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Des moments bulles

Le temps des fêtes est probablement la période où nous sommes le plus occupés durant l’année. Non seulement nous pensons aux gens proches de nous en préparant des repas festifs, en achetant des cadeaux personnalisés et en organisant des rencontres spéciales, mais nous sommes aussi généralement plus enclins à penser à ceux et celles moins proches de nous en donnant généreusement à des organismes qui aident les plus démunis. Avec toutes cette activité, parfois on ne se le cachera pas étourdissante, nous oublions souvent de prendre soin de la personne par qui toute cette générosité est possible : nous-même!

Il est important dans ces périodes frénétiques de prendre des pauses, ne serait-ce que pour respirer des fois! Donnez-vous l’opportunité d’arrêter le temps pour 5 minutes, vous ne serez que plus productif par la suite. L’idéal bien sûr serait de s’arrêter pour une bonne journée complète et de ne rien faire. La réalité par contre est souvent que vos échéanciers ne nous permettent pas une telle pause. Une bonne façon d’intégrer des « moments bulles » comme je les appelle est d’y aller graduellement. Par exemple, vous pourriez prendre 5 minutes le matin (soit en vous réveillant, avant de partir travailler, avant de sortir de l’auto dans le stationnement, avant d’ouvrir votre ordinateur au bureau, etc.), un autre 5 minutes dans la journée (avant d’aller dîner, après avoir dîner, durant votre pause d’après-midi…) et un dernier 5 minutes juste avant de vous endormir.

Que faire durant ce 5 minutes d’arrêt? Idéalement rien, seulement être. Comme ne rien faire n’est pas toujours facile et ne vient pas nécessairement naturellement par contre, voici quelques suggestions pour vos moments bulles : la méditation est toujours une belle option, se concentrer sur sa respiration également, on peut porter notre attention sur les choses pour lesquelles nous avons de la gratitude présentement ou faire un « scan corporel », c’est-à-dire porter notre attention sur chaque partie de notre corps une partie à la fois.

L’important c’est vraiment de s’arrêter de « faire » et de prendre du temps pour soi. Vous verrez avec le temps vous deviendrez accro de ces petits moments bulles.

Donc je vous souhaite chers amis un temps des fêtes ressourçant et une nouvelle année remplie de belles découvertes de soi.

Marie-Joelle Tremblay| Directrice générale, Centre de ressourcement et de solitude Champboisé L’Ange-Gardien | info@champboise.org | www.champboise.org | www.facebook.com/champboise

Enfants + mélatonine = danger?

La mélatonine, vous connaissez? C’est l’hormone du sommeil. Une hormone que nous produisonsl’on produit tous naturellement. Parfois, cela peut être plus difficile – lors de décalages horaires, de changements de saison, de périodes de transition, de débalancements hormonaux, d’avancement en âge, etc. Dans ces cas, ou encore, pour faire le sevrage graduel d’un somnifère chimique, on peut opter pour un supplément de mélatonine. Toutefois, comme pour les médicaments plus chimiques, ce supplément ne devrait être utilisé que sur une brève période/durée – généralement moins de trois mois. On remarque pourtant une démocratisation croissante de la prescription de suppléments de mélatonine sur de plus longues périodes/durées et à une échelle de plus en plus large; même chez les enfants. Est-ce vraiment sans danger pour eux?

Quand on a levé l’interdiction de vente de la mélatonine au Canada, on a émis des mises en garde pour les femmes enceintes ou en âge de procréer et pour les enfants. Aucune preuve n’existe encore, à ce jour, aucune preuve de son innocuité chez de petits êtres en pleine croissance. N’oublions pas que, bien qu’il s’agisse d’un supplément dit naturel, la mélatonine est une hormone. Or, le corps d’un enfant en pleine croissance fonctionne à plein régime! Il a donc habituellement tout ce qu’il faut pour produire ses hormones naturellement . Si celles-ci ne se sécrètent pas normalement, c’est davantage du côté des habitudes de vie (routine, exposition à la lumière, activité physique, alimentation, heures de lever et de coucher, nombre d’heures de sommeil, temps passé dehors, etc.) qu’il faut e nous devons d’abord regarder. Même des enfants aux prises avec le TDA(H) arrivent à avoir un sommeil de très bonne qualité quand ces facteurs sont bien contrôlés. Dans la presque totalité des cas, s’il s’agit d’une option facile à court terme, la supplémentation en mélatonine n’est pas nécessaire chez l’enfant, et nous n’avons aucune garantie qu’elle ne lui serait pas nuisible.

