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Volume 12, numéro 5 / mai-juin 2009
À l'ère du plaisir
Par André Bissonnette

Ces relations éclairées… qui nous allument
Par André Harvey

Le jeu de cartes
Par Yves Sévigny

Les clés de la vie
Par Florence Garneau

Tout fait parti du tout
Par Daniel Lacombe

Un enfant exceptionnel
Par Rachelle Beauchamp

Techniques vers
le mieux-être

Présentation d’une méthode
en psychogénéalogie :
La constellation familiale

Par Catherine Labbé

La Gymnastique Holistique
Par Denyse Hayoun

Je veux en savoir plus!
L’encre sur papier ne me suffit pas.

Par Linda-sky Emerson

Vacances et ressourcement

Voyage au Maroc
Par Claudie Pfeifer

Les vacances : le bonheur de s’évader
Par Marthe St-Laurent

Plus de plaisir et de loisir
au quotidien…Comment faire?

Par Carole Miville

Fraterniser
Par Rachelle Beauchamp

Vies antérieures :
une opportunité à vous connaître

Par Gisèle Leduc

La magie des plantes
Par Tahnie Parent

La Bouffe du Bonheur 
Par Jean-Pierre de Beaumont

Mal dans son corps, bien dans sa tête ?
Par Dr Jean Drouin

La maison verte

Découvrir ce qui donne une âme à sa maison ?
Par Thierry Seurre

Bien choisir énergétiquement
le lieu où on veut vivre

Par Johanne St-Martin

Quand notre rêve peut se vivre en famille
Par Élise Lacroix et François Parent

La spiritualité laïque
Par Andréa Richard

La vivance, une qualité d’être au monde
Par Jacques Salomé

La chose la plus précieuse au monde
Par Yannick Therrien

La sexualité Yin
Par Saida Désilets

Le papier qui parle
Par Suzanne Rémillard,

L'Amour de Soi
Par Denise Lauzon

L’état de plaisir
Par Nicole Dumont

Mon « groupe de rêve »
Par Sophie Dassy

Recette pour retrouver son pouvoir
Par Joane Ross

Etre fidèle à soi même
Par Jacques Salomé

Il y a des rencontres magiques
Par Jacques Salomé

L’attente du bonheur
Par Jacques Salomé

Oser être un bon compagnon pour soi
Par Jacques Salomé

Gentillesse et générosité
Par Nicole Foucault

Changer en s’amusant
Par Chantal Déry

Comment séduire n’importe qui
n’importe quand n’importe où

Par Patrick Leroux

Pourquoi être soi socialement?
Par Alain Samson

La liberté d’être soi
à travers l’expression créative

Par Nathalie Ristord

Les émotions, ces mal-aimées!
Par Elaine Guilbault

Oser ou... ne pas oser être
Par Denise Lepage

Oser s'amuser!
Par Sophie Bérubé

Quand le plaisir de vivre devient amour
Par Germaine Picotin

Trousse de survie
Par Sophie Lavoie

Vie sociale
Par Daniel Gauthier


L'Amour de Soi

Au lever, je me regarde dans le miroir, j'apprécie ce que je vois. J'aime chaque ride qui s'ajoute a mon visage.

Je regarde, j'accepte chaque partie de mon corps, et je reconnais l'intelligence de mes organes, accueillant la santé.

Je permets a une larme de tristesse ou de joie couler sur ma joue.

Je regarde une fleur s'ouvrir et je ressens sa beauté en moi.

Je m'assois au bord de l'eau et je sens que je fais partie de cette grande étendue, ça me remplit.

Je marche dans la foret et la sagesse des arbres s'imprègne en moi.

La présence de mon enfant fait déborder mon cœur d'admiration et de gratitude.

Je caresse un animal et je peux ressentir sa loyauté et son amour inconditionnel.

Je lâche prise sur les grands changements de vie et je suis simplement le courant.

Je m'affirme, je m'appartiens, je m'assume, la confiance s'intègre et fait partie de mon être.

Je garde le cœur réceptif et je souris plus d'une fois dans la journée.

J'accueille mon entourage avec compassion, respectant leurs choix de vie.

Je vis pleinement ma passion, en me détachant des obligations.

Je me reçois et me pardonne, je retrouve la liberté d'être.

J'accepte mon passe, étant consciente de sa nécessite pour mon accomplissement.

J'accepte l'expérience de mes erreurs avec douceur, sachant que ça m'apporte une compréhension plus large de ma vie.

Je sais que la co-création se fait avec mon âme.

Mon moment présent me suffit, je suis connectée a tout ce qui existe.

Ma solitude est toujours ma meilleure amie.

Je demeure consciente que je voyage sur cette terre pour me reconnaître en tant qu'être divin.

Je respire profondément et je reconnais que Dieu habite chacune de mes cellules.

Je suis.......simplement.

Je m'aime et je vis.

Denise Lauzon
Thérapeute spirituel/énergétique
Enseignante de la nouvelle conscience/ nouvelle énergie


L’état de plaisir

Il y a LES plaisirs et il y a LE plaisir.

Le 1er suggère une panoplie d’activités qui nous procurent de l’agrément, tandis que le 2e nous ramène plutôt à un état, à quelque chose qui est généré de l’intérieur.

Il n’y a pas de plaisir sans état de légèreté, ni aucune légèreté possible tant que l’on est absorbé par le passé ou le futur. Comme ces derniers constituent le champ d’activité du mental, on en vient au constat que le plaisir, en tant qu’état, ne peut exister qu’en dehors de la tête et surtout au présent.

Avec la vie que nous menons, pas étonnant de devoir en arriver à se réserver des plages de temps (quelle expression relaxante !…) qui seront consacrées uniquement au plaisir. D’ici à ce que nous redevenions comme des enfants qui passent avec légèreté d’un moment présent à l’autre, nous risquons souvent de faire passer le plaisir sous la table, si nous ne posons pas des gestes concrets pour lui faire une place.

S’arrêter est vital

En effet, il faut d’abord reconnaître son besoin de s’arrêter, de s’amuser, de prendre soin de soi comme prioritaire à celui de prendre soin des autres, avant de décider de libérer du temps pour le faire.

Nous sommes à ce point conditionnés à performer et axés sur les tâches que nous avons besoin de moyens concrets pour nous rappeler que la non-action, la détente et le plaisir sont des éléments essentiels à notre équilibre, non seulement physique mais aussi émotionnel et psychique.

Vous souvenez-vous de l’adage : « il n’y a pas de mal à se faire du bien ! » ? N’y a-t-il pas une saveur de culpabilité dans cette phrase ? Avons-nous besoin de nous justifier pour nous accorder le droit au plaisir, à la jouissance d’être en vie, sans lien avec l’obligation d’un résultat ?

Pourtant, les vibrations du plaisir sont encore là, dans la mémoire cellulaire des enfants que nous avons été et elles ne demandent qu’à être réactivées.

Les incidences d’épuisement professionnel ayant monté en flèche ces dernières décennies ne sont certes pas étrangères à la popularité grandissante des Spa domestiques, des Spas Nordiques, des Relais Santé et des établissements qui dispensent des soins corporels.

Nous avons besoin de nous évader du tourbillon du quotidien (dans un bon bain tourbillon…) car souvent nos bonnes intentions de nous réserver du temps se font gruger par les imprévus. Ainsi les moments pour soi se retrouvent tout au bas de la liste des priorités, ne faisant qu’élargir le cercle vicieux.

À notre défense, il faut bien reconnaître que notre éducation ne nous a, en général, pas beaucoup orientés vers la notion de plaisir ; ce qui fait que plusieurs vivent le paradoxe d’avoir à faire un effort afin de créer une place pour le plaisir dans leur vie.

A la rencontre se soi

En tant que personne ressource « jouvaillant » dans un Spa (mot sandwich de mon cru alliant jeu et travail), je rencontre bien des gens qui s’offrent un séjour pour la première fois. Je n’ai encore entendu personne dire qu’ils ont trouvé le temps long ; au contraire, ils souhaitent revenir !

Que se passe-t-il quand on s’accorde une pause de ce type ? On se donne l’occasion de se rencontrer soi-même, de prendre le temps de se ressentir, de vraiment se reposer, de prendre du recul pour faire le point.

Bien sûr, une cabane en forêt ferait aussi bien l’affaire, mais comme nous vivons dans une société de performance et de pression, le premier besoin qui émerge est souvent de se dorloter et de se faire dorloter quand on le peut. Toute cette approche de cocooning est bien plus qu’une mode ; elle répond à un besoin profond de trouver un équilibre à nos vies trépidantes.

Se donner du temps, se faire masser, flâner dans un bain, tout cela prend soin des signaux d’alarme lancés par le corps.

Cependant, bien des gens arrivent sur la table de massage en état de contraction tellement avancé, qu’ils devront expérimenter douleurs, malaises et grande fatigue avant de pouvoir ressentir les réels bienfaits d’un massage. En effet, quand on a dépasse ses limites, c’est la fatigue qui ressort aussitôt que l’on s’arrête pour prendre une petite vacance…

C’est au moment où l’on accorde un peu plus de temps aux choses « non productives » qu’on se rend compte à quel point le bien-être et le plaisir sont essentiels à un état de bonheur, celui qui n’a rien à voir avec les facteurs extérieurs.

C’est au-dedans que ça se passe…

Ce n’est pas par hasard que la tendance des Spa innovateurs soit axée depuis une dizaine d’années sur un bien-être plus intérieur. On n’hésite pas à parler de l’âme et de l’être dans les publicités, ce qui est devenu une recherche d’équilibre dans notre monde occidental.

Continuons de chercher, car il y a un plaisir bien plus profond et durable que les multiples plaisirs que notre civilisation du loisir tente de nous vendre comme étant essentiels à notre bonheur.

S’arrêter et se donner l’espace de se ressentir est une première étape et les moyens que l’on choisira pour atteindre ce but doivent passer par la facilité et le plaisir, car si vous pensez : il faut que je me mette en forme, il faut que je me trouve du temps, vous passez à côté du plaisir.

Alors demandez-vous : qu’est ce que je pourrais inclure dans mon quotidien que j’aurais du plaisir à refaire ? Est-ce de prendre des bains relaxants, de me faire masser régulièrement, de pratiquer le tai chi, le chi Kung, le yoga, la méditation ? Ou est-ce qu’une activité créative me permettrait mieux de laisser ma tête de côté pour quelques heures ?

La régularité dans quoi que ce soit mène à une habitude, ou au mieux, une seconde nature. En arriver au point de sentir un malaise dès qu’on est à côté de ses pompes est une grande victoire car cela révèle que c’est enfin l’être qui mène et non le faire. Notre société moderne cherche à redécouvrir une vérité si simple : la joie et la légèreté font partie intégrante de l’être. Après tout, nous ne sommes pas des faire humains, mais bien des êtres humains !

Nicole Dumont
Coach de vie, Animatrice, Instructeure de Yoga et auteure de Ô Miroirs dites-moi et de Dire Adieu aux Illusions
Coaching par téléphone : 514-808-8137
Le Yoga un Art de Vivre, atelier de 3 jours au Spa Eastman, www.spa-eastman.com, Ateliers en régions sur demande. Consultez le www.nicoledumont.alchymed.com


Mon « groupe de rêve » - Créer des liens

Les occasions de tomber dans un milieu porteur, de rencontrer des gens à la fois curieux et généreux, se font suffisamment rares pour mériter d’en parler. Dans notre société d’aujourd’hui, tout se passe vite, tout le monde croit savoir tout sur tout dans un contexte de surinformation généralisée. Avec le nombre d’heures passé au travail et un tel accent mis sur la performance, la rentabilité, le « prêt-à-penser », on ne prend plus guère le temps de se donner des rendez-vous pour… ne rien faire ou simplement s’interroger et échanger.

En plus de chercher des occasions de discuter en bonne compagnie, cela fait un bout de temps que je prends plus au sérieux les signes que me manifeste mon corps et que je tente de les mettre en lien avec mes émotions et avec mes réflexions, que j’essaie au mieux de faire le pont entre ma tête et tout le reste en quelque sorte… Une manière intéressante de comprendre mon psychisme s’est présentée lorsque je me suis penchée à nouveau sur ce pan de vie qui se déroule la nuit : mes rêves.

Prendre racine en soi et dans sa communauté

Ré-apprivoiser sa vie intérieure est en fait un bon début pour faire corps avec le lieu qu’on habite. Tout comme j’habite mon corps, j’habite une maison et un quartier, une ville, une province, une nation; même si le Québec, c’est ma nation d’adoption. Comment m’y intégrer sans connaître mieux les gens qui y vivent? Comment prendre racine sans côtoyer les gens d’ici plus près, ailleurs justement que dans les sphères du travail? Cette quête m’a amenée à m’inscrire à plusieurs ateliers dont un, en particulier, d’interprétation des rêves organisé par une animatrice de l'École Internationale de Rêves de Nicole Gratton. Une fois l’atelier terminé, le partage de ces récits intimes a non seulement donné la piqûre à toutes participantes, mais a également forgé entre nous un lien fort. Nous avons donc décidé de poursuivre nos rencontres de façon informelle. D’autres femmes qui partagent le même intérêt pour l’analyse de rêves se sont jointes à nous. Depuis, chaque séance d’interprétation donne lieu à de grands moments de plaisir et de compréhension collectifs. Cet exercice, pourvu qu’il se déroule dans un entourage qui s’abstient de tout jugement, est un moyen précieux pour soutenir cette patiente collection d’histoires nocturnes et développer une meilleure connaissance de soi. Mon « groupe de rêve » est devenu en plus pour moi une façon privilégiée de développer mon sentiment d’appartenance à une communauté.

Être plusieurs pour faire grandir la lueur

C’est au contact des autres qu’il est possible de mesurer, de valider ou corriger ses idées ou ses croyances. L’interaction est absolument nécessaire pour pouvoir faire le point, pour être capable de se situer dans le monde et créer les possibilités de son évolution. Ainsi, c’est grâce au partage, aux échanges que circule l’énergie. Le simple fait d’être en groupe pour pratiquer l’interprétation des rêves crée une énergie différente qui aide à prendre du recul par rapport à ces récits très personnels. La simple écoute des rêves des autres permet d’affiner l’esprit d’analyse et l’intuition de chacune. Nous retrouver en groupe nous rend plus « branchées » en quelque sorte. Nos interprétations offrent des pistes, des clefs possibles qui nous mettent plus en phase avec la réalité de notre quotidien à une période donnée. Qu’elles divergent, se recoupent ou soient simplement sans rapport, nos analyses correspondent à des niveaux variés de compréhension qui provoquent souvent un éclair, une lueur dans les yeux de la personne qui vient de livrer son récit.

Regard des autres et passage du temps pour démêler les messages

Notre inconscient, tout en utilisant le matériau parfois le plus banal de notre quotidien, le complexifie en lui donnant toutes sortes de formes inattendues et peut, même à travers l’exercice de l’analyse, continuer à nous jouer des tours. S’il on en croit Freud, le rêve est un mécanisme de refoulement. Dans cette logique, on comprend que la vie psychique ne soit pas facilement accessible et nécessite un patient travail de démêlage. C’est en s’unissant autour d’un but commun que les forces de chacune s’amplifient pour ouvrir un champ plus grand de compréhension. Par conséquent, même si une personne n’adhère pas toujours dans l’immédiat à certaines interprétations, ces dernières peuvent se révéler pertinentes par la suite. On n’entre parfois en résonance qu’avec l’explication qui nous convient ou que nous sommes capables d’entendre à un moment précis, ce qui n’empêche pas de trouver d’autres analyses révélatrices par la suite. Personnellement, après avoir entendu les explications de chacune et fait la lecture de mon interprétation, le travail ne fait que commencer… De nouveaux éléments m’apparaissent parfois plusieurs jours après nos séances et je suis étonnée de constater à chaque fois comment opère la magie d’être ensemble et la lumière nouvelle que cette énergie projette dans ma vie. En amplifiant mon énergie, ces rencontres me permettent de dépasser des peurs ou des doutes, et d’intégrer de nouvelles leçons de vie.

Merci les filles de rêve !

Voici donc comment une simple inscription à un atelier s’est transformée, non seulement en une pratique régulière - l’écriture et l’analyse de rêves - mais aussi en la création de liens d’amitié et d’un véritable lieu d’échanges, d’apprentissage et d’épanouissement. Cette expérience confirme également qu’il est possible d’établir des liens sociaux à partir d’éléments très intimes de soi-même. Cette démarche est quant à moi plus précieuse que la lecture solitaire de tous les dictionnaires de rêves du monde. Je tiens donc à remercier ici Gisèle, Anne-Marie, Hélène, Lucie, les filles de mon fameux groupe de rêve, qui par leur chaleur et leur grain de sel contribuent, chacune à leur façon, à nourrir et faire grandir mon jardin intérieur.

Sophie Dassy
Sophie Dassy est certifiée aromathérapeute holistique, APHA (de la Asia-Pacific Aromatherapy School, Hong Kong) et travaille actuellement dans le domaine des communications.
Contact : sof_das@hotmail.com.

Ressources :
« Éloge de la lenteur » de Carl Honoré.
« Sur le rêve » de Sigmund Freud.
Ateliers rêves de Nicole Gratton : http://www.nicole-gratton.com/fr/ecole/ateliers.html


Recette pour retrouver son pouvoir

Une combinaison de plusieurs moyens fera de moi une personne charismatique, capable d’avancer avec confiance pour réaliser mes projets. Pour réussir une recette nous avons besoin de plusieurs ingrédients. En voici quelques-uns :

Trouver un bon thérapeute

Ce n’est pas donné à tout le monde d’être un bon thérapeute. Certaines personnes font leur métier pour l’argent ou encore pour ne guérir que le corps sans penser aux blessures psychologiques.

Surveiller son alimentation

Selon mes recherches sur l’alimentation, ce n’est pas tant ce que nous mangeons que ce que nous ingérons ensemble qui peut être néfaste pour notre santé. Digestion lente et pénible, gaz intestinaux, ballonnements et brûlures d’estomac, sont souvent le résultat de mélanges incompatibles.

Aujourd’hui les diététistes prétendent que manger plusieurs petits repas (santé) au cours de la journée, augmente l’activité de notre métabolisme, nous aide à nous sentir plus énergique et facilite le contrôle de notre poids.

Eau

Mes enfants et mon conjoint peuvent en témoigner, mon remède à tout : l’eau. Personnellement, j’évite de boire de l’eau chlorée. Je filtre mon eau et je la magnétise.

Méditer/Respirer/Visualiser

Je crois sincèrement que l’autosuggestion par la méditation est un excellent moyen de se sentir sein et serein. La méthode que je préconise est de m’installer en état de relaxation (méditation). Je prends trois grandes respirations profondes. Je débute alors l’autosuggestion, par des phrases courtes et positives. Voyez l’abondance dans vos méditations, l’argent viendra à vous. Travaillez sur votre magnétisme par des phrases constructives et vous construirez votre vie de façon magnifique.

S’aimer et lâcher prise

Souvenez-vous que l’amour commence par s’aimer soi-même. Il est difficile de demander aux autres de m’aimer, si je ne m’aime pas moi-même. Plus une personne s’aime, plus elle dégage de belles vibrations et son entourage l’apprécie davantage. C’est un automatisme, un magnétisme.

Sans entrer dans le Je m’en foutisme total, je lâche prise sur certaines personnes qui m’irritent ou certaines situations qui me fatiguent. Souvent, nous prenons les choses trop à cœur, nous nous perdons dans nos pensées négatives. Parfois il est préférable d’accepter (pour notre survie et notre santé) de laisser aller les événements et de cesser de tout vouloir contrôler à notre façon. Arrêtez la cassette du mental et respirez. Revenez dans votre moment présent.

Écrire et passer à l’action

Il est bon de penser ou de dire que j’ai des projets. Or, si je les écrits et qu’ensuite je passe à l’action, l’effet est beaucoup plus puissant.

J’écris ma liste d’épicerie, ma liste d’achats. J’écris mes rendez-vous dans mon agenda, mes travaux à effectuer au bureau. Pourquoi ne pas écrire mes projets de vie, mes plans, mes défauts à travailler, mes défis à relever, mes qualités et mes forces, à mettre en évidence mes peurs et mes incohérences. L’écriture m’aide à faire de bonnes prises de conscience.

Passer l’aspirateur dans notre intérieur!

Un de mes grands secrets pour avancer dans la vie est de nettoyer mes corps subtils. Nos cristallisations sont souvent la cause de nos blocages et de nos maladies.

L’existence du Reiki, du Yantha (techniques de relaxation et de guérison) et de l’Unification (gymnastique douce semblable au Tai Chi), ont été de belles découvertes pour moi. Je trouvais enfin des façons simples, rapides et surtout efficaces de nettoyer mon corps (ou mes corps) sans avoir nécessairement à chercher la signification de tous mes blocages.

Parce que la lumière est plus forte que l’ombre. Si nous remplissons notre corps de lumière, l’ombre lui laisse la place. En entrant dans une pièce, nous ouvrons la lumière, la noirceur disparaît. C’est le même principe. Simplement en appliquant mes mains (qui dégagent de la chaleur par l’activation des techniques apprises) sur mes centres énergétiques (chakras) je calme mon corps et élimine mon stress.

Vibrer

Je trouve un projet et je tente de le réaliser pour me sentir vivante, pour vibrer! Si je n’essaie rien je ne risque pas de me tromper, c’est bien certain. Personnellement, je préfère prendre le risque de me tromper pour vibrer et mettre du piquant dans ma vie.

Notre subconscient ne réalise pas la différence entre le passé, le présent, le futur, le virtuel, alors imaginez-vous dans la réalisation de votre projet. Faites comme si vous y étiez et vibrez.

J’entends par le mot vibrer, que mon cœur palpite à la simple pensée que mon rêve se réalisera. Le subconscient est le matelot de mon bateau. Si je vibre comme si j’étais en plein milieu de la réalisation de mon rêve, il n’aura d’autre choix que de le réaliser. Je suis le capitaine et il exécute mes ordres, mes souhaits.

Marcher quelques fois par semaine est un excellent moyen de vibrer, de se rapprocher de la nature et de reprendre contact avec l’univers. La marche est selon moi une très belle forme de méditation.

Le rire est aussi un excellent moyen de vibrer. Il peut même nous aider à guérir nos petits malaises. Les recherches ont démontré qu’une seule minute de rire équivaux à dix minutes de cardio.

Je termine en vous parlant de la danse, un de mes moyens préférés pour vibrer et/ou me calmer. Donc docteur JOAne vous recommande dix minutes de rires et de danse par jour et vous retrouverez votre pouvoir d’avancer dans la vie!

Joane Ross
Auteure du livre Secrets du succès dans la réalisation de vos projets, publié sur www.lulu.com. Elle est propriétaire du Centre du Maraîcher en Estrie où elle enseigne le Reiki, le Yoga du rire et l’atelier Retrouver son pouvoir.
Pour la rejoindre: Centre du Maraîcher de Windsor, Estrie, 819-571-9938 ou www.centremaraicher.blogspot.com.


Etre fidèle à soi même

Je mesure le chemin parcouru depuis les tâtonnements de ma jeunesse. À cette époque, je recherchais surtout l’approbation de tous ceux qui croisaient ma route, j’avais besoin à tout prix de plaire et surtout de ne pas mécontenter ou faire de la peine à tous ceux que je rencontrais. Je voulais être accepté inconditionnellement et donc je m’appliquais avec beaucoup de soins à me présenter sous le jour que je croyais le plus favorable pour moi. Bref je ne me respectais pas beaucoup, j’étais loin d’être fidèle à moi-même.

J’ai mis beaucoup de temps pour sortir de ce conflit sans cesse réactualisé entre pseudo fidélité à l’autre et pseudo fidélité à moi même.

