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Textes exclusivement sur le web
Un voyage au bout de soi-même
Par Jean-Guy Arpin

Un psychiatre, une déesse et ma maman
Par Cheyda Haramein

Pourquoi on n'en parle pas ?
Par Denise Lauzon

Pour une école qui LEUR ressemble
Par Sylvain Ladouceur

Chaque corps humain est une source fascinante
Par Michelle Roy

LE YOGA AU-DELÀ DU TAPIS….
Par Nicole Dumont

Le pouvoir insoupçonné des couleurs
Par Gisèle Frenette

La thérapie par l'écriture: Les dix bénédictions
Par Patrick Georges

Se libérer de nos conditionnements
Par Élianna Doyon

La nature !
Par Johanne Carrière

Il était une foi
Par Dominique Allaire

LA MANIPULATION POSITIVE !
Par Ian Renaud

Dessiner : s'engager dans la voie de la méditation en action
Par Manon Lévesque

Textes publiés sur la revue
Mon partage !
Par Marie-Josée Viau

Photo 101: Histoire de perceptions
Par Nathalie Lauzon

L'alimentation vivante, un nouvel art de vivre en pleine santé
Par Sylvie Poisson

Les huiles essentielles et les emotions
Par Michel Turbide

Mon corps, mon plus précieux allié
Par Chantal Beauregard

L'équilibre dans le déséquilibre
Par Odette Audet

La spiritualité ma passion, mon souffle de vie.
Par Odette Pelletier

Le plus grand moteur de la spiritualité : la gratitude
Par André Harvey

La Foi, un héritage Divin
Par P. Yvon Le Verrier Ph.D.

La folle histoire de l'égo
Par Jean-Marie Muller

Vos peurs peuvent vous inspirer !
Par Linda Guay

Contraire ou complémentaire
Par Dominique Allaire


Un voyage au bout de soi-même

Chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle : un voyage au bout de soi-même, s'il en est un… où se vivent tour à tour, l'histoire, la beauté des paysages, les rencontres avec les gens de toutes races, de toutes couleurs, la souffrance intérieure des autres et la sienne, la souffrance physique de tous. Où la solitude devient une amie fidèle, très présente, indispensable.

Le chemin des mille étoiles est fréquenté par des hommes et des femmes de toutes les religions et croyances. La plupart sont curieux de vivre ce contact avec le catholicisme et le découvrent pour une première fois durant leur périple. C'est une intense expérience spirituelle pour chacun.

Une chose certaine, chaque individu y va avec une motivation particulière, son questionnement et, le plus souvent, une remise en question profonde. L'existence du chemin y trouve tout son sens. Sans pour autant y trouver toujours LA réponse, on y trouve parfois SA réponse. Et souvent une ouverture aux autres, grâce à une écoute attentive, sans jugement et avec compassion.

On en revient avec une vision de la vie changée, évoluée, sans savoir ce que l'on veut, mais en sachant ce que l'on ne veut plus.

Un midi où la matinée avait été plus exigeante, un court texte est venu du fond de mon âme, un de ces moments où la vie et l'humain m'apparaissaient à leur meilleur :

Le chemin monte en puissance
La pression sanguine aussi
Le soleil cogne sur la peau
La vie redémarre
C'est délicieux
La marche se fait gourmande
Sans bruit

Pour un instant, j'ai osé rêver à un monde sans guerre, sans souffrance, à un monde meilleur... La réalité m'a vite rattrapé.

Un humble pèlerin,

Jean-Guy Arpin,
Auteur d'un nouvel ouvrage, La philosophie du bonsaï (recueil de pensées), chez Sgräff, septembre 2011, ainsi que deux recueils de poèmes, Émotions et Venez je vous amène dans ma maison, aux Éditions JKA, en 2008 et 2009.

Le chemin n'a pas de fin, il plonge vers l'infini.


Un psychiatre, une déesse et ma maman

Alors que ma mère revient d'un pèlerinage sur la terre de son enfance, me reviennent, en rafales, des images récentes de volcan, d'hôpital psychiatrique et d'une déesse bien spéciale.

