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Tout le monde peut chanter s’il en ressent l’appel!

Je vous entends déjà me répondre­ que non. Vous aimeriez bien chanter, mais vous préférez vous taire pour éviter de faire souffrir vos congénères en leur écorchant les oreilles. Et même si vous aimez votre voix, vous risquez de vous diminuer par crainte de paraître prétentieux.

Vous pensez chanter faux ou encore avoir une voix laide? Sachez pourtant que la majorité des chanteurs que vous aimez n’ont pas tous des voix parfaites. Au contraire, ce qui les a rendus célèbres, c’est justement ce timbre particulier que vous quali­fieriez peut-être de laid s’il s’agissait de votre propre voix.

Par conséquent, la majorité d’entre vous préfèrent se taire, convaincus d’être incapables de chanter sans déranger les autres. Pourtant, il y a peut-être en vous une voix qui désire retrouver la joie de chanter et de s’exprimer…

Nous gardons tous en nous la nostalgie
de la douceur d’un monde dans lequel
nous avons flotté entourés de musique
et d’amour. Je devine que chacun porte
en son cœur un petit air discret
résonnant aux accents de sa vie.

Le chant précède la parole
Tout-petits, nous avons gazouillé et chanté bien avant de parler. Nous avons connu la joie de jouer avec notre voix, de la laisser virevolter en nous et autour de nous. Avec l’acquisition du langage et l’apprentissage des règles sociales, nous avons peu à peu éteint cette voix et tué dans l’œuf quelque chose de fondamental dans l’expression de notre nature profonde.

Et si je vous disais qu’il suffit de quelques outils simples pour retrouver le chemin de votre voix? En adoptant une posture corporelle favorable à l’émission sonore, en développant l’écoute, en apprenant comment jouer avec votre instrument vocal, vous pourrez rapidement goûter à la joie de chanter… et juste, par-dessus le marché! Vous réaliserez alors que toutes les voix sont belles, une fois libérées! Y compris la vôtre!

Notre empreinte sonore est unique.
Chanter, c’est tout simplement
rendre audible ce tissu invisible
dont nous sommes constitués.

Chanter faux : un manque d’harmonie intérieure?
Oui. Lorsque l’être est en bonne santé physique, chaque cellule chante une note de musique qui s’accorde avec le reste du corps. Les émotions, elles aussi vibratoires, perturbent parfois ce fragile équilibre, amenant dissonances au sein des organes. Il devient alors difficile de chanter juste lorsque le corps chante faux.

En traversant le corps, la voix rencontre parfois des régions torrides, parfois des murs de glace et de silence, parfois encore des refuges chaleureux et habités. Là où il y a obscurité, elle se fait fade ou muette. Là où il y a joie, elle s’illumine, se met à pétiller. Lorsque la tristesse montre son visage, elle gémit ou pleure, se fait poltronne et reprend les intonations de l’enfance passée. Elle se nourrit de ces énergies et ressort de nous enrichie ou non par son parcours.

La peur conditionne nos attitudes corporelles.
De plus, il est difficile de chanter juste si tout notre corps se contracte,­ si notre visage est figé dans un rictus douloureux et notre gorge étouffée­ par la crainte de chanter. Pour vraiment bien chanter, il ne faut pas se retenir. Il faut un minimum de confiance, d’ouverture et… d’amour de soi.

Et il en va de même avec notre façon d’aborder la vie. La peur est souvent mauvaise conseillère. Lorsque nous apprenons à nous calmer, à faire silence, à nous ouvrir avec confiance, nous sentons naître en nous la sensation de l’action juste, une action non plus guidée par la peur, mais plus inspirée par l’amour. Et chanter avec son cœur résulte de la même intention.

Alors pourquoi attendre! Trouvez-vous un endroit à l’abri des oreilles indiscrètes et redécouvrez la joie de chanter et les bienfaits que cela procure.

Jocelyne Z’Graggen
Auteure et professeure de chant à l’École Le Cœur à Chanter 

Cheminement

Thé et musique, un accord surprenant!

Certains le font déjà en dégustant un verre de vin ou simplement avec un bon repas : savourer le thé en utilisant la musique pour rehausser l’expérience, créer un état d’esprit d’appréciation supplémentaire par ce mariage des sens. N’est-il pas encore plus charmant de manger des mets indiens dans un restaurant où, en musique de fond, on entend la douce tonalité du sitar ou de l’harmonium?

Devant le rituel de la cérémonie du thé, aussi simple soit-elle, l’harmonie de chaque geste, que ce soit de déposer gracieusement les feuilles dans la théière, de verser l’eau en gestes précis ou de voir la couleur du thé apparaissant dans la clarté de la tasse, tous les sens sont suscités : vue, odorat, toucher, goût… et éventuellement l’ouïe qui y trouve doublement son compte avec la musique qui accompagne de telles dégustations de thé. La musique comme le thé sont un art de vivre qu’il faut aborder avec sincérité et ouverture, car ils nourrissent l’âme. Ensemble, ils sont encore plus inspirants.

Bien qu’il n’y ait pas de bonne ou de mauvaise musique comme telle pour accompagner le thé, il y a certains accords musicaux qui seront naturellement plus appropriés au moment de la dégustation selon votre état d’esprit, le moment du jour, la température ambiante, la luminosité, la présence d’invités ou la solitude et, bien sûr, selon le thé que vous aurez choisi de déguster. Il faut considérer l’ensemble des circonstances qui créent l’ambiance du moment, cela ne fera qu’amplifier la joie et la paix qui se dégageront de ce moment précieux autour du thé.

Voici quelques suggestions d’accords musicaux selon le type de thé :

Les thés blancs sont légers et ins­pirent la douceur. Ils sont aériens, délicats et peu stimulants. Ils évoquent aussi la fraîcheur par leurs arômes parfois fleuris ou mielleux, leurs notes de sève ou de fruits frais. Une musique douce telle que celle de la flûte tibétaine de Nawang Kechog, le son apaisant du Hang Drum ou encore les pièces les plus douces du compositeur Arvo Pärt telle que Spiegel im Spiegel peuvent tout à fait se prêter aux subtilités du thé blanc.

L’aspect végétal et savoureux des thés verts leur donne un effet toni­fiant plein d’énergie et de fraîcheur. Leurs nuances aromatiques d’herbe coupée ou de verdures, de fruits ou de noix, de fleurs des champs ou d’algues fraîches évoquent la saison estivale et le beau temps. Le son de la flûte japonaise shukuhachi, asso­ciée au zen depuis des centenaires, se mariera à merveille avec ce type de thé. Dans un autre genre, la musique baroque telle que Les Quatre saisons de Vivaldi ou Les symphonies de Mozart conviendraient tout à fait aux thés verts.

Les thés les plus gastronomiques et complexes sont bel et bien les thés Oolongs. Leurs arômes innombrables varient entre les notes florales, frui­tées, gourmandes, boisées, empyreu­matiques, minérales et végétales. Le jazz doucereux de Jasmine de Keith Jarrett ou Take Five de Dave Brubeck, le folk de Xavier Rudd ou encore la musique méditative de la cithare Qin, instrument ancestral de la Chine ancienne, parviendraient à envelopper les arômes enivrants des Oolongs.

Les thés noirs et les thés Pu Er offrent des notes minérales profon­des, parfois fruitées, maltées ou boisées, des saveurs rondes et pleines. Complètement oxydés, ces thés sont digestes et offrent une énergie enracinante. Les voix pénétrantes des Tibétains Lama Gyurme et Yungchen Lhamo, ainsi que la musique africaine pleine de soleil de Ayub Ogada et de Toumani Diabate amplifiera la profondeur de ces thés « du cœur ». Dans le même ordre d’idée, le son du didgeridoo et les ragas de Pandit Pran Nath les accompagneront à merveille.

En espérant que ces quelques suggestions vous inspireront et que vos dégustations en seront d’autant plus plaisantes!

Daniel TremblayPropriétaire de la maison de thé Cha Yi, à Gatineau. , Avant qu’il ne débute son métier d’importateur de thé de terroir, il a étudié et travaillé en horticulture ornementale, en agriculture biologique et biodynamique ainsi qu’en herboristerie familiale. | daniel@chayi.ca

L’écriture qui dénoue les blocages

« Ce que nous portons de vieilles blessures, de problèmes non résolus, de regrets et de souffrances devient comme une force souterraine susceptible de contaminer notre vitalité et d’entraver le flot naturel de la créativité. »  − Anne-Marie Jobin, Créez la vie qui vous ressemble

L’écriture est une forme d’art accessible à la plupart d’entre nous et nous avons accès à cet outil presque en tout temps : dès le réveil, au travail, dans un restaurant, au lit…

Les mots sont les matériaux de l’écriture. À travers eux, le sens, les souvenirs, les désirs, les émotions surgissent. Pour déjouer l’autocensure et les blocages, certaines techniques existent, entre autres l’écriture à l’aide de la main non dominante.

Associée à l’écriture automatique où on laisse couler les mots sans restriction, cette technique favorise le lien avec l’hémisphère de notre cerveau auquel on a un accès moins direct. L’être entier sort de sa zone de confort en déjouant l’habitude et il relâche ses défenses. Ce qui apparaît sur la feuille n’est pas filtré par la logique, les peurs ou les croyances.

On peut se servir de cette technique pour écrire une lettre. Votre papa est décédé et la petite fille en vous n’a jamais pu lui dire qu’elle l’aimait ou qu’elle lui en voulait? Donnez-lui ce droit. Le collègue qui vous fait souffrir ne lira jamais vos mots, mais ils vous soulageront d’un poids. Ce qu’on exprime ne moisit pas en dedans… En mettant par écrit tout ce qui nous passe par la tête et par le cœur, nous prenons conscience d’éléments demeurés inconscients et qui drainent notre énergie.

Nous pouvons aussi nous écrire à nous-même, que ce soit à la personne que nous sommes dans le présent, à l’enfant que nous avons été, ou à la personne que nous serons au moment de mourir. Cela peut aider à clarifier des intentions, à valider des opinions, à nous pardonner. Dans cette démarche, soyons notre meilleur ami et disons-nous les choses telles qu’elles sont, sans gants blancs ni malice.

On peut écrire seul ou être accom­pagné, ou encore se servir de nos écrits comme complément à une autre approche, après un rendez-vous plus bouleversant chez un thérapeute­ ou pour mettre en lumière ce qui nous turlupine avant de rencontrer­ un thérapeute. Si écrire fait monter des sentiments intenses, l’accompagnement peut permettre d’approfondir la démarche en toute confiance.

Pour les gauchers qui ont été forcés de troquer leur « vraie » main dominante pour la main droite sur les bancs d’école, écrire librement de la main gauche peut contribuer à guérir certains traumatismes. Pour eux, je dédie la chanson de Danielle Messia :
Je t’écris de la main gauche
Celle qui n’a jamais parlé
Elle hésite, est si gauche
Que je l’ai toujours cachée

Écrire de la main non dominante est un exercice puissant, mais exigeant. Les muscles de la main non dominante se fatiguent vite et les doigts deviennent crampés. Il faut conti­nuer, quitte à prendre une minute de pause. Par contre, plus on reste concentré sur l’exercice, plus l’effet est intense puisqu’on ne donne pas la chance à la logique d’occuper l’espace. On peut même illustrer nos écrits… toujours avec la main non dominante!

C’est aussi un exercice de lâcher-prise : devant les lettres mal formées et les lignes croches, notre esprit cartésien risque de se rebeller. Laissons-le taper du pied. Le but n’a rien d’esthétique, c’est une communication avec des parties de nous qui sont trop souvent ignorées. Redonnons-leur un espace, une lettre à la fois.

Le livre Écrire. Un plaisir à la portée de tous de Faly Stachak propose 350 techniques d’écriture créative pour inspirer ceux qui souhaitent écrire pour eux-mêmes ou pour être lus, peu importe la main choisie…

Nathalie Courcy
Docteure en littéra­ture, elle est éditrice indépendante et auteure (Zoé douée. Regards sur le haut potentiel intellectuel). Fonctionnaire fédérale, elle s’implique pour la santé mentale et le bien-être en milieu de travail et donne des ateliers d’écriture créative.
Éditions Quatre et demi
www.4etdemi.ca | 819 592-5465

Cheminement

Marcher, un acte de créativité existentiel

Les poissons nagent, les oiseaux volent et nous, les humains, nous marchons. Marcher est notre principale activité et donc l’expression la plus évidente de notre attitude face à la vie. De plus, nous sommes les seuls mammifères à marcher sur deux pattes. C’est toute une affaire, quand on y pense! Toute cette lourde et grande structure anatomique est non seulement posée sur deux toutes petites surfaces, mais elle a aussi le projet audacieux de se déplacer! Il n’est peut-être pas étonnant que nous mettions tant de temps avant de faire l’apprentissage de cette formidable posture d’« être humain debout et ambulatoire ». Quand les autres mammifères à quatre pattes se déplacent aisément dès la naissance, le petit de l’humain a besoin de temps et de persévérance pour arriver à faire ses premiers pas. Cela relève du miracle, car marcher sur deux jambes, c’est accepter d’être en état constant de déséquilibre. Quelle est-elle, cette vive intelligence qui œuvre dans l’ombre pour que nous en venions à marcher sans même y penser? Et pourtant, notre civilisation est en train de se sédentariser au point de perdre le sens profond de la marche.

La marche résume notre façon bien personnelle d’aller vers et dans le monde. Elle exprime de façon directe comment nous créons notre existence. L’inverse est tout aussi vrai : en retrouvant le plein potentiel de notre marche, nous pouvons récupérer notre pouvoir de créativité existentielle. La première clé est notre capacité à nous engager pleinement dans l’acte de marcher, car nous ne sommes pas conçus pour ne marcher qu’avec nos jambes; c’est tout notre corps qui avance et s’investit à 100 % dans cette action. Marcher provoque alors de la joie lorsqu’on s’y engage de tout son être. Et s’engager dans sa marche, c’est s’engager dans son existence, c’est incarner dans notre mouvement de vie nos valeurs profondes.

C’est en marchant que l’on revient chez soi : en soi. Avec une grande simplicité, la marche permet de nous établir à chaque pas dans l’ici et maintenant. Le passé terminé et l’avenir inexistant, il n’y a vraiment que le présent. On avance alors avec légèreté sans traîner le sac à dos du passé et libéré des attentes face à l’avenir. On peut alors enfin profiter du paysage et commencer à remarquer­ les signes sur notre route qui nous indiquent la direction de notre vie.

À chaque pas, la plante de nos pieds touche le sol et nous embrassons toute la vie de la terre avec notre présence. Nous pouvons parcourir le chemin de notre vie comme des somnambules ou bien nous pouvons nous éveiller à chaque pas. Lorsque toute notre attention participe à la marche, les pensées et les histoires du mental se calment; nous respirons, nous réalisons le privilège d’être vivant et nous revenons à notre vraie nature. C’est comme si nous devenons notre marche.

Rappelons-nous que nos pas sur cette planète laissent notre empreinte.­ Alors, que souhaitons-nous laisser en héritage? Car nous foulons le sol de nos ancêtres et nous sommes nous-mêmes les ancêtres de demain. Nous pouvons aussi marcher pour ceux et celles qui ne peuvent plus marcher et leur offrir notre marche en offrande.

Peut-être notre humanité a-t-elle besoin d’apprendre de nouveau à marcher afin de créer un monde plus humain? Profitons ensemble de ce temps de l’année pour nous remettre à marcher et pour retrouver cette qualité inhérente à notre humanité : nous sommes à la fois le cheminement et le chemin. Marcher, c’est créer un espace pour être pleinement humain, car ainsi debout, entre le Ciel et la Terre, nous assumons notre nature terrestre et notre nature céleste. Marcher est la toute première danse qui célèbre ce que nous sommes véritablement : cette rencontre amoureuse entre le Ciel et la Terre. Nous pouvons dès maintenant choisir de marcher tous ensemble dans la fraternité, créant pas à pas notre paradis terrestre.

Anne Marie Riel| est facilitatrice didacte et professeure de Biodanza. Elle donne des cours hebdomadaires ainsi que des stages dans la région. | annemarieriel@icloud.com

La marche afghane

Marcher plus vite, sans effort supplémentaire pendant une plus longue période

Lors d’une récente recherche sur Internet concernant des associations de marche dans
la région, j’ai trouvé sur le site de Rando Québec une description fort intéressante des types de marche. Sous le sous-titre Clubs de marche sont détaillées les différentes marches spéciales possibles que l’on peut pratiquer : la marche Audax, la marche Dynamique, la marche Volksmarche, ainsi que
la marche afghane. Mais c’est surtout cette dernière, la marche afghane, qui attira mon attention.

La marche afghane est décrite comme suit : 
« La marche afghane est une tech­ni­que de marche au cours de laquelle on synchronise ses pas et sa respi­ration, tout en s’adaptant à la topo-graphie du terrain et à l’effort physique. » — Rando Québec1

En tant qu’athlète retraitée de calibre international, adapter la respiration abdominale au mouvement n’est pas un nouveau concept pour moi. Mais jusqu’à ce jour, je n’avais jamais entendu parler de la marche afghane, aussi appelée le yoga de la marche2.

La marche afghane a été conçue par un Français du nom d’Édouard­ Stiegler qui s’est rendu en Afghanistan au début des années 80 dans le cadre d’une mission des Nations Unies.

Stiegler est devenu totalement fasciné par le style de vie des nomades caravaniers et fut surtout intrigué par leur marche méditative dans les sentiers étroits de l’Afghanistan.

Il écrit ceci dans son livre Régénération par la marche afghane : « Les hommes, la plupart d’âge moyen, le visage buriné, le regard fixé à quelques mètres devant eux, parfois vers l’horizon, avançaient en tenant leur dromadaire par le licol, cheminant à pas réguliers, larges et rapides, avec une ardeur que rien ne semblait devoir fléchir. Absorbés en eux-mêmes,­résolus comme leurs bêtes surchargées de ballots énormes, j’appris par un passant qui parlait leur langue qu’ils venaient du sud, un voyage de 700 km, d’une seule traite, à part les bivouacs nocturnes. Ils offraient le spectacle de grands voyageurs poussiéreux, mais non celui de gens fatigués. »3

Ce voyage de 700 km se traduit par 60 km par jour ou 38 km en moins de 6 heures. Si l’on considère que le temps moyen pour une femme pour terminer un marathon est de 4:45:30 h et qu’un homme prend 4:20:13 h (Running USA), marcher 38 km en moins de 6 heures est tout un exploit.

Édouard Stiegler se mit véritablement à explorer ces différents types de marche et a rapidement réalisé que cette façon de marcher était également vécue dans d’autres pays, où le seul moyen de transport est la marche et dont les terrains difficiles obligent à de longues journées d’effort. Développer une technique de respiration spéciale était essentiel pour harmoniser la respiration avec le pas et Stiegler a conclu que la pratique de la marche afghane est comme une sorte de « suroxygénation naturelle » prônée dans diverses formes de yogas.

Le marcheur afghan coordonne donc sa respiration et ses pas suivant­ un rythme de base dit 3-1. Trois pas d’inspiration, un pas de rétention à poumons pleins et trois pas d’expiration, et le cycle recommence. Il y a aussi des rythmes plus longs et, en terrain accidenté, des rythmes plus courts.

Les bénéfices sont la réduction des risques de maladies cardio-vasculaires, de l’anxiété et du stress, la perte de poids et la maîtrise de la pratique mentale de vivre le moment présent. Je vous encourage à approfondir vos connaissances sur la marche afghane et à enfiler vos chaussures de marche, ainsi qu’à profiter du coloris automnal à son « max ».

Allons-y !  1, 2, 3, pause, 3, 2, 1, pause, 1, 2, 3…  •

1 Rando Québec | https://Randoquebec.ca/

2 Sylvie Alice Royer | La marche afghane pour tous (2018)

3 http://www.marcheafghanequebec.com

 

Dominique Larocque, M.Sc.
Consultation Creative Wheel Inc.
327, route Principale
Val-des-Monts, Qc
819 457-2058
creativewheel.ca
creativewheel@bell.net 

Cheminement

L’enfant oublié

Silence obligé d’un dimanche solitaire, un silence à remplir ou à écouter, laisser aller les pensées, les offrir au vent, écouter
ce qui vient et entendre ce que le bruit enterre.

Marcher dans la nature, écouter les oiseaux qui ne chantent que des sons joyeux et se laissent flotter au gré du vent. Traverser un ruisseau, voir une grenouille étendue sur le dos qui accueille le soleil en plein cœur.

Marcher en silence dans la montagne et entendre craquer les très vieux arbres qui nous saluent en passant. Marcher encore un peu et trouver un lac silencieux, caché à l’ombre des bouleaux qu’on découvre dans toute sa somptuosité. Un lac à se mirer, à se regarder vraiment et voir son cœur d’enfant qui chuchote des mots d’amour dans le vent.

Bonjour, dit le cœur d’enfant. Je suis si content de te retrouver, tu as traversé beaucoup de pays sans moi. J’aimerais te serrer fort contre moi et te dire combien je t’aime. J’aimerais te tenir la main pour toujours et marcher avec toi dans tous les chemins de ta vie. J’aimerais découvrir avec toi le monde et te montrer toutes les possibilités de ta vie. Si tu me laisses parler, je t’aiderai et tu seras heureux.

Et le cœur d’enfant parlait, racontait des histoires de vie et dit tout ce qu’il savait de l’être venu le  rencontrer. L’être l’écoutait avec émerveillement, surpris de retrouver son cœur d’enfant sur ce lac au sommet de la montagne.

C’est vrai, dit-il, je t’avais oublié. Comment ai-je pu faire cela? Comment ai-je pu m’en aller sans toi et croire que je suis plus grand que toi?

Ça ne fait rien, dit l’enfant, l’impor­tant est que tu m’aies retrouvé et que nous puissions continuer la route ensemble. Il te fallait juste un peu de silence pour m’entendre et un lac dans la montagne pour me voir. Maintenant que tu connais le silence, tu pourras toujours m’entendre. Je serai  toujours là pour toi.

L’être prit la main de l’enfant et redescendit la montagne avec lui. L’enfant si heureux de lui tenir la main était bavard et lui racontait plein de choses sur l’être, lui rappelant de beaux souvenirs.

– Te souviens-tu quand tu étais petit comme tu aimais aller jouer au bord du ruisseau et trouver des grenouilles, jouer à cache-cache avec elles et faire croa, croa, comme elles?  L’être rit.

– Te souviens-tu comme tu aimais chanter parce que tu avais l’impression d’exprimer toute la vie en toi? L’être sourit et se sentit rempli.

– Te souviens-tu des jours entiers passés à écouter de la musique et à écrire de la poésie? L’être s’émerveillait.

– Te souviens-tu comme tu aimais te retrouver avec quelques amis et discuter de la vie, donner ton opinion sur tout? L’être fut touché.

– Te souviens-tu comme tu aimais jouer avec les chiens et courir avec eux, les prendre par le cou pour te réchauffer? L’être se sentit réconforté.

– Te souviens-tu comme tu aimais te moquer en imitant les gens? L’être rit à nouveau.

– Combien tu aimais lire des histoires et en raconter…

À mesure que l’enfant lui racontait toutes ces choses qu’il aimait, l’être fut touché en plein cœur et se sentit renaître à chaque souvenir. Il renaissait en lui dans son cœur d’enfant et s’unissait à lui. Dans les jours et les mois qui suivirent, l’être fit tout ce qu’il aimait, ce qu’il avait oublié et trouva que le silence était merveilleux, car il entendait son cœur d’enfant qui lui apportait tout ce qu’il avait besoin pour exprimer la joie de sa vie et la réaliser.

Il remercia ce dimanche de silence qui avait parlé plus fort que le bruit et garda dans sa main pour toujours celle de l’enfant qui rayonnait en lui, et il en fut plus fort toute sa vie.

Lorraine Labonté

Au service du développement de l’être intérieur
loriah_3@hotmail.com

Cheminement

Que doit-on apprendre de la souffrance?

Toutes les voies spirituelles enseignent que la nature de l’ÊTRE toujours en paix est pure joie. « La paix se caractérise par la joie (UCEM). » L’Esprit, source vitale, est Amour. La conscience a besoin d’accepter l’Amour pour s’éveiller de la séparation d’avec l’Esprit. Ressentir l’amour du pur-esprit à travers une seule expérience suffit pour mettre en doute tout le reste.

Comment la souffrance est-elle possible? Malgré tous les moyens inventés pour contrer la souffrance,­ et ce, à tous les niveaux, non seulement persiste-t-elle, mais elle semble­ s’amplifier et constamment changer de forme. Quand une solution fait disparaître un mal-être, un autre apparaît sous une différente apparence. Parce que la cause au niveau de l’esprit n’est pas relâchée. Tous les efforts produits pour fixer quelque chose qui n’est pas réel (comme la souffrance, qui est l’opposé du bonheur) préservent une illusion. De la même façon, tous les moyens inventés à ce jour pour se protéger contre la peur, également illusoire, la renforcent. Un cours en miracles démontre que la peur est le résultat du déni de l’amour de soi.
La peur derrière toute souffrance semble nous priver de la paix et de la joie que procure toujours l’amour.

Se protéger contre la peur, au lieu de se laisser guider par l’amour, perpétue la souffrance et renforce la confusion mentale. Ce champ de bataille intérieur, provoquant conflit par-dessus conflit, forge un monde illusoire. Au niveau de l’esprit, chacun est libre. Il suffit de faire un nouveau choix : tourner son attention vers l’Amour du Soi pour recevoir Sa guidance au lieu de se perdre en suivant la peur de l’ego, et mettre fin à la souffrance qui est une question de désir, non de savoir-faire.

La plus grande illusion est de croire que la source de toute souffrance dépend de quelque chose qui est séparé de sa volonté. Cette méprise résulte de l’ignorance, causée par l’oubli de l’ESPRIT : sa RÉALITÉ. Le « soi » personnel, l’ego, identifié au corps, préoccupé uniquement par sa survie, voile le Soi au niveau de l’esprit. La chose à laquelle il est le plus difficile de renoncer est l’identification à l’ego parce que la voix dans sa tête, perçue comme réelle par la conscience, se défend constamment contre la peur de disparaître. Comme la voix de l’ego ne peut survivre qu’en niant l’Amour du Soi, sa Présence est perçue comme une véritable menace. Cette menace est ressentie comme la peur de mourir. Qu’adviendrait-il sans ego?

Lorsque l’allégeance à l’ego, cause de ses souffrances, est abandonnée, la conscience s’unit au Soi et ressent la sécurité, car il n’y a pas d’autre alternative. La paix intérieure est le signe indéniable de l’unité avec Soi-même, le pur-esprit, entièrement amour. Rien de réel ne peut être menacé. « Rien d’irréel n’existe. En cela réside la paix de Dieu. Sans ego, tout serait amour (UCEM). »

Un cours en miracles donne un moyen sûr pour neutraliser les défenses de l’ego : le pardon. Cette voie sert à corriger ses fausses perceptions : c’est le miracle. Le miracle défait, au niveau de l’esprit, ses pensées d’oppositions, permettant de perce­voir au-dehors, le reflet de l’amour de Soi, au-dedans. « Toute pensée aimante est vraie. Tout le reste est un appel à la guérison et à l’aide, quelle qu’en soit la forme qu’il prenne (UCEM). » En choisissant de pardonner la paranoïa de l’ego, au lieu de la défendre en se jugeant ou en jugeant ses pairs, l’Inspiration divine prend la relève pour le plus grand bien de tous. Ainsi, la conscience inspirée par le Divin Amour s’éveille tout en douceur de son rêve de séparation. •

Rossy Porrovecchio
rosyporrovecchio@hotmail.com

Cheminement

La solitude : l’apprivoiser et découvrir ses richesses

La solitude doit avoir sa place dans notre vie car si elle n’est pas liée à l’isolement, elle contribue à l’épanouissement de l’individu. Elle va donc de pair avec le maintien des relations interpersonnelles qui correspondent à nos intérêts et à nos valeurs.

Nous assistons depuis plusieurs années à une augmentation marquée de personnes vivant seules. Pour plusieurs, cette solitude a été subie et non choisie; par conséquent, elle peut être source de souffrance. Du moins dans un premier temps, car il est reconnu qu’après avoir traversé les défis qu’elle engendre, une fois apprivoisée, la solitude devient recherchée.

Vous arrive-t-il de vivre des moments­ de solitude souvent pénibles même si vous avez un réseau social? Cherchez-­vous tout particulièrement à fuir certains moments de solitude?

Ce questionnement est, en premier lieu, une invitation à évaluer la qualité­ de notre rapport avec nous-même. En effet, il demeure d’une importance majeure d’acquérir une estime de soi suffisante pour devenir un ami de soi, un ami capable d’accueillir avec bienveillance nos différents états d’être. Ceci permet de mieux se connaître et de faire des choix judicieux, selon nos aspirations.

Dans le silence, il arrive très souvent que les situations non réglées surgissent dans notre conscience. Cela signifie qu’elles doivent être revisitées afin de procéder à une harmonisation. C’est peut-être le temps de revivre une douleur cachée afin de l’accueillir avec amour et defavoriser ainsi sa guérison. Et si c’était l’occasion de pardonner à une personne qui nous a blessé ou de nous pardonner à nous-même? Cet exercice libérera indéniablement des énergies qui favoriseront notre épanouissement personnel.

Paradoxalement, la difficulté à vivre des moments de solitude peut être associée à de l’isolement social dû, entre autres, à une très grande timidité ou à un manque de relations conformes à nos valeurs.­ Ici ce n’est pas la quantité qui compte, mais la qualité de la relation. Dans les deux cas, il existe des ressources psychologiques et sociales qui favorisent le dénouement de ces difficultés. Le plus grand défi est de faire le premier pas pour recourir à ces ressources. L’estime de soi, le désir de s’améliorer et la confiance dans la vie nous entraînent dans un mouvement d’évolution.

Parfois, on peut éprouver une sensation pénible de vide. Il est alors tout indiqué de prendre en considération­ ces moments de vide. C’est une invitation à établir une relation avec notre véritable nature, avec cette présence divine qui réside tout au fond de nous, c’est-à-dire notre âme.

En effet, établir un pont avec notre âme est générateur de paix et d’inspiration et favorise l’évolution de la conscience. La prière, la contemplation, la méditation, les lectures d’ordre spirituel associées à notre réflexion personnelle sont autant d’outils qui donnent accès à une énergie puissante d’ordre spirituel dont notre âme est assoiffée.

Rappelons-nous que personne ne peut combler de façon absolue cette solitude existentielle qui fait de nous un être unique et libre. Le dévelop­pement de notre spiritualité est la seule réponse à ce besoin d’absolu.

La solitude nous offre une voie d’accès à la sérénité. Cette sérénité­ résulte de l’harmonie que nous établissons avec nous-mêmes, que nous vivons dans des relations interpersonnelles de qualité et qui se révèle tout particulièrement lors de contacts privilégiés avec notre âme. Gardons en mémoire que notre âme est une source inépuisable de réconfort, d’inspiration, de force et, par-dessus tout, de paix.

Rolande Chainey M. Ps.

Conférencière de l’Université Rose-Croix Internationale, Section psychologie

Cheminement

Mon animal gardien, mon animal de pouvoir

Dans la religion catholique, nous naissons tous avec un ange gardien. Bien que les entités angéliques n’existent pas dans la culture chamanique, on croit tout de même à la protection divine : celle-ci sera assurée par un animal gardien. En plus de nous protéger, ce dernier sera mandaté pour nous guider.

Comment un animal gardien peut-il protéger et guider l’humain? Ce n’est pas vraiment l’animal qui joue ce rôle, mais bien son esprit. Les peuples de la Terre croient que tout est animé par l’esprit et que c’est à travers l’esprit que tout s’unit. La plante, l’arbre, l’insecte et l’animal sont tous dotés d’un esprit, lui-même en lien avec le Grand Esprit ou la Grande Âme. Bien qu’au niveau terrestre, chaque animal de la même espèce soit différent au niveau de l’esprit, tous sont habités par le même esprit. Tous les ours seront habités par l’Esprit de l’ours, au même titre que tous les loups seront habités par l’Esprit du loup. Comme il n’y a qu’un seul divin qui se sépare pour habiter chaque être humain, il n’y a qu’un seul esprit de chaque animal qui se sépare
pour habiter tous les animaux correspondants.

Il faut considérer l’esprit de l’animal comme une médecine, et comme chaque esprit animal est différent, la médecine sera également différente. Prenons comme exemple l’aigle : si l’esprit de cet oiseau entre dans votre vie, cela symbolise votre lien avec le divin et des messages à recevoir. La médecine de l’aigle nous apprend à nous élever au-dessus des banalités de la vie. Si le chevreuil est votre animal gardien, cela signifie que vous avez besoin de douceur pour guérir certaines blessures de l’esprit. Le chevreuil nous enseigne à interagir avec les autres dans la plus grande compassion afin de toucher le cœur et l’esprit des êtres blessés. La méde­cine du porc-épic nous rapproche de la joie et de l’innocence de notre enfant intérieur, tandis que celle du bison nous enseigne l’abondance matérielle.

Comment découvrir et communiquer avec son animal gardien? Dans les peuples chamaniques, on croit que la vie guide naturellement l’enfant vers son animal gardien. Par des phéno­mènes de synchronicité, l’âme de l’enfant et l’esprit de l’animal finissent par se rencontrer et s’unir. Cette union assurera une protection contre les malheurs et lui servira de guide pour le reste de sa vie. L’animal gardien deviendra éventuellement l’animal de pouvoir de la personne
et servira à remettre celle-ci dans sa pleine lumière.

Comme nous avons beaucoup perdu le contact spirituel et sacré avec la nature, il est plus difficile de nos jours de retrouver notre lien avec notre animal gardien, même si rien n’est impossible. Si vous voulez connaître votre animal de pouvoir, demandez à l’univers qu’il croise votre route. Écoutez la nature et lorsqu’un animal se présentera à vous, observez comment vous vous sentez en sa présence. Soyez également attentif à vos rêves, car il se peut qu’il se manifeste à vous sur le plan onirique.

Rencontrer en esprit l’esprit de son animal gardien est une expérience inoubliable et enrichissante. À partir du moment où le contact est fait, il est primordial que le lien entre l’homme et l’esprit de l’animal se consolide. Porter sur soi un objet représentant l’animal, méditer en lui demandant conseil, le contempler dans son habitat naturel sont autant de moyens pour renforcer le lien entre vous et lui.

Je vous encourage fortement à jouir pleinement de ce que la nature a à vous offrir, puisque beaucoup de mes clients disent que ce lien leur a permis de résoudre certains pro­blèmes plus rapidement, d’éviter des malaises et de se sentir en forme physiquement et mentalement.

Josée Lafleur| Praticienne en reiki-chamanisme, Gatineau | josee.lafleur@santemanie.com | santemanie.com | Cell : 819.500.9329

Astrologie, au-delà des apparences

L’astrologie, discipline millénaire, est une grille de lecture du ciel, de nativité et d’instants. Le ciel d’un moment, qu’il s’agisse d’un thème de nativité ou d’un événement, reflète les configurations du ciel dans un instant précis. Il est établi selon la date, l’heure précise et les coordonnées terrestres : latitudes et longitudes du lieu.

Une carte de nativité établit les rythmes du natif, ses potentiels, ses périodes d’expansion, d’introspection, de crises et les étapes dans sa trajectoire professionnelle, comme personnelle. Un ciel de nativité repose sur des rythmes de durées variables, dont certains sont très éloignés des repères créés par l’homme : les calendriers. En effet, l’élection d’une carte du ciel enregistre des configurations astro¬logiques disposant d’une validité bien au-delà d’une année civile. Ainsi, au cours de la vie, des contex¬tes astrologiques durables sensibili¬sent la personne à des expériences. En raison de leur persistance et de leur caractère, ces expériences, plus ou moins rapidement conscientisées, participent à l’évolution de l’être.

À l’instar du thème de nativité identifiant les phases d’évolution, l’astrologie mondiale cerne les rythmes à échelle collective. Les configurations mondiales reflètent les périodes d’essor ou de ralentis¬sement économique et social, de crises, de stagnation, de renouveau¬ ou de prises de conscience collec¬tives. Les configurations astrolo¬giques mondiales, avec leurs différents rythmes, entrent en résonance avec les cartes de nativité. Le thème astrologique de naissance évolue alors dans ce grand tout.

Le temps d’une vie
La pratique de l’astrologie requiert patience et assiduité pour son assimilation. En moyenne, une quinzaine d’années sont nécessaires pour comprendre la complexité du mécanisme et la subtilité des aspects astrologiques.

Aucun don n’est requis pour acquérir des connaissances en ce domaine. L’astrologie et la voyance sont deux pratiques distinctes, la première s’étudiant et la seconde résultant d’un don. Cependant, la lecture astrologique permet de cerner des périodes et peut se révéler complémentaire à la voyance.

À travers le monde, différents courants et écoles astrologiques composent l’astrologie à laquelle l’étudiant adhère selon sa pensée et sa philosophie. Le temps d’une vie, on n’aborde qu’une parcelle de l’immensité de l’astrologie. La course de certains astres et cycles astrolo¬giques autour du Zodiaque est si lente qu’une personne ne peut les voir en intégralité de son vivant.

La discipline repose sur les bases issues du savoir des anciens astrologues, puis s’enrichit des expérien¬ces apportées au fil des générations. Nul doute que le savoir astrologique actuel, dispensé par les astrologues contemporains, sera affiné par les futures générations.

Au-delà des apparences
La pratique de l’astrologie propose un voyage au cœur de l’être. Lire un ciel fait vaciller les idées préconçues, car la lecture astrologique va au-delà des apparences. Elle met en exergue l’origine des attitudes et des réactions.

L’astrologie identifie les mécanismes intérieurs et les sensibilités de l’être humain. Les configurations retrans¬crivent ses rythmes, ses aptitudes, ses élans, son adhésion à un mode de vie, ainsi que ses points de force et de vulnérabilité.

Sa pratique invite la personne à se voir sous un nouvel angle et à poser un autre regard sur les autres. L’astrologie est une expérience éveillant la tolérance. Découvrir sa carte de nativité et celles de ses proches est une plongée dans les coulisses émotionnelles.

En raison de sa capacité à identifier les périodes, l’astrologie offre une perspective telle une vue en hauteur des situations. Elle permet de relativiser les épisodes délicats de l’existence qui sont à l’origine de changements positifs.

Accueillir l’astrologie
Encore décriée dans notre société, dans le folklore populaire, elle incarne l’image d’une pratique basée sur la superstition ou les croyances. Des idées reçues et entretenues par les générations et un manque d’information sur les capacités de l’outil astrologique nourrissent une image erronée. Réduite à l’horoscope, sa dimension reste encore méconnue du grand public.

L’astrologie est reçue différemment selon les zones du globe comme en témoigne sa reconnaissance en tant que science en Inde en 2011. Souhaitons que le XXIe siècle continue d’accueillir convenablement cet outil intelligent. •

Valérie Tenza-Darmandy
Enseignement de l’astrologie.
astrologiesensitive@yahoo.fr
http://valeriedarmandy.wordpress.com/

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