Un chemin de liberté s'est dessiné peu à peu pour moi, sans culpabilité vis à vis d’autrui, dans une certaine douceur et force tranquille, quand j’ai pris le risque de me définir dans ma différence, d’affirmer mes seuils de tolérance vis à vis de telle relation ou tel comportement proposé par l’autre, d’exprimer mes ressentis réels ou de me positionner sans avoir besoin de m’enfermer dans le silence ou la bouderie.

Je me souviens par exemple de la façon dont, au début de ma vie d’adulte, j’abordais un obstacle ou une situation pénible de façon si défensive que cela déclenchait une succession de réactions en chaines qui mobilisaient l’essentiel de mes énergies, sans faire progresser pour autant la situation et dont le résultat m’entraînait à me victimiser encore plus.

Quand je vois tout l’éventail des possibles qui s’offrent à moi aujourd’hui : comme de ne pas entretenir l’opposition mais de favoriser l’apposition, de ne plus cultiver l’affrontement mais de rechercher la confrontation, de m’appuyer sur les points communs au lieu de mettre en évidence les antagonismes, de ne plus me laisser définir par l’autre mais de prendre le risque de me situer, de m’affirmer, de recadrer les situations en ne prenant plus le problème de l’autre sur moi. Une des positions relationnelles qui m’a fait le plus progresser c’est de ne pas garder en moi ce qui venait de l’autre quand ce n’était pas bon pour moi et d’oser restituer les messages toxiques (mots ou comportements) qui me blessaient.

J’ai appris à faire alliance, à trouver la bonne distance, à relativiser et surtout à ne plus entretenir du ressentiment, à prendre le risque d’un conflit ouvert plutôt que de rester dans des non dits et des ruminations stériles.

Entre tout et rien il y a une foultitude de possibles qui peuvent être explorés et vécus. En ce moment autour de moi, il y a beaucoup de changements : des relations qui s’étiolent, des décès, des êtres qui paraissaient fiables et qui se dévoilent plus versatiles, un approfondissement des ressources et des bienfaits de la solitude, une réconciliation avec mon corps qui s’épuisait à m’avertir d’être plus vigilant et même plus bienveillant avec lui...

Je tente de savourer la vie avec lucidité et tendresse comme un cadeau qui se renouvelle chaque jour.

J’avance en me tenant le plus droit possible, même si l’une de mes jambes traîne un peu, je l’encourage à tenir bon, à m’accompagner encore. Nous avons tant à découvrir.

Jacques Salomé
Auteur de plusieurs livres dont : Aimer c’est plus que vivre. Ed Trédaniel
www.j-salome.com


Il y a des rencontres magiques

Il est des rencontres qui surgissent dans votre vie sans prévenir. Il est des rencontres qui ont un caractère magique par la qualité de ce qu’elles révèlent, en vous ou chez l’autre. Il est des rencontres qui vous appellent du plus lointain de votre être, du plus lointain de votre histoire. Il est des rencontres qui vont éclairer un parcours de vie, d’une lumière féconde pour la transformer à jamais.

Il m’arrive ainsi de rencontrer, au sens de découvrir, des personnes, non à partir de ce qu’elles sont au moment d’un échange, mais en accord évident, spontané, avec ce qu’elles vont devenir ou avec ce qu’elles ont été.

Rencontres qui peuvent sembler, au premier regard, trop précoces, trop rapides et qui vont cependant se révéler essentielles, décisives, car elles vont inscrire un message, donner un sens nouveau à mon existence ou à celle de l’autre. Et cela à partir de deux directions opposées, l’une concernant l’avenir, l’autre le passé. Pour celles se rattachant à l’avenir, tout se passe comme si l’attirance, le contact se faisait à partir d’une potentialité en devenir chez l'autre ou en moi-même et qui attendait, pour se révéler, pour apparaître au grand soleil de l'existence...justement la rencontre qui vient de se faire ! Il ne s’agit ni de voyance, ni de prémonition seulement d’intuition, d’une sensibilité réveillée, aiguisée, d’une anticipation vibratoire qui crée des liens subtils, qui jette des passerelles sur lesquelles vont circuler des énergies nouvelles, des forces de changement, des interpellations ou des découvertes stimulantes.

Rencontres étonnées porteuses de possibles, chargées d'élans, de mouvements imprévisibles, d'une créativité inouïe. "J’avais le sentiment que rien de ce qui me concernait n’avait échappé à cette personne que je voyais pour la première fois et ses premières paroles me confirmèrent que je n’avais rien à lui cacher, qu'elle entendait sans que je dise, qu'elle écoutait avec son regard au plus profond de moi… ”

Pour les rencontrés liées au passé, il y a une indicible ferveur à se découvrir dans l'attention, l’écoute, la présence de l’autre. Rencontres incroyablement confiantes, d'une spontanéité si ouverte qu'elles autorisent, en quelques instants, les partages les plus fous, les abandons les plus spectaculaires, les élans les plus audacieux…

Tout se passe comme si un savoir intime, très ancien, reliait les deux personnes qui se rencontrent enfin aujourd'hui, à partir d’une co-naissance confiante qui levait toutes les inhibitions. “ Dès que je l’ai vu, je me suis sentie autorisée à lui parler, à partager avec lui, ce que je n’avais jamais oser dire ou faire avec personne avant… ”

« Dès notre premier regard c’est comme si on faisait l’amour avec les yeux. Je l’accueillais et il m’accueillait sans aucune réserve, avec un abandon total. J’ai su tout de suite que c’est avec lui que j’avais envie de faire un bout de chemin. »

Tout se passe comme si ces deux personnes se retrouvaient après plusieurs vies d’absence. Retrouvailles nécessaires de deux êtres, même si c'est la première fois qu'ils se voient. Je ne crois pas que cela relève de vies antérieures. Mais plutôt d'un accord vibratoire très ancien, archaïque, universel, participant d'un savoir immémorial, qui à ce moment précis se focalise sur deux personnes. Comme si deux vibrations, émises il y a fort longtemps, après avoir longtemps voyagé arrivaient à destination, pouvaient enfin se rencontrer, se rejoindre, s'unir. Telles deux notes qui vont s'accorder, s'harmoniser pour produire un son unique, nouveau, chargé d'une énergie, d'une dynamique qui transcende le moment présent, l'unifie et le relie à un tout.

Dans ce type de rencontre, surgit le sentiment d’une réconciliation spontanée avec le meilleur de soi et de l'autre, dans laquelle les tâtonnements, les apprivoisements, les hésitations ne sont pas nécessaires. Il n'y a pas d'erreurs d'aiguillage, seulement une errance qui se termine, avec le sentiment d’une rencontre juste, nécessaire, inscrite dans une évidence émouvante et sereine à la fois.

Je souhaite à chacun de pouvoir accueillir dans sa vie l'irruption de l'une ou l'autre de ces rencontres et d’entrer dedans avec tout son cœur. Au-delà de l'étonnement, de la surprise, encore faudra-t-il accepter de se faire suffisamment confiance pour entrer dans le tourbillon d'un imprévisible qui vous accueillera avec tout l'amour et l’immense générosité que recèle la vie.

Jacques Salomé
Auteur de plusieurs livres dont : Aimer c’est plus que vivre. Ed Trédaniel
www.j-salome.com


L’attente du bonheur

Nous sommes à tout âge, en attente du bonheur. Ce bonheur qui nous paraît si désirable, aux potentialités infinies, virtuelles ou réelles, visibles ou invisibles et trop souvent inaccessibles à notre volonté. Les possibles du bonheur présents en nous, disponibles, complices que nous sentons désireux (du moins nous l’espérons) de nous privilégier et de se prolonger en nous, pour nous combler.

Il ne faut pas croire que le bonheur passe toujours par le mieux-être physique ou psychique ou le bien-être matériel. Il recherche parfois des moments de grâce, au détour d’une rencontre, puis disparaît sans que nous puissions le retenir, ceci nous le savons sans vouloir toujours le reconnaître. Il emprunte des voies détournées, surprenantes pour se manifester ou se dérober. Certains vont tenter, par différentes stratégies et croyances, de séduire le bonheur qui leur paraît par trop désinvolte et inconstant, en donnant à l’autre, un proche, à l’être aimé la mission implicite de les rendre heureux, de « faire mon bonheur ! ». Souvent même à travers une sorte de troc, énoncé silencieusement : « Puisque je t’aime tu dois me rendre heureux (se) » ou encore : « C’est bien toi que j’ai choisi pour être heureux (se) avec toi, donc tu ne dois pas te dérober à cette mission ! ».

La recherche du bonheur se fait souvent à travers un combat quasi permanent contre l’angoisse, contre l’évidence d’une solitude toujours à l’affût et d’une désespérance envers l’avenir qui parfois ressemble à un désespoir sans issu. Aujourd’hui les liens familiaux se diluent, les contacts sociaux sont de plus en plus superficiels et éphémères, l’espace relationnel qui s’est agrandi aux dimensions de l’univers est devenu en même temps plus fragile, moins intime, moins comblant, ce qui fait que le besoin d’un bonheur personnel, à la demande s’amplifie. Il peut se travestir en besoin de réussites professionnelles, amoureuses, en recherche de performances physiques, d’enrichissement avec le risque de perdre son âme pour faire la preuve de son existence.

Même le corps à corps des rencontres semble devenir plus fugace, plus éphémère, moins charnel, plus virtuel et distancié. « Devant la télévision, je caresse des yeux les seins de l’héroïne et distraitement l’épaule de ma compagne endormie près de moi… ». Sur le plan des engagements affectifs, émotionnels, relationnels, le combat décrit par Boris Cyrulnick entre la filiation (les attachements du début de la vie) et l’alliance (les engagements amoureux, conjugaux), qui autrefois nous contraignaient un jour à s’éloigner, à quitter ceux qui nous ont aimé et qu’on aime toujours (papa, maman), pour apprendre à aimer autrement (un étranger, une étrangère, une femme, un homme, avec qui nous souhaitons vivre une relation d’amour), ce combat semble nié, sans valeur. On veut tout, on veut garder les uns et les autres dans une sorte d’attachement indifférencié : « Moi je vous aime pareil, il ne faut pas me demander de choisir ». Ainsi l’amour se dépassionnalise, il est devenu rationnel ou tiède, peu défini, mou, sans aucun goût !

Mais la quête du bonheur demeure. Aujourd’hui elle s’investit trop souvent dans une fuite vers l’imaginaire, vers le virtuel, elle se coupe de la réalité et nous laisse au bord de la route, toujours plus insatisfaits, amers, déçus. J’ai envie de dire à chacun que le bonheur est à inventer avec les ressources du quotidien, avec les fleurs de l’imprévisible, avec les rires de l’inattendu et les plaisirs de l’étonnement.

Jacques Salomé
Auteur de plusieurs livres dont : Aimer c’est plus que vivre. Ed Trédaniel
www.j-salome.com


Oser être un bon compagnon pour soi

En découvrant que la personne avec laquelle nous passons l’essentiel de notre vie c’est nous même !
En se rappelant que la pire des solitudes n’est pas d’être seul, mais de s’ennuyer en sa propre compagnie !
En acceptant d’entendre que la violence la plus subtile que nous pouvons nous infliger est de ne pas se respecter en se laissant définir par les peurs ou les désirs de l’autre !
En prenant le risque de dire un oui qui soit réellement un oui qui nous engage ou un non qui corresponde à notre ressenti et à nos limites.
En veillant à rester en accord avec le meilleur de nous.
En accueillant le présent comme un PRESENT, et chaque manifestation de la vie en nous et autour de nous comme l’équivalent d’un miracle unique.
En n’oubliant pas que même s’il arrive à des événements, de se présenter sous leurs aspects les plus négatifs, ils contiennent aussi une part de lumière qui peut éclairer nos zones d’ombres.

Notre existence à besoin de tout notre amour pour nous révéler et nous permettre d’accéder au meilleur de nos possibles.
Oser être un bon compagnon pour soi-même, c’est un beau cadeau à se faire à soi et à tous ceux que nous aimons.

Jacques Salomé
Auteur de plusieurs livres dont : Aimer c’est plus que vivre. Ed Trédaniel
www.j-salome.com


Gentillesse et générosité

En ce moment, les dons pécuniaires diminuent. Mais il existe plusieurs sortes de dons : dons de temps, dons d’objets et de vêtements usagés en bon état, dons de denrées alimentaires (même de votre jardin!), dons de conseils, dons de votre talent particulier, dons de bon exemple et dons de gentillesse!

Ça ne coûte rien de sourire, de remercier, d’adresser une parole gentille spontanément, de tenir la porte ouverte pour la personne qui vous suit, de placer la paperasse et les revues en ordre dans n’importe quelle ligne ou salle d’attente (en plus d’y laisser vos revues lues!), de ramasser un papier par terre et de le déposer dans une poubelle, de collectionner des timbres usagés, les images sur vos cartes de Noël reçues, la languette d’aluminium des canettes pour diverses organisations. Les rechercheurs ont découvert que donner à autrui est un bien-être pour le receveur et pour le donneur! Donc, vous gagnez doublement!

Nicole Foucault


Changer en s’amusant

Changer fait peur. Mais le changement peut être source de renouveau. Qui est assez puissant pour nous procurer la jeunesse, la santé, la joie, la croissance personnelle et l’amour inconditionnel ? Qui est cet être qui peut remplacer une crème antirides, la gym trois soirs par semaine, la séance de psy hebdomadaire et l’espoir de trouver l’amour ? Regardez-le : il exprime vos souffrances et vos joies. Il vous aime avec vos qualités et vos défauts. Il peut vous aider à changer. Il n’attend de vous qu’un sourire, qu’un peu de temps. Et vous… qu’attendez-vous de votre enfant intérieur ?

Cinq clés et défis pour changer en apprenant à aimer son enfant intérieur.

Première clé : la tolérance

Prenez le temps de vous écouter, de vous faire confiance. Accordez moins de place à l’inquiétude, et acceptez de n’être pas parfaits. Ce faisant, vous pourrez être plus patients envers les autres et envers vous-mêmes.

Défi : la prochaine fois que quelqu’un sollicitera votre temps et votre attention, écoutez-le vraiment, remerciez-le et souhaitez-lui une bonne journée. Car il vous aura sûrement appris quelque chose. Ne serait-ce que vous êtes plus tolérants que vous le croyiez !

Deuxième clé : l’innocence.

Stupide n’est pas son synonyme, mais plutôt son contraire. Émerveillez-vous comme un bébé. Libérez-vous de toute honte et vous ressentirez cette pulsion libératrice qu’est l’innocence. Défi : Prenez un arbre dans vos bras, ressentez son énergie. Quand vous pourrez le faire sans craindre le regard des autres, et assez longtemps pour capter sa force, vous aurez alors fait l’expérience de ce qu’est l’innocence.

Troisième clé : l’amour inconditionnel.

Qui, parmi nous, donne sans rien attendre ? Que ce soit pour de l’argent, pour un emploi, pour un compliment ou un cadeau, nous sommes toujours en attente. Mais, à bien y réfléchir, on a toujours une bonne raison d’aimer l’autre ; de nous aimer nous-mêmes. Défi : si quelqu’un est bête avec vous, essayez de lui sourire, gratuitement, et souhaitez-lui une excellente journée. Allez voir une personne qu’habituellement vous n’aimez pas beaucoup. Trouvez-lui une qualité et faites-lui-en le compliment. Ne soyez pas surpris de constater que les gens sont en général moins «grognons» ou antipathiques qu’ils le paraissent. N’oubliez pas de vous féliciter pour votre initiative !

Quatrième clé : le non-jugement.

On ne peut passer une journée sans émettre un jugement, sur quelque chose ou quelqu’un. C’est le sport préféré de l’être humain. Accepter les différences n’est pas une chose facile. Défi : vous connaissez certainement quelqu’un dont les croyances sont différentes des vôtres. Prenez la peine de lui demander de vous en parler. Sans avoir besoin d’être d’accord avec lui, écoutez-le attentivement, sans le juger, et posez-lui des questions. Remarquez à quel point votre opinion envers cette personne ou ses croyances a changé.

Cinquième clé : la cohérence.

On pourrait aussi appeler cette clé «le respect». Si vous voulez éviter une migraine, soyez cohérent entre ce que vous dites et ce que vous faites. Défi : dessinez un tableau, mettez-y deux colonnes intitulées :«choses agréables» et «choses désagréables». Du lever au coucher, inscrivez une croix dans les cases correspondantes à chacun des événements de votre journée. Si vous vous dites en général : «ma vie va bien», mais que vous vous retrouvez avec plus de croix dans la colonne «choses désagréables», cela signifie que vous fuyez vos problèmes et qu’il est temps de remédier à cette situation. Si au contraire, vous considérez que «ça va plutôt mal», mais que vous n’avez que peu de croix dans la case «choses désagréables»; vous avez tendance à accorder trop d’importance aux détails, ce qui vous empêche de bien profiter de votre vie qui, par ailleurs, est «très agréable».

Il resterait encore bien des points à énumérer. Choisissez vos clés, inventez vos propres défis. Prenez du temps de qualité avec vos enfants et votre enfant intérieur. Pour vous aider à changer, il a besoin de votre amour. Jouez, glissez en sa compagnie, roulez-vous par terre et riez avec lui et de vous-même. Considérez vos épreuves comme des alliées, et elles vous apporteront plus que vous ne croyez. Si vous n’y parvenez pas, consultez. Il existe de très bonnes personnes pour vous aider. Votre vie et votre vison de la vie s’en trouveront éclaircis. La vie est un spectacle. À nous seuls de décider qu’elle soit drôle ou dramatique.

Chantal Déry n.d.
Réflexologue, phytothérapeute, naturothérapeute diplômée, Chantal Déry œuvre dans le domaine de la santé, du bien-être et du cheminement personnel depuis 1998. Mère de deux enfants, passionnée par tout ce qui touche aux médecines douces et au rapport existant entre les maladies et notre hygiène de vie, Chantal a suivi et poursuit une multitude de formations.
Ayant ouvert sa propre clinique, elle traite des gens de tous âges depuis plus de onze ans.
Rejoindre au (450) 475-6336.


Comment séduire n’importe qui n’importe quand n’importe où

Lorsque vous rencontrez une personne pour la première fois, que ce soit un futur employeur, un futur client ou un(e) futur(e) conjoint(e) lors d’un rendez-vous galant, votre but est de séduire votre interlocuteur. En d’autres mots, votre but est de persuader l’autre personne d’agir selon vos désirs. Voici à cet effet neuf idées qui vous aideront à séduire toutes les personnes que vous rencontrerez dans le futur.

1. Souriez
Le sourire est l’élément le plus puissant qu’une personne possède afin de créer un lien immédiat avec les gens rencontrés pour la première fois. Alors pratiquez-vous à sourire partout où vous êtes, de telle sorte que sourire soit pour vous quelque chose de naturel et non quelque chose de forcé ou d’artificiel.

2. Trouvez des intérêts communs
Plus rapidement vous trouverez des intérêts communs avec une autre personne, plus rapidement vous serez en position de séduire la personne avec qui vous avez une conversation. Voici une série de choses que vous pourriez avoir en commun avec les gens que vous rencontrez à tous les jours : amis, voitures, quartier, écoles primaires et/ou secondaires, universités, sports, hobbys, voyages, sujets de lecture, collection d’objets quelconques, etc.

3. Posez des questions
Le sujet de conversation préféré de tout le monde est simplement lui-même ! Intéressez-vous donc sincèrement à la personne en face de vous. Posez-lui des questions sur son travail actuel, son ancien travail, ses motivations, ses buts, ses désirs, ses peurs, ses projets, ses rêves, ses enfants, etc. Dale Carnegie dans son livre « Comment se faire des amis et influencer les autres » a écrit : « Vous vous ferez plus d’amis en deux mois en vous intéressant sincèrement aux autres que vous pourriez vous en faire en deux ans en essayant d’avoir l’air intéressant. »

4. Écoutez attentivement
Écoutez attentivement les autres va au-delà des mots et du message véhiculé. Écoutez attentivement veut dire créer un lien émotionnel avec votre interlocuteur. Écoutez attentivement veut également dire écouter le langage non verbal de l’autre personne. Écoutez attentivement les mots prononcés, mais surtout apprenez à lire entre les mots. Portez particulièrement attention aux expressions du visage, le ton de voix, la posture, la gestuelle et le regard.

5. Soyez différent des autres
Ne soyez pas plate et ordinaire ! Pour séduire une autre personne, vous devez sortir du lot et user d’un peu d’originalité. Si on vous demande par exemple ce que vous faites dans la vie, de grâce ne répondez pas simplement: « Je suis comptable! » ou encore « Je vends de l’assurance! » Eurk! Turn off. Dites plutôt : « Je suis marchand de bonheur! » ou encore « J’aide les gens à devenir riche. »

6. Offrez des compliments
Il n’y a rien de plus doux aux oreilles d’une personne qu’un gentil compliment. Les gens aiment automatiquement les gens qui les aiment. Ne vous gênez donc pas d’offrir des compliments aux gens que vous désirez séduire. Les choses que vous pourriez complimenter ne sont limitées que par votre imagination. Vous pourriez par exemple faire des compliments sur des vêtements, des boucles d’oreilles, une chaîne, un bracelet, une bague, une montre, un foulard, un chapeau, des lunettes, une coupe de cheveux, un tatou, un sourire ou la couleur des yeux. Vous pourriez également complimenter quelqu’un sur un trait de sa personnalité, sur une qualité que vous avez remarquée, sur ses réalisations, sur un commentaire, sur une réflexion, sur son courage, sur son sens de l’humour, sur son intelligence, etc. Assurez-vous toutefois que vos compliments sont toujours sincères sinon ils auront l’effet contraire.

7. Soyez caméléon
Afin de séduire votre interlocuteur, apprenez à être caméléon c’est-à-dire apprenez à être le miroir de l’autre. Habillez-vous comme lui, utilisez la même force dans votre poignée de main, prenez les mêmes postures, faites les mêmes mimiques, utilisez les mêmes gestes, expressions faciales et mots que lui. Si vous êtes le moindrement subtil dans votre comportement, en agissant de la sorte, votre interlocuteur se dira en lui-même : « J’aime cette personne, elle est comme moi ! »

8. Adaptez votre langage à celui de votre interlocuteur
Mettez de côté vos valeurs, vos motivations, vos désirs profonds et adaptez-vous aux styles de personnalité des gens que vous rencontrez. Les types de personnalité rouges ne pensent pas comme les verts et les bleus ne pensent pas comme les jaunes. Afin de séduire une autre personne, vous devez parler son langage.

9. Demeurez indépendant
Comme un chat va se lasser de jouer avec une corde qui tombe soudainement par terre, les autres ne vous trouveront pas intéressant s’ils considèrent que vous seriez prêt à faire absolument n’importe quoi pour travailler pour eux, leur vendre vos produits ou être dans une relation avec eux. Aucun chasseur n’éprouverait du plaisir à aller chasser si les proies leur disaient dès le début de la partie de chasse : « ici, ici, tirez-moi ! » Ne laissez donc jamais savoir à quel point vous aimeriez être avec l’autre.

Relisez ces conseils et surtout mettez-les en application et vous pourrez vraiment séduire n’importe qui, n’importe quand, n’importe où. Peut-être ces conseils vous aideront-ils à trouver un futur employeur, un futur client ou un(e) futur(e) conjoint(e)?      

Patrick Leroux CSP est conférencier professionnel et auteur de huit livres sur la motivation et les stratégies du succès. Vous pouvez le rejoindre au 450-932-3240 ou au 1-888-993-8882 et vous inscrire gratuitement à son bulletin du succès en cliquant sur www.patrickleroux.com

Pour en savoir plus, je vous invite à vous procurer mon livre « Les 4 styles de personnalité » en format PDF en visitant mon site Internet.


Pourquoi être soi socialement?

