea à diffuser autour d'elle cette lumière d'amour si puissante maintenant, qu'elle pouvait traverser les mondes et les frontières… Cette Marie est en chacun de vous, en chacune de vos cellules. Votre âme est libre, elle possède un don unique d'une valeur inestimable pour vous-même et pour l'Univers. Osez la dévoiler au grand jour, osez devenir qui vous êtes, osez être différent, osez être plus qu'un corps physique, osez ÊTRE !!! En cette approche des Fêtes, offrez-vous le plus beau des cadeaux : VOUS-MÊME…
Nathalie Giguet | ||
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Un instantané - Magique fascination Un peu mal à l'aise, je m'installe à une table où papotent en grec un groupe de vieilles femmes. J'attends ma bonne amie qui est à terminer son animation du groupe. Ce sera bientôt Noël, et il y a à côté de moi, à ma droite, une vieille dame. Une aînée, une dame âgée, une grand-mère… On ne sait plus comment les nommer, mais j'ai envie de l'appeler Lady. Ce qui représente bien la dignité dans le grand âge qu'elle affichait avec fierté. Quelques bijoux sur une blouse blanche immaculée, les joues un peu rosies, à cause du vin je crois. Les paupières lourdes des ans mais le regard clair, une fontaine aux eaux vertes où l'envie d'y plonger est presque irrésistible. Des yeux vifs, un peu rieurs, comme les petits sourires un peu amusés qu'elle m'adressait de temps à autre. Je l'observais à la dérobée, soucieuse de dissimuler ma curiosité. D'abord les mains jointes, comme en prière, elle fouille dans son sac à mains pour en extirper un petit outil, une paire de ciseaux pliants. Puis sa main leste s'agite sur la table autour d'elle à la recherche de serviettes de papier. Le repas est terminé, et je crois qu'elle cherche à récupérer ce qui peut l'être encore, à la manière de ma mère un peu, qui ramassait ce qui pouvait encore servir. À l'aide de ses petits ciseaux, elle découpe une serviette le long du pli. Puis je repense à ma mère, pour qui tout bout de ficelle ou de laine devait être préservé pour un usage éventuel. Avec des gestes lents et précis, la tête baissée sur son ouvrage, elle sépare les deux morceaux de serviette. Je crois qu'elle s'apprêtera ensuite à enfouir dans son sac à mains tous les petits bouts de serviette propres et encore utilisables pour les rapporter chez elle, comme des trésors dans un petit musée que j'imagine minuscule, empoussiéré, où gambadent probablement quelques chats. La musique et les pas de danse d'un groupe de femmes derrière moi me font souvent détourner la tête, toutes sourient ou rient aux éclats en tentant de chantonner les paroles des chansons que certaines d'entre elles ont oubliées. Qu'à cela ne tienne. L'atmosphère est à la fête, à la mise au rancart des soucis et des jambes enflées, engoncées dans d'épais bas noirs. Je reviens à ma voisine qui relève la tête de sa besogne et esquisse à mon intention un large sourire que je lui rends aussitôt, sincère. Je remarque maintenant qu'elle plie en accordéon quelques moitiés de serviettes. Est-elle en train de se fabriquer un éventail ? Il et vrai que l'air est chaud, saturé d'odeurs de toutes sortes, tantôt sucrées, tantôt âcres, la sueur mêlée aux restes du repas. J'observe à nouveau le groupe de danseuses en y réfléchissant. Je n'ai que ça à faire en attendant la fin des festivités. Observer et réfléchir, me transposer en elles, me transporter au loin et m'y retrouver avec des compagnes pour nous remémorer, pleurer ou rire ensemble, en chantant des chansons de Gilles Vigneault. Étrange sensation tout de même lorsque j'essaie de voir à travers leurs yeux ce passé, révolu pour plusieurs d'entre elles, mais pour d'autres, bien ancré dans l'espoir présent, rattaché par des fils dorés à un futur possible, un rêve de retour aux sources. Je sens cette passion, cet acharnement à vivre après avoir côtoyé et vu la mort, les détresses dans le sang des leurs. Comme cette persévérance de ma voisine, qui, toute attentive à ses morceaux de serviette, a peut-être porté dans ses bras, en courant sous la mitraille, un enfant ensanglanté, au regard vide, tourné vers un Ciel qui n'existe pas, qui ne peut exister, puisqu'il permet de telles atrocités. Perdue dans ces pensées, les petits mouvements de ses doigts me fascinent. L'éventail prend forme. Une forte envie de lui parler m'obsède, mais je me retiens d'abord, je ne sais rien d'elle, ni elle de moi. Qui suis-je pour oser lui demander ce qu'elle fait ? Maintenant, il n'y a plus qu'elle et moi. Les danseuses, la musique, les autres personnes attablées autour de nous se fondent en un brouillard. Puis j'ose : « Are you making a fan? » Elle baisse les yeux et fait signe que non, en silence. Bon, je me suis plantée. Et puis ça ne me regarde pas au fond. Un grand soupir, après un timide sourire, et mon attention se reporte sur les jambes lourdes des danseuses, et j'essaie de m'accrocher à leurs rires et d'en saisir les étincelles. Une main délicatement posée sur mon avant-bras me fait sursauter, absorbée que j'étais dans la contemplation de cette fresque colorée, mouvante et lumineuse, battant la vie, au rythme des claquements de doigts et de talons. Je me retourne, et j'ai sous les yeux une magnifique fleur de papier-serviette que la Lady dépose à côté de mon assiette. Instantané de tendresse inattendue mais combien magique dans son essence. Moment heureux. Mon premier cadeau de Noël. Lady a racheté le Ciel à mes yeux.