Pour que la production hormonale d’un enfant soit normale et maximale chez un enfant, il lui faut desdoit avoir les conditions favorables pour que son corps puisse bien faire son travail. Ces conditions, c’est avant tout aux parents de les créer et de les enseigner et, s’il y a garde partagée, il est important de maintenir une constance sur leau plan du sommeil parce que, si la science ne sait pas encore si la substance elle-même peut être ou non nocive à l’enfant ou non, nous avons la certitude que la mélatonine lui est nuisible sur au moins sur un plan, : celui d’apprendre naturellement à bien dormir!

En effet, l’apprentissage du sommeil doit se faire en bas âge, car bien que le besoin de sommeil soit inné, le savoir dormir, comme le savoir marcher, doit être acquis. Donner à un enfant un coup de pouce synthétique pour l’aider à dormir à un enfant risque d’envoyer un message clair à son cerveau : « Je n’ai pas la capacité naturelle de dormir. Sans mon comprimé, c’est impossible. » À force de faire cette association, l’enfant (comme l’adulte) pourrait développer une insomnie persistante et une dépendance à son supplément. Il risque de perdre confiance en sa capacité naturelle de dormir! Ce conditionnement pourrait même se traduire, à l’adolescence, par une descente vers l’insomnie chronique.

Que faire si un enfant a un peu plus de mal que les autres à trouver le sommeil? Il faut d’abord lui fournir le cadre et les méthodes appropriés, lui apprendre l’importance, les fonctions et le plaisir du sommeil et lui enseigner à bien dormir naturellement. Pour cela, il faut déjà savoir, comme parent, quels sont les facteurs à
considérer… Or, dans bien des cas, le parent doit lui-même réapprendre à dormir!

Veronique Bellemare| N.D. et somno­thérapeute Fondatrice de l’Institut SOMNA – Gestion naturelle du sommeil, du stress et de la santé. www.somna.ca / 819.918.5298

Comment surmonter le trac en situation de transition de carrière

Saviez-vous que les relevés physiologiques démontrent que les personnes informées de ce que sont le trac et l’anxiété ont vu leur corps mieux gérer le stress en équilibrant mieux les dépenses d’énergie? Cet article vise à vous offrir trois stratégies concrètes pour surmonter vos peurs pendant une transition de carrière et pour passer à l’action.

1- Comprendre la manifestation du stress dans votre corps

Tout d’abord, il est important de comprendre que le trac est une réaction biologique qui mobilise tout un arsenal de forces dans le corps pour permettre de fuir un danger ou d’y faire face. La personne qui veut changer de carrière et qui n’en a pas l’habitude se sent en danger. La glande médullo-surrénale sécrète alors de l’adrénaline, d’où l’élévation de la tension et du taux de sucre et de globules rouges dans le sang. Le rythme du cœur s’accélère, et la personne peut perdre le contrôle de certains gestes, se mettre à bégayer ou à avoir des tics nerveux. Lorsque ces symptômes se manifestent, fermez les yeux et songez à tout ce qui est en train de se produire dans votre corps, à tous ces mouvements d’énergie qui visent vraisemblablement à passer à l’action (plutôt qu’à fuir).

2- Choisir l’action

Ici, il n’est pas question de foncer tête baissée, sans vous préparer à l’avance. Toutefois, le trac de parler en public ne se guérit qu’en se pratiquant à faire des exposés. Il en est de même pour se guérir de la peur des avions. Pour votre changement de carrière, vous devez passer à l’action. Par exemple, vous voulez devenir massothérapeute? Eh bien, massez!!! C’est en le faisant une fois, deux fois, dix fois et même une centaine de fois que vous allez développer des astuces, des trucs et, par le fait même, votre expertise. Ne vous préoccupez pas de ce que les autres vont dire. Aussi, rappelez-vous vos débuts dans votre premier métier. Vous avez dû commencer au bas de l’échelle. Acceptez de passer par le même chemin et vous rassurerez votre ego qu’il s’agit de la bonne voie. À ce propos, pensez à Victor Hugo qui a comparé l’anxiété à un « conseil d’agenouillement » dans Les Travailleurs de la mer.

3- Faire semblant

Savez-vous que les étudiantes et étudiants en techniques policières commencent à porter l’uniforme dès la 2e session? Selon les enseignants, c’est une question de visualisation : cela leur permet de s’approprier le rôle d’autorité qu’ils auront à jouer dans plusieurs années. Il en est de même pour votre transition de carrière. Ne vous attendez pas à changer de titre professionnel en claquant des doigts. Tout d’abord, vous devez vous convaincre vous-même que c’est possible. Et, pour y arriver, certains iront poursuive des études supplémentaires, tandis que d’autres se fixeront des buts. Ensuite, vous devez convaincre vos proches; à ce stade, je recommande souvent d’être à leur écoute puisqu’ils pourraient vous faire part d’éléments auxquels vous n’auriez pas pensé. Enfin, il vous reste à convaincre vos futurs employeurs ou le public et, dans ce cas, le temps sera votre meilleur allié.