Théoriquement, le thème de cette édition est intéressant : êtes soi socialement. Mais pourquoi faudrait-il viser cet état quand il est si payant, à court terme, de faire semblant qu’on est quelqu’un d’autre? Pour le comprendre, il faut redécouvrir les types de vies qui s’offrent à vous et leur incidence sur votre niveau de bonheur ou votre niveau d’énergie. Avant d’aller plus loin, revenons sur ces types de vies. Certains se résigneront à une vie vide. Ils n’ont pas de projet. Ils se lèvent le matin, vont travailler, rentrent le soir, mangent, écoutent la télé, ferment la télé et se couchent. Le lendemain, ils se lèvent… Leur vie ressemble au film Le jour de la marmotte. Ils n’ont pas de projet. Ils n’attendent rien de la vie et la vie le leur rend bien. Leur niveau d’énergie? Minimal.

D’autres optent pour la vie plaisante. Ils font l’amour, s’achètent des choses ou se lancent dans des activités qui leur feront plaisir toute la journée. Cela ajoute certainement à leur sentiment de bonheur mais, dès le lendemain, c’est à refaire parce que les plaisirs de la veille sont rapidement oubliés.

Il y a également la vie porteuse de sens. Ça, c’est la vie que vous découvrez quand vous donnez un sens à votre vie, quand vous vous trouvez une mission qui transcendera le cadre de votre simple existence. Pour certains, ce sera d’aider leurs enfants à s’établir dans la vie. Pour d’autres, ce sera une cause sociale. Ce qu’il faut retenir, c’est que le fait de faire avancer un tel projet ne peut que nous rendre plus heureux.

Arrive finalement la vie engagée. Il s’agit de ce que vous vivez quand vous êtes vraiment vous-même, quand vous utilisez vos talents propres, quand vous vous refusez à jouer un rôle. Quand cela se produit, vous ne voyez pas le temps passer. Vous êtes concentré sur ce que vous faites et vos efforts ne minent pas votre énergie. Au contraire! Les activités vous énergisent.

Être soi socialement, c’est viser une vie engagée. C’est cesser de porter un masque. C’est arrêter de se censurer quand on pourrait dire à l’autre que c’est agréable d’être avec elle ou lui, c’est devenir authentique. Et il s’agit là d’une des plus grandes sources de bonheur au quotidien.

Je vous encourage donc à être vous-même socialement. Cessez ces comportements où vous faites semblant d’être quelqu’un d’autre. De toutes manières, même si vous arrivez à tromper les autres, vous ne pouvez pas vous tromper. Apprenez à restez vous-même malgré les pressions de votre environnement. Ouvrez-vous. Confiez-vous. Partagez.

Cela veut-il dire que la clé du bonheur se trouve dans la vie engagée? Non. Si vous vous faites plaisir chaque jour, si vous travaillez chaque jour à l’accomplissement de votre mission et si vous êtes authentique chaque jour, vous accédez à la vie pleine, un état où vous ressentez pleinement le bonheur.

Alors, voici mes prescriptions pour les années qui vous restent.

• Offrez-vous quelques plaisirs chaque jour. Ça peut être du chocolat, une marche à l’extérieur à l’heure du midi ou des étreintes passionnées en soirée. Mais profitez de la vie.

• Posez chaque jour un geste pour une cause que vous avez à cœur. Réalisez que votre vie vaut davantage que le cadre de votre simple existence. Travaillez à laisser votre marque sur le monde.

• Restez vous-même. Ne faites pas semblant d’être quelqu’un d’autre. Vous allez sonner faux. Soyez vous-même et soyez en fier. Il n’existe pas un autre être humain comme vous. Profitez de la vie. Donnez-vous aux autres. Soyez heureux. Je ne peux pas vous souhaiter meilleur sort.

Alain Samson
Conférencier, formateur en management et spécialiste du mieux-être. Auteur de plusieurs livres dont Amoureux ou dangereux?, La vie est injuste, Sois positif, Comment vendre plus cher que mes concurrents, et plus.
www.alainsamson.net


La liberté d’être soi à travers l’expression créative

Alors que la société nous invite à nous fondre dans la masse, et à adopter un mode de vie calqué sur la norme, de plus en plus le désir de vivre hors du moule s’impose à nous.

Comment exister en tant qu’individu dans un milieu qui standardise les comportements? La réponse est loin d’être si évidente et, contrairement à notre mode de fonctionnement en société, elle mérite une approche personnelle. Chacun d’entre nous doit trouver un mode d’expression qui lui est propre. Pour ce faire, il faut explorer différents sentiers et demeurer sincère dans notre démarche.

Nous sommes happés par toutes sortes de distractions extérieures diluant le temps en une unité de mesure qui nous échappe. L’humain hyperactif se voit obligé de repousser constamment l’instant de la rencontre avec son monde intérieur. Il est donc primordial de consacrer des moments au ressourcement, à l’analyse de nos désirs et à l’expression des ressentis de manière stimulante. Toute énergie créative refoulée engendre une accumulation énergétique qui peut aisément se transformer en frustration.

Des outils pour une rencontre créative avec soi-même? L’écriture, la peinture, le collage, le jardinage, la cuisine : toute activité libératrice permettant une déconnexion avec un quotidien surchargé. Nous ne nous soucions plus alors du produit fini et créons un lien direct avec le plaisir du moment présent.

Pour que l’activité soit bénéfique, nous devons repousser la voix culpabilisante de l’égo comparant nos créations à celles des artistes professionnels. L’expérience doit être abordée comme un jeu, une aventure sans risque, sinon celui de s’y replonger à nouveau.

Peu importe l’activité retenue, c’est dans la pratique régulière que l’aisance expressive se manifeste. Alors qu’au début les mots, les formes, les couleurs et les ingrédients paraissent hésitants, ils émergent ensuite avec une facilité procurant détente, satisfaction et engouement.

Afin que notre personnalité puisse s’épanouir, il faut accepter d’être vrai au moment de poser le geste créatif. Admettre que notre expression puisse parfois être plus sombre encourage l’acceptation des différents pôles de notre caractère. Évitons alors toute analyse qui pourrait freiner l’élan créateur et accueillons l’émotion telle qu’elle se présente. La libérer nous rapprochera davantage de l’essence de notre être.

Des gens vrais, connectés à eux-mêmes : c’est ce dont la société a besoin afin de dépasser l’uniformité et encourager l’expression de la différence.

Nathalie Ristord
Conceptrice et animatrice d’ateliers d’écriture et d’exploration créative pour le Studio créativité. A ce jour, elle a animé près de 30 ateliers lui ayant permis de mieux cerner le processus d’expression créative.
www.studiocreativite.com


Les émotions, ces mal-aimées!

« Je suis trop sensible ...» « Tu es trop émotif ...» Sur quoi se base-t-on pour évaluer que quelqu’un est trop sensible?

D’abord, à quoi servent les émotions? Question relativement simple, mais plusieurs restent perplexes quand on la pose. Les émotions, c’est le chemin que prend mon organisme, mon âme, mon sage intérieur, la partie divine en moi... pour me communiquer un message sur mes limites ou mes besoins psychologiques. Si je suis fière ou contente, cela me parle d’une limite respectée ou d’un besoin comblé, généralement parce que j’ai posé une action en ce sens. Si je suis triste ou en colère, cela me parle d’un besoin en manque, d’une limite dépassée. De plus, l’intensité de l’émotion me parle de l’importance du besoin à ce moment-là.

Alors, est-ce que je suis trop triste? Non! Ma tristesse me parle d’un besoin en manque. Quel est-il? C’est en me permettant de vivre cette tristesse, comme tout autre émotion, dans toute son intensité que la réponse m’apparaîtra. Il est probable que ce soit en lien avec un des trois grands groupes de besoins vitaux : l’affection, l’affirmation et la réalisation de soi? Plus je me permettrai de vivre mes émotions, plus je répondrai aux besoins et respecterai les limites qu’elles m’indiquent, plus je me sentirai vivante. Et ma colère, est-ce que cela signifie que je dois la crier à l’autre? Bien sûr que non! Vivre complètement mon émotion ne signifie pas la jeter sur l’autre. Il est préférable de se retirer en soi, ou dans un autre lieu pour la sentir complètement, saisir le message, puis poser l’action pour prendre soin de moi, ce qui pourrait être : m’affirmer sainement auprès de la personne concernée.

Qu’est-ce que s’affirmer sainement? Pour que mon affirmation soit saine, je dois m’affirmer de façon personnelle, responsable et respectueuse. Reprenons chacun de ces éléments. M’affirmer signifie oser me montrer et nommer mes émotions, mes goûts, mes opinions, mes valeurs, mes besoins, mes limites et mes aspirations. Lorsque je parle de façon personnelle : je parle de moi au « je », sans me cacher. De façon responsable : en affrontant la réaction de l’autre à ce que je suis, ce que je dis ou fais; sans me sauver ou chercher à éviter les conséquences. Et enfin, de façon respectueuse : en acceptant que l’autre soit ce qu’il est, même s’il est différent de moi, sans le juger ou l’attaquer.

C’est un chemin efficace permettant d’oser être soi socialement.

Elaine Guilbault
Travailleuse sociale se spécialisant en auto-développement, elle offre des ateliers, conférences et psychothérapie de groupe ou individuelle favorisant le développement personnel. Prochaine session intensive de groupe : Vivre avec mes émotions, du 5 au 7 juin. 514 717-3111


Oser ou... ne pas oser être

Quelque part, dans l’habitat du Créateur… « Descendre jusqu’à ce point infime et si éloigné du Grand Tout? C’est bien hasardeux… Vous dites que l’expérience est unique?... grandiose même?... Alors je dis oui, Créateur, mais c’est bien parce que c’est Vous. Montrez-moi ce contrat que je le signe. J’ai soif de vivre une grande aventure…

Gestation. Je me crée un corps… je me transforme, bien au chaud dans la matrice, ma mère. Par miracle, mes désirs sont comblés sur l’heure. Quel excellent choix que cette terre d’accueil !

Enfantement. - Hé là ! J’ai promis d’être prêt pour l’inattendu, mais suis-je vraiment forcé de sortir par là?... Pas de directives ni de mode d’emploi?... Hé! la file d’âmes en attente! Qui voudrait prendre ma place?... Y a-t-il un plan B?... Si ça se trouve, peut-être n’y a-t-il même jamais eu de Plan...
- Le Plan, c’est toi qui l’inventes à mesure, mon enfant. Je t’habite en permanence. C’est toi le créateur à présent. Va. Si tu commets des erreurs – et tu en commettras… - j’accepte à l’avance, sans condition, tous tes choix.

Naissance. Propulsé sans ménagement de mon cocon dans un froid glacial, j’étouffe. Je tente de respirer, voilà qu’on me suspend, tête en bas : je crie, je pleure, l’air me consume les poumons. On me tape les fesses… Tu parles d’un comité d’accueil ! Montrez-moi ce contrat que je le déchire…

Phase du nourrisson. Une petite chose. Je ne suis qu’une petite chose limitée, à peine capable de bouger et de s’exprimer. Lourde impuissance. Heureusement qu’il y a ces moments de grâce où blotti dans les bras de ma mère, j’attends… de grandir.

Petite enfance. Me tenir debout, marcher, parler, manger, …apprendre prend un temps fou sur cette planète. D’autant plus que je suis souvent distrait par toutes ces couleurs qui dansent autour des gens. Ce corps est si petit, encore trop petit pour contenir qui je suis. On me dit qu’on m’aime et on me pose des tas d’interdictions. J’ai soif d’être plus grand.

Enfance. Plus je grandis, plus je note d’étranges contradictions : les adultes me disent comment me comporter, alors qu’eux font exactement le contraire… Et lorsque je tente de révéler ce que je vois, on me fait taire. J’ai soif d’être moi.

Petite adolescence. Je reste sur ma soif. On se moque de moi quand je suis qui je suis. Alors, je me fabrique un autre personnage… qui me sauve de mon vrai moi… J’apprends quelque chose de la plus haute importance : pour éviter qu’on me rejette, je dois plaire, devenir gentil… me laisser « domestiquer ». J’ai si soif qu’on m’aime…

Adolescence. Je continue à prétendre être qui je ne suis pas, faisant en sorte de ne décevoir personne. Je ne suis pas très bien dans cet autre moi, mais tant pis, je préfère ne plus me souvenir de qui je suis. Pour mieux faire partie du groupe, je prends même d’autres masques. Rien que pour être accepté et aimé, si vous saviez jusqu’où je suis prêt à aller…

Phase jeune adulte. Ça y est, j’en suis arrivé à oublier mon premier moi; mais c’est mieux ainsi. Je fais maintenant partie de la s-o-c-i-é-t-é. Parfois, je m’ajoute un autre personnage, tantôt insensible, pour éviter d’être blessé, tantôt compatissant, pour éviter d’être mal jugé. J’aimerais tellement devenir quelqu’un.

Phase adulte. Toujours faire plaisir me demande beaucoup d’énergie, mais je tiens bon, car je gagne beaucoup d’argent. Je compte un jour arriver jusqu’à mon but. Alors, on remarquera que je suis quelqu’un d’important.

Phase adulte d’un certain âge. Je commence à être fatigué de manger dans la main des puissants. Je me suis engagé dans un labyrinthe où tout est illusoire et désespérant. J’ai tout perdu. Mes amis s’éloignent de mes ulcères d’estomac. Qu’ai-je raté d’essentiel?...

Phase adulte d’un âge certain. J’ai beaucoup cherché d’où je viens, qui je suis, ce que je viens faire sur cette terre… On me dit qu’il me faut redécouvrir l’enfant égaré à l’intérieur de moi. Démarche ardue pour qui s’est laissé solidement dresser. Du moins, voilà une piste…

Vieillesse. Parfois je touche enfin à des moments de paix. J’ai brûlé mes plus belles années à chercher de façon compliquée ce qui est si simple. Dommage qu’il soit si tard…

Quelque part, dans l’habitat du Créateur… La mémoire m’est revenue. Que de temps passé sur cette terre, dans de si nombreux corps, à m’enfoncer dans les ténèbres de l’oubli, à m’élever un peu plus à chaque incarnation, et à ramener les inestimables richesses de cette vaste Expérience à la Source.

Ce n’est qu’à la toute fin de mon si long contrat que j’ai fini par me rappeler le but ultime de cette indéfinissable aventure : jouir de chaque instant et, sous ses multiples visages… célébrer la Vie… OSER ÊTRE ! À partir de là, je n’ai plus raté une seule seconde !

Maintenant, au terme de mon voyage, je m’arrête un moment d’éternité, pour me fondre dans le Grand Tout et, en Paix… me reposer.

Texte de fiction - mais… qui pourrait bien représenter une réalité – concernant notre élan initial d’incarnation et notre raison d’être dans cette humanité.

Denise Lepage
Auteure-compositeure de Chansons lumière.
Extraits audio de l’album « Respirer par le cœur » sur le site www.deniselepage.com
Praticienne en Harmonisation EMF
dlepage7@sympatico.ca
(450) 227-8214


Oser s'amuser

« Le sens de la vie, c’est justement de s’amuser avec la vie. » Milan Kundera

Comme plusieurs travailleurs autonomes, j’ai ressenti beaucoup de culpabilité à faire plus de place à l’amusement dans ma vie. Est-ce que j’ai assez travaillé aujourd’hui? Est-ce que je devrais solliciter plus de contrats? Voilà deux questions qui me perturbent quotidiennement depuis que j’ai quitté mon emploi régulier. Après quatre années de pratique intense, j’ai découvert qu’en faisant un petit pas par jour vers mon idéal professionnel, je pouvais avancer rapidement sans me priver de délicieux moments de plaisir dans ma journée.

Mais comment s’amuser? En interviewant de nombreuses personnalités féminines aux vies extraordinaires j’en suis venue à la conclusion que fatalement, les plus grands plaisirs sont souvent les plus ordinaires. Que ce soit la lecture, prendre une marche dans la nature, écrire un journal ou aller au cinéma, on n’a pas besoin de la grosse vie pour s’amuser. Contrairement à bien des hommes qui cherchent davantage à améliorer constamment leur situation professionnelle, les femmes ont cette merveilleuse aptitude à accorder plus d’importance à leur vie personnelle. On découvre alors qu’en s’amusant dans leur vie personnelle, leur travail devient inévitablement moins ardu! Et surtout, ces femmes développent l’énergie et la force qui donne sens à leur vie.

Car dans toute démarche personnelle, il y a cette recherche constante de sens. À mon humble avis, la vie n’a d’autre sens que celui qu’on lui donne, que nous sommes l’artiste de notre propre vie, de notre réalité. Dès lors qu’on en vient à croire cela, on peut se donner le choix entre vivre une vie de souffrances et d’obstacles ou vivre une vie agréable remplie de plaisirs. Oui, oui, je sais, tout n’est pas rose, il y a les responsabilités, les obligations et les épreuves. Mais tout est dans l’importance qu’on leur accorde.

Chaque jour, je fais le choix de mener une vie riche en plaisirs. La meilleure façon d’y arriver pour moi a été de retrouver mon côté enfant et de développer mon aptitude à ressentir le moment présent.

Tout comme l’enfant, j’aime patauger dans ma baignoire, me plonger la tête sous l’eau en faisant des bulles. Ma salle de bain est en sorte devenue mon carré de sable. Et je dois l’avouer mes jouets se sont transformés en petits pots-de-crème… Je ne les considère pas comme des outils m’aidant à conserver une éternelle jeunesse auprès des miens mais bien comme des éléments pour me dorloter et exacerber mes sens grâce à leur odeur ou leur onctuosité rassurante.

Tout comme l’enfant, quand un ami me propose d’aller marcher dans le parc en plein mercredi après-midi, je dis oui tout naturellement, même si j’ai de la vaisselle ou du lavage à faire. Je n’hésite pas à me balancer dans la balançoire des grands pour refaire le monde avec lui. On oublie alors le jour et l’heure, en se concentrant sur le vertige que nous procure la hauteur. Je ne peux vous dire à quel point ces moments d’insouciance remplissent ma vie d’inspiration et de ce bonheur qui permet de soulever les montagnes.

Tout comme l’enfant, je ne me casse pas la tête à lire des livres qui m’ennuient. Je me plonge dans des romans qui me passionnent et me font vivre par procuration toutes sortes d’aventures. Avec un bon livre pour me distraire, comment puis-je me plaindre de la vie? Et quand mon amoureux se plaint de la lumière dans la chambre, je m’installe sous les couvertures, avec ma petite lampe de lecture, et je lis jusque tard dans la nuit… hi hi hi! Quoi? Il faut bien que la vie d’adulte ait ses avantages!

Tout comme l’enfant, je passe des heures à observer la nature et les animaux. Le héron qui veut dominer mon étang, la petite famille de canard qui semble faire de la nage synchronisée et mes deux chiens pour qui le temps n’existe pas. C’est dans ces moments de totale évasion que je redécouvre une façon positive de percevoir le monde.

Quand j’arrive comme l’enfant ou le héron, à me concentrer uniquement sur le présent, mes besoins deviennent pratiquement inexistants et mon temps lui, devient infini. C’est vraiment dans cet espace que je me divertis le plus, car tout est permis, sans aucune limite.

Et une fois que j’ai fini de jouer, eh bien, je remets mon chapeau d’adulte, je regarde ma montre et j’attaque ma liste de choses à faire. Et je me mets à la tâche avec le sourire, car je sais qu’il y aura toujours le moment présent pour m’amuser…

Sophie Bérubé
Auteure de S’amuser au féminin, Éditions Les Intouchables
Animatrice de Sans Filtre sur les ondes de VOX : www.sansfiltre.com


Quand le plaisir de vivre devient amour

Nous avons tous eu le bonheur plus ou moins fréquent de connaître des personnes qui irradient la joie de vivre et transparaissent l’art d’être heureux. Quand nous avons ce contact privilégié, ne serait-ce que quelques instants, la plupart du temps un état de bien-être intérieur nous envahit comme si nous recevions une transfusion de bons sentiments. Ces personnes rayonnent et font du bien à ceux qu’elles rencontrent. Nous tenterons de comprendre ce qui se passe et comment nous pouvons nous aussi, si nous en faisons le choix, devenir des Rayons de soleil et d’Amour.

Tout d’abord, sachons que pour ressentir en conscience le plaisir de vivre, une condition est essentielle : être connecté à son Être réel et ne pas être le jouet de notre Être apparent qui se souci trop du regard de l’autre. Seul cet Être réel, dénué du besoin de plaire avant tout, peut nous permettre de goûter au Plaisir avec un grand P. C’est alors que nous sommes branchés à la partie de nous qui aime et qui s’aime, se respecte, s’accepte tel qu’il est, se pardonne ses imperfections et ses limites et se permet d’être heureux sans culpabilité. Lorsque nous connaissons cet état de Liberté et de Joie intérieure, fruit d’une connaissance et acceptation de soi, nous pouvons naturellement et simplement en faire profiter tous ceux que nous côtoyons. Voyons comment.

L'institut HeartMath (www.heartmath.org), centre de recherche américain spécialisé dans l'étude des phénomènes du cœur, a mis à jour quatre types de connexions partant du cœur et allant vers le cerveau: neurologique, biochimique, biophysique et énergétique. Je vous en résume deux :

Biochimique, à travers les hormones et les neurotransmetteurs: par exemple l'hormone ANF (Atrial Natriuretic Factor), découverte par deux Québécois en 1986, permet d'assurer un équilibre général qu'on appelle homéostasie. Un des effets de cette hormone est d'inhiber la production d'hormone de stress, plus particulièrement le cortisol. Le cœur secrète aussi sa propre adrénaline de même que l'ocytocine appelée hormone de l'amour: cette hormone est libérée en grande quantité par le cœur lui-même quand la personne est dans un état aimant.

Énergétique, à travers des interactions électromagnétiques: le cœur possède un champ électromagnétique 5000 fois plus fort que celui du cerveau. Ce champ réagit aux états émotionnels: quand la personne est habitée par des émotions de peur, de stress, etc. la perturbant, le champ devient chaotique et désordonné. Quand elle est plutôt dans un état intérieur positif de joie, de gratitude ou d'amour, le champ paraît être ordonné et harmonieux. De plus, ce champ électromagnétique s'étend sur une distance de 2 à 4 mètres autour du corps de la personne et l'information énergétique positive ou négative qui s'en dégage est reçue par tous ceux qui la côtoient.

Les recherches faites au HeartMath Institute, ont donc démontré que quand une personne ressent un sentiment élevé comme la gratitude, la compassion ou l'amour, la terre entre en résonance avec le cœur; le cœur entraîne le cerveau dans sa cohérence et le cerveau transmet une information harmonieuse aux cellules du corps. Ce circuit sacré terre-cœur-cerveau-cellule, en résonance complète et harmonieuse, devient l'outil privilégié de vitalité pour le corps physique, d'équilibre pour le corps mental et émotionnel, et de réalisation pour le corps spirituel.

Malgré que nous sachions que ce n'est pas simple puisque nous peinons tant pour trouver l'harmonie et l'équilibre, je vous invite à choisir l'amour comme témoin de votre plaisir de vivre et messager de votre Être réel. Cet état d'amour compassion, selon certains auteurs est notre nature véritable. Oserez-vous choisir d'incarner votre vraie nature, votre Être réel?

Plus concrètement, pour moi l'amour compassion c’est:

• un choix d'aimer l'autre personne comme si c’était moi-même,

• une capacité de me mettre dans les souliers de l'autre pour la comprendre et l'accepter telle qu'elle est,

• un désir qu'elle atteigne le bonheur et la réalisation,

• de même que le courage et la générosité de poser les gestes qui traduiront cet amour compassion.

Nous pouvons faire une différence uniquement en changeant nos façons de penser et de ressentir. N'est-ce pas simple et merveilleux? Soyons conscients que nous émettons un champ électromagnétique et nourrissons-le de nos plus belles pensées et de nos meilleurs sentiments.

