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Volume 12, numéro 6 / juillet-août 2009
Oser être soi au travail
La rencontre de l’autre

Par Florence Garneau

Le grand défie de l’authenticité
Par André Harvey

Être heureux au travail
est-ce possible ?

Par Jacques Salomé

Être soi-même pour centrer
le bitchage ! Chapeau

Par Marthe St-Laurent

Un point d’honneur
d’être soi au travail

Par Hélène Turmel

La paix de l’âme et
le cheminement professionnel

Par Isabelle Sarne

Être soi au travail
une question d’intégrité

Par Sophie Dassy

La souveraineté de l’être
Par Francine Bilodeau

Les rêves... à quoi servent-ils ?
Par Hélène Bélanger

Travailleurs de lumière
affichez vos diplômes !

Par Diane LeBlanc

Oui à la transformation
Par Myriam

Mettez votre patron
à la porte

Par Denyse Simard

Faites ce que vous aimez ou changez !
Par Yannick Therrien

Je me souviens de «Qui Je Suis »
Par Gérard Bolduc

Le courage de vivre sa passion
Par Paule Boucher

Le symdrôme du superhéros
Par Karine Cotnoir


Faites ce que vous aimez ou changez !

J'avais 7 ou 8 ans. J'accompagnais ma mère partout lors de ses courses. Ma mère est authentique et franche. De la vieille école, elle est diplomate aussi. Mais elle n'a pas la langue dans sa poche. À quelques reprises, j'ai voulu disparaître d'à ses côtés, tellement j'étais gêné. Bien qu'aujourd'hui, je fais comme elle.

Une fois entre autre, après avoir été sèchement servie par la caissière au supermarché, ma mère lui avait dit avant de quitter : « Vous savez madame, si vous n'aimez pas votre travail, vous devriez changer. » Non pas méchamment ou sur un ton condescendant. Mais avec fermeté et conviction. Je ne peux qu'imaginer l'effet sur la dame. Comme un verre d'eau bien froide lancé au visage d'une employée qui « dormait » un peu à son poste. C'est fou tout ce qu'on se permet quand on aime plus ou moins son travail. On se dit « c'est pas grave, ce n'est que temporaire... » ou « quand je ferai un emploi que j'aime, là je serai à mon meilleur ! »

L'équation est relativement simple pourtant. Si vous aimez ce que vous faites comme boulot, une symbiose s'installe. Vous transpirez le bien-être et la passion. Conséquemment, vous êtes libre et à l'aise, d'être vous-même. Sans efforts. Ca devient un « cercle vertueux ». Tandis que si vous prenez le premier emploi qui vous est offert, vous vous placez dans une situation perdante dès le départ. Comme dans une relation amoureuse, on doit prendre son temps pour trouver « notre match parfait ». Et faire le moins de compromis possible. D'un côté comme de l'autre. Parce que je tiens tout aussi responsable les patrons, d'engager trop rapidement, un peu n'importe qui, par paresse professionnelle. Ils pensent sauver du temps, alors qu'il leur en coûtera beaucoup plus en roulement de main-d'œuvre.

« C'est bien beau en théorie » me direz-vous, « mais en pratique, je dois travailler pour gagner ma vie. Maintenant ! » Et je vous dis : « Absolument ! Travaillez, maintenant ! À vous trouver l'emploi de rêve. »

Je vous mets au défi d'écrire sur une feuille de papier ce que vous feriez pour le reste de votre vie, si je vous mettais 10 millions dans votre compte de banque. L'argent n'étant plus un facteur, que feriez-vous pour passer le temps ? La grande majorité des gens me répondent : « je voyagerais ». D'accord. Mais après avoir fait le tour du monde 2 ou 3 fois, vous feriez quoi de votre temps ? Ou si vous croyez vraiment que le « voyage » et les « cultures étrangères » vous passionnent à ce point, avez-vous compté le nombre d'emplois qui s'y rattachent ?

Agent de voyage, travailleur/euse dans le monde hôtelier, équipier(e) sur un bateau de croisière, sans parler de toute l'industrie touristique ? Non seulement ça, mais du fait que vous aimiez le voyage à ce point, imaginez tous les « pays » où vous pouvez « prospecter » un emploi ! Je vous jure qu'il existe non seulement une profession ou un métier dans le domaine qui vous passionne, mais que des dizaines d'opportunités existent au sein d'entreprises florissantes.

« La plupart des gens qui échouent dans leur accomplissements n'échouent pas par manque de capacité, mais par manque d'engagement. » - Zig Ziglar

Je passe des dizaines, voire des centaines d'entrevues chaque année. La plupart de ces rencontres doivent débuter par une entrevue téléphonique. Les candidats qui veulent travailler chez nous doivent me téléphoner via un numéro particulier que j'affiche. Je tiens à leur parler personnellement en premier. La plupart j'imagine, ne se doutent pas de parler au président de l'entreprise du premier coup. Ce qui me fait dire au passage d'être prêt à toute éventualité quand vous entamez le processus de recherche d'emploi.

Quoi qu'il en soit, mes premières paroles sont habituellement : « je suis en réunion en ce moment, pourriez-vous me rappeler dans une trentaine de minutes SVP ? » Ce à quoi 100 % des gens répondent : « certainement ». Mais aussi incroyable que ça puisse paraître, moins de 20 % le font. Moins d'une personne sur 5 me rappelle. Et sur les 5 seulement 2 ou 3 le font dans les délais demandés. Certains me rappellent le lendemain, etc.

Pourquoi je dis être en réunion même quand je suis libre ? Parce que je teste les candidats dès le départ et me sauve un temps fou. Je peux voir si le ou la candidate peut suivre une instruction simple et claire. Je peux voir si il veut vraiment l'emploi, ou si le simple fait de se faire rabrouer une première fois le décourage.

Les gens ont des rêves, mais trop se comptent perdant d'avance. La plupart n'osent pas s'écouter et aller au bout de leurs passions. Et ceux qui osent, abandonnent trop rapidement. Croyez-moi quand je vous dis qu'il y a des dizaines et des centaines d'opportunités pour quelqu'un comme vous et moi qui ose. Qui ose écouter sa passion et qui ose rêver grand. Bernard Lachance a osé. Il a osé rêver devenir chanteur et performer dans les plus grandes salles du monde. Même s'il devait vendre ses billets, lui même, un à la fois. Et il a rêvé se faire inviter à l'émission d'Oprah. Ce qu'il a accomplit aussi.

Vous, qu'est-ce qui vous fait rêver ?

« Outre notre amour, notre travail est un des plus précieux dons sacrés que nous pouvons donner. Quand vous aimez votre travail, vous aimez votre vie. Aimez ce que vous faites ou changez ! » - Anthony Robbins

Bon courage et n'attendez plus pour passer à l'action. Bâtissez la vie dont vous rêvez dès maintenant. Une action à la fois.

Yannick Therrien
Yannick est père de famille monoparentale et reconstituée, dirigeant d'entreprise, conférencier, auteur et professeur à l'université. Son propre processus de résolution de problèmes et son désir de venir en aide aux gens l'ont motivé à écrire son livre « Tout Pour Réussir ».
www.ToutPourReussir.net


Je me souviens de « Qui Je Suis »

Je ris
Je souris
Je danse
Je médite
Je vis dans la Gratitude
Je prends le temps de dire « Merci »
J'écoute de la musique qui nourrit l'Âme
Je vois la Lumière chez l'autre
Je reste conscient de mes gestes
à chaque instant
J'entretiens des pensées de Joie
Je pense à moi avec Amour
Je me pardonne
Je cultive mes talents
Je prends le temps pour chaque chose
Je me rappelle les évènements heureux de ma vie
Je dis du bien de Moi et des Autres

par : Gérard Bolduc
Maître Reiki
et Fasciathérapeute
Tél. : (819) 876-2770
gerrybolduc@sympatico.ca


Le courage de vivre sa passion

Être travailleur autonome et avoir son bureau à la maison nécessite parfois une bonne dose d'amour de soi ainsi que du courage. En effet, quand le beau-frère ou le voisin vient vous rendre visite et qu'il vous demande comment vous vous sentez depuis que vous ne travaillez plus, cela invite à la réflexion voire à prendre une longue respiration avant de commenter. Ici le test des trois passoires revêt tout son sens ! Est-ce vrai ? Est-ce aimable ? Est-ce nécessaire ? Évidemment, comme tout part de soi, une telle boutade peut être un test en lui-même pour savoir où on en est dans son cheminement. Se donne t-on vraiment le droit ? Pour bien des gens, demeurer dans le confort de leur foyer et éviter les bouchons de circulation le matin, cela équivaut à se retirer et à être paresseux. Pourtant, c'est une qualité de vie qu'un individu peut s'autoriser. On ne devient pas travailleur autonome pour éviter des inconvénients mais bien pour réaliser et actualiser son plein potentiel humain. Il suffit de se donner le droit de vivre le meilleur et de prendre les moyens pour y arriver.

Pour bon nombre de gens, figurer sur la liste d'un employeur et recevoir son chèque de paye tous les deux jeudis fait partie du quotidien. Le sens à leur vie se résume à se payer une petite douceur le vendredi soir, un bon gueuleton le samedi soir et une semaine ou deux de vacances sous le soleil. Puis, ils repartent la roue pour cinquante semaines. Un sort qui peut convenir à bien des gens, oui mais pas à tous ! Et si la vie avait autre chose à offrir ? L'uniformité ne fait pas partie de ce monde. D'autres se sont créé un beau rêve différent.

La vie a doté chacun d'une mission à accomplir selon ses talents. Et ce n'est certes pas tous qui sont destinés à évoluer dans un milieu de travail usinier ou commercial. Il existe aujourd'hui une infinité de choix de carrière toutes les plus utiles les unes que les autres. Il n'y a rien de mal à être employé(e) et à s'acquitter de ses tâches avec amour, entendons-nous. Mais développer une passion et tenter d'en vivre est des plus honorables également. Et pourquoi pas ?...

Le problème de l'employé se pose surtout quand le patron décide de mettre la clé de l'usine dans la porte avec la dernière subvention gouvernementale en poche. Qu'arrive-t-il quand un individu qui a toujours vécu sous l'aile d'un paternel doit prendre sa vie en mains ? L'âge dit-on, est un obstacle pour se repositionner ? Mais est-ce une croyance ou une réalité ?

