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| Volume 11, numéro 5 / mai-juin 2008 |
Nourriture terrestre Nourriture céleste
Astrologie de l’évolution et de la transformation. Imaginez un ciel bleu nuit, la lune et les étoiles … une semence qui tombe de ce paysage, ici sur terre, c’est vous!
Cette semence contient toutes les forces du ciel en ce moment exact. Comme toute semence, elle a besoin de terre, d’eau de chaleur et d’air. La terre nous en met plein la vue en cette saison, et nous pouvons profiter de cet exemple pour absorber cette énergie vibrante de couleurs, d’odeurs et de goûts plein de fraîcheur, de textures à caresser et de chants joyeux. La semence qu’est l’être est venue pour participer à ce grand spectacle, grandir et s’épanouir en harmonie avec la nature.
L’astrologie de l’évolution et de la transformation n’a nul autre but que celui qu’elle exerce pour l’agriculture biodynamique. Elle est un guide pour les saisons de la vie humaine. Elle décrit ses cycles, elle garde un journal de l’itinéraire passé. Une fois ce passé bien labouré et ameubli, il est possible d’aménager son jardin à sa façon.
Devenir un bon jardinier n’est rien d’autre que de bien semer la graine dans un environnement propice à son développement et savoir ce à quoi servira la récolte, l’alchimiste intérieur s’occupera de la transformation! L’environnement de l’être est souvent sous estimé. Revoyez ce ciel lors de votre naissance et imaginez qu’il est imprimé sous votre propre voûte terrestre, votre boîte crânienne! Eh bien pour briller, ces étoiles ont besoin de se reconnaître à l’extérieur, d’être en contact avec le mouvement céleste, d’en être nourries.
La semence de l’être est entourée d’influences diverses, famille, éducation, culture, social, qui sont tous des aliments qui ont formé la personnalité et l’évolution de l’être. C’est comme si quelqu’un d’autre cultivait le jardin qui nous a été donné et le jour vient où nous devons l’aménager à notre goût, selon notre nature. C’est en ce sens qu’il est parfois important de savoir ce qui y est enterré.
Pour qui sait décoder ces messages, il n’y a pas de jours sans lumière, sans arrosage, sans évolution. Le jardin terrestre fleurit de plus en plus à tous les jours. Il offre ce spectacle d’énergie gratuitement à ceux et celles qui ont conscience de ce cadeau.
C’est là le moment de faire le plein, de remplir nos cœurs de joie en s’élevant vers une conscience plus présente à ce qui nourrit son âme, sa semence, pour qu’elle vibre, qu’elle soit fertile, qu’elle aussi offre son spectacle merveilleux d’évolution à ceux et celles qui sauront le voir! … et fera sans aucun doute quelques étincelles, poussières d’étoiles, sur le chemin de d’autres qui apprennent à jardiner!
Le plus grand apprentissage est souvent de recevoir toutes ces bontés gratuites qui animent les sens, qui élargissent l’esprit. C’est la façon dont l’Univers nous apprend à donner, gratuitement, avec amour et bienfaisance. L’environnement estival est d’autant plus apprécié parce que nous le savons éphémère, mais nous savons aussi qu’il est éternel, puisqu’il reviendra, encore et encore et répétera son œuvre. En ayant cette conscience, il est plus facile de vivre son présent dans un jardin en croissance ! Chacun a en lui un petit coin du ciel qu’il se doit d’entretenir. Je vous souhaite un bon jardinage céleste! Sur Terre comme au Ciel
Le respect du libre arbitre ne permet pas de prédire l’avenir. On peut cependant armer son libre arbitre avec une mise à jour des bases de données du jeu de sa vie!
Jocelyne Maréchal
Vous désirez vous investir et travailler avec moi ? Je ne suis là que pour guider, et peut-être éclaircir avec vous le chemin qui vous attend. « Le destin guide celui qui acquiesce et entraîne celui qui refuse » Sénèque Entrevue :1 hre. Conférences disponibles sur demande. Pour plus d’informations : astrocieletterre@hotmail.com Montréal et Cantons de l’Est 450-242-1580 Québec 418-834-2369
Des plantes médicinales comestibles dans votre jardin
La saison estivale est enfin de retour, tous à vos jardins ! C’est le moment idéal pour semer vos légumes préférés et, pourquoi pas, quelques plantes médicinales comestibles. En plus de vous nourrir, ces petites merveilles vous garderont en santé.
Les plantes médicinales comestibles peuvent ajouter saveurs, couleurs et nutriments aux mets quotidiens. Faibles en calories, elles sont riches en antioxydants, vitamines, minéraux et oligo-éléments de toute sorte.
Voici donc quelques exemples de plantes médicinales comestibles faciles à cultiver dans votre jardin. Vous trouverez pour chacune d’elle une courte description de la culture, quelques propriétés et les façons de les apprêter.
Bourrache (Borago officinalis)
Ses fleurs et ses jeunes feuilles ont un goût de concombre et sont excellentes en salade (ajouter sur le dessus de votre salade). Ses fleurs font aussi de très jolis glaçons (remplissez de moitié vos contenants à glaçons, ajouter les fleurs de bourrache, ajoutez l’autre moitié d’eau puis déposez le tout au congélateur). La bourrache est une annuelle qui aime le plein soleil, mais on peut aussi la cultiver dans un jardin semi-ombragé. Elle atteint une hauteur de 60 cm et demande un espacement de 35 cm. On récolte les fleurs au besoin, tout au long de la floraison. Plus vous les cueillez, plus la plante donne de fleurs. Celles-ci se conservent au réfrigérateur quelques jours, sinon quelques mois au congélateur. La bourrache a comme propriété de stimuler les glandes surrénales et de lutter contre les infections des voies respiratoires.
Calendula (Calendula officinalis)
Fleurs de couleur jaune-orangée, elles s’ajoutent à merveille à nos recettes de biscuits (ajoutez-les à la fin de la préparation). Plante annuelle, le calendula pousse au plein soleil et fleurie énormément, on pourra donc cueillir les fleurs tous les jours et sécher les surplus pour en faire des infusions (1 c. à thé par tasse). Elle atteint une hauteur d’environ 25 cm et s’étale sur un bon 30 cm, voire plus. Le calendula, anti-inflammatoire et antiseptique, protège nos muqueuses de l’intérieur comme de l’extérieur. C’est la plante par excellence pour les problèmes de peau.
Capucine (Tropaeolum majus)
Fleurs de couleur orange au goût poivré. On la consomme en salade et en soupe (ajouter les fleurs à la fin, au moment de fermer le feu). Cette annuelle préfère les endroits ensoleillés et les sols bien drainés. Fleurissant de juillet à août, elle demande un espacement de 30 cm et atteint une hauteur de 40 cm (jusqu’à 3 m si on lui met un tuteur). La capucine est antibiotique et riche en vitamine C. Les fruits sont aussi utilisés en cuisine où ils remplacent les câpres.
Monarde (Monarda didyma)
Fleurs rouges au goût sucré, excellentes pour les salades et les vinaigrettes (remplissez un pot en verre des fleurs finement hachées, ajoutez du vinaigre de cidre, brassez le tout, faites macérer deux semaines à l’abris de la lumière, filtrer puis ajouter un peu d’huile d’olive, sel et poivre). Cette vivace pousse au plein soleil. Elle atteint 1 m. de hauteur et requiert un espacement de 45 cm. On peut cueillir la fleur au complet ou quelques pétales à la fois. Elle lutte contre les rhumes et les problèmes digestifs.
Ortie (Urtica dioica)
Les feuilles d’ortie sont urticantes, mais elles deviennent inoffensives une fois cuites ou séchées. On en fait des potages aux vertus extraordinaires (très minéralisante et surtout pleine de bon fer, l’ortie tonifie l’organisme en entier) ou on l’ajoute tout simplement aux soupes. On peut aussi l’ajouter aux pâtés ou consommer ses tiges comme légumes (on l’apprête comme les épinards finalement). Elle pousse facilement un peu partout et prends vite de l’expansion, alors attention ! Cultivez-la dans un pot que vous pourrez ensuite installer dans votre jardin et ne la laissez pas faire ses graines. Pour la cueillette, portez des vêtements longs et des gants. Si malgré tout vous vous frottez à elle, ne vous grattez surtout pas ! Les effets urticants disparaissent après 10 minutes, mais s’intensifient si vous touchez les endroits atteints. En cas d’urgence, appliquer quelques pétales de calendula préalablement mâchés sur l’endroit atteint.
Pour plus d’informations, renseignez vous auprès de votre herboriste et rappelez-vous, il est toujours conseillé de rencontrer un expert avant d’entreprendre un traitement à base de plantes. Toutefois, la dégustation est sans danger si vous n’en abusez pas, alors bon appétit !
Marie-Christine Vallières, Herboriste
aromarie@gmail.com
Vous désirez traiter un problème de santé à l’aide des plantes, faire une cure de détox ou tout simplement retrouver l’équilibre en santé ? Venez me rencontrer chez Espace Nomad au 4650 boul. St-Laurent à Montréal (514-842-7279), il me fera plaisir de passer du temps avec vous !
Stressé, fatigué, courbaturé? Voulez-vous une Thalassothérapie, Balnéothérapie ou un Spa ? Quelles sont leurs différences et leurs particularités? Pouvons-nous nous soulager nous-mêmes ? Quels sont les bienfaits physiques et psychologiques ?
La raison qui me pousse à écrire cet article est bien simple, donner un petit coup de main aux personnes qui en ont besoin. Ce que j’écris est véridique parce que je le vis.
J’œuvre dans le domaine de l’aromathérapie depuis 25 ans, et il est primordial pour moi de prendre un bain tous les jours, qu’importe le moment de la journée, je planifie mon horaire. Je pensais, comme beaucoup de personnes, que prendre un bain était trop long, que je n’avais pas le temps, mon horaire de travail ne me le permettait pas.
Tout à changé lorsque j’ai décidé de prendre soin de moi et surtout de m’accorder un peu de temps, c'est-à-dire un moment privilégié que personne ne peux m’enlever. Lorsque je travaille très tôt, je me lève une heure plus tôt, car je suis sûre qu’après mon bain je vais être en super forme pour accomplir ma journée.
Depuis quand prend-t-on un bain ?
Les bains existent depuis l’Antiquité; Cléopâtre en prenait un tout les jours, suivi d’un massage. Les Anciens trouvaient beaucoup d'agréments aux bains, et les vestiges des premières stations thermales sont aujourd’hui des sites archéologiques visités et admirés pour leur architecture grecque, romaine ou égyptienne. On peut y voir des salles froides et chaudes, des canaux souterrains et des réserves d'eau. Les gens y allaient pour se faire du bien mais aussi pour soigner certaines maladies. Ces anciens spas furent abandonnés par réputation morale et pour des problèmes d'hygiène. La douche fit son apparition, en France, au XVIIIe siècle, car au Moyen Age on pensait que l'eau apportait des maladies; alors déconseillée, on se frottait avec un chiffon sec. Cependant, Montaigne, lui pensait autrement, il allait prendre des cures dans une station thermale pour traiter ses problèmes urinaires.
Au XIXe siècle, l'attirance vers la montagne et l'air pur provoque la création de nouvelles stations balnéaires. Actuellement, la balnéothérapie est très populaire, non pas pour traiter mais plutôt pour soulager les douleurs provoquées par les maladies.