Émettre un champ d’amour autour de nous et dans le monde est souvent le seul et grand pouvoir que nous avons, de réparer et de compenser les gestes fous posés par des membres de notre communauté, habités par la perversité ou la maladie mentale. Nous avons le devoir d’utiliser ce pouvoir pour la survie et le plus grand bien de notre planète Terre.

Que votre plaisir de vivre devienne Amour et rayonne partout autour de vous.

Germaine Picotin
Co-auteure du livre « Choisir la santé une belle façon de s’aimer », Éditions Grand Vent 2008. Suivis individuels, conférences et co-animation de l’atelier « Choisir la santé ».
www.germainepicotintherapeute.com


Trousse de survie

L’être humain peut se compter chanceux d’avoir autant d’assurance; assurance maladie, assurance invalidité, assurance emploi, assurance vie, assurance habitation, assurance automobile etc. Mais qu’est-ce que l’on fait de notre assurance potentiel. Qu’arrivera t-il le jour où on aura oublié qui nous sommes ou tout simplement lorsque nous aurons perdu le vrai sens de notre vie? Quelle assurance nous redonnera nos rêves et passions; la personne que nous étions avant l’ouragan intérieur. J’ai été inspirée récemment suite au visionnement d’une publicité à la télévision qui nous suggérait de se préparer pour une éventuelle catastrophe. Plus d’électricité ni chauffage pendant plusieurs jours. Dans une boîte, on y met tous les articles qui peuvent assurer notre survie en attendant que la situation se rétablisse.

Maintenant, comment assurer notre potentiel intérieur en cas de panne d’inspiration ou perte de motivation temporaire? Tout simplement en se créant une boîte où nous pourrons y déposer toutes nos réussites, nos moments de bonheur, nos joies, nos passions, nos rêves ainsi que toutes nos idées. Pour ce faire je vous ai préparé une liste qui vous aidera à faire le bilan de votre vie. Ensuite, vous ajoutez dans votre boîte des photos de vous, de vos amis et de votre famille afin que vous puissiez retrouver l’inspiration en cas de panne. À l’intérieur de cette boîte est le reflet de votre vie au présent, de vos souvenirs heureux et de vos rêves futurs. Rêvez grand et vous constaterez à quel point vous aurez évolué lorsque vous l’ouvrirez dans 1, 3 ou 5 ans. Prévoyez environ 5 à 6 heures pour remplir cette boîte et amusez-vous.

Suggestion d’items importants à inclure dans votre trousse de survie (vous êtes libres d’en ajouter autant que vous voulez) :

Mes qualités (au moins 5)
Mes rêves (au moins 5)
Mes passions
Mes réussites présentes ou passées et celles à venir
Mes idées, toutes les idées que j’ai en tête
Une photo de moi, ma plus belle photo
Photo de personnes qui me sont chères ou qui sont une source d’inspiration
Photos de trophées ou médailles
Photos d’objets que j’ai réalisés et dont je suis fier
Photos d’endroits que j’ai visités ou que j’aimerais visiter un jour
Objet symbole de réussite personnelle, qui me rappelle un événement heureux
Faits marquants de ma vie, les fois ou j’ai été le plus fier de moi
Mes besoins, mes objectifs de vie
Mes goûts et préférences à tous les niveaux (culinaire, artistes, voitures, lectures, musique etc.)
Votre fiche personnelle (poids, yeux, cheveux, grandeur etc.)
Et le plus important, la personne que vous aimeriez devenir, « être »

Sophie Lavoie
Coach-Inspiratrice
J’adore mon travail et ma mission consiste à vous inspirer et à vous faire découvrir votre passion, votre talent naturel. Vous voulez vivre plus intensément ainsi que réaliser vos projets les plus chers. Ma façon de travailler est bien simple. C’est avec des exercices faciles et amusants qui vous permettent de retourner à la source de votre plein potentiel. Vivez l’expérience, ça fait du bien de faire ce que l’on veut pour une fois dans sa vie.
514-266-3353 / info@sophielavoie.com / www.sophielavoie.com


Vie sociale

J’ai 152 contacts sur Facebook!. Je les ai comptés, juste pour être certain qu’ils sont encore mes amis! En fait, je suis très populaire depuis la venue du média-social. J’ai une vie spirituelle, virtuelle et sociale très évoluée : Linkedin, MySpace, Twitter, YouTube, MonCanoe, Gaiam, Wikipedia, Flicker et j’en passe. De plus, je modère 12 blogues. Oui, oui, j’ai des fils RSS! Cherchez-moi et vous me trouverez sur internet car c’est sur ce média que ma vie spiri-sociale se déroule!

Méthodiquement, lorsqu’un nouveau bidule ouvre ces portes, je courre m’y inscrire et inviter toutes les personnes…. que je ne connais pas! Je suis, bref, une personne virtuellement sociale. Je médite sur le cyber-espace. Mes maîtres se trouvent partout sur la planète… prêt à me donner un conseil… par email. On m’invite pour des lancements, des ouvertures et j’encourage toutes les causes nouvelles tendance.

Vous me direz que mon Ego prends de l’expansion, que mes valeurs au sujet de la société sont quelque peu… éparpillées. Je vous le concède. Oui, je suis conscient que je suis cyberdépendant. Surtout qu’une des raisons qui m’a poussé à commencer à méditer, c’était justement pour être moins timide, m’ouvrir à la vie et me faire des amis. Me « dépogner » quoi! Hors, depuis la venue d’internet, je cherche « l’application » qui saura assouvir ma quête d’être connecté à une puissance supérieure. J’ai longtemps pensé que je ne « fittait » pas dans la société réelle. Alors, je me suis tourné vers la spiritualité. Puis, au fil des ans, ma spiritualité s’est transposée sur internet. J’ai continué à étendre mes horizons sur la toile.

D’ailleurs, ce n’est pas moi qui le dit, c’est Michele Meiche, l’animatrice de radio planétaire sur BlogTalkRadio.com. À son émission « Awakenings », elle dit : « Les réseaux informatiques peuvent être comparés à l’esprit universel. Nous sommes interconnectés par des adresses IP (Internet Protocol) ».

Voyez-vous, je suis d’accord avec cet énoncé. J’ai appris à utiliser ce « médium » (Média, médium : jeux de mot volontaire!) et les autres m’acceptent tel que je suis. J’irai même plus loin. Les fils RSS représentent des synapses qui nous lient les uns aux autres. Les mails représentent symboliquement une manière télépathique de communiquer entre nous. Les serveurs sont quant à eux un entrepôt de la conscience universelle. Nous sommes « métaphysiquement » tous connectés… grâce à internet!

Avant, vous m’auriez téléphoné une belle journée d’après-midi un 24 juin et j’aurais répondu que je regarde le défilé de la Saint-Jean… à la télé. Depuis, par exemple, lorsque Obama a accédé à la présidence, j’ai exprimé mes émotions en temps réel et mes amis ont répliqués un à la suite de l'autre. Vous trouvez cela triste? Pas du tout. Une fois qu’on cesse de douter de soi, ça va mieux, on s'accepte et on accepte les autres tels qu'ils sont. Le hic dans tout cela c’est qu'on s'isole un plus qu'auparavant. En 2006, 14% des internautes américains avouaient être cyber-dépendants!. Ça fait beaucoup de monde qui vivent devant un écran cathodique!

J'ai une autre « amie », sur internet, que j’admire beaucoup, Byron Katie. Elle a fait une dépression sévère pendant de nombreuses années et elle en est ressortie « nouvelle », sociale, ouverte, presque illuminée selon les dires d'Eckart Tolle lui-même. L’auteure de « The Work » nous dit que lorsqu’on doute, on doit se demander si l’existence de ce doute est absolument fondée. Puis on se demande comment nous serions si ce doute, cette peur (par exemple la crainte d'être isolé ou celle de ne pas être adapté socialement) n’existait pas. Après tout, ne nous arrive t-il pas de nous identifier selon notre emploi, notre statut social, notre famille et nos amis, la société quoi! Tout ça, nous dit mon amie Byron, ça origine de l'Ego. Comment est-ce que je réagis face à une société en pleine transformation? Qu’est que je pense vraiment de la tournure de ma société? Voilà autant de questions qui portent à réflexion.

Donc, revenons à internet. Ce média touche directement notre cerveau limbique et email représente une sorte de communication télépathique qui va à la source de l’inconscient. Alors pourquoi devrais-je me forcer à entretenir des relations avec le monde extérieur? Faire semblant de trouver le monde beau et gentil? Non merci.

D’ailleurs, mon prof de yoga nous le disait souvent lorsqu’il parlait de notre chemin spirituel et ça a confirmé ce que je pensais : une voie, une pratique, une tendance!! (Hervé Blondon). Je ne suis pas un être humain qui vit une expérience spirituelle, je suis un être spirituel qui vit une expérience humaine. Hors, il y a dichotomie puisque internet remplace doucement mais férocement les interactions sociales que nous avions avant sur le perron de l’église.

Certes, j’aime bien les bains de foules de temps en temps. Surtout l’été durant la période des festivals et autres rassemblements du genre. On ne peut quand même pas jouer à l’autruche toute notre vie! Sinon, nous serions tous des moines ou des nonnes en réclusion. Sauf que la tendance de notre société est de plus en plus axée sur l’expression de l’individualité. Ne pas confondre avec la personnalité, hein!

Écoutons notre petite voix en dedans et observons les gens dans la rue la prochaine fois que nous mettrons le bout du nez dehors. D’une certaine façon, vous vous rendrez compte que tout le monde est très égoïste et cela, en quelque sorte, c’est rassurant. Personne ne veut crever la bulle de l’autre. Nous vivons une métamorphose du « consumérisme » vers le « créationnisme ». La simplicité volontaire quoi! Et puis, comme disait si bien Antoine de Saint-Exupéry : « L’essentiel est invisible pour les yeux ». Des choses comme un bonjour et un merci lorsqu’on croise un visage familier qui nous ouvre une porte se font rare. Un regard de compassion du voisin, de la voisine? La société dans laquelle nous vivons se transforme, la connaissance s’acquiert via internet et se vie dans l’instant présent. Ne laissons pas notre Ego agir comme une pieuvre qui ne veut pas laisser ses anciennes valeurs. Évoluons, adaptons- nous, ouvrons-nous à la vie et aux autres. Même si ça passe par FaceBook et Cie. Et puis dépêchez-vous de m’envoyer une invitation avant qu’ils ferment mon compte parce que je dépasse les limites permises!  

Daniel Gauthier
Auteur du « Recueil de pensées : Spiritualité au quotidien ».
Il entretient effectivement beaucoup de conversations virtuelles. Sauf qu’elles sont pour la plupart automatisées! Il a été formé à l’école de Hatha Yoga Satyam d’Hervé Blondon.


Plus de plaisir et de loisir au quotidien…Comment faire?

En 1970, j’ai tellement acheté l’idée de la société des loisirs que j’ai fait mon cours en techniques de loisirs. Vous dire comment l’idée me séduisait! Le plaisir et le loisir, j’en ai fait une profession!!! Et du temps de loisir, j’en ai toujours eu à vendre! Encore aujourd’hui! Comment est-ce possible?

La plus grande source de plaisir à mon avis est dans la réalisation de soi et dans les relations que nous entretenons. D’où l’importance de faire un travail qui nous plaît vraiment au lieu de choisir une carrière, un conjoint, des amis (si, si, si…!!!) en fonction du salaire et des avantages sociaux qui y sont rattachés. Tôt ou tard, ces choix nous amènent devant un cul-de-sac!

Il faut ensuite tenter de le faire à son propre compte, nous libérant ainsi de la frustration reliée à la dépendance envers des gens qui nous disent quoi faire, comment le faire, à quelle heure le faire et avec qui le faire! (Conjoint, famille et soi-disant amis compris )

Bien sûr, il faut apprendre à sortir de notre zone de confort car …le confort, ça endort le corps! Quelle satisfaction d’être le capitaine de son bateau! Par le fait même vous gérez votre temps entièrement et libre à vous d’y mettre le nombre d’heures de loisirs que vous voulez. Et vous serez surpris de découvrir qu’avec le temps il y en a beaucoup!

J’ai renoncé à trouver un partenaire qui répond à tous mes goûts! J’ai développé des amitiés à travers lesquelles je m’épanouis dans différents secteurs de ma vie! Ainsi, je suis toujours en compagnie stimulante pour l’activité du moment!

J’ai toujours occupé mes moments de loisirs pour développer de nouveaux talents selon mes goûts … Baignant encore dans l’amour et le plaisir, ça me détend et ça m’énergise! J’avoue que plusieurs de ces talents me servent ensuite dans mon travail.

Prendre plaisir à cuisiner, à jardiner, à peindre, à chanter, à méditer pour se ressourcer. À aller à vélo, en ski, en patin… Que sais-je?
Faites-vous triper!
Acceptez d’affronter vos peurs et de sortir de votre zone de confort!
Le plaisir se trouve là : dans la découverte de soi! La première personne avec qui vous êtes en relation 24 heures sur 24, c’est vous!
Je suis toujours étonnée d’entendre des gens me dire que ce qui les empêche d’avoir du plaisir dans la vie, c’est la routine, le conjoint, le travail… Mais en même temps ils rebutent à essayer des choses nouvelles. Trop épeurant! Trop fatiguant!
Laissez tomber le pâté chinois et essayez autre chose!
Changez de pays à chaque année pour votre voyage dans le sud!
Changez de terrain de camping à chaque été!
Essayez de nouvelles pistes cyclables, de nouvelles patinoires. De nouveaux genres de livres, de films, de jeux!
Apprenez une nouvelle langue!
Faites-vous de nouveaux amis, de nouvelles relations.
Changez de conjoint si ça ne fait plus votre affaire!
Laissez vivre ce ti-cul intérieur qui vous habite!

Si nos choix de vie sont basés en premier lieu sur le matériel et le confort à court terme, on se met un doigt dans l’œil…. Si on fait des choix de vie en fonction des choses que l’on aime et qui nous passionnent, alors tôt ou tard, l’argent se pointe et le temps aussi pour en faire encore plus! J’en suis la preuve vivante!  

Carole Miville
Conférencière, formatrice et auteure du livre Rire et grandir
Événements : Devant un public...Je communique et ça clique les 14 et 15 mai et Rire et Grandir le 30 mai.
Pour info : www.formationpersonnelle.com
Courriel : info@formationpersonnelle.com


Fraterniser

Oser être soi socialement est tout à fait possible et souhaitable pour notre bien-être mental mais combien de fois en oubliant très souvent d’être soi-même. Quel jeu de mot me dites-vous? Je m’explique, c’est parce qu’entouré de nos amis, notre parenté, nous ne pouvons voir a nous-mêmes de la même façon que si nous étions seuls et pourquoi?

Lorsqu’ils nous arrivent a la maison pour une visite ou quelques jours nous devons tout faire pour qu’ils soient bien reçus et entretenus ce qui veut dire que la marche avec toutou est écourtée ou prise plus tard, que notre musique détente favorite écoutée les après-midis est annulée, que les repas sont tous très chaleureux et enjoues mais beaucoup plus compliqués, que le ménage et le désordre est multiplie, que les nuits sont interrompues ou mouvementées, finalement pour finir la plupart du temps épuises lorsqu’ils décident de s’en aller.

Ah quel bonheur de recevoir ceux que l’on aime……les heures passent plus vite, nos activités changent les idées mais aussi quel bonheur de se retrouver seul après, c’est à ce moment-là que nous apprécions le plus notre intimité et notre solitude.

Avec les voisins c’est le bonheur parfait si nous nous mêlons de nos affaires. On se regarde, on se parle, on se déteste ou on s’admire il faut quand même se mêler de ses affaires. Voila la clé du secret de la clôture blanche avec leurs feuilles d’érable qui tombent de notre côté et que nous devons ramasser, avec leur chien qui aboie lorsque nous étendons notre linge sur la corde, avec le bruit de leur tondeuse au moment même ou l’on vient de s’étendre dans la chaise longue avec un bon roman, avec tout le mal que nous nous donnons pour que personne nous voit dans la cour et que quelqu’un nous arrive en face pour raconter ce que le beau-frère a fait avec sa dernière voiture et voila que l’on aimerait encore être tout seul sur notre ile déserte ou être la fleur du jardin qui elle ne réplique jamais.

Tout cela parce que notre petit moi ne se retrouve plus comme avant, lorsqu’il n’avait que lui à penser, dans son intimité et son confort comme dans un bain chaud qui dure si longtemps que les bougies en sont essoufflées.

Il est très bien et bon de vivre socialement et il est très bien aussi de prendre du temps pour soi en même temps.

Rachelle Beauchamp
Val-des-Monts, Qc
rbeauchamp@live.com


Vies antérieures : une opportunité à vous connaître

Découvrir une ou même plusieurs de vos vies antérieures peuvent vous permettre de découvrir votre karma, reconnaître et comprendre les difficultés et les joies que vous vivez aujourd’hui. Voilà une découverte qui vous offre l’opportunité de vous connaître davantage, de vous libérez du stress et de retrouver un calme intérieur.

La réincarnation suppose que vous vous incarnez sur la terre à maintes reprises. Vous choisissez la vie que vous voulez vivre ainsi que les partenaires qui vous aideront à faire les expériences de vies voulues. Les gens se rassemblent fréquemment dans les mêmes incarnations. Auriez-vous déjà eu l’impression de connaître quelqu’un que vous venez tout juste de rencontrer?

Karma est un terme sanskrit qui signifie « action-réaction ». Le Karma est tout simplement « cause et conséquence », c'est-à-dire qu’une expérience vécue dans une vie antérieure, peut avoir une conséquence future. Chaque personne reçoit les conséquences de ses actions passées et notre Karma nous livre toutes les souffrances et les joies qu'elles auront causées. Le Karma ajuste chaque effet à sa cause et agit toujours de manière à rétablir l'Harmonie afin de conserver l’Équilibre. Êtes-vous déjà posé la question « Pourquoi moi? Qu’ai-je fait pour mériter ça? »

On récolte ce que l'on sème dans les actions positives et négatives des vies antérieures. Afin de mieux comprendre et maîtriser les causes de votre situation actuelle, un regard dans votre vie antérieure vous permet de reconnaître l’impact des événements dans cette vie.

« Pour savoir ce que vous étiez dans vos vies antérieures, regardez ce que vous êtes actuellement ; pour savoir ce que vous deviendrez dans les vies futures, regardez ce que vous faites maintenant. »

Comprendre vous permet d’accepter votre Karma. En acceptant votre Karma, vous acceptez de devenir responsable pour tout ce qui se passe dans votre vie et par le fait même vous encourage à faire un cheminement personnel et des efforts pour améliorer la situation dans laquelle vous vous retrouvez.

En trouvant la cause d’une difficulté que vous vivez aujourd’hui, c'est-à-dire votre Karma, vous pouvez commencer à le résoudre dans le pardon envers vous-même et les autres et balancer le Karma dans cette vie.

Le subconscient perçoit les vies antérieures d’une façon particulière pour chacun. Parfois celles-ci peuvent sembler irréelles, une création de notre imagination. Sachez que votre subconscient vous procurera une métaphore et un encadrement parfaits basés sur l’accumulation d’information et des mémoires conscientes et inconscientes de vos expériences. Votre imagination vous donnera une scène pour vous aider à comprendre les difficultés et les joies que vous vivez. Faites confiance à votre subconscient qui est si puissant et qui connaît vos désirs et vos peurs les plus profonds. Votre subconscient saura ce dont vous avez besoin.

Quelle que soit votre expérience, la découverte d’une vie antérieure et la compréhension profonde de votre soi vous apportera acceptation, pardon et amour et vous aidera à vous libérez du stress qui vous habite.

Laissez votre propre histoire se dévoiler à vous et vivez la vie que vous voulez maintenant.

Gisèle Leduc, CH, CI, MP.PNL
Gisèle Leduc est intervenante en santé émotionnelle. Elle guide les gens de tout âge à réaliser leurs désirs et découvrir leur potentiel. Elle est maître praticienne et coach en PNL et certifiée consultante et instructeure en hypnothérapie.
www.giseleleduc.ca/Accueil.html
819-665-6652.


À l'ère du plaisir

J’ose avoir du plaisir. N’est-ce pas amusant… oser le plaisir face au destin qui parfois nous taquine en nous jouant des tours? A chacun son tour…

J’ai osé prendre ma place face à mon directeur général. Jadis je craignais ce cher docteur directeur qui pourtant avait toujours voulu mon bonheur. Je le saluais en arrivant au boulot… il prenait plaisir à ne pas répondre à cette marque de politesse. Quel manque de délicatesse! C’était son plaisir… sa façon bien à lui sans doute de s’amuser avec mes nerfs… Avec mon caractère. Il aimait vérifier si j’allais le laisser faire. Un bon matin j’ai osé l’affronter ou plutôt confronter mes peurs avec ce cher docteur.

Depuis ce temps, j’ai réellement du plaisir, c’est quasiment un élixir de rentrer au boulot. Pour moi la pilule du bonheur n’est pas le « prozac »… c’est la rencontre matinale avec mon directeur dépourvue de toutes peurs… Pour mon plaisir, j’ose affronter l’autorité… pour le plus grand bonheur de ma sérénité.

J’aime aussi avoir du plaisir avec les évènements imprévisibles qui parfois semblent fâcheux… même désastreux.

L’automne dernier, je suis allé faire une tournée dans le majestueux comté de Charlevoix, plus précisément à la plage de Saint-Irénée. Je me suis promené sur la place en compagnie d’une jolie dame qui avait osé le plaisir… de m’accompagner. Le soleil, la mer, le sable s’étaient donné rendez-vous pour nous. Quelle prémisse quel délice!

Quelques heures plus tard nous nous préparions à quitter ce lieu édénique… quand soudain nous avons constaté que les lumières de l’auto étaient demeurés… allumées. Ça nous a réellement allumés pour ne pas écrire « foutu la batterie à terre ». Une seule âme vivante respirait autour de la plage… c’était le dépanneur au grand cœur. Il a pris alors son camion pour nous dépanner… le dépanneur. Durant ce temps, moi j’ai pris en charge le magasin général… du dépanneur… pour quelques minutes de plaisir et de bonheur.

J’ose aussi avoir du plaisir avec mes amies Latuquoises… 2 fois l’an au lac aux Brochets en Mauricie. Nous osons rire de plaisir, approchant parfois les frontières du délire. J’aime me retrouver avec mes chums de LaTuque. Parmi eux, deux sœurs jumelles qui parviennent à trouver la vie belle malgré ses écorchures, ses éraflures, ses blessures. Quel baume de la nature pour leur vie qui n’est pas toujours une sinécure.

Nous en profitons pour oser le plaisir dans le rire et le délire. Il n’y a pas de place pour la constipation c’est le laisser aller en toute authenticité.

Un célèbre auteur dont j’oublie le nom a écrit pour notre bonheur… « Ne prenons pas la vie trop au sérieux, personne n’en est encore sorti vivant ».

Osons le plaisir de mourir… de rire jusqu’à la fin de nos jours.

André Bissonnette
Thérapeute en toxicomanie et autres dépendances à la Villa Ignatia du Lac St-Charles, Québec au auteur de plusieurs livres dont : De la Brume à la Lumière et Vivre l’Être (Béliveau éditeur)
Courriel : vivreletre@yahoo.ca


Ces relations éclairées… qui nous allument

À la lumière de ce que nous faisons avec nos expériences, nous évoluons au fil des jours en devenant plus conscients. Réalisez vous que nous sommes en changement constant et qu’entre chaque coucher et chaque lever de soleil, nous devenons des personnes différentes ?