C'est en 2007, sur l'île de Big Island à Hawaii, que j'ai rencontré pour la première fois, Madame Pele (prononcer Pélé), la déesse hawaiienne des volcans. Là-bas, celle qui vit dans le volcan Mauna Loa, est profondément aimée, vénérée, respectée. De voir, au bord du cratère, toutes ces fleurs accompagnées de lettres de prières écrites par les Hawaiiens à leur déesse chérie, a profondément remué mon âme.

Je ne savais pas qu'un an plus tard, j'allais, moi aussi, apporter une offrande à ce même endroit, demandant à Madame Pele d'intervenir dans la guérison de ma mère tombée gravement malade quelques mois plus tôt.

Rien n'allait plus et maman était passée d'une femme autonome et pleine de vie à une personne complètement dépendante, confuse, ayant vieilli de 40 ans en 3 semaines. Alzheimer? Démence? Non, dépression extrêmement sévère. Par ailleurs, dans cette ronde qui s'ensuivit, de psychiatres, de travailleuses sociales, d'infirmières, de médicaments et tutti quanti, ma relation conflictuelle avec maman me revenait un pleine face. Compétition, dureté, jugements…que de carcans, de malaises, de colère et de rigidité entre nous. Tout remontait à la surface.

Non, ce n'était pas seulement maman qui était malade mais notre relation mère-fille. Un soir, découragée, ma mère toujours internée en psychiatrie, et moi remplie de colère, j'ai prié. Prié pour elle, pour moi, pour nous. L'image, alors, des offrandes hawaiiennes à la déesse Pele m'est apparue et ne m'a plus quittée. Une déesse m'appelait. D'ailleurs, maman étant née à Naples, au pied du volcan Vésuve, n'était-elle pas, un peu, sa fille spirituelle?

Avec tout mon espoir mais aussi tout mon désespoir, je suis donc repartie à Hawaii, en pèlerinage « mère-fille » sur cette terre extraordinaire où la guérison emprunte souvent des chemins inattendus et très puissants.

Un après-midi, une maman-baleine et son baleineau sont venus batifoler tout près de moi. À un moment donné, maman baleine s'est mise à frapper l'eau de façon très énergique avec sa queue. Une fois, deux fois, trois fois, quatre fois…après 10 fois j'ai arrêté de compter et me suis mise en état de réception. Personne autour…quelque chose de magique se passait et c'était pour moi seule. La baleine me parlait. Plus elle frappait l'eau, plus je sentais que c'était mon carcan rigide entre ma mère et moi qu'elle frappait. Qu'elle créait des secousses pour y faire une fissure, une ouverture, pour que passe l'amour et qu'il y ait amorce de guérison.. Cela a duré une bonne demi-heure…j'étais en complète extase.

Mon pèlerinage hawaiien a culminé par mon offrande à la déesse Pele. Avec tendresse, je me revois encore avancer vers le cratère, mes fleurs et ma lettre à la main sous le regard intrigué des touristes. Un combat, en moi, faisait rage. Ma tête me disait que j'étais folle, que les déesses, ça n'existe pas. Mon cœur lui me murmurait autre chose : « va, écoute-moi, suis ce qui fait sens pour toi, ce qui te fait vibrer. C'est l'amour qui compte… ».

De retour à Montréal, comme les antidépresseurs ne faisaient toujours pas effet, le psychiatre de maman a proposé des traitements aux électrochocs. Vision d'horreur à ces mots! Mais comme ma courageuse mère voulait essayer, j'ai suivi le courant et j'ai signé le formulaire d'assentiment. Et puis les temps ont changé, cette approche s'est beaucoup raffinée. Mais si ça tournait mal? Je m'en voudrais jusqu'à la fin de mes jours. Confiance, confiance…

À mon grand étonnement, le miracle se produisit. En à peine 3 semaines, j'ai vu ma mère revenir à elle-même, pleine de vie et d'humour, comme avant. De plus, elle rajeunissait à vue d'œil! Moi qui pensais l'avoir perdue à jamais. Étrangement, je sentais que notre relation venait de faire un premier pas important vers la guérison.

Bien sûr, le discours officiel pour expliquer sa guérison spectaculaire était que maman faisait partie du très petit pourcentage de personnes qui réagissent extrêmement bien aux électrochocs.