Quelle est la différence entre la Balnéo, la Thalasso et le Spa?
La "balnéothérapie" désigne le fait de se soigner par un bain. Généralement elle consiste en une succession de bains d’eau douce, soit chaude pour stimuler et détendre ou froide pour raffermir et revigorer, ou encore en alternance chaude et froide, selon le besoin. La température du bain chaud se situe autour de 34°C, afin de provoquer une dilatation des pores de la peau et faciliter le passage dans le corps des éléments souvent ajoutés à l’eau. On peut baigner le corps ou une partie du corps pour des raisons thérapeutiques, bains de siège, bains de pieds.
Cependant, le mot Balnéothérapie est aussi utilisé pour l’immersion dans l’eau de mer ou de source thermale, dans la boue, le sable, l’air, le soleil.
Plusieurs établissements ajoutent des jets, bouillonnements et hydro massages au bain, et proposent des soins optionnels, comme des cataplasmes, musicothérapie, massages (shiatsu, thaï, ayurvédique), aromathérapie, réflexologie et même vinothérapie.
Il existe des centres de balnéothérapie publics et privés et, sachez que les séances prescrites par le médecin aux personnes souffrant de rhumatismes, d'arthrose ou de séquelles liées à des traumatismes ostéo-articulaires, peuvent être remboursées par l'Assurance maladie.
Si vous utilisez les bienfaits de l’eau de mer, vous prenez alors une Thalassothérapie, Thalassa en grec veut dire Mer.
“SPA” (Sanitus Per Aquam), ce terme utilisé aussi pour une marque d’appareils, désigne des établissements, localisés principalement au cœur des villes et possèdent une approche plus esthétique. Dans un spa vous retrouverez des traitements par l’eau, des bains divers, des massages et des soins associés, toujours dans un objectif de détente et de bien-être.
Peut- on se faire du bien chez soi?
Oui, bien sûr, l'eau du robinet peut être utilisée, alors pourquoi ne pas se choyer en goûtant au plaisir d’une balnéothérapie à la maison. Donnez-vous un moment privilégié dans le confort de votre foyer, accompagné de musique douce et bougies parfumées. Il suffit de se plonger, pendant 15 à 20 minutes dans une simple baignoire remplie d’eau, à laquelle vous avez ajouté des huiles aromatiques pour profiter de leurs effluves bienfaiteurs.
Quels bienfaits physiques peut-on en retirer?
Déjà, le fait d’être immergé facilite les mouvements, fait travailler les articulations, tonifie la circulation sanguine, favorise le drainage des toxines et régénère les tissus de l’organisme. La balnéothérapie devient un processus de rééducation lorsque l’on y associe des séances de kinésithérapie.
Si vous suivez un régime amincissant, des bains alternés aident au remodelage corporel.
Qu’est ce qu’un bain aromatique?
Vous pouvez ajouter des huiles essentielles, algues marines dans votre bain, vous renforcerez alors les effets bénéfiques du bain et une véritable sensation de bien-être.
Dépendant de l’objectif thérapeutique que vous voulez obtenir, vous pouvez sélectionner un mélange précis d’huiles essentielles. Mais, attention ces huiles essentielles ne doivent pas être utilisées pures dans le bain, mais être supportée dans une huile végétale.
Voici quelques suggestions.
L’association des huiles essentielles de camphre, menthe, d’encens, de romarin, de laurier noble, de copahu et de gaulthérie sera recommandée pour des articulations fatiguées ou enflammées et relâcher les tensions. Grâce à leur vertu anti-inflammatoire puissante, elles aideront au soulagement des douleurs rhumatismales et musculaires, tendinites, entorses, et tous les problèmes d’ordre articulaire, arthrite, arthrose.
Un mélange des huiles essentielles de cyprès, cèdre, genévrier et romarin, aux vertus stimulantes et toniques circulatoires, agira sur la fatigue générale. Il contribue au soulagement des tensions, des jambes lourdes et des douleurs liées aux problèmes de circulation sanguine, tout en aidant à l’élimination de la cellulite.
Par contre des huiles de romarin, cyprès, cèdre et pamplemousse apporteront des propriétés toniques veineuses et musculaires, et favoriseront la circulation sanguine, tout en stimulant les tissus.
Des huiles essentielles de ravensare aromatique, tea-tree, pin, laurier et vetiver, renforcent les défenses immunitaires et agissent comme antiseptiques des voies aériennes, tout en permettant de lutter contre le stress, l’insomnie, les états de tension et de fatigue générale par leurs vertus calmantes, antibactériennes et antivirales. Ce bain aromatique est recommandé pour prévenir les épidémies de grippe, les rhumes, bronchites et autres infections du système respiratoire.
Les huiles essentielles de lavande, santal, palmarosa, géranium et bois de rose luttent contre les infections cutanées, aident à la cicatrisation des petites plaies, lésions cutanées, zones acnéiques et les dermatoses, en stimulant le renouvellement cellulaire.
Vous voulez relaxer…! Des huiles essentielles aux propriétés relaxantes et calmantes de petit grain, camomille, marjolaine, lavande et d’ylang-ylang facilitent le sommeil.
Elles sont utiles lors d’insomnie nerveuse, et à l’épanouissement des sens.
Y a-t-il des contre-indications?
Comme l’eau peut atteindre les 34°C, la chaleur est déconseillée aux personnes qui ont des problèmes cardiovasculaires, aux hypertendus ou celles qui ont des antécédents de phlébites. Une personne qui a subi une intervention chirurgicale récente, doit attendre que sa peau soit bien cicatrisée.
Les bains aromatiques sont déconseillés aux femmes enceintes et aux enfants de moins de 3 ans
Peut-on en retirer des bienfaits psychologiques?
Parmi les significations symboliques de l’eau, nous retrouvons trois thèmes dominants : source de vie, moyen de purification, centre de régénérescence.
Depuis des millénaires, les grandes religions du monde ont souvent fait de l'eau un élément sacré, un symbole de vitalité magique.
Les ablutions purificatrices du corps et de l’esprit ont existées de tout temps. L'eau dite sacrée transmet la force divine à l'humain, aux animaux et aux objets.
Dans le milieu hindou, la croyance en la transmigration de l’âme conduit à la purifier grâce au bain complet par aspersion; à la Réunion, on ajoute des feuilles de manguier ou de margousier, dans le bain d’un bébé pour le protéger du mauvais œil et des mauvais esprits.
Dans la pratique du christianisme antique, le baptême du verbe grec « baptizein » qui signifie plonger, consistait en une purification par l’eau. Les eaux représentent l’infini, s’immerger dans les eaux, c’est se ressourcer dans un immense réservoir de potentiel, afin d’y puiser une force nouvelle, lors d’une phase passagère de régression et de régénérescence.
Plusieurs adeptes voient l’eau comme un signe de bénédiction, comme le symbole de la vie spirituelle et de l’esprit, étant sacré dans la plupart des Pays.
L'objectif de la balnéothérapie est de repartir à zéro sur le plan mental. Donc on soigne son corps tout en apaisant notre esprit, cela va au-delà du physique.
Nous savons que l'eau, joue un rôle essentiel, c’est aussi une source de loisirs et de détente. La plupart des activités sportives, natation, planches à voile, ski nautique, plongée sous-marine, voile, aviron requièrent l’élément eau. Elle sera toujours présente, car elle a un effet positif tant sur l'esprit que sur le corps.
Pour la plupart, prendre un bain, c’est se laver, mais lorsque nous nous glissons dans un bain dont la température est confortable, nous devons nous laisser aller, lâcher prise, ne plus penser à rien, seulement visionner notre corps de l’intérieur. Prendre un tel bain permet l’abandon d’anciennes situations, un processus passif ou de régression dans le silence, au cours duquel nous voyageons en notre propre intérieur, au cœur de notre âme, où nous reprenons contact avec nous-mêmes, avant de retourner à notre vie quotidienne.
Lors d’une balnéothérapie nous nous permettons un moment exclusif de méditation, comme un état de transe et de profonde relaxation. C’est alors que nous ressourçons notre esprit, et vivons une véritable renaissance.
Je compare un peu cette image à celle d’un fœtus dans le sein de sa mère. Cet état méditatif nous permet aussi de capter de nouvelles impulsions créatrices, un nouveau départ, un renouvellement complet.
Vous pouvez aussi vous procurer un tapis qui émet des bulles d’air, comme certains bains conçus de jets d’air ou bain balnéaire, cette forme de bain donne une action active qui stimule et masse. On est dans un état de sommeil et en même temps maintenu en éveil. Le contact de l’eau qui frappe sur notre peau nous fait mieux prendre conscience de notre soi-même.
Je ne vous dis pas que cela se fait automatiquement au début, mais à la longue, vous aller atteindre ce bien-être. Je préconise à tout le monde de prendre des bains, ceux-ci sont immensément bénéfiques pour changer notre façon de penser, de vivre, pour éliminer le négatif ou toute situation de stress ou d’épuisement. Nous avons continuellement besoin de nous recentrer pour pouvoir affronter le quotidien. Vous pouvez aussi prendre votre bain le soir, vous serez alors prédisposé à un très bon sommeil et actif le lendemain.
Cela fait des miracles…!!!
Conclusion :
Chacun peut trouver sa cure en balnéothérapie, sa source de relaxation, de stimulation ou de bien-être.
Selon le problème dont on souffre ou si l’on veut se reconnecter avec notre soi-même, on choisira parmi les différents programmes proposés dans les différents centres qui existent. Inclure la balnéothérapie dans nos habitudes de vie devient une source d’équilibre à considérer qui consiste à se prendre en main.
Maryse Mangin
Aromathérapeute
Mme Mangin œuvre dans le domaine des soins esthétiques depuis les années 80. Elle conçoit des produits à base d’huiles essentielles pour l’être humain et une ligne de toilettage pour animaux. Elle donne aussi une formation en aromathérapie. Sa raison d’être : se faire et faire du bien. Site Internet : www.videlina-natura.com
En savourant mon potage, je réalise qu’il se compose exclusivement de racines : oignons, panais et carottes.
Ces légumes poussent tous sous la terre, ce sont leurs feuilles qui captent et leur transmettent l’énergie du ciel, des astres, des étoiles, de l’univers. Pendant ce temps, l’oignon, le panais et la carotte captent l’énergie de la terre, de tout ce qui par décomposition en fait partie. Serait-il possible que les plantes racines nourrissent nos cellules de l’histoire de l’humanité et de la planète ? De ce fait, nous enracineraient-elles davantage dans la matière ?
À l’opposé, les fruits qui poussent aux sommets des arbres reçoivent l’énergie du sol par leurs racines pendant qu’eux sont continuellement en contact avec l’air, le soleil, la lune, les étoiles, tout le système solaire et l’infini. Riches de ces vibrations, ils nourriraient principalement nos corps subtils. Était-ce pour cette raison que plusieurs grands maîtres étaient frugivores ? Est-ce en raison de leur nature vibratoire céleste s’ils sont moins bourratifs que les légumes racines ?
Est-ce que ceux qui touchent le sol et regardent le ciel tels le chou-fleur et la laitue nous nourriraient d’une façon plus globale ?
Après des semaines et des semaines de repas solitaires, l’enseignement change. Le vin blanc m’enseigne sa patience, il est conscient que dans son attente il s’améliore, il mature. Tout comme lui, je dois avoir la sagesse de laisser le temps faire son œuvre dans différents secteurs de ma vie, en sachant que cette attente me rend plus prête.
Mon pain aux raisins m’enseigne la persévérance et la flexibilité. Le raisin qui s’est tout desséché dans l’attente finit par trouver son utilité dans mon pain, j’en comprends que l’âge ne doit pas m’empêcher d’aspirer à réaliser mes rêves…Que dois-je apprendre du blé dans les champs qui se courbe et danse sous le vent sinon d’avoir de la flexibilité dans mes pensées face aux différents événements qui soufflent sur ma vie?
Une grande vérité m’est révélée en observant un plant de patates, il fleurit à l’air et donne ses fruits sous terre. Je veux moi aussi fleurir pour pouvoir donner des fruits sur terre et me réaliser.
Que dire de l’eau, cette grande voyageuse à saveur d’infini ? Nous parle-t-elle du pèlerin qui sommeille en chacun de nous ? De nos lacs et cours d’eau, elle s’évapore, se condense dans les nuages soufflés par le vent, elle voyage autour de la terre et est témoin de la vie. Puis redescendant sous forme de pluie, elle circule dans des cours d’eau souterrains. Ne voyant plus rien, dans cette grande noirceur elle se filtre et est purifiée avant de refaire surface à la lumière du soleil pour s’évaporer à nouveau. Ne vit-elle pas comme nous le cycle des réincarnations ? Que de questions montent en moi suite à cette réflexion… Je n’ai pas les réponses, mais je sens que j’ai moins peur de la mort !
Un jour, j’apprends que selon l’héritage d’anciens initiés s’étant questionnés sur la nutrition, la bouche serait un véritable laboratoire spirituel absorbant les particules éthérées les plus puissantes et subtiles de la nourriture pour nourrir nos corps énergétiques. Ce Yoga de la nutrition se pratique en s’intériorisant. La clé de l’alimentation spirituelle est notre pensée. Intuitivement j’avais pratiqué ce Yoga. Je ne subis plus l’heure des repas, je m’en sers pour me nourrir globalement. Loin de prétendre avoir la vérité, j’ai tout au plus une vérité qui me convient et me fait apprécier mes repas en solitaire.
Denyse Simard Msc D
Métaphysicienne et auteure
Son dernier livre « Greffe d’Âmes » est disponible sur Lulu.com et Amazone.com
www.denysesimard-mscd.com
Peindre le chemin de Compostelle
Michel Boisvert, artiste-peintre de Baie St-Paul, souffre de sclérose en plaques. Il nous raconte dans des mots tout simples son cheminement et ses découvertes vers le chemin de Compostelle. Un témoignage très personnel et une histoire touchante!
Je suis artiste peintre professionnel, je demeure à Baie-St-Paul mais je suis originaire de Trois-Rivières. J'ai un parcours de vie ou encore "un cheminement" des plus particulier.
Après avoir travaillé pendant 15 ans dans une usine de papier journal à Trois-Rivières, j'ai décidé de tout lâcher pour retourner aux études à l'université Laval à Québec. J'ai fait un baccalauréat, une maîtrise et un doctorat en géographie historique. Puis j'ai fait mon stage de doctorat en Bretagne à l'automne 1994. En 2000 je termine mon doctorat. En même temps, je suis diagnostiqué avec la Sclérose en plaques. La fin du monde est arrivée pour moi. Pour une deuxième fois je lâche tout et je décide de m'installer à Baie-St-Paul pour le temps qu’il me reste. Je veux y vivre ma passion, la peinture.
J'ai comme tous les diagnostiqués sclérose en plaques perdu la vue dans mon œil droit ainsi que, pendant près de six mois, la mobilité de mon côté gauche. Pendant trois ans je suis resté à peindre sans sortir de ma galerie. Je pensais que ma vie d'artiste n'allait être autre chose que de tenir ma petite galerie et mon atelier. Toutefois en 2005, je me suis réveillé et j'ai pris conscience que la vie ne s'arrêtait pas là et que j'étais capable de vaincre cette peur.
J'ai décidé de m'entraîner à la marche (je ne marchais presque pas) pour aller faire le chemin de Compostelle en France. Pourquoi cette décision subite : je venais d'être invité à exposer en France à Berre-les-Alpes tout près de Nice. Donc voilà pour moi l'occasion de profiter de ce voyage pour, après le vernissage, me rendre faire la route de Compostelle. Faire le chemin de Compostelle juste pour marcher n'était pas pour moi un défi suffisamment intéressant, alors j'ai décidé d'y aller et de produire 40 toiles directement sur le chemin.
Je suis revenu le 5 novembre 2006, après 2 mois de marche (800 kms), avec 40 toiles et 60 croquis. Toute une aventure! L'année dernière j'ai voulu poursuivre mon chemin et me rendre à St-Jacques de Compostelle en Espagne mais cette fois-ci pas en solitaire. Je suis parti accompagné de ma conjointe. Nous avons marché 800 kms sur ce chemin avec mon sac à dos (19 kilos) et j'ai produit 27 toiles et plus de 80 croquis.
Depuis ce temps, je suis extrêmement en forme, mon cheminement a été celui que j'avais décidé. J’ai appris que dans la vie il ne faut jamais mettre de côté nos rêves quoi qu'il arrive. La vie est trop courte pour s'apitoyer sur son sort. Il faut se débarrasser de cette idée que la maladie va nous gâcher la vie et lutter. Il faut oser rêver.
Michel Boisvert, artiste-peintre
Galerie Atelier Michl
7½ Ambroise-Fafard
Baie-Saint-Paul
G3Z 2J2
(418) 240-2525
Site Web: www.michelboisvert.com
Courriel: info@michelboisvert.com
La Galerie Atelier MichL représente plus d'une trentaine d'artistes peintres œuvrant dans différents médiums dont l'huile, l'acrylique et l'aquarelle.
Veux-tu la paix ? Le pardon l'offre. Veux-tu le bonheur, un esprit tranquille une certitude quant au but et un sentiment de valeur et de beauté qui transcende le monde?
Veux-tu sollicitude et sécurité, et la chaleur d'une protection sûre pour toujours ? Veux-tu une quiétude qui ne peut-être dérangée, une douceur qui ne peut jamais être blessée, un bien-être profond et durable et un repos si parfait qu'il ne peut jamais être contrarié ? Tout cela et plus, le pardon te l'offre.
Il étincelle dans tes yeux quand tu t'éveilles et te donne la joie avec laquelle tu commences la journée. Il détend ton front pendant que tu dors et repose sur tes paupières, de sorte que tu ne voies pas de rêves de peur et de mal, de malice et d'attaque. Et quand tu t'éveilles à nouveau, il t'offre encore un jour de bonheur et de paix, Tout cela et plus, le pardon te l'offre. Ces paroles sont inspirées par Celui qui a démontré que la Vérité ne peut être détruite: Jésus.
J’en suis à mon onzième mois de pratique du Véritable Pardon.
Voici quelques bienheureuses conséquences : Guérison du conflit existentiel qui auparavant s’exprimait à travers mes relations, mon abondance, ma liberté et à travers mon corps physique. J’ai retrouvé la sensation d’être accompagnée, aimée, soutenue, guidée par la Présence de l’Amour de Dieu en moi. J’ai dissous la peur de l’autorité représentée par l’illusoire peur de Dieu. J’ai enfin compris que j’étais en guerre contre l’Amour de mon Père Créateur. J’ai compris que ce monde illusoire s’est construit sur cette guerre contre l’Amour du Soi. J’ai aussi compris pourquoi Jésus a vaincu la mort. Le sentiment d’être abandonnée s’est dissous et remplacé par la sécurité absolue. Le poids de la culpabilité s’est dissous et remplacé par responsabilité absolue et la peur remplacée par l’Amour absolu.
Ce qu’il me reste à accomplir afin de m’éveiller totalement du rêve de la séparation est de continuer à pardonner chaque projection devant moi. Ainsi au lieu d’attaquer, juger, condamner ou défendre mes propres projections j’étends mon pardon sur chacune d’elles. En agissant ainsi je choisis de répondre à l’appel de l’Amour du Soi et je rétablis à nouveau l’Unité avec l’Amour.
Ce monde est en guerre depuis le début des temps. Que peut-il offrir ? L’ultime séparation symbolisée par la mort physique. Voilà la promesse de ce monde, le néant ! L’incroyable ! La mort ! C’est pourquoi nous venons tous y mourir à moins que... non pas, parce que Dieu nous refuse Son Éternel Amour, mais bien parce que l’ego individuel et collectif se refuse à lui-même Son Amour.
Pourquoi se refuse-t-il le droit à la Vie éternelle ? Parce qu’il se croit coupable de s’être séparé et projette sa culpabilité sur les autres ? Voilà la vérité de ce monde en guerre contre lui-même. Une guerre parfaitement imaginaire projetée sur le grand écran que l’on nomme la vie sur terre. Qu’il serait plus juste de nommer « la mort sur terre ». Parce que la Vie est synonyme d’Amour et l’Amour est créateur et n’a pas de fin.
Pouvons-nous imaginer que ce monde n’est qu’un rêve ? Une pure illusion ? J’ai enfin trouvé ma véritable raison d’être sur terre. Alléluia !
Avec Amour,
Namaste !
Rosy
Dans mes mots, par mes propres expériences et par Amour je présente l’Art du Véritable Pardon en conférence et en atelier, en offrant la voie de défaire ce monde imaginaire né de son propre esprit.
Rosy Porrovecchio 418-235-1102
La terre se meurt.
Nous sommes des prédateurs.
L’amour tue. La vie s’en va.
Et nous transforme en OGM.
Nous ne sommes plus le sel de la terre.
Que faire?
Devenir son piment, sans OGM.
Dans l’éclatement de la danse cosmique.
Danser la vie.
Être. Être soi. Être vrai.
Oser être libre, sans condition.
Dé-con-di-tionné.
Oser se re-construire hors-normes.
S’allonger sur la terre.
Humer son humain
Et par une échappée du ciel.
Contempler le monde à l’envers.
Tellement plus beau. Limpide.
Même à travers les nuages.
Écouter le silence.
L’apprivoiser.
Il nous apprivoisera.
Regarder pousser le printemps,
Feuille à feuille.
Sentir les germes.
Devenir lien vivant entre ciel et terre.
Gorge dilatée, éclats de joie et de soleil,
Se laisser habiter,
Pour comprendre,
Pour aimer, pour aider.
Aider sans s’imposer,
Pour aimer mieux surtout.
Apprendre à vivre autrement.
À boycotter les pollueurs,
Les exploiteurs.
Cesser de courir,
Créer sa vie
Au lieu de la perdre à la gagner.
Se transformer.
Labourer son âme dans la joie,
Et le petit moi, vêtu de soie,
Trouvera son grand soi.
Regonfler nos forces vives
Les plus profondes.
Il en faut tellement
Pour ramer à contre-courant.
La création a besoin de nous.
En tout lucidité, en toute humanité.
Pour la seule loi,
Qui ne puisse être transgressée,
Celle de l’évolution.
D’où obligation de Conscience.
Texte de Renée Devirieux pour radio-alternatives, CIBL, mai 2006
Au fil des années, vous avez graduellement perdu le contact avec votre Être par toutes les courses folles contre le temps, ces courses contre les manques et ces courses pour fuir vos malaises intérieurs.
Sous le magnifique soleil de cet été, prendre le temps de prendre quelques minutes par jour pour observer ce que vous créez de votre vie serait un cadeau exceptionnel que vous pourriez vous offrir. Pourquoi attendre que des évènements traumatisants ou que la maladie vous atteigne avant de faire ce petit geste si simple et sain? Vous en êtes conscient et pourtant il vous est difficile d’arrêter votre montre intérieure pour reprogrammer votre vie dans la souveraineté de votre « je suis ».
Eh oui, vous avez beau tenter de vous le cacher, mais un jour où l’autre vous retrouverez ce petit signal intérieur qui vous dira « qu’est-ce que j’ai fait avec ma vie » et vous ressentirez dès lors que c’est vous qui avez fait en sorte que ce qui vous arrive, vous arrive !
Pourquoi ne pas joindre à vos sacs de voyage un petit carnet intime dans lequel vous pourriez inscrire toutes les pensées négatives envers vous-même et les autres que vous pourriez observer durant vos vacances ? Pourquoi ne pas prendre le temps d’y inscrire une programmation positive sous chacune de ces prises de conscience ? Pourquoi ne pas prendre le temps de vous rendre compte que c’est de vous que vous parlez ? Que c’est vous que vous jugez si sévèrement lorsque vous critiquez la serveuse du petit resto ?
La souveraineté de votre âme ne dépend que de vous. Chaque pensée, chaque parole, chaque geste que vous posez sont une ordonnance, un décret qui oblige l’Univers à s’exécuter en ce sens. Pourtant, vous le savez ... mais c’est toujours pour les autres, n’est-ce pas !
Cet été offrez vous la grâce de rebâtir votre vie sur une base souveraine en prenant quelques minutes par jour pour changer la forme de décrets que vous lancez dans l’Univers, en instaurant la paix en vous, en vous recueillant sur ce que vous créez continuellement et en vous pardonnant de vous être autant fait souffrir inutilement.
C’est la grâce que je vous souhaite à tous,
Brigitte Lamarre
www.AlchimieEnergetique.net
Lorsque nous vivons dans notre propre communauté, nous tissons naturellement des liens avec ceux qui présentent le plus d’affinités avec soi, par les goûts communs, les idées ou les valeurs communes. Nous ne nous lions pas, ou peu, aux « autres » car ils sont « trop » différents.
Le sentiment de différence vécu lorsque nous sommes loin de nos semblables – dans un groupe étranger, par exemple – incite naturellement à la création de liens avec les moins différents parmi les différents, ce qui n’aurait pas lieu dans un autre contexte.
J’ai voyagé plusieurs fois sur de longues périodes. C’était ce genre de voyage exploratoire où je « vivais » dans un autre pays, avec les gens, bien plus que je ne le visitais. Je partais sac au dos, avec peu de moyens, et bien souvent sans date ni billet de retour.
En France, je me sentais dans ma communauté, avec les miens. Pas étonnant, j’y suis né, et je me reconnais en tant que Français par mes origines – bien que ma communauté d’adoption soit le Québec depuis ma tendre enfance ! Je me liais donc aux gens par affinités puisqu’ils étaient tous mes « semblables ».
Par contre, dans certains pays européens – en Espagne, en Italie ou en Grèce –, là où la langue et la culture me paraissaient franchement différentes, il en allait tout autrement. Dans cet environnement inhabituel, le contact se créait naturellement, et avec une certaine joie, avec les Français ou les Québécois, simplement car ils étaient plus proches de moi, par leur origine, que les habitants du pays où nous étions. Vous avez certainement déjà expérimenté cela en voyage.
J’ai séjourné en Amérique du Sud plus d’un an en découvrant principalement quatre pays. Les Sud-Américains sont surtout d’origine européenne aujourd’hui, sauf dans quelques pays majoritairement peuplés par ses premiers habitants – dont la Bolivie et le Paraguay. La culture y est cependant bien latino-américaine – plus ou moins teintée des cultures précoloniales quechua, aymara ou autres encore bien vivantes –, et très différente des cultures européenne ou nord-américaine avec lesquelles je m’identifie.
Dans cet environnement et cette culture loin de mes repères habituels, tout Européen ou Nord-Américain devient un semblable avec lequel le contact se crée presque spontanément. On se parle et on s’entraide, alors que si on était chez soi, on ne se regarderait probablement même pas !
Imaginez maintenant quand je suis allé au Proche-Orient ou en Inde ! La différence culturelle est si marquée par rapport à notre culture occidentale, et les gens sont si différents de soi, que n’importe quel Blanc devient rapidement un copain ! Et ce, qu’il soit allemand, argentin, australien ou même sud-africain !
Un environnement distinct du nôtre (société, culture, langue, apparence physique, etc.) incite immédiatement le contact avec les plus semblables à soi. Ce genre de voyage découverte est pourtant motivé par le désir de se mêler aux populations locales et de les connaître – ce que j’ai largement fait, bien entendu. Mais, dans ce monde inconnu, la seule présence d’un Blanc constitue une vision «rassurante», un repère connu et réconfortant vers lequel on se dirige spontanément, sans se poser de questions, qu’il nous comprendra plus facilement non pas en raison de la langue, mais la plus grande proximité des valeurs, de la culture et du mode de pensée.
Transposez maintenant : des êtres venus d’outre-espace débarquent en nombre près de chez vous. Que votre voisin soit Blanc, Noir, Jaune ou Rouge, qu’il soit motard, punk ou businessman, qu’il soit chrétien, musulman, bouddhiste, transsexuel, notable, miséreux, nain, obèse, crudivore… quelles que soient ses particularités, quelle que soit sa différence par rapport à vous, cet individu devient instantanément un de vos semblables, simplement parce qu’il est humain. Tous les humains deviennent immédiatement des semblables qui se lieront naturellement les uns aux autres.
Plus les « autres » sont différents, plus le cercle de nos semblables, notre communauté d’appartenance et d’identification, s’agrandit. C’est cet aboutissement d’union magnifique et grandiose que je porte dans mon cœur pour tout, tous et toutes, et j’ai espoir en cette réalisation prochaine, de mon vivant.
José MATEUS
Éditeur chez Direct Livre
josemateus@directlivre.com
www.directlivre.com
Je partage avec vous un secret qui m’a été révélé un jour par un nouveau-né que j’observais avec admiration comme je le ferais si c’était une petite étoile.
Une âme dans un nouveau corps, un corps dans un nouvel environnement, et moi, première élève de ce nouveau maître. Un être d’une conscience si pure qu’il répond à un simple regard bienveillant en souriant où à un regard menaçant, en pleurant.
Un être conscient de lui-même, couché sur le dos, regardant autour de lui, puis s’arrêtant, … on dirait qu’il est dans la lune… juste pour prendre conscience des couleurs, des sons. Un être qui apprend à goûter avec son propre pouce, sa propre chair et qui s’en réjouit, un être qui respire la pleine liberté d’être. La conscientisation dans sa plus pure effervescence.
Je vous propose un exercice : ressentez le regard des gens et offrez le vôtre. Offrez-vous des vacances conscientes sous un ciel nouveau, une autre naissance! Vous découvrirez beaucoup, vous verrez où est la bienveillance et l’amour dans votre environnement immédiat et vous pourrez aussi prendre conscience du regard que vous offrez.
Faites cet exercice en voyage, avec des étrangers, à la fin d’une journée vous sentirez bien tout l’amour que vous aurez reçu!...et donné! Votre architecte intérieur ne recherche que la beauté et la pureté de son environnement extérieur, son inspiration prend source dans la conscience de Soi. Le grand architecte, Lui, recherche exactement la même chose dans votre environnement intérieur, et son inspiration prend source en chaque être que vous rencontrez! …
Quel bel arrangement, il ne reste qu’à participer, être conscient et faire sa part. Nous connaissons tous une certaine nostalgie de cette pureté qui était bel et bien nôtre, jadis, au début des temps… avec un peu d’imagination et de bonne volonté, vous verrez, ce trésor n’est pas si loin, il est tout au début de Soi. Une grande vacance pleine de légèreté, à votre portée, un beau matin d’été!
Jouez au nouveau-né, explorez, admirez, appréciez … et dorlotez votre nouveau-né! Bonnes vacances!
Jocelyne Maréchal
Je travaille en Astrologie de l’évolution où tout est rapporté, dans le temps et dans l’espace, à l’observateur, au natif. J’utilise l’énergie « nouveau-né »pour accentuer les regards sur les transformations, ce qui produit des effets magistraux et enclenche un cheminement tout en douceur de la création de Son Œuvre.
astrocieletterre@hotmail.com
Montréal et Cantons de l’Est 450-242-1580
Québec et la Rive Sud 418-834-2369
La vie nous réserve bien des surprises quant on sait écouter les messages qu’elle nous envoie.
Un matin de printemps 2007, à mon réveil une idée m’est apparue comme une évidence, celle de créer un soin basé sur l’ascension d’une montagne. Sans trop savoir pourquoi cette idée m’a illuminé l’esprit. Je devais inventer ce massage! L’image que je me faisais de ce que je devais faire était claire et limpide comme le ruisseau qui suivait le sentier pour escalader la montagne.
Étant situés sur un ancien site amérindien, nous avons convenu d’élaborer un soin à partir de ce fait.
J’ai rencontré Dominique (T8aminik) Rankin, vice grand-chef et grand chef de la nation Algonquine jusqu’en 1989. Après un échange de vue enrichissant, j’ai fait l’expérience d’un « sweat lodge » ou tente de sudation, un rituel de purification et de guérison amérindien. La découverte de la philosophie amérindienne, a été pour moi une révélation. Pendant quelques mois, j’ai donc travaillé à élaborer des soins en me basant sur cette philosophie. J’ai installé un tipi et procédé à des tests.
Je pense bien humblement avoir fait avancer la massothérapie par ce concept de méditation combinée au massage surtout si je me fie aux commentaires obtenus de ceux et celles qui l’ont reçu. L’expérience est ressentie différemment d’une personne à l’autre, bien sûr, mais combien enrichissante et relaxante.
L’ascension du sage
Ce soin d’inspiration amérindienne transporte le client dans une autre époque. Après une brève description du rituel de purification et de l’offrande au feu sacré, nous dévoilons son animal totem ainsi que sa carte de médecine qui détermine l’orientation du soin. Dans un tipi traditionnel, le client est allongé sur une table rustique faite de billots de cèdre près du feu sacré. Le couvre- sol fait de branches de sapin, embaume l’atmosphère de son parfum aux propriétés médicinales reconnues comme excellentes pour les voies respiratoires. Le massothérapeute utilise les pierres de basalte, un mélange d’huiles essentielles et de médecine amérindienne ainsi que des manœuvres spécifiques telles qu’un massage crânien et du ventre qui libère les tensions au son d’une musique traditionnelle. Comme son nom l’indique, au fur et à mesure que le soin avance on se sent de plus en plus léger et libre. L’ascension est d’une durée de 2 heures 30 environ. Dépaysement assuré!
L’escalade du guerrier
Ce soin d’inspiration amérindienne se rapproche d’un rite initiatique de passage. Après une brève description du rituel de purification et l’offrande au feu sacré, nous dévoilons l’animal totem ainsi que la carte de médecine du client qui détermine l’orientation du soin. Après avoir pris connaissance des définitions de ces deux items, le client médite sur ce que les cartes auront dévoilé pendant l’escalade. Les pierres chaudes et froides sont utilisées combinées à un mélange de médecine amérindienne et d’huiles essentielles. Des tiges de bambous et des maillets de caoutchouc sont utilisés pour les percussions qui libèrent des tensions les plus intenses aux rythmes de la musique amérindienne.
Pour ceux qui veulent vivre une expérience hors du commun. Un massage digne de ce nom. Êtes-vous prêt pour l’aventure ?
À noter : Ces soins sont contre-indiqués aux femmes pendant les règles ou à toute personne ayant subi une intervention chirurgicale empêchant un massage du ventre. Pour « L’escalade du guerrier », il faut être en bonne santé, ne pas avoir de problème cardiaque ou de tension artérielle, ni de varices.
Pascal Grandlair, massothérapeute
En suivant mon inspiration du matin, je me suis enrichi et espère vous enrichir de cette aventure. SPA THERMO-RIVIERA, à St-Donat. Au plaisir de vous rencontrer.
819.424.3485 / info@spa-thermoriviera.com
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Des plages paisibles loin du stress du bureau; des montagnes mystérieuses hors du quotidien répétitif; des peuples exotiques qui contrastent avec mes collègues de travail…
Pourquoi ce désir ardent d’aller ailleurs? Tout d’un coup, nous ne sommes plus l’homme à cravate; la femme à tailleur, l’étudiant parfait, mais de simples pèlerins, sac à dos, appareil photo, cœur ouvert au nouveau. Nous nous dépêchons d’apprendre quelques mots de la langue locale…
Ce n’est pas tant le voyage, mais l’état d’esprit qu’un voyage suscite. Cet état d’être nous l’avons déjà expérimenté lorsque nous étions enfants : la curiosité, la patience envers l’inattendu, la contemplation. Nous cherchons à être secoués de notre sécurité et à découvrir un nouveau resto; une nouvelle manière de penser; un nouveau disque; une amitié nouvelle; un nouveau bricolage; un autre pays. Ce désir de la découverte est la base de l’équilibre de notre santé physique et mentale. Ce désir est une pulsion de déconditionnement, c’est-à-dire, de libération de tout ce qui emprisonne notre potentiel intellectuel, physique, émotionnel, affectif et spirituel.
La curiosité
Qu’est-ce que vous percevez de vous quand vous êtes curieux ? Votre esprit est éveillé parce qu’il a une surprise. Je lève mes yeux. Je me redresse pour voir. Je suis piqué. Je deviens attentif pour mieux entendre. Je quitte mon monde parce que suis intéressé à l’autre.
Quand nous sommes curieux vis à vis quelque chose, notre corps se redresse dans un mouvement qui tend vers l’objet de la curiosité. Je m’étire vers cette chose nouvelle. La curiosité est un mouvement de passion, de désir. Une tendance naturelle à se déplacer pour connaître l’autre. Co-naître avec les qualités de l’autre. Et ainsi, équilibrer nos qualités à nous…
Un pays multicolore comme le Canada. Ici même, on y retrouve aujourd’hui tant d’autres… La cuisine s’est diversifiée; nous redéfinissons les habitudes de vie ; les croyances se sont transformées… Grâce à la relation entre nous et les autres. La vie est un phénomène changeant. Le mouvement est une des caractéristiques de la vie. Nous nous sentons « morts », stagnés, bloqués dans une seule place; tenus de fonctionner d’une seule et unique manière. L’ouverture à l’autre est essentielle pour notre développement et celui de l’autre. L’autre pense de façon différente. C’est justement pour cela qu’il trouvera des solutions auxquelles nous n’avions pas pensé. S’ouvrir à l’autre équivaut à comprendre que nous n’avons pas toutes les réponses.
Et quand je reviens à mon bureau après un voyage, je peux faire l’exercice d’écouter l’autre dans ses différences. Si pendant mon voyage c’était si facile d’accepter l’autre, lorsque j’arrive au boulot je peux intégrer cet état de curiosité envers l’autre.
La patience envers l’inattendu
Le bus devrait arriver à 10h00. Il est déjà 10h30 et il n’est pas arrivé. Chez nous il n’y a pas de retard. Chez nous, nous avons le contrôle du temps. Chez nous, on ne perd pas du temps. Tout d’un coup, dans « ce moment d’attente bien involontaire de votre part », quelqu’un arrive. Le ventre plein de ma frustration, j’ai hâte à me plaindre à ce quelqu’un-là. La personne rit de moi et me dit que cela est normal. Tout d’un coup le sourire de cette personne amène mon regard plus loin. Je n’avais pas remarqué que depuis tantôt, un oiseau chantait à nos oreilles. Son petit était tombé du nid. Délicate comme la soie, la maman oiseau protège son enfant. Tout d’un coup ce moment d’attente angoissante se transforme. Je réalise que la vie ne s’arrête pas à cause d’un retard d’autobus. On commence à jaser. Ça faisait longtemps que je n’avais pas eu un échange si nourrissant avec quelqu’un. Le bus arrive. L’attente m’a servi de passoire : les frustrations du délai ont été tamisées et un état de légèreté a été décanté.
Dans mon quotidien je peux alors intégrer cette nouvelle manière de percevoir les moments d’attente. Ce sont des poches de temps magique; une parenthèse où tout peut se passer.
Débora Bolsanello
deborabolsanello@yahoo.com
tél. (514) 270-2606
www.movimentoes.com
Les vacances peuvent être une merveilleuse occasion pour les parents de se retrouver en tant que couple.
Durant ce temps, les enfants et le chien, en camp de vacances, pourraient vivre une expérience de plaisir et de prise de conscience exceptionnelle. Ils développeraient le lien enfant chien et le mieux être du toutou en serait amélioré.
Un camp de vacances où l’enfant peut passer un séjour avec son chien et d’autres enfants, est une expérience privilégiée. Il pourra éveiller sa conscience sociale envers le mieux être des chiens. Il pourra comprendre pourquoi on parle maintenant du chien comme étant un animal captif et réalisera à quel point il est important d’avoir une meilleure connaissance des comportements et des besoins de nos amis pour pouvoir lui offrir des conditions de captivité acceptables et faciliter son adaptation.
Cet éveil envers les différences entre espèces, ici humaine et canine, permettra à l’enfant de respecter les besoins propres à chaque être vivant. Il saura apprécier son chien autant dans ses faiblesses que dans ses forces, et il développera sa capacité d’altruisme, par amour et le souci du bien-être de son toutou.
La compréhension de la dépendance du chien face à l’humain pour répondre à ses besoins aidera l’enfant à apprécier l’importance de son rôle dans la vie de son animal. L’enfant expérimentera un sentiment de bonheur à prendre soin de son chien. Leur relation en deviendra d’autant plus significative.
La prise de conscience des différences et des besoins du chien, apportera chez l’enfant une source de motivation extrême dans l’actualisation de son sens des responsabilités, ainsi que des sentiments de fierté et de satisfaction.
De plus, ses nouvelles forces, s’étendront aux autres enfants et aux autres chiens du groupe. Le bien-être et le respect des autres deviendront des valeurs intégrées qui lui permettront d’être en harmonie avec lui-même et l’environnement.
Durant son séjour au camp de vacances, l’enfant aura l’occasion de faire certaines activités qui feront plaisir à son chien et d’autres activités, uniquement pour son propre plaisir. Il découvrira ainsi un équilibre entre l’importance de faire des choses pour les autres et l’importance de prendre soin de soi.
Le chien auprès de l’enfant est un bon médium pour entrer en communication avec d’autres enfants. De plus, l’enfant acceptera plus facilement de s’éloigner de ses parents, pour la première fois justement parce qu’il se sent plus en sécurité et moins seul avec son chien.
Le chien tient une grande place dans la vie d’un enfant. Il peut jouer le rôle de miroir, de confident, de compagnon de jeux et bien plus. Malheureusement, certains rôles qui sont attribués au chien ne respectent en rien ce dernier. Le camp permettra au jeune d’être guidé dans le type de relation qui sera le plus valorisant pour les deux. Cette prise de conscience pourra lui permettre ensuite une meilleure socialisation, avec ses pairs et autres personnes.
On dit que le chien est le meilleur ami de l’homme. Je crois que c’est vrai, mais qu’il faut apprendre à le traiter comme tel et être capable de s’ouvrir assez pour lui permettre de nous apprendre à mieux le connaître et du fait même à mieux se connaître.
Carole Lesage
Présidente
www.Legitedulacchaud.com
www.Campenfantsetchiens.com
Carole Lesage, travailleuse sociale et spécialiste en éthologie canine, a créé son camp de vacances pour enfants avec leur chien à son gîte pour créer un climax idéal de partage.
Gaia la terre mère regarde le monde agité de convulsions et de boulimie de bonheur à tout prix. Elle sourit. Rien de nouveau, pense-t-elle, tous les être vivants aspirent à survivre et à se multiplier, cela fait partie de la pérennité et chacun depuis le début de l’histoire, a expérimenté des solutions pour avoir sa médaille de l’évolution.
Mais aujourd’hui, elle regarde avec curiosité cette espèce humaine qui court après elle-même à défaut de savoir s’arrêter pour se contempler. Elle ressent chez les femmes une exigence animale, inconsciente liée au fait qu’elles portent un nombre limité d’ovules fécondables chaque mois et qu’elles espèrent donc rencontrer un géniteur fiable, compétent, qui pourra répondre à ce besoin archaïque de créer une nouvelle vie robuste. Du coup, les hommes devant ce besoin de pavaner, rivalisent d’idées pour trouver ce qui séduira à coup sûr, cette femme qui a pouvoir de vie ou de mort sur l’espèce. La reproduction passe par son ventre. Ils s’épuisent à produire chaque jour des millions de spermatozoïdes dans l’espoir d’être l’élu qui fera tourner la terre pour encore quelques millénaires.
Mais Gaia a-t-elle mis ses lunettes aujourd’hui ? Ce qu’elle voit ressemble plus à certains animaux dont les mâles séducteurs ne reculent devant rien pour attirer l’attention, même aux risques de se faire attraper par un prédateur. Chant magnifique, queue colorée ou puissance musculaire sont des atouts majeurs dans la nature. Et la femelle de s’émoustiller de ces roucoulements, de ces batailles de bois résonnants qui la font se pâmer d’amour pour un beau mâle au printemps. La femelle est très impressionnable et à chaque fois, sera subjuguée par les efforts que le mâle aura fait pour être encore plus séduisant. Et bien sûr, elle en redemandera à la saison suivante et attention si le malheureux revient avec le même panache ou la même couleur d’yeux.
« Impressionner une femme est une affaire coûteuse »
Le mâle qui parade, envoie le message de sa puissance car ses objets de séduction sont en général superflus, inutiles pour les besoins réels de survie. La queue du paon est magnifique mais un jour, elle devient si lourde qu’il ne peut plus décoller et devient handicapé par ce qui avait fait sa gloire. Voulant toujours se dépasser, le mâle arrive au bout de ses possibilités et perd sa place de jeune premier. Certains animaux savent perdre avec panache comme le cerf qui va mourir dans son coin tandis que d’autres battent en retraite, la queue basse comme les loups dans la meute où le grand chef règne en président directeur général.
Gaia voit la nature animale mise en scène dans la société de consommation où le client (la femelle) est toujours sollicité par des messages publicitaires (le mâle) qui veulent faire briller leur plumage pour vendre leur fromage ! Subterfuges, duperies et mensonges s’inventent et enferment le consommateur et le message publicitaire dans un contrat qui rappelle le jeu de séduction des mâles et femelles. Les bois ou les couleurs animales du mâle sont devenues puissance et possession chez l’homme qui, en voulant conquérir des terres et asseoir son pouvoir a dû soumettre les femmes.
« Posséder une femme c’est posséder une terre »
Gaia se rappelle la période de la Déesse mère où les peuples vivaient en nomades, proches de la nature et où la maternité était spontanément régulée par la nécessité de bouger. Il était dangereux d’avoir plusieurs enfants en bas âge quand il fallait sans cesse être prêt à se déplacer pour suivre les saisons et la nourriture. L’ère de l’agriculture et la sédentarisation a permis à l’humain de se libérer des exigences vitales en domestiquant le végétal et l’animal. Mais en se libérant, l’homme a asservi la femme dans son rôle de productrice d’enfants, source de main d’œuvre pour le travail de la terre. La conquête de nouvelles terres a soumis les femmes à une dépendance vitale à l’homme.
Mais la sélection sexuelle de la nature demande la participation des deux sexes. Le consommateur est quelqu’un qui a besoin de quelque chose comme une femelle dépendante a besoin d’un pourvoyeur. La publicité a intérêt à vendre ses produits tout comme le mâle a besoin d’une femelle pour transmettre ses gènes. Alors Gaia se demande si quelque chose a vraiment changé dans ces sociétés où l’apparence et le toujours plus risquent d’aboutir à un handicap comme la queue du paon trop belle et trop lourde.
Éternelle histoire à deux qui demande de revenir à soi en permanence.
Dans la boule de cristal de l’univers, Gaia voit une nouvelle époque émerger. Elle voit des femmes qui rient quand elles sentent la portion femelle en elles, toujours plus exigeantes par rapport à l’Autre ; et des hommes qui rient aussi de leur mesquinerie de mâles voulant toujours être plus grands. Elle les voit retourner chacun dans leur intérieur pour faire le ménage de leur psyché comme d’autres recyclent les déchets de leur avidité. Conscients de cette partie animale, ils ne mesurent pas leur évolution à la brillance de leur réputation, ou la dorure de leur carte de crédit. Ils savent que l’Autre est une partie de Soi, que l’échange équitable n’est pas un partage dont le risque est toujours d’être inégal. L’échange est une communication, une écoute des besoins des uns et des autres exprimés dans les deux sens. L’échange est une transformation, du gaz carbonique en oxygène et de l’oxygène en gaz carbonique.
L’échange est un souffle du cœur.
Ah ! se dit Gaia. Là est le problème! Où est donc passé le cœur des humains, celui qui ose faire face aux épreuves qui sont là pour intégrer la réalité et passer à un autre stade ? Elle ne voit que souffrance et lutte pour garder ce qui est acquis sans vouloir sacrifier c'est-à-dire sacraliser les obstacles pour en faire des passerelles vers l’essentiel.
Alors apparaissent au bord du monde, la Déesse mère et Dieu le père regardant le coucher du soleil sur une terre enveloppée de lumière. Tout deux soufflent pour inspirer les humains et Gaia en souriant, secoue les branches des arbres, agitent les mers et fait danser les flocons en espérant que les humains comprendront.
Isabelle Burnier
À lire : La malédiction d’Adam de Bryan Sykes
Isabelle Burnier anime un stage d’été du 9 au 13 juillet sur Biologie de la femme et rituels de passage. Conférence gratuite à Gatineau jeudi le 15 mai.
Informations 819-712-0924 ou www.consciencecellulaire.com
Un jour, une cliente m’a demandé de lui concevoir un aménagement qui ne lui nécessiterait pas beaucoup d’entretien, avec le moins de pelouse possible et le plus naturel possible, du fait que derrière chez elle c’est la forêt.
Ayant lu mon livre sur le sujet, cela lui avait donné confiance en son désir de prendre le virage écologique dans sa cour, bien qu’elle était consciente qu’elle subirait le jugement de ses voisins conservateurs.
Au moment où elle fut prête à faire faire son projet, je n’étais pas disponible, d’autant plus qu’elle habite à 300 km de chez moi. Elle confia donc son projet écolo à un paysagiste de sa région. L’aménagement paysagé durable est encore un mystère pour bien des professionnels dans le domaine. En plus du manque de formation en la matière, peu sont prêts à changer leurs façons lucratives d’aménager, respectant plus les lois commerciales que les 3 R en environnement, la base même qui motive cette nouvelle façon de faire.
Après seulement 2 ans, l’aménagement de ma cliente fut déjà en perdition. Herbes qui envahissent les plates bandes. Manque de plantes pour cacher le paillis, qui en plus n’est pas celui qu’il faut en paysage durable. Plantes à propagation souterraine qui n’ont pasété limitées et se dirigent chez la voisine. Arbres inadéquats dans un environnement boisé. Système d’irrigation complètement inutile. Bref, c’est pire que si elle avait demandé un aménagement standard. Pourtant, c’est concrètement possible d’avoir un paysage durable ou même un jardin potager qui soit abordable, agréable, qui respecte les 3 R et qui nécessite peu d’entretien, sans avoir besoin de pesticides ni d’engrais concentrés. Je l’applique et le prouve dans ma cour depuis longtemps.
Il y a des lois naturelles qui existent, mais les pratiques culturales actuelles ne les respectent pas. Pas surprenant que vous ayez tant de troubles et dépensiez autant pour faire pousser des plantes. Donnez-vous la chance de mettre la nature de votre bord. C’estce que j’ai fait lorsque j’ai compris que la nature est plus forte que toutes mes connaissances et mes diplômes. L’humilité face à la nature m’a permis de voir l’horticulture et l’environnement différemment et c’est ce que j’ai mis en pratique chez moi.
Parmi mes observations, mes essais et erreurs, mais toujours poussé par cette passion pour l’environnement qui m’anime, j’ai répertorié 8 grands principes qui font que la vie végétale existe sur terre et comment il est possible de s’en servir dans nos cultures maraîchères et ornementales. Je les nomme ainsi :
Le pâté chinois naturel
La lampe à l’huile
La lumière, source de vie des végétaux
Les vêtements de la terre
Vivre et laisser vivre
Chasse le naturel et il reviendra au galop
La place est au plus fort
La patience est une vertu
L’objectif de vouloir faire autrement vient du fait que je n’étais pas satisfait des pratiques coûteuses, compliquées et voir même illogiques faites en horticulture et autres cultures en général. Depuis trop longtemps, l’être humain se pense plus fin que nature et essaie de réinventer la roue. Mais plus ça va et plus c’est compliqué de vivre dans notre monde. Pas surprenant que des gens comme vous aspirent à une vie plus simple, mais combien satisfaisante. Ce fut mon cas aussi.
Serge Fortier
Conseiller en paysages écologiques, Environnementaliste
Auteur, conférencier et chroniqueur
info@sergefortier.com / www.sergefortier.com
1-866-797-5080
Livres : « Alternatives écologiques à la pelouse » et « 1000 vivaces à la carte »
Ce que je partage dans les livres que j’ai écrit, ainsi que lors de conférences, sont le résultat d’un nouvel état d’esprit et non juste un changement de mode. Je suis fier d’avoir trouvé le moyen de vivre ma passion de la nature, sans laisser une empreinte écologique négative aux générations futures, tout cela dans le respect et la simplicité.
Mes premiers contacts « sérieux » avec l’environnement remontent à mon adolescence. Je me rappelle d’un été de mes vacances passé sur la ferme de mon oncle Roger. C’était un solide gaillard bien branché sur la nature et père de douze enfants. Il instruisait le visiteur citadin que j’étais, des rudiments de la culture du foin et de l’avoine, ainsi que de l’élevage des animaux, en passant par la conduite du tracteur et l’entretien de la machinerie. Un environnement fascinant à découvrir.
L’essentiel de ce que j’ai retenu se résume en deux points. Premièrement, la nature est une alliée très généreuse quand on prend la peine de s’en occuper. Deuxièmement, j’y ai fait une observation qui a orienté ma façon de voir le monde depuis ce temps-là. Voici cette expérience inspirée par les vaches de mon oncle Roger.
Pendant que nous travaillions dans les grands champs de foin hauts et denses, j’observais que les vaches, dans le champ d’à côté, broutaient de bien maigres brindilles sur un sol dénudé. Dans ma tête d’adolescent, je trouvais que ces vaches faisaient pitié à brouter quelques brindilles à côté d’un superbe lot de terre haut en beau foin vert… et bien clôturé. Dans mon élan de pitié et d’innocence, je demande à mon oncle : « Est-ce qu’on pourrait laisser les vaches brouter un peu dans notre champ, pour leur faire plaisir, pour qu’elles mangent enfin à leur faim, pour leur remonter un peu le moral? Peut-être même qu’elles donneraient alors plus de lait? »
Et mon oncle m’a répondu, sans pitié et sans hésiter : « On ne peut pas faire ça! Elles risquent de s’empiffrer et de se rendre malades. En plus, des vaches qui ont connu un foin aussi abondant ne pensent qu’à y retourner, même en brisant des clôtures. Et moi, j’ai autre chose à faire que de réparer des clôtures à tous bouts de champ. » Pour moi, à l’époque, l’essentiel de cette leçon était que les vaches, à cause de leur étourderie et de leur gourmandise, devaient être maintenues dans une certaine privation. En réalité, elles avaient la chance d’avoir mon oncle pour gérer leur abondance. Il s’assurait que ses vaches avaient ce qu’il faut pour être dociles et productives et, en même temps, les protégeait d’une abondance qu’elles ne pouvaient assumer. Après tout, ce n’était que des vaches. Leur docilité et leur production laitière, c’était tout ce qui comptait.
Par la suite, mon entrée dans la vie et sur le marché du travail m’a fait découvrir que les humains sont un peu comme les vaches de mon oncle Roger: on dirait qu’ils fonctionnent « bien », c’est-à-dire qu’ils sont dociles et productifs, quand ils sont bien contrôlés: il s’agit de les tenir suffisamment occupés à leurs besoins de base pour qu’ils ne pensent pas à autre chose; il s’agit de leur faire croire que les limites sont immuables pour qu’ils se maintiennent tranquilles. Une particularité pour les humains est qu’il faut les divertir tout de même un peu pour calmer leurs angoisses.
Par contre, s’ils ne sont pas bien contrôlés, c’est-à-dire, si on ne leur donne pas suffisamment d’abondance, ils développent carences, angoisses et addictions de toutes sortes. Et s’ils ont accès à une abondance sans limites, les voilà qui s’empiffrent à s’en rendre malades. Dans les deux cas, ils perdent contact avec leur environnement ce qui engendre pollution et épuisement des ressources, ce qui ne fait qu’empirer les choses. Pourtant, l’être humain peut prendre en charge la gestion de sa propre abondance et s’affranchir de la notion même de contrôle ou de non contrôle. Pour cela, il doit faire appel à son être.