Chacun chemine à son propre rythme. Certains avancent à pas de tortue tandis que d’autres courent comme des lièvres. Une chose est sûre, c’est que tous arriveront un jour au même point. C’est pourquoi, si nous appartenons à la catégorie des « petits rapides » qui n’ont pas de temps à perdre, il n’est pas rare de constater que certains de nos proches au rythme plus lent deviennent pour nous de lourds fardeaux à porter ou se transforment tôt ou tard en boulets aux pieds nous empêchant de nous envoler. Dans le fond de notre coeur, on sait pertinemment qu’on devrait s’en détacher pour accélérer notre course, mais on n’ose pas le faire de peur de causer de la peine. Alors, on s’oublie et on abdique nos aspirations profondes. On devient infidèle envers soi, ce qui est peut-être la pire infidélité, car on ne peut alors accuser personne d'autre. La passion de vivre est très difficile à maintenir élevée quand on se sent constamment tiré vers le bas, et c’est pourtant ce que l’on permet à certaines personnes de faire à notre égard. C’est pourquoi, dans ce monde où l'évolution est probablement à son plus fort depuis des siècles, nos relations changent tant au fil des ans, et cela, qu’on le veuille ou non.

Rendus à certains carrefours de nos vies, nous prenons des chemins différents...

Ces changements de cap, quoique très dérangeants, font partie du cours normal de la vie et c’est pourquoi on sera parfois porté – et c’est plus fort que nous – à délaisser la compagnie de gens qui ne nous allument plus, ce qui aura pour effet positif de nous faire découvrir d’autres perles qui, par leur brillance, nous aideront à nous alléger et à nous élever. Si on met un bout de bois mort dans une cheminée et qu’on le place tout près d’une bûche ardente, lequel à votre avis influencera l’autre ? Le tison ardent s’éteindra-t-il au contact du bois mort ou est-ce plutôt ce dernier qui s’enflammera ? Évidemment, le second. Par cet exemple, vous pouvez voir l’importance de s'efforcer de côtoyer des gens allumés afin qu'à leur seul contact et par l'intensité de leur présence, ils attisent notre propre feu. C’est d’ailleurs ce qui se produit à notre insu lorsqu’on rencontre une personne dégageant une grande sagesse. En entrant dans son champ énergétique, on se transforme sans même avoir à lui parler. Personnellement, lorsque de tels êtres sont placés sur ma route, je me fais un devoir et un plaisir d’aller me balader dans leur entourage. Peu importe ce qu’elles ont à dire, car c’est ce qu’elles « sont » qui me nourrit le plus, pas ce qu'elles ont à dire. Côtoyer du bois mort qui, par surcroît, ne veut même plus s’allumer, c’est prendre le risque de s’éteindre à son tour.

Cherchez plutôt dans votre entourage, dans votre famille, parmi vos proches, des bûches ardentes... Il y en a beaucoup plus que vous ne le croyez, mais elles ne font pas de bruit. Puis, allez puiser auprès d’elles la lumière dont vous avez besoin pour revivifier votre feu intérieur. Ne craignez surtout pas de leur enlever quoi que ce soit, car elles n’ont que ça à faire : rayonner, partager leur lumière, transmettre leur passion de vivre. Ensuite, faites de même avec les autres. Passez au suivant ce que vous avez reçu, devenez à votre tour des bûches ardentes disponibles pour allumer ceux qui auront besoin de votre étincelle...

André Harvey
Auteur de 17 livres dont le best-seller L’ultime pardon.
Il partage son temps entre les voyages, les conférences, l’écriture et la musique. Il a à son actif deux CDs de chansons à texte dont il est l’auteur, le compositeur et l’interprète. (Renaître par la passion de vivre et Les yeux du cœur.)
Il vient de faire paraître un nouveau livre disque intitulé : En route vers l’illimité.
Conférences et récital sur demande. Contactez-le pour un événement dans votre région.
www.andreharvey.info


Le jeu de cartes

Connaissez-vous l’histoire du jeu de cartes de la vie? Non, eh bien voilà! « Un jour, dans une ville inconnue, un homme se retrouve avec une dizaine de cartes dans les mains sans savoir à quoi elles servent. Il est confus, car aucune carte ne semble s’agencer. Il les bouge, les mêle, les inverse, mais il ne voit toujours pas ce qu’elles lui offrent. Il rencontre alors un barbier. En lui parlant, il découvre que lui aussi a un jeu de cartes. Tout en discutant, l’homme demande s’il peut échanger une de ses cartes avec lui. Tout surpris, le barbier accepte néanmoins. Il lui donne le deux de trèfle. L’autre lui remet le huit de cœur. L’homme s’aperçoit soudainement que tous les gens autour de lui ont des jeux; le plombier, la femme au foyer, le politicien… Et durant longtemps, il communique et partage ainsi avec les étrangers tout en troquant ses cartes. Beaucoup de cartes n’ont fait que passer brièvement dans ses mains. Une bonne journée, il prend son jeu de cartes et il réalise qu’il a une suite intéressante, les cartes du 10 jusqu’à l’as de cœur. Émerveillé, il prit conscience qu’il avait fait son jeu à lui à partir de rien.

Il y a une morale à cette histoire. Au début de notre vie, nous avons une mission de vie, mais elle n’est pas toujours claire. En partageant avec les autres, nous leur donnons et recevons des informations qui nous aident à préciser notre rôle et il en est de même pour les autres. Après un certain temps, nous réalisons que notre jeu s’est complété et qu’il nous permet d’exprimer plus sereinement ce que nous sommes. Bien entendu, il y a des gens qui se rapprochent de nous et d’autres qui s’éloignent. Mais avec le temps, nous avons toutes nos cartes. Plus besoin de forcer, de se dépêcher, de courir, d’impressionner et même de manipuler. Moins on contrôle, plus les choses se placent en notre faveur. La vie nous les offre librement par notre recherche continue. C’est une belle leçon de donner et de recevoir des cadeaux de la vie.

Pour avoir ton jeu de cartes ou pour recevoir les présents de la vie, tu dois oser.

Yves Sévigny
Conférencier et auteur de plusieurs livres dont Une lueur d’éternité, la richesse de la connaissance de soi, Éditions du Dauphin Blanc


Les clés de la vie

Les clés oubliées dans notre coffre de Sagesse doivent être recherchées si nous souhaitons entretenir des liens authentiques et sincères dans les relations familiales et amicales. Ces clés pour prendre notre place, en accorder aux autres, s’harmoniser avec l’entourage, émaner l’amour de notre coeur, je les ai nommées clé d’or, d’argent et de bronze en référence aux athlètes que nous admirons.

À l’instar de leurs efforts et du mérite qu’ils ont pour s’être qualifiés, nous pouvons nous aussi, comme être humain, en apprentissage sur la Terre, aller à la conquête de forces ou de capacités dont nous sommes porteurs, mais à un niveau intérieur, un niveau moral. Ces athlètes, par leur discipline et leur dépassement ont gagné de belles médailles, mais nous pouvons ressentir cette même fierté vis-à-vis nous-même, par une quête de perfectionnement moral.

J’ai donné la clé d’or pour le questionnement et la réflexion, et l’ai reliée à la pensée; la clé d’argent pour l’amour et liée au sentiment; la clé de bronze à la bonté que nous manifestons et liée à la volonté. Par l’utilisation de ces trois clés, nous pesons le pour et le contre et déterminons ce qui est juste ou inutile dans les situations proposées; nous savons que le maître d’œuvre, c’est nous et que nous avons le choix d’agir en toute liberté; nous acceptons de poser des gestes, non pour faire plaisir ou par obligation, mais en toute connaissance de cause.

«Oser être soi socialement» n’est plus un leurre, mais une réalité que nous sommes capable d’appréhender et d’atteindre. Cela demande de l’introspection et des remises en question, mais si notre but est d’apporter un peu plus d’honnêteté, de compréhension, de profondeur au sein de nos relations, cela vaut bien la peine de faire quelques efforts.

La clé d’or est le principal outil à utiliser face aux demandes et aux attentes qui jalonnent notre vie, car c’est par la réflexion que nous allons déceler ceux qui ont le plus souvent besoin de nous, peut-être même mettre certaines limites pour ne pas être envahi ou encore pour se garder de la disponibilité pour d’autres. Les problèmes, aux yeux de certaines personnes, sont toujours pires que ceux des autres, prennent beaucoup de place et c’est nous qui recevons leur mal-être et les émotions qui en découlent. Il faut être vigilant dans notre écoute et leur donner l’occasion de synthétiser par eux-mêmes et saisir ce qu’ils vivent. Jouer le jeu en disant comme eux ne peut que leur nuire et les enfoncer dans leur mal-être. Une écoute attentive peut les amener tout doucement à trouver leurs propres réponses et à retrouver leur équilibre intérieur.

Il y a aussi ceux qui ne se livrent pas, par manque de confiance ou toute autre raison, où là il faut attendre patiemment qu’ils s’ouvrent ou leur démontrer que nous sommes disponible pour un échange de point de vue lorsqu’ils sentiront que c’est le moment. Et le plus important est qu’ils ressentent qu’ils ont une place dans notre coeur. Un des fléaux de notre société est le manque de disponibilité et d’attention envers ce qui se passe autour de nous. Il est bien de réaliser, même si nous entendons dire que nous sommes à l’ère de la communication, qu’il y a de la pauvreté dans les propos échangés et si peu de temps accordé aux valeurs essentielles.

Ces approches d’ouverture et d’écoute peuvent tisser un lien de confiance et aboutir à un véritable dialogue où des êtres s’entraident à identifier la racine d’un problème, non pour juger ou pour critiquer, mais plutôt pour entrer dans le monde des solutions au lieu de mijoter dans le monde des problèmes.

La tendance qui a cours et que les gens ont adoptée, c’est de parler de ce qui va mal, d’accorder toute leur attention aux difficultés, et d’éviter ainsi de se garder du temps pour des solutions. C’est une lacune qu’il faut oser voir et s’atteler à la contrer par une attitude différente vis-à-vis nos propres comportements et aussi dans nos contacts avec les autres. Et faire sien le vieil adage qui disait : «s’il y a un problème, c’est qu’il y a aussi une solution». Entrons donc dans le merveilleux monde des solutions et de la guérison intérieure et amenons cette autre vision dans les relations que nous vivons avec les autres.

Dans cette expérience d’intérêt et de sollicitude pour l’autre, nous avons pris notre clé d’argent, car dans notre for intérieur, c’est l’amitié, la tendresse, la douceur qui ont guidé nos pas dans cette démarche. La beauté des paroles échangées, la sensibilité démontrée ont peut-être laissé une empreinte d’espoir chez l’autre. De plus l’entraide et la compassion dont nous avons fait preuve a réjouit notre cœur car ce sont ces essences qu’il aime émaner. «Payez au suivant» s’est hissé à un niveau plus subtil, plus spirituel et c’est notre contribution personnelle qui a permis cela.

Et dans notre utilisation de la clé de bronze, nous amenons avec plus de conscience et de présence d’esprit, le bien et la moralité dans les moments qui font partie de notre vie, dans ces gestes du quotidien. Rien n’est le fruit du hasard. Nous reconnaissons l’importance d’un sourire donné, d’une porte que nous ouvrons, d’un mot échangé furtivement, d’une discussion entamée. Nous nous concentrons sur cet essentiel (essence-ciel) et ressentons que donner un peu de soi apporte de la joie.

Notre vision de la vie change, se transforme. Ce retournement vers une pensée plus créative et constructive nous donne une place au sein de la grande famille humaine, nous permet de jouer notre rôle et en bout de ligne nous fait découvrir qu’oser être soi socialement, a pour véritable but d’apporter un peu plus d’Amour et d’Espérance dans le monde.

Florence Garneau


Tout fait parti du tout

Il a déjà été observé que le microcosme se trouve dans le macrocosme et que le macrocosme se trouve dans le microcosme permettant ainsi à tout de devenir universel. Voilà réellement la prochaine étape de l’être humain afin d’accéder à la prochaine dimension qui se présentera en 2012. Il faut changer l’esprit humain qui englobe en un point central, le moi, l'immédiat et y inclure le monde, l’univers, le tout. Le point de départ est l’individu. Les grecs disaient « Connaît toi, toi-même ». Donc, au moment d'un voyage intérieur, le reflet remonte en surface et se retrouve dans le monde physique. Pour dépasser les frontières, nous devons aller encore plus loin que le simple connu, tracer une circonférence autour de soi qui inclut le tout.

Lors d’un regard intérieur, j’ai remarqué combien je cherchais à être reconnu plutôt qu’à reconnaître. Il est important de connaître qui est l’être dans toutes les dimensions afin de dépasser les limites qui n’inclut que l’unique plutôt que l’universel. Lorsqu’ il y a un choix, il faut regarder les répercussions qui affectent non seulement l’individu mais aussi son environnement, le monde et même l’univers.

Je voulais souvent être compris sans chercher à comprendre : Puisqu’être compris par les autres ne donne qu’un entendement unidirectionnel, il faut regarder encore plus loin que l’horizon puisque chaque fois que nous cherchons à l‘atteindre, lorsque arrivés, il y a encore un autre horizon présent à explorer arrivé à ce nouveau point. Alors, pourquoi arrêter là et contempler l’horizon croyant qu’il est inatteignable? Nous croyons souvent que lorsque nous allons atteindre nos objectifs cela nous apportera une grande satisfaction. Il faut dépasser les limites et le manque de compréhension et chercher à saisir ce qui est là devant soi, le voir pour ce qu’il est et non pour ce que l’on croît qu’il devrait être. Exemple de transformation suite a une compréhension: « Lorsque j’étais enfant on me disait souvent que j’avais une tête dure, ceci étais plus un défaut qu’une qualité. Au moment d’une prise de conscience, je compris comment transmuter : j’utilise maintenant ma détermination pour mener à bien tous les projets et activités importantes de ma vie. »

Je préférais être entendu au lieu de vraiment entendre, ce qui était très important, c’est-à-dire que tous entendent ce que j’avais à dire : pourtant le dicton dit : « deux oreilles, une bouche; alors on doit écouter deux fois plus avant de parler ». Il y a beaucoup de sagesse lorsqu’on apprend à écouter, surtout son propre vocabulaire. Les mots, les croyances, les peurs et autres font surface. Alors, l’action sera d’enlever les idées périmées pour faire place à d’autres idées plus fraîches, plus nouvelles. Car même si une idée fraîche peut nous aider dans le moment présent, elle peut devenir passé date dans un futur proche. Les pensées, comme les fruits, ont aussi une date d’expiration.

Je désirais la tendresse sans considérer être tendre : Tout est un échange une rencontre de soi avec l’autre. Il est nécessaire de saisir ceci afin de pouvoir inclure avec soi-même le tout. Recevoir et surtout donner, cette forme d’énergie a besoin de circuler librement dans toutes les directions, sans oublier l’énergie de l’amour. À vouloir être créatif j’oubliais de créer : je comprends votre interrogation. Si on est créatif on est nécessairement à créer. Pourtant il y a beaucoup gens qui créer des mondes virtuels dans leur tête, alors que dans le monde physique et réel ils ne vivent pas vraiment. Souvent on imagine comment on désire que le monde soit et pourtant nous ne prônons pas par l’exemple. Pour qu’un jour le monde change on doit changer notre manière de penser et d’agir. Réviser nos croyances, revoir nos idées.  

Daniel Lacombe


Un enfant exceptionnel

J'ai une petite nièce qui aura 3 ans en avril, qui me chavire complètement, je suis mère d'une grande fille adorée et ne suis pas encore grand-mère alors quel bonheur que de recevoir cet enfant dans ma vie. Elle me donne et me fait vivre une partie de moi que j'avais oubliée depuis longtemps. Je me dépasse pour elle, ma patience me surprend, je m'aime plus parce que je suis capable de donner plus. C'est vraiment incroyable ce qu'un petit bout de femme peut nous apporter, elle est un rayon de soleil.

Il faut dire que cet enfant a vécu des épreuves très douloureuses, elle a été opéré deux fois au cœur avant l'âge d'un an. Comble de malheur et de détresse pour les parents qui lors de la naissance ont appris cette terrible nouvelle, ils avaient beaucoup d'espoir de survie et elle a su surmonter ces opérations avec comme résultat de devenir un enfant exceptionnel en tout point, elle dépasse de beaucoup les enfants de son âge.

Qui penserait à deux ans aller chercher des papiers-mouchoirs a quelqu'un qui pleure?

Qui penserait à deux ans lorsque nous sortons en famille, de voir a ce que tous soit là?

Qui penserait à deux ans prendre des photos de groupe lors d'une sortie à Disney?

Qui penserait à deux ans voir au ménage de la maison?

Elle pense aux autres plus que ne le ferait un enfant de six ans! Elle est exceptionnelle et nous l'aimons de tout notre cœur.

Les enfants dont l'âme a subit des épreuves cruelles en bas âge sont différents et plus matures que les autres. La mémoire n'oublie pas les vies antérieures, la vie se continue d'elle-même, c'est donc a nous de s'adapter aux épreuves et de les accepter.

Je voulais partager avec vous ces moments de purs bonheurs, ces moments qui me permettent de me surpasser et de voir comment la vie est belle et importante a vivre.

Rachelle Beauchamp


Présentation d’une méthode en psychogénéalogie : La constellation familiale

Le mot constellation est choisi pour représenter un système à la manière de celui du zodiaque qui relie des planètes comme la constellation familiale relie toutes les personnes de la parenté.

Cet exercice de mise en scène d’une constellation permet de mettre à jour les dynamiques inconscientes gouvernant tout système familial. La plupart du temps, cet éclairage est surtout révélateur d’une situation douloureuse « oubliée ».

Se relier à ses ascendants permettra souvent de découvrir le projet parental : celui-ci répond toujours à la requête familiale (inconsciente) de la conception d’un enfant, permettant de préserver la permanence du système en son entier.

L’intérêt premier et novateur de cette approche, créée par Bert Hellinger, réside dans une pratique du ressenti, contrairement à d’autres méthodes où le mental court-circuite souvent les émotions et les refoule, nous privant de leur merveilleux enseignement.

Pour qui ?

A l’occasion de la mise en place de son arbre généalogique, le sujet s’y installe pratiquement toujours à la place dans laquelle il s’y sent exister, or cette place, ainsi que celle de ses ascendants, est souvent incertaine et génératrice de nombreux conflits à l’intérieur du système familial. On peut ainsi mettre à jour de fausses croyances.

Ce qui nous conduit à considérer que toute personne voulant trouver ou re-trouver son identité, si elle remet en ordre les places appropriées dans son arbre, y trouvera l’équilibre recherché. Il n’est pas utile d’attendre d’être en grande souffrance pour s’interroger sur son identité, pour retrouver son origine ; chaque être humain devrait pouvoir accéder à cette reconnaissance d’identité.

Pourquoi ?

Ce qui est transmis par les ascendants n’est pas toujours apparent, or cette transmission (consciente et surtout inconsciente) constitue le poids essentiel de chaque destinée.

Les transmissions invisibles sont aussi bien les croyances véhiculées par le patrimoine familial que tout le non-dit concernant les secrets de famille, les conflits apparents ou non, les « fidélités » souvent inconscientes…

La personne en recherche est porteuse de ces transmissions et va les transmettre à sa descendance, elle est un maillon de la longue chaîne de transmissions héréditaires. Celles-ci se traduisent souvent par des difficultés ou même des souffrances dont on cerne rarement la cause. On dit alors qu’il y a transmission de « valises transgénérationnelles », charges qu’il est possible de déposer en accomplissant un mouvement symbolique libérateur qui permettra, en plus, de réparer la trame abîmée du tissu familial.

La constellation familiale permet d’atteindre ces transmissions et de :

- recontacter et réveiller une mémoire ayant traversé l’histoire familiale,

- Amener au conscient les « parasitages » imposés par certains ancêtres et certaines situations,

- remettre de l’ordre dans cette trame familiale, en rétablissant les places de chacun au niveau de chaque génération, ce qui éclairera les dysfonctionnements du système familial et leur impact sur le cheminement de l’être humain,

- prendre conscience de son appartenance à un tissu familial permettant un enracinement fondamental au lieu de fuir une histoire qui peut paraître menaçante et ramener invariablement vers les mêmes schémas du passé,

- se positionner dans sa lignée familiale, réinvestir le scénario de cette lignée en prenant sa juste place pour se sentir appartenir en toute liberté à ce schéma collectif.

- Se libérer des tensions provoquées par une mémoire inconsciente.

Comment ?

En visualisant son arbre généalogique, le sujet se relie à ses ancêtres (dates anniversaires, professions, maladies, alliances…). En participant à une constellation familiale, le sujet peut représenter cet arbre généalogique pour visualiser un éventuel problème.

La pratique s’exécute principalement en groupe (une expérimentation pouvant aussi être envisagée en séance individuelle, en particulier pour de jeunes consultants).

Après avoir demandé aux témoins présents de laisser de côté tout jugement et d’essayer de devenir chacun un « canal » au service du constellant, l’animateur présente, en premier lieu, le cercle d’assistants ; trois catégories de personnes sont présentes dans l’assemblée :

• Les constellants (ils veulent représenter leur « constellation ») : ceux qui ont une problématique à exprimer et sont en demande. Ils vont, à leur tour, devenir participants.

• Les participants : ceux qui vont représenter le système familial du constellant. Ils peuvent, ou non, devenir constellants.

Les étapes de la Constellation Familiale :

La personne qui est en demande exprime une problématique à l’animateur : celui-ci l’aide à cerner son objectif (en faisant attention à ce que cet objectif ne soit pas trop flou ou de demander plusieurs choses en même temps).

L’animateur propose au constellant de choisir sans réfléchir des représentants de sa famille ou de sa problématique parmi les participants.

Le constellant va ensuite positionner intuitivement ceux-ci dans l'espace (en s’efforçant de ne pas laisser interférer son mental) et cela va donner une première image de constellation.

En général, cette première représentation du système est un tableau assez exact de la (ou des) perturbation ayant abouti au questionnement de la personne.

Les participants à qui il a été demandé, comme au constellant, de laisser survenir ce qui vient sans jugement du mental et sans censure, expriment, à la demande de l’animateur, leurs ressentis aussi bien dans le corps (douleurs, larmes, rire par exemple) que dans les impressions qui surgissent intuitivement (tristesse, ennui, colère, détachement…).

L’animateur pose des questions aux participants, les déplace, réinstalle les « exclus », il fait répéter des phrases clefs : cela provoque des réactions et une remise en place.

Le tableau s’est alors transformé pour mettre en lumière l’évolution des fausses croyances du constellant vers une image-solution plus juste de la réalité familiale.

Le constellant, qui avait mis en situation un participant pour jouer son propre rôle, peut reprendre alors sa place (seulement s’il le souhaite) et l’animateur le guide dans la guérison de sa problématique : il comprend, (et, parfois, accepte ou même pardonne mais cela n’est pas indispensable), il honore ses ancêtres qui lui ont donné la vie mais leur rend les charges qu’il a cru bon de porter pour eux.

La symbolique de ce travail est flagrante : le choc de visualiser son système familial (ou professionnel ou social…) a des répercussions qui vont se traduire par une expression d’émotions et de sensations absolument libératoires et guérissantes.

Lorsque le sujet a des difficultés particulières à aller jusqu’au bout de sa constellation, il peut être indiqué de le diriger vers une thérapie de soutien et il sera souvent utile d’entreprendre d’autres constellations.

Cependant, cet exercice aura déjà beaucoup libéré la personne en la déchargeant des fardeaux portés par amour, par loyauté envers les siens. Il lui sera ainsi plus facile d’aller sur le chemin de sa progression personnelle, allégée des poids qui l’empêchaient, en partie, d’évoluer.

©copyright, 2006 Catherine Labbé

Catherine Labbé
Coach, psychogénéalogiste
www.HarmonieInterieure.com
Je travaille à Montréal et Bromont.