À l'heure où l'on met l'emphase, dans le milieu de la santé, sur la nécessité des équipes multidisciplinaires, celle qui nous entourait était composée de merveilleux soignants dévoués (psychiatres, travailleuses sociales, infirmières, etc.). Pourtant, au fond de mon cœur, je sais aussi qu'en faisaient partie, une maman-baleine, une déesse hawaiienne des volcans et l'amour…l'amour d'une fille pour sa mère.

Souvent, il faut la concordance d'un ensemble de facteurs pour que survienne la guérison. Mille mercis à cette drôle d'équipe multidisciplinaire tout de même! Les chemins de guérison n'ont pas fini de m'étonner. À chacun ses secousses… à la rescousse.

Aloha et gros bisous XXX

Cheyda


Pourquoi on n'en parle pas ?

J'avais 10 ans. Faisant partie d'un entourage conflictuel et dysfonctionnel, je demandais souvent : "Pourquoi on n'en parle pas ? " C'était si simple dans ma petite tête d'enfant. Mais cette impossibilité régnait. On me ridiculisait sans cesse et même on m'ignorait.

Maintenant, à l'âge adulte, après de longues années passées à la recherche d'un monde meilleur, je pose la même question : "Pourquoi on n'en parle pas ? " Et je reçois les mêmes répliques : "Ça donne quoi ? " - "Toi, il faut toujours que tu en parles !" - "Non je ne veux rien savoir ! " - Ou alors, simplement, on se place en mode défensif (la protection). On met un masque, on fait semblant.

Je veux simplement communiquer avec les mots que mon énergie ne peut nier. Le corps ne peut mentir. L'énergie ne peut se cacher. Elle est là, présente, elle s'offre gratuitement. Lorsque je fais semblant ou que je n'ose pas me révéler, par peur ou pour toute autre raison, mon énergie fait des vagues, la distorsion s'installe, j'étouffe et mon corps, grande intelligence, m'en fait part par le biais de la douleur. Mes cellules connaissent la vérité. Elles réagissent pour m'instruire, pour m'offrir la connaissance. Quel cadeau!

Il suffit simplement de s'avouer : "Je sais, ce n'est pas facile. Les croyances, les valeurs, les patterns émis par nos expériences passées nous obligent souvent à nous protéger, à être réticents, à simplement être, et voilà que l'orgueil s'en mêle. Trop souvent, nous choisissons des comportements néfastes pour notre âme, dans le but d'être aimé, accepté, au lieu de s'aimer. On se protège en repoussant sa vérité, par peur de la souffrance.

Savez-vous qu'on peut régler un inconfort dans une période de 30 minutes au lieu de le subir pendant des mois ? Le moyen, c'est d'y faire face. C'est de se ressentir, se dire la vérité, le respirer jusqu'a ce qu'on le libère du corps. C'est de le partager à la personne concernée. C'est d'être humble.

Je veux simplement qu'on en parle. Fais confiance juste un peu, et vas-y, dis-moi vraiment, que se passe-t-il en toi ? Que se passe-t-il entre nous ? Nous, les relations avec la vie, les relations de tous genres, avec les animaux, les plantes, la nature, les parents, les frères et soeurs, les amis et surtout avec soi. Je sais que tu désires qu'on te connaisse. Vas-y, plonges, prend un risque avec une seule personne. Tu te sens jalouse, tu as peur qu'on te blesse, tu as mal ? Bon, finalement, c'est merveilleux d'être vrai. Tu peux maintenant guérir de cette lourdeur. Tu as peur d'être jugé ? Plus tu te révèles, plus tu t'appartiens, plus tu deviens vrai, alors, à ce moment-là, les jugements ne sont plus importants. On choisit d'être soi-même et le respect s'installe. Notre côté sombre, qui existe en chacun de nous et qu'on s'acharne à se camoufler, peut finalement devenir un rayon lumineux.

J'écris souvent des lettres parce que le dialogue n'est pas toujours permis. Et sais-tu quoi ? Je vais continuer à communiquer de toutes les façons possibles jusqu'à ce qu'on puisse écouter, entendre, recevoir, répliquer, s'aimer tel que l'on est. Nous sommes tous en cheminement et nous voulons tous l'amour. Que la peur disparaisse ! Elle n'a plus sa place quand l'amour existe.

Prenons le risque de révéler notre vrai visage. Les maladies disparaîtront et on pourra vivre dans un corps sain, un esprit sain et l'amour s'installera dans l'âme de tout être vivant.

