Archives de la catégorie: Au fil des saisons

Au-delà des gènes – Partie 1

Quelles sont la part de l’inné et celle de l’acquis dans notre identité, notre destin et notre longévité?

La génétique suggère depuis peu l’influence de la perception et de la psychologie sur notre biologie, notre physiologie et notre hérédité. Ceci nous permet d’entrevoir la multitude de traces, au-delà des gènes, que laissent les événements de la vie et la manière dont ces traces peuvent moduler la suite de notre existence.

La science d’aujourd’hui réfute enfin le tout génétique triomphant et le déterminisme pour s’intéresser à l’épigénétique, c’est-à-dire à tout ce qui peut influencer l’expression ou non de notre bagage héréditaire.

L’épigénétique se veut l’étude révolutionnaire des changements modifiant l’expression des gènes sans mutation de l’ADN. Les dernières avancées scientifiques prouvent en effet qu’il y a une marge de manœuvre pour la cellule sur son destin.

Selon Bruce H. Lipton, biologiste cellulaire, le secret de la vie réside non pas dans notre génome, mais dans les mécanismes de la membrane de nos cellules. Dotée de récepteurs, chaque cellule syntonise les différents signaux de l’environnement et contrôle la lecture des gènes à l’intérieur de la cellule.

D’autres scientifiques de l’Institut Weizmann ont déterminé la cascade de processus moléculaires qui « allume » ou « éteint » des gènes spécifiques au sein de la cellule. Entre les gènes et les caractères qu’ils expriment, il faut donc supposer un niveau de régulation.

Bref, bien que nous ne puissions pas altérer la séquence de notre ADN, nous avons un pouvoir sur les mécanismes qui activent et désactivent nos prédispositions génétiques. Ainsi nos pensées, nos émotions, nos attitudes, nos croyances et nos perceptions déterminent l’expression de nos gènes en régulant notre physi­ologie interne.

Les scientifiques du domaine ont aussi récemment découvert deux biomarqueurs épigénétiques importants qui permettent de reprogrammer l’expression et la longévité de nos cellules. En effet, le taux de méthylation de l’ADN et la qualité des télomères peuvent renverser le vieillissement précoce et prévenir le développement de nombreuses maladies.

Ces conclusions élargissent notre perspective sur la longévité et soutiennent l’importance du rôle du mode de vie sur la santé et l’hérédité. Plus directement, ces découvertes assurent des progrès sans précédent dans l’écriture de notre destinée humaine.

Conseil pratique
Ces suppléments augmentent l’activité de la télomérase,  une enzyme qui renouvelle et rallonge les télomères :

  • Vitamine B12 et acide folique méthylées réduisent le stress oxydatif et protègent l’ADN
  • Astragale, plante adaptogène riche en molécules antioxydantes qui activent la production de télomérase
  • Vitamines C et E et curcumine préviennent les dommages aux télomères et à l’ADN

 

Shaamal (Joanne) De Grace| Naturopathe agréée, membre de l’ANAQ, elle vous offre ses 25 ans d’expertise en matière de santé globale. | Fondatrice propriétaire du Centre Quintessens et facilitatrice du programme Tao, une démarche de conscience intérieure. | Coach spirituelle, professeure de méditation et yogi, elle vous invite au cœur de vous-même par le biais de retraites, d’ateliers ou de rencontres privées. Suivez son blog et ses articles. | www.lavoiedutao.com | www.centrequintessens.com | 819-778-0900

L’épigénétique : votre fourchette influence votre ADN!

« Ce n’est pas de ma faute, c’est dans mes gènes! » est une phrase que j’entends souvent en clinique. Pour certains, cela signifie que l’on peut manger pratiquement n’importe quoi sans prendre une once tandis que pour d’autres, il existe un plus grand risque de développer certaines maladies.

Et si nos gènes ne contrôlaient pas notre destin et que des actions comme celles liées à notre alimentation pouvaient changer leur expression? Cela pourrait avoir toute une influence sur la façon dont on pourrait prévenir et traiter plusieurs problèmes de santé.

On appelle « épigénétique » cette science qui étudie l’influence de notre environnement sur nos gènes, tandis que la nutrigénomique étudie plus spécifiquement l’influence de notre alimentation sur eux.