La Gymnastique Holistique
Pour oser joindre le très utile au très agréable.

Prendre un moment pour soi

La Gymnastique Holistique est une approche globale qui s’intéresse au développement de la conscience du corps en mouvement dans son environnement. Comme méthode d’Éducation Somatique, la Gymnastique Holistique- Méthode Ehrenfried- part du principe que le corps vécu, soma en grec, est indissociable de la conscience. La présence à soi par l’expérience du mouvement conscient est un outil éducatif pour apprendre à renforcer son autonomie, pour savoir se détendre, gérer le stress, apaiser des douleurs, apprendre à entretenir et développer sa mobilité, sa tonicité, l’harmonie de l’être entier.

Accessible et facile

La Gymnastique Holistique se pratique en petits groupes et les enchaînements de mouvements sont composés par la praticienne en fonction des besoins des participantes . On explore les mouvements debout, couchées, assises. En Gymnastique Holistique il n’y a ni compétition, ni jugement, mais un apprentissage guidé.

Au fur et à mesure des séances, la personne en mouvement développe son senti ainsi que la gestion de son tonus. Elle apprend à reconnaître les liens et à faire des liens dans ce qui entre en jeu pour bouger telle ou telle partie de son corps. Ainsi, en explorant les relations en soi et avec l’environnement, chacune renforce son système immunitaire et ses capacités d’auto régulation et construit sa trousse à outils et à ressourcement individuelle. Aussi, la Gymnastique Holistique s’intègre-t-elle facilement au quotidien – que ce soit pour aller chercher sa tasse sur l’étagère du haut ou manipuler la souris de l’ordinateur par exemple.

Une démarche pour que tout marche

La Gymnastique Holistique est une pratique qui vise à faire expérimenter les bienfaits d’un placement ostéo-articulaire juste. L’emploi de balles, de baguettes et autres objets et textures va faciliter la sensibilisation des participantes aux contacts, à leurs appuis à divers niveaux. Tout est mis en œuvre pour que chacune affine sa perception kinesthésique. La Gymnastique Holistique offre ainsi un incessant approfondissement des connaissances par l’anatomie expérientielle et un ressourcement renouvelable, durable, accessible à toutes, à tout moment.

Une voie vers l’harmonie

En Gymnastique Holistique, la personne travaille le mouvement en harmonie avec la respiration naturelle et libre; on apprend donc à la libérer si elle est entravée. On a la possibilité de dire son senti, son vécu, ce qui ouvre la porte à faire autrement. En faisant autrement, on se donne accès à tout un potentiel d’action peu utilisé, peu connu ou méconnu, sinon inconnu; on peut transformer ses habitudes tout en reconnaissant ses propres limites et en les respectant.

Les participantes sont de tous les âges et de tous les milieux. La Gymnastique Holistique est pour monsieur et madame tout le monde. Elle est aussi prisée par les gens de théâtre, les musiciens, les chercheurs, les éducateurs et par les professionnels de la santé.

En termes d’approche complémentaire en santé intégrée, il est possible de parler d’aspect préventif et même thérapeutique de la Gymnastique Holistique, puisqu’elle vise à l’entretient de l’équilibre et à l’évolution de la personne dans toutes ses dimensions.

Historique

La Gymnastique Holistique est une méthode d’éducation somatique. Elle a été fondée au début du XXe siècle par Madame Lily Ehrenfried, médecin et kinésithérapeute, puis développée et transmise en Europe puis en Amérique du Nord. Elle est maintenant pratiquée dans plusieurs pays. Elle est enseignée dans le cadre du Diplôme d’Études Supérieures Spécialisées en Éducation somatique, profil Gymnastique Holistique, à l’Université du Québec à Montréal.

Denyse Hayoun
Praticienne agréée en Gymnastique Holistique (École Lucie Tétreault, 2007) et éducatrice somatique diplômée (Diplôme d’Études Supérieures Spécialisées en Éducation Somatique de l’UQÀM, 2005). Offre des ateliers en groupes, privés et en entreprises (loi 90).
Téléphone : 514-528 8388 / Courriel : ghunmomentpoursoi@live.ca
www.gymnastiqueholistique.com / www.education-somatique.ca


Je veux en savoir plus! L’encre sur papier ne me suffit pas.

Il y a quelques mois de cela, j’ai pris une décision qui m’a permis de rassembler toutes les informations sur l’Ayurvéda que j’avais rassemblées cà et là et qui peuplaient mon esprit.

Bien que fière de mes recherches personnelles sur le système de l’Ayurvéda, je me suis rendue compte qu’il me manquait quelque chose. Les livres d’Ayurveda dans ma bibliothèque ne pouvaient remplacer un expert. Ce que je souhaitais, c’est avoir un mentor, quelqu’un qui pourrait m’amener plus loin dans la compréhension et les applications multiples de la connaissance Ayurvédique.

J’ai alors engagé deux amis, Ivan et Miranda, pour m’aider dans cette recherche. Après deux jours de surf sur Internet, d’envois d’emails, de coups de téléphones, nous avons trouvé ce que je cherchais. Le seul médecin Ayurvédique de la région d’Ottawa offrait un cours de praticien de la santé qui comprenait des travaux pratiques. Génial !

A ma grande surprise Ivan, plutôt un accro de l’ordinateur, a lui aussi voulu prendre ce cours de 10 lecons. Miranda, (maman de 3 enfants) a décidé de s’inscrire pour 2 leçons qui l’intéressaient plus particulièrement. On s’est inscrits et nous voila lancés. Le cours avait lieu un week-end par mois sur une période de 10 mois. Il y avait toutes sortes de participants – des professionels de la santé qui voulaient élargir leurs qualifications avec ce cours de 400 heures, à des couples de retraités fascinés par l’Ayurvéda en tant que système de réjuvénation. Et nous trois, là au milieu, plongeant avec enthousiasme par delà l’encre sur le papier, au coeur du plus vieux système de médecine, par curiosité personnelle.

A mesure que le cours avancait, on s’est rendu compte que les principes Ayurvédiques sont simples mais profonds. Ils englobent tous les aspects de l’être humain. Au niveau de chaque cellule, le corps, le mental, l’environnement, les émotions et l’esprit fonctionnent ensembles. Chacune des 10 leçons peut être prise séparément, bien que tous les sujets soient interconnectés.

1) Approche Ayurvédique de la physiologie par la compréhension des 5 éléments et de leurs charactéristiques.

2) La physiologie humaine sur la base du fonctionnement des doshas Vata, Pitta, Kapha.

3) La lecture du Pouls comme moyen d’évaluer l’équilibre ou le déséquilibre des doshas au niveau du corps, du mental, des émotions et de l’esprit d’un individu.

4) Régime alimentaire et nutrition Ayurvédique en fonction de la constitution individuelle pour une santé optimale.

5) L’herbologie aborde l’ensemble des herbes et aliments utilisés pour rétablir ou maintenir l’équilibre physiologique et psychologique.

6) Les méthodes Ayurvédiques de diagnostique.

7) Les thérapies Ayurvédiques et Panchakarma saisonniers.

8), 9, 10) Les problèmes de santé et leur gestion.

L’enthousiasme de notre mentor est communicatif et inspirant. Sa capacité à transmettre la connaissance et à répondre en détail aux questions nous a tous fascinés. C’était comme si j’entendais parler d’Ayurvéda pour la première fois.

Pendant la pratique de la lecture du pouls, Miranda s’est penchée vers moi et m’a dit : « C’est tellement naturel, le corps suit de lui-même. C’est quelque chose que je peux pratiquer tout de suite sur les enfants pour la prévention. »

Pour Yvan, c’était plutot pour son bien-être personnel. Il s’intéresse plus au régime et nutrition de l’Ayurveda, aux cours sur les thérapies qui pourraient aider sa digestion et son système respiratoire. J’apprécie la méditation silencieuse au début de chaque cours. Alors que mon corps se relaxe, mon esprit s’éclaircit et j’ai remarqué que j’arrivais mieux a intégrer les concepts Ayurvédiques et leur mise en pratique.

En plus de l’enseignement offert, on a pu développer notre pratique à la clinique. Sous la supervision du médecin Ayurvédique, nous avons été guidés pas à pas à travers les consultations, la lecture du pouls, les recommendations d’herbes et thérapies. J’ai été fascinée par sa patience infinie.

L’information parsemée qui peuplait mon esprit il y a un an a maintenant trouvé son fondement dans une compréhension intellectuelle et pratique de la connaissance Védique d’ou vient l’Ayurveda. Une fois le cours fini, je sais que je vais pouvoir appliquer cette connaissance en toute confiance.

Traduit du texte original anglais de Linda-sky Emerson

Linda-sky Emerson
Shree Ma Institute & Wellness Centre au 2596 Carling Avenue, Ottawa, ON K2B 7H8 Tel: 613.422.0936 www.divineayurveda.org. Maintenant disponible : Certification pour le cours de Praticien en Ayurveda de 400 heures et formation de Technicien de Spa en Ayurveda de 60 heures.
Ateliers et présentations gratuites offerts chaque mois.


Voyage au Maroc, marche et ressourcement dans le silence du désert

Qui n’a pas rêvé de partir dans un désert ?

J’ai eu ce privilège de vivre un voyage de ressourcement dans le Sahara marocain avec un groupe de douze personnes organisé par Spiritours.

Nous sommes partis pour nous rencontrer, nous défaire de l’inutile, contacter l’essentiel et rencontrer l’autre, différent de nous, la culture berbère. Je souhaite partager quelques moments précieux qui emplissent mon cœur encore aujourd’hui.

Le voyage
Lorsque je me retrouve dans l’avion pour Casablanca, je dois me pincer. Et oui, je pars marcher dans le désert au Maroc pendant plus d’une semaine. Ce rêve est en train de devenir réalité!

Cela faisait longtemps que je souhaitais accompagner des personnes vivre une expérience d’éducation somatique dans le désert pour prendre conscience de leur corps en mouvement, un pas à la fois dans un univers où le temps ne se mesure plus en secondes mais plutôt en nombre de levers et de couchers de soleil.

La découverte
Neuf heures plus tard, le vol Montréal – Casablanca- Ouarzazate nous propulse dans un dépaysement qui ne fait que commencer. La langue arabe sonne délicieusement à mes oreilles. Je ressens une certaine excitation à partir marcher dans le désert, en silence, loin des effluves de gazoline et loin des décibels.

Lors de la récupération des bagages, je vois arriver un homme habillé dans une magnifique gandoura bleue avec un turban ( un chech) sur la tête. C’est notre guide Mohamed, un berbère, qui est venu nous chercher à l’aéroport. Après les salutations d’usage, nous voilà tous dans une grande jeep, en route vers Zagora, dans la vallée du Draa, aux portes du désert à environs six heures de route.

Les paysages défilent, tous plus grandioses les uns que les autres. Les maisons sont en terre, séchée couleur ocre. Les dattiers sont gorgés de fruits prêts à être cueillis.

Un premier choc culturel.
Lors de notre arrivée à Zagora dans un hôtel, décoré de tapis, et de coussins brodés où nous pouvons déposer notre fatigue quelques heures, nous sommes tous invités dans la famille de notre guide Mohamed pour y déguster un couscous royal.

Avez-vous déjà mangé un couscous sans ustensiles? Je regarde la dextérité de nos hôtes; cela n’a pas l’air si compliqué. Il s’agit de prendre un peu de couscous dans les mains, les rouler dans ses doigts pour en faire une belle boule et ensuite s’organiser pour que cette boulette atteigne votre bouche sans dégât. Nous sommes plusieurs à faire nos expériences. Quant à moi, j’ai plus de couscous sur mes bras que dans ma bouche ce qui ne m’empêche pas d’avoir du plaisir , d’éclater de rire et de continuer mon apprentissage.

Très subtilement, nos hôtes ont compris que des cuillères sont les bienvenues. Des nouvelles habitudes culturelles ont besoin de temps pour être intégrées.

L’entrée dans le désert un pas à la fois.
Le lendemain nous partons rejoindre notre premier campement au pied de montagnes des chaines Jbel Bani. Une tente berbère est déjà installée dans laquelle un thé fumant nous attend.

Après avoir installé nos tentes individuelles, je réunis tout le groupe et les invite à prendre conscience de leur corps, de rentrer en résonnance avec ce paysage grandiose qui nous entoure et à apprivoiser le silence à la lumière du soleil rouge feu qui décline progressivement.

Lorsque je me réveille au lever du soleil, je remarque les dromadaires et les chameliers arrivés dans la nuit. Dans la brume matinale, ce spectacle semble irréel mais tellement joyeux.

Après un copieux déjeuner, je propose le rituel quotidien avec quelques exercices pour nous ramener à l’intérieur de nous –mêmes, réveiller la flexibilité et demander à chacun de réfléchir à l’intention du jour avec laquelle sera vécue notre première traversée.

Petit à petit nous nous mettons en route pour franchir notre premier col et commencer à entrer dans le désert de pierres. Le rythme est lent mais la montée est difficile pour certains. La devise d’un pas à la fois prend alors tout son sens. Le chemin est escarpé et le col est long à franchir. Est-ce déjà le début d’une naissance à nous-mêmes? La beauté du paysage reste indescriptible. Des roches sont partout et le groupe s’égraine tranquillement, l’un derrière l’autre suivant Mohamed, sans un mot. Nous paraissons si petits dans cette immensité. Le désert enseigne sa première leçon d’humilité.

Danser avec l’élément.
Parmi toutes nos expériences, un évènement majeur a marqué mon voyage. Une nuit installée dans ma tente, entre les roches, le vent était tellement fort qu’il devenait insupportable. Nous avions marché plus de six heures et j’étais très fatiguée. Face à ce bruit incessant, anticipant une nuit d’insomnie j’ai commencé à ressentir l’anxiété m’envahir. J’avais deux choix : soit sortir de la tente en hurlant « plus capable ! » soit « danser avec l’élément » pour le transformer et s’en faire un allié. Je me suis alors concentrée sur le rythme éolien et je me suis endormie en peu de temps. J’avais failli oublier ce que j’enseigne. Le désert venait de me donner une autre leçon.

Une expérience solidaire et généreuse.
Chaque soir, nous prenons un moment pour partager nos expériences en lien avec notre intention du jour. Le désert offre une belle opportunité de lâcher ce qui nous pèse pour retrouver la simplicité et la légèreté. Chacun en témoigne à sa façon. La démarche est individuelle pourtant la solidarité est présente en permanence. Au quotidien, l’installation ou le démontage des tentes s’est toujours fait, naturellement, avec l’aide des autres.

Lors de nos marches silencieuses, certains vivaient diverses émotions et douleurs. Le désert a accueilli nombre de larmes de découragement. Je me souviens avoir été très touchée lorsqu’une des participantes est venue donner la main à une autre qui vivait beaucoup de peine et pour laquelle chaque pas était une torture. Il en fût de même lorsque nous devions franchir des dunes ; il y avait toujours une ou deux mains charitables qui nous attendaient pour hisser vers le haut les âmes en peine. Ces élans de solidarité ont contribué à souder le groupe.

La générosité était aussi présente dans l’équipe marocaine. Ces hommes du désert étaient heureux de nous partager leur amour de cet environnement familier. Un jour, arrêtés en haut d’une dune, je regardais au loin, s’approcher les chameliers qui chantaient des chants berbères. Je me suis mise à pleurer de gratitude envers ces hommes qui prenaient tant de soin pour nous rendre le voyage agréable.

À la grande surprise et satisfaction de nos guides, ces hommes du désert qui attachent beaucoup d’importance à ce que le désert soit respecté et reste immaculé, nous avons effectué une corvée de ramassage de déchets laissés par des humains non scrupuleux. Ça a été une belle façon de témoigner à notre tour notre solidarité envers eux.

En conclusion
Lors de nos retrouvailles quelques mois après notre retour, chacun restait encore habité par les prises de conscience révélées par l’expérience du désert. Les apprentissages marquants restaient ces rendez-vous avec la lenteur et le silence et les témoignages de solidarité. Ce voyage aura été une belle opportunité de cheminer au cœur de soi tout en rencontrant l’autre différent de soi. Cela pourrait être ma définition de la spiritualité. J’y retourne cet automne et j’ai bien hâte !

Claudie Pfeifer
Éducatrice physique, professeur d'éducation somatique et de danse fonctionnelle, massothérapeute et auteure du livre « Vivre en forme sans violence, les micro-mouvements pour bouger au quotidien », IQ éditrice, collection COACH.
Claudie Pfeifer est fondatrice et directrice du centre Emballons-nous, www.centre-emballons-nous.com, Spiritours, www.spiritours.com


Les vacances : le bonheur de s’évader

Le mot « vacances » se définit comme «un repos marqué par l’absence des activités habituelles». Peu importe l’avenue empruntée quant au choix de la destination, l’important c’est de lâcher prise !

Selon les moyens financiers dont chacun dispose, l’envie de découvrir d’autres horizons tout en pratiquant un sport (vélo, ski, marche, etc.) ou encore l’urgence de se prélasser au chaud ayant comme préoccupations principales le bronzage, le sommeil et l’alimentation – dans l’ordre –, le seul moyen d’apprécier les vacances choisies demeure l’abandon total de l’esprit.

Adieu la culpabilité !
Parmi les nombreux facteurs qui nourrissent le sentiment de culpabilité, le chantage et les punitions occupent une place prédominante. Rares sont ceux qui se penchent sur les causes profondes, présentes dans la vie quotidienne de bon nombre de personnes, d’une sensation tellement intégrée qu’il devient presque impensable de remettre en question cette notion. Et pourtant ! Pour être heureux en vacances, il faut décrocher complètement du quotidien afin d’expérimenter des moments inoubliables.

Pour ce faire, il est essentiel de laisser les ennuis, les soucis, les préoccupations dans une boîte au grenier, avec le passé et l’avenir, afin de partir la tête vide. Oui, oui… la tête VIDE. Se libérer de tout tourment pour nettoyer le disque dur du cerveau et faire place à la nouveauté, la beauté, les découvertes pour laisser pénétrer des moments magiques et, surtout, pour expérimenter le plaisir unique de respirer le BONHEUR et la LIBERTÉ.

N’est-ce pas formidable d’être libre de tout conditionnement, de contrainte, d’horaire, de plan, de rendez-vous pour laisser monter une énergie vierge qui nous permet de repartir à neuf, de se recentrer ? Une solution à la portée de tous : choisir de se départir de tout stress quant aux tâches accomplies ou celles à venir au retour et… l’affaire est dans le sac. Facile à dire, n’est-ce pas ? Et pourtant, pas si compliqué à faire.

Pour y arriver, nous pouvons utiliser le processus de deuil avant chaque départ pour les vacances. En d’autres mots, laisser derrière soi l’année passée sans se sentir coupable de se lancer dans une nouvelle aventure en oubliant les collègues, le patron, la charge de travail au retour, les problèmes financiers et quoi d’autres, pour seulement se concentrer sur soi-même, ses besoins, ses désirs, son bien-être et être à l’affût de découvertes multiples. Même si le voyage s’effectue en famille, ne jamais oublier de réserver des périodes durant la journée pour se ressourcer.

Le simple fait de décrocher de la routine quotidienne, la sensation VACANCES fait son œuvre.

Sans horaire ni rendez-vous
D’aucuns craignent de ressentir la solitude s’ils ne partent pas en voyage sans être accompagnés. Erreur magistrale ! Le besoin d’être ENCORE en groupe ne fait que reproduire le quotidien. Incidemment, pour apprécier les vacances dans son sens le plus pur du terme, il est recommandé de désamorcer tout conditionnement quant aux routines déjà établies au cours de l’année.

Ainsi, se fixer des rendez-vous avec des amis pour l’heure des repas n’est pas souhaité. Établir un itinéraire très serré afin de programmer les déplacements risque de stresser davantage. Oui, il est possible de prévoir des destinations à l’avance, mais demeurer ouvert à l’imprévue favorise des vacances de découvertes, donc réussies.

Le bonheur en vacances, c’est également s’ouvrir à l’inattendu, ce qui englobe aussi les déceptions et les incidents. Il faut laisser la vie suivre son cours et l’univers offrir ce dont chacun a besoin. Être ouvert sur le monde veut aussi dire être réceptif à ce qui nous entoure. Savoir accueillir des événements nouveaux contribue à l’évolution de chacun d’entre nous, et les effets bénéfiques ne sont pas nécessairement perceptibles au moment même où l’événement se produit. S’offrir à l’aventure est synonyme de lâcher prise.

Destination bonheur
La meilleure destination est certainement celle qui convient aux besoins immédiats : calme et repos (plage), changement d’air et découvertes (culture), activités et action (sports) ou simplement visites d’amis et farniente (cocooning). Il est important de se sentir en paix avec la décision finale. Le simple fait de décrocher de la routine quotidienne, et la sensation VACANCES fait son œuvre. Ne plus chercher à contrôler, être détendu, écouter le silence, apprécier ce qui se présente ne sont que quelques moyens faciles à utiliser pour être heureux lors des périodes de relâche. Qu’il s’agisse d’un week-end, d’une ou trois semaines de repos, la capacité que nous avons de regarder autour de nous avec un œil différent sera un gage de bonheur.

Si les vacances se passent chez soi, que ce soit par choix ou par obligation, il ne faut pas se sentir misérable. Si, au contraire, la destination plus coûteuse d’une croisière se présente comme un choix judicieux, le calcul de chacune des dépenses ne doit pas faire ombrage à notre plaisir. Tout compte fait, peu importe la destination, le meilleur choix demeure l’attitude sereine et l’ouverture sur le monde extérieur sans culpabilité.

À bien y penser, le simple fait d’être en VACANCES signifie avoir l’esprit VACANT. Aucune attente, sauf celle d’être heureux pour expérimenter la sensation d’être libre… de tout.

Marthe St-Laurent
Conférencière et auteure de La femme sexuée et de Ces femmes qui détruisent les femmes – Les ravages du bitchage, Béliveau éditeur.
www.marthestlaurent.com/


La magie des plantes

Les plantes qui nous entourent ont leur raison d’être.

Au moment où vous me lisez, les arbres sont probablement couronnés d’un vert profond. J’espère que vous avez été de ceux qui ont pris le temps d’assister à la magie du printemps. C’est au moment de cette renaissance que j’ai la pleine certitude que nous sommes tous des enfants de la terre.

Aux premiers signes de chaleur, alors que nous ne savons encore que faire de nos mitaines et de nos tuques, les rues se remettent à vivre, les couples s’y promènent, les rires des enfants nous parviennent des ruelles, les amis se rencontrent, les oiseaux gazouillent… Nous sommes alors emplis d’une énergie montante, de bonheur, de vitalité.

Nous ne sommes pas les seuls à être ébranlé par ces changements, la nature attendait elle aussi cette occasion de se montrer le bout du nez. Les crocus sont les premiers à colorer nos pelouses encore inertes, puis suivent les tulipes et une multitude de plantes décoratives que je ne pourrais nommer. Je dois vous avouer que j’ai plus d’affinité avec les mauvaises herbes!

La sève monte dans les arbres tout comme la vie monte en nous. C’est lorsque leurs bourgeons éclosent que l’on peut assister, selon moi, à l’une des plus belles expression de la vie. Avez-vous déjà remarqué la beauté de la luminosité matinale à travers le vert tendre des feuilles nouvelles? Et bien je vous suggère d’y être plus attentif l’an prochain.

Cela faisait un moment que je rêvais de picnics et de robes à bretelles lorsque la vie s’est métamorphosée de la sorte. Les saisons passent si vite, j’ai bien peur de me réveiller demain sous un drap de neige immaculée.

En tant qu’herboriste en devenir, j’avais bien hâte de pouvoir renouer avec nos chers pissenlits, orties, trèfle rouges et compagnie. Je sais que pour certains les herbes sauvages sont plutôt dérangeantes. Nous avons oublié que, dans sa générosité, la mère nature a pensé à tout, elle a mis à notre disposition des remèdes accessibles, gratuits et inoffensifs. Je tiens à préciser par contre, qu’effectivement certaines plantes sont toxiques et que leur usage est à prohiber. Mais j’ai la ferme conviction que ce qui pousse autour de nous a sa raison d’être.

Effectivement, nous sommes de plus en plus intoxiqués en raison de l’air que nous respirons, des pesticides, produits chimiques et autres, pas étonnant que nous ayons de la difficulté à nous départir des pissenlits et du trèfle rouge. Ce dernier est utilisé depuis des lustres pour remettre en circulation les toxines que nos cellules accumulent, mais comme il ne favorise pas leur élimination du corps, on le jumelle souvent avec le pissenlit, celui-ci est un excellent diurétique et favorise l’excrétion des toxines via les reins.

Par contre, avant d’entreprendre un traitement de la sorte, il faut s’assurer que les reins sont en mesure d’accomplir leurs fonctions, et c’est là que l’ortie rentre en jeux. C’est une des seules plantes qui a la capacité de reconstruire les cellules des reins et donc de les tonifier. En plus, elle apporte beaucoup de minéraux, donc diminue le taux d’acidité du corps et le nourri.

Si vous voulez en savoir plus, je vous invite à venir me rencontrer lors de l’évènement Flora en Fête qui aura lieu à Montréal le 20 juin 2009, entre-temps, j’espère que j’ai pu vous convaincre que les mauvaises herbes ne sont pas seulement bonnes à être désherbées et que vous profiterez pleinement de votre été!!

Tahnie Parent
Apprentie herboriste, Flora Medicina
Invitation : Célébration des dix ans de Flora Medicina, Flora en fête, samedi 20 juin à partir de 9h au Carrefour communautaire l’Entre-Gens de Rosemont. www.floramedicina.com.

Flora Medicina vise à conjuguer les visions ancestrales, modernes, scientifiques et énergétiques des plantes avec des approches différentes de la santé, de la maladie et de la guérison.


La Bouffe du Bonheur

Y a-t-il une relation entre bonheur et environnement-écologie, entre bonheur et alimentation ? Bien sûr que oui ! Il y a du bonheur dans le fait de se sentir en harmonie avec notre environnement et de savoir que l’on participe à créer un environnement sain, équitable et prometteur de vie.

Il s’agit ici d’un appel à aller de l’avant dans notre quotidien, à oser, à sortir de nos plaintes, à découvrir comment générer des possibilités inattendues par le développement de notre plein potentiel à partir d’une activité de base : l’alimentation.

Les critiques de notre société estiment que la quête du bonheur se complique dans un monde de production / consommation, parce que notre société s'emploie à fixer notre conscience sur l'extérieur. L'homme technologique obsédé par la recherche exclusive du bonheur vivrait dans un état d’insatisfaction perpétuelle, en demeurant indifférent à ce qu'il possède et avide de ce qui lui manque.

Il est facile de critiquer ce que l’homme a fait à notre planète Terre, il est facile de critiquer les agissements de nos gouvernements ou de certains individus ; mais que fait-on dans tout cela, alors que nous en sommes conscients ?

« La pire des pauvretés n’est pas dans ce qui nous manque, mais dans l’ignorance profonde de tout ce que nous avons ». Jacques Salomé

Ce qu’on peut faire, c’est oser être soi socialement et se joindre à un groupe de consommateurs avertis, désireux de vivre dans un monde d'équité, de s’alimenter sainement et de s’impliquer, par ses achats, dans le développement de la richesse personnelle et collective.

ÉquiMonde c’est un nouveau concept de marché d’alimentation naturelle, biologique et locale permettant de s’alimenter sainement, de diminuer les coûts de son alimentation et de profiter de ristournes substantielles.

Les agriculteurs et les artisans de l’alimentation de chez-nous vivent le bonheur parce qu’ÉquiMonde s’approvisionne principalement chez eux et leur offre un prix équitable.

Les membres d’ÉquiMonde sont eux aussi heureux, et ce pour trois raisons majeures, car :

1- on leur offre des produits de 1ère qualité, biologiques et naturels, surgelés, emballés sous vide,

2- ils se partagent équitablement les profits, soit 30 % du chiffre d’affaires,

3- ils vivent la satisfaction de savoir qu’en posant un geste aussi simple que faire son épicerie, ils contribuent à un monde plus équitable et plus sain. Pour eux-mêmes et pour leur communauté.

Dans votre recherche de bonheur, osez sortir des sentiers battus et être en relation avec un mouvement émergeant, soucieux de prendre plaisir à combler nos besoins et nos désirs de s’alimenter optimalement. Bonne bouffe.

Jean-Pierre de Beaumont
Andragogue
Pour en apprendre davantage au sujet d’ÉquiMonde, il vous est suggéré de visionner le court vidéo à l’adresse :
http://www.youtube.com/watch?v=R3fVbs7U_SE ou visitez le site internet www.equimonde.com . Vous pouvez également contacter Jean-Pierre de Beaumont, au (819) 771-3604 ou par courriel à jeanpierre_de_beaumont@hotmail.com


Mal dans son corps, bien dans sa tête ?

La détérioration qui s’est produite au niveau de notre alimentation n’affecte pas seulement notre santé physique, mais aussi notre santé psychologique. Si l’on regarde de plus près la subtile chimie du cerveau, on réalise bien vite que les neurotransmetteurs sont de plus en plus perturbés. « Qu’est-ce qu’un neurotransmetteur ? », me direz-vous.

Un neurotransmetteur est un médiateur chimique qui assure la transmission d’information aussi bien au niveau du cerveau que dans le corps en entier. Les plus connus sont la sérotonine, la dopamine et la noradrénaline. C’est précisément sur la sérotonine qu’agissent les antidépresseurs utilisés couramment comme le Prozac, le Paxil, l’Effexor, etc.

Rôle de la sérotonine :

■ Régulation de l’humeur
■ Contrôle de la satiété
■ Contrôle de l’irritabilité
■ Contrôle de l’impatience
■ Contrôle de la vulnérabilité au stress

L’alimentation raffinée, la présence de pesticides dans les aliments et le fastfood affectent-ils la qualité du travail effectué par les neurotransmetteurs dans le cerveau ? La science ne peut pas encore répondre de façon précise à cette question. Lorsque les neurotransmetteurs ne sont plus aptes à livrer leurs messages adéquatement – ou pire encore, s’ils transmettent des informations inexactes – il peut en résulter de nombreux dysfonctionnements. Par exemple, en consultation je rencontre de plus en plus de gens qui sont « sympathicotoniques », c’est-à-dire des gens qui sont en perpétuel mouvement, dormant peu et étant toujours en état de tension ou de stress. Il en résulte de l’hypertension, une prédisposition aux maladies cardiovasculaires, de l’anxiété et des troubles du sommeil. Ces personnes ont un taux d’hormone du stress élevé dans le sang (cortisol plasmatique).

Un cercle vicieux s’installe peu à peu : les neurotransmetteurs ne fonctionnant plus normalement, la personne a de plus en plus de diffi culté à prendre des décisions, elle mange moins bien et elle peut même en venir à une perte du sens de sa vie… Arrive un temps où il se produit un « court-circuit » dans le cerveau et tout saute ! C’est l’épuisement, souvent appelé « burnout », un état qui flirte dangereusement avec la dépression.

Pour ma part, j’ai toujours cru qu’il existait un lien entre le dérèglement des neurotransmetteurs et le sens de la vie. Si notre « computer central » est décentré et que nos systèmes nerveux et hormonal sont déséquilibrés, il y a de fortes chances pour que nous soyons décentrés physiquement et que nous perdions le contrôle de notre existence. Et si nous mangeons de plus en plus mal, la chimie du cerveau ne peut faire autrement que de réagir devant la détérioration de la qualité des aliments.

Reprendre le volant de notre existence
Si nous reprenons le concept de santé globale – qui veut que la santé soit la résultante de plusieurs facteurs – nous devons développer le réflexe de compenser la diminution de la qualité des aliments en posant des gestes concrets dans les autres domaines de notre existence.

Prenons l’exemple d’une personne qui se sent totalement décentrée après avoir vécu une période de stress intense et durant laquelle elle a consommé du fastfood. Comment pourrait-elle retrouver son équi libre en portant une attention plus particulière aux six facettes du concept de santé globale ? Voici ce que je lui conseillerais :

■ Alimentation : devenir consciente du déséquilibre et amorcer la correction en privilégiant une alimentation vivante.

■ Mouvement : marcher quotidiennement 30 minutes en pleine nature et en profi ter pour respirer consciemment et contacter le moment présent.

■ Stress : identifier les stresseurs de sa vie et apporter des modifications là où cela est possible pour les diminuer.

■ Spiritualité : ajouter la méditation et le silence à son hygiène de vie ou pratiquer régulièrement l’exercice 6-3-6.

Cette petite progression de conscience pourrait la remettre sur son chemin de vie.

Exercice pour induire un état de relaxation : La respiration 6-3-6

■ S’asseoir.
■ La tête doit être bien centrée.
■ Faire le calme.
■ Inspirer en comptant 1-2-3-4-5-6.
■ Maintenir et compter 1-2-3.
■ Expirer lentement en comptant 1-2-3-4-5-6.
■ Répéter trois fois.

En apprenant ainsi à jouer avec les différentes composantes de notre vie, nous éalisons peu à peu que lorsque viennent des périodes plus diffi ciles, nous réussissons à les traverser avec plus de facilité. Il faut toujours mettre les six indicateurs de la santé en interaction et en complémentarité les uns avec les autres.

C’est ce que j’appelle guérir sa vie !

Dr Jean Drouin
Médecin, conférencier et auteur : « Guérir sa vie : les six clés essentielles pour gérer sa santé » aux Éditions du Dauphin Blanc.


Découvrir ce qui donne une âme à sa maison ?

En pénétrant dans une maison (le terme maison englobe ici tout lieu de vie ou de travail), on peut parfois arriver à ressentir l’énergie qu’elle dégage. On peut même y ressentir la vie. Cette notion d’énergie vitale est importante quand on sait que la qualité de l’énergie qui circule dans une maison peut affecter notre bien-être en tant qu’habitant.

Cette notion d’énergie, appelée Feng Shui (mot qui signifie « vent et eau ») n’est d’ailleurs pas récente puisque les Chinois l’utilisait déjà il y a 2500 ans dans les cimetières pour la disposition des tombes. Ce n’est que plus tard qu’il s’est étendu aux demeures des vivants, abordant la maison sous l’angle de l’énergie vitale.

L’énergie vitale ! Car il s’agit bien ici de vie ! Ne serait-ce pas cette vie qui confère à la maison sa propre couleur, son ambiance, son essence, son âme !

Mais comment rendre une maison vivante ?

Habiter une maison, c’est avant tout considérer son lieu de vie (ou de travail) comme un « être vivant » avec qui l’on va entamer une relation à plus ou moins longue échéance. Comme on ne rencontre pas quelqu’un par hasard, on n’habite pas une maison par hasard. Dans cette optique, il peut être intéressant de se demander pourquoi l’on vit dans telle type de maison plutôt qu’une autre et de considérer notre maison comme une image-miroir de nous-mêmes.

Le phénomène miroir part du principe qu’on ne peut être « touché » que par quelque chose qu’on porte en soi, et que toutes les personnes que nous rencontrons – et situations que nous vivons – ne sont pas le fruit du hasard. Qu’elles soient agréables ou désagréables, elles nous reflètent, comme un miroir, les bonnes et les moins bonnes parties de nous-mêmes (pour en savoir plus sur le phénomène miroir, voir le livre de Pierre Lassalle : Astrologie et relations humaines aux Eds De Mortagne)

En ce qui concerne la maison, c’est la même chose. Notre maison est porteuse de « qualités » et de « défauts » dont nous sommes également porteurs intérieurement.

Aussi, pour rendre une maison vivante, il faut que la relation habitant/maison soit vivante c'est-à-dire qu’on accepte de s’ouvrir à l’image-miroir qu’elle nous renvoie de nous-mêmes.

Pour cela, on peut regarder comment l’énergie y circule. Est-elle trop rapide ou trop lente ? Au niveau de la polarité, notre maison est-elle plutôt ouverte ou plutôt fermée. (Une maison « ouverte » pourra être caractérisée par les éléments suivants : maison à un niveau, grandes fenêtres, absence de clôture entourant le terrain, pas ou peu de séparation entre les pièces de vie, pas d’entrée, salon donnant directement sur la rue, etc. Une maison « fermée » pourra être caractérisée par les éléments suivants : maison à plusieurs niveaux, petites fenêtres, clôture importante entourant la maison, présence d’une entrée, pièces de vie séparées les unes des autres, etc. ) ? Comment les pièces s’organisent-elles les unes par rapport aux autres ? Y a-t-il une entrée ? Est-elle petite et sombre ou grande et lumineuse ? La cuisine est-elle plutôt à aire ouverte donnant sur le salon ou indépendante et fermée ? Etc.

Ainsi, après avoir listé les « qualités » et « défauts » de notre maison, nous pourrons essayer de voir en quoi nous portons ces mêmes qualités et défauts. Dans notre exemple de maison « ouverte », cela pourra renvoyer en positif aux occupants des qualités d’ouverture et d’accueil. En négatif, ils pourront avoir tendance à se disperser ou à se laisser envahir par les autres n’osant pas leur imposer certaines limites.

Dans le cas d’une maison « fermée », l’image positive du lieu pourra renvoyer aux occupants par exemple des qualités de concentration et une capacité à délimiter leur propre espace. En négatif, ils pourront avoir tendance à se refermer sur eux-mêmes et à rejeter les autres

C’est en faisant cet effort de se découvrir grâce à l’image-miroir que nous renvoie notre maison qu’il se crée alors un lien privilégié avec elle. Connaissant nos points forts et nos points faibles, nous pourrons alors entamer en toute conscience des transformations dans notre maison en fonction de nos transformations intérieures. Ainsi, en décidant de transformer tel défaut ou de développer telle qualité, nous saurons comment transformer notre maison de façon harmonieuse puisque cette transformation fera écho à notre être intérieur.

Et c’est de cette conscience entre l’âme de la maison et l’individualité de l’habitant que naîtra une relation vivante et que notre maison deviendra vivante. Et de cette relation intime, naîtra l’harmonie.

Thierry Seurre
Thierry Seurre est technologue professionnel en architecture et consultant en Feng Shui à l’Occidentale.
Courriel : tseu@delasagesse.qc.ca
www.delasagesse.qc.ca/fengshui.htm
Pour toute information, vous pouvez le joindre au (450) 670-3573


Bien choisir énergétiquement le lieu où on veut vivre

Avez-vous déjà remarqué des changements dans votre vie au niveau personnel après avoir déménagé sans pouvoir en élucider la cause ?

Comparons-nous à un arbre que nous voudrions transplanter. Nous vérifions, avant de le déterrer de son habitat, quel est le type de sol et le temps de l’année le plus favorable pour lui afin de ne pas l’endommager et qu’il puisse continuer à grandir. C’est la même chose pour nous. En déménageant, on doit se déraciner et se transplanter dans une énergie différente. Lorsque nous sommes conscients de l’effet de l’énergie d’un endroit, nous prenons le temps de bien choisir le lieu où on veut vivre. Emménager dans un nouvel endroit peut être une belle aventure comme devenir le pire des cauchemars. Il est donc important d’analyser les maisons que nous envisagons d’acheter ou de construire avant de prendre notre décision.

On doit d’abord choisir un environnement YIN (campagne) ou YANG (ville) avant de chercher. La forme de terrain carrée ou rectangulaire est recommandée. Observez la végétation. Si elle est en santé et luxuriante, cela augure bien pour la qualité de l’énergie de l’endroit.

Il est important également de vérifier l’emplacement de la route par rapport à la maison. Plus la route est fréquentée et la circulation rapide (comme sur une autoroute), moins bonne est la circulation de l’énergie.

Essayez de rechercher un lieu qui est entouré de vie, soit une maison, une école, un parc, un centre d’achat ou dans un milieu naturel entouré de végétation et d’animaux ou encore à la campagne. Les endroits qui côtoient des lieux reliés à la maladie, la mort ou la violence seraient à bannir, par exemple : hôpitaux, cimetière, morgue, salon funéraire, crématorium, prison, abattoir, dépotoirs, usines de traitement de déchets qu’ils soient toxiques ou non. Sont également défavorables les endroits chargés d’ondes électromagnétiques comme les lignes à haute tension, les centrales nucléaires ou électriques, les antennes transmettrices de micro-ondes, les lignes de trains électriques ou toutes autres sources de radiation électrique élevée. Une église dans le voisinage visuel attire et capte vers elle toutes les bonnes énergies, alors le fait d’être en face nous défavorise.

Allez sur le terrain, arrêtez-vous et prenez le temps de ressentir l’énergie. Informez-vous des activités (travail, loisirs) des gens habitant dans cet entourage. Est-ce qu’ils réussissent bien dans la vie ? Au niveau du bruit, y a-t-il, à proximité, une voie ferrée, un pont-levis, une ligne aérienne, une usine bruyante, une route achalandée, un pont, etc.?

Qu’ont vécu les précédents habitants ? Étaient-ils heureux, prospères et en santé ? Si c’est le cas, vous pouvez croire que l’énergie ambiante est favorable. Si, au contraire, la maison a changé souvent de propriétaire, que les gens y étaient malades ou qu’ils ont vécu divorce, suicide, accident ou faillite, alors l’énergie peut être néfaste. Tout événement heureux ou malheureux survenu sur un lieu est enregistré dans l’énergie de l’endroit et continu d’affecter les gens qui l’habitent, sauf si vous purifiez l’endroit.

Dernier conseil avant d’acheter ou de construire, allez à quelques reprises sur le terrain, à des heures différentes, pour vérifier l’ensoleillement, le va-et-vient, les odeurs et l’énergie du lieu. Ainsi vous aurez choisi énergétiquement, en harmonie avec vous, le lieu où vous voulez vivre qui vous rendra très heureux.

Johanne St-Martin
Auteure de plusieurs livres dont L’âme du décor, Guide décor Feng Shui et J’harmonise ma chambre avec M. Feng Shui.
Académie de formation Feng Shui du Québec
www.academiefengshui.com info@academiefengshui.com


Quand notre rêve peut se vivre en famille

Pourquoi pas?

On a tous rêvé d’avoir sa maison de rêve, celle qui répondrait à nos besoins et qui serait un havre de paix. Et en plus qui serait en harmonie avec nos valeurs de faire attention à la planète et à la santé des gens qui vivent dans cette maison.

J’avais ce rêve, je le chérissais depuis plusieurs années, mais cela ne semblait jamais le bon moment, ou d’autres rêves semblaient plus urgents comme de voir le monde et de voyager aussi souvent que possible. J’avais donc certains petits problèmes de logistique, tels que le manque d’argent, pas de famille et pas de copain qui voulait exactement la même chose que moi.

Finalement, en 2005, je fais le premier pas. Après avoir cherché pendant presque 2 ans un terrain idéal, j’ai enfin trouvé et décidé d’acheter à deux, 35 acres de terrain en Estrie, un retour à mes sources.

Le temps passe, je veux bâtir tout de suite et voir enfin mon rêve se réaliser. Mon compagnon veut plutôt attendre à la retraite et n’a pas du tout la même vision que moi. Finalement, après avoir discuté de plusieurs idées, après plusieurs saisons, après avoir couché sous la tente sur le terrain, après s’être remis à visiter des maisons et des terrains plus petits, je saute seule sur la construction de ma première maison.

Le plus dur pour moi est de décider que c’est un projet qui m’est important et que je le fais maintenant. Quand j’ai pris ma décision, tout semble se placer et se réaliser d’une façon plus fluide.

J’ai donc racheté la part du terrain de mon compagnon d’alors et entrepris mon rêve avec toute l’ardeur qui m’est typique. J’ai pris des cours, des ateliers sur la construction durable et les maisons écologiques et saines. Dans mon processus, j’ai même rencontré un homme qui avait la même vision que moi et voulait partager ce rêve avec moi.

Il est donc venu se joindre à moi en cours de projet et c’est en couple et ensuite en famille avec son fils qu’on a bâti cette maison et déménagé dans l’Estrie.

Est-ce possible pour tous? Je crois que oui, je crois sincèrement que lorsqu’on veut atteindre ses rêves et qu’on met toutes ses pensées et ses émotions dans son projet, alors oui, c’est possible.

Je vous entends déjà me répondre, cela a semblé facile pour vous, mais moi, j’ai telle ou telle embûche. Alors j’oublie mes rêves, car c’est impossible qu’il arrive en tête de mes priorités!

Je ne vous crois pas, j’en suis la preuve vivante. Tous mes rêves, auxquels je n’ai pas cru, sont encore en plan et non réalisés, et ceux que j’ai réussi à visualiser, à ressentir et à mettre en priorité, ceux-là sont réalisés: comme faire le tour du monde, vivre et travailler à l’étranger, bâtir sa maison de rêve en couple.

Chacun de mes accomplissements a suivi cette démarche:

1) Le rêve
a. Le voir, le sentir, l’amplifier, et y croire

2) La recherche et la planification
a. Lire, s’informer, prendre des cours, se faire aider, poser des questions
b. Faire un plan et un budget
c. Continuer de rêver et de voir sa réalisation

3) Le maintien en vie de son rêve
a. Faire des actions au quotidien

4) La réalisation de son rêve
a. Suivre la réalisation, le budget et s’assurer de prendre les bonnes décisions

5) L’accomplissement de son rêve

6) La préparation de son prochain rêve à réaliser

Et voilà, j’ai partagé avec vous ma démarche et c’est à votre tour, quel rêve allez-vous réaliser en 2009? Quels seront vos premiers pas ou premières démarches, avez-vous écrit dans votre agenda ce que vous ferez cette semaine et ce mois-ci? Avez-vous un groupe de support et rêvez-vous en vous couchant et en vous levant le matin?

Élise Lacroix et François Parent
Coach et Gestionnaires de Projets
www.batirsamaisonverte.com
Passionnés de construction et d’écologie. Ateliers : Bâtir sa maison verte.
Coaching individuel offert. Nous vous offrons de l’accompagnement pour vous aider à réaliser votre projet de construction de maison verte.


Le papier qui parle

Pour donner suite à la série d'articles sur l’envers de l'Histoire du Canada, amorcée en janvier, je vous convie dans cette édition à découvrir la véritable identité de la « princesse » au nom d’emprunt d'Hélène Robert.

« Hein! Pourquoi c'est pas ton vrai nom? » Ma petite tête de neuf ans tourne très vite. Je viens tout juste d'apprendre que son nom n'est pas son « vrai » nom. Un entrefilet, encore une autre affaire d'adultes qui croient que les enfants n'écoutent jamais quand ils parlent... Vous devinez qu'avec une telle amorce à ma curiosité, je ne lâche pas le morceau si vite. Elle, par contre, reste bien évasive devant mon barrage de questions. L'enfant curieuse se transforme en « bulldozer » l'acculant à se départir de l'identité silencieuse qui l'enveloppe.

C'est donc au compte goutte qu'elle assouvit ma soif de connaissances. La confiance s'est établie entre nous depuis qu'elle m'instruit sur ce que mon livre d'Histoire du Canada de quatrième et les adultes taisent. Sur cette toile de fond se greffe, bribe par bribe son histoire entrelacée de celle des siens.

Il y a onze nations distinctes qui habitent le territoire du Québec à l'arrivée de Cartier en 1534. Elle est de la nation abénaquise. Les Abénaquis occupent un vaste territoire central, ainsi, ils furent parmi les premiers à accueillir les colons français. De ce fait, le13 septembre 1759 pendant « l'escarmouche » entre Wolfe et Montcalm sur les plaines d'Abraham ou le sort géopolitique du Québec se décida, les Anglais firent aussi un raid beaucoup plus sanglant dans Odanak, son village situé sur les abords de la rivière St-François. Le but avoué était d'exterminer les « Abénaquis » qui devenaient très dérangeants à la quête anglaise de territoire.