Le jour où l'on décidera de dire vraiment sa vérité, ce sera la paix dans notre univers planétaire. On commence ici maintenant ?

Denise Lauzon


Pour une école qui LEUR ressemble.

Depuis quelques mois et mêmes quelques années, nous entendons beaucoup parler de persévérance scolaire et nous avons eu la chance d'entendre des idées jaillir de toutes parts. Toutes les idéologies, les stratégies et les concepts ont été diffusés. Je me permets donc de partager ma propre vision de la persévérance scolaire.

À ce que je sache, tous les humains sont uniques. Nous avons tous nos propres intérêts, notre propre personnalité, notre propre méthode d'étude, nos propres processus de compréhension. Alors pourquoi devons-nous absolument offrir un seul curriculum, un seul moule, aux jeunes de notre société? Oui, je sais. Nous ne pouvons personnaliser nos approches éducationnelles pour tous et chacun, mais nous pouvons certainement considérer les intérêts de nos jeunes afin de les engager davantage dans leur propre éducation, de les responsabiliser et, surtout, de leur donner la motivation nécessaire pour réussir.

Mais encore là. Il faudrait peut-être offrir à nos jeunes la possibilité d'apprendre à se connaître. À quel moment pendant leurs études demandons-nous à nos jeunes de réfléchir à la question suivante : Qui suis-je? Vous-même, posez-vous la question et tenter d'y répondre instantanément. Quels sont vos principaux intérêts? Quelles sont vos passions? vos principales forces? vos défis? vos principaux traits de personnalité? Etc...

Une fois que nos jeunes saurons vraiment qui ils sont et ce qu'ils veulent avoir et faire dans la vie, il serait intéressant de capitaliser sur leurs forces et d'orienter 'leur' processus éducationnel en ce sens. Tenter de personnaliser, dans la limite du possible, leur parcours scolaire.

Nous entendons parler de toutes sortes de réformes, de méthodes, ... mais avons-nous déjà demandé aux jeunes ce qui les intéresse vraiment et comment ILS voient leurs écoles? Bien qu'ils soient jeunes, je crois, sans aucun doute, que nous aurions un bon portrait de ce qu'ils aimeraient et de ce qui les motiverait. Personnellement, j'ai un fils de quatre ans et, déjà, il ne se gêne pas pour me donner son opinion ;-)

En relation d'aide, nous mettons toujours le 'focus' sur l'individu, peu importe l'âge, afin qu'il se sente partie prenante de SON plan d'action, qu'il s'engage et que sa motivation soit plutôt intrinsèque qu'extrinsèque. Pourquoi ne pas intégrer cette pratique, dans la mesure du possible, dans notre système d'éducation?

Bien que je sois conscient qu'une certaine éducation de base uniforme, soit nécessaire, je crois qu'à partir du secondaire, nous devrions être en mesure de donner certains choix de cours et d'orientations aux jeunes. Leur faire sentir qu'on les écoute, qu'ils ont leur mot à dire, que leur opinion est importante et qu'ils sont LA personne la plus importante pour leur PROPRE éducation. Notre travail est de les guider, de leur donner les outils et de leur apprendre à s'en servir. Le plan, pour sa part, devrait leur appartenir, en partie du moins.

Adaptons le moule selon le profil des individus au lieu d'essayer de faire rentrer tout le monde dans le même moule et d'étiqueter ceux à qui le moule fait moins bien avec des troubles de comportement, troubles d'apprentissage, troubles d'hyperactivité avec déficit d'attention, ...

(Petite parenthèse. Rappelons-nous que les jeunes ont besoin de bouger et que l'activité physique leur permettra d'accroître leur concentration, d'être en meilleure forme physique, de s'aérer l'esprit, ... Ce n'est donc pas avec une heure trente d'éducation physique par semaine que nous atteindrons ces objectifs.)

De plus, le message que nous lançons aux jeunes est qu'ils doivent absolument se réduire à ce qui est offert, au système en place, et que leurs passions et leurs intérêts ne comptent pas. Je vous retourne donc la question : Combien d'entre-vous endurez, tous les jours, un travail que vous n'aimez pas réellement, simplement, car c'est la vie, car c'est comme ça? Est-ce ce que nous voulons pour nos enfants? Ne voulons-nous pas leur bonheur? Les entendre dire qu'ils ont eