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Volume 9, numéro 4 / mars-avril 2006
Ayurveda et vaccins
Par Liane (Yogini) McNamara

Les vaccins au delà de la peur...
Par Geneviève Gagnon Laverdure

Protection au quotidien
Par Suzanne Couture

La maison en bois cordé
Par Julie Francœur

La maison en ballots de paille
Par Jocelyn Rochefort Simard

Qu’est-ce qu’une maison saine ?
Par André Fauteux

Les jeux divinatoires
Par Monique Briand

Cheminement rencontre
Rollande Thompson

Mado Sauvé

Langage occulte
Par Sylvie (Katchina) Perras

Aventure Ayurvédique
Par Liane (Yogini) McNamara

Créer sa vie, vivre sa joie
Par Yves Sévigny

La voie sans issue
Par Ginette Laliberté


Édito

Cheminer vers le changement
Par Denis Manseau

Solutions aux vaccins
Par Mado Sauvé

Les maux d’hiver
Par Martine Vaugien


ÉDITO Cheminer vers le changement

Tout récemment, je racontais à un bon copain les changements qui prennent place dans ma vie professionnelle et personnelle, et je lui exprimais l’incertitude complète qui se trouve devant moi par rapport au chemin que je vais emprunter. Malgré tous ces mouvements, une chose demeure très claire pour moi, je choisis de vivre cette période déstabilisante avec une grande ouverture et je me permets d’accueillir ce détachement du connu et du familier avec sérénité, comme si je savais que j’avais besoin de renouveau. Du moins, j’ai ce sentiment que je dois prendre un recul et rafraîchir ou renouveler les perceptions de moi-même et de mes choix de vie.

Mon copain m’a répondu avec ce grand sourire sympatique : « Très intéressant ton parcours ! » Il venait tout juste d’arriver d’un congrès international de coiffure et il me racontait que le thème du congrès de cette année était « Be the change ! » (Soyez ou vivez le changement). Son partage m’a été d’une certaine façon réconfortante, même si ce congrès n’avait aucun lien direct avec mon cheminement personnel. Le thème et ce message du congrès me confirmaient symboliquement que je n’étais pas seul à vivre ce cycle de transformation et ce besoin de reconnaître qu’il vaut mieux ne pas résister mais bien accueillir et apprivoiser cet appel au changement.

Déjà dans l’acceptation de ces changements, de beaux cadeaux se sont placés devant moi et aujourd’hui je vous écris ce court partage de chez une bonne amie et collègue qui réside dans les Hautes Alpes françaises. C’est un des cadeaux qui s’est présenté à moi pour m’aider à vivre mon détachement. Au moment même où j’ai su que je me devais de partir quelque part pour me ressourcer, j’ai reçu son appel et son invitation d’aller découvrir et m’amuser en Europe, un voyage que je n’aurais jamais envisagé.

Depuis quelques jours, un de mes plus beaux cadeaux a été de retrouver la conscience du moteur qui vibre et qui m’a toujours fait vibrer dans la vie : la confiance et la joie. Je nous souhaite à tous la grâce de ces moments de renouveau et de retrouver nos valeurs du cœur.

Denis Manseau, Éditeur


Solutions aux vaccins

Nous avons vu, dans le dossier Vaccins de l’édition précédente de Cheminement (janvier-février 2006), que la vaccination cause de nombreux problèmes à court, moyen et long terme. De plus, elle n’empêche pas la maladie qu’elle est supposée enrayer. Nous avons reçu de nos collaborateurs des articles superbes, vous offrant des solutions concrètes, afin que vous puissiez améliorer votre santé et celle de vos chers en toute sécurité.

Les articles de Suzanne Couture et de Geneviève Laverdure vous parlerons de la relation entre le physique et le psychologique. Avant de vous y arrêter, je vais ouvrir une parenthèse personnelle pour les parents qui voudraient avoir plus d’outils concrets avec leurs chérubins. Vous pourrez ensuite continuer avec l’excellent article de Martine Vaugien pour obtenir des trucs d’une naturopathe chevronnée, et savourer les recommandations ayurvédiques de Yogini.

Voici quelques trucs de base que j’ai essayés moi-même avec mes trois moineaux. Comme mes enfants n’étaient pas vaccinés, j’ai concentré beaucoup sur le système immunitaire.

- alimentation naturelle et biologique;

- germinations et aliments crus;

- suppléments de qualité (Vit. C et E, multi-vitamines et minéraux, etc.);

- teintures (échinacée, sapin, millepertuis, achillée, gaillet,…);

- tisanes de plantes sauvages (consultez le livre d’Anny Schneider, Plantes sauvages médicinales);

- acuponcture (par un spécialiste qui utilisera les points immuno- stimulants);

- réflexologie des mains, des pieds et des oreilles (j’utilise les « révélateurs » de Madeleine Turgeon madelturgeon@sympatico.ca);

- homéopathie (par un spécialiste qui offre des dosages adaptés au client);

- élixirs floraux, minéraux et animaux (voici deux compagnies locales : www.essences.ca et www.elixirsterraflora.com);

- minimiser les ondes nocives (TV, ordinateur, cellulaire, four micro- ondes; lisez sur le Feng-Shui et consultez le site www.essentia.com);

- surveiller le site de la maison (lignes électriques, eaux souterraines; consultez un géobiologiste ou un radiesthésiste);

- pierres et cristaux (pierres de sel, sélénite, quartz, géodes);

- rires, jeux, sorties en plein air;

- parler de son ressenti (la communi- cation Non-Violente de Rosenberg est super !);

- repos, méditation, yoga, tai-chi, massage, sauna, voyages;

- réaliser qu’on est divin et que toute maladie est un cadeau qu’on se crée.

Pour avoir d’autres idées, consultez les thérapeutes souvent disponibles dans les boutiques d’aliments naturels de votre région ou, encore mieux, prenez rendez-vous avec un des spécialistes qui s’annoncent dans notre revue. Si votre style de vie est bien éloigné de cette liste, prenez un item à la fois. Vivre en santé est possible mais il implique un changement radical de la vie que mène un Québecois moyen. Sur ces mots, je vous laisse goûter un peu aux mets de choix que nous ont concoctés nos auteurs. Bon appétit !

Mado Sauvé


Les maux d’hiver

Les mois d’hiver abaissent nos défenses immunitaires. Nous pouvons, avec de simples moyens, remédier à des malaises de l’hiver afin d’intervenir rapidement. Portez des vêtements chauds et lâches de préférence, en fibres naturelles, les pieds bien au chaud. Ne chauffez pas trop vos maisons.

Dès que vous ressentez les premiers symptômes, augmentez l’humidité des pièces (50% à 55%) et mangez léger. Éliminez également les produits laitiers, le sucre et diminuez la viande. Buvez beaucoup. Restez au chaud et prenez beaucoup de repos.

Gardez toujours les aliments suivants dans la maison : oignon, ail, cannelle, citron, chou, romarin, thym, gingembre, poivre de Cayenne, feuilles de menthe et d’achillée millefeuille (herbe à la dinde), sel de mer et glycérine. Voici maintenant certaines préparations que vous pouvez utiliser pour soigner la grippe, qui sont disponibles dans les boutiques d’aliments naturels locaux :

Huiles essentielles : lavande (lavendula angustifolia, calmant), eucalyptus radié (eucalyptus radiata, mucolytique), citron (citrus limon, désinfectant), menthe poivrée (mentha x piperita, antalgique), le niaouli (Melaleuca quinquenervia ou viridifiora), le sapin baumier (Abies balsamea), et le romarin (Rosemarinus officinalis à 1,8 Cinéol) soulagent les pathologies du système respiratoire.

NOTE : Il est essentiel de choisir des huiles de qualité thérapeutique certifiées.

Aromathérapie : Diffusion d’huile essentielle de citron (Citrus limon) ou de sapin baumier (Abies balsamea) pour désinfecter les lieux.

Tisane « GRIPETTE » : thym, romarin, cannelle, poivre de Cayenne (une pointe couteau suffit), gingembre, ail; branches de sapin baumier, de cèdre ou d’épinette. Ajoutez du jus de citron dans la tasse au moment de boire.

Sirop pour la toux : oignon et sucre ou miel en parties égales. Laissez macérer la nuit sur le comptoir, filtrez et buvez 1/2 cuillère à thé au besoin entre les repas et au coucher.

Toux sèche : Placez 100 grammes de carottes râpées dans un litre d’eau; laissez mijoter, filtrez et buvez toutes les 1/2 heures par petites quantités. Buvez aussi de l’eau froide. Prenez de la tisane de thym additionnée de miel. Utilisez des capsules de gomme de sapin baumier avec de l’eau chaude une ou deux fois par jour. Ajoutez une demi-cuillère à thé de Cayenne dans 250 ml d’eau; amenez à ébullition, remuez et filtrez. Mettez une cuillère à thé de ce mélange dans votre tisane.

Martine Vaugien, n.d., C.A.H., herboriste - sur rendez-vous Formatrice en naturopathie depuis plus de 35 ans, disciplines donnant droit à un diplôme de naturothérapeute. Reconnu par C.I.M.A. et Revenu Québec. (819) 456-2245
www.centremaroma.cama@centremaroma.ca


Les vaccins : au delà de la peur...

Avant la publication du livre de Ghislaine Saint-Pierre Lanctôt « La mafia médicale » en 1995, très peu d’individus remettaient en question la nécessité, voire l’innocuité des vaccins au Québec. Les bébés se faisaient vacciner à la queue leu leu sous les regards complices du personnel infirmier et des mamans pressées d’en finir au plus vite avec la torture de leur petit trésor. Si, à ce moment-là, on leur avait donné la liste des effets secondaires reliés à un tel traitement, auraient-elles contraint d’aussi bonne grâce cet être sans défense à passer sa vie à en subir les conséquences inutiles (si légères soient-elles) au lieu d’utiliser ses précieuses énergies à créer un monde meilleur ?

Aujourd’hui, de nombreux rapports circulant sur internet condamnent cette approche préventive douteuse. Malheureusement, trop peu de personnes encore sont vraiment sensibilisées aux méfaits des vaccins. Sentant la soupe chaude, l’industrie pharmaceutique s’est empressée depuis de mettre de l’avant une campagne de promotion agressive, que le risque de pandémies (grippe aviaire et cie) est venue appuyer à point nommé.

Devant le succès mitigé de l’approche chimique, nous pouvons logiquement nous poser la question : « Et si le méchant virus n’était pas le vrai responsable ? Serait-il possible qu’il existe une cause plus plausible encore, qu’on n’ose nommer puisqu’elle sortirait la population de sa somnolence et lui redonnerait rapidement le pouvoir sur sa santé ? » Exception faite du manque d’hygiène vers lequel on pointe toujours le doigt, nous pouvons nous demander ce qui provoque soudainement la prolifération de bestioles au point d’infester et de porter atteinte à l’intégrité de milliers de corps humains. Moi, je vous réponds : la peur !

La peur est la cause de tous les maux. Elle agit sournoisement mais très efficacement sur les cellules qui, croupissant sous l’indifférence de leurs propriétaires, les menacent soudain de réveil en brandissant de vilains symptômes. Pris de panique, les malheureux se précipitent à la clinique médicale la plus proche sans pousser plus loin l’expertise intérieure : « Aurais-je quelque chose à voir là-dedans ? »

La peur est la non-reconnaissance chez l’être humain de sa nature divine créatrice. Relative au temps, se basant sur le passé pour prédire l’avenir, la peur se vautre dans les expériences des autres, vraies ou fausses, dans les siennes également et s’invente des scénarios d’horreur qui n’ont rien à voir avec la réalité du moment. Elle fait le jeu du mental qui se croit le maître incontestable de la matière qu’il manipule fort maladroitement d’ailleurs, empêtré qu’il est dans ses vieilles cassettes.

En contrepartie, l’amour est d’essence divine et s’élève bien au-dessus des « petites » considérations mentales. Il est le liant entre tout ce qui existe et s’en croire privé serait un non-sens. C’est pourtant ce que nous, êtres humains, avons enregistré et stocké dans les zones obscures de l’inconscient depuis la nuit des temps. Nous sommes des êtres d’amour mais le cherchons désespérément à l’extérieur de nous-mêmes. Devant l’apparente difficulté d’accès à cet élixir éternel, nous sombrons dans l’insécurité de manière chronique et vivons la peur au quotidien, souvent même sans en être conscients, créant ainsi un milieu idéal à l’hébergement de parasites qui ne font que combler nos vides intérieurs.

Les épidémies ne sont qu’un moment dans l’histoire du monde où les peurs collectives s’extériorisent pour provoquer un important éveil de conscience que l’administration massive de vaccins étouffe lamentablement, au grand soulagement des forces occultes qui n’ont aucun intérêt à ce que la populace reprenne enfin le pouvoir sur sa vie. Les êtres humains ont pourtant le mandat de rayonner les qualités divines dont ils sont tous dépositaires. Mais pour cela, ils doivent réaliser qui ils sont vraiment : des êtres divins, manifestations multiples d’une seule et même réalité. Ils doivent se libérer de leurs fausses croyances et peurs viscérales et plonger dans l’inconnu, pour créer à la mesure de leur grandeur illimitée.

Pour ceux et celles qui craindraient encore pour leurs poupons, dites-vous que vos peurs les contaminent davantage que n’importe quel virus. Retrouvez votre essence divine, celle qui brille dans les yeux de ces chérubins, eux qui n’ont pas encore oublié, et plus rien ne viendra troubler votre petit nid d’amour. En attendant, agissez en votre âme et conscience et tout ira pour le mieux. Ayez-en la certitude !

Geneviève Gagnon Laverdure
Geneviève est thérapeute de l’âme et guide de guérison, ainsi que guide de renaissance individuelle ou de groupe. Elle anime les ateliers : S’affranchir de la peur et devenir souverain. Pour infos : 450-653-0151
(Saint-Basile le Grand) www.delapeuralamour.ne1.net


Protection au quotidien

Il semble que certaines personnes se font vacciner contre la grippe et d’autres, pour la grippe. N’avez-vous pas remarqué que certaines personnes ayant reçu le vaccin attrapent tout de même le virus et sont malades pendant des semaines ? En tenant compte du principe que les maladies résultent des effets émotionnels qu’ont sur nous les événements et situations difficiles et désagréables, pourrions-nous éviter le virus de la grippe ou être soulagés des symptômes dus à la grippe en quelques instants ? Pour bien des gens, cela peut sembler loufoque. C’est pourtant possible.

Le vaccin POUR la grippe

Agrippine décide de ne pas prendre de chance cette année. Elle se fait donc vacciner pour la grippe. Dès le lendemain, Agrippine est malade. Elle a le virus de la grippe. Elle sera fiévreuse, nauséeuse, congestionnée et toussera pendant des semaines. Comment cela a-t-il pu se produire ?

Il y a quelques années, Agrippine a dû retourner vivre avec sa mère. Le jour même où Agrippine reçoit le vaccin pour la grippe, elle entre en désaccord avec sa mère à propos d’un sujet pour lequel ni l’une ni l’autre ne parvient à trouver de solutions satisfaisantes. Le désaccord est tellement important qu’elles ne se parlent pas pendant des semaines. Elles réussissent finalement à trouver un début d’entente entre elles pour que leur cohabitation redevienne agréable. Curieusement, les malaises dus à la grippe disparaissent du jour au lendemain.

Est-ce que le vaccin a causé ou empêché la grippe d’Agrippine ? Non. C’est Agrippine qui est devenue vulnérable face à ce virus suite aux fortes émotions suscitées par le désaccord avec sa mère. Elle a près de 40 ans et vit avec sa mère depuis quelques années. Elle se sent parfois traitée comme une petite fille et elle se fait réprimander. Alors, tout comme une petite fille qui sait qu’elle doit respecter sa mère, elle bougonne à l’intérieur. Pour éviter la grippe ou en guérir le plus tôt possible, il lui fallait exprimer les émotions ressenties par rapport à ce désaccord.

Évidemment, il faut faire la différence entre les émotions ressenties et les reproches. Agrippine peut reprocher à sa mère d’être trop comme ci ou comme ça, mais cela n’améliorera pas son état de santé. Elle doit plutôt exprimer à sa mère toute sa gêne ou sa honte, sa frustration ou sa colère, d’être encore dépendante de sa mère malgré ses 40 ans. Aussi, elle peut exprimer à quel point elle se sent humiliée d’être réprimandée comme une enfant à chaque fois qu’elle oublie de ramasser quelque chose lui appartenant. En fait, il s’agit pour Agrippine d’avouer toute la vérité à propos de ce qu’elle ressent. Elle peut l’avouer directement à sa mère si cela semble possible. Comme il suffit de s’avouer la vérité à soi-même pour guérir, elle peut simplement s’avouer tout ceci à voix haute, en toute sincérité, comme si elle s’adressait à sa mère.

Pour éviter le virus de la grippe, il suffit donc d’éviter de se cacher la vérité à propos des querelles intérieures que nous entretenons. Lorsqu’il est trop tard et que le virus s’est installé, il faut s’avouer la vérité, toute la vérité, sur cette situation désagréable qui a sans aucun doute fait surgir certaines émotions qui sont restées coincées à l’intérieur.

La meilleure solution…

Ma fille vivait avec son père depuis environ un an lorsqu’elle m’appelle pour me demander mon avis à propos du vaccin contre la méningite. Il y avait, semble- t-il, une épidémie de méningite dans cette région et on pouvait être vacciné directement au Cégep où elle étudiait. Les ressentis émotionnels causant la méningite sont différents de ceux causant la grippe. Une méningite indique une faiblesse ou une incapacité à faire face à des pressions extérieures sur le plan intellectuel ou encore, une peur intense pour sa tête. Exemple : « Je ne sais plus quoi faire, ça me fait perdre la tête, cette histoire-là. »

Comme je travaillais depuis un certain nombre d’années dans le secteur de la santé alternative, ma fille était certaine que j’allais lui déconseiller la vaccination. De son côté, son père insistait pour qu’elle se fasse vacciner. Elle était inquiète par rapport à cette possible épidémie et ne savait plus quoi faire. En tenant compte des facteurs émotionnels pouvant causer une méningite, je ne pouvais donc pas déconseiller ce vaccin à ma fille, car elle se serait trouvée face au conflit émotionnel relié à la méningite : « Je ne sais plus quoi faire. Qui a raison ? Mon père ou ma mère ? Ils vont me faire perdre la tête. » En provoquant cette situation conflictuelle reliée à la méningite, qu’elle soit vaccinée ou non, ma fille devenait vulnérable à ce virus. Au lieu de lui donner mon avis, je lui ai demandé si elle jugeait préférable de recevoir le vaccin. Comme elle croyait que oui, je l’ai encouragée de cette façon : « Vas-y ! C’est sans doute la meilleure solution. » Suite à la vaccination, elle n’a eu aucun effet secondaire, si ce n’est un grand soulagement.

Il ne suffit donc pas d’être pour ou contre les vaccins. La meilleure solution devient la meilleure des protections lorsqu’on prend en considération les ressentis d’une personne non seulement par rapport à la vaccination, mais aussi relativement à ce qu’elle expérimente comme situation difficile durant la même période.

Suzanne Couture
Suzanne est conférencière et auteure (Les maux pour le dire… simplement, Un monde différent, sept. 2005). Elle est aussi animatrice-conceptrice d’ateliers d’application pratique au quotidien en décodage des malaises et des conflits (Les maux pour le dire et L’inconditionnel présent). suzanne_couture@videotron.ca, téléphone : (819) 878-3991.


La maison en bois cordé Une solution à l’autoconstruction

Quand on songe à l’autoconstruction, on a souvent le sentiment désagréable qu’on n’a pas les connaissances ou les compétences requises. Dans la société de préfabriqué dans laquelle on vit, il devient inconcevable qu’une famille (femme et enfants compris) bâtisse sa propre maison. En m’intéressant à l’autoconstruction, j’ai constaté qu’il existait des techniques faciles et économiques, à la portée de tout le monde. La construction en bois cordé entre dans cette catégorie.

On confond souvent construction de bois rond avec construction de bois cordé. La maison de bois cordé nécessite des bûches et non des billots entiers. Le mur se monte comme une corde de bois, avec un isolant entre les bûches et du mortier aux deux bouts. En regardant les murs d’une telle maison, on voit donc seulement les extrémités des bûches. Un des avantages de cette technique est qu’une fois monté, le mur est terminé : pas de bardeau à poser, pas de peinture à faire. De plus, ça donne toujours un aspect rustique et chaleureux.

Préparation

Pour bâtir sa maison, il faut s’y prendre à l’avance. Au printemps, on inspecte le terrain pour établir où exactement on va s’installer. On vérifie le drainage naturel, les pentes. Une fois tout cela fait, on peut installer le chantier et faire la fondation. Mais auparavant, il est important de se renseigner sur les lois concernant les nouveaux bâtiments, les zonages, faire des plans, discuter, chercher des sous. Récupérer des matériaux aussi prend du temps, certains s’y prennent même plusieurs années avant d’entreprendre leur projet de construction. En été, on construit son futur habitat. En automne, on fait la finition. Considérant qu’on avance à environ 30 pi2 /jour si le travail est fait à deux personnes, il faudrait compter entre 6 à 8 semaines pour faire une maison de 1 000 pi2. Et ce format est amplement suffisant, avec une mezzanine, pour un couple ou une petite famille pour un an (en attendant le prochain été pour agrandir).

Le bois

N’importe quelle sorte de bûche fait l’affaire pour le bois cordé en autant qu’il est bien sec. N’importe quelle essence de bois, bûches fendues ou non, rondes, carrées, des poteaux de téléphone, d’électricité, des piquets de cèdre, etc. La seule condition est qu’il soit TRÈS SEC. Pour la quantité de bois à prévoir, si vous construisez un carré de 1 000 pi2 avec des bûches de 16 pouces de long, il vous faut prévoir environ 9 cordes, en tenant compte qu’une corde couvre 96 pi2. Dans ce calcul, les « pertes » sont comptées, c’est-à-dire les ouvertures (portes et fenêtres). La bûche de 16 po, avec l’isolant équivaut à une isolation de R-20, ce qui est la norme.

Le mortier

Le mortier est posé aux extrémités des bûches, environ 4 pouces de mortier à chaque bout. L’espace de 8 pouces qui reste dans le milieu est rempli d’isolant. Chaque constructeur a sa recette de mortier. Dans Le petit manuel de l’autoconstruction, on retrouve une recette de base : 5 portions de sable, avec 4 portions de sciure, avec deux portions de ciment et une portion de chaux. La sciure étant absorbante, elle empêche le mortier de durcir trop vite, ce qui le ferait craquer par la suite.

L’isolation

Premièrement, une étape cruciale dans l’étanchéité du mur de bois cordé consiste à huiler les bouts des bûches. On trempe les bûches dans l’huile jusqu’à deux pouces de chaque côté. Pour l’isolement entre les bûches, vous avez l’embarras du choix. Fibre de verre, laine de roche, sciure de bois traitée à la chaux, copeaux de bois, Zonolite, billes de styrofoam; tous sont efficaces. Conseils par-ci, par-là En faisant les plans de votre maison, pensez véranda vitrée pour le mur du sud. L’énergie solaire passive est extrêmement appréciable pendant l’hiver. On peut passer le filage électrique dans les murs, l’inconvénient est qu’il n’est plus accessible par la suite. On peut tout simplement le faire longer le mur par le plancher et le dissimuler après. Si vous récupérez des matériaux de construction tels que des fenêtres et des portes, pensez-y avant de construire pour faire les plans en conséquence de ces pièces.

Il est extrêmement important de bien être à l’écoute de l’autre, mais aussi de soi dans une telle entreprise. L’auto-construction en couple peut se transformer en divorce, surtout si un des conjoints a l’impression de ne pas être pris en considération. Faire des plans et des ententes sur papier avant la construction peut être utile.

Julie Francœur
(514) 276-0726
jufrancœur@yahoo.fr
Une plus longue version de cet article est paru dans la revue Aube, qui publie des articles portant sur les écovillages, la consommation responsable, le transport écologique, la construction saine et beaucoup d’autres sujets actuels.
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Références : Le petit manuel de l’autoconstruction, Le petit manuel de l’habitat bio-climatique, de François Tanguay et Maisons originales auto-construites du Québec, de Michel Bergeron et Clôde de Guise


La maison en ballots de paille

Au début du 20e siècle, juste après l’invention des presses à ballots, des habitants du Nébraska, pressés de construire des maisons avant le froid hivernal, ont empilé des ballots de paille, y ont déposé un toit, incorporé une porte et quelques fenêtres, et ont finalement recouvert le tout de crépi pour protéger les murs des intempéries. La maison en ballots de paille était née. Certaines de ses premières maisons, maintenant plus que centenaires, sont encore habitées aujourd’hui. Récemment, la préoccupation pour l’environnement aidant, la maison en ballots de paille est soudainement devenue le symbole de la maison écologique. Des constructeurs courageux du Québec ont choisi d’inventer des techniques autres que celle du Nébraska, qui prennent en considération nos conditions climatiques particulières.

Je vous invite maintenant à parcourir notre région de l’Outaouais pour découvrir les principaux types de construction en ballots de paille. Parlons du style ballots-et-poutres. Un de mes voisins a choisi de fixer des ballots de paille sur une charpente de bois située à l’intérieur de sa maison. Il aurait tout aussi bien pu décider, comme un autre voisin, de faire l’ossature de bois de sa maison à l’extérieur. Il aurait pu aussi utiliser une double ossature, comme d’autres amis de ma connaissance. Peu importe, tout est bon, en autant que l’on s’assure que les murs de la maison sont bien protégés des intempéries et qu’ils sont assez solides pour supporter la lourde charge de la neige hivernale. Ce mur charpenté, isolé avec des ballots de paille, est ensuite recouvert de crépis ou coulé entre deux murs de béton.

Toujours dans l’Outaouais, quelques maisons ont été construites avec le style maçonné. Ce style consiste à encaisser les ballots dans du mortier, comme si c’était des briques géantes. Ceux-ci sont ensuite crépis sur leurs faces intérieures et extérieures. Les ballots peuvent aussi être enlignés de telle sorte que des colonnes de mortier se forment. Avec ou sans colonne, c’est à n’en pas douter la méthode de construction en ballots de paille la plus solide, bien qu’elle soit plus longue et qu’elle présente parfois des ponts thermiques.

Maintenant, venez faire un petit tour chez moi, à St-André-Avellin. J’ai choisi d’emprisonner les balles de paille entre deux murs de béton. Vue de l’extérieur, on dirait une simple maison de stuc, sans aucune anomalie. À l’intérieur de la maison, vous trouverez deux particularités. Les murs périphériques sont en crépi et les fenêtres sont enchâssées dans les profondeurs du mur. Celles-ci dominent ainsi un large rebord de fenêtre d’environ deux pieds d’épaisseur que nous avons choisi de recouvrir de céramique. Pour assurer une pénétration de la lumière maximale et permettre une meilleure vue à l’extérieur, les murs situés de chaque côté des fenêtres ont été coupés à un angle de quarante-cinq degrés.

Il existe autant de styles de construction en ballots de paille qu’il y a de constructeurs. Tous les autoconstructeurs y mettent leur touche personnelle. Malheureusement, certains obtiennent des résultats mitigés et ce sont ces « erreurs » qui sont les plus retenues par les élus de certaines municipalités. Chaque méthode de construction en ballots de paille possède ses qualités propres. Ce qui étonne, c’est que tous les styles de constructions en ballots de paille qui possèdent des murs recouverts de crépi ou de béton sont pratiquement à l’épreuve du feu. Le facteur isolant de ces maisons est très avantageux. Il se situe entre R35 et R50, selon les styles et la façon dont on place les ballots.

J’aimerais vous dire qu’il n’y a pas de désavantage dans la construction en ballots de paille, mais je serai honnête avec vous. Toutes ces méthodes utilisent des produits de l’industrie du ciment et de la chaux qui sont, hélas, énergivores. Nous retrouverons des craquelures ou des fissures sur les murs de ces demeures, dues au facteur de contraction lors du séchage. Heureusement, elles ne sont habituellement que superficielles et sont facilement réparables. La paille à l’intérieur des murs pourrait pourrir si, par malheur, elle se mouillait. Tout comme pour une maison normale, vous devrez faire ce qui est nécessaire pour mettre vos murs à l’abri des intempéries.

Parlons maintenant de ce que je connais le plus, c’est-à-dire du style de construction que j’ai développé au cours des douze dernières années. J’ai appelé ma technique de construction le style coulé à double coquille de béton. Elle offre les avantages de la solidité, d’une architecture aux murs droits et d’une isolation insurpassable (R-50, probablement). Une toiture cathédrale complète permet de donner un attrait architectural incomparable et même de construire facilement un second étage. Mes expériences personnelles m’ont permis de simplifier cette technique de construction au maximum pour pouvoir offrir la possibilité à un individu de force moyenne de se construire seul ou pratiquement seul. Sa plus importante qualité réside dans le fait que la construction de son plancher et celle de ses murs ne requièrent pratiquement pas de bois, ce qui en fait une demeure super-écologique.

Jocelyn Rochefort Simard
Consultez le livre « Manuel de l’autoconstruction, la maison en ballots de paille » écrit par Jocelyn (Éditions de Mortagne). Celui-ci fait également de la consultation, de la construction à contrat et de l’aide à la construction en ballots de paille. Vous pouvez visiter son site www.freewebs.com/paillologie, lui écrire au paillologie@gmail.com ou lui téléphoner au 819-985-0894.


Qu’est-ce qu’une maison saine ?

La moitié des maisons québécoises sont menacées par l’excès d’humidité tandis que 80 % d’entre elles abritent au moins une personne plus sensible, par exemple asthmatique ou allergiques, selon la Société canadienne d’hypothèques et de logement. Voici les cinq critères d’une maison saine (ou écologique) telle que définie par la SCHL :

Santé

Avant tout, réduire les sources de pollution. Après la fumée, l’excès d’humidité fait le plus de dommages en nourrissant les acariens (première cause d’asthme) et les moisissures (dont certaines peuvent être très toxiques). Selon l’Université Harvard, l’excès d’humidité (plus de 55 % d’humidité relative en hiver) cause autant de problèmes respiratoires que la présence d’un fumeur. Au lieu des moquettes, du plancher flottant en fibre de bois et du vinyle, privilégier les matériaux sains comme les couvre-planchers de céramique, de linoléum, de liège et de bois, ainsi que les colles, peintures, teintures et vernis à base d’eau. Remplacer le bois traité à l’arsenic par le cèdre, le plastique recyclé ou la maçonnerie.

Bien isoler et étanchéiser l’enveloppe du bâtiment évitera la condensation favorisant la croissance de moisissures dans les murs. La pose de membranes et ou d’isolant plastique à l’extérieur des fondations protégera aussi celles-ci contre l’humidité. Diriger les eaux de pluie le plus loin possible des fondations à l’aide de bonnes gouttières en métal et de pentes de terrain adéquates. On prendra aussi soin d’éliminer ou de minimiser l’exposition à des polluants tels les champs électromagnétiques et les engrais et pesticides de synthèse.

Après avoir contrôlé les causes de pollution, il faut ventiler. Pour bien échanger l’air, les nouvelles maisons très étanches devraient être équipées d’un ventilateur récupérateur de chaleur (environ 2,700 $ installé), qui apporte de l’air frais ou évacue de l’air vicié (et filtré, en option) dans toutes les pièces. Au minimum, toute résidence doit être dotée d’un extracteur d’air efficace et silencieux (environ 100 $) dans les salles de bains.

Efficacité énergétique

En plus de vous protéger (de même que la maison elle-même) contre les moisissures, l’étanchéité et l’isolation supérieures permettent de réduire les besoins de chauffage de 25 % à 40 %. L’apport solaire passif, à travers des fenêtres à haute performance (Low-E, argon, intercalaire isolant) orientées majoritairement franc sud (tout en prévoyant de l’ombrage estival), pourra assurer jusqu’à 40% du chauffage annuel.

Opter pour les appareils de chauffage au bois homologués par l’EPA ou un foyer de masse : ils consomment moins de bois et polluent moins. Le bois, le gaz et le mazout sont déconseillés aux personnes hypersensibles : un système électrique à eau chaude (hydronique) est l’idéal. Si les panneaux solaires photovoltaïques et les éoliennes sont encore trop dispendieux au Québec où l’électricité est ultra-abordable, sachez par contre que le chauffe-piscine solaire, lui, est le plus rentable sur le marché.

Protection des ressources

On peut réduire la consommation d’eau de 50 % et plus, par exemple en utilisant des toilettes à 6 litres par chasse et en captant l’eau de pluie pour arroser le terrain et le potager. On s’efforce aussi de réduire, réutiliser et recycler le bois et les autres ressources naturelles.

Responsabilité environnementale

Évitez de générer des déchets toxiques (bois traité, peintures à l’huile, etc.) et de contribuer significativement aux changements climatiques accélérés par la combustion d’énergies fossiles tels le gaz naturel et le mazout.

Abordabilité

Une maison saine peut coûter de 3 à 5 % de plus à construire, mais en fait, quand on regarde les paiements mensuels, elle est plus abordable ! En effet, les économies obtenues en frais de santé, de chauffage, d’entretien et de réparations sont supérieures au surcoût hypothécaire. Bref, être écologique, ça peut être très bon pour votre santé et votre portefeuille !

André Fauteux

André publie l’excellente revue québécoise La maison du 21e siecle, ainsi qu’un supplément saisonnier gratuit, La maison saine, qu’on peut retrouver un peu partout au Québec.
Visitez son site : www.21esiecle.qc.ca et envoyez-lui un courriel à : info@21esiecle.qc.ca.


Les jeux divinatoires

Depuis la nuit des temps, les humains utilisent des objets et des rituels pour tenter de percer les mystères du passé, du présent, du futur, du monde invisible et de l’âme. Ce sont les jeux divinatoires, qui étaient auparavant réservés aux chamanes, devins et magiciens. Maintenant, il est commun de trouver sur la table des Québécois moyens un jeu de cartes divinatoires. Les boutiques ésotériques offrent de nos jours une panoplie toujours grandissante de ces jeux. Qui d’entre nous n’a pas encore eu la chance de se faire « tirer aux cartes » par une voyante ou, tout simplement, une amie ? Cheminement a voulu explorer plus à fond ce monde en effervescence. (Mado Sauvé)

Les jeux divinatoires, que je préfère appeler des oracles, sont d’excellents outils pour la croissance personnelle de ceux qui s’ouvrent à leur mystère. Lors des ateliers que j’anime à ce sujet, les gens m’ont dévoilé leurs motivations pour apprendre à utiliser ces jeux. Ce sont des outils pour se connaître, faire des déblocages et des prises de conscience, développer l’intuition ou nous relier à notre Soi Supérieur. Ils aident à comprendre le présent par rapport au passé et au futur et mettent au clair ce que nous savons déjà. Ils facilitent la communication et nous aident à briser la glace socialement.

Ce sont parfois des instruments de méditation. Comme les ados s’y intéressent, les parents peuvent s’en servir pour améliorer leurs rapports avec eux. Ils facilitent la résolution de problèmes, la prise de décisions; ils donnent de la perspective et construisent un pont entre le conscient et l’inconscient. Ce sont de bons outils pour approfondir diverses voies : la kabbale, le zen, les mythologies (celte, etc.), la psychologie, la magie, les templiers, etc. Ce sont de bons outils professionnels et thérapeutiques pour ceux qui veulent faire carrière dans ce domaine. Finalement, d’autre gens viennent par curiosité, sous l’influence d’un proche, pour le plaisir ou par hasard. À la fin de ces soirées d’initiation aux jeux divinatoires, tous s’accordent pour dire que même si leur utilisation procure un vrai plaisir, ce sont aussi des outils initiatiques sérieux et qui commandent notre respect. Si on veut bénéficier de ces outils précieux, il est important d’être en accord avec une transformation, un vécu intensif et une conscience élargie.

Le choix de l’oracle est une étape importante. Il devrait y avoir une attirance indéniable entre la personne et l’outil. De nos jours, nous bénéficions d’un choix extraordinaire de jeux divinatoires. Chacun peut donc trouver quelque chose à son goût. Les jeux peuvent s’utiliser de diverses manières :

- approche intellectuelle,

- approche intuitive,

- transfert de connaissance d’un proche ou d’un ancêtre,

- initiation en vivant avec l’oracle au quotidien,

- association les approches entre elles.

Il est important de choisir une méthode qui vous plaît et de répéter les mêmes écarts de divinations afin de les maîtriser. Au début, il est préférable de s’abstenir de consulter trop de livres et d’auteurs différents. Vous pourrez le faire avec moins de confusion plus tard, quand vous aurez acquis une bonne base de connaissances. Ce renouveau d’intérêt pour les arts divinatoires peut être lié au besoin que nous avons de nous retrouver. Ces outils se révèlent à nous comme des amis longtemps égarés. Leur apparition précède les civilisations égyptiennes. Ils ont survécu à l’épreuve du temps et c’est cette ancienneté qui incite notre respect. Je vous souhaite un cheminement valorisant avec l’outil de votre choix.

Monique Briand
Monique est la propriétaire de la boutique ésotérique L’Essence-Ciel, à Gatineau. On y vend des livres, jeux, pierres, objets décoratifs et… jeux divinatoires ! Elle est thérapeute et donne aussi des ateliers : oracles, reiki et anges. Vous pouvez la rejoindre au 819-568-2643.


Cheminement rencontre Rollande Thompson

Rollande Thompson et ses trente-cinq ans de cartomancie.

Comme l’équipe de Cheminement avait choisi avec enthousiasme le thème des jeux divinatoires pour cette édition, nous avons décidé d’interviewer une des cartomanciennes les plus connues de l’Outaouais, Rollande Thompson. J’ai pris quelques heures pour jaser avec elle de sa longue carrière dans le domaine de la lecture des cartes, des lignes de la main et de la numérologie.

S’asseoir dans le bureau de consultation de Rollande est déjà une expérience en soi. On y retrouve un peu partout les signes de son métier : cristaux, bouddhas fleuris, signes astrologiques et de géométrie sacrée, boule de cristal, chapelets. Un croisement entre une foire ésotérique et une chapelle ! L’accueil est chaleureux, même si je me sens un peu timide. Je me rends chez une vraie cartomancienne pour la première fois de ma vie…

Rollande décide de me mettre tout de suite dans le bain en me proposant une consultation gratuite. Comment refuser une telle aubaine ? Je dois brasser et couper en quatre paquets. Rollande étend toutes les cartes du jeu en quatre longues lignes, faces vers le haut. Elle trouve la carte qui représente chacun des membres de ma famille et la mienne et commence à parler de notre vie, nos caractères, notre passé, notre avenir probable. Son enregistreuse accumule la précieuse information pour que je puisse l’entendre de nouveau avec ma famille. J’ai été particulièrement impressionnée par la précision de sa description de nos personnalités. J’ai ensuite pu lui poser quelques questions dont voici les plus intéressantes.

Quand as-tu commencé à t’apercevoir que tu avais de la facilité en divination ?

J’avais quatre ans quand j’ai dit à ma mère que la maison d’à côté brûlerait. L’incendie est arrivé le lendemain. Au même âge, j’ai su le jour avant que ma grand-mère mourrait, même si c’était une mort assez imprévue. Puis, à 5 ans, un garçon est venu visiter ma sœur et j’ai su tout de suite qu’il serait son futur mari. J’ai eu la vision que je serais une bouquetière toute en rose pour leur mariage et c’est ce qui est arrivé.

Comment les gens réagissaient-ils autour de toi ?

La plupart n’aimaient pas beaucoup ça. Mes parents ne voulaient pas que je parle de telles choses. Je me souviens qu’un jour, quand j’avais 9 ans, j’ai dit à mon enseignante, qui était une religieuse, qu’elle avait un compagnon. Elle s’est fâchée et a crié que non mais j’ai su, bien des années après, que c’était vrai. J’ai aussi deviné des choses plus heureuses. Par exemple, j’ai rencontré mon mari à 16 ans et j’ai su tout de suite que je le marierais et c’est ce qui est arrivé quand j’ai eu 17 ans.

Comment as-tu commencé ta carrière de cartomancienne ?

J’étais une mère de famille bien occupée mais j’ai décidé, un jour, de prendre un cours de tarot avec ma sœur au collège Algonquin. Le prof m’a dit presque tout de suite que j’avais un don et m’a fortement encouragée à continuer. Ça fait maintenant 35 ans que je tire aux cartes pour les autres, dans toutes les provinces canadiennes, en France, au Japon, en Arabie et aux Etats-Unis.

Reçois-tu surtout des femmes ou des hommes ?

Il y a trente-cinq ans, j’avais un rapport de 1 homme pour 70 femmes. Mais maintenant, le rapport est plutôt un tiers d’hommes pour deux tiers de femmes. J’ai beaucoup d’hommes qui viennent pour parler de placements ou d’achat de nouveaux commerces.

Les personnes qui viennent te voir pour affaires ont-elles de bons résultats ?

Je n’entends pas toujours parler des résultats mais parfois, j’ai des preuves que ça fonctionne. Récemment, une femme est venue me voir pour se faire tirer aux cartes. Elle m’a apporté une enveloppe de la part de son mari à qui j’avais récemment fait des recommandations d’affaire. J’y ai trouvé un cadeau de mille deux cent dollars !

As-tu vu des choses qui ont été difficiles à dire ?

Oui. C’est souvent relié aux affaires de cœur. Je me souviens de la fois où j’ai dit à une cliente que non seulement son mari la trompait mais qu’il avait même une deuxième famille avec une autre femme et des enfants de lui. Évidemment, la femme a cru que j’étais folle. Trois ans plus tard, le gars est mort et la dame a rencontré la deuxième femme de son mari et ses autres enfants au salon funéraire. Elle est venue me dire que j’avais eu raison !

Une dernière question. Quelle a été une de tes plus grandes surprises ?

Ça, c’est facile. Un jour, un homme est venu se faire tirer aux cartes. Je lui ai dit qu’il devait absolument aller s’acheter un billet pour un tirage car il gagnerait sûrement quelque chose. Il a fait ce que je lui ai dit et il a gagné le premier prix : une maison toute meublée avec deux automobiles ! Ce genre de chose ne m’est arrivé que trois fois dans ma carrière.

J’ai adoré ma visite chez Rollande et j’ai bien l’impression que j’irai la revoir. Elle m’invite à venir lui dire un petit bonjour à sa table du « Psychic Show » en avril à Ottawa et à la fête du travail à Nepean. Si vous n’êtes jamais allés à ce genre de foire psychique, je vous le conseille. Vous en verrez de toutes les couleurs et de toutes les saveurs.

Rollande habite à Gatineau (Aylmer). On peut la consulter par courriel (info@21esiecle.qc.ca, par téléphone (819-684-6125), par courrier (13, Kayak, Gatineau, J9H 5C2) ou en consultation personnelle à la maison. En tapant son nom sur le site www.tarotcanada.ca, vous trouverez de plus amples informations


Langage occulte

Serions-nous en train de percer le mystère du Langage Occulte ?

Depuis le début des temps, nous avons toujours cherché à comprendre les mystères de la vie. Toutes les sciences sont issues d’une étude acharnée et orientée sur l’existence de tout. Les sciences occultes se penchent sur l’aspect abstrait des choses. N’étant que récemment accessibles à tous, les sciences occultes ont fait partie de l’ésotérisme depuis la nuit des temps. Selon le Petit Larousse, le terme ésotérisme signifie : Partie de certaines philosophies anciennes qui devait rester inconnue des non-initiés.

De nos jours, quiconque désire s’initier peut le faire sans aucune restriction. Nul besoin de se joindre à une société secrète ou à un groupe, car une visite dans une boutique ésotérique suffira à combler les plus intéressés. Les sciences occultes se dévoilent devant nos yeux. Parmi ces trésors anciens, nous retrouvons des livres et des outils divinatoires. La boule de cristal, les tarots et les dés en sont quelques exemples. Ces outils tiennent le rôle de médiateur. Un jeu divinatoire représente le « médium » entre le consultant et la Source. La divination fait partie du mécanisme universel révélateur et le jeu devient alors la voix du divin, de la Source de Tout.

En termes simples, voici la façon dont fonctionne la divination. Une question est posée à la Source, une réponse est donnée par le biais du médium (jeu). Nous interprétons cette réponse en recevant l’inspiration qui se révèle en nous ou en lisant son interprétation. Il y a donc trois entités en cause : le questionneur (nous), le médium (l’outil ou une personne), le répondeur (la Source). Une fois la réponse reçue, notre libre-arbitre décide si celle-ci est valable. En tout temps nous demeurons le seul maître de notre destinée.

Pendant la consultation, l’inspiration qui monte en nous, les images que nous recevons, les coïncidences qui s’opèrent ou encore, les mots et les idées qui nous viennent à l’esprit, font tous partie de la réponse. Faire la synthèse de toute cette « synchronicité » est l’art de percer le langage occulte. L’interprétation des rêves se réalise de la même façon.

Le terme occulte suggère qu’un voile entoure ou nous cache les réponses. Mais elles sont déjà là près de nous, prêtes à être recueillies. Il suffit d’écouter ou de simplement observer. L’usage d’outils divinatoires ou la rencontre d’un voyant sont les méthodes empruntées pour éclairer des mystères. Aujourd’hui, cette grande soif de connaître est directement reflétée par la popularité croissante des boutiques ésotériques.

Il n’est pas nécessaire d’utiliser un jeu. L’âme étant composée de la même substance que la Source créatrice est elle-même médium et conseillère de notre vie. Elle ne s’oppose jamais au libre-arbitre. L’évolution étant le but de la vie en soi, le pouvoir de choisir demeure entre les mains de chacun de nous. Il en est de même avec la divination et tout ce qui se rapporte au futur. Rien ne peut nous arriver que nous n’ayons accepté d’avance.

L’évolution vers la toute compréhension serait la raison de l’existence. Apprendre à mieux se connaître est le cheminement en soi. C’est pourquoi l’état de conscience du consultant est la base la plus importante de la divination. Si nous posons une question à la légère, nous recevrons des réponses synonymes.

Aujourd’hui, l’ensemble de l’information ésotérique qui circule peut être comparée à un laboratoire de chimie ouvert aux adolescents sans supervision. Inconsciemment, les moins expérimentés font parfois des ravages avec le mauvais usage de ces connaissances. Sagement, plusieurs préfèrent quand même aller consulter une personne expérimentée dans le domaine.

KatchinaSylvie Perras, alias «Katchina» est clairvoyante et fait du bureau au 410 A, bd. Des Prairies, à Laval (450-686-1914). Elle travaille aussi à La maison de l’Éveil (450-689-0042). Elle offre de la formation, des séances d’initiation en cheminement personnel, de l’enseignement divinatoire et de l’astrologie karmique. (s.perras@sympatico.ca)


Aventure ayurvédique

En 1981, je suis partie explorer l’Himalaya, où j’ai contracté une maladie tropicale. Un parasite s’était fixé à mon foie et l’avait gravement endommagé. Mon état s’est tranquillement empiré et, en 1984, j’étais au bout du rouleau.

Je ne pouvais même plus manger ! Les médecins que j’avais consultés jusqu’alors avaient tous étudié la médecine occidentale et mon organisme ne répondait à aucun de leurs médicaments. Acculée au pied du mur, j’ai finalement décidé de suivre les conseils de mon entourage. Je suis partie à Delhi pour consulter un médecin très connu qui se spécialisait en ayurvéda, la médecine traditionnelle de l’Inde, basée sur 5 000 ans d’expériences.

Le vaidya (médecin ayurvédique), Dr Brihaspati Triguna, a commencé par prendre mon pouls. « Hum… tant de peur…votre système nerveux est totalement paralysé par la peur. Utiliser le japa jour et nuit. » Intriguée, je lui ai demandé « Le japa ? Qu’est-ce que c’est ? » Il a soupiré : « Répétez le nom de votre dieu sans arrêt. Si votre heure est venue, il faudra vous en remettre à lui ! »

Sur ces mots plutôt décourageants, il m’a prescrit des herbes médicinales. Je suis revenue le revoir plusieurs fois. À chaque visite, il modifiait les prescriptions. Après quelques jours seulement, j’ai pu recommencer à manger. Rapidement, la peur, la douleur et la fatigue qui m’habitaient depuis trois ans ont disparu. Au bout de deux semaines, le Dr Triguna m’a jeté un regard satisfait après la prise de mon pouls et il a dit : « Beaucoup mieux ! Revenez dans une semaine. Vous connaissez les montagnes ? Trouvez un guide pour vous y conduire. L’air pur vous fera du bien. »

Le jour suivant, je suis partie retrouver un vieil ami, un swami qui vivait dans la Vallée des saints. Je partais avec une bonne réserve d’herbes médicinales pour continuer mes traitements ayurvédiques. Pendant mon voyage de retour, j’ai dû faire face à des pluies torrentielles, un glissement de terrain et au violent soulèvement qui a suivi l’assassinat d’Indira Ghandi. J’ai finalement revu Dr Triguna plusieurs semaines plus tard. J’étais guérie ! La fièvre, la fatigue et l’anxiété avaient disparues.

Au fil des ans, ma relation avec l’Ayurvéda s’est développée. J’ai changé mon mode de vie et utilisé des pancha karma (traitements de rajeunissement et de nettoyage en profondeur). Puis, en 1997, j’ai eu la chance de rencontrer le Dr Vasant Lad, un vaidya reconnu qui habitait au Nouveau-Mexique. Enthousiasmés, mon mari et moi avons décidé d’aller étudier un an avec lui. Nous avons suivi des cours avec des médecins, du personnel infirmier, des psychothérapeutes, des diététistes, des chiropracticiens, des professeurs de yoga, des massothérapeutes, des retraités, des jeunes. Ces gens étaient issus de plusieurs pays : Canada, États-unis, Mexique, Israël, Russie.

Le jour, nous nous retrouvions pour suivre des cours de Sanskrit (le langage sacré de l’Inde), de Hatha Yoga, d’anatomie, de physiologie et d’herboristerie. Chaque soir, Dr Lad passait trois heures à nous entretenir sur les bases de l’Ayurvéda. Il passait du temps à nous expliquer l’importance de la prise de pouls comme base d’un bon diagnostic ayurvédique. Il disait que chaque personne a une constitution unique et que tout déséquilibre lié à notre style de vie provoque éventuellement des problèmes de santé. Il parlait longuement du déséquilibre du vata, qui causait de l’anxiété, de l’insomnie, de l’arthrite, des douleurs lombaires et autres troubles reliés au stress, empêchant l’individu d’éprouver un sentiment de joie véritable. Selon lui, les troubles de vata sont omniprésents dans notre société occidentale.

L’étude de l’Ayurvéda nous a tous transformés. Nous y avons trouvé des outils pour transformer notre approche professionnelle. De plus, notre propre vie personnelle a été complètement chamboulée. Mon mari et moi avons décidé de plonger pour de bon dans cette sagesse millénaire et de nous en imbiber.

Je me retrouve encore souvent en compagnie de vieux yogis dans les contrées himalayennes pour parler d’Ayurvéda. Parfois, je le fais devant un auditoire de professionnels de la santé aux États-Unis, ou dans une classe remplie d’étudiants et de chercheurs venus des quatre coins de la planète. Le savoir ayurvédique est tellement universel et naturel que même si sa démarche se base surtout sur les soins individuels, il permet aussi d’éliminer les frontières. L’Ayurvéda nous guide vers un équilibre, et ceci autant à l’intérieur qu’avec le monde autour de nous.

Liane (Yogini) McNamara
Yogini et son mari, le Dr James Lunney, dirigent un centre de renommée internationale, le Ayurveda Medical Centre of Canada, qui est situé à Ottawa. Ils y traitent des patients et offrent régulièrement des ateliers. Vous pouvez rejoindre le centre par téléphone (613-688-3338), par courriel info@ayurvedamedicalcentre.com. ou internet www.ayurvedamedicalcentre.com.
Ayurveda Medical Centre of Canada


Créer sa vie, vivre sa joie

En général, pour la majorité des gens, la joie c’est un bel été presque sans nuage. De retour de vacances, les gens sont radieux. Ils ont pu profiter des activités extérieures et ont vu leurs enfants s’amuser dehors. La joie, on en parle dans tous les magazines, car le culte du bonheur nous obsède. Cependant, vivre sa joie au quotidien nous semble souvent irréalisable. Pour y arriver, il faut une certaine réflexion. Cela demande de s’arrêter, de se donner des outils et de passer à l’action afin de CRÉER SA VIE.

La joie est au rendez-vous de chacune de nos journées. Pourtant, nous ne la voyons pas, nous ne la sentons pas et nous ne la ressentons pas. Privés de la légèreté que la joie procure, nous alourdissons notre corps et notre esprit d’une peau de chagrin qui, à la longue, nous désespère et nous démotive. Brisée par la fatigue, notre créativité personnelle et professionnelle s’effrite.

Nous avons alors deux réactions possibles : nous sommes victimes des autres et des événements ou nous prenons notre vie en mains de façon responsable. Être victime comporte ses avantages, car cela nous permet de nous déculpabiliser de notre passivité. Cette voie amène également son lot d’épreuves : maux physiques de toutes sortes, malaises psychologiques, maladie, appauvrissement dans tous les aspects de notre vie qui, poussée à l’extrême, pourra mener à la mort. Puisque la « victimite » nous apporte plusieurs malaises, il importe de voir notre responsabilité dans tous nos choix de vie. Cela nous permettra du même coup de transformer nos réactions de peurs pour qu’elles soient un moteur au lieu d’un frein. Il faut apprendre à se servir de la peur et du plaisir pour élucider la dualité de notre perception. Ce sont des énergies puissantes qui servent à nous immobiliser ou à nous refocaliser vers une nouvelle approche de la réalité. Elles nous permettent de regarder la situation au lieu de nous maintenir dans une vision limitée de notre personnalité.

Notre corps exprime le reflet exact de ce qui se trame au niveau de nos émotions et de nos pensées. Ainsi, les systèmes nerveux, hormonal et immunitaire nous indiquent les malaises et les blocages. Si nous tentons de refouler des émotions, ces systèmes se mettront en branle pour exprimer le trop plein emmagasiné. Chaque situation vécue commande donc de faire le choix entre vivre et survivre. Ce qui permettra ce choix, c’est justement l’option que nous choisirons : être victime ou être responsable.

Nous avons tous connu des moments de joie intense, où nous nous sentions heureux et comblés. Malheureusement, ces états joyeux ont tendance à être éphémères. Le rythme de vie effréné que nous menons nous contraint trop souvent aux obligations, au stress et à l’insatisfaction, ce qui nous laisse peu d’énergie et de temps pour cultiver la joie. Pourtant, dans notre vie de tous les jours, il est possible de retrouver et surtout de maintenir la joie, la joie véritable, celle qui est source de bonheur et de plénitude. Grâce à des moyens à la portée de tous, nous pouvons relever le défi de la joie au quotidien et ainsi exprimer l’essence de notre être véritable.

Yves Sévigny B.Sc. D.C Yves offrira une série de conférences en mars avec le Club Québec Conférence. En plus d’être écrivain, il offre des voyages thématiques et se spécialise en chiropratique, biologie médicale, et autres. Il demeure à Stoneham (418-666-8181 et 418-572-2208). www.ysevigny.alchymed.com et ysevigny@webnet.qc.ca.


La voie sans issue

« Les autres s’arrangent pour que je me sente coupable de me choisir. Et ça marche. Je finis par faire plaisir aux autres et je me laisse tomber. C’est eux le problème; ils pourraient bien faire un effort ! »

Les autres sont-ils vraiment un problème pour moi ?

J’ai peur de faire de la peine à l’autre ! J’ai peur de le blesser ! J’ai peur qu’il vive du rejet ! J’ai peur qu’elle tombe malade si je parle ! Je dois la ménager! Je vais la faire mourir !

Mon inquiétude pour l’autre m’empêche de sentir ce qui se passe chez moi : j’ai peur de perdre la relation si j’ose le dire, si je pose mes limites, ou si j’exprime mes émotions !

Au fond, c’est moi qui vis la peur du rejet, de perdre la relation et je projette cette peur sur l’autre, en étant convaincue qu’elle lui appartient. Si je parlais de moi, de ce que je ressens, cela pourrait donner : « J’ai tellement de peine à l’intérieur de moi. J’ai tellement été blessée souvent dans mon enfance. J’ai tellement mal d’avoir vécu le rejet. » S’inquiéter continuellement des émotions des autres est une façon de fuir notre propre souffrance.

Il est impossible de vivre une relation sans frustration car nous sommes tous des êtres distincts et que les choix de l’autre ne peuvent pas nous convenir à tout moment. Ce qu’il y a derrière est une peur existentielle de se choisir et de perdre la relation. Cette peur est souvent liée à une douleur d’abandon de la petite enfance ou une menace que l’enfant a vécu de perdre la relation. Je peux tenter de satisfaire les besoins de l’autre pour éviter de ressentir l’ampleur de cette peur, mais je risque de vivre frustration sur frustration et d’aller jusqu’à la dépression.

Assumer la satisfaction de ma vie, c’est me donner la liberté; assumer la satisfaction de la vie des autres, c’est risquer de me détruire. Cela ne peut se faire sans prendre le risque de faire face à nos peurs et de perdre des relations. Chaque être humain, au cours de son existence, sera confronté à plusieurs reprises à cette opportunité qui va le ramener à son droit fondamental : celui d’exister. Dès que je me choisis, je me donne le droit d’exister, je prends ma place.

Se choisir n’a rien à voir avec le narcissisme ou l’égoïsme. Se choisir, c’est de dire sa vérité sans se couper, en restant en contact avec sa vulnérabilité, contrairement à la personne narcissique qui ne pense qu’à elle et qui s’assure que tout tourne autour d’elle. Le narcissique ne se choisit pas pour évoluer, il est coupé des autres, il n’est pas concerné par les émotions d’autrui et préoccupé uniquement de sa personne.

C’est un piège en thérapie que je rencontre souvent. Les gens se détournent de l’enfant à l’intérieur d’eux qui souffre en silence depuis des années parce que personne ne s’est intéressé à sa détresse. Aujourd’hui, en thérapie, c’est l’adulte qu’ils sont devenus qui demande encore à l’enfant en eux de se comprendre, d’être raisonnable, de se taire. Si je laisse tomber encore une fois l’enfant qui souffre en moi, je continuerai à souffrir et reproduire la souffrance. Les conséquences de ce choix vont s’avérer dévastatrices tant pour moi que pour tous ceux qui sont en relation avec moi.

Finalement, je ne peux changer mon passé, mais je peux en changer les conséquences dans ma vie d’aujourd’hui. Nous n’avons pas grand pouvoir sur les événements qui arrivent chaque jour, mais il nous est possible d’en avoir dans la façon d’y faire face et d’en atténuer les conséquences.

Ginette Laliberté
Ginette est l’auteure de deux livres : Un retour vers soi et Quitter la survie (Éditions du Roseau,) ainsi que d’un CD : Je quitte la survie pour naître à la vie. Vous pourrez l’entendre aux conférences qu’elle donne en avril pour le Club Québec Conférence (www3.sympatico.ca/cqc). Pour consultation individuelle : 418-847-4738