C'est à l'orée du jour que le Major Robert Rogers et ses hommes prirent le village d'assaut. Ils tuèrent la majorité des habitants d'Odanak pendant leur sommeil. Hommes, femmes et enfants furent massacrés sans la moindre chance de se défendre. Les scalps, parfois prélevés sur des êtres encore vivants, étaient vite amassés par les soldats qui croyaient consacrer leur supériorité raciale par l'accumulation de ces trophées sanguinaires. Les quelques survivants abénaquis qui réussirent à s'enfuir firent face à la famine; les réserves de nourriture et le village entier étant réduits en cendre. Les yeux de « Ma princesse » au pseudonyme portent la douleur de l'histoire de sa nation, ses mots voilent à peine ses larmes. Transportée loin des images des « cowboys et des Indiens », bien assise à la table de cuisine, j'écoute le reste du récit captivant.

Elle — « Sais-tu qu'à cette époque, les enfants Abénaquis n'allaient pas à l'école? » Moi — « Non? Ah, les chanceux! »

Ils apprenaient tout ce dont ils avaient besoin pour survivre en suivant leurs ainés. Par les contes et les légendes de la Nation retransmis méthodiquement de génération en génération, l'Histoire reste bien vivante chez les premiers habitants. Tout le peuple devient « la mémoire »!

L'écriture savamment tournée des textes des « visages pâles » impressionnait les premiers habitants. Quelle invention intéressante! Un papier qui parle! Le problème majeur pour eux était de discerner les nuances parfois énormes entre les propos du papier parlant et la langue souvent fourchue de l'homme blanc qui en faisait le récit. L'exactitude intègre de la retransmission orale de l'Histoire obligeait les peuples des premières nations à cultiver la précision de transmission de « leur mémoire collective », car les générations futures en dépendaient. La gratuité et la cruauté de ce génocide, perpétré sans autre provocation que celle de se trouver sur le chemin vers Québec, donc à un point stratégique pour l'offensive, sont encore vivantes dans l'Histoire orale abénaquise.

L'aberration des scalps est de loin la partie la plus étrange de notre rapport avec les premiers habitants. C'était là un fait rare et un acte de grande bravoure pour un jeune guerrier avide de prouver sa valeur. Cet acte isolé découlant de lois tribales ancestrales a toutefois pris des proportions grossières et démesurées quand les Anglais se mirent à offrir des pièces d'argent et de métal précieux en échange de scalps.

Pour les premiers habitants qui étaient encore à l'âge de pierre à l'arrivée de Cartier, le métal était un bien très « précieux ». Il leur permettait de se défendre à armes égales... Ou presque! En plus d'apprendre la fabrication métallique d'outils usuels, ils devaient aussi maitriser le tout nouvel arsenal auquel ils faisaient face dans leurs rencontres politiques compliquées et brutales avec les « blancs ». L'argent et le métal apportés par les scalps avaient alors une importance capitale. L'économie entière de leurs communautés basculait vers les biens de consommation apportés par les intrus. En subtilisant ou achetant leurs fusils et munitions, ils optèrent pour la survie.... Ouf! Dire qu'on se félicite à la maitrise d'un gadget technologique qu'on n’a pas à fabriquer avant de l'utiliser... On pourrait facilement voir les Anglais comme des brutes, mais dans la vraie histoire, rien n'est tout blanc... Ou tout rouge.

Mais pourquoi a-t-elle changé son nom? Elle devait camoufler son véritable héritage culturel pour survivre et pouvoir exercer ses talents dans la société québécoise de race blanche, l'« autre » monde! Alanis O'bomsawin s'est habillée d'Hélène Robert. Bizarre... J'étudie les tables de multiplication pour l’examen que Mère Marie-Carmélite donnera demain. Au fait, quel est le vrai nom de ma maitresse d'école de quatrième? ... Que c'est difficile d'étudier! Le moteur du « bulldozer » est en marche rapide. Hélène... Oups! A-l-a-n-i-s reviendra bientôt, son Histoire n'est pas finie.

Suzanne Rémillard,
Artiste-fondatrice de l'Instant Présent « Le » centre humaniste à Montréal depuis 1995 dédié exclusivement aux Arts, Santé et Spiritualité.
www.instantpresent.ca (514) 381-1140


La spiritualité laïque
Pour une spiritualité de la vie en mouvement…

Des religions ont enseigné une spiritualité de la mort. Vivre en fonction d’un ciel et l’évitement d’un enfer ainsi que la stagnation des doctrines et des dogmes ne favorisent pas un cheminement évolutif et épanouissant. En vivant une laïcité saine, une spiritualité de la vie surgit. Travailler à faire son bonheur sur terre et celui des autres, c’est cela la spiritualité de la vie. Ce n’est pas préparer quelque chose qui ne sera pas ou sera peut-être…mais embellir quelque chose qui est.

Tout en étant présents de corps, nous pouvons être des grands absents. Pour cheminer et grandir, il nous faut être – présent – cultiver une présence de qualité à soi jusqu’à être bien dans sa peau et s’aimer vraiment. Présence aux autres, chaque personne est unique et peut dégager des ondes positives insoupçonnées. Présent à tout ce qui nous entoure, aux objets, à la nature, aux paysages, aux évènements, à la vie. Savoir être. Prendre le temps d’être et c’est tout… pour regarder, sentir, écouter, toucher, goûter, de par nos cinq sens externes et internes qui nous font découvrir l’immensité qui libère, la beauté apaisante, les vraies richesses, les priorités de la vie, l’essence de la vie. Laisser ce que nous découvrons nous envahir, nous imbiber de bien-être. De corps, d’âme et d’esprit présent en ce qui unit et qui est Vie. Contempler, c’est regarder un paysage, une fleur, un arbre, un petit caillou, une peinture ou un tableau, mais le regarder assez longtemps pour qu’il nous parle… Ce que l’on contemple entre en soi. La contemplation aide à retrouver son cœur d’enfant qui ne se questionne pas mais se laisse pénétrer. Par la contemplation, je ne pense pas, je ne réfléchis pas, l’idée ne prédomine pas, c’est le cœur qui s’ouvre. La contemplation s’implante par l’habitude de la méditation.

Cette plénitude de – présence – envahira notre esprit qui ensuite guidera nos pensées et nos comportements.

Il importe de prendre le temps qu’il faut. On vit au siècle de la vitesse, on court, on a toujours quelque chose qui presse, on n’a pas le temps de méditer. Pourtant, quand on juge que quelque chose a de l’importance, on trouve le temps. Les personnes qui s’accordent des temps de méditation quotidienne – se sentent plus spirituelles, c’est-à-dire qu’elles ressentent une énergie, une force qui immerge de l’intérieur. La méditation étant, selon moi, une pratique importante pour atteindre l’équilibre, la santé et la sagesse, il devient tout aussi important de lui accorder tout le temps qui lui est essentiel.

Le but de la méditation est de cultiver les états d’esprit qui contribuent à la paix et au bien-être et d’éliminer ceux qui n’ont pas ces effets. La source du véritable bonheur réside dans un état d’esprit plutôt que dans des conditions extérieures à nous. La méditation, c’est aussi la réflexion raisonnable sur un point particulier. C’est la phase en laquelle l’intellect s‘active. C’est l’arrêt pour réfléchir sur les réalités de ce monde visible par rapport à nos valeurs ou à notre idéal de vie. C’est le temps que l’on prend pour se pencher sur un problème personnel ou particulier, pour laisser monter en soi ce que l’esprit suggère, insufflant quelque chose de meilleur que les décisions hâtives et sans réflexion. Méditer, c’est aussi se mettre à l’écoute de la petite voix intérieure qui nous interpelle lors d’un événement particulier.

Vivre sa spiritualité, c’est aussi se référer à ses valeurs et à ses balises.

En ces moments de méditation passive, il ne faut pas tenter de dire ou de faire quelque chose, ne plus agir, mais être agie…. C’est le ver à soie qui se transforme en papillon, ouvrant ses sens internes qui sont du domaine de l’esprit. On se sent alors aimé, travaillé, amené à un calme et à un repos insoupçonnés, à demi conscient. Les fruits : goûter la paix, sentir une providence, percevoir une lumière pour sa vie future ou pour une situation présente, entendre l’espérance, et que sais-je encore…

Quelque fois, au début, il peut arriver qu’on ait l’impression de perdre son temps, mais il arrive aussi qu’à la dernière minute, juste au moment d’abandonner pour se consacrer à autre chose, on ressente un courage nouveau pour entreprendre la tâche qui nous attend. On peut aussi se sentir investi d’un sentiment de bonté, de profonde gratitude envers la vie, etc.…

Lorsque se terminent ces moments sublimes d’intériorisation, une sérénité inaltérable nous habite et nous fait cheminer dans la voie du bonheur.

S’envoler vers les sphères de l’esprit et de l’âme pour y être pétri d’humanité, c’est ça la spiritualité laïque.

Andréa Richard
auteure de Femme après le cloître, Au-delà de la religion et l’Essence de la vie, Éditions du Septentrion


La vivance, - une qualité d’être au monde

Je pense avoir inventé ce mot dans les années soixante dix, dans un poème amoureux où je tentais de dire combien l’amour me semblait être le ferment d’une vivance capable d’amplifier la vie. Mais peut être ce mot, avait-il été déjà découvert avant, quoi qu’il en soi, je l’ai souvent utilisé car je trouvais qu’il convenait bien à l’expression de plusieurs de mes thèmes autour des vibrations que secrète (ou non) la vie en l’intérieur de nous à l’occasion de certains évènements, moments privilégiés ou émotions fortes.

La vivance est une qualité d’être qui nous habite et dynamise le potentiel de vie qui est en chacun. Elle relève d’une dimension vibratoire qui crée une alchimie particulièrement active entre nos pensées, les ressources de notre créativité, les élans de notre imaginaire et les accords possibles avec la réalité qui nous entoure.

La vivance nous permet d’être plus présent au présent et aussi, c’est une de ses qualités, de gagner sur le malheur, de combattre le mal de vivre ou de se laisser aller dans l’errance infinie de la victimisation. Elle confirme et nourrit notre confiance non seulement en nous mêmes mais aussi dans les autres et même en l’avenir. Surtout l’avenir que je ressens depuis quelque temps non fiable, si incertain qu’il n’est pas certain qu’il puisse accueillir la vie de mes petits enfants. Un avenir violenté par ce que nous faisons, imposons aujourd’hui à la planète et à nos semblables. Violences visibles et moins visibles liées aux tromperies, aux mensonges des certains hommes politiques, aux malversations à l’échelle planétaire de certains individus protégés par leur anonymat, au surgissement de crises financières et économiques déclenchées par l’aveuglement (ou l’habileté) de ceux qui peuvent jouer avec l’argent, les économies du plus grand nombre.

Je crois qu’en période de crise, il faut prendre garde d’éviter un repliement sur soi, un enfermement dans la bulle de ses intérêts personnels, une fixation autour d’une vision paranoïaque concernant nos gouvernants et aussi nos semblables, même si chaque jour apporte la preuve de leur nocivité, de leurs prédations dans beaucoup de domaines. Je crois qu’il faudra éviter de rester dans des comportements d’auto protection liées à la survie en oubliant la solidarité, l’engagement dans des actions de lutte et de confrontation. Je crois qu’il nous appartient de rester un témoin de la Vie. C’est peut être cela le sens de notre passage sur terre, le maintient, l’épanouissement de la Vie sous toute ses formes, même si aujourd’hui nous sommes à l’origine de beaucoup de violences à son égard. Au delà d’un travail sur soi, pour maintenir au plus haut notre potentiel de vie, il nous faudra militer, s’associer, se concerter pour faire un contrepoids au développement de la souffrance, au grandissement de l’injustice, à l’expansion de la misère et surtout de la faim et de la non éducation de millions d’enfants.

Au final, s’appuyer sur sa vivance pour s’engager auprès des plus démunis.

Jacques Salomé
Auteur de plusieurs livres dont : Et si nous ré inventions notre vie. Ed du Relié, Aimer c’est plus que vivre. Ed Trédaniel, A qui ferais-je de la peine si j’étais moi-même. Ed de l’Homme.
www.j-salome.com


La chose la plus précieuse au monde
Le temps est plus précieux que l'argent

On peut toujours gagner plus d'argent, mais jamais plus de temps.

En pleine récession, où nous sommes tous touchés de près ou de loin par cette crise, je ne peux voir que des opportunités. Bien que remplie de compassion pour les gens qui se font déstabiliser par la perte de clients ou la perte de leurs emplois, je vois cette période creuse comme l'opportunité rêvée de réajuster notre tir. Non seulement au niveau du travail, mais sur la qualité de notre vie dans son ensemble. D'ailleurs, on ne le fait jamais assez souvent.

La nature humaine est ainsi faite qu'on doit se retrouver en situation de crise pour réagir ou bouger. Le confort ou « pseudo-confort » endort. Le fait que l'essence se retrouve à 1,50$ a fait qu'on s'est tous préoccupés de l'environnement et des moteurs à essence. Quand notre conjoint nous annonce qu'il ou qu'elle nous quitte, on dit être prêt à tout faire pour changer! Notre patron veut couper notre poste ou un client veut partir? Encore ici, on est prêt à tout pour améliorer la situation.

Je vous invite à prendre cette période plus difficile pour vous poser des questions sur vos relations. Surtout, sur la qualité de vos relations. Relations familiales, relation amoureuse, relations amicales et relations d'affaires. Passez-vous du temps de qualité avec des gens qui vous inspirent et qui partagent vos valeurs profondes? Ou passez-vous plutôt beaucoup de temps avec un peu tout le monde qui est sur votre passage.

On serait porté à croire qu'en affaires, tous les clients sont les bienvenus. Mais je me suis aperçu, après quelques années, que 20% de mes clients drainaient 80% de mon énergie. Et que 20% de mes clients apportaient 80% des revenus à l'entreprise. J'ai toujours tout fait ce que j'ai pu pour plaire à tous mes clients. C'est dans ma nature et dans la nature, je crois, de tous les entrepreneurs qui ont le souci du service à la clientèle et qui veulent réussir. Mais j'ai réalisé que certains clients étaient impossibles à satisfaire. Le meilleur de notre entreprise, nos meilleurs efforts collectifs, n'étaient pas encore assez bon pour eux. Je devais donc corriger la situation.

Je vous concède que je me trouvais complètement fou de considérer congédier un client. Mais la première fois que je suis passé à l'action, c'était comme si on avait enlevé un poids énorme de mes épaules. Et pour ceux qui s'interrogent, les revenus perdus ont été remplacés plus vite que je ne l'aurais imaginé. J'étais revenu aux principes de base de la loi d'attraction qui enseigne de focaliser sur le bon, le positif. Et depuis, j'hésite beaucoup moins avant de laisser aller un client.

Dernièrement j'ai même écouté un prospect pendant 20 minutes nous expliquer dans nos bureaux ce qu'il faisait et comment nous devrions faire notre travail pour l'aider. Oui oui! Il nous disait ce qu'il attendait de nous et ce que les autres avant nous avaient fait. Alors à la seule occasion où j'ai pu émettre mon opinion, il s'est vite empressé de me couper la parole pour reprendre son monologue. Il a rejeté du revers de la main ce que j'avançais comme piste de solution. Finalement, quand il n'avait plus de souffle ou de mots à dire, j'ai pris mon courage à deux mains pour lui avouer que je ne croyais pas que nous étions un bon fournisseur pour lui. Vous auriez dû lui voir la « fraise »! Je l'ai senti insulté. Mais je peux vous assurer que nous nous sommes tous les deux sauvés beaucoup de temps et de complications futures en ne faisant pas affaires ensemble.

« Plus grand est l'obstacle, et plus grande est la gloire de le surmonter. » Molière

Avez-vous besoin de « congédier » un ami? Un conjoint? Un patron? Un membre de votre famille? Le temps est précieux et les heures que vous perdez à tentez de « passer au travers » de certaines situations ne seront jamais récupérables. Surtout que ce temps précieux est gaspillé et pourrait être utilisé à vous faire plaisir. À vous rapprocher de gens qui vous ressemblent et que vous aimez. Autant dans votre travail, avec des clients qui vous font confiance et qui veulent progresser dans la direction que vous proposez. Qu'avec des amis qui vous sont chers et qui ont des valeurs que vous partagez.

Jimmy Sévigny, un conférencier-motivateur, a perdu plus de 300 livres après avoir frôlé la mort alors qu'il était adolescent et que son poids était hors de contrôle. Il demandait à une famille lors d'une consultation, qu'est-ce que vous feriez avec 86 000$ par jour si je vous disais que rien de ce montant ne peut être gardé pour le lendemain? Tous ont répondus : « on dépenserait tout! » Et Jimmy de répondre, c'est exactement ce que vous devez faire avec le temps. 86 000 secondes à tout les jours et quand la journée est fini, rien n'est transférable ou récupérable. Réfléchissez bien à comment vous « dépensez » vos 86 000 secondes.

Bon courage et n'attendez plus pour passer à l'action. Bâtissez la vie dont vous rêvez dès maintenant.

Yannick Therrien
Yannick est père de famille monoparentale et reconstituée, dirigeant d'entreprise, conférencier, auteur et professeur à l'université. Son propre processus de résolution de problèmes et son désir de venir en aide aux gens l’ont motivé à écrire son livre « Tout Pour Réussir ».
www.ToutPourReussir.net


La sexualité Yin

Qu'est-ce que c'est et pourquoi est-elle vitale pour la femme du XXIème siècle?

Où commence la voie de la sexualité consciente? J'ai le sentiment que nous la rencontrons d'une multitude de façons : de notre profonde souffrance et grand désespoir à des moments où nous pressentons quelque chose de bien plus grand que nous-mêmes. La sexualité Yin n'est pas quelque chose de nouveau, elle est avec nous depuis que l'être humain existe. Cependant, avant de commencer à définir ce qu'est la sexualité Yin, il faut d'abord parler de ce qu'elle n'est pas, et pour ce faire, nous devons examiner les habitudes sexuelles des êtres humains en ce début de XXIème siècle. Aujourd'hui, la plupart des gens sexuellement actifs le sont par des "actes" liés au principe Yang. Il y a une infinité de ressources disponibles aux adultes sur "comment" avoir des relations sexuelles, faire l'amour, intensifier l'orgasme, etc. Cependant, très peu mentionnent l'acte "d'être" ou de "non-faire" dans la sexualité. En fait, il se pourrait que l'on n'associe pas le "non-faire" et la sexualité car le sexe est un acte n'est-ce pas ?

Avant de découvrir l'état "d'être" avec l'énergie sexuelle, j'avais toujours été sexuellement "active" seule puisque la sexualité était simplement un prolongement de ma joie, de l'amour de la vie et de mon propre corps. Le plaisir me motivait à constamment rechercher plus l'amour de moi-même. Cependant, après avoir découvert la sexualité avec "autrui", j'ai commencé un voyage dans une version plus inconsciente de la sexualité. Ce manque de conscience m'a conduite à expérimenter une nouvelle voie. Le fait de dévoiler la sexualité Yin dans ma propre vie en m'ouvrant à la sexualité consciente a débuté de manière dramatique. Une NDE, une expérience de mort imminente (near-death experience) causée par un viol a mis fin à mes comportements inconscients et a évoqué quelque chose de complètement nouveau. Une fois que j'étais sûre que j'allais vivre, j'ai pris conscience que je ne voulais pas seulement survivre mais grandir ! Ainsi a commencé mon incroyable voyage vers la découverte d'une conscience plus élevée dans le contexte de la sexualité. De nombreux événements m'ont révélé qu'il y avait une autre dimension de la sexualité : la sexualité sacrée.

Très tôt je suis tombée sur des livres qui ont beaucoup compté pour moi : L'art de l'extase sexuelle de Margo Anand, L'art de l'amour conscient de Charles et Caroline Muir, et de nombreux livres de Mantak Chia. La lecture de ces livres m'a ouvert le Cœur et l'esprit et m'a inspiré à développer ma conscience autour de mon énergie sexuelle. Quelques années plus tard, j'ai rencontré un formateur des pratiques sexuelles taoïstes et j'ai commencé à apprendre et à pratiquer en profondeur les techniques de qi gong et de qi gong sexuel. C'était il y a dix ans. Ces dix dernières années, mes recherches m'ont montré qu'il y avait très peu d'informations disponibles qui expliqueraient comment j'expérimentais mon "moi", mon corps et le monde.

A travers une étude et une pratique intensive et l'alchimie sexuelle et du qi gong, un thème a progressivement commencé à émerger : la sexualité Yin. J'ai réalisé que toutes les voies que je prenais décrivaient tous les aspects du "comment faire" et du "faire" de la sexualité. Cependant, aucune de ces voies n'investissaient du temps et de l'attention à décrire le côté "être" de la sexualité. Grâce à une pratique très approfondie et zélée de l'utilisation de l'Œuf de Jade en même temps qu'une conscience profonde de mon énergie, j'ai découvert quelque chose de très féminin et j'ai reconnu que les origines féminines, bien que, pour la plupart, perdues en termes de tradition écrite et orale, continuaient à vivre à l'intérieur de notre propre corps.

La sagesse du Féminin réside dans notre utérus (il est important de mentionner ici que même si une femme a eu une hystérectomie, elle a encore son utérus éthéré et a toujours accès à son centre de sagesse). Pour accéder à la sagesse de notre utérus, nous devons apprendre tout d'abord à reconnecter notre Cœur et notre utérus. Le Cœur joue un rôle vital dans l'ouverture, l'accès et la guérison de l'utérus et des organes génitaux. Chez les femmes, le Cœur est le pôle "Yang" (le Cœur Yang), l'utérus est le pôle "Yin" (le Cœur Yin) et quand nous harmonisons et équilibrons ces pôles, nous commençons un processus alchimique interne de transformation profonde et d'évolution. Notre sexualité commence à gagner en maturité et à s'épanouir vers quelque chose que j'appelle la sexualité centrée sur le Cœur. Celle-ci comporte des expressions équilibrées des aspects du "faire" et de "l'être" qui mènent la personne vers une maturité naturelle et organique de sa nature psycho-sexuelle.

L'approfondissement de ce processus de maturation est l'un des plus grands cadeaux que j'ai reçu de mes dix années de pratique de l'Œuf de Jade. Comme mes énergies sexuelles et émotionnelles ont commencé à s'harmoniser, elles ont commencé à créer une puissante énergie synergique que la plupart d'entre nous connaissent : la compassion. Elle est un ingrédient indispensable de la voie de la sexualité consciente. Elle est aussi un effet secondaire profond de la pratique de la sexualité Yin. Si nous reconnaissons et valorisons de plus en plus consciemment la sexualité Yin et que nous choisissons de la cultiver dans nos vies, nous commencerons à percevoir un grand changement sur la planète. Il a déjà commencé. De façon générale, on constate un mouvement vers la redéfinition de la sexualité surtout chez la femme.

En tant qu'espèce, nous commençons aujourd'hui à passer d'un modèle "fonctionnel" de la sexualité (où l'on se concentre sur les parties du corps, les hormones, les techniques, etc) à un modèle "signifiant" de la sexualité (en découvrant le but de "l'énergie de la force de vie" et de son impact sur notre bien-être et notre évolution). Ce changement global de nos consciences fait partie des grands cadeaux de la sexualité Yin : "Vivre l'art d'être un être vivant et succulent à part entière".

Saida Désilets, Ph.D.
www.thedesiletsmethod.com
Pour information séminaire de Saida Désilets, PH.D., au Québec
chantaldrapeau@hotmail.com