Aujourd’hui, je parle de la gestion de l’abondance parce qu’il n’y en a jamais eu autant sur la terre. En fait, cette abondance précède le concept même de sa propre gestion. Nous en sommes encore à la gestion des problèmes, des conflits, des ressources, des déchets, des catastrophes, des urgences, des budgets, des polluants, des menaces terroristes, de la sécurité. Notre être est encore aux prises avec ces résidus de notre primitivité. Et c’est pour cela qu’il crée encore le contrôle, la guerre, l’exploitation, la pauvreté, la pollution. Et pourtant l’abondance est là, à notre porte, pour chacun de nous.
La gestion de l’abondance est une autre façon de penser et de percevoir le monde, ce qui nécessite de faire appel à ce qu’il y a de plus spirituel en chacun de nous : notre être. Lui seul peut voir, non plus la pauvreté et la rareté, mais l’abondance qui peut être créée au besoin, par et pour chacun de nous. Elle devient véritablement abondance quand elle est créée pour chacun de nous et pour nous tous. Elle est de nature collective.
L’être en est la source et l’environnement terrestre, son fidèle et généreux allié. Celui-ci est gavé de ressources de toutes sortes prêtes à être transformées en abondance par le pouvoir créateur de l’être.
Le texte que vous lisez est une pure création mais a nécessité quelques ressources. L’électricité qui simplifie votre vie a été créée à partir de ressources. D’ailleurs, tout ce qui a été créé pour améliorer la vie collective se doit d’être reconnu et apprécié comme de l’abondance. Les ressources sont bien sûr limitées. Mais l’abondance que nous pouvons en tirer est illimitée car le pouvoir créateur de notre être est illimité, puisque c’est notre essence spirituelle. Le domaine spirituel est par nature illimité.
L’être en chacun de nous et l’environnement qui est commun à toute l’humanité constituent un tandem incontournable pour créer la dignité et la prospérité de l’humanité. En tant qu’être humain j’ai le privilège, et la responsabilité, de me nommer gestionnaire de l’abondance que je vais créer chaque jour pour mon mieux-être et pour celui de tous les êtres humains qui m’accompagnent sur cette terre, en complicité avec l’environnement.
Pierre Chénier
Quels sont les impacts d`une pollution permanente qui envahit nos oreilles, nos yeux, nos cinq sens…? Nous percevons le monde en fonction de la clarté ou de l`encrassement de nos lunettes de perception. Nos conditionnements se reflètent dans notre mode de vie comme des entraves à notre épanouissement intérieur.
Peu de gens se soucient de la cause véritable de tout le chaos et de cette hémorragie environnementale. Ce n`est pas une crise environnementale que nous vivons mais une crise de conscience et de valeurs. Le monde occidental est responsable d`avoir utilisé la science comme une religion sans âme. Ce n`est pas la science qui est fautive dans cette équation, mais le manque d`intégration du savoir causé par des valeurs strictement monétaire ou statutaire. Conséquences : nous avons beaucoup à transformer sur le plan des valeurs pour arriver à corriger le non sens et l`autodestruction de la planète.
Le défi est de retourner ce regard de la science vers l`intérieur. Ce qui se cache à l`intérieur, ce sont les valeurs profondes qui régissent nos actions. La culture occidentale est trop orientée exclusivement vers la réalité extérieure. Pour retrouver son équilibre elle doit se donner les outils pour reconstruire une société qui saura utiliser le meilleur de la technologie pour aller dans le sens de la nature. Il ne s`agit pas de dire non au monde moderne, mais d`utiliser intelligemment cette technologie. Ne pas être dominé par elle.
La clé verte est la clé du cœur pour notre véhicule planète terre. Nous n`avons pas besoin de faire partie d`un mouvement vert pour aider l`environnement. En devenant plus respectueux et soucieux de nos ressources, nous faisons déjà un pas dans la bonne direction. Mais peu de gens savent qu`ils ont un pouvoir sur l`environnement par leur manière de penser.
Car même nos pensées polluent. Toutes nos pensées affectent l`ambiance de notre environnement. La véritable pollution est de ne pas se donner un espace intérieur. Toute notre vie nous cherchons à l`extérieur sans succès. Le bonheur, c`est de développer cette capacité d`activer la clé du cœur, du senti intérieur afin de trouver ses propres réponses. Nourrir cet espace intérieur qui ne dépend pas de la réalité extérieure.
La pratique est plus importante que ces mots que vous êtes en train de lire. Apprendre à cultiver ce silence intérieur, sans désirs, sans compétitions, sans projections ou attentes spirituelles quelconque. Juste un calme et une immobilité de la pensée.
Mais pour atteindre cette réalisation, il faut parfois une rééducation des sens. Une intégration créative et cohérente de notre biologie et de notre esprit. Je crois qu`il y a des moyens pour y arriver qui ne demandent pas trop d`efforts de la part de l`individu.
C`est un choix d`ouverture qui amène l`individu à trouver des solutions pour y arriver. Même si parfois c`est seulement une souffrance profonde qui va initier cette ouverture. La clé fondamentale au succès global de la planète : l`ouverture du cœur, la clé verte, la clé du vivant.
Nathalie Poulin Neylan
www.nayorinternational.com
L’environnement est devenu un sujet à la mode, Enfin ! Il était temps ! Nous conscientisons de plus en plus l’impact que notre mode de vie a sur notre planète. Nous ressentons avec plus d’acuité le besoin de nous rapprocher de la nature, et par extension, de notre vraie nature…
Le principal pouvoir de chaque individu consiste d’abord à modifier son rapport personnel à son environnement. Croyez-vous que votre environnement puisse avoir un tel impact sur vous, qu’il devienne vital de faire de nouveaux choix ?
Pour ma part, la nature a pris une place grandissante dans ma vie, car c’est à respirer la vitalité de la forêt dans mes fréquentes promenades ou à contempler un plan d’eau que j’ai commencé à voir plus clair en moi et à être inspirée.
Que ce soit pour un contenu de conférence, un passage d’un ouvrage en cours ou tout simplement un problème à régler dans mon quotidien, l’évidence naissait en moi, sous forme de ressenti ou d’idées nouvelles. Comme si un nouvel angle de vision émergeait du simple fait de décrocher de la pensée et d’être totalement absorbée par la beauté de la nature. La contemplation est un état d’ouverture et de disponibilité à ce qui est ; pour y goûter, on doit seulement prendre le temps.
Lorsque je suis dans cet espace, j’écoute, j’écoute la vie qui bat, le vent dans les branches, l’eau qui coule sur les cailloux, les oiseaux qui chantent. Je m’amuse à leur répondre et ils font de même. Quelle joie toute simple !
J’aime écouter les sons qui viennent de la nature, les sons qui me reconnectent à la vie, les sons qui m’apportent la paix.
En me promenant, sans être pressée par le temps, j’ai découvert une nouvelle manière de méditer, j’ai appris à écouter ce qui se passe en moi.
Notre corps et nos émotions nous fournissent plus d’informations que le meilleur enquêteur pourrait rêver de le faire. Être à l’écoute devient chose facile quand on est en pleine nature.
Cette petite voix en nous, celle qui ne s’exprime qu’à voix basse et nous murmure des solutions sur mesure, ne demande qu’à se manifester. Alors j’ai commencé à développer cette écoute intérieure. Le silence se cultive ! Il a tellement à révéler.
Quand on contemple la nature, on découvre que même les silences sont pleins ; on se sent entouré, supporté et surtout accueilli dans les bras généreux de notre Mère Terre. N’y a-t-il pas une grande différence entre ces sons et les bruits souvent stressants et agressants, émis par l’activité de nos grandes villes !
Devenons sélectifs quant aux sons que nous laissons pénétrer en nous car tous ont beaucoup d’effet qu’ils soient apaisants, excitants ou stressants. Apprenons à bâtir un dôme insonorisé autour de nous lorsque les bruits environnants nous perturbent ; ce sera une excellente occasion de mettre le mental à profit…
Vous pensez peut-être que ce n’est pas tout le monde qui peut se permettre de contempler la nature au quotidien. En fait, tout est une question d’intention. Si vous choisissez de vous rapprocher de la nature le plus souvent possible, vous goûterez à des bénéfices dont vous ne voudrez plus vous passer ; vous serez pénétré de son énergie à la fois calmante et vivifiante.
Même en pleine ville on peut se connecter aux éléments de la nature : le ciel, un oiseau, un arbre, une pelouse, une fontaine, ou même une plante intérieure. Il suffit parfois de jeter un regard à travers une fenêtre pour établir un contact. Chaque temps d’arrêt que vous réussirez à aménager au quotidien pour le faire, améliorera votre qualité de vie et votre qualité d’être. Pourquoi ne pas passer à l’action dès maintenant. Respirez, commencez par expirer à fond en confiant à l’énergie de la terre toute attitude non bénéfique dont vous prenez conscience. Puis, en inspirant, laissez-vous pénétrer par la vie tranquille qui émane des éléments de la nature. Inspirez la sérénité, la beauté et la force naturelle des éléments que vous êtes en train d’observer. Prenez conscience que vous faites partie de tout cela ; goûtez cet instant de paix en fermant les yeux pour un moment. En un rien de temps, vous vous sentirez rafraîchi et tonifié, car la nature a cette merveilleuse faculté de transmuter nos vibrations discordantes en vagues plus harmonieuses.
Notre planète est un être vivant et elle a autant besoin de nous que nous avons besoin d’elle. Chaque fois qu’un être humain prend le temps de s’unir à elle, ne serait-ce qu’un instant, elle reçoit une vibration d’amour. Pas d’amour véritable sans échange… S’il est vrai que nous avons eu trop longtemps un impact négatif sur elle, notre nouvelle conscience des choses peut nous permettre de renverser cet effet du côté positif. Par le pouvoir d’amour de ses habitants, la terre va se régénérer et s’auto-guérir, de la même manière qu’un être humain conscient peut le faire.
A chacun et chacune de faire sa part dans ce processus d’harmonisation…
Nicole Dumont
Nicole Dumont est formatrice, conférencière et coach de vie depuis 20 ans.
Elle est l'auteure de : Ô miroirs, Dites-Moi (nouvelle édition, Ed 3 Monts) et de : Dire Adieu aux Illusions (Québécor)
www.nicoledumont.alchymed.com
tel.: 514-808-8137 (coaching par téléphone)
La terre mère est vieille et pourtant ses enfants sont encore jeunes. Alors ils ont peur, du changement, du réchauffement et comme tous les enfants, ils se croient coupables de cet état.
Elle, Elle connaît l’histoire qui se répète sur sa peau, depuis des millénaires, changeant les acteurs, les couleurs, les sons. Elle a vécu le froid, l’eau, le feu, le vent. Elle a tout vu, entendu et pourtant elle continue.
« À l’aube des religions, Dieu était une femme. »
Au tout début, Elle a vu les humains grandir dans la civilisation de la Déesse mère, où la solidarité biologique entre végétal, animal et humain se vit dans le respect des cycles saisonniers, des rituels et des arts qui aident à accepter ce qui n’est pas contrôlable. De l’humus, émerge une humanité intuitive, branchée sur son cerveau droit et sur des instincts naturels. Les femmes croient être enceintes du Dieu tribal et l’homme ne sait pas qu’il participe à la fécondation. Une société basée sur le pareil, une sorte de clonage, de copie, se reproduire sans le besoin de l’autre. Un monde symbiotique, proche de la fusion matricielle et de la Déesse Mère comme paradis originel.
