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| Volume 9, numéro 2 / novembre-décembre 2005 |
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ÉDITO Être touché Cette édition en est une de transition. Depuis mon dernier éditorial qui exprimait le souhait d’accueillir l’année neuf, qui se veut une année d’achèvement, de réflexion et d’accueil à une nouvelle sagesse et maturité, un mouvement semble nous diriger vers des visions et des aventures nouvelles. De nouveaux principes se mettent en place. Quelques personnes ont osé exprimer leur vision d’un Cheminement renouvelé et plus global. Ces changements se concrétiseront au cours de l’année 2006 dans les éditions à venir. D’ici là, l’édition actuelle est remplie d’idées et de propos qui éveilleront davantage les multiples facettes d’un de nos sens, celui qui est le plus suceptible de nous faire du bien; le sens du toucher. En cette fin de saison d’automne, la saison de la récolte, je souhaite exprimer ma gratitude envers la vie et la terre, notre mère. Le grand cycle de la nature qui se complète nous a offert une multitude de fruits riches en goûts, en variétés et en couleurs. Nous pouvons nous réjouir de cette générosité et rendre grâce à la terre pour cette saison de grande abondance. Mille pardons pour nos manques fréquents de respect et de sensibilité à ton égard. Cet hiver, pendant ton repos et ton sommeil, nous réfléchirons profondément à toi ma chère terre, à ta générosité et aux messages que tu ne cesses de nous envoyer. Nous t’entendons si clairement maintenant et nous sommes vraiment désolés d’avoir manqué de sensibilité et de trop souvent avoir été irresponsable à ton égard. Nous espérons avoir encore un peu le privilège de ta patience. Maintenant plus que jamais, nous devrons prendre des moments d’introspection afin de retrouver notre silence et d’accueillir notre paix intérieure.Nous prendrons des résolutions dans le choix des gestes que nous poserons pour ramener l’équilibre dans nos vies et ainsi accorder un plus grand respect à la nature. Espérons que nous apprendrons aussi à simplifier nos vies et à être davantage à l’écoute de notre cœur et respectueux de notre environnement. Que la saison des Fêtes soit chaleureuse et vous comble de joies et d’amour. Denis Manseau, Éditeur |
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Couleurs locales L’organisme le CREDDO (Conseil régional de l’environnement et du développement durable de l’Outaouais) organise Le Salon de l’efficacité énergétique. La population est invitée à visiter cet événement qui aura lieu à la Maison du Citoyen à Gatineau (secteur Hull) les 25 et 26 novembre prochains. Plusieurs conférences et kiosques présenteront des suggestions et proposeront des actions à prendre pour collaborer aux objectifs établis par le programme du gouvernement fédéral Le Défi d’une tonne. L’entrée est libre. Pour plus d’informations : www.creddo.ca (819) 772-4925 Afin de mieux servir sa clientèle, les Cafés Aladdin, qui se spécialisent dans la vente d’une grande variété de cafés équitables et biologiques ont ouvert un nouveau magasin situé au 774, boul. St-Joseph (en face du Provigo) sous le nom de Brûlerie Aladdin. Pour informations : www.fair-trade.ca (819) 595-8520 Félicitations au centre de séjours en solitude Le Champboisé qui a célébré son 25e anniversaire en septembre dernier. Pour informations : www.chamboise.org ou (819) 986-3036 Un calendrier d’art 2006 créé par 12 femmes de la Petite Nation qui se sont réunis et ont accepté de poser nues dans un élan d’entraide pour soutenir la recherche sur la sclérose en plaques. Un coup de cœur pour le temps des fêtes. Pour informations : www.delunealautre.ca ou (819) 428-2337. Félicitations à la boutique ésotérique « L’énergie du Cristal » de Buckingham qui célébre son 5e anniversaire. La propriétaire Hélène vous invite pour célébrer avec eux cet événement lors d’une après-midi porte ouverte le dimanche 20 novembre de 13 h à 16 h. Spéciaux et petits prix de présence seront de la partie. Bienvenue à tous. Pour informations : le 112, St-Joseph à Buckingham, téléphone (819) 281-0811 Denis Manseau, Éditeur |
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Touché par l’univers
Monte, monte, va vers l’univers
Sylvie Marengère |
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Être touché ou toucher quelqu’un ! Durant ma vie, j’ai été touchée et bénie par plusieurs personnes qui ont su me donner des marques d’attention et de sollicitude. Ces personnes m’ont parrainée positivement dans ma vie et m’ont permise de m’épanouir : mes parents, ma grand-mère, mon mari Pierre, mes enfants, mes amies, ma coiffeuse, mes formateurs. J’ai reçu d’eux, à un certain moment, une bénédiction positive par un geste, une parole, une tendresse. Ils ont laissé une trace indélébile d’émotions positives ressenties. Ces bénédictions font partie de mon centre de parrainage. J’ai été touchée par des parrains positifs et c’est à eux que je dis MERCI. Grâce à eux, je peux, à mon tour, parrainer mes propres émotions en les entourant de bonté et d’amour. Et vous ? Avez-vous déjà été touché par quelqu’un qui a fait une différence dans votre vie ? Un jour quelqu’un m’a dit : « Ta vie est plus importante que cette histoire de ton enfance. » J’ai été touchée par ces mots. J’aimerais à mon tour vous toucher par l’apprentissage d’un principe que j’ai reçu lors d’une formation de M. Stephen Gilligan, auteur du livre « Le courage d’aimer ». Il a parlé du « principe de Errol Flynn », lequel tire son nom de l’acteur de célèbres films de cape et d’épée. Quand on lui demandait quelle était la meilleure façon de tenir correctement une épée, Flynn répondait que l’on devait s’imaginer tenir un oiseau au lieu d’une épée. Si vous serrez trop fort, disait-il, l’oiseau meurt et la vie le quitte; si