Marie-Andrée Bourdeau | ||
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Comment chanter m’a appris à écouter Ma voix intérieure Les traditions de tout temps se sont servies de la musique et du chant, pour prier et se relier. Malheureusement, en occident, il est de plus en plus rare que l'on se serve de la voix pour prier. La musique est devenue un outil de vente. Elle est utilisée partout sans même que l'on n'en soit conscient. Films, radio, publicités, propagande, etc., en sont remplis et nous influencent bien souvent à notre insu. De plus, notre capacité d'écoute est très limitée et il ne nous faut que quelques secondes pour juger de ce que nous recevons avant de changer de canal. Savons-nous encore écouter ? En fait, nous n'écoutons vraiment que rarement. Nous ne tendons l'oreille que de temps en temps, lorsque nous sommes touchés. Et encore, lorsque nous le sommes trop, nous nous bouchons les oreilles pour ne pas entendre. Combien de fois ai-je dit ou entendu dire, « Tu ne m'écoutes pas ! » Ne pas être entendu est ainsi une de nos grandes blessures. Et parmi les voix qui crient pour être entendue, il y a celle de notre enfant blessé qui cherche un chemin pour s'exprimer. Dans ce tumulte extérieur et intérieur, comment faire pour retrouver sa route vers une plus grande écoute de soi et de l'autre et une plus grande sérénité ? J'ai hurlé puis chanté pour qu'on m'entende. Toute jeune déjà, j'ai cherché de toutes mes forces à être écoutée et entendue, vraiment, pour trouver la paix intérieure. C'est ainsi que je me suis mise à chanter. J'avais une jolie voix et une grande sensibilité et c'était là un outil plus acceptable que de crier pour me faire entendre. Ce qui d'ailleurs était inefficace. À vingt ans, étudiante en chant dans un conservatoire de musique, j'appris donc à chanter d'abord pour plaire et pour m'exprimer. Malheureusement, ce que je voulais vraiment dire tels mes anxiétés face à l'avenir, mes besoins, mes appels à l'aide n'étaient toujours pas entendu. Mes émotions se transformaient en gros noeud dans ma gorge. Je ne parvenais plus à chanter et cela augmentait mon anxiété. Le chant, outil de guérison. J'eus cependant l'intuition que je pouvais me servir du pouvoir vibratoire du chant pour libérer mes émotions. Et c'est ainsi qu'au lieu d'être au service de la musique et de chercher à faire des sons parfaits, j'appris à m'en servir comme outil de guérison. Le son est devenu un baume rempli d'amour m'enveloppant de sa douce chaleur. J'en découvris les bienfaits, non seulement sur le corps mais aussi sur l'esprit. Tendre une oreille tendre pour s'entendre. Aujourd'hui, je suis persuadée que d'avoir appris à chanter, m'a également appris à écouter. Le chant me permet dans un premier temps de tendre l'oreille vers moi, de laisser sortir, d'évacuer le trop plein et tant pis si cela me fait pleurer, je suis assez grande et aimante envers moi pour accueillir ce qui remonte. Quelle libération ! Mais c'est aussi une manière de méditer. Par le chant, je calme mon esprit, je respire, je me laisse habiter par le son comme un temple qui résonne de l'intérieur. D'une certaine façon, j'occupe mon mental à autre chose que les petits tracas quotidiens et j'entre dans une forme de transe apaisante. C'est ainsi que tout en chantant, je fais paradoxalement silence et j'ouvre la porte à d'autres voix plus centrées, plus justes. Écouter le silence. En fait, je crois qu'il existe un son primordial à l'origine de tous les sons. UN SON qui contient toute la gamme des émotions, toutes les notes de musique, tous les sons contenus dans le monde audible et inaudible. En faisant silence, je peux l'entendre. Il est subtil et rejoint la vibration de l'essence de l'univers. C'est ainsi que lorsque je chante, je peux, si je suis attentive, percevoir que chaque son possède un centre énergétique auquel je peux me connecter pour rejoindre l'infini. Il n'est pas nécessaire pour cela de me mettre absolument en position de lotus et de fermer les yeux. Non pas que ce ne soit pas bon, mais ce n'est pas indispensable. Ainsi, n'importe quelle chanson qui me rejoint peut faire l'affaire, du moment que je me mets dans une attitude d'écoute sans jugement. J'ouvre mon cœur et mes oreilles et je laisse la musique faire son œuvre en moi et me guider. Je crois que c'est cette pratique qui m'a permis d'être aujourd'hui une personne qui écoute son intuition et qui sait dialoguer avec sa voix intérieure. Le chant m'appris à ouvrir mes oreilles et à percevoir les subtilités des informations que mon corps m'envoie sous forme de sensations. Et si d'aventure le doute s'installe et le brouhaha reprend toute la place, je m'applique à me recentrer, soit en chantant, soit en respirant toujours en recherchant ce lien avec le son primordial pour retrouver le contact avec ma voix intérieure. Partager avec d'autres cette voie royale vers soi Enseignant le chant depuis bientôt vingt ans, mon conjoint et moi avons compris à quel point cette approche douce et aimante basée sur la personne a pu permettre à de nombreux élèves d'être plus à l'écoute d'eux-mêmes, de devenir davantage centrés dans leur coeur, de redonner sens à leur vie et de s'épanouir par la musique.
Jocelyne Z'Graggen a fondé en 1999 avec François Tessier l'école de chant, Le Cœur à Chanter, située
à St-Hippolyte et sur le Plateau Mont-Royal. | ||
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Les lendemains de la veille Ah ça y est, le décompte est commencé, et oui nous voilà à la porte de cette magnifique période des Fêtes. La course folle à la recherche de cadeaux, de longues journées de magasinage, le temps presse, la préparation de petits plats spéciaux en prévision des réceptions avec les gens qui nous sont chers. Les décorations, tous ces super préparatifs qui nous plongent dans une merveilleuse ambiance. Mais prenons-nous aussi le temps de prendre soin de nous-même ? Ha, ha, la question ! Je me permets donc de vous apporter quelques petites suggestions afin de mieux traverser cette période sans trop en garder de mauvais souvenirs. Pour débuter, pensez à prendre quelques minutes par jour afin de vous ressourcer, soit par une courte pose de lecture, ou une musique douce à l'oreille tout en vous allongeant quelques instants, ou encore un bon bain chaud mousseux. Après vos bons repas copieux, certaines tisanes peuvent venir en aide à votre système digestif, en voici quelques exemples : La menthe poivrée aide à prévenir l'indigestion, elle est aussi excellente pour le foie. Ajoutez 1 tasse d'eau bouillante à l c. à thé de menthe poivrée et infuser 10 minutes ou moins. Il y a aussi la tisane de gingembre pour soulager les ballonnements et les maux d'estomac. Ajoutez 1 tasse d'eau bouillante à l c. à thé de gingembre et infusez 5 minutes. Surtout n'oubliez pas de vous laver les mains à plusieurs reprises, car les rhumes, grippes, etc., vous surveillent aussi. Alors pour palier à tous ces microbes, voici d'autres suggestions : Le thym, peut être utilisé comme un antibactérien, il aide à la digestion mais est aussi très efficace pour la toux, il prévient la bronchite, la toux, la sinusite, grippe. Ajoutez l c. à thé à une petite théière d'eau chaude, laissez infuser quelques minutes et on peut en prendre jusqu'à 3 tasses par jour. Le thym peut aussi être ajouté à l'eau du bain. L'huile de ricin est d'un grand secours pour la digestion, faites chauffer l'huile quelque secondes au micro-ondes et massez la partie droite de votre abdomen qui correspond à l'organe du foie. Vous vous sentirez mieux en quelques minutes. Et pour terminer je vous suggère le plus grand remède au monde, le moins dispendieux et à mon avis le plus efficace de tous, L'AMOUR. N'oubliez pas de démontrer votre amour, n'attendez pas qu'il soit trop tard. C'est le plus beau cadeau de la vie. Alors je vous souhaite de passer un temps des Fêtes magique en cette fin d'année 2008 et un merveilleux début d'année 2009. Santé, Amour et Harmonie à tous.
Suzanne Quinn | ||
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Cheval de bois
Ne fais pas ton cheval de bois
Nous mettons
L'humain est chanceux
Nous sommes sans limites
Si ta dernière heure est demain
Ne fais pas ton cheval de bois Alicia St-Amant | ||
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Les p’tits papiers et les boîtes sociales L'adage populaire dit que c'est la pensée qui compte... Et c'est vrai ! Alors malgré les sentiments parfois confus générés par l'échange, il faut se rappeler, la grosseur ou la valeur monétaire ne comptent pas. Mais qu'en est-il vraiment ? En désamorçant si poliment la tension du troc de l'offrande de « présents », on risque de perdre le message de la communication de présence. Dans l'avalanche des emballages « soigneux » de notre société, on a parfois du mal à trouver le « cadeau ». Et tout comme pour les tout jeunes enfants, l'emballage prend toute la place et nous amuse pendant que le « vrai » cadeau reste ignoré sous l'amoncellement d'habillages bruyants, de rubans colorés et de crottes de styro-mousse servant au transport. Avant d' « avoir » l'objet précieux qui y est enfoui, il faut s'armer de gros sacs de récupération et de rebuts pour déblayer et classer le fouillis. Faire le ménage encore ! Alors, dans ce merveilleux temps des FÊTES en jouant avec les p'tits papiers et les boîtes sociales, il est bon de se rappeler que le « cadeau » c'est la VIE ! .
Suzanne Rémillard |
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Noël autrement Les bons vieux Noëls d'antan ! Quand toute la parenté arrivait après la messe de minuit, les grelots au cou des chevaux tintant dans le vent du Nord. Les enfants qui se lançaient des balles de neige sous un ciel parsemé d'étoiles. Les bas de Noël pour les petits, remplis d'oranges si l'année avait été bonne. La fête où tous, adultes et enfants, remerciaient leur Dieu et célébraient la vie en dansant jusqu'aux petites heures du matin, juste avant d'aller traire les vaches. Cette belle histoire fait partie de notre folklore québécois. C'est étrange, j'ai parfois l'impression d'avoir vécu ces Noëls, comme si quelques souvenirs étaient imprégnés dans mon âme. Peut-être ai-je déjà vécu des moments semblables dans une autre vie… Je me souviens parfaitement de mes Noëls de petite fille. Ceux vécus dans cette vie. Le dodo d'après-midi avec mes soeurs. Pour être en forme pour le réveillon, disait ma mère. Je ne crois pas être déjà tombée dans les bras de Morphée ces après-midis remplis de complicité et de rires étouffés. Nous faisions semblant... L'excitation était à son comble. Comme nous avions hâte de voir le Père Noël ! J'ai tant de beaux souvenirs gravés dans le cœur. Ma mère qui se faisait belle pour la veillée. Mon père qui revenait du dépanneur avec de la bière et du vin cheap. La parenté qui débarquait avec leur bonne humeur. Les cousins et cousines qui s'amusaient au salon pendant que les « mononcles » et « matantes » jouaient aux cartes dans la cuisine. Le Père Noël qui arrivait chaque année un peu plus éméché. Je ne sais pas comment ça se passait pour les grands, mais pour les petits c'était une fête merveilleuse remplie de joie, de rires, de partage et d'amour inconditionnel. Me voilà adulte aujourd'hui et pleine d'émotions contradictoires envers cette fête. La nostalgie s'empare de moi dès décembre, les chansons de Noël emplissant ma maison et le sapin s'illuminant tous les soirs. Mais rien n'est pareil. Car cette fête, comme toutes les autres d'ailleurs, est devenue un prétexte à la consommation. Dans cette vie où tout va trop vite, les humains ont perdu leur âme. Les conversations entre eux sont légères et superficielles par peur de profondeur. Les hauteurs, ça donne le vertige. C'est sécurisant d'avoir les deux pieds sur le plancher des vaches. Pourtant s'envoler, c'est se libérer... Mais les humains ont oublié qu'ils sont d'abord et avant tout une âme. Ils ont oublié qu'ils ont déjà été des enfants, quand le petit Jésus faisait partie de la magie de Noël et que la fête n'avait rien à voir avec le nombre de cadeaux sous le sapin. Je rêve d'un Noël où les adultes pourraient redevenir des enfants. Où les jeux n'auraient pas lieu seulement pour combler le vide laissé par les paroles et les pensées retenues et enfouies profondément, par peur de dévoiler la partie fausse de soi, cet ego construit année après année pour plaire aux autres et à la société. Je rêve d'un Noël rempli de l'intention de se connaître réellement et profondément les uns les autres, et de faire le choix de ne plus vivre ce qui ne correspond pas à nos valeurs profondes. Un Noël de partage de connaissances, d'échange d'expériences, d'évolution par la conversation. Je rêve d'un Noël où la vérité et la sincérité sont exprimées tout naturellement, où le jugement des autres est inexistant, où la foi en la vie et en soi-même enraye tout négativisme. Où les gens sont conscients de l'importance de voir la beauté en toutes choses et en chaque instant, conscients qu'ils sont les créateurs de leur vie et n'ont qu'à faire les choix qu'il faut pour être heureux. C'est ce que je nous souhaite à tous, à nous les humains. Je souhaite que nos Noëls, et chaque jour de nos vies, soient dorénavant de merveilleux moments de bonheurs partagés. Que nous retrouvions l'enfant en nous, cet être vrai, authentique. Je souhaite que nous croyions très fort en nos rêves, mêmes ceux qui paraissent les plus fous. Car c'est de cette façon qu'ils se réaliseront. Et c'est de cette façon qu'on peut changer le monde... Julie Bouchard Rédactrice | Chroniqueuse www.gribouillagesvirtuels.blogspot.com julia.mariposa@hotmail.com |
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Ma nouvelle tradition : Magasiner chez soi !