Ce que l’on mange, notre niveau d’activité physique, la qualité de notre sommeil, nos pensées et nos relations avec les autres auraient le pouvoir d’allumer ou d’éteindre certains gènes. Oui, comme un interrupteur. Nous avons donc la capacité d’allumer les gènes qui nous prédisposent à certaines maladies comme la dépression ou le diabète. Par exemple, les bleuets, le thé vert ou encore les sulforaphanes du brocoli sont reconnus pour aider à réparer les dommages à notre ADN grâce à leur richesse en antioxydants, en prévenant entre autres le déve­loppement de certains cancers. Nous n’avons donc pas besoin de nous asseoir et d’attendre de devenir malades : nous pouvons agir dès maintenant.

On est ce que l’on mange, mais connaître l’impact que peut avoir notre alimentation sur nos gènes donne une autre perspective à cette idée. D’après le biologiste cellulaire Dr Bruce H. Lipton, le secret de la vie résiderait dans nos membranes cellulaires et non dans notre ADN comme on l’a pensé pendant longtemps. Les membranes de nos cellules reçoivent des signaux de l’environnement avant d’exprimer ou non certains gènes. Heureusement, grâce à l’épigénétique, nous pouvons influencer nos gènes par le biais de notre alimentation et de notre style de vie. Nos gènes ne sont pas notre destin, mais la première ébauche du scénario d’un film. Beaucoup de changements sont possibles lors du processus de création, c’est-à-dire de notre vie. Alors à nous de faire nos choix.

Julie Goulet| Titulaire d’un baccalauréat, d’une maîtrise et d’un doctorat en nutrition de l’Université Laval. Membre de l’Association des Naturopathes Professionnels du Québec (ANPQ). Clinique Multi 555 St-Joseph (2ième étage), Gatineau

Attention… des essences aromatiques pour la concentration

Autant chez les petits que chez les grands, les troubles d’attention et de concentration sont de plus en plus présents de nos jours. Avec nos horaires surchargés et les sti­muli qui viennent de partout, notre attention est dispersée et notre esprit souvent agité et embrouillé. Les émotions que l’on vit à chaque instant influencent également notre état d’être et de penser. Il ne faut pas banaliser notre expérience
humaine, qui se vit à travers tous nos sens à tout moment… que l’on soit en pleine conscience ou non.

En plus de la méditation et de la pleine conscience qui continuent­ de prouver leurs bienfaits sur la concentration et le bien-être général, voici quelques essences aromatiques pouvant aider à calmer le mental et les émotions, éclaircir la pensée, favoriser la concentration et apporter un bien-être.

Il suffit d’inhaler ces essences pour qu’elles voyagent directement à notre cerveau, plus précisément au niveau de la zone limbique, qui influence entre autres le système nerveux (la respiration, la gestion­ des émotions et du stress, le rythme cardiaque, la pression artérielle, la mémoire et l’équilibre hormonal). En quelques respirations profondes et conscientes, vous ressentirez leurs bienfaits dans tout votre être. Plusieurs de ces huiles essentielles ont des propriétés toniques, régulatrices et harmonisantes du système nerveux.

Le basilic exotique (ocimum basilicum) apporte le calme tout en favorisant la concentration et en stimulant notre créativité.

L’encens oliban (boswellia carterii) favorise un état méditatif, calme et attentif et permet une meilleure présence dans le moment présent.

La menthe poivrée (mentha piperita) éclaircit nos pensées par sa fraîcheur tonifiante et stimulante et nous aide à nous concentrer sur le moment présent.

La pruche (tsuga canadensis) nous recentre et calme l’anxiété en favorisant notre concentration ici maintenant.

Le petit grain bigarade – feuille (citrus aurantium) par sa douceur calmante nous aide à nous déposer et à mieux gérer l’hyperactivité, les stress et les émotions, favorisant ainsi la concentration.

Notre esprit peut être vu comme l’eau d’un lac : s’il est agité, il s’embrouille… En prenant le temps de se déposer, de se calmer, l’eau devient plus claire, l’esprit aussi… une respiration à la fois.

Calme, paix et harmonie en votre être!

Ce qui m’inspire

Jutta Lenze, dans son
livre Les huiles essentielles féminines, nous partage
son approche sensible et globale de l’aromathérapie en intégrant les dimensions corporelle, psychoémotionnelle et spirituelle.