vous le tenez trop lâche, l’oiseau s’échappe et s’envole et il ne vous reste rien. Il en est de même de toute relation, comme des oiseaux et des épées. La relation que vous entretenez avec votre conjoint, si elle est trop serrée par la jalousie, le rationnel, la raison, alors l’amour étouffera dans ce tunnel étroit et si par contre, la relation est trop lâche, s’il y a trop de désintéressement à l’autre, trop d’indifférence, cette relation va s’évanouir et s’envoler. Toute relation entre deux éléments que ce soit entre votre tête et votre cœur, entre vous et votre amie, vous et votre enfant, vous et vos partenaires, tout se tient comme on tient un oiseau, ni trop serré ni trop lâche. Rappelez-vous de l’oiseau pour éduquer vos adolescents ! Ni trop serré ni trop lâche ! Lorsque vous devez prendre une décision, pas trop de cérébral ni trop de cœur, juste le bon équilibre, ni trop serré ni trop lâche. Vous ressentez un serrement dans le creux de la poitrine ou un poing dans l’estomac, quelle image monte présentement ? L’image de l’oiseau qui est tenu trop serré dans le corps évidemment. Relâchez le serrement de l’oiseau ! Pas trop lâche, juste assez ferme pour bien avoir sa vie en main. Enfin, le fait de tenir une relation « ni trop serrée, ni trop lâche » peut permettre à l’amour d’émerger et à des solutions et à des réconciliations de se développer. L’attention que l’on porte à l’autre personne, elle sera « ni trop serrée, ni trop lâche ». L’attention de l’infirmière face à un client malade sera ni trop serrée, ni trop lâche. L’attention de l’enseignante face à l’enfant en difficulté, ni trop serrée ni trop lâche. Vous avez sûrement plusieurs exemples personnels d’attention ou relation, trop serrées ou trop lâches. Alors rappelez-vous de l’oiseau et prenez en main la situation, ni trop serrée ni trop lâche. Plusieurs personnes ont touché ma vie et ont laissé un ancrage positif à l’intérieur de mon centre. Une transformation essentielle a pris plusieurs années à s’épanouir et aujourd’hui, je peux dire que mon éveil à la conscience s’est ouvert à mon regard intérieur et au principe de Errol Flynn. J’espère que cette lecture aura eu pour vous un éveil nouveau et une touche de parrainage positif.
Marie Carole Charlebois, Infirmière soignante pour le corps, l’esprit et l’âme. |
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Le toucher pour la santé (TFH de la kinésiologie) Le toucher est l’un des sens kinesthésiques, avec l’odorat et le goût, qui fait partie des sens primaires ou primordiaux, essentiels à une communication efficace et harmonieuse. Les sens sont les attributs du corps émotionnel et sont le lien entre le corps physique et le corps mental (intellect et pensées). Le toucher est un contact direct (physique) ou indirect (émotionnel ou intellectuel) avec une personne, utilisé en kinésiologie (approche holistique de la santé). Le toucher permet de faire le diagnostic d’un état de santé présent et de trouver les protocoles de soins efficaces pour l’améliorer. Le toucher est une sensation captée par des corpuscules situés sur les terminaisons nerveuses libres (sans gaine de myéline) sous la peau. Alors l’information captée est véhiculée dans les nerfs (potentiel d’action électrique et neuro-transmetteurs chimiques) jusqu’au système nerveux central (moelle épinière et cerveau). Le toucher pour la santé (TFH) est un outil qui permet de gérer la douleur, par exemple. La douleur est une sensation holistique ayant une composante physique (nociceptive et sensori- discriminative), émotivo-affective, psycho-comportementale, socio- spirituel. Le toucher léger (physique) vient stimuler la première synapse à l’entrée des nerfs dans la moelle épinière pour libérer des substances chimiques naturelles venant freiner la douleur superficielle (Mc Gill, théorie du portillon, Melzack et Wall, 1965). Le toucher plus profond (physique) vient stimuler l’hypothalamus pour libérer la noradrénaline et la sérotonine venant freiner la douleur plus profonde (notamment UQAT, Marchand 1990/1995). Le toucher plus subtil passe par l’imagination ou la visualisation, par les mots ou les sons, par les attitudes ou les gestes. Il vient stimuler les hémisphères cérébraux du cortex (intellect) au système lymbique (émotions) en libérant des béta-endorphines, pour un impact pschologique. Il est connu depuis des millénaires par les médecines traditionnelles du monde. Le toucher peut donc globalement induire une réponse appropriée à une information transmise par le système nerveux. Il stimule les trois freins naturels de la douleur et provoque la fabrication de vos médicaments personnels naturels. La façon de toucher en kinésiologie est variable selon le besoin de la personne. Le toucher léger est effleurement, contact doux ou appuyé, massage superficiel. Le toucher profond est massage interne ou ponctiforme, rolfing ou claping, tapotement ou acupressure. Le toucher subtil est visualisation guidée ou psychologie transpersonnelle, hypnose ériksonnienne ou technique de PNL (programmation neuro-linguistique), systémie ou constellation familiale, symboles ou rituels. L’approche holistique de la kinésiologie est progressive, du physique à l’écologie personnelle, de l’émotionnel à l’intellectuel, de l’énergétique au spirituel. Pour une même problématique ou pathologie, les gens ont une porte d’entrée différente et un ordre d’intervention personnel. Ils sortent avec un programme d’exercices individuels à pratiquer pendant un temps déterminé et variable : exercices physiques, changements à apporter dans leur vie quotidienne, gestion des émotions, éducation de l’intellect, stimulation énergétiques… Le toucher peut être présent sous toutes ses formes, à chaque étape de la démarche de soin. Une seule séance de kinésiologie suffit dans plus de 80% des cas.
Isabelle Lacharme, |
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Le toucher subtil Le corps physique n’est qu’un des corps de notre manifestation comme être humain. Son toucher excite les sens et nous permet de connaître des sensations qui peuvent nous entraîner dans des zones de plaisir ou à l’inverse dans le désagrément de l’expérience. Les autres corps sont plus familièrement appelés corps d’énergie. Ces corps d’énergie, tels l’émotionnel (astral), le mental ainsi que le mental supérieur (corps causal), plutôt immatériels, sont à l’origine du toucher subtil lors des échanges que nous faisons entre nous. Ils sont notre premier contact. Comme leur rayonnement est plus grand que le corps physique et qu’ils sont d’aspect plutôt éthéré, nous interpénétrons les corps l’un de l’autre avant même que le contact physique ne se produise. Nous pouvons alors capter des énergies qui peuvent être compatibles avec les nôtres ou au contraire être très dérangeantes. Une personne s’approche de nous, l’invisible réagit, nous nous touchons. Nos corps d’énergie s’interpénètrent, nous attirent dans un mouvement d’échange, les essences se mêlent et nous glissons lentement dans l’autre alors qu’une sensation, telle une vague brumeuse, nous envahit. Une légère excitation court en nous, puis, le cœur s’emballe, nous voulons dire quelque chose d’intelligent mais le cerveau bloque. Que se passe-t-il ? Nous venons de vivre un toucher qui ouvre la mémoire d’un tendre moment où nous nous sentions aimés. « Ah ! comme il serait bon revivre cette sublime sensation ». Pour un instant, une fraction de vie, nous rêvons d’être aimé, entouré de douceur, enroulé dans une ouate de bonheur. Pressés par le présent, nous refoulons quelques larmes dans un long soupir. Se croyant ennuyeux, notre interlocuteur se sent mal à l’aise. La réalité, c’est que nous pouvons nous toucher jusqu’à plus de deux mètres de distance et que ce toucher est très réel et peut être fortement ressenti par certains. Ce ressenti éveille en nous des mémoires d’événements ou de situations ranimant des états d’être reliés à ces moments. Comme un pendule, nos émotions oscillent du passé au futur. Les plus sensibles parmi nous peuvent facilement capter des malaises présents ou même capter les mémoires du passé de la personne en contact. Nous nous retrouvons régulièrement confrontés à des rencontres qui nous amènent dans des zones de malaises parfois désagréables, parfois très agréables, alors qu’une personne entre dans notre champ énergétique. Sans la connaître ou même lui avoir parlé, un échange d’informations entre nous a eu lieu, puis, nous fermons subtilement les accès à notre intérieur, nous baissons les boucliers. Un échange poli mais non engagé prend place avec la personne qui vient de nous être présentée. Nous aimerions fuir, mais nous sommes les hôtes de la soirée. Maintenant vous pouvez comprendre pourquoi certaines personnes se ferment comme des huîtres. Inconsciemment, nous travaillons de façon très efficace avec tous ces corps, en créant des protections afin d’empêcher les énergies étrangères d’entrer dans nos centres moteurs (les chakras) ou même nos propres énergies d’en sortir, ainsi, nous empêchons que se dévoilent nos secrets ou nos états d’âme les plus profonds. Conscients que nous pouvons toucher directement l’autre à distance, nous pouvons agir comme stabilisateur énergétique et même comme guérisseur, tant pour la nature (notre mère-terre) que pour les animaux et les humains. Il s’agit de faire appel aux énergies divines, de canaliser en nous la lumière d’Amour et de Guérison du Christ ou de faire appel aux énergies des anges et des archanges, amener ces énergies dans notre centre cardiaque puis, se laisser rayonner comme les Divins Soleils que nous sommes. Cela se fait avec détachement, respect et Amour. Alors marchons dans les parcs, dans les rues et rayonnons la lumière afin que les arbres, les animaux, nos frères et nos soeurs puissent bénéficier de ces bienfaits.
Amour, |
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L’art de se laisser toucher Cet article présente une approche yogique de la massothérapie où le client prend une part active dans sa « guérison » tandis que le thérapeute joue un rôle de soutien. Point de vue traditionnel Souvent, lorsqu’une personne se sent mal à l’aise dans son corps, elle a tendance à vouloir s’en remettre à quelqu’un qui, elle l’espère, trouvera la réponse et la remettra « en bon état » (un peu comme lorsqu’elle conduits on auto au garage). Lorsque nous avons recours à la médecine traditionnelle (et même holistique), nous voulons que quelqu’un nous dise quoi faire ou quel médicament prendre pour faire disparaître les symptômes rapidement et à peu de frais. En massothérapie, nous recherchons quelqu’un qui connaît des « trucs » pour faire disparaître nos malaises sans que ça nous fasse mal. Durant le massage, nous nous permettons même de quitter notre corps en dormant ou en « partant dans la lune ». Oui mais…Vous me direz probablement que vous ne voulez plus souffrir, que vous ne voulez pas vous « faire rentrer dedans », que vous n’êtes pas masochiste, que vous avez besoin de douceur, de tendresse, etc. En effet, personne ne veut souffrir. Alors, il faudrait peut-être apprendre à connaître la souffrance pour mieux composer avec elle. Et si la souffrance était surtout une étiquette que le mental attache à une douleur ou une sensation déplaisante dont il a peur ? Et si ces sensations étaient en fait des messages de notre corps qui essaie de nous informer d’un traumatisme ou d’un déséquilibre. En général, la peur enclenche un mécanisme primal de « fuite/attaque » (adrénaline, tension, souffle court…) qui amplifie la douleur. Ce fonctionnement nous aide à trouver la force ou le courage d’éliminer la cause du traumatisme (par exemple, la poutre qui nous écrase le pied, l’aiguille qui nous perce le doigt…). Mais, une fois la cause extérieure disparue, il faut apprendre à faire cesser cette réponse automatique et à enclencher un autre mécanisme inné : la réponse de relaxation pour se guérir et retrouver l’équilibre. L’approche yogique La pratique du yoga offre d’excellents moyens pour aiguiser sa conscience et apprendre à contrôler son système nerveux pour faire cesser la réponse « fuite/attaque » (quand c’est approprié) et faire enclencher la réponse de relaxation. Voici une approche en sept étapes inspirée du yoga de Kripalu (www.kripalu.org) pour composer avec une douleur ou sensation déplaisante de façon consciente : 1. L’accueillir dans toute son intensité tout en s’assurant qu’il n’y a pas de vrai danger; si oui, éliminer la cause externe. 