Tant et aussi longtemps que vous ne ferez que penser à votre nouvelle carrière, ça ne demeurera qu’un rêve. En développant un plan de carrière, en définissant de petits objectifs, lentement mais sûrement, vous parviendrez à votre but.

Andrée Martineau| Experte en gestion de carrière L’alliée des professionnels pleinement épanouis sur le marché du travail. Evolupro : Des solutions pour votre évolution professionnelle | www.evolupro.com

Le plaisir de donner

Maintenant que le temps des Fêtes est à nos portes, les retrouvailles en famille et entre amis se multiplient. Les gens se regroupent et célèbrent une période de l’année propice au cocooning, au partage et au don. Les enfants des uns se mélangent aux enfants des autres, leurs cris et leurs rires se répercutent dans toute la maison pendant que les parents discutent calmement auprès du feu. Dans cette douce cacophonie, alors que la visite reste pour la nuit et qu’on trouve de l’espace pour tout le monde dans la maison, on réalise que le plaisir de se retrouver et de donner est au cœur de ces rencontres. Pourtant, que signifie réellement le don, et quels plaisirs pouvons-nous en retirer?


Donner… les bienfaits pour les autres et pour soi

Dans l’histoire de l’humanité, le concept de don est assez ancien. Il se retrouve dans plusieurs traditions religieuses et humanistes, par exemple par le biais de la charité et de l’obligation morale d’aider son prochain. Le don, qui se traduit par un principe spirituel, pousse les gens à partager avec les autres ce qu’ils aimeraient eux-mêmes recevoir. Donner est un acte qui nous ouvre à l’autre, sans compter que le don et le partage sont des façons de « reconnecter » avec ceux qu’on aime.

Donner fait du bien : c’est la conclusion de nombreuses études scientifiques. Et non seulement
donner fait du bien, mais il a des bienfaits tant pour les autres que pour soi. D’abord, donner fait ressentir des émotions positives supérieures aux émotions vécues lorsqu’on dépense pour des biens personnels. Donner fait aimer sa vie et augmente de façon durable le sentiment de bien-être, tout en procurant une sensation générale d’apaisement. On sait également que donner renforce l’estime de soi, fait diminuer le stress et les risques d’accidents cardio-vasculaires, sans compter que, pour certains, donner les aide à se sentir plus riches. D’ailleurs, peu d’activités humaines simples ont autant d’impact sur le sentiment de bonheur.

Que donner?

Les individus tirent de la satisfaction personnelle dans l’acte de donner, et pendant le temps des Fêtes, plusieurs tentent de trouver le cadeau parfait pour ceux qu’ils aiment. Ce désir de faire plaisir va même les pousser à effectuer le petit détour qui leur permettra de mettre la main sur la trouvaille du siècle. D’autres, par contre, s’inquiètent de ne pas savoir quoi offrir, tandis que certains s’attristent de ne pas avoir les moyens d’acheter un petit quelque chose. Pourtant, donner ne se résume pas aux cadeaux offerts et aux achats de biens matériels. Donner et le plaisir de donner s’inscrivent plutôt dans une rencontre qui nous pousse à aller vers l’autre, et cela, sans qu’il ne soit nécessaire de débourser un sou!

Le partage de la joie de l’autre est l’un des trésors de la vie. Voir un sourire se dessiner sur le visage de l’autre dans le simple fait de vivre ensemble un moment de bonheur surpasse, de fait, tous les biens matériels. Ainsi, donner de son temps et de sa présence reste de loin le plus beau des cadeaux. Rendre visite à nos parents, jouer à l’extérieur avec les enfants, partager un repas entre amis, offrir un massage à l’être aimé, aller marcher en pleine nature avec un voisin, fabriquer de ses propres mains un foulard pour notre collègue, apporter une soupe à des nouveaux parents fatigués, les idées ne manquent pas lorsque vient le temps de donner.

Dans le tourbillon que peut rapidement devenir le temps des Fêtes, gardons à l’esprit que l’acte de donner va bien au-delà de l’achat de cadeaux. Être présents aux autres, les envelopper de notre amour et savoir les écouter restent la meilleure façon de toucher leur cœur et de leur dire que nous sommes là.

Marie-Michelle Poulin

Les chakras, une fenêtre sur notre paysage intérieur

L’incidence du système de chakras sur notre évolution est fondamentale.

Notre structure bioénergétique étant en mutation, les chakras nous dirigent hors des anciens paradigmes et nous accompagnent vers les strates multidimensionnelles de notre être.

Nous avons sept centres énergétiques appelés chakras, mot qui signifie roue en sanskrit, et un réseau sophistiqué de nadis, ou méridiens. Les chakras métabolisent les énergies de la nature. Toutes les formes d’énergie qui soutiennent notre structure proviennent de cinq sources possibles : la terre, l’eau, le feu, l’air ou l’oxygène et l’éther ou le prana qui se veut une énergie biomagnétique.

Nous absorbons l’énergie de ces cinq sources de la manière suivante : le système digestif absorbe la terre et l’eau; les poumons absorbent l’air et l’oxygène; la peau absorbe le feu et la lumière du soleil, et les chakras absorbent le prana ou l’énergie.

L’énergie lumineuse traverse les réseaux éthériques et pénètre notre corps tout entier. Nous captons ses rayons lumineux décomposés en différentes fréquences colorées. Cette énergie lumineuse qui nous donne vie et que nous condensons anime les chakras.

La cohérence de notre matrice lumineuse dépend en grande partie de notre attention “awareness” et
de notre intention (qualité de la conscience). Circulent donc dans cette matrice une myriade d’informations qualitatives et intangibles.

Ainsi, notre forme reflète les patrons d’énergie qui nous habitent.

L’endroit où s’accumule l’énergie et où elle se polarise détermine nos perceptions, nos comportements, nos prédispositions physiques, nos tendances émotionnelles et nos attitudes. Certains chakras en domineront d’autres en raison de l’héritage générationnel et des fixations karmiques que nous portons. Mais aucun n’est plus important que l’autre. En somme, les chakras influencent non seulement notre personnalité, mais aussi la nature des expériences que nous nous attirons dans la vie. Or, ce ne sont pas les événements de notre vie qui changent, mais bien notre perception.

Chaque chakra nous invite à relever des défis spécifiques à notre huma¬nité et contient des mémoires cellu¬laires qui sont aptes à se libérer à condition que nous soyons disposés à élargir notre réalité et à guérir notre vie en acceptant la mosaïque de la vie humaine. Chacun nous livre sa mission, sa conscience, sa leçon de vie et son pouvoir. Enfin, chaque chakra contient une semence d’éveil pour parachever notre illumination. Ce que nous recherchons est l’unification des chakras afin de cultiver une convergence d’énergie menant à notre pleine réalisation.

Reconnu depuis des millénaires par les yogis et les shamans de diverses cultures, le système des chakras représente en quelque sorte une carte géographique de l’âme nous permettant de voir notre réalité selon différentes perspectives. Comme un prisme, les chakras nous reflètent de nombreuses possibilités et potentialités d’expression. Ils sont des puits de lumière au moyen desquels la conscience se déploie.

Ainsi, étant syntonisés sur une plage de fréquence déterminée,non seulement ils animent des organes et des glandes, mais ils dirigent aussi l’énergie de sorte que nous puissions accéder à un monde, à un univers bien précis, telle une sphère de vie et une réalité de perception.

En résumé, comme un musicien averti qui maîtrise son instrument, lorsque le système des chakras
est équilibré et malléable, nous devenons libres de répondre aux situa¬tions de vie avec créativité, sans filtres de croyances ou de préfé¬rences. Nous commençons à unifier notre conscience et à nous éveiller à l’essence que nous sommes, rendant visible le spectre dégradé mais continu de la lumière de notre splendeur. Dans cette splendeur que nous sommes, où qu’elle soit, le sacré est présent.

Shaamal DeGrâce,
coach spirituel
naturopathe agréée et yogi
819-778-0900
www.lavoiedutao.com
www.centrequintessens.com

Cheminement

Redécouvrir les bienfaits du thé noir

Avec l’engouement pour le thé vert et les nombreux bienfaits sur la santé que les récentes¬ recherches lui ont attribué, les thés noirs ont malheureusement été délaissés par certains amateurs depuis les dernières années. En raison de leur couleur plutôt sombre, de leur goût parfois robuste ou peut-être simplement parce que certains d’entre eux vivent dans l’ombre des thés classiques en sachets, les thés noirs sont souvent jugés moins santé ou encore trop proches du café pour ce qui est des effets. Pourtant, dans le cas d’un thé noir de qualité, nous avons bien affaire à l’une des boissons les plus saines qui soient.

Il faut d’abord comprendre que ce qui distingue le thé noir des autres familles de thés (blanc, jaune, vert, oolong, Pu Er) relève principalement du processus d’oxydation quasi complet de ses feuilles au cours de sa transformation. A priori, il s’agit des feuilles d’une même plante, le théier, qui subiront un traitement différent. Au cours de sa production, après la cueillette, le flétrissage et le roulage de ses feuilles, l’oxydation intervient grâce à une enzyme (oxydase) naturellement contenue dans tous les thés. Au contact de l’air et dans certaines conditions (température et humidité contrôlées), la sève de la feuille s’oxyde graduellement comme dans le cas d’une pomme une fois croquée ou d’une feuille de basilic qu’on vient de froisser, donnant aux feuilles de thé noir une couleur allant du cuivré au noir d’encre, en passant par le rouge et le bronze, selon les crus. L’odeur et le goût de son infusion sont alors transformés : si un thé vert (thé non oxydé) révèle des notes herbacées et fraîches, le thé noir offre plutôt des notes fruitées, boisées, gourmandes et réconfortantes.

En ce qui a trait aux bienfaits, le thé noir offre la même gamme de vertus que les autres familles de thé : digestif, antioxydant, stimulant, diurétique, protecteur du cœur, etc. Si sa teneur en catéchines peut parfois être légèrement plus basse que celle du thé vert dû à l’oxydation, il n’en demeure pas moins que nous pouvons habituellement en consommer une plus grande quantité par jour, puisqu’il est plus digeste… ce qui revient donc à peu près au même si on prend plaisir à en boire quotidiennement quelques tasses. Et qu’en est-il de la caféine? Vous serez peut-être surpris d’apprendre que le thé noir et le thé vert contiennent environ le même taux de caféine. La différence qui se fait pourtant sentir se situe dans leur rapidité de relâchement de l’alcaloïde : dans le cas du thé noir, la caféine est ressentie plus rapidement, mais l’effet durera moins longtemps, entre 4 et 6 heures après l’ingestion, tandis que celle du thé vert sera plus douce au départ, mais pourra persister durant 8 à 10 heures.

Si vous avez envie de découvrir ou de redécouvrir les nombreux thés noirs et leurs profils aromatiques plus variés que ce qu’on peut s’imaginer, voici quelques suggestions, classées par terroir d’intérêt :

Darjeeling : Champagnes des thés noirs indiens, ils sont classiques dans leur style britannique, mais surprenants par leur finesse et par la complexité de leurs arômes aux notes souvent florales et fruitées.

Assam : Thés noirs indiens robustes et puissants pouvant soutenir le lait, si désiré. Ils sont la base des English Breakfast ainsi que des thés noirs aromatisés tels que les Earl Grey ou les Chaï.

Chine et Taiwan : Ils sont variés et surprenants, généralement moins caféinés. Selon les crus, leur palette aromatique peut présenter des notes rappelant le chocolat, le sucre roux, la terre humide, la rose, les fruits exotiques, etc.

En outre, tous ces thés noirs vous garderont bien au chaud tout au long de l’hiver. Je vous souhaite donc une savoureuse dégustation.

Daniel TremblayPropriétaire de la maison de thé Cha Yi, à Gatineau. , Avant qu’il ne débute son métier d’importateur de thé de terroir, il a étudié et travaillé en horticulture ornementale, en agriculture biologique et biodynamique ainsi qu’en herboristerie familiale. | daniel@chayi.ca

Bienvenue dans le silence

Voici le temps de l’année où la nature nous entraîne dans un mouvement de lenteur, de sobriété et de tranquillité… comme une douce invitation à rentrer à la maison. Nous sommes cette Nature qui nous entoure; elle est en nous. Seulement, notre société semble oublier ce lien lorsqu’elle poursuit son rythme effréné qui va à l’encontre du rythme ralenti de l’hiver. Tout ce qui nous entoure nous appelle à la tranquillité intérieure. Et si notre quotidien venait à répondre à cette invitation de la nature à entrer en intimité chez soi, avec soi? Si on prêtait attention au silence qui vibre en nous afin d’entendre son chuchotement?

Quand on rencontre le mot « silence », nous vient d’emblée à l’esprit la définition la plus courante : le silence est le contraire du bruit. Ce n’est pas ce silence qui nous intéresse ici, car ce silence-là est sans vie, fabriqué, « un silence de mort » comme le dit l’expression. C’est plutôt de l’autre silence, beaucoup plus rare celui-là, un silence bien vivant et bien vibrant, dont il est question. Ce silence embrasse tous les bruits, toutes les paroles et tous les cris. C’est dans ce silence que naissent et meurent tous les sons sans exception. Organique et lumineux, il nous invite à plonger en nous-mêmes dans un mouvement vertical sans équivoque qui échappe au mouvement horizontal de la pensée. En effet, lorsque notre attention suit nos pensées, c’est un peu comme si notre regard suivait notre main allant et venant devant nous. Lorsque cesse ce mouvement, le véritable silence s’installe aussitôt.

Pénétrer dans la demeure de ce silence bien vivant, c’est indiquer la porte de sortie à nos pensées et entrer dans un état de quiétude qui nous est naturel. Là, juste là, se trouve une paix, une sérénité accessible que nous sentons rapidement; il agit du retour à notre véritable nature. En fait, ce silence nous cherche; il nous connaît bien. De sa voix lointaine, il nous appelle à rentrer à la maison. Bien patiemment, il attend que nous lui accordions notre attention. La constante disponibilité et l’extrême simplicité de cet espace de tranquillité intérieure étonnent. Ce silence est irrésistible de par sa façon de faire surgir en nous la question essentielle : « Qui suis-je? » Comme notre mental ne sait pas répondre à cette question, il se tait et, en secret, le silence nous prend par le cœur et nous conduit dans son mystère. On goûte alors à une connexion à soi d’une intimité insoupçonnée. La question « Qui suis-je? » semble connaître le chemin… celui du silence.

Et si c’était là la réponse à cette question identitaire si fondamentale qui émerge tôt ou tard dans la maturité de notre quête de sens? Apprenons à entendre la beauté discrète de ce silence qui se manifeste dans un vide complètement plein. Un jour, nous sommes enfin prêts à le suivre sur la route qui mène vers la souvenance de qui nous sommes vraiment, vers la source de la vie. En visitant cette demeure intérieure du silence, nous pouvons ultimement commencer à percevoir une présence… un sentiment intense d’être en vie… une présence bienveillante et éveillée.

Dans sa grande humilité, le silence nous donne accès à ouverture remarquable, à une capacité d’aimer absolue et infinie. Il est une invitation sacrée à vivre de cette ouverture qui unifie tout ce qui est présent. Cette porte ouverte nous mène vers une nouvelle façon de vivre qui est insoupçonnée et inédite, une manière de vivre dans la réalité de ce qui est, et non dans notre mental qui rêve et qui s’illusionne de croyances et de pensées de toutes sortes.

Dans son secret, le silence nous ouvre les portes de la liberté intérieure!

Anne Marie Riel| est facilitatrice didacte et professeure de Biodanza. Elle donne des cours hebdomadaires ainsi que des stages dans la région. | annemarieriel@icloud.com

J’abandonne ou je m’abandonne

Vous êtes-vous déjà retrouvé dans une situation où vous avez tout essayé, tout dit, et rien n’aboutit? Avez-vous déjà tenté pendant des semaines, des mois, voire des années, de changer quelque chose, une situation, une relation, et tous vos efforts mènent à un cul-de-sac? Non seulement vous sentez que vous vous dirigez vers une impasse, mais votre santé psychologique et physique en a pris un coup. Dans ces moments, il est peut-être temps d’utiliser la sagesse du lâcher-prise.

J’avoue que cette sagesse n’est pas facile à maîtriser, car c’est dans la nature de l’être humain de vouloir contrôler. Certains contrôlent les autres ou la vie, tandis que d’autres contrôlent leurs émotions. Comme nous sommes tous différents, notre tendance à contrôler sera également différente. Quelle que soit votre personnalité, tôt ou tard, la vie vous amènera à expérimenter la sagesse du lâcher-prise.

Quand doit-on lâcher prise? On lâche prise quand on sent que l’on a fait tout ce qui était humainement possible. On lâche prise quand notre seule volonté n’a pas réussi à transformer ce quelque chose que l’on espérait changer. On lâche prise quand on se sent à bout de ressources. Pourquoi n’avons-nous pas été en mesure de changer ce quelque chose? Peut-être est-ce une question de synchroni¬cité? Ou peut-être Dieu voit-il les choses autrement?

Dans ces moments, certains vivent le lâcher-prise comme un abandon ou un échec. D’autres ont l’impression que l’Univers les a abandonnés. Beaucoup me disent qu’ils ont demandé à maintes reprises, mais que rien n’est arrivé. À ces gens, je dis souvent : si vous voulez laisser Dieu opérer sa magie, vous devez vous tasser l’espace d’un instant.

Je me souviendrai toujours de ma première expérience consciente de lâcher-prise : j’accompagnais la cousine de ma mère dans une maladie terminale. Elle ne voulait pas quitter son logement, était incapable de se nourrir seule et souffrait de perte d’équilibre. Elle avait 76 ans, était célibataire et n’avait jamais eu d’enfant. Sa sœur la plus proche était à 2 heures et demie d’ici : j’étais donc sa seule famille. J’avais beau cogner à toutes les portes, l’attente pour l’aide à domicile ne venait pas. Au bout de huit semaines de visites quotidiennes, de repas préparés et d’emplettes, j’étais à bout de souffle. Je ne comprenais rien : j’avais pourtant demandé à l’Univers de m’aider. Où donc était passée ma demande? Peut-être Dieu l’avait-il oubliée et mise sur une tablette? Et un bon soir, j’ai compris. J’ai compris que mon sentiment de culpabilité à son égard me rendait incapable de ne pas intervenir. J’ai compris que mon incapacité à lâcher prise bloquait la réponse de l’Univers. C’était moi qui empêchais Dieu de venir à mon secours, d’effectuer sa magie. Ce même soir, j’ai pris la décision d’aider la cousine de ma mère selon mes capacités, et non selon ses besoins. Dès le lendemain, la magie de Dieu s’est manifestée : la cousine de ma mère m’a appelée pour m’informer qu’elle désirait être admise à la Maison Mathieu-Froment-Savoie.

Cette expérience de lâcher-prise m’a demandé du courage et de l’humilité : le courage de faire face à la peur de perdre le contrôle et à la peur de prendre contact avec ma culpabilité et, finalement, l’humilité d’avouer que j’avais atteint mes limites.

Lorsque l’on lâche prise de façon authentique et sincère, on ne connaît jamais à l’avance le déroulement des événements. Mais soyez assuré d’une chose : les événements seront toujours à la hauteur de ce que vous avez besoin de vivre et d’apprendre. Faites confiance à Dieu : IL saura vous accompagner dans votre lâcher-prise.

Josée Lafleur| Praticienne en reiki-chamanisme, Gatineau | josee.lafleur@santemanie.com | santemanie.com | Cell : 819.500.9329

Feng Shui hivernal

La saison du cocooning n’est-elle pas idéale pour revisiter notre intérieur? Autant l’hiver nous invite à aller dehors pour nous oxygéner, à faire circuler la vie dans notre corps, autant il nous donne envie de nous retrouver dans un intérieur douillet bien Feng Shui, oxygéné par un bon chi (énergie de vie).

Comment en arriver à créer un tel intérieur? Demandons-nous si ce qu’on voit autour de soi nous fait ressentir une lourdeur intérieure. Si c’est le cas, il est temps d’agir. Un intérieur vivant est énergisant.

Alors, on commence par une tournée des garde-robes et des tiroirs. Pourquoi conserver des vêtements et accessoires au cas où… je maigrirais… je grossirais… je retournerais au travail? Quand je regarde ces vêtements que je ne peux plus porter, je regarde un passé qui n’est plus. C’est une énergie stagnante.

Donner ce qui ne me convient plus m’allège et donne une nouvelle vie aux vêtements qui seront portés. Une fois terminée la tournée des endroits où s’accumulent les choses… vestiaire d’entrée, garde-robe de la chambre des invités où se retrouve parfois le débordement du mien, je respire enfin. En plus, je fais de la place pour du nouveau, car on sait que la vie n’aime pas le vide.

Je continue ma tournée des pièces où se trouvent des objets décoratifs, des tableaux. Ces objets représentent-ils des souvenirs heureux? Est-ce que je les vois encore? Ont-ils vraiment une signification pour moi? S’agit-il de cadeaux dont je me sens coupa¬ble de me défaire? Le simple fait de les changer d’endroit peut changer l’atmosphère et renouveler mon énergie. Quand je déplace un objet de façon consciente, je lui donne une nouvelle signification, une nouvelle vie. Les objets qui ne bougent pas créent une énergie stagnante.

Une belle façon de dynamiser le chi d’une pièce est l’éclairage. Je mets de l’ambiance dans mes pièces au moyen de touches lumineuses, par exemple en éclairant un tableau
ou une plante. Je les appelle mes bouquets de lumière.

Il existe plusieurs outils Feng Shui. Le premier et le plus important est certainement le chi. Une circulation d’énergie ni trop lente, ni trop rapide, ni encombrée signifie un chi fluide, la vie qui circule bien.

D’autres outils Feng Shui, comme votre élément personnel ou votre
année de naissance, aident à choisir les matériaux, les couleurs et les formes de vos objets. L’élément personnel se trouve à partir de votre date de naissance.

Comme en acupuncture, les éléments sont : Terre, Métal, Feu, Bois et Eau. Il est facile de trouver son élément personnel chinois en faisant une recherche dans Internet ou en consultant des livres traitant de Feng Shui. Attention, l’année chinoise ne commence pas toujours à la même date; assurez-vous de regarder un calendrier chinois.

Plusieurs personnes me posent la question : où placer mon lit? On peut aborder la question de deux façons : en fonction de la pièce ou selon vos directions personnelles favorables.

La meilleure disposition du lit est la place de pouvoir. Appuyez la tête de lit contre un mur sans porte ni fenêtre, c’est-à-dire un mur plein. De votre place dans le lit, vous voyez la porte d’entrée et la fenêtre. Évitez de placer la tête de lit sous une fenêtre ou d’avoir les pieds dirigés vers la porte.

Pour trouver sa direction personnelle favorable, il faut faire un calcul simple en fonction de sa date de naissance en année chinoise, laquelle ne commence pas toujours le même jour en février ou en janvier. Pour éviter de faire des erreurs dans le calcul, qui diffère selon qu’on est une femme ou un homme, je vous invite à m’envoyer par courriel vos jour, mois et année de naissance. Je me ferai un plaisir de vous donner votre direction personnelle favorable pour la position de votre lit.

Joan Leclerc| Consultante, animatrice et facilitatrice | joanleclerc@videotron.ca

Engagez-vous dans votre relation amoureuse!

L’un des plus importants besoins fondamentaux de l’être humain est le besoin de sécurité affective. Dans votre relation amoureuse, il est nécessaire que ce besoin soit satisfait parce que c’est sur lui surtout que repose le sentiment d’être aimé. Il est cependant très difficile de vous sentir sécurisé si vous doutez constamment de l’amour de votre conjoint et si vous ne lui donnez pas votre confiance. Une relation de couple ne peut pas se construire si elle est vécue dans l’insécurité. Vous devez être conscient de cette réalité et placer en priorité la satisfaction de votre besoin de sécurité affective si vous voulez réussir votre vie à deux.

La personne dont le besoin de sécurité n’est pas comblé devient inquiète, voire angoissée. Elle peut alors se défendre contre ses malaises par l’investigation, l’envahissement, le reproche, la culpabilisation, le contrôle, la victimisation, quand ce n’est pas par des sollicitations constantes et inappropriées à son besoin réel. Il est donc important que, dans votre couple, chacun de vous prenne la responsabilité de s’occuper de ce besoin en indiquant la manière dont il aimerait être sécu¬risé et en formulant des demandes claires et précises à ce sujet.

S’engager dans une relation de couple, c’est choisir de s’investir dans la relation avec ce qu’elle comporte de joies, de peines, de responsabilités, de problèmes et de moments d’extase. Le véritable engagement résulte d’un choix
cons¬cient : le choix de vivre à deux ou de rester seul. Quel que soit votre choix, le tout est de l’assumer pleinement et d’en accepter les conséquences, parfois agréables, parfois désagréables.

Le principal obstacle à l’engagement dans la vie à deux réside dans la peur de perdre sa liberté. Je crois que cette peur est mal fondée, puisque la véritable liberté résulte d’un choix. Dans la vie, quand nous ne choisissons pas, dans quelque domaine que ce soit, nous stagnons et nous souffrons parce que nous entretenons le doute en nous. Celui qui ne choisit pas et ne prend pas de décision n’est pas libre parce qu’il se laisse mener par les circonstances extérieures ou par ses peurs. Il est donc important que vous arrêtiez des choix pour vous libérer des malaises causés par l’incertitude chronique et pour passer à l’action, pour vous réaliser et pour réaliser votre vie. Sachez que ce n’est pas l’engagement qui vous empri¬sonne dans un couple, c’est le doute et l’indécision, c’est-à-dire, parado¬xalement, le manque d’engagement.

Certaines personnes croient naïvement, comme le suppose l’adolescent, qu’être libre, c’est faire ce qu’elles veulent, quand elles le veulent et avec qui elles le veulent. Cette forme de liberté n’existe pas parce qu’elle est limitée par les
autres. Avec une telle croyance, il est impossible de vivre une relation affective à long terme avec un être humain, quel qu’il soit. Le sens accordé au mot « liberté » entre ici en cause. Être libre en couple, c’est choisir de s’engager envers l’être aimé et aussi envers soi-même.

L’engagement envers soi s’avère indispensable. Pour l’actualiser, il faut impérativement que vous restiez vous-même avec l’autre, c’est-à-dire que vous ne trahissiez jamais votre vérité intérieure. C’est en cela que la plupart des amoureux perdent leur liberté. Ils se trahissent par peur de perdre, par peur du conflit ou par peur du rejet, du jugement ou de l’humiliation. Inconscients de ce fonctionnement émotionnel, ils mettent en cause leur relation, rendent leur conjoint responsable de leur sentiment d’étouffement et essaient de changer celui-ci, alors que la source et la solution à leur problème se situent en eux.

Finalement, entrez à fond dans la vie de couple! N’ayez pas un pied dedans et l’autre dehors. La vie de couple apporte ses contraintes,bien sûr, mais, pour qui choisit de s’y investir, elle est aussi une source intarissable de satisfactions, d’apprentissages, d’approfondissement et de propulsion.

Colette Portelance| Thérapeute en relation d’aideMD, TRA Cofondatrice du Centre de relation d’aide de Montréal (CRAM) Créatrice de l’Approche non directive créatrice (ANDC) Programme de formation offert à Gatineau | www.cramformation.com