Conseil pratique

Synergie concentration à diffuser au besoin durant la période des devoirs :
• Menthe poivrée (mentha piperita) : 5 gouttes
• Citron (citrus limon) : 5 gouttes
• Basilic exotique (ocimum basilicum) : 5 gouttes
• Ravintsara (cinnamomum camphora cineoliferum) : 5 gouttes

À diffuser dans la pièce au besoin pour favoriser l’attention et la concentration.

https://www.sain-et-naturel.com/huiles-essentielles-tdah.html

 

Josee Theriault, N.D. | Aromathérapeute, enseignante d’aromathérapie intégrale à Gatineau depuis 2004 | Auteure du livre L’aromathérapie simplement, publié en 2004. | Animatrice de groupes de méditation « Conscience en Soi » | naturopathe, énergéticienne, massothérapeute, coach, membre de l’ANPQ et de la RMQ. | Pour s’épanouir en santé. MANATURE Santé Détente | www.joseetheriaultnd-intuitive.com | 819-921-2746  

La force vitale : notre pouvoir véritable

Depuis le nuit de temps, les sages savent que notre pouvoir véritable réside dans la capacité de préserver la force vitale et d’être résilients face aux changements de la vie.

Nous vivons cependant dans un monde complexe où nous devons sans cesse nous adapter. Ce monde qui n’a plus de frontières ni de temps sape de manière importante notre force de vie, si bien qu’elle en devient prisonnière et finit par s’user. La santé se détériore alors, et nous devenons vulnérables.

Qu’est-ce que la force vitale?
En naturopathie, la force vitale est le fondement d’une santé globale. Elle nous insuffle l’endurance, la vigueur, l’harmonie et la longévité.

On ne peut rien sans la force vitale.

Cette énergie intelligente et mystérieuse maintient la vie en équilibre en unifiant le corps, l’âme et l’esprit.

Surnommée Qi, Chi ou Prana, celle-ci est respectée dans de nombreuses traditions puisqu’elle dirige et organise les processus physiolo­giques, biologiques et énergéti­ques de notre matière. La force vitale fortifie notre terrain, augmente nos capacités d’adaptation et encourage l’autoguérison.

Savoir la préserver, c’est assurer l’expression de notre pouvoir véritable.

Comment préserver la force vitale?
D’abord, nous devons nous en responsabiliser. Pour faire face aux défis qui nous attendent, favoriser une bonne hygiène de vie influe directement sur notre bien-être en aidant le corps à se régénérer par des moyens naturels. Certes, la force vitale circule plus librement, et le corps, n’étant pas en mode réaction, peut rétablir plus rapidement son harmonie intérieure.

Cinq conseils pour préserver sa force vitale 

  • Considérer les plantes adapto­gènes (rhodiola, ashwagandha, cordyceps, par exemple) pour
    augmenter sa résistance au stress;
  • Ralentir et accueillir les changements avec conscience pour revenir dans le cœur;
  • Respirer, méditer et faire preuve d’amour envers soi-même en res­pectant ses limites et ses besoins;
  • Adopter un mode de vie sain et équilibré et choisir une diète adaptée à sa constitution;
  • Faire des cures de nettoyage au changement de saison.

Enfin, manifester son pouvoir véritable est en lien avec le rapport à soi, sa vie et la force ultime qui nous anime.

Pour vivre la vie qu’on aime avec courage, persévérance, patience et amour, la force vitale nous accom­pagne tout le long du chemin. C’est à nous de veiller sur elle.

Shaamal (Joanne) De Grace| Naturopathe agréée, membre de l’ANAQ, elle vous offre ses 25 ans d’expertise en matière de santé globale. | Fondatrice propriétaire du Centre Quintessens et facilitatrice du programme Tao, une démarche de conscience intérieure. | Coach spirituelle, professeure de méditation et yogi, elle vous invite au cœur de vous-même par le biais de retraites, d’ateliers ou de rencontres privées. Suivez son blog et ses articles. | www.lavoiedutao.com | www.centrequintessens.com | 819-778-0900

Avec ou sans viande? Ça suffit la chicane! 

Il ne se passe pas une journée sans qu’on entende parler d’alimenta­tion. Et bien souvent, on nous inonde d’informations contradic­toires. Mangez-vous paléo, céto­gène, méditerranéen, végétalien?­ Comment savoir si un type d’ali­men­­tation nous aidera ou non à atteindre un état de santé optimal?

Avant tout, il faut savoir que chaque type d’alimentation a ses forces et ses faiblesses. L’alimentation végétalienne préconise les vitamines et les fibres. Cependant, il est difficile d’y trouver le fer et les protéines en quantité suffisante et impossible d’obtenir de la vitamine B12. Il est aussi possible pour un végétalien d’avoir une alimentation de mauvaise qualité qui soit riche en produits raffinés et transformés.

À l’opposé, il y a l’alimentation paléolithique, sans sucre, graines, légumineuses, produits laitiers; elle ne contient que de la viande, des légumes, des fruits, des noix et des graines. Aussi extrême que cela puisse paraître, cette alimentation peut être santé. L’alimentation paléo est toutefois pour certains une excuse pour manger beaucoup de viande et peu de végétaux.

Alors, qu’est-ce qu’on mange?

À trop vouloir chercher la perfection, on finit par oublier le principe fondamental : manger sert à se nourrir. On peut penser que les paléos et les végétaliens vivent aux antipodes les uns des autres, mais pourtant ces deux types d’alimentation ont en commun plusieurs principes :

  • La consommation des vrais aliments non transformés. Choisir des produits qui contiennent le moins d’ingrédients au nom
    imprononçable ou qu’on ne mettrait pas dans une recette.
  • Les légumes en abondance pour les deux types d’alimentation et, dans une moindre mesure, les fruits. Variez la cuisson, la présen­tation, les couleurs et les textures.
  • Les gras sont bons pour vous s’ils proviennent de bonnes sources comme l’huile d’olive, les avocats, les noix et les graines.
  • Qu’elles soient végétales ou animales, les protéines sont nécessaires à la santé, car elles contiennent des acides aminés qui sont nos blocs de construction.

L’important est de garder en tête que ce qui est bon pour une personne ne le sera peut-être pas pour une autre. L’idéal est de manger selon ce qui nous convient vraiment et nous donne de l’énergie. Après tout, il n’est écrit nulle part qu’on ne peut pas mélanger les styles.

Julie Goulet| Titulaire d’un baccalauréat, d’une maîtrise et d’un doctorat en nutrition de l’Université Laval. Membre de l’Association des Naturopathes Professionnels du Québec (ANPQ). Clinique Multi 555 St-Joseph (2ième étage), Gatineau

Aromathérapie d’été, les indispensables

Les huiles essentielles, en plus d’avoir d’agréables parfums qui nous font voyager et le pouvoir d’harmoniser et de créer une
ambiance spéciale, sont très pratiques dans notre pharmacie. Que ce soit pour prévenir ou soigner les bobos des petits ou des grands. Voici quelques incontournables pratiques et faciles à utiliser cet été.

Cinq essences à adopter

Lavande aspic (lavandula latifolia cineolifera) : Miraculeuse pour soigner les brûlures, coups de soleil, piqûres d’insectes, urti­caire, irruptions cutanées comme celles causées par l’herbe à puce et l’urticaire et pour aseptiser les blessures. Elle est antibactérienne, analgésique, antivirale et fongicide.

Menthe poivrée (mentha piperita) : Grâce à son effet rafraîchissant, elle soulage la douleur et l’inflammation. Pratique dans les cas de piqûres d’insectes, d’urticaire, d’herbe à puce, de brûlures et de coups de soleil. Elle est anesthésique, analgésique, anti-inflammatoire, antibactérienne, digestive, tonique et stimulante générale.

Palmarosa (cymbopogon martinii) : Déodorante, antibactérienne, fongicide, antivirale, cicatrisante intéressante pour toutes les affections de la peau, en particulier les mycoses, utile pour la transpiration excessive et pour désodoriser et aseptiser
les sandales d’été.

Eucalyptus citronné (eucalyptus citriodora) : Répulsive pour les insectes, antalgique, anti-inflammatoire puissante, apaisante cutanée et fongicide, cette huile essentielle est utile pour la prévention et le traitement des piqûres d’insectes, de l’urticaire, des douleurs musculai­res, des blessures et des mycoses.

Géranium rosat (pelargonium graveolens) : Efficace pour stopper les saignements, peut être appliquée directement sur la plaie, utilisée également pour les piqûres d’insectes, les brûlures, les affections de la peau, les mycoses et la transpiration excessive. Cette huile est antibactérienne, fongicide, anti-inflammatoire, antalgique et tonique astringente cutanée.

Utilisées en ayant conscience du puissant pouvoir de chaque goutte, ces huiles essentielles peuvent toutes être appliquées localement, pures ou diluées dans un gel d’aloès ou une huile végétale de votre choix. Certaines précautions s’appliquent. En cas de doute, consultez un aromathérapeute.

Surtout, amusez-vous cette été et profitez de la vie!

Je vous souhaite un été épanouissant en connexion avec la nature si généreuse.

Josee Theriault, N.D. | Aromathérapeute, enseignante d’aromathérapie intégrale à Gatineau depuis 2004 | Auteure du livre L’aromathérapie simplement, publié en 2004. | Animatrice de groupes de méditation « Conscience en Soi » | naturopathe, énergéticienne, massothérapeute, coach, membre de l’ANPQ et de la RMQ. | Pour s’épanouir en santé. MANATURE Santé Détente | www.joseetheriaultnd-intuitive.com | 819-921-2746  

L’achat local dans tout son sens

Nous avons tous entendu parler de l’importance d’acheter localement notre nourriture. Qu’en est-il des autres produits destinés à la consommation tels que les produits corporels, thérapeutiques, netto­yants ainsi que les suppléments, les vêtements, etc.?

Pourquoi consommer des produits locaux?

  • Pour la fraîcheur, le goût et la qualité des aliments/ingrédients.
  • Pour préserver l’environnement : réduire notre empreinte écologique en réduisant le transport (kilométrage alimentaire de 2 500 km en moyenne!). Une contribution significative à la réduction des produits pétroliers et des gaz à effet de serre.
  • Pour soutenir l’économie locale : permet de soutenir les agriculteurs et les producteurs locaux, d’assurer notre souveraineté alimentaire/médicinale et de faire rouler l’économie de nos communautés.
  • Pour faire des économies : bénéficier de prix avantageux et consommer des produits de saison au moment où ils sont au prix le plus bas parce qu’ils sont disponibles en abondance.
  • Pour préserver sa santé : certains végétaux peuvent perdre une partie de leurs vitamines au cours de leur transport ou de leur stockage.

Où faire attention?

Le terme « local » ne veut pas automatiquement dire que les aliments, les produits de santé ou corporels, etc. sont issus
d’une agriculture diversifiée ou biologique. Ce terme est souvent employé pour décrire des produits qui ont uniquement été préparés ou transformés localement, en utilisant principalement des ingrédients importés. Peut-on dire qu’on contribue aux vraies valeurs de « l’achat local » lorsqu’on achète des produits simplement fabriqués, mais non cultivés, localement?

À mon avis, non! Pour que l’achat local ait une vraie répercussion économique et environnementale, il faut appliquer la définition pour ses vraies valeurs et prendre le temps de réfléchir à la provenance de nos achats et à la qualité des ingrédients que nous utilisons.

En plus de tous les avantages énumérés plus haut, en achetant des produits locaux faits avec des ingrédients locaux, vous :

  • Réduisez énormément la chaîne d’intermédiaires entre l’agriculteur et vous, ce qui vous donne accès à un produit extrêmement frais et vivant et, dans la majorité des cas, un produit d’une qualité incroyablement plus élevée. Au lieu d’aller dans les poches de tous les intermédiaires, ce qui laisse un faible pourcentage pour couvrir les frais de production, votre argent sert
    directement à payer pour le produit. Sans compter que des ingrédients « vides », comme de l’eau, des dérivés du pétrole ou encore des ingrédients chimiques tels que les parfums, se retrouvent beaucoup trop souvent dans la majorité des produits de santé dits naturels.

Cheminement

Le jeûne – Un hommage à la vie

Le jeûne revient à la mode par les temps qui courent. Que ce soit pour des raisons préventives, thérapeutiques ou spirituelles, cette pratique ancestrale de purification est revisitée et modernisée.

En naturopathie et en science ayurvédique, le jeûne intégral ou intermittent est salutaire et sécuritaire si les règles sont respectées. Il faut savoir que la clé qui maintient l’équilibre de la santé globale et qui restaure la régénération cellulaire repose sur la capacité de désintoxication du corps. Or, le jeûne sous toutes ses modalités enclenche les processus d’auto-guérison, d’auto-purification et d’auto-régulation. Le jeûne est un outil de revitalisation qui invite le corps ainsi que l’esprit à se libérer de leurs impuretés pour se régénérer.

La santé dépend non seulement du degré de toxicité cellulaire (Amas), mais aussi de la quantité et de la qualité de la force vitale (Prana) qui nous habite. Tout s’harmonise autour du rendement de cette force vitale qui, grâce au feu digestif (Agni), métabolise les nutriments, rétablit l’activité de la mitochondrie cellulaire et gouverne l’expression de notre bagage génétique. Nos pensées et nos émotions sont également libérées par Agni. Quand ce feu intérieur est sain, le lâcher-prise devient plus facile. Nous pouvons demeurer dans le courant du moment présent puisque l’énergie circule de façon plus fluide dans les circuits (Nadis) de notre structure bioénergétique.

Pendant le jeûne, nous préservons ce qu’on appelle en sanskrit Ojas, l’éclat lumineux de notre essence naturelle. Le corps s’affine et le mental s’apaise. Les idées deviennent plus claires et la mémoire plus active. L’esprit s’élève, l’imagination devient plus vive et l’humeur plus joyeuse. Nous nous tournons spontanément vers ce qui est vivant à l’intérieur de nous, vers ce qui est essentiel. Et, dans ce climat de retour à soi, le cœur s’ouvre, ce qui nous donne un sentiment de bienveillance, de confiance, d’allégresse et de bien-être.

Grâce au jeûne, toutes les couches de notre être — physique, mentale, psychologique et spirituelle — se mobilisent pour se mettre au service de la Vie. Donner un sens plus profond à la pratique du jeûne, c’est lui redonner son plein pouvoir. Celui de nous reconnecter à notre pureté, la partie de nous qui veut connaître l’expansion et faire place à l’essence. C’est une offrande à la vie, un geste d’humilité face à ce qui est appelé à être abandonné et à ce qui veut renaître.

 

Shaamal (Joanne) De Grace| Naturopathe agréée, membre de l’ANAQ, elle vous offre ses 25 ans d’expertise en matière de santé globale. | Fondatrice propriétaire du Centre Quintessens et facilitatrice du programme Tao, une démarche de conscience intérieure. | Coach spirituelle, professeure de méditation et yogi, elle vous invite au cœur de vous-même par le biais de retraites, d’ateliers ou de rencontres privées. Suivez son blog et ses articles. | www.lavoiedutao.com | www.centrequintessens.com | 819-778-0900

Huiles essentielles et soulagement de la douleur

Notre corps physique, ce temple sacré rempli de sensations et d’émotions, est notre messager.
Il nous communique à chaque instant des messages remplis d’intensité — doux, agréables,  forts ou désagréables selon l’expérience vécue — nous invitant  à l’écouter. Si on néglige de l’écouter et d’en prendre soin, il finit par nous crier ses besoins d’amour, de repos, d’écoute et de respect de nos limites — par des douleurs et des maladies.

Les huiles essentielles peuvent constituer une façon naturelle et efficace d’en prendre soin et de soulager les douleurs qu’il exprime. En voici quelques-unes qui sauront vous soulager et vous réconforter.

Eucalyptus citronné (Eucalyptus citriodora) est antispasmodique, anti-inflammatoire et antalgique, efficace pour traiter l’arthrite,
la tendinite, la sciatique, les rhumatismes et les douleurs musculaires.

Gaulthérie couchée (Gaultheria procumbens) est antalgique, antispasmodique et antirhuma­tismale, efficace pour traiter la
tendinite, l’arthrite, les rhumatismes, l’arthrose, les crampes et les contractures musculaires.

Menthe poivrée (Mentha piperita) est anesthésique, analgésique et anti-inflammatoire, efficace pour traiter la névralgie, la sciatique, l’arthrite, les rhumatismes, la ten­dinite et les douleurs musculaires.

Lavande vraie (Lavandula angustifolia) est antispasmodique, antalgique et décontractante musculaire, efficace pour traiter les crampes, les spasmes, les douleurs musculaires et les rhumatismes.

Laurier noble (Laurus nobilis)
est antalgique et antinévralgique, efficace pour traiter l’arthrite, les rhumatismes, la névralgie, les douleurs musculaires et la polyarthrite rhumatoïde.

Ces huiles essentielles peuvent être utilisées seules ou en synergie. Vous pouvez mélanger entre 50 et 75 gouttes d’huiles essentielles à 15 ml d’huile végétale (1 c. à table) et appliquer localement une petite quantité de ce mélange synergique 2 à 5 fois par jour, selon les besoins. Le choix d’huiles végétales peut aussi optimiser votre synergie
– par exemple l’huile d’arnica ou de millepertuis, aux vertus anti-inflammatoires.