Chantal, 52 ans a perdu son travail il y a huit mois. À qui veut l'entendre elle répète que nul ne veut embaucher une femme de son âge. Pourtant Marie, 53 ans, inscrite auprès des trois agences de placement de personnel doit refuser des suppléances parce qu'elle est très en demande et justement en raison de sa maturité, sa fiabilité et de son expérience. Chantal refuse de se déplacer d'employeur en employeur pour gagner sa vie. Elle cherche la stabilité. Marie atteste qu'elle la vise aussi mais qu'elle se donne le temps de magasiner avant afin de trouver l'endroit qui lui conviendra le mieux. Tout est dans l'attitude et la perception. Nous sommes créateur de notre réalité, quand nos résultats ne donnent pas ce que nous souhaitons, il convient alors de changer quelque chose dans notre formule sinon nous atteindrons toujours les mêmes résultats.

Quitter la conscience sociale pour devenir travailleur autonome n'est pas toujours le chemin le plus facile. Si vous sortez des normes, il se trouvera toujours quelqu'un pour vous ramener dans le rang. Mais la passion et un rêve bien mijoté viendront à bout de la pire résistance. Nous sommes à l'heure des choix. Notre société a besoin de disposer de thérapeutes, de passionnés pour l'aider à passer cette transition dans un monde différent où le pouvoir ne s'applique plus de la même façon. Nous le sentons autour de nous, tout s'écroule. Les anciennes structures décisionnelles s'empêtrent et revêtent un nouveau visage.

Quoique l'on puisse dire ou croire, le travail sera toujours une valeur importante dans l'existence humaine mais pour des motifs différents : parce qu'en tant qu'âme, nous aimons donner de nous-mêmes et dans la joie. Khalil Gibran a écrit : « Travailler avec amour est comme tisser un vêtement pour son bien-aimé avec le fil de son cœur ». Ce n'est nullement ce que nous faisons comme travail qui importe, c'est davantage comment nous le faisons qui importe, dans quelle énergie ? Le fruit de notre labeur ne véhiculera pas la même charge énergétique.

Paule Boucher
Paule Boucher anime des ateliers et dispense des conférences. Elle est également auteure de six livres dont :
Le dessin intuitif, Les signes de jour, Les signes de jour et les lois spirituelles, Rêve et Télépathie, Voyager dans la Lumière, Nos amours karmiques
http://www.pauleboucher.com • 418 628-6619


Le syndrome du superhéros

Qui ne connait pas ces personnages fictifs dotés de capacités extraordinaires pour qui absolument tout est possible ? Aucun défi, aucun obstacle et surtout aucune limite ne peut et ne pourra jamais les arrêter. Ils ne semblent jamais avoir de limites de moyens, de distances et encore moins, de temps. Lorsque l'on possède la capacité de se promener dans le temps, la plage horaire prend une expansion illimitée.

Dès notre plus tendre enfance, on nous borde avec les aventures de ces héros fantastiques. On grandit avec eux, sans nécessairement se faire rappeler qu'ils sont fictifs. On voit nos parents repousser sans cesse leurs propres limites dans le but de devenir également des ultra performants. Pas étonnant que rendu à l'âge adulte on ait tendance à répéter la même chanson. Cependant, il y a un point sur lequel on ne porte pas suffisamment d'emphase et c'est d'ailleurs le mot clé du paragraphe précédent : fictif. Si on ne voit ces gens surhumains qu'à la télé ou dans les livres, c'est pour la raison très simple qu'ils n'existent pas. Alors à quoi bon s'épuiser à faire comme eux ?

Inutile de nier que nous vivons dans une société où la performance constitue un critère de réussite de premier ordre. Mais à toujours courir après une réussite ou à vouloir sans cesse hausser le standard, on finit par perdre la chose la plus importante de notre vie : soi-même. La personne fait place au personnage de celui qu'on attend de nous que l'on soit. L'on repousse constamment nos propres limites, admettant le fait qu'on accepte de reconnaitre que l'on en a, jusqu'au jour ou notre médecin décide de nous mettre en congé forcé. On se retrouve alors face à un thérapeute qui voudra essayer de nous apprendre la définition même du mot limite. Fait intéressant, ce n'est pas à un tête-à-tête avec un thérapeute auquel on a droit, mais plutôt à un groupe thérapeutique. Parfaite confirmation que ce phénomène n'a rien d'exclusif à un nombre restreint de personnes.

Le plus gros inconvénient à essayer de se prendre pour un superhéros dans le but d'épater la galerie est qu'on ne berne que soi. On reconnaît les limites des autres sans problème, mais on refuse de voir celles qui nous appartiennent. Pourtant, votre patron lui le sait qu'il n'a pas engagé une machine. Pas la peine d'essayer d'en avoir l'air. Il préférera sûrement vous entendre mettre votre limite plutôt que de vous donner quelques mois à la maison pendant lesquels il devra confier votre travail à quelqu'un d'autre. C'est un vrai cercle vicieux.

Faites quelque chose pour vous. Regardez-vous dans la glace, et acceptez de voir la personne derrière le masque immuable de ce personnage qui prend votre place depuis des années. À force de montrer aux gens autour de vous ce personnage, ils finiront par y croire, et attendront toujours plus de vous. Et c'est à ce moment que l'on devient pris dans son propre personnage. Même les acteurs laissent les masques en sortant de scène. Donnez-vous le droit de le laisser tomber aussi. À la base, on choisit un métier pour soi, pour être bien, pour parvenir à un épanouissement personnel et professionnel. Si l'on passe quarante années de sa vie, pendant quarante heures par semaine et ce, cinquante semaines par année à vouloir montrer que l'on est ce qu'on n'est pas, il se pourrait que l'on rate l'objectif de départ.

La personne la plus importante dans votre vie est celle assise sur votre chaise en ce moment précis. Faites quelque chose pour elle, donnez-lui le droit d'être humaine, tout simplement. Être soi est la seule façon de parvenir à l'épanouissement auquel on aspire tant en terminant ses études. Je ne crois pas que quelqu'un se soit donné un jour comme objectif de devenir amer et aigri. Pourtant, combien le sont ?

Regardez autour de vous puis regardez encore votre reflet. Un humain vient avec des qualités, des défauts, des aptitudes et malheureusement, des limites. Je sais, je sais, ce mot donne des sueurs froides à plusieurs. Moi, la première. Pourtant, tout le monde en a. Fort est celui capable de l'admettre, mais faible est celui qui refuse de le voir. Même si d'un premier coup d'œil, on pourrait en croire l'inverse.

Reléguer le personnage à cape au placard n'est pas une mince affaire. Mais c'est la première étape pour gagner un respect sincère et véritable autant de vos collègues que de vos patrons. Les gens authentiques et fidèles à eux-mêmes sont une richesse rare de nos jours. En être un constitue une excellente façon de se démarquer. On passe sa vie à faire des trucs pour son conjoint, ses enfants, ses voisins, ses collègues, son patron. Mais la meilleure façon de faire quelque chose pour eux, c'est de faire quelque chose pour soi. Faites-vous un cadeau ! Donnez-vous le droit d'être vous-même en tout temps, tout simplement. Les vrais héros ne décident pas consciemment de le devenir, ils le deviennent à travers les yeux des autres. Les meilleurs performent parce qu'ils ont une passion profonde pour ce qu'ils font. Ils n'ont pas besoin de performer pour aimer ce qu'ils font tous les jours.

Et le vrai héros ne sera jamais autre chose que ce que son reflet lui renvoie, un humain.

Karine Cotnoir
Auteure, finaliste au Prix Littéraire Radio-Canada en 2009, son premier roman pour tous, première partie d'une trilogie axée sur les troubles de santé mentale au cœur du noyau familial, trouvera sa place en librairie dès septembre de cette année.


Travailleurs de lumière affichez vos diplômes !

Partout, dans toutes les dimensions terrestres et célestes, l'on parle du nouveau millénaire comme étant l'ère de la spiritualité, du « Retour de la Lumière ». Une période charnière pour l'avènement de ces changements planétaires tant attendus par l'humanité toute entière. Quel rôle êtes-vous prêt à jouer dans la création de ce Nouveau Monde, de ce Paradis sur terre auquel vous aspirez de tout votre Être ?

De plus en plus, le voile entre les mondes physiques et invisibles s'amincit. D'ici quelques années, la présence assidue de vos Frères et Sœurs de Lumière sera ressentie par la plupart d'entre vous. Les masques de votre personnalité tomberont et vous vous verrez enfin tel que vous êtes. Vous reconnaîtrez dans la rue ceux et celles qui font partie de votre Famille d'Âmes et, enfin, les projets dont vous rêvez depuis longtemps pourront voir le jour. Voilà pour les prédictions les plus optimistes…

Mais pour que tout cela se réalise, il vous faut être prêt ! Et l'êtes-vous vraiment ? Vous croyez-vous assez lumineux ? Avez-vous libéré tous vos karmas ? Vous êtes-vous assez purifié et maîtrisez-vous suffisamment votre Ego ? La réponse est OUI !!!

Vous ÊTES et avez TOUJOURS ÉTÉ des Enfants de Dieu, des Êtres divins ! Vous êtes des messagers de paix et des travailleurs de Lumière ! Ce ne sont pas des titres que l'on acquiert à la sueur de son front, mais bien un droit acquis, un état de fait, une réalité intrinsèque. Que vous faut-il de plus pour l'assumer pleinement ?

Reconnaître ses acquis

Vous avez déjà tant « travaillé » sur vous-même ! Vous avez suivi d'innombrables stages et formations diverses. Vous étiez déjà des aidants naturels depuis l'enfance et voilà que vous avez étudié diverses techniques et intégré différentes méthodes de soins afin d'être encore plus pertinents et performants auprès de vos semblables. Que vous faudra-t-il de plus pour que vous vous distinguiez enfin ? Que quelqu'un aille frapper à votre porte et vous remette une attestation officielle ?

C'est comme si vous étiez sorti de l'université depuis plusieurs années déjà, votre diplôme en poche, mais que vous n'osiez pas l'afficher sur votre mur ! Vous demeurez de perpétuels étudiants, remettant continuellement en question leur cheminement et leurs expertises. Est-ce vraiment parce que vous n'en savez pas assez ou tout simplement parce que vous ne reconnaissez pas QUI VOUS ÊTES RÉELLEMENT ?

Si vous voulez aider vos semblables à se prendre en main, à s'éveiller à leur propre Lumière intérieure et à la Guérison de leur âme et de leur corps, quoi de mieux que de donner l'exemple ? N'est-il pas temps pour vous de célébrer vos acquis et de les mettre au service de ceux qui en ont vraiment besoin aujourd'hui ?

En fait, pourquoi attendre 2012 ou le moment « idéal » pour prendre votre envol et enfin actualiser votre divine Quintessence ? C'est en ce moment même que tout se passe ! Ici et maintenant, à chaque inspiration et à chaque expiration. Ce n'est pas ce que vous faites qui compte ou même tout ce que vous avez accompli jusqu'à maintenant, mais bien QUI vous êtes à l'intérieur de vous-même, QUI vous avez toujours été : cet Être merveilleux toujours présent en vous qui ne demande qu'à être enfin reconnu pour rayonner au grand jour !

Être un témoin vivant

Pourquoi ai-je choisi d'être un « channel » de Lumière ? De voyager partout sur la planète pour délivrer ces puissants messages d'Amour émanant de notre Conscience planétaire ? Parce que, chaque jour, cela m'aide à faire ressortir le meilleur en moi-même ! Nous sommes tous en cheminement et l'humanité est à un tournant important de son histoire. Comme la plupart d'entre vous, j'aspire à faire partie de ceux qui participent activement à la Création du Nouveau Monde. Aussi, ai-je décidé de me consacrer entièrement à ma mission : transmettre la Flamme divine de la façon qui me paraissait la plus « évidente »… en mettant mes dons et mes talents naturels au service de l'Énergie !

Bien entendu, comme tout le monde, il m'est arrivé d'avoir des craintes et de me remettre en question. Perfectionniste de nature, j'avais tendance à douter de moi-même, à me dire que je n'étais pas assez compétente, que je n'étais pas assez lumineuse, pas assez sage… Que mon Ego prenait encore beaucoup de place dans ma vie et que mon mental s'agitait encore trop souvent dans tous les sens. Toutefois, j'ai fini par me rendre compte qu'en fait, ce jugement très critique envers moi-même me servait d'excuse pour ne pas m'engager et, ainsi, demeurer dans l'ombre, m'apitoyant sur mon sort. C'est pourquoi j'ai choisi de « prendre le risque » de me rendre disponible.

Et vous, dans quelle discipline avez-vous obtenu votre « diplôme » ? Que ce soit en relation d'aide, en massage, en art, en cuisine ou même en jardinage… faites-vous profiter les gens que vous connaissez de vos précieux talents ou les gardez-vous juste pour vous-même ? Il n'est pas nécessaire de tout bouleverser dans votre vie, de quitter votre emploi actuel, de déménager à la campagne ou de vous ouvrir un centre de santé… À chaque instant vous pouvez faire la différence dans la vie de quelqu'un, ne serait-ce que par un sourire !

Passer à l'action

Vous aspirez à aider les gens ou à travailler en consultation ? Pourquoi ne pas débuter progressivement en faisant bénéficier votre entourage des connaissances que vous avez déjà acquises ? Vous n'êtes pas obligé d'avoir obtenu un doctorat ou de vous louer un cabinet au centre-ville du jour au lendemain : vos proches ont besoin de votre lumière et de vos conseils, ils seront prêts à accepter vos propositions, ne serait-ce que quelques heures par semaine !

Tant de gens ont besoin d'être accompagnés, soignés ou harmonisés énergétiquement… Pourquoi ne pas inviter leurs Familles d'Âmes à les conduire jusqu'à vous ? Ce qui vous effraie, c'est de ne plus avoir un travail stable, encadré, avec une paye régulière. Alors pourquoi ne pas vous mettre au service de Dieu, prendre les Anges pour « patrons » et travailler en collaboration avec votre Famille d'Âmes ? Ainsi, vous ne porterez plus la responsabilité de votre réussite professionnelle : vous vous contenterez plutôt de vous rendre disponible et de laisser agir ceux qui vous soutiennent dans l'invisible… C'est beaucoup plus facile ainsi, je vous l'assure !

Enfin, plutôt que de laisser vos craintes l'emporter, je vous invite à vous remémorer constamment les fois où vous avez réussi à surmonter des difficultés ou à relever avec brio de nouveaux défis, en cette vie ou dans les précédentes. Le temps joue pour vous et non contre vous; la vie vous soutient et l'Univers ne demande qu'à vous combler… il vous suffit juste de le demander !

N'oubliez pas que vous n'êtes jamais seul pour accomplir votre mission de « Rayonneur divin » : tous vos Frères et Sœurs de Lumière, sur la Terre comme au Ciel, sont là, à vos côtés, à chaque instant, aujourd'hui comme demain, comme en 2012 ou en 2287. Vous faites partie de la grande Famille des Êtres de Lumière… depuis des millénaires et pour l'Éternité !

Faire une différence…

Croyez en vous ! Affirmez-vous ! Au besoin, créez-vous un certificat attestant que Gaïa vous a reconnu en tant que thérapeute intuitif ou messager céleste… ou encore dessinez votre arbre généalogique remontant jusqu'à Dieu le Père en personne ! Peu importe, toutes les raisons sont bonnes pour afficher votre « diplôme de réussite » en tant que Travailleur de Lumière et choisir, vous aussi, de passer à l'action dans la sphère d'activité qui vous inspire et vous passionne le plus !

Vous pouvez faire la différence dans la vie de quelqu'un dès maintenant. Vous pouvez participer activement au processus ascensionnel planétaire AUJOURD'HUI MÊME en transmettant votre Lumière intérieure à tous ceux que vous rencontrez. Mais, le plus important de tout : vous pouvez améliorer considérablement votre propre qualité de vie en reconnaissant en vous-même l'Être unique et exceptionnel que VOUS ÊTES RÉELLEMENT !

C'est LE plus beau cadeau que vous puissiez faire à l'humanité : honorer et intégrer votre Lumière divine dans toutes les dimensions de votre Être… et que cela se communique à la planète tout entière !

Diane LeBlanc
Bianca Gaïa
Coach Quintessence, formatrice et messager de Lumière
Auteure du livre « Bienvenue dans la 5e dimension »
Découvrez son parcours et ses écrits sur www.biancagaia.com


Oui à la transformation !

Bonjour à tous et à toutes !

J'ai envie de partager ce que je vis avec vous, qui comme moi, êtes en train de trouver le sens profond de ce que vous êtes.

Je suis présentement dans une grande période de transformation intérieure, un temps de changement majeur dans tous les aspects de ma vie. Je me sens appelée par une toute autre façon d'être et de faire les choses, complètement différente du passé.

Par moments, je ressens de la frustration, de la rage et de la tristesse en moi.

Par moments, je ressens de la frustration, de la rage et de la tristesse en moi.

J'apprends à accueillir toutes ces émotions et ces moments avec amour, douceur et compassion, car elles sont signe de l'émergence de ma vérité. Mon cœur sait où est le véritable chemin et je suis maintenant prête à l'écouter pour vivre dans l'union, l'harmonie, l'amour et l'acceptation.

Puisse votre voix intérieure vous guider à chaque instant de votre vie vers votre coeur!

Myriam, 22 ans.


Mettez votre patron à la porte

Diffuseur d'amour... Dans le souci de montrer sa valeur, on peut se piéger en essayant de faire mieux que les autres. Notre grand besoin de reconnaissance est un aller simple vers le « burn out ».

À trop se voir par les yeux des autres, on en perd sa vision intérieure. En l'absence de celle-ci, il est impossible de se connaître et par le fait même difficile d'être soi-même dans son milieu de travail comme ailleurs. Si vous en êtes rendu là, mettez votre patron à la porte… non pas votre employeur, mais votre ego, ce petit boss qui vous dicte vos actes.

La personnalité se façonne et se gonfle sous l'influence de l'ego qui recherche inlassablement l'admiration et l'amour des autres. À l'opposé, votre nature divine, par le biais de votre âme, a de l'amour à donner; elle en a à revendre. Son amour lui permet de voir ce qu'il y a de mieux chez les gens que vous rencontrez, mais comment arriver à cette vision ? En changeant de lunette !

Ajustez votre lunette intérieure. Remplacez la reconnaissance des autres par votre propre reconnaissance. À cette fin, sur l'oreiller avant de vous endormir, reconnaissez trois bonnes choses que vous avez accomplies en lien avec votre âme. Trois fois où vous avez été à l'écoute de votre nature divine. Au début, il vous sera difficile de trouver ces actions positives. Cela peut être aussi simple que d'avoir fait un sourire à quelqu'un qui en avait besoin. Au fil des jours, des semaines et des mois, vous reconnaîtrez plus aisément les gestes intuitifs suggérés par votre âme. L'accumulation de ces bonnes actions deviendra aussi puissante qu'une goutte d'eau continuelle sur un rocher. Cet exercice répétitif renforcera et précisera votre lien à votre être psychique. Une nouvelle image de vous en tant que prolongement de votre nature divine se façonnera et s'accompagnera d'un bien-être croissant. Étant en contact avec votre origine divine, vous pourrez plus aisément rencontrer Dieu en l'autre.

À ce stade, la compétition en est une avec vous-même. À chaque jour, vous vous appliquez à ressentir davantage votre lien divin tout en accomplissant votre travail. Ayez du plaisir à servir votre âme de votre mieux, non pas dans une obsession perfectionniste, mais dans la récolte de la satisfaction que procure ce lien divin. Vous accueillerez vos erreurs avec patience, douceur et humour sachant qu'elles sont sources d'apprentissage. De vivre l'instant présent améliorera vos relations à l'autre. Il est impossible de communiquer réellement lorsque vous êtes préoccupé; aussi, vous remettrez vos problèmes à votre partie divine sachant que dans l'inconscient, une solution s'amorce déjà. À chaque rencontre, vous reconnaissez ce qu'il a de mieux et de plus élevé chez les gens. Bien que n'étant plus votre but, votre milieu de travail vous témoignera de plus en plus d'appréciation et de reconnaissance, car le monde extérieur n'est que le reflet de notre monde intérieur.

Avec surprise, vous découvrirez qu'il vous est de plus en plus facile d'appliquer une vieille loi anti-compétitive : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». C'est au service de votre âme que, par de petits gestes, vous serez un diffuseur d'amour et assaisonnerez votre quotidien et celui des autres.

Denyse Simard
Métaphysicienne
Croissance personnelle et spirituelle
Longueuil 450 647-2098
www.denysesimard.com
Auteure de « La voix de la voie »
Éditions Quebecor


Oser être soi au travail La rencontre de l’autre

Le travail effectué à l'extérieur est synonyme de créativité, d'efforts, de temps, mais c'est aussi le coeur et la conscience que nous y mettons qui lui donnent le poids et la valeur qu'il a vraiment. En retour d'un travail bien exécuté et selon les critères de l'entreprise, un salaire nous est octroyé, dans la plupart des cas décidé par l'employeur. Ce retour d'argent est-il suffisant à nos yeux ? Faut-il trouver une source de motivation un peu plus élevée pour maintenir notre intérêt et notre enthousiasme, car c'est jour après jour que nous effectuons les mêmes tâches ?

Chacun d'entre-nous avons notre histoire avant d'occuper un poste au sein d'une entreprise. Il n'y a pas que le fait d'avoir été choisi pour un emploi, la route qui nous y a mené est remplie de dépassement, de renoncement et de choix. Les connaissances techniques que nous avons apprises valent leur pesant d'or, car derrière elles se cachent des années d'étude et d'apprentissage cumulées avec des emplois à temps partiel et des emplois d'été.

Sans parler des qualités que nous avons su puiser au fond de nous-mêmes et qui ont été le moteur de notre avancement : la confiance, le courage, la persévérance et ce qui nous incite encore aujourd'hui à poursuivre ce même travail, la ténacité. Savoir apprécier à sa juste valeur les qualités que ça nous a pris pour arriver là, non pour nous en vanter, mais dans le but de nous éviter les fameuses attentes des autres.

L'être que nous sommes a besoin de sentir qu'il est reconnu, apprécié, aimé et il l'attend des autres…Toutes ces attentes que nous projetons à l'extérieur sont stériles et la plupart du temps non comblées ou pas assez à notre goût. De plus, nos compagnons de travail portent eux aussi ces mêmes attentes de reconnaissance, de place, d'amour. C'est le lot de chacun et personne n'y échappe. On peut se faire croire que l'on n'a pas ce problème, cette blessure, mais lorsqu'on gratte un tout petit peu, qu'on se questionne, on réalise qu'on porte cette empreinte, et cette prise de conscience de se l'avouer est le premier pas vers un début de guérison intérieure.

Notre pensée fonctionne à l'envers. Nous attendons des autres qu'ils perçoivent qui nous sommes, notre bonté, notre douceur ou encore notre diplomatie, notre minutie. Alors que c'est à nous de s'y intéresser et de découvrir quelles forces et quelles faiblesses nous habitent. Ce retournement vers soi, cette quête d'identifier les qualités, les vertus qui sont en nous, est un baume qui panse graduellement ce besoin incessant que les autres nous comblent de leur attention. C'est si simple et différent de penser ainsi et en même temps si grand de connaître cette Vérité.

La connaissance de soi joue dans les deux sens, pour soi et pour les autres. En allant à la découverte de qui l'on est par le questionnement et l'introspection, on attend moins des autres leur appréciation ou quoi que ce soit d'autre, car on se saisit un peu mieux, on sait reconnaître soi-même le bien que l'on porte et que l'on apporte tout autour de nous. Ce qui donne du lest aux autres et nous permet d'être plus à leur écoute. Chacun y trouve son compte.

Oser être soi au travail, c'est aussi enlever les différents masques que nous portons pour révéler notre vrai visage et aller à la rencontre de l'autre, pour des discussions vraies et sincères, avec ces collègues avec qui nous passons la majeure partie de la journée. Nous sommes payés pour travailler diront certains, mais s'ouvrir, aller vers les autres, que ce soit pendant les interactions de travail, les pauses, l'heure du dîner, n'altèrent en rien la qualité de notre travail. Au contraire, cela peut même adoucir le climat, apporter de la joie et de la motivation et enlever de la lourdeur. Et de préserver ce début d'intimité en gardant pour soi ce que l'autre partage avec nous, afin d'être digne de la confiance qu'on nous a faite.

Savoir jumeler un travail bien fait et de saines relations créent en nous et autour de nous l'harmonie au lieu de la division. Ce n'est plus le travail obligatoire d'un côté, sans chaleur humaine, et de l'autre côté, la famille et les amis qui ont l'exclusivité du meilleur que l'on est. C'est un équilibre que nous apportons réellement dans le monde.

Ces relations que l'on noue ont de l'importance, car ce n'est pas un hasard que nous sommes en présence des ces personnes. Dans l'Univers Vie, tout est consigné, comme une belle mémoire universelle : les pensées, les paroles, les actions ainsi que les blessures subies ou causées. Et chacun est responsable de ce qu'il a occasionné. C'est ce qui donne de la profondeur à ce que nous vivons, que ce soit dans le cadre du travail ou ailleurs. Il y a une justice plus grande que nous, et ce que l'on fait en bien ou en mal nous est rendu d'une façon ou d'une autre.

La vie est si riche d'expériences pour nous faire progresser vers plus d'Amour, des autres et de Soi. Nous vivons des hauts et des bas, des périodes d'accalmie, et c'est de cette façon que l'on apprend à se connaître, au travers des réactions que l'on a et de notre capacité ou intérêt à en comprendre le message. Le regard que nous portons sur l'événement lui donne sa couleur. C'est cela la Vie : mouvement et changement.

Oser être soi au travail n'est plus seulement de mettre nos talents techniques en commun : nous avons su allier notre pensée à notre cœur, lui qui incline à plus de vérité et de sincérité dans les relations. L'autre n'est plus une source d'indifférence. Il fait partie de notre vie, il a un rôle à jouer, au même titre que ceux qui sont proches de nous. Ce voile que nous avons levé pour émaner la chaleur de notre soleil intérieur redonne à la terre un peu de sa noblesse d'antan, ce qu'elle était à l'origine, une Terre de Lumière.

Florence Garneau
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Le grand défi de l’authenticité

L'authenticité est une porte essentielle pour accéder au bonheur. À la maison, ça va ; avec les amis, c'est déjà plus difficile. Mais au travail, alors là, c'est une toute autre paire de manche, car c'est souvent à cet endroit que l'on sera le plus enclin à porter des masques pour plaire aux autres, pour satisfaire aux attentes du patron, pour faire bonne impression devant le client, etc. Mais en a-t-on toujours envie ? Et où se trouve l'équilibre dans tout ça ?

Quand on sent le besoin de porter un masque pour plaire aux autres, qu'on exécute des pirouettes à n'en plus finir pour se faire aimer de notre entourage - incluant le patron et les clients -, c'est le signe qu'on n'est pas suffisamment fidèle à soi-même. Tout ce qu'on peut faire dans la vie pour se faire aimer vient du simple fait qu'on ne s'aime pas suffisamment et qu'on croit que c'est les autres qui doivent le faire pour nous. C'est normal, on est tous humain…

L'authenticité nous permet d'être enfin nous-mêmes en toutes situations. Quand je parle d'authenticité, je parle évidemment de transparence. Et avant d'être transparent vis-à-vis des autres, vous conviendrez qu'il faut d'abord l'être avec soi. Donc, cessons autant que possible (car ce ne l'est pas toujours) de faire le caméléon et de changer de masque au fil des situations et des gens rencontrés durant une journée, au bureau comme chez-soi. Nous sommes nés avec un corps particulier, un caractère bien à nous, et des habitudes de vie qu'on nous a inculquées. C'est avec ces traits précis de notre personnalité que nous devons donc avancer dans la vie. Bien sûr, tout peut changer en cours de route et c'est même tout à fait souhaitable. On peut certes améliorer certaines choses en nous, modeler et améliorer notre caractère, changer notre physique même. Par contre, le rythme de notre évolution dépendra invariablement de notre degré d'acceptation de soi. Au fil de celle-ci, les grands changements se produiront tout seuls, sans effort ni souffrance, sans thérapie interminable ni régime drastique.

Si nous sommes tels que nous sommes aujourd'hui, c'est que c'est ainsi que nous devons être. L'être foncièrement heureux n'a plus aucune raison de porter de masque. Au travail, à la maison, dans ses relations interpersonnelles, il sera toujours le même. Ce n'est pas tout à fait ce que la société nous a montré, n'est-ce pas ? Vous n'avez qu'à vous rappeler lorsque vous étiez plus jeune, tout ce que vous ne pouviez pas faire ou dire en présence de tel ou tel oncle ou tante. Vous en auriez long à dire, n'est-ce pas ? L'enfant est transparent de par sa nature profonde, et nous devrions être à son image, au risque de déplaire à certaines personnes. Bien sûr, cette transparence peut paraître utopique à certains, car on nous a toujours fait comprendre de ne pas dire certaines choses si on voulait être aimé.

Un des secrets du bonheur consiste donc à oser montrer aux autres, comme à nous-mêmes, qu'une seule personnalité.

Vous connaissez peut-être des gens qui, au bureau, sont doux et réservés, mais dès qu'ils franchissent le seuil de leur maison, peuvent devenir désagréables, voire violents, envers leur conjoint ou leurs enfants. L'authenticité est pourtant l'une des qualités les plus prisées dans le monde. Ce que nous apprécions le plus chez les autres, c'est d'ailleurs ce que nous voudrions posséder nous-mêmes. Osons donc faire preuve de transparence en tout, montrer aux autres notre vrai visage, et cela, que ça leur plaise ou pas. Au début, il est normal d'être maladroit à cet exercice. Par contre, soyez assurés que même si certains prétendus amis se permettent de vous juger, les véritables, eux, commenceront à vous apprécier davantage et à votre juste valeur.

Les meilleurs patrons sont ceux qui savent utiliser à bon escient les qualités intérieures de leurs employés au lieu d'essayer de les changer.

Tout au long de mon cheminement, j'ai rencontré nombre de personnes à la réputation plus qu'enviable, mais qui agissaient à l'opposé de ce qu'elles prêchaient - remarquez que je l'ai peut-être fait moi aussi... La plupart d'entre eux ont fini par se retrouver seuls sur leur île de plus en plus déserte, ou ils ont succombé au piège du pouvoir et de l'argent. Aujourd'hui, je ne les juge plus, car je sais qu'ils sont de grands maîtres en devenir. Ils ont été happés par les tentacules de l'ego et se sont donné comme défi de gérer le pouvoir sans s'y perdre. Tout un défi ! Qu'ils réussissent ou non, cela n'a pas de réelle importance. S'ils ratent leur sortie, ils reprendront peut-être un jour où ils étaient rendus... Si vous voulez répandre autour de vous des perles que vous avez acquises par vos expériences de vie, n'essayez pas de le faire uniquement par la parole.

Souvent, le seul fait de se contenter d'« être » est suffisant pour transmettre vraiment ce que nous voudrions enseigner. Et le bureau est l'endroit idéal pour commencer…

André Harvey
Auteur de 17 livres dont le best-seller « L'ultime pardon ». Pour approfondir ce texte, consultez son livre/disque intitulé « Les sept portes du bonheur », que vous trouverez avec ces autres livres en librairie (Messageries de presse Benjamin).
Il vient de faire paraître un nouveau livre disque intitulé « En route vers l'illimité ».
Conférences et récital sur demande.
Contactez-le pour un événement dans votre région.
www.andreharvey.info


Être heureux au travail, est-ce encore possible ?

Que ce soient comme salariés ou en professions libérables, beaucoup d'entre nous se demandent : mais pourquoi est-il si difficile d'être heureux au travail ? Pourquoi y a-t-il dans le monde de l'entreprise autant de tensions, de malentendus, de violences cachées ou plus manifestes ? Pourquoi les relations entre personnes qui travaillent ensemble sont-elles si conflictuelles, si peu apaisées ? Pourquoi tant de mal être sans qu'il y ait nécessairement du mal faire ?

Il y a bien sûr dans les relations professionnelles, tous les ingrédients pour un épanouissement possible, une réalisation de soi-même acceptable, beaucoup de satisfactions peuvent être engrangées au delà de certains problèmes inévitables ou de difficultés imprévisibles, liées à la nature même du secteur professionnel dans lequel on travaille, aux fluctuations du marché, aux aléas de la productivité.

Mais ce qui frappe le plus quelqu'un d'extérieur à une entreprise donnée, c'est la répétition de certains malentendus, la persistance de conflits ouverts ou latents, la présence de malaises ou mal être qui traversent, polluent le quotidien de l'un ou l'autre des services, ou d'un ensemble humain dans un même espace. Chacune de ces tensions, de ces difficultés, de ces malaises sera plus ou moins facile à gérer ou à résoudre, mais toutes sont « énergétivores » et demandent des réajustements permanents qui décentrent ou déstabilisent les personnes directement ou indirectement concernées.

Aujourd'hui, avec l'inquiétude latente qu'il y a autour de l'avenir (crise économique, et violences environnementales), il y a beaucoup, beaucoup de souffrances dans le monde de l'entreprise. Les médecins du travail en témoignent avec leurs moyens, (même s'ils ne sont pas toujours entendus) et des marqueurs comme la fréquence des passages à l'acte somatiques qu'on peut appeler aussi accidents du travail, l'augmentation de l'absentéisme, du burn-out (épuisement), la consommation d'antidépresseurs et d'anxiolectiques, sont de plus en plus repérables.

Disons d’abord que la plupart de nos relations professionnelles ne sont pas choisies. Ce sont à de rares exceptions près (comme dans les professions libérales) des relations imposées. Ce qui veut dire que nous devons nous confronter à des attentes, à des demandes ou à des refus qui peuvent blesser notre sensibilité, nos valeurs, heurter nos convictions, nous mettre en danger par rapport à nos croyances.

Ensuite, on peut observer que les relations professionnelles doivent faire cohabiter quatre registres de communications très interdépendants, qui peuvent se révéler parfois antagonistes.

* Le registre fonctionnel qui concerne le « bien faire ». Bien faire ce pour quoi nous avons été engagés, ce pour quoi nous sommes payés.

* Le registre hiérarchique : qui concerne le « se sentir bien » à l'intérieur d'un rapport de forces qui ne nous est pas toujours favorable. Les relations hiérarchiques, (que nous soyons en haut, au milieu ou en bas) renvoient toujours aux relations infantiles avec les personnes en autorité de notre histoire.

* Le registre interpersonnel qui concerne le « se sentir bien avec les autres », avec ses collègues immédiats et son entourage professionnel.

* Le registre intra personnel qui concerne le « se sentir bien avec soi-même ». Ce dernier registre est, la plupart du temps, complètement nié dans les entreprises. On vous le dit clairement et parfois brutalement : « si tu as des problèmes, va te faire soigner ailleurs, nous on est là pour bosser ensemble, pas pour câliner son ego ou se masturber avec son inconscient ! ...».

À tout cela s'ajoutent les non-dits et la prolifération de la communication indirecte qui se transforme rapidement en commentaires, en étiquettes déposées sur certains, en rumeurs qui vont empoisonner tout un service. Il y a des tensions émotionnelles qui vous envahissent, quand vous apprenez d'un autre (jamais en face-à-face) , ce que untel ou untel pense ou dit de vous.

Comme il y a chez la plupart d'entre nous une aspiration au bonheur, sinon à un mieux vivre, certains vont donc rechercher des moyens concrets pour accéder à un mieux-être, qui permettent d'être plus heureux au travail.

Rappelons que le bonheur n'est pas un état permanent mais une aspiration vers une harmonie intérieure, un accord entre nos attentes et les réponses de notre environnement.

Un point très important et cependant trop souvent méconnu de la plupart d'entre nous, c'est d'ignorer que nous attendons implicitement de la part de notre entourage professionnel qu'il entende (surtout) et (parfois) réponde à nos besoins relationnels.

Souvenons-nous des sept grands besoins relationnels qui sont à l'origine, quand ils ne sont pas entendus, respectés ou comblés, de la plupart de nos malaises, conflits et frustrations :

* Besoin de se dire : de se dire avec des mots qui sont les nôtres. Et cela dans différents registres (au niveau des idées, des ressentis, des sentiments, du faire, des croyances, des émotions, de nos besoins et désirs).

* Besoin d'être entendu dans l'un ou l'autre des registres que nous privilégions.Ce qui ne veut pas dire que l'autre doit être d'accord, mais nous attendons implicitement de lui, d'être reçu dans ce que nous disons.

* Besoin d'être reconnu, tel que nous sommes et pas seulement pour ce que nous faisons, mais aussi pour ce que nous sommes comme personne.

* Besoin d'être valorisé. Bien sûr à travers un salaire, mais au delà, par des mots d'encouragement, par des confirmations, par des attentions particulières.

* Besoin d'intimité qui donne une sécurité. On le voit dans les bureaux dits paysagers où travaillent ensemble 30 ou 60 personnes, chacun a besoin de recréer avec une photo, une plante, un bibelot un espace plus personnalisé, bien à lui.

* Besoin de créer et d'influencer notre environnement immédiat. D'avoir le sentiment, que nos propositions, nos suggestions pour améliorer tel ou tel aspect de notre travail ne tombent pas aux oubliettes, que nous existons et sommes reconnus comme sujet.

* Besoin de rêver : De rêver que demain sera meilleur qu'aujourd'hui et après après-demain meilleur que demain. Ce dernier besoin est violenté aujourd'hui dans le monde du travail, par l'insécurité autour de l'emploi, par l'inquiétude avec laquelle nous colorons l'avenir.

Nous avons donc plus de chance d'être satisfaits, sinon plus heureux, quand nous avons le sentiment que nos besoins relationnels sont respectés.

Un autre point important, c'est de reconnaître qu'il y a un problème de vases communicants entre le monde du travail et celui de la vie personnelle, conjugale ou familiale.

S'il y a des dérapages, des tensions, des situations conflictuelles dans notre vie professionnelle, cela se répercute sur la vie personnelle et vice versa !

On peut se demander comment faire disparaître, ou atténuer ces éléments perturbateurs. Un des chemins possibles serait, pour les générations à venir, à plus ou moins long terme, d'enseigner la communication relationnelle à l'école comme une matière à part entière !

Mais en attendant cette révolution majeure, chacun d'entre nous pourrait intégrer, au quotidien, deux prises de conscience :

* reconnaître que nous sommes tous des infirmes de la relation et donc de cesser d'accuser les autres, le gouvernement ou le ciel et accepter de prendre ainsi la responsabilité de reconnaître que nous avons un handicap énorme, celui de croire que nous savons mieux que les autres ou que c'est nous qui avons raison ! Essayons d'imaginer aujourd'hui, la circulation automobile où chacun conduirait en fonction de ses propres règles, de ses désirs et de ses peurs ! Nous avons là une image réaliste de ce qu'est la communication aujourd'hui ! Chacun étant persuadé qu'il sait lui, communiquer ! Ainsi à partir de ce constat :

* accepter d'apprendre quelques règles d'hygiène relationnelles communes et prendre l'engagement de les mettre en pratique au quotidien. Elles sont énoncées dans un tout petit livre, que j'ai écrit en son temps pour mes enfants : Heureux qui communique (Pocket). Et même si certains peuvent continuer à les ignorer (comme certains transgressent les règles de la conduite routière), il est toujours possible de les appliquer au jour le jour non seulement dans son cadre professionnel mais également dans sa vie personnelle.

Il n'y a pas de stratégies à proprement parler et encore moins de recettes simples pour réconcilier travail et épanouissement personnel. Bien sûr on peut faire « des stages de formation, de sensibilisation, de résolution des conflits, de prise de décision » et cela se fait aujourd'hui dans beaucoup d'entreprises par le biais de la formation continue. On peut aussi s'appuyer sur un coach qui nous accompagnera pour nous permettre de mieux utiliser nos ressources ou d'être confronté à nos limites.

Mais l'enjeu à redéfinir pour chacun est plus complexe, plus profond.

Il y aurait un engagement intime à prendre envers soi-même : celui d'apprendre à mettre en commun autour de 4 points et cela à travers une communication directe (de personne à personne) : oser demander, oser donner, oser recevoir et oser refuser.

En reconnaissant que nous sommes toujours trois dans un échange : l'autre, moi et la relation. Et que si cette relation est importante elle doit faire l'objet de soins, de respect et de cohérence.

Il ne suffit pas de s'interroger sur les conséquences douloureuses, antiéconomiques, violentes de l'anticommunication galopante qui existe dans la famille, dans le couple, à l'école et dans le monde des loisirs , sur les conflits interpersonnels, les sabotages relationnels ou la mauvaise utilisation des ressources réelles des personnes dans le monde du travail ou la vie civile. Il faudra aussi accepter quelques renoncements et ajustements.

* Comme de renoncer à pratiquer la communication indirecte en prenant le risques de dire directement à la personne ce qui la concerne.

* Comme d'arrêter de parler sur l'autre (de faire des discours sur lui, de porter des jugements de valeurs, de lui dicter ce qu'il devrait faire ou pas faire) mais prendre le risque de parler à l'autre. Et parler à l'autre revient à parler de soi (dire mon point de vue, mon ressenti, mon intention).

* Comme de visualiser que toute relation a deux bouts et que chacun est responsable de son bout. Donc de renoncer à vouloir gérer le bout de l'autre !

* Comme d'arrêter de penser à la place de l'autre (qu'il ne comprendra pas, qu'il va nous en vouloir, qu'il ne peut pas faire) et donc d'oser échanger en s'affirmant, en se positionnant, en mettant en évidence les points communs comme les différences et en invitant l'autre à faire de même.

* Comme de renoncer au plaisir de l'affrontement (vouloir avoir raison sur l'autre) pour pratiquer la confrontation ( passer de l'opposition à l'apposition !).

Quand il y a du plaisir à aller au travail, à travailler ensemble, en sachant qu'il est possible d'échanger, de partager, bref de mettre en commun autour d'un ensemble de règles d'hygiène relationnelles communes, on n'est plus un simple exécutant mais on devient un collaborateur engagé, capable d'offrir le meilleur de lui-même et d'avoir ainsi l'opportunité de rencontrer le meilleur de l'autre.

Jacques Salomé
Auteur de plusieurs livres dont : « Et si nous réinventions notre vie ». Ed du Relié, « Aimer c'est plus que vivre ». Ed Trédaniel, « A qui ferais-je de la peine si j'étais moi-même ». Ed de l'Homme.
www.j-salome.com
Livres ressources : *Oser travailler heureux. Albin Michel *Pourquoi est il si difficile d'être heureux. Albin Michel.*T'es toi quand tu parles. Pocket
www.j-salome.com et www.institut-espere.com


Être soi-même pour contrer le bitchage ! Chapeau

Demeurer soi-même au sein de son milieu de travail n'est pas chose facile. Pourtant, l'effort en vaut le coup ! Parmi les nombreux avantages, celui de défier le bitchage demeure très salutaire par les temps qui courent.

En considérant le nombre d'heures passées au bureau avec les collègues, il va de soi de conclure que notre vie professionnelle représente un apport plus qu'important dans notre univers. Voilà pourquoi nous avons tout à gagner de demeurer nous-mêmes, sinon notre rôle d'« acteur » devient lourd, notre personnage nous pèse avec les années. Par ailleurs, s'amuser à jouer à quelqu'un que nous ne sommes pas offre une emprise incroyable pour les âmes tristes qui cherchent à saboter leur entourage.

S'imposer tel que nous sommes au sein d'un groupe

Selon les intérêts personnels de chacun, il est fréquent d'observer que de petits groupes se forment soit à l'arrivée le matin, aux pauses-café ou à l'heure du lunch. Ce principe d'attroupement, qui se transforme parfois en meute, est tout à fait normal, notre côté animal… Pourtant, ce qui l'est moins, c'est lorsque l'on se laisse influencer par le plus fort de la meute afin de se ranger à l'opinion de la masse. Avant de fraterniser avec un groupe, voyons si l'idée générale véhiculée n'entre pas en conflit d'intérêt avec nos valeurs profondes. Ce mécanisme de vérification se déclenchera automatiquement si nous savons demeurer, autant que faire se peut, en harmonie avec nos propres valeurs et nos convictions. Ceci nous permet de lutter contre l'envie - initiée par notre subconscient -, d'adhérer à un clan quelconque afin d'éviter le rejet à tout prix. Dans le cas où nous décidons de nous immiscer au sein d'un groupe, il faut savoir le faire de manière honorable, c'est-à-dire en nous présentant tel que nous sommes.

Est-il nécessaire de rappeler que le fait de défendre nos valeurs et nos positions impose, par le fait même, un certain respect de la part de nos collègues ? Évidemment, il est préférable d'exposer nos points de vue et de prendre position sans agressivité ni frustration et de manière honnête. Prendre position en respectant ses convictions profondes peut sembler laborieux au début, mais il s'agit d'intégrité, qui justement a peut-être été négligée jusqu'à ce jour. Protéger notre intimité et assurer notre intégrité

Lorsque nous nous mêlons à un groupe, il n'est pas rare de remarquer qu'un sujet de conversation glisse tout à coup vers du placotage contre un absent. À première vue, les commentaires peuvent paraître inoffensifs et il est tentant d'emboîter le pas. Cependant, en revenant plutôt à nos propres valeurs, nous nous rendons compte que nous sommes en désaccord avec les propos énoncés et même aurons-nous le goût de défendre l'absent, ne serait-ce que par principe de justice. Il s'agit d'une excellente manière de contrer le bitchage et cela contribue à nourrir une ambiance saine au bureau pour nous, nos collègues et notre employeur. De plus, cela peut éviter de devenir une cible un jour ou l'autre.

Être soi-même n'est pas synonyme de « grand livre ouvert », au contraire. Puisque nous passons le plus clair de notre temps avec les collègues, la tentation est grande de nous révéler et d'ouvrir des pans de notre vie secrète, ne serait-ce que pour alléger notre fardeau. Sachons que ceci n'est pas la meilleure chose à faire. Nous devons, le plus possible, demeurer nous-même en étant ouvert aux autres sans les laisser pénétrer dans notre jardin secret, comme une porte toute grande ouverte sur notre vie personnelle.

Savoir départager la vie privée de la vie professionnelle n'est pas aisé à cause justement des heures passées au travail, soit au bureau ou à la maison. Incidemment, nos collègues deviennent rapidement nos complices ou nos ennemis. Être soi-même veut également dire avoir suffisamment confiance en soi pour effectuer des choix judicieux de fréquentation afin de ne pas simplement se laisser choisir par les plus puissants.

Soyons conscients que notre milieu de travail représente une microsociété dans laquelle nous devrons œuvrer, et il est de notre responsabilité d'apprendre à frayer avec les différentes personnalités de notre entourage sans nous perdre, sans nous noyer ou, pire, se faire noyer. Une méthode assez efficace est de demeurer le plus possible professionnel en évitant de déverser dans de grandes émotions.

L'honnêteté demeure notre meilleure arme

Utilisons un exemple bien concret : si nous apprenons qu'un collègue parle contre nous, le meilleur moyen de retrouver notre équilibre est certainement d'aller directement à la source pour vérifier l'information. Ce geste fait appel évidemment au courage, ce qui n'est pas toujours simple, mais nous respectons notre intégrité en plus d'agir rapidement sur la situation. La volonté, ouvertement démontrée, de gérer un conflit fait souvent perdre pied à l'assaillant. Ainsi, on ne lui offre d'autre choix que d'être à son tour honnête sinon de revoir son tir. L'authenticité désarme… malheureusement, nous négligeons très souvent cette arme non violente et fort simple à utiliser.

Demeurer soi-même nous protège contre d'éventuelles attaques de la part des âmes tourmentées, car l'emprise devient presque inexistante. En étant soi-même avec nos collègues, nous plaçons ainsi les cartes sur table : le jeu devient honnête et sans ambiguïté. La force serait-elle issue de l'authenticité ?

Marthe St-Laurent
Conférencière et auteure de « La femme sexuée » et de « Ces femmes qui détruisent les femmes - Les ravages du bitchage », Béliveau éditeur.
www.marthestlaurent.com


Un point d’honneur d’être soi au travail

Pouvons-nous vraiment être nous-même au travail ? Sommes-nous même en mesure d'y parvenir ? Est-ce l'idée d'être confrontés à de plus grandes difficultés plutôt qu'à des résultats positifs qui brouille nos cartes. Devrions-nous apprendre certaines règles, les suivre et les appliquer ?

Renversons plutôt les questions. Quelles seraient les répercussions si nous choisissions de jouer un rôle tout autre que le nôtre ? Décider d'éviter l'authenticité afin de nous protéger, serait-il admissible ? Serait-ce un comportement à favoriser pour réussir ? Impossible de jouer plusieurs rôles.

Personne ne peut jouer plusieurs rôles durant une même journée, pendant une semaine entière, voire même un mois. Être différent au travail, à la maison ou avec des amis est source d'ennuis et de conflits; l'acteur principal se créera lui-même des problèmes tout en s'attirant probablement certaines mésaventures, des pertes, ou pire encore, il rencontrera de grandes tristesses. C'est pourquoi toujours tendre vers l'authenticité et être soi-même est une avenue à explorer.

La définition de l'authenticité

Dans le grand dictionnaire, le mot « authentique » est défini tel que suit : Qui est original, qui n'a pas été modifié, ni falsifié. Chaque individu de par sa nature est unique, ce qui nous amène à penser qu'il est un atout important pour son entreprise. Il sera en mesure de véhiculer de nouvelles idées, concepts ou façons de faire qui lui seront bénéfiques tout en servant les objectifs de l'entreprise. Mais comment conserver cette authenticité au fil du temps ?

Comparons les heures passées au travail et celles en vacances

En principe, nous pensons qu'il s'agit de deux périodes bien distinctes. Mais regardons-les de plus près et nous verrons qu'elles se ressemblent sur plusieurs points. Pourquoi ? Autant au travail qu'en vacances, nous serons appelés à faire certains travaux sans pouvoir y échapper. En vacances nous aurons des tâches à exécuter : par exemple si nous sommes en camping, il nous faudra monter la tente, chercher du bois, préparer les repas et j'en passe. En voyage, il nous faudra faire des choix, effectuer toutes sortes de recherches, établir notre itinéraire, s'informer pour les bonnes directions, réserver un hôtel, des restos et autres, etc… Malgré ces menus travaux, jamais personne n'osera nier qu'il est en vacances.

Au travail, c'est exactement la même chose. Nous connaîtrons des moments de vacances, de repos, de détente, de plaisir, et de douceur. Sur la route du travail, on pourra observer la beauté du trajet. Aux pauses-santé, apprécier un entretien avec un collègue. Préparer un dossier particulièrement motivant peut aussi nous apporter beaucoup de satisfaction; ou rencontrer un client intéressant, entre autres. Nous sommes plus souvent qu'autrement en courtes périodes de vacances. Et c'est génial ! Le remarquer facilite de beaucoup la vie au travail. Tout devient plus simple, aisé, amusant, peut-être même moins décourageant et stressant. En savourant chacun de ces moments de vacances qui nous sont offerts, nous sommes mieux disposés à être authentiques. Les moments, pourtant nombreux, à travailler pendant nos vacances, passent souvent inaperçus. L'opposé est aussi vrai. Les moments de grâce et de vacances pendant nos périodes de travail, passent également inaperçus mais cette fois-ci à notre détriment. Il nous faudra donc apprendre à les vivre consciemment, à les identifier et surtout à en profiter. Ces minutes précieuses nous feront un grand bien, et favoriseront notre créativité. La fatigue et le stress diminués par ces courtes pauses de vacances aideront notre corps et notre esprit à répondre différemment. Il nous sera plus facile de jouer la carte gagnante, celle d'être et de vivre. Et nous serons plus authentiques.

Rajouter cette notion de vacances à chaque jour n'est pas à dédaigner. Mais comment faire ? Changer nos croyances serait-il une piste intéressante pour y parvenir ? N'est-il pas utile, aidant et agréable de croire que chaque jour nous apportera son lot de bonheur, de joie et de détente aussi bien au travail qu'en vacances ? Faisons l'exercice de nous amuser à vérifier certaines de nos croyances, et privilégions les plus profitables et les plus satisfaisantes. Nous nous autoriserons alors plus facilement le droit et la capacité d'être en vacances chaque jour. Nous nous permettrons de reprendre notre seul et unique rôle dans chacune de nos fonctions, que ce soit mère, épouse, employée, femme d'affaires, amie, confidente, père, époux, employé, homme d'affaires, ami, confident. Et notre vie s'en verra doublement enrichie et améliorée.

Les entreprises ont déjà réagi

D'ailleurs cette stratégie de vacances quotidiennes n'a rien de nouveau. Les entreprises l'ont instaurée depuis déjà un certain temps. Ne sont-elles pas de plus en plus nombreuses à nous offrir des salles de gym, ou de ressourcement offrant des jus santé, des chaises confortables, des services de conciergerie, etc.

Pourquoi les entreprises s'affichent-elles plus coopératives, davantage à l'écoute de leurs employés et certainement moins limitatives avec leurs employés ? Parce qu'elles estiment qu'un employé content a plus de chance de générer de meilleurs résultats. Et des employés valorisés et appréciés, sont plus susceptibles de créer et d'être eux-mêmes.

L'entrepreneur et l'employé auront tout à gagner à valoriser la confiance et les efforts de chacun pour de meilleurs résultats : deux ingrédients nécessaires à une recette gagnante. À nous d'être sincère et de rester nous-même à chaque instant, autant dans la vie quotidienne qu'ailleurs. Travaillons comme si nous étions à chaque jour en vacances, et nous serons portés vers la réussite autant professionnelle que personnelle.

Hélène Turmel
Auteure du livre : « 365 jours de vacances par année ». Elle donne des conférences sur trois thèmes différents soit : Le moment présent, La loi de la manifestation, et Comment être en vacances 365 jours par année. Elle est également coach de vie sur La Loi de la manifestation, et sur Comment attirer le grand amour (pour ceux à la recherche de l'âme sœur). Elle offre aussi des formations privées ou en groupe, sur les mêmes thèmes.
www.365joursdevacances.comturmelh@videotron.ca.


La paix de l’âme et le cheminement professionnel

Dans nos sociétés occidentales nourries par la compétition et la concurrence, la tendance est de croire que l'on est ce que l'on fait. Or dans la vie tout est changement, et cette impermanence se reflète en nous et en dehors de nous. Dans un siècle de grands bouleversements, comment rester en contact avec soi tout en s'adaptant à ce que la vie nous offre pour évoluer, personnellement et professionnellement ?

Quel que soit le domaine dans lequel on travaille, on retrouve ces questionnements : j'aimais mon travail, mais c'est fini, que vais-je devenir ? ou bien, je n'aime pas mon travail, je l'endure et que puis-je faire d'autre, même si j'en change ? Dans ces interrogations opposées, la question d'identité reste au centre du sujet : qui suis-je en dehors de l'adversité de ma vie… professionnelle ?

Accepter son identité, c'est prendre l'engagement de se reconnaître dans chaque situation, avec humilité et compassion. C'est le moyen d'avoir du pouvoir sur soi et ça change bien des choses, car on va chercher les réponses à l'intérieur de soi, pas à l'extérieur.

Pour ma part, j'ai bien longtemps pensé que j'étais ce que je faisais, et comme je n'aimais pas mon travail, j'étais malheureuse. Je m'identifiais à mon malheur, j'avais honte de moi et une question me revenait sans arrêt : « où est ma place » ? Désespérée de ne pouvoir éprouver un sentiment d'accomplissement qui me fasse passer du rôle de victime « qui subit ce qu'elle fait » à celui d'adulte « qui a du pouvoir » sur ce qu'elle souhaite faire, j'errais dans des énergies négatives attirant inévitablement des expériences exténuantes et destructrices. Puis un jour j'ai décidé de travailler d'arrache-pied sur moi, autant que pour les autres. Ainsi…ma vie a changé.

Être dans sa voie, comprendre intrinsèquement ce que l'on doit faire ici sur terre, quel bonheur ! Bye bye dualité, me direz-vous alors ? Non, les doutes quand tout ne roule pas comme on le pensait, les remises en questions face à la difficulté de changer de chemin sont là aussi… Et là on se dit : « Encore ? ». Oui encore, mais pas pour les mêmes raisons car on avance, on chemine et ces questions valident ou infirment si oui ou non nous voulons poursuivre dans cette voie. Le talent, c'est du génie plus du travail et un changement d'ADN ne se fait pas en 24 heures, ce sont des milliers de cellules qu'il faut reconstruire.

En quête ou sur notre chemin, l'adversité est là pour valider notre foi en nous-mêmes. Cela implique de regarder les deux cotés de la médaille de la même pièce que nous sommes. Pourquoi ? Parce que ce n'est pas en regardant uniquement vers la lumière que l'on va vers la lumière, c'est aussi en parlant avec le démon qui est en nous que l'on se propulse vers le rayonnement. Comme dans le Tao, dans la partie blanche il y a un point noir et dans la partie noire il y a un point blanc. Les deux participent à notre évolution. Dans la turbulence, le défi est de continuer à croire en soi, donc à s'aimer. Et l'un de nos plus grands outils, c'est la communication avec notre démon intérieur, qui nous balance d'une porte lumineuse à une porte noire sans entrer ni dans l'une ni dans l'autre, pour nous installer dans une zone grise appelée « mal-être » ou souffrance.

Alors maintenant, plutôt que de fuir ce consciencieux travailleur de la noirceur qui me dévalorise, je lui parle et je l'écoute, parce qu'il en a besoin et moi aussi. Ainsi, je le démystifie, je l'exorcise.

Car ce que nous souhaitons par-dessus tout, c'est trouver un sens à ce que nous faisons, profondément, à l'intérieur de nous. Si ce que je fais à un sens pour moi, même dans un environnement chaotique, je m'installe dans un espace à l'intérieur de moi qui a un axe que je définis en fonction de mes priorités et de mes propres valeurs. Ça s'appelle la paix intérieure et ça n'a pas de prix.

Isabelle Sarne
Professeure certifiée de Hatha Yoga
Directrice du Centre de Yoga Gayatri
www.yogagayatri.com
514-273-9642


Être soi au travail, une question d’intégrité

La vie professionnelle nous offre une place dans la société tout en nous forçant à nous positionner en permanence face aux autres (collègues, patrons, partenaires, etc) et face à nous-mêmes. Sommes-nous à la bonne place ? Où mettre la limite dans les compromis à faire au quotidien ? Est-ce que nos tâches correspondent à nos compétences ? Notre milieu professionnel est-il vraiment porteur, nous permet-il de développer notre plein potentiel ?

Nous ne faisons pas toujours cet exercice de positionnement de façon consciente. Souvent, c'est la conformité à l'air du temps, à certaines règles non écrites qui l'emporte et peut, dans certains cas extrêmes, emporter notre équilibre, voire notre santé. La logique qui prévaut aujourd'hui dans nos sociétés occidentales est celle de la rentabilité, de la performance, de la reddition de comptes. L'équilibre travail-famille, l'expression de sa mission de vie, de sa créativité, de ses intérêts ne correspondent guère à la réalité. On en parle plus qu'on ne les met en pratique. Quelle est donc la part du choix des individus dans leur travail ? Les beaux thèmes évoqués ci-dessus sont souvent contrebalancés par d'autres qui, eux, traduisent un vrai malaise : stress, absentéisme, présentéisme, épuisement voire carbonisation professionnelle (le fameux « burn out »)…

Voilà pourquoi je m'interroge en osant faire une analogie avec des situations décriées à d'autres époques. En effet, sommes-nous si loin de ce que Karl Marx appelait l'aliénation du travail ? Bien sûr, le contexte du début de l'ère d'industrialisation différait de celui qu'on vit présentement… Les industriels utilisaient davantage la force physique de la main-d'œuvre. Cette dernière incluait même les enfants, était peu éduquée, s'épuisait, n'avait que peu de recours face au patronat. Les gens travaillaient comme des bêtes et gagnaient une misère à la sueur de leur front. C'était Zola. Ces situations ont déclenché des mouvements ouvriers, de véritables luttes sociales qui ont débouché sur une série de droits (temps de travail et de vacances réglementés, salaire minimum, sécurité, etc.) que nous considérons comme « acquis » aujourd'hui. Si les conditions diffèrent pour la moyenne des occidentaux, il me semble que l'autonomie des individus n'est pas plus garantie qu'à l'époque. Il existe des formes plus insidieuses d'aliénation (mentale, morale) qui n'en sont pas moins réelles. Sous une forme plus ou moins déguisée, c'est le modèle de l'entreprise qui règne en maître aujourd'hui. Nous vivons donc à l'ère d'un jargon creux, celui des séances de « coaching, team-building, e-learning » dans le cadre de « plans, stratégies, orientations » pour offrir des services « personnalisés » qui ont pour but de remettre un tant soit peu d'humain dans le déshumanisé total… L'auteur Corine Maier, dans son pamphlet « Bonjour paresse », décrit bien l'idéologie de la culture d'entreprise et son emprise pernicieuse sur les masses salariées.

Il est difficile de contester cette logique. Chacun fait donc des compromis en trouvant des solutions individuelles pour s'épanouir malgré le manque d'intérêt ressenti face à son travail ou pour contrer le trop-plein de stress qu'il y vit… Yoga, entraînements variés sur machines diverses, séjours dans des spas, jardinage, patin, marche nordique, et j'en passe. Sans nier l'intérêt de ces activités, sont-elles autre chose qu'un dérivatif, qu'un pansement sur une jambe de bois, une goutte d'eau dans l'océan ? Ces gestes isolés ne sont-ils pas dérisoires face à l'idéologie capitaliste, la logique implacable du « toujours plus, toujours plus vite » ? Qu'en est-il du lien social, du projet de société dans laquelle on vit ? Passés aux oubliettes, ces projets passent pour aussi ringards que le syndicalisme ou le féminisme…

À mon sens, s'il est une solution individuelle, elle doit comporter un aspect réflexif et une dimension éthique. Cette solution est une nouvelle forme de lutte, de combat. C'est celui de l'intégrité. Par intégrité, j'entends l'effort conscient de rester soi, de se respecter dans ses valeurs, dans ses forces et ses limites. C'est tout un programme. Sans l'intégrité, soumis à l'idéologie dominante et la pression du groupe, l'individu se perd, se soumet ou abuse de son pouvoir. Il perd ce qu'il y a de plus précieux en l'humain. Sans l'intégrité, l'influence devient manipulation, la recherche compulsive de valorisation, un manque de dignité. Être intègre, c'est donc être fidèle à soi-même, être libre, rendre service sans être servile. C'est un défi quotidien. L'œuvre d'une vie.

Sophie Dassy


La Souveraineté de l’être

Une question sociale au diapason de toute l'humanité.

C'est à une Révolution que nous sommes appelés, car le réel changement vient de l'intérieur tant pour les êtres que pour les collectivités.

Pour moi, oser être soi au travail rejoint oser être soi dans ma communauté, dans ma société, et dans mon humanité, puisque mon travail c'est d'écrire pour une plus grande réalisation de tous, tout particulièrement dans l'espace québécois, pour finalement en arriver à une véritable réalisation collective du Québec proprement dit.

En effet, j'écris pour que les signes d'identité qui servent à nous démarquer aujourd'hui, soit d'être des francophones adhérant ouvertement à une spiritualité laïque qui a rompu avec la religion traditionnelle, ne nous définissent plus, comme longtemps ce fut le cas tout au long des années qui ont succédé à la Conquête et précédé la Révolution tranquille, comme négativité. Époque où les signes identitaires - qui étaient alors d'être des Canadiens français et des Catholiques - nous définissaient comme une différence et non comme une dynamique, pour reprendre les mots de Miron. Une différence, toutefois, qui loin de nous élever comme humains, nous entraînait alors dans un processus de dévalorisation et de confusion par rapport à l'autre.

En effet, qui n'a pas entendu ces clichés désobligeants utilisés pour nous qualifier : petit Canadien français…peuple conquis…peur de s'affirmer….de s'exprimer…né pour un petit pain…expressions auxquelles nous adhérions pratiquement nous-mêmes à force de les entendre. Et comme on sait que c’est par les pensées et les paroles que s'installent en nos gènes, en nos cellules, une façon de se concevoir soi-même, que c'est le système de pensée auquel je vais adhérer qui va réellement me déterminer, nous nous sommes retrouvés comme peuple en bien faible estimation de nous-mêmes, puisque ce qui est vrai pour l'individu, l'est aussi pour la collectivité dont il fait partie.

Notre posture n'était donc pas des plus enviables. Et cela a duré longtemps, suffisamment longtemps pour que la transmission se fasse d'une génération à une autre jusqu'à aujourd'hui. Bien sûr, il y a eu plusieurs moments de reconnaissance depuis une quarantaine d'années qui ont contribué à changer la donne par rapport à notre identité, mais ce qui est inscrit est inscrit et agit donc toujours insidieusement dans nos espaces souterrains.

Or, dans le contexte de grandes transformations que vit le monde actuellement, un renversement de cette situation s'impose. En effet, nous, les Québécois, avons, de par notre culture vivante et dynamique qui apporte une contribution originale de plus en plus reconnue au patrimoine de l'humanité, un rôle primordial à jouer. Il y a donc lieu de travailler à rendre raison à neuf de la pertinence de l'option véritablement souveraine, en nos êtres d'abord, de façon donc individuelle, puis ensuite de façon collective.

Mais pour rendre raison à neuf de cette option, il nous faudra accepter d'aborder la question sous un angle totalement différent de celui que nous avions l'habitude de le faire. Et il faudra surtout accepter d'assumer cet angle, car c'est là où nous sommes rendus, comme individu et comme collectivité. Oui, reconnaître que ce qui nous définit, c'est d'abord et avant tout la connaissance des énergies subtiles qui nous entourent et nous nourrissent selon le degré d'ouverture que chacun y consent. Énergies qui ne cherchent qu'à relier l'humain à son aspect divin.

Et reconnaître également que pour assumer ces énergies subtiles, l'être se doit d'être complet dans les deux principes qui le composent, soit le féminin et le masculin. Or, nous savons tous que le principe féminin a, partout dans le monde, et ce tant chez l'homme que chez la femme, été mis de côté au profit du masculin depuis fort longtemps, ce qui a entraîné l'humanité dans des énergies lourdes très éloignées de toute subtilité.

Mais voilà que la femme qu'est le Québec surgit de ses profondeurs pour en appeler à une redéfinition de ce que nous sommes. Pour appeler les êtres à se rebrancher à la réalité concrète qui se passe, là, immédiatement, entre les uns et les autres, au lieu de s'en remettre à un système nous éloignant toujours plus de soi-même d'abord, et des autres, à la toute fin.

C'est à une Révolution que nous sommes appelés, ni plus ni moins. Une Révolution qui montrera que la souveraineté, tant individuelle que collective, est une question sociale au diapason de toute l'humanité.

La nouvelle ère bouleverse toutes les données établies car elle sollicite le pouvoir des sens en chacun de nous afin d'amener l'essence dans les sens, et cette essence…c'est l'Amour. Ce n'est qu'en ayant le sentiment d'avoir enfin accompli ce pourquoi nous sommes sur cette terre, en tant que Québécois, que nous trouverons la paix de l'esprit qui libère. C'est la raison pour laquelle, moi, en tant qu'écrivaine, je n'hésite pas, à l'instar d'un grand écrivain comme Kerouac, à rapprocher d'une semence mystique les racines québécoises.

Voilà ce à quoi nous sommes en réalité appelés, à reconnaître nos racines.

Francine Bilodeau


Les rêves... à quoi servent-ils ?

Les rêves sont souvent de grands inconnus. La plupart du temps, on les considère sans importance et on les sous-estime. Pourtant, ils contiennent des trésors et sont une source d'information précieuse. En effet, pendant notre sommeil, le cerveau traite l'information perçue par tous nos sens à l'état de veille. Cette information porte sur nos difficultés ou nos situations quotidiennes. Toutefois, ils ne se limitent pas au quotidien. En effet, l'univers onirique ne connaît aucune limite de temps ni d'espace, c'est-à-dire que l'action peut se dérouler au passé, au présent et au futur. Par le rêve, il nous est possible de voyager sans frais.

Les rêves sont une œuvre de création. La personne qui rêve raconte une histoire…son histoire. Elle en est l'auteure, la scénariste, la décoratrice, la réalisatrice et l'actrice pour certains rôles. Pour d'autres rôles, elle choisira les meilleurs acteurs qui pourront représenter des qualités, des comportements, des gestes ou des attitudes qui lui sont significatifs. C'est comme si la personne qui joue un rôle était choisie en raison d'un trait de caractère, d'une qualité, d'un défaut ou d'un comportement. La personne qui rêve peut même être spectatrice. Quoi qu'il en soit, le rêve concerne toujours le rêveur. Le rêveur utilise aussi des images et des symboles qui lui sont personnels. Ainsi, une même image peut revêtir une signification différente selon les personnes, les contextes et les expériences. Prenons l'exemple d'un cheval. Pour certaines personnes, le cheval représente la liberté; pour d'autres, ce sera la force, la noblesse ou l'élégance ou même un messager. Mais, pour quelqu'un d'autre, ce pourrait être un animal menaçant en raison d'une expérience traumatisante vécue par cette personne. C'est pourquoi il est important de trouver le sens personnel des éléments d'un rêve : personnes, animaux, objets ou lieux. La signification du symbole peut être constante dans plusieurs rêves ou varier d'un rêve à l'autre. C'est toujours une question de contexte…et le contexte, c'est l'histoire personnelle décrite dans un rêve à un moment précis de notre vie.

Par contre, certains symboles comme les archétypes (la mère, la princesse, le chevalier, etc.) sont universels. Ils font partie de ce qu'on appelle les « grands » rêves.

Les rêves sont aussi des clés qui nous permettent de déchiffrer des énigmes et de trouver des réponses à nos questions. Les réponses sont suggérées spontanément ou peuvent être provoqués par l'incubation d'un rêve; ainsi, par la préparation à un rêve au moyen de questions spécifiques, une personne peut obtenir d'autres renseignements ou plus de précisions.

Le rêve est universel : il n'est pas l'apanage de quelques-uns; il est accessible à tous les groupes d'âge, toutes les classes sociales et à toutes les catégories de personnes. En effet, nous rêvons toutes et tous plusieurs fois par nuit. Les recherches ont même révélé que l'enfant rêve même avant sa naissance. De plus, Il est possible de se souvenir de ses rêves. Lorsqu'on commence à s'y intéresser, les souvenirs surgissent plus souvent et plus régulièrement. Si on porte attention à ses rêves, on peut y apprendre beaucoup sur soi-même. Par contre, si on les néglige, il s'effacent rapidement. C'est comme si quelqu'un vous parlait mais que vous ne l'écoutiez pas. La personne se lasserait et disparaîtrait.

Les rêves sont des guides : ils nous parlent, nous préviennent de risques ou de dangers possibles; ils nous exposent des situations réelles ou virtuelles (qui pourraient se réaliser dans l'avenir) et nous conseillent. Ils sont parfois thérapeutiques, prémonitoires, télépathiques, collectifs ou lucides.

Nos rêves ont lieu pendant le sommeil alors que l'activité cérébrale est différente de celle à l'état d'éveil; ils sont donc codés. Par contre, ils ne sont pas filtrés ou censurés par le conscient. Ils sont faits d'images, de métaphores, d'associations et de mythes. Mais il est possible d'apprendre à les décoder, à les comprendre et à les utiliser de façon pratique dans sa vie quotidienne.

Les rêves sont des lieux de transformation, d'alchimie et de guérison. Le journal de rêve est le journal de bord d'un explorateur ou d'une archéologue du monde onirique. C'est aussi l'œuvre d'une historienne et un outil essentiel pour devenir plus intuitif et pour mieux se connaître. « Connais-toi toi-même et tu connaîtras l'univers et les dieux. » Un message ancien mais encore bien d'actualité.

De nombreux inventeurs, savants et mathématiciens ont vu en rêve ce qu'ils allaient créer ou révéler au monde. D'autres personnes y ont vu leur avenir et même leur mort. On cite souvent le cas du président Abraham Lincoln qui a eu un rêve prémonitoire au sujet de sa mort deux semaines avant son assassinat. Certains affirment que Marie-Antoinette a eu un rêve sur la chute de la monarchie. Plusieurs personnes ont rêvé que le Titanic sombrait, perdant ainsi un bon nombre de ses passagers. Napoléon planifiait ses campagnes militaires à partir de ses rêves. L'auteur Graham Greene puisait son inspiration dans ses rêves. À la suite d'un rêve prémonitoire, la femme de Jules César l'avait prévenu d'un danger lors des Ides de mars. Il a été assassiné le 15 mars, date qui correspond aux Ides de mars. Plus près de nous, Paul McCartney a eu en rêve l'inspiration de la mélodie de sa chanson Yesterday.

Selon Einstein, les problèmes ne peuvent être résolus au même niveau de conscience que celui dans lequel ils ont été créés. Et s'ils pouvaient être résolus dans nos rêves ?

Bons rêves et bonne exploration.

Hélène Bélanger
Psychothérapeute et passionnée des rêves dirige des ateliers sur les rêves. Les rêves…une forme d'expression et de création, des clés pour mieux se comprendre.
613.741.2301 / www.healinginterludes.ca