2. Accepter la situation telle qu’elle est sans « embarquer » dans toutes les histoires que notre mental essaie d’inventer pour nous convaincre que ce devrait être autrement. 3. Prendre le contrôle de sa respiration : a) Commencer par une longue expiration pour vider complètement les poumons, en contractant un peu l’abdomen. b) Prendre au moins 5 grandes respirations fluides en allongeant l’inspiration et l’expiration jusqu’à au moins 4 secondes chacune pour faire cesser la réponse de « fuite/attaque ». 4. Relaxer en prenant au moins 5 autres respirations sans effort et en allongeant graduellement l’expiration jusqu’à ce qu’elle soit deux fois plus longue que l’inspiration (par exemple, 4, 5 ou 6 secondes pour l’inspiration et 8, 10 ou 12 secondes pour l’expiration) pour enclencher la réponse de relaxation. 5. Entrer avec toute son attention « dans la sensation » pour en devenir témoin avec un certain émerveillement (WOW ! je ne savais pas que c’était là !). 6. Se permettre de sentir et d’explorer consciemment les sensations en éveillant sa curiosité sur leur nature (étendue, texture, couleur, forme, source…). 7. Accueillir les messages (images, souvenirs, émotions ou pensées) qui surgissent en même temps que les sensations afin d’accéder à notre sagesse innée et trouver nos propres réponses au « mal-aise ». Le rôle du client Dans cette perspective, le client doit aborder la session de massothérapie comme un dialogue avec son corps qui lui parle à travers des sensations suscitées par les manipulations. Il l’informe ainsi des séquelles des divers traumatismes qui ont changé sa structure musculaire et articulaire au fil des ans : accidents, mauvaises habitudes de posture, stress... Le client assume un rôle très actif. Loin de dormir, il doit rester attentif aux sensations qui sont suscitées par les manipulations du thérapeute et les accueillir le plus calmement possible en respirant « dedans » pour « entrer » au cœur des sensations. Le rôle du thérapeute Pour que le client puisse s’ouvrir à lui-même et trouver ses réponses, le thérapeute doit créer un espace sécuritaire. Il y arrivera en ayant une attitude sereine et humble et une écoute kinesthésique très raffinée pour se laisser guider par les réactions du client. Il saura alors utiliser les techniques les plus utiles à un niveau d’intensité approprié. Deux thérapies issues du yoga Cette perspective yogique peut s’appliquer à tout type de thérapie et, évidemment, aux deux approches suivantes issues de la tradition du yoga. Thérapie yoga Phoenix Rising Phœnix Rising est une approche thérapeutique qui utilise les postures de yoga supportées, la respiration et l’écoute active pour aider le client à entrer en contact avec les sources profondes de ses « mal-aises » et à les laisser aller pour renaître de leurs cendres comme le phoenix (voir www.pryt.com). Bien des gens ont des prises de conscience importantes dès la première session. En 5 sessions ou moins, ils obtiennent souvent des résultats tangibles et durables. Massage yoga Thaïlandais Le Massage Thaïlandais est un système thérapeutique vieux de 2 500 ans qui combine les postures de yoga supportées, la réflexologie, le travail énergétique et l’acupression dans une approche fluide et méditative. Dans les heures et même les jours qui suivent un massage Thaïlandais, on se sent relaxé, centré, enraciné et énergisé, plus en contact avec soi-même et plus à l’aise dans son corps. Se laisser toucher par la vie Évidemment, l’approche en sept étapes décrite plus haut ne s’applique pas seulement à la massothérapie mais à toute forme de thérapie et, surtout, à la vie quotidienne qui est sans aucun doute notre plus grand thérapeute. Lorsqu’un événement nous fait « mal », cela peut devenir une occasion en or d’accueillir les sensations et les émotions qui font surface, de les accepter, de respirer consciemment, de relaxer, de se concentrer sur elles et de les explorer pour entrer en contact avec nos vieilles blessures physiques ou émotives et laisser monter nos propres réponses.
Tout un défi mais le jeu en vaut |
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Toucher par les Sons : les sons nous touchent, devenez une per-sonne … Se faire toucher par un son peut paraître surprenant… Néanmoins la plupart d’entre nous ressentent tous les jours des vibrations acoustiques à l’intérieur du corps. Trop souvent hélas, ces sons proviennent de la pollution sonore que nous subissons bien malgré nous au quotidien. La perception corporelle du son (développée par la méthode verbo-tonale du Pr Petar Guberina - Zagreb, Croatie - afin d’enseigner entre autres la musique aux sourds) est une perception vibro-tactile produite par le ressenti cutané et sous-cutané des vibrations sonores. Notre peau devient alors la membrane d’une oreille à l’échelle du corps dans son ensemble et les vibrations sonores pénètrent par chacun de ses pores. Depuis une quinzaine d’années, nous avons développé une technique de toucher originale qui s’adresse en particulier aux « bodyworkers » et aux massothérapeutes. Néanmoins, il n’est pas obligatoire d’être thérapeute pour pratiquer le Toucher par les Sons® ou Sonologie®. La seule condition nécessaire à sa pratique étant d’apprendre à être thérapeute pour soi-même (techniques d’autoguérison) et de vouloir se donner de l’amour… Grâce à l’expérience énergétique des sons et des vibrations, vécue durant des jeux vocaux et des exercices, chacun peut ressentir son corps devenir un instrument et résonner