Certaines espèces animales sont capables de se reproduire seules par parthénogenèse mais uniquement dans des conditions environnementales bénéfiques. Un jour de grande perturbation écologique, Gaia a vu les peuples dits primitifs, impuissants face aux exigences de l’extérieur et la toute puissance de la Déesse Mère remise en question. Les humains ont dû se brancher sur leur cerveau gauche pour accéder à une logique et une pensée qui leur a permis de créer des outils efficaces pour leur survie. Grâce à ce changement climatique, les hommes et la pensée masculine ont pu se développer : quand une société étouffe dans le tout pareil, dans la pensée grégaire, le différent, l’exotique devient vital. Le masculin est venu sortir l’humain des entrailles de la Mère originelle, tel un père invitant son enfant à aller explorer un nouveau monde. L’humanité sort de l’enfance.
« Posséder une femme, c’est posséder une terre »
Mais comme souvent dans la vraie vie, la rencontre du Père et de la Mère n’a pas été parfaite. Dans cet environnement difficile, Gaia a vu Dieu le père conquérir les territoires de la Déesse mère. La civilisation du cerveau gauche, en instaurant la variété, a aussi créé l’inégalité. Société qui sépare, analyse, dissèque et coupe en tranches inégales les fruits de la vie. Les femmes qui avaient dominé dans la civilisation du cerveau droit, sont à leur tour dominées. Leur puissance nourricière et fécondante en fait une monnaie d’échange car pour affaiblir un peuple, il suffit d’affaiblir ses femmes. Le premier viol ethnique commence à Sumer dans les terres de la Déesse Mère et se perpétue dans les territoires du Moyen-Orient où les femmes sont voilées pour ne plus être violées. En affaiblissant le féminin, la culture masculine de conquête territoriale s’épuise au labeur pour protéger ses acquis et guerroie sans plus savoir pourquoi. Une vraie crise d’adolescence! Me, Myself and I ….
Le Dieu de la consommation n’entend pas les pleurs de la Déesse qui ne sait plus accueillir. Elle a mis une ceinture de chasteté en béton autour de sa corolle naturelle, pour ne plus être violée. Elle a coupé les forêts odorantes d’où s’échappaient ses phéromones. Elle a gorgé sa terre d’antibiotiques, pesticides, de contraceptifs dans l’espoir de se libérer de la fatalité de la reproduction. Elle a épuisé ses sols pour satisfaire des compulsions matérielles, et elle est devenue une « mère cantile » froide et sans saveur. Même les femmes sont devenues masculines.
Pourquoi ces deux civilisations semblent-elles si éloignées ? Les deux cerveaux droit et gauche ne sont pas si séparés que cela. Il y a un pont entre eux deux appelé corps calleux et la pensée peut aller se connecter à des instincts naturels et à des solutions nouvelles. Il est possible de vivre en même temps, la sensation d’être comme les autres tout en étant différent. Une nouvelle civilisation fondée sur le discernement qui conduit à l’unicité de chacun.
Alors Gaia a une idée : fini l’hémisphère nord et l’hémisphère sud. Elle va basculer la planète et faire un hémisphère droit et un hémisphère gauche, avec une grande passerelle couleur arc en ciel qui reliera les deux. Elle va aider l’humanité à circuler sur ces continents pour que chacun y trouve le lien de son identité. Des vacances dans les régions du Pareil, à droite pour y re-contacter la solidarité et voir que l’autre est un même. Des séjours dans les espaces de la Différence à gauche pour y côtoyer d’autres expériences et puis des temps de retraite sur la parcelle arc en ciel, où les humains pourraient faire le point et retrouver leur propre identité. Dans l’hémisphère gauche, ils inventeront de nouvelles solutions pour créer des échanges équitables plutôt que des partages inégaux. Et dans l’hémisphère droit, ils retrouveront l’essence des arts, le contact avec l’invisible, le passage dans les profondeurs et la solitude de leur être.
Mais il y aura un tribut à payer pour passer d’un hémisphère à l’autre. À l’entrée de la passerelle arc en ciel, de grands bacs de recyclage seront offerts pour y déposer vieilles croyances et dogmes, qui polluent nos atmosphères intérieures. Car trop de lourdeur dans le cœur des humains risquent de fragiliser le pont de la Communication.
« Avoir l’espoir ne veut pas dire que les choses vont bien se produire. Cela signifie que les choses auront un sens »
Et si tout ce changement climatique avait un sens ? Dans la boule de cristal de l’univers, Gaia voit le sens : mélanger des mondes en apparence éloignés mais d’essence similaire, réconcilier à l’intérieur de chaque humain, le féminin et le masculin, le naturel et le matérialiste. Un autre monde où la Déesse Mère revient en tendant la main à Dieu le Père. De toute façon, Gaia va vivre encore longtemps. Les humains peut-être si ils acceptent de voyager dans les deux hémisphères de leur être, avec un temps de prière entre les deux.
Isabelle Burnier
A lire : Avant les Dieux, la Mère Universelle. par Françoise Gange.
Cerveau droit, cerveau gauche : cultures et civilisations. par Lucien Israël
Femmes Passages : stage d’été du 9 au 13 juillet
Conférence gratuite à Gatineau le 15 MAI à 19h30.
Renseignements www.consciencecellulaire.com ou 819-712-0924
Admirer! Contempler! Observer! É-cou-ter!
Ce sont là quelques activités relaxantes auxquelles peu d’entre nous consacrons encore du temps. Qui dit temps? Qui dit plutôt argent? Car à trop vouloir posséder des biens matériels, nous en oublions souvent les grandes satisfactions retirées de ces moments de détente où nous réussissons presque à arrêter nos méninges de tourner.
Quand nous prenons vraiment conscience de ce qui nous entoure, en commençant par la nature qui se manifeste à tous les instants, nous réalisons bien vite qu’il y a autre chose à faire que de consommer toujours davantage. Personnellement, à une certaine époque, tous mes espaces de rangement étaient si encombrés que j’ai commencé à me demander, avant n’importe quel achat : est-ce que cet article convoité me servira souvent… plus d’une fois… une fois… pas vraiment… La seconde question : est-ce absolument obligatoire de changer cet autre article? Et pour terminer mon questionnement : qu’est-ce que je fais de celui que je remplace?
Plus tard, j’ai découvert la simplicité volontaire. J’ai découvert qu’au fur et à mesure que je m’interrogeais ainsi, je réduisais considérablement mes dépenses et tout gaspillage. Cette mesure en devient une de protection de l’environnement. Appliquée aux affaires, cela a des effets bénéfiques extraordinaires. Pour n’en citer que quelques-uns : prolonger la durée de vie de nos biens et les remplacer seulement quand ils ne peuvent plus servir à leur utilité première; ne pas jeter mais donner dans la mesure du possible; limiter nos déplacements en véhicule en planifiant mieux nos besoins; pousser la récupération à son maximum ce qui donne une deuxième vie aux articles; faire vider le conteneur à déchets seulement lorsqu’il est plein; composter… puis jardiner; planter des arbres fruitiers et des plants de petits fruits; en résumé, agir en citoyen responsable de sa parcelle de planète, comme si notre ultime objectif était de nous « autosuffire » en tout temps.
Justement, trouvez-vous, après cet hiver que nous venons de vivre, que la nature nous envoie des messages très clairs? J’habite sur le bord d’un large cours d’eau et depuis trois ans, j’ai observé des modifications importantes dans la direction des vents, dans leur vélocité, dans le comportement des oiseaux, dans l’arrivée au printemps de nuages d’insectes destructeurs ou piqueurs et par l’absence des bélugas dont la nourriture a sans doute changée de cap. Je crois au réchauffement de l’eau qui développe les algues bleues dans bien des lacs et chasse les microscopiques nourritures de certaines espèces. Depuis deux ans, je constate que le niveau de l’eau de la rivière est à la baisse en été, malgré la pluie qui tombe.
Si je peux constater tous ces changements, c’est que mon quotidien à moi est ponctué de moments d’arrêt devant nos grandes vitrines qui donnent sur la rivière. C’est que j’entends la nature s’exprimer et surtout que je veux l’écouter. Pour mieux l’écouter, et la comprendre, je veux voir. Si je repère à l’œil nu quelque chose d’étrange, je le recherche avec notre lunette d’approche, toujours à portée de la main.
De cette façon, j’ai pu admirer les bélugas batifolant dans l’eau à plusieurs kilomètres de moi mais aussi à quelques dizaines de mètres; j’ai pu voir un phoque manger une grosse morue; j’ai pu voir deux mouettes d’une espèce plutôt rare dans notre coin de pays se disputer le corps d’un sébaste, le rouge du sébaste contrastant vivement avec la blancheur immaculée des oiseaux. J’ai pu observer une ribambelle de canards à la queue leu leu longer la plage en quête de nourriture; j’ai pu admirer le plongeon des huards et le rase-mottes des canards à l’automne. Et parfois la présence d’un grand héron en équilibre sur une patte sur une pierre entourée de boue… J’ai aussi vu des jeunes lièvres fous zigzaguer à toute vitesse d’une extrémité à l’autre de nos jardins et un geai bleu de si près que j’en retenais mon souffle!
Après cela, me croirez-vous si je vous raconte que j’ai joué à la cachette avec un oiseau mâle d’une espèce jamais vue auparavant autour de chez-moi? Il est arrivé très tôt au printemps 2006. J’ai vraiment cru qu’il s’ennuyait. Il s’est promené sur le rebord de nos six vitrines pendant des heures, chaque jour, pendant six semaines. Mon plaisir - et le sien peut-être, a été de me placer devant lui là où il se trouvait sur le bord de la fenêtre, ce qui le faisait fuir vers une autre fenêtre où j’allais le retrouver… et le faire fuir à nouveau, mais, jamais bien loin. Vers la fin de ces six semaines, j’ai enfin eu l’honneur de voir sa dulcinée, un furtif instant! Et l’été qui a suivi m’a offert l’occasion de le voir s’égosiller en faisant jouer l’une sur l’autre les deux parties de sa queue, noire au centre et blanche sur le pourtour. Le petit claquement que ce mouvement répété produit accompagne merveilleusement bien le chant de cet oiseau dont j’ignore encore le nom véritable.
Je croyais ne jamais le revoir. Mais il était de retour en 2007. Et la famille avait beaucoup grandi déjà. Je vous assure qu’au moment où j’écris ce texte je l’attends avec impatience, lui et probablement tous ses descendants du coin. J’ai même cru entendre son chant il y a quelques minutes.
Son arrivée est synonyme de printemps, de la vie qui renaît, de l’eau de la fonte des neiges qui dévale des montagnes dans un torrent tumultueux qui va se jeter contre la marée descendante fouettée par le vent venu du nord-est et que la cassure des glaces a mise à nu, nous révélant le bleu profond de ses eaux.
C’est ainsi que s’écoulent les minutes, puis les années, aux abords de la rivière Saguenay. C’est ainsi que je nourris mon imaginaire, que je l’assainis en même temps que j’avance résolument à petits pas vers l’avenir plus vert de notre Terre.
Pauline Gagnon
Chef propriétaire
Auberge de la Rivière Saguenay
9122, chemin de la Batture
La Baie (Québec) G7B 3P6
Tél. : 418-697-0222
paulinegagnon@bellnet.ca