À huit jours de Noël 2006, je souffrais d'une bronchite. Cependant, les achats des Fêtes n'étant pas terminés, je n'étais pas en forme pour magasiner. J'ai donc fouillé mes placards et tiroirs, tout en évitant les foules et la fatigue, et en économisant. Voilà une façon beaucoup plus écolo de magasiner, tout en faisant le ménage ! Cette trouvaille a transformé ma perception des cadeaux et des Fêtes ! Essayez ! Vous ferez de merveilleuses découvertes et vous réjouirez de pouvoir offrir des présents personnalisés de qualité, en magasinant chez vous !
Marie-Andrée Bourdeau |
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Célébrations, version 2008 Fort heureusement, nous vivons dans une société d'abondance de plus en plus éclairée dans ses choix en ce qui a trait à l'équité dans le partage des ressources avec le reste du monde. La gratitude est un bien noble sentiment pour qui garde la porte ouverte à ce flux de générosité de la Vie. Sommes-nous conscients de la chance que nous avons d'être nés en cette terre plutôt que dans un pays où sévissent la sécheresse, la famine et la guerre ? Bientôt la période des Fêtes poindra et nous serons encore tentés de faire une virée dans les centres commerciaux pour nous procurer cadeaux et victuailles. Est-ce vraiment des biens de consommation dont nous avons le plus besoin ? Et si nous expérimentions une nouvelle façon de célébrer en ce temps de réjouissances ? Je vous propose la mienne que je vis depuis quelques années. Avec mon fils, maintenant dans la trentaine, il y a longtemps que j'ai réglé le cas des traditionnels cadeaux. Bien sûr, cela est agréable de recevoir un présent, mais il est doublement apprécié quand je sais que le budget de l'offrant le permet. Tant de gens, par souci de convention, vont grever leur budget pour correspondre aux attentes d'autrui. Pour moi, aucun cadeau n'est jamais obligatoire, il doit provenir exclusivement du cœur, jamais de la tête ! Lorsque je vis un bel élan d'offrir, je me mets à l'écoute de mes signes de jour pour savoir ce qui ferait vraiment plaisir à l'autre, au lieu d'acheter ce qui me plairait personnellement ou d'acheter un objet quelconque pour me « débarrasser » de la tâche. De plus, je mentionne toujours à la Vie que ce cadeau doit être payé à un prix selon mes capacités. Puis, je me laisse guider. C'est incroyable tout ce qui peut survenir à partir de là ! Chaque fois, je tombe pile sur un désir secret de la personne qui le reçoit. C'est magique quand c'est fait avec amour ! De même, lorsque je reçois un cadeau, j'ai appris que, bien que ce soit un objet dont je ne me sers pas, il y a une raison à ce don que je ne connais pas encore. Je ne suis plus dans la déception. Rien n'arrive sans raison ! Que dire de cette année où j'ai reçu un sac chauffant. Dans mon esprit, c'était un cadeau pour le 3e âge ! Eh ! Bien, je n'ai jamais tant eu besoin de cet article au cours de cette année-là ! La Vie, dans sa bonté, veille sur nous. Observez bien les illustrations sur vos cartes de souhait au lieu de vite les mettre au bac de récupération. Le hasard n'existe pas. Elles vous renseignent sur votre prochain cycle annuel qui s'annonce. Les répétitions de thème sont également révélatrices. Le 31 décembre au soir, pas question que je sorte arroser le Nouvel An ! Je reste chez moi bien tranquille et je fais un bilan de l'année qui s'achève. Puis, avec mon amoureux, nous écrivons chacun une demande sur un petit bout de papier que nous brûlons ensemble à minuit sonnant. Je me souviens encore de la première fois où j'ai fait ce truc. La nuit, je me suis éveillée peu de temps après m'être mise au lit et j'ai fait un rêve où un personnage tout de blanc vêtu me confirma qu'il avait bien reçu mon « fax » ! Nul besoin de vous dire que ma demande de cesser de fumer fut exaucée. Puis, nous terminons le réveillon avec un collage, à même ma banque d'images contenant des milliers de photos, titres d'articles, slogans publicitaires. Nous procédons sur un thème du style : ce que j'ai à développer pour ce nouveau cycle ou quelle est la prochaine étape spirituelle pour moi, ou quoi encore ? Nous pigeons au hasard, sans choisir, trois images. C'est stupéfiant de voir comment les réponses surgissent. Bonnes célébrations et surtout pensez CŒUR avant de penser consommation !