Certaines précautions d’emploi s’appliquent. En cas de doute, référez-vous à un aromathérapeute.

Choisissez en pleine conscience le bien-être et prenez soin de vous dans la douceur et la compassion!

Josée Thériault, N.D.

Aromathérapeute, enseignante d’aromathérapie intégrale
à Gatineau depuis 2004. Auteure du livre L’aromathérapie
simplement,
publié en 2004. Animatrice de groupes de
méditation « Conscience en Soi », naturopathe,
énergéticienne, massothérapeute, coach, membre
de l’ANPQ et de la RMQ. Pour s’épanouir en santé.

MANATURE Santé Détente  |  www.joseetheriaultnd-intuitive.com  |  819-921-2746

Josee Theriault, N.D. | Aromathérapeute, enseignante d’aromathérapie intégrale à Gatineau depuis 2004 | Auteure du livre L’aromathérapie simplement, publié en 2004. | Animatrice de groupes de méditation « Conscience en Soi » | naturopathe, énergéticienne, massothérapeute, coach, membre de l’ANPQ et de la RMQ. | Pour s’épanouir en santé. MANATURE Santé Détente | www.joseetheriaultnd-intuitive.com | 819-921-2746  

Le microbiome — Nourrissez-vous bien vos bactéries?

Le microbiome, anciennement connu sous le nom de flore intestinale, est constitué des milliards de bactéries qui nous habitent et sans lesquelles nous ne pourrions survivre. Nous aurions en nous autant sinon plus de bactéries que de cellules, ce qui pourrait représenter jusqu’à 2,5 kg. Quand nous mangeons, elles mangent aussi. On parle de suppléments  et de probiotiques, mais on parle rarement de ce que nos chères
« colocataires » aiment manger.

Les bactéries

Nous avons souvent considéré­ les bactéries comme étant « méchantes » et responsables de différentes maladies, d’où le besoin de les éliminer. Mais en les percevant ainsi, on se cause bien du tort. Nos microbes nous aident à digérer, à avoir de l’énergie, à produire des vitamines, à réguler notre appétit, à renforcer notre système immunitaire pour nous défendre contre les mauvaises bactéries. Les bactéries mangent comme n’importe quel autre organisme. Les bonnes bactéries vont utiliser nos déchets pour en faire des nutriments, tandis que les mauvaises mangent nos nutriments et en font des toxines.

Nourrir son microbiome

Notre microbiome a besoin d’être nourri, mais bien souvent on le prive de ses nutriments essentiels. Qu’est-ce que ça mange, des bonnes bactéries? Des FIBRES!!! Surtout celles de végétaux, dont les légumes et les fruits. C’est ce qu’on appelle les prébiotiques. Il s’agit de fibres non digestibles, connues également sous le nom d’oligosaccharides. Malheureusement, notre alimentation en contient souvent trop peu, ce qui aggrave les problèmes digestifs et l’inflammation, affaiblit notre système immunitaire, rend la perte de poids plus difficile et augmente le risque de maladies chroniques. Pour s’aider à avoir un microbiome bien diversifié, il faut avoir une alimentation très variée afin de fournir à nos bactéries leur nourriture préférée et faire plaisir au plus grand nombre possible de bonnes bactéries.

Nous savons tous que les probio­tiques sont importants, qu’ils proviennent d’aliments fermentés comme la choucroute, le kombucha, le kéfir ou d’un supplément, mais ce sont les prébiotiques qui vont les nourrir. En combinant les deux, vous obtiendrez de biens meilleurs résultats. Puisque ces fibres ne sont pas digérées, elles deviennent la source de nutriments pour nos bonnes bactéries. Chouchouter son microbiome, c’est prendre soin de sa santé.

 

julie goulet, 

Titulaire d’un baccalauréat, d’une maîtrise
et d’un doctorat en nutrition de l’Université Laval.
Membre de l’Association des Naturopathes
Professionnels du Québec (ANPQ).

Clinique Multi, 555, boul. St-Joseph (2e étage), Gatineau

naturojulie@gmail.com  |  www.manaturo.com  | 819-500-1968

Julie Goulet| Titulaire d’un baccalauréat, d’une maîtrise et d’un doctorat en nutrition de l’Université Laval. Membre de l’Association des Naturopathes Professionnels du Québec (ANPQ). Clinique Multi 555 St-Joseph (2ième étage), Gatineau