en différents points selon les sons qu’il émet ou reçoit et ainsi, de devenir une per-sonne… en laissant les sons s’écouler à travers la caisse de résonance de son propre corps. Vivre une expérience de Toucher par les Sons® est l’occasion unique de vivre et ressentir le principe de la résonance corporelle et de comprendre au passage comment les sons, la musique et les vibrations peuvent être bénéfiques, thérapeutiques ou nocifs, selon les cas. D’où l’importance du choix conscient de notre environnement sonore et vibratoire de toute nature (pensées, émotions, paroles, ondes de formes, couleurs, senteurs, tellurisme, matériaux, aliments, eau, etc.). Le but du Toucher par les Sons® est d’apprendre à ressentir comment les sons et les vibrations nous influencent et qu’ils caractérisent tout ce qui nous constitue (infiniment petit) et ce que nous constituons (infiniment grand). Le but est aussi de découvrir le principe de base de la résonance harmonique qui explique l'interaction des vibrations les unes avec les autres et qui conditionne notre relation énergétique avec notre environnement et avec l’univers. Cette prise de conscience permettant de se sentir relié à tout. Dans le Toucher par les Sons®, nous utilisons entre autres la voix, le plus bel instrument. Il n’est pas nécessaire de savoir chanter ni de connaître la musique. Une seule condition est nécessaire : être prêt à se donner de l’amour et à en donner aux autres, grâce aux sons thérapeutiques et aux vibrations harmonisantes. Nous utilisons aussi divers instruments (cordes vibrantes, diapasons, bols tibétains, etc.) qui ont pour but de nous sensibiliser à la dimension harmonique et pythagoricienne de la vie. Le son touche l’enveloppe musicale de l’être L’expérience montre que le son agit sur la matière par massage vibratoire en créant de magnifiques formes géométriques. Ces formes aux architectures parfois complexes peuvent ressembler à des mandalas. Par ses propriétés tactiles harmonisantes, le son fait résonner notre enveloppe musicale. Rappelons que chacune de nos cellules et de ses composantes émettent des vibrations et que notre corps est de nature « symphonique ». Puis cette résonance se diffuse dans notre corps à un niveau cellulaire et peut induire aussi des changements au niveau moléculaire, en particulier dans la structuration de la molécule d’eau. N’oublions pas que cette molécule nous constitue à 80%. Le Toucher par les Sons® ou Sonologie® est donc basé sur la bio-résonance corporelle du son et sur son ressenti vibratoire. Sa pratique concerne donc la dimension auditive de la perception sonore et inclut aussi en complément la perception cutanée, sous-cutanée, intra-corporelle et énergétique des vibrations. L’apprentissage de techniques simples permet de développer l’intégration de la bio-résonance harmonique du son ainsi que le ressenti global des vibrations au niveau du corps humain et leur application en complément des techniques de massothérapie et de toute autre forme de soins énergétiques.
Emmanuel Comte, | ||
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Touchez-y, touchez-y pas ! M’man veut pas. J’la dévire de bord, Pis, j’y touche encore… Je reviens de France, où j’ai passé trois semaines fabuleuses. Deux semaines à prendre des cours de Ghislaine Lanctôt sur la conscience divine (WOW ! J’vous en reparlerai une de ces fois…) et une troisième à visiter des françaises de la Sarthe et de la Bretagne. Laissez-moi vous dire que j’en ai donné des becs sur les joues ! Deux pour les parisiennes, quatre pour les autres, et parfois trois, pour des raisons obscures. On se prend par les épaules ou les bras, poitrine contre poitrine, et on donne des becs dans les airs, en se collant les joues. En Bretagne, s’il y a six personnes dans la maison, elles se mettent toutes debout, en ligne, pour recevoir et donner patiemment ces becs de bienvenue. C’est long longtemps ! Et on doit toucher (épaules, bras, poitrines, joues, vous vous souvenez ?) tous ces corps inconnus. Vous allez me dire que le toucher est un des sens les plus importants. Il est donc important de se toucher quand on fait connaissance. Les bébés naissants ont plus besoin d’être touchés que d’être nourris. Ils se laissent mourir de faim, si on ne les touche pas régulièrement. C’est un fait établi. Il faut aussi mentionner toutes les thérapies basées sur le toucher : massothérapie (suédoise, californienne, acupression, etc.), Fendelkrais, méthode métamorphique, réflexologie, ostéopathie, chiropractie, et j’en passe. Tout ça pour guérir une personne qui souffre. Les traitements basés sur le toucher poussent comme des champignons, un peu partout sur le riche sol de la médecine alternative. J’veux surtout pas péter votre balloune, mais il semble que les nouvelles découvertes en physique quantique prouvent que le monde matériel est une illusion. Nous vivons, selon nos amis physiciens, dans un immense programme d’ordinateur, que David Icke nomme la « Matrice » et qui nous ramène aux films du même nom. Tous les atomes qui forment notre monde palpable sont des amas d’énergie entourés de vide. Tout le monde matériel est une énorme illusion, un jeu de « PlayStation » dans lequel des esprits divins, vous et moi, avons décidé de contrôler un véhicule du jeu, notre corps, afin de vivre des expériences dans le monde tridimensionnel. Et on se crée allègrement tous les décors nécessaires pour aller avec et plein d’événements qui semblent fortuits mais que notre âme, notre être véritable, invente selon les besoins du moment. « Alors, quand je touche mon chum, c’est de l’illusion ? » me demandez-vous. « Ce sont deux corps du jeu holographique qui ont l’impression de se toucher, alors que ce ne sont que des vibrations sur un écran de télévision tridimensionnel. » Hum ! C’est déjà moins romantique, non ? « Oui, mais quand quelqu’un me pince et que j’ai mal, c’est réel, ça ! » insistez-vous. C’est le programme qui te fait croire qu’il y a de la douleur. Mais si tu court-circuites le programme, la douleur part instantanément. La guérison peut aussi se faire instantanément, pour tous les problèmes d’ordre physique, émotionnel, mental ou spirituel. « Woah, minute ! C’est facile à dire, ça, mais as-tu des preuves de tout ce que tu dis ? » Des preuves, il y en a plein l’internet, plein les livres, les revues spécialisées et dans tous les souvenirs de ceux qui ont osé voir un peu plus loin que leur nez ! Je vous donne plus bas quelques références, mais j’aime mieux parler de mon vécu. Par exemple, ça fait quinze ans que je vais chez le dentiste et que je n’utilise plus de drogue anti-douleur. Je n’ai qu’à penser que je suis là parce que je le veux. Je dis à mon corps qu’il peut relaxer, car je n’ai pas besoin de douleur pour m’indiquer que mon corps virtuel est en train d’être blessé par un ennemi extérieur. Je n’ai pas peur. Je sens la dentiste qui travaille sur mes dents et quand je sens une « douleur », je relaxe, j’accueille et je laisse la tension en moi se dissiper. La douleur disparaît. Quand je suis allée au Brésil, au centre de guérison de Joao de Deus, à Abadiania, il y avait des guérisons spectaculaires. Le guérisseur faisait de grandes incisions au scalpel sans que le sang coule (parfois quelques gouttes, seulement). Il enlevait des tumeurs sans causer aucune douleur. Les gens ne sentaient rien. Parfois, Joao pouvait faire disparaître les plaies en passant la main dessus. J’y ai vu tellement de « miracles » que je suis maintenant persuadée que le programme du corps humain peut être facilement modifié, et non seulement par un guérisseur talentueux, assisté de guides invisibles. Nous pouvons TOUS le faire car nous sommes TOUS des êtres divins dans des corps illusoires, fonctionnant selon un programme précis mais modifiable en tout temps par l’être divin en question. Mais encore faut-il qu’il en prenne conscience… Voici un autre exemple de guérison spectaculaire. Mon fils Gabriel, que certains classifient d’autiste, était sévèrement épileptique depuis des années. Il souffrait de Status épilepticus, ce qui veut dire qu’il ne pouvait arrêter ses crises d’épilepsie seul. On devait lui fournir des doses massives de calmants avant qu’il arrête ses crises de grand mal. Ces calmants avaient des effets dévastateurs sur son corps et après quelques années de ce régime pharmaceutique d’enfer, il était au bord du désastre. En allant au Brésil, nous espérions que Joao pourrait l’aider mais les crises ont continué lors de notre séjour au Brésil et à notre retour. Mon chum et moi avons alors levé les bras au ciel et dit : « Ben, s’il faut qu’il meure, c’est correct. On est tanné de se battre contre cette maladie qui n’en finit pas. Tant pis, qu’il crève, si c’est ça qu’il a choisi ! » Bon, vous allez dire que c’est un peu raide, mais ça venait du cœur, d’une écoeurantite aiguë. Croyez-le ou non, il n’a jamais fait de crise de status depuis. La crise d’épilepsie suivante s’est arrêtée toute seule, sans médication, comme un charme. Un cas parfait de guérison par lâcher-prise ! Gabriel a continué ses crises d’épilepsie normales pour quelques années. Il y a dix mois, j’ai pris quatre cours de Ghislaine Lanctôt où on parlait de conscience divine. Lors du deuxième cours, on a parlé de la famille toute la fin de semaine. J’ai pleuré, comme une Madeleine que je suis, pendant deux jours, avec une crise intense de deux heures lors de laquelle j’en était rendue aux gros sanglots incontrôlables. J’ai réalisé alors que je m’étais identifiée au rôle de mère et que j’avais oublié d’être qui j’étais vraiment : un être divin habitant un corps virtuel pour vivre des expériences m’aidant à grandir en conscience. Cette fin de semaine-là, je suis morte à mon rôle de bonne mère. Je ne m’attendais pas à ce qui a suivi… Gabriel a arrêté complètement de faire de l’épilepsie. Pas de crise de petit mal, ni de grand mal. Avant ce cours, il faisait une crise de grand mal aux 3 semaines, en moyenne. Ça fera un an en décembre qu’il n’a pas fait de crise. Je ne vous donnerai pas la liste de toutes les autres tentatives qu’on a fait avant : massages, reïki, suppléments de toutes sortes, régimes nutritionnels, chiropractie, homéopathie, élixirs floraux, acuponcture, multiples guérisseurs... Comme on parle de toucher, Gabriel adore toucher et être touché mais malgré les massages, la méthode métamorphique et l’acupression, nous n’avons constaté aucun bond évident dans son évolution grâce à ces méthodes. Je crois pourtant que chaque étape était nécessaire mais, depuis ces deux guérisons spectaculaires, je suis persuadée que TOUTE GUÉRISON S’EFFECTUE DANS L’ÊTRE, NON DANS LE CORPS. Tous les médicaments du monde, qu’ils soient naturels ou non, toutes les techniques alternatives, tous les changements nutritionnels, toutes les thérapies, toute tentative de guérison, quelle qu’elle soit, ne peut avoir d’effet si la personne n’effectue pas de changement dans son ÊTRE. Et il semble bien que dans le cas d’un jeune enfant malade, c’est l’âme des parents qui influencera en grande partie le processus de guérison. Voici comment je visualise maintenant les étapes de la guérison : 1. Je me crée une maladie qui devient alors l’indice physi que me démontrant d’une façon évidente que j’ai une nouvelle direction à prendre si je veux respecter le cheminement de mon être. 2. Je prends conscience d’un rôle que je joue dans la pièce de théâtre de la vie et que ce rôle ne me sert plus. 3. Je prends la décision d’abandonner ce rôle désormais inutile. 4. J’effectue des actions dans ma vie de tous les jours qui vont dans ce sens. 5. Et le corps reçoit ce nouveau programme qui lui permet d’enclencher la guérison. Il existe de merveilleux outils qui me permettent de découvrir ce que le « mal a dit ». Toute la médecine nouvelle de Hamer est basée là-dessus, ainsi que la biologie totale de Claude Sabbath. Les enseignements de Ghislaine Lanctôt nous amène encore plus loin, mais ça, c’est plus que du bonbon ! Allez donc la visiter au www.personocratia.com ou achetez son dernier livre, « Que diable suis-je venue faire sur cette terre ». Vous verrez qu’elle TOUCHE vraiment à quelque chose d’essentiel !
Mado Sauvé, Enseignante du Grand Portrait
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Se laisser toucher... le cœur Durant notre enfance, nous avons reçu des interdits culturels qui se sont inscrits dans notre histoire. Ils font partie de notre imaginaire corporel et constituent des barrières, des paramètres, des interdits qui nous empêchent d’entrer en contact, de partager la tendresse, de nous laisser toucher… le corps, de nous laisser toucher… le cœur. Pourtant, « La peau est ce qu’il y a de plus profond en nous », disait Paul Valéry. Aujourd’hui, l’Occident réagit à ce carcan. Pendant des siècles, il a surtout développé l’aspect visuel du toucher, qui est plus masculin. Maintenant, il s’ouvre à des techniques d’inspiration orientale, qui sont plus audio-tactiles et favorisent l’approche globale, la pensée analogique et l’intuition, en mettant l’accent sur le toucher, le mouvement coordonné à la respiration. À travers cette approche, le toucher de la peau vise à guérir l’âme. Il est générateur non seulement d’une grande variété de plaisirs, mais aussi de sentiments parmi les plus profonds. Christian Bobin affirme : « Les mains sur la peau touchent l’âme à vif. » « C’est par la peau principalement que nous sommes devenus des êtres aimants », explique Harlow. Ou encore : « La caresse recrée l’être qu’elle caresse », déclare Jean-Paul Sartre. Quant à Confucius, il conseille : « Faites les gestes, et les sentiments entreront dans le cœur. » Mais les gestes dont il parle ne sont pas seulement physiques. Car le toucher est complexe : il est actif, « je touche », passif, « je suis touché », et actif et passif simultanément, « je me laisse toucher ». Se laisser toucher suppose un grand abandon. Souvent nos peurs ou notre esprit rationnel s’interposent. Ils refusent de s’ouvrir parce qu’ils savent que « le toucher est un acte de transformation du monde », comme le définissait Gaston Bachelard. Alors, si je me laisse toucher, c’est d’abord parce que j’ai confiance que celui qui agit sur moi le fera pour mon bien. Se laisser toucher n’est donc pas une attitude dépourvue de risques. L’univers personnel des gens qui ont osé se laisser toucher par une force plus grande qu’eux-mêmes a souvent basculé. Paul de Tarse en est un exemple édifiant : du jour au lendemain, le tyran s’est transformé en un ardent serviteur du message christique. Par conséquent, la seule vibration à laquelle il est prudent de s’ouvrir est celle de l’amour véritable. « Tant qu’on ne saura pas aimer véritablement, l’essence de la vie nous échappera », explique le grand enseignant en spiritualité, Harold Klemp, dans son livre « Le cœur d’or. » Toutefois, le problème réside dans notre difficulté de savoir reconnaître l’amour véritable de celui qui ne l’est pas. Quand les liens que nous créons avec autrui, ou avec la nature, ne visent qu’à obtenir des avantages personnels, nous portons le masque de l’amour, nous n’aimons pas vraiment. La formule : « Le pouvoir prend et l’amour donne » est une méthode simple qui nous aide à reconnaître la qualité d’amour qui nous anime. Par ailleurs, nos réactions aux désagréments de la vie sont un puissant révélateur de la qualité d’amour qui nous habite. Bruno en est un bon exemple. Il se fâchait chaque fois qu’un incident se produisait dans sa vie. Il disait être victime de la mauvaise intention d’autrui ou de quelque force maléfique. Pendant des années, il resta dans cette attitude ombrageuse, jusqu’au jour où il eut l’idée de regarder la situation d’un autre point de vue. Il se demanda quelle aide, quels conseils la vie cherchait à lui apporter à travers les inconvénients qu’il rencontrait sur son chemin. Grâce à cette nouvelle perspective, il développa progressivement l’habitude de chercher le message caché dans ses mésaventures, en ne regardant que le bon côté des événements. Il comprit à la longue que les embûches placées sur sa route lui donnaient l’occasion de grandir spirituellement. Depuis lors, même s’il ne comprend pas toujours le message que lui transmet une épreuve, il est certain que celle-ci lui est envoyée pour son plus grand bien. Cette attitude à elle seule témoigne de la qualité de son amour. C’est sa façon à lui de se laisser toucher… le cœur. Marie Claude |
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Les vacances, une question d’attitude Dans mon vieux Robert, on définit le mot vacances par : « Repos, cessation des occupations ordinaires. Période pendant laquelle les écoles, les facultés rendent leur liberté aux élèves… » Cette vision de liberté alimente bien la dualité vacances- travail surtout qu’étymologiquement TRAVAILLER signifie tourmenter, souffrir. Période pendant laquelle nous nous sentons libérés du joug de la survie, telle serait ma définition. S’offrir des vacances, avoir des vacances, prendre ses vacances, partir en vacances, la vacance d’un poste, d’un siège, d’une chambre d’hôtel, autant d’expressions qui nous inspirent le côté libre et par conséquent agréable de la chose. Voilà enfin l’occasion de prendre du bon temps, de faire tout ce dont on a envie et, de plus, à son rythme. L’été, le temps des vacances tant méritées ! Vacances à la mer, vacances à la montagne, vacances en famille, l’arrivée de l’été et du temps plus clément (pour nous les Québécois !) déclenchent la bougeotte. Plusieurs options s’offrent à nous : d’abord, les vacances de repos où la farniente est l’activité principale. Lézarder au soleil, traînasser au lit, bouquiner ou ne rien faire font partie des plus grosses décisions de la journée. Par opposition aux durs mois de labeur, cette période s’avère un temps d’arrêt fort apprécié. Et puis il y a les vacances voyages. Loin d’être des activités de repos, celles-ci sont avant tout l’opportunité d’exploration, de découverte et de dépaysement riches en expériences. On revient au boulot fatigué mais stimulé par la nouveauté. Et que de choses à raconter ! Souvent les vacances sont à l’opposé du travail. Si la vie est mouvementée au boulot, on choisira le relâchement total. Au contraire, certains auront des vacances aussi planifiées et actives, remplies d’obligations, à l’image de leur emploi du temps professionnel. Depuis six mois je travaille plus de six jours par semaine et les offres d’emploi me pourchassent. Je me retrouve avec le privilège de choisir et dans l’obligation de refuser. Comprendriez-vous si je disais qu’avec mes quatre-vingts heures par semaine je me suis sentie en vacances ? Comprendriez-vous si je disais que chacune de mes activités m’énergise un peu plus ? Amour, joie et passion me transportent. Chaque action devient pleine, condensée, intense, dans l’essentiel. Plus aucune activité vide de sens ou banale. Ce sont des vacances du fait que je me sente supportée par la Vie, bien déposée entre Ses mains. En ceci je me sens vraiment en vacances, quelle que soit mon occupation, comme la lecture d’un bon livre en sirotant une bière fraîche… entre deux tournées au jardin. C’est comme si j’avais accès à une énergie incroyable et sans limite. Bien sûr je dors déjà à 22 h et le soleil me sert de réveil. Au-delà de la polarité travail-vacances, j’expérimente, je vis l’ÉTAT DE VACANCES (de repos, sans soucis) et de VACANCE (de liberté et de disponibilité intérieure). J’ignore ce que me réserve l’automne mais l’air salin m’attire… J’espère que vous avez eu un été passionnant, vibrant à la mesure de vos aspirations. Pour moi les vacances continuent !
Pauline Franche, animatrice |
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Être à la maison - Contes d’Éden - Ardenea et l’étoile de vie Peu de gens dormirent cette nuit-là dans la forêt, dans les montagnes et dans les prairies. Le ciel était incertain depuis le crépuscule. À minuit, alors que la lune se levait lentement dans le ciel obscur, une étoile apparut et fila vers la terre. Elle effleura la contrée agitée de sa lumière brillante et parfaite puis s’arrêta au-dessus d’une prairie douce et humide de rosée qui avait accueilli une famille de cerfs quelques heures plus tôt. Un silence sacré entourait l’étoile. C’est alors que les gens des alentours commencèrent à émerger d’un sommeil léger. Une jeune fille que les anciens de la contrée avaient appelée « Ardenea », qui signifie « au toucher d’or » en langue ancienne, avait aussi été tirée du sommeil. Abandonnée, enfant, au pied des montagnes mauves, Ardenea avait été recueillie par un couple sans enfant qui vivait dans un petit logis de pierre situé tout près. C’est là que ses parents adoptifs, conscients qu’elle était un cadeau du Créateur, l’avaient élevée avec un amour profond. Elle écoutait les autres avec compassion et les délivrait de leurs maladies, refusant que l’on dise qu’elle était à l’origine de leur guérison. Par moments, elle « savait » que des choses allaient se produire et elle voyait les couleurs qui enveloppaient le corps des gens. Pour elle, cela était aussi normal que de marcher ou de chanter. Elle aimait particulièrement prêter l’oreille au murmure d’une voix douce dans son cœur. Même si elle ne pouvait pas le dire aux autres villageois, Ardenea était consciente que des êtres provenant d’autres mondes étaient toujours à ses côtés. Le cœur frémissant d’excitation, Ardenea se leva rapidement et silencieusement. Le moment qu’elle avait attendu patiemment depuis si longtemps était enfin arrivé. Elle sortit de sa maison de pierre, respira longuement puis descendit au pas de course le chemin qui lui était familier afin d’accueillir la lumière stellaire. Elle courut plus longtemps qu’elle ne l’avait cru, mais cela rendit le moment encore plus exquis. L’étoile, argent et or, semblait lui sourire; elle envoya dans le ciel un long rayon aux formes élégantes, et six autres étoiles apparurent soudainement pour faire cercle autour d’elle. « Une couronne de lumière entourant l’étoile de vie », se dit Ardenea avec agitation tout en poursuivant sa course. Elle ralentit le pas en approchant de la prairie illuminée. Dans son enthousiasme, Ardenea, n’avait pas réalisé que d’autres personnes, tirées elles aussi du sommeil, l’avaient suivie afin d’être les témoins de cette merveilleuse rencontre dans la prairie. Elle regarda autour d’elle. Des habitants de la forêt, des montagnes et des prairies avaient formé un cercle parfait autour de l’étoile de vie dont la lumière illuminait doucement les fleurs aux pétales clos. Le cœur et l’esprit ouverts, des gens d’origines diverses, silencieux et remplis d’un grand respect, se préparaient à assister à l’événement sacré. « Ardenea » dit l’étoile d’une voix vibrante au-dessus d’elle, « es-tu prête ? » « Oui » répondit-elle gentiment mais fermement, « j’ai toujours été prête ». Tout en parlant, la jeune fille entra dans le cercle que les gens de la contrée avaient formé et se tint sous la lumière que l’étoile diffusait. Aussitôt, un globe bleu frémissant apparut dans ses mains ouvertes. Les gens autour d’elle ouvrirent les yeux et la bouche d’étonnement. Ardenea leur sourit et leur dit : « C’est votre terre, un joyau aux tons de bleu et de blanc, tournant avec majesté dans l’univers. Votre planète et ses habitants sont aimés par un grand nombre d’êtres vivant dans une multitude de systèmes stellaires qui viennent visiter la planète, enseigner et apprendre. L’étoile de vie vibre au fond de votre être. Si vous vivez de façon à aimer et à honorer toute la Création, la lumière et la beauté de votre étoile continueront de croître. Vous êtes les créateurs de votre monde, et vous êtes destinés de par votre héritage à devenir des êtres complets dans cette lumière de l’univers ». Les gens auraient voulu poser un millier de questions, mais les étoiles commençaient à pâlir. On ne voyait déjà plus les six étoiles entourant l’étoile de vie. Puis la grande étoile de vie, emportant Ardenea avec elle, monta à l’horizon et disparut à son tour. Les lumières pétillantes du spectre solaire rayonnèrent au loin comme pour saluer une dernière fois les gens médusés. Pendant un long moment, personne ne bougea. Lorsque de petits groupes commencèrent finalement à se former pour le retour, la nuit avait fait place à une radieuse aurore. Chacun était perdu dans ses pensées. Les cœurs et les esprits avaient été éveillés ouvrant ainsi la voie à la victoire.
Regiena Heringa |