Paule Boucher |
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Ne serions-nous pas en panne... d’amour ! Le temple et la porte sacrée La libération sexuelle des années soixante a accouché d'une vaste industrie libre-échangiste du sexe tarifé. Le sexe a été récupéré par le capitalisme qui a réussi à marchandiser le désir. Dans cet univers où la norme sociale est si importante, la pornographie et ses images sont devenues des références,comme s'il ne s'agissait plus de savoir ou non aimer mais seulement de consommer ... À voir le désœuvrement et la perte de repères de nombreuses personnes au regard de trop de sexe, de n'importe quel sexe ou pas de sexe du tout, un constat sans équivoque : encore trop de tabous et d'hypocrisie. Aimer, c'est jouir de la vie. Le plaisir de jouir de la vie, n'est rien d'autre que de jouir de sa vie au quotidien. Pour cela, nul n'a besoin de payer ! Simplement en jouir à tous moments, du soir au matin et du matin au soir. Facile à dire me direz-vous, plus difficile à faire ? Pas précisément, jouir de la vie au quotidien, c'est aimer ou retrouver le goût d'aimer au présent, dans la simplicité du cœur, en harmonie avec soi, avec l'autre et en résonance avec la nature ! Aimer consiste à apprendre à créer de la beauté à tout moment, en toute situation, dans la rencontre de toute personne. Aimer, c'est vivre l'amour, sans compter, sans rien attendre pour enfin goûter l'essentiel de sa vie ! Un chemin pour cela : réconcilier sexe, coeur et spiritualité en une seule dimension. Il va s'agir de restaurer et d'assumer son potentiel orgasmique en abandonnant une fois pour toute l'idée de vitesse, de performance. C'est à cette condition, et seulement à cette condition, que votre corps peut devenir ou redevenir le « Temple » et votre sexe sa « Porte Sacrée » ! Pour cela, accepter de prendre le temps de la transformation par l'éveil de vos sens, la relaxation et le lâcher prise. Il va s'agir de se réconcilier avec le corps, dans le présent, pour réparer les blessures du passé. Réparer les blessures du passé, c'est ne pas s'y attarder. Il n'y a pas d'autre esclavage dans la vie que celui du passé. Celui qui est libre du passé est libre. Parce que seul le passé est cause du futur. Le passé insatisfait cherche sa satisfaction dans le futur ! Une première étape pour y arriver, prendre le chemin de la « Voie Royale du Cœur ». Oser ouvrir ou ré-ouvrir ses ailes. Suffisamment d'approches permettent cela mais toujours garder en vigilance que chaque pas doit vous permettre de vivre des moments extraordinaires pour vous reconnecter avec l'essentiel. C'est aussi apprendre à toucher, à être touché(e), en vivant l'expérience. Et découvrir, grâce à cet art du toucher, une entrée en relation avec l'autre dans une autre dimension ! Aimer ou comment créer de la beauté et vivre au quotidien le cœur ouvert, c'est plonger dans l'immensité de l'océan, sans savoir ! Rencontrer l'autre, c'est le voir, le comprendre et le sentir comme il est. C'est cela accepter. L'acceptation de ce qui est à l'intérieur et à l'extérieur. L'acceptation seule, et en fin de compte, cette acceptation devient complète. Il s'agit de savoir si l'on aime ou si l'on espère ! Car aimer, c'est cesser de vivre dans l'attente ! Aimer, c'est une invitation à découvrir, une initiation à un art de vivre, à un art du plaisir … Au début de l'histoire, il convient d'accueillir le doute. C'est à ce moment qu'il faut choisir entre sécurité et inconnu ! Ensuite, vient la confirmation du chemin, un signe vient confirmer ce que vous pressentiez ! Apparaît l'écueil du destin, aller dans l'ombre et se relever. Intervient, alors, la mort de l'illusion, l'abandon de tout espoir. Il ne reste qu'à accepter. Cela amène à avancer les mains ouvertes dans l'espace du … « je ne sais pas ». Vous pourrez, alors, à ce moment déployer vos ailes pour, en toute liberté, aimer ! Disparaître dans le vide et soudain s'éveiller. La rencontre du bien-aimé, enfin possible, dans la même coupe, boire le même vin et partager l'ivresse. Se réjouir enfin dans l'union. S'agenouiller devant la beauté et recevoir le cadeau ! Accepter de se retrouver entre hommes et femmes pour aborder, enfin, la vraie sexualité masculine et féminine. Vivre, avant tout, une expérience hors du commun, les mots quant à eux viendront dans un deuxième temps ! Oser aller à la rencontre de l'homme et de la femme sauvage et renouer avec la puissance masculine et féminine, tout en intégrant la vulnérabilité. Redonner du « Cœur » au ventre en abandonnant les croyances. Abandonner toute performance, toute séduction pour découvrir, enfin, l'essence de la sexualité. À partir de ce moment, il est possible de vivre dans l'authenticité et la sérénité, le CœUR & la SEXUALITÉ, enfin, réconciliés. Décider de vivre libre de la honte et de la culpabilité ! Oser une exploration, un lâcher prise, une rencontre avec la simplicité d'être. Lâcher le passé pour réveiller votre sensualité naturelle et enfin pouvoir se rencontrer dans l'intimité. Apprendre à ne rien attendre pour enfin sortir de l'illusion. Vivre seulement l'essence du moment présent... car demain n'est qu'une construction du passé !
Doha Khan |
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Vivre unifié Vivre avec la Conscience-Une Le chemin menant à la conscience de l'Être est à l'inverse de notre éducation contemporaine. Dans notre jeune âge, nous apprenions à être dans le monde du faire et à travailler fort à l'école, ça s'est poursuivi dans notre vie professionnelle afin de se bâtir un nom et d'avoir une certaine sécurité financière nous permettant enfin d'être bien. On nous enseigne donc à faire pour avoir afin d'être. La voie conduisant à la Source est l'INVERSE DE CELLE APPRISE. Dans un premier temps, apprenons à contacter l'Être en nous qui est le lien avec la Source Originelle. Nous en imprégnant, nous serons témoin de l'émergence de talents, de dons. De se réaliser en cultivant nos talents et nos dons, tel est le travail qui nous mettra en lien avec la grande abondance cosmique. En bref, tout part de l'Être. Être en lien avec la Source, pour faire évoluer nos dons et avoir accès à l'abondance cosmique. Le grand défi du 21e siècle n'est pas de verrouiller la porte, de décrocher le téléphone, de s'isoler dans notre chambre et d'entrer en méditation pour contacter l'Être en nous. Bien que l'expérience de ce lien est une chose des plus agréables, le véritable défi est de maintenir ce niveau de conscience tout en étant présent à nos occupations. Puisque la fréquence de cette Conscience Supérieure en est une d'amour et de paix, convenons qu'il serait impossible de vivre la pleine conscience dans un quotidien au service d'un travail qui n'est pas en harmonie avec nos talents et nos dons et où nous serions malheureux. Puisque la Conscience de l'Être en nous en est une de paix et d'amour, un grand maître ayant vécu il y a deux mille ans a dû faire la paix avant de s'unifier à la Source. Juste avant de mourir, il cria : « Père, pardonnez-leur, car ils ne savent ce qu'ils font ! ». Si ce grand maître devait être en paix avant d'entrer dans la Conscience Divine, n'allons pas croire qu'il en sera autrement pour nous. Notre processus d'être un avec l'Un commence par un grand nettoyage dans notre vie. Ce faisant, nous allons probablement créer un désert dans celle-ci en y enlevant tout ce qui n'est pas ou n'est plus en harmonie avec notre Être intérieur. Puis nous serons invité à rebâtir notre vie en étant au service de notre âme, de nos désirs profonds, non ceux que nos parents ou la société ont projetés pour nous, ceux qui précédaient notre incarnation. Dans ce monde à l'image de nos aspirations, nous aurons le cœur plus léger et nous pourrons demeurer plus aisément en lien avec la Conscience de l'Être tout au long de la journée. Le meilleur de nous n'est plus au service de notre carrière, mais au service de notre évolution, laquelle peut passer par le perfectionnement de nos talents. Arrêtons tout ça! Nous sommes à échelonner des étapes vers une Conscience Supérieure sans avoir défini cette dernière. La grande Puissance universelle du bien est en chacun de nous. Nos faiblesses aspirent à Elle. Notre mental limité aspire à Sa connaissance. Nous avons aussi besoin de Sa foi pour calmer nos peurs. Quelque part dans notre évolution spirituelle, il nous faudra nous abandonner avec nos faiblesses, nos peurs et notre dénuement à cette Puissance. Notre Foi en cette Puissance amène cette Dernière à réagir semblable à une loi du bien travaillant pour nous. C'est par le biais de cette loi du bien que nous pouvons exercer notre pouvoir de cocréateur avec la Source. L'Esprit est la cause et tout ce qui existe en est l'effet. Tous autant que nous représentons les multiples mentalités du Mental Absolu qui lui est toujours Un. C'est parce que ce Mental-Un de la Source coule en nous que nos pensées ont un pouvoir créatif. Notre ego peut aller se rhabiller, il n'y est pour rien… L'humain est un centre individualisé de la pensée universelle. Au moyen du centre individualisé que nous sommes, l'univers trouve un nouveau point de départ pour que la Puissance Cosmique opère sa grande loi créative. Grâce à elle, nous avons un pouvoir d'autorité sur notre propre vie. Nous ne pouvons changer la loi qui a créé tous ces éléments indésirables qui nous ont réduit à l'esclavage affectif, professionnel ou autres, mais nous pouvons nous affranchir de ce qui nous avait enchaîné. Par notre pensée, nous pouvons causer une nouvelle chaîne de causation. Il n'y a qu'un Mental et notre vie est le reflet de l'emploi que nous en faisons. Tout ce que la vie fera pour nous, c'est ce qu'elle fera par nous. Si je ne mets pas mes pensées au service de mes aspirations, la vie ne le fera pas pour moi. Vivre dans la Conscience Originelle, c'est vivre en état d'amour. La Conscience-Une se tourne vers nous, lorsque nous vibrons à la fréquence de la paix et de l'amour universel. Puisque nous avons du pouvoir par la pensée, nous pouvons choisir de voir ce qui est beau et ce qui est bon en toutes choses, en toutes situations et en toutes personnes; un peu comme si nous étions à la recherche constante de la Conscience-Une dans tout le manifesté. Notre quête vers Elle, La fera descendre en nous. Et c'est dans cet état de grâce que nous irradierons la paix et l'amour dans ce monde. Au service de l'Un en nous, devenons un fleuve de Paix, d'Amour et de Lumière pour l'humanité.
Denyse Simard Msc D |
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Vivre divinement l’amour humain Vivre à deux « Si vous choisissez de vivre une relation où tout n'est que splendeur, victoire, harmonie, unité et divinité, l'échange sera si merveilleux et si puissant que vos deux souffles se fondront dans l'univers. » Sa Sainteté Sai Maa Lakshmi Devi S. S. Sai Maa est une visionnaire dynamique et un maître spirituel vouée à l'illumination globale et à l'élimination de la douleur et de la souffrance dans le monde. Depuis un peu plus d'un an, elle visite régulièrement le Québec et nous prodigue généreusement ses remarquables enseignements. Pour Sai Maa, nos relations amoureuses, comme toutes nos expériences terrestres, constituent une merveilleuse opportunité d'incarner l'Amour et de le mettre en action. En Amérique du Nord, ce début de nouveau millénaire est marqué par un nombre faramineux de personnes seules. Célibat, divorce, veuvage, près de la moitié de la population adulte chez nous avance seule dans la vie. Cette situation est unique à notre époque et reflète les profonds changements survenus depuis un demi-siècle dans nos comportements amoureux. Il n'en demeure pas moins que la plupart de ces personnes seules continuent d'espérer l'Amour, d'aspirer à filer le parfait bonheur à deux. Ceux et celles qui cheminent sur la voie spirituelle ne font pas exception. Ils rêvent eux aussi au paradis en couple. « Une relation est une opportunité : c'est votre âme qui vous fait entrer en relation et qui vous permet de vous relier à la création même. » D'un autre côté, ceux qui ont trouvé le partenaire ont-ils véritablement trouvé l'amour ? Agissent-ils dans la conscience que leur amour représente un lien privilégié à la création, au Divin ? En plus des nombreux obstacles à la fluidité de nos relations amoureuses causés par la vie moderne, nos propres peurs, nos blessures, nos conceptions erronées de l'amour et du couple compliquent généralement les choses. « Je suggère donc à ceux qui choisissent de vivre une relation de réfléchir au manque que leur partenaire est censé combler… Soyez conscients que si vous ne vous aimez pas, il vous est impossible d'aimer votre partenaire; et si vous vivez dans la peur, vous ne pouvez ressentir l'Amour de votre partenaire. » Bref, peu importe où on se situe dans notre évolution personnelle, qu'on soit préoccupé par notre carrière, submergé par nos obligations familiales ou écrasé par des problèmes d'argent, de santé, la quête de l'amour parfait comporte des pièges autant que des opportunités. «… vous craignez de vous retrouver seuls face à vous-mêmes… N'entamez pas de nouvelle relation avec vos anciens schémas. Quand vous commencez à rêver de nouvelles rencontres, interrogez-vous sur vos motifs… Réalisez que chaque relation est sacrée, nouvelle, divine, unique et n'oubliez pas qu'il est important de communiquer. Vous croyez peut-être que vous n'avez pas de besoins, mais observez-vous bien. Des deux côtés, un vide cherche à être comblé et là n'est pas la vérité d'une relation. » Comme elle le fait souvent, Maa nous ramène à nous-mêmes. Elle nous invite fortement à tourner le regard vers l'intérieur, à contacter notre Soi. Maa écrit : « Comprenez bien que votre priorité est d'être en relation avec votre Soi Supérieur et de prendre soin de la Divinité qui est en vous. » Selon Maa, il est impossible de vivre harmonieusement une relation amoureuse épanouissante si nous ne nous sommes pas permis de vivre cette relation avec nous-mêmes d'abord et avant tout. Sans cette base solide que constitue l'estime de Soi se manifestant à travers l'amour de Soi, on établit généralement des relations amoureuses où nos aspirations profondes demeurent inassouvies. Contrairement aux croyances populaires traditionnelles, s'oublier pour le bien du couple ou de l'autre comporte de sérieux dangers. Maa explique que « s'oublier est une grosse erreur. Comprenez que lorsque vous l'aimez au point de vous oublier, vous oubliez d'honorer votre Soi Supérieur. Si vous oubliez votre Soi, comment la relation peut-elle s'enrichir ? » Une fois énergisées par les valeurs fondamentales du respect (de Soi et des autres), d'intégrité et d'ouverture libérées de la peur, nos relations amoureuses se transforment en manifestations divines. En fait, en activant nos qualités universelles telles que l'Amour, la Compassion et le Pardon, Maa nous invite à mieux comprendre et réaliser qui nous sommes réellement et pourquoi nous existons. Ses paroles sont empreintes de la connaissance universelle et contribuent à activer les qualités les plus élevées en chacun de nous. « Mes bien-aimés, il est très facile de savoir si vous êtes dans la vérité, car, alors, la relation vous relève, vos sentiments vous élèvent. Les sentiments qui procèdent de la vérité vous élèvent, vous donnent de l'ampleur et vous propulsent dans un état de joie intérieure, dans un enchantement intérieur qui est la réalité. »
Francine J. Colangelo - 819-562-1608 |
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Apprécier avec le cœur La gratitude Petit mot sans prétention mais combien important dans la vie. La gratitude n'est-elle pas la première étape de l'abondance ? Comment souhaiter plus, si on ne reconnaît pas déjà ce que nous avons ? Comment désirer plus, si on ne voit pas déjà ce qui est en place, et que nous n'éprouvons pas de gratitude pour cette abondance dans notre vie et dans la vie ? Avez-vous remarqué, que sans la gratitude sincère du cœur, l'humain a tendance à prendre pour un droit ce qui est en fait un privilège ? Combien de fois par jour, prenons-nous le temps de remercier pour ce que nous avons ? Combien de fois par jour, portons-nous attention aux petits miracles, aux petits bonheurs qui nous arrivent ? Et pourtant, les exemples sont nombreux : l'eau, la nourriture, se loger, se vêtir, voir, penser, écrire, un sourire, un rire, un regard, une douce mélodie, un oiseau, recevoir une preuve d'amour, d'affection… Les exemples sont infinis si on le veut. Toutefois, notre rythme de vie, nos obligations, installent comme un voile qui nous empêche de tout voir, d'avoir le temps de tout voir. C'est humain et cela fait partie de notre époque. Nous le vivons tous et toutes à différents moments, à différents niveaux. N'est-ce pas normal de vouloir améliorer son sort, de vouloir améliorer sa condition ? Bien entendu, c'est souhaitable pour chacun d'entre nous. Mais, n'est-il pas logique et souhaitable également, de regarder ce que nous avons déjà, ne serait-ce que pour constater d'où nous partons ? La route de l'abondance, ne commence-t-elle pas par le fait de tracer l'inventaire de ce que nous avons et de ce que nous sommes en tout premier lieu ? Avant d'aller s'acheter des nouveaux vêtements, ne regardons-nous pas ce que nous avons déjà et ce que nous aurons besoin principalement ? Avant d'aller à l'épicerie, ne regardons-nous pas ce que contient notre réfrigérateur et notre garde-manger ? Pourquoi, la recherche de l'abondance serait-elle différente ? Il n'est pas aisé d'avoir plus, si on ne sait pas ce que nous avons déjà, pas vrai ? Comment souhaiter plus de la vie, si nous ne sommes pas reconnaissants de ce qui est déjà là ? Quel est le message que nous envoyons ainsi à la vie ? Reconnaître ce que nous sommes et ce que nous avons, ne serait-il pas un outil du bonheur et de l'estime de soi ? Ne faudrait-il pas, en tout premier lieu, Être pour Avoir et non l'inverse ? Combien de fois, avons-nous posé des gestes d'amour envers notre prochain, et qu'avons-nous reçu en retour ? De la gratitude du cœur ? N'avez-vous jamais entendu un merci qui sonnait comme arachide, pomme de terre, pizza,… De la gratitude du cœur ? L'humain n'aurait-il pas tendance à ressentir la gratitude avec sa tête non avec son cœur ? Et pourtant, le cœur ne serait-il pas la résidence permanente de la gratitude ? Je vous invite, aujourd'hui, à prendre instants, et à ressentir dans votre cœur de la gratitude pour ce que vous avez, pour ce qui vous entoure et pour ce que vous êtes de plus beau et de meilleur en vous. Peut-être serez-vous surpris de ce que cela pourra créer à l'intérieur de vous. Imaginez maintenant ce que cela peut et pourra créer dans votre vie de tous les jours ! Je vous souhaite une merveilleuse journée remplie de magnifiques moments de joie, de bonheur et d'amour. Je vous souhaite de vivre tout plein d'instants magiques. Merci de m'avoir lu et à bientôt. André Chouinard |
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Guerre et paix Donnons une chance à la paix Les guerres ont lieu lorsque l'intolérance atteint des proportions épiques, quand les raisons de se battre l'emportent sur le caractère sacré de la paix. Les guerres ont lieu lorsqu'on ne sait plus reconnaître la valeur de l'existence. Les dirigeants de ce monde essaient d'instaurer la paix, mais cela n'est pas du ressort des institutions. Ce sont les humains qui déclenchent les guerres. Et avant qu'une guerre ne soit déclarée à l'extérieur, elle a commencé à l'intérieur de nous. La guerre à l'intérieur est la plus dangereuse car c'est un feu qu'on risque de ne jamais pouvoir éteindre. Les guerres sont faites parce qu'on ne trouve pas la paix en soi, parce qu'on ne lui permet pas de se manifester. Nous cherchons tous quelque chose. Qu'on appelle cela réussite, paix, amour ou tranquillité, c'est toujours la même chose. Ce que nous cherchons porte différents noms, car nous ne savons pas de quoi nous avons besoin. Pour trouver ce dont nous avons besoin, nous regardons autour de nous. Mais pour savoir où trouver ce que nous cherchons, nous devons d'abord nous demander où le trouver. Avons-nous envisagé de regarder en nous ? Vivre n'est pas facile, surtout si nous désirons ce qu'il y a de meilleur. Pour cela, il nous faut creuser en profondeur, et ce n'est pas facile. Il nous faut extraire ce dont nous avons besoin et laisser le reste. Si nous voulons extraire la paix, nous devons conserver ce qui est précieux et écarter ce qui ne l'est pas. La chose que nous recherchons n'est pas à l'extérieur de nous. Elle se trouve en nous. Elle a toujours été là et le sera toujours. La satisfaction est agréable, et ce n'est pas un hasard. Ce n'est pas non plus un hasard si la paix est agréable. La paix est déjà là, et elle réside dans le cœur de tous les êtres humains. La paix doit être ressentie. Un des pouvoirs les plus incroyables que nous ayons est de ressentir. Lorsque nous regardons la paix à la lumière de ce pouvoir, nous ressentons la paix. Nous sommes là pour être emplis de reconnaissance, d'amour et de compréhension. En nous, nous recelons une lampe si brillante que, dans la nuit la plus noire, elle éclaire notre monde. Cette lumière attend qu'on la trouve. La paix ne fait pas de différence. Peu lui importe que nous soyons riches, pauvres, d'une religion ou d'une autre. Peu lui importe le pays où nous vivons. La paix attend que nous la trouvions; elle attend que chacun de nous se sente à nouveau complet, et non plus morcelé par tout ce qui divise notre vie. La paix se manifeste quand le cœur ne connaît plus la dualité, quand la lutte intérieure a été résolue. Lorsque la paix arrive dans notre cœur, la sérénité suit. L'amour coule à flots, sans limites. La joie ne peut être bridée. Elle éclate, car c'est une évidence. Voilà ce qu'est la paix… La paix doit être ressentie, l'amour doit être ressenti, la vérité doit être ressentie. Tant que nous serons en vie, un désir profond d'être bien, d'éprouver de la joie, sera là ; et tant que ce désir sera là, il importe d'en être conscient. Cette vie est un voyage. Nous sommes les passagers d'un train appelé la vie, et nous sommes vivants dans cet instant appelé présent. Le voyage de la vie est si beau qu'il n'a pas besoin de destination. Pendant ce voyage, on nous a donné une boussole. Cette boussole, c'est la soif d'être comblé. Le vrai voyage de la vie commence le jour où nous nous mettons à vouloir assouvir notre soif. Cette quête est la plus noble qui soit. Pendant des siècles, une voix n'a cessé de clamer : « Ce que vous cherchez se trouve en vous. Votre vérité est en vous, votre paix est en vous, votre joie est en vous. » La paix dans nos cœurs ressemble à une graine dans le désert, qui attend d'éclore et de fleurir. Lorsque nous permettons à cette graine d'éclore en nous, alors la paix devient possible à l'extérieur. Nous devons donner une chance à la paix. Donnerons-nous une chance à la paix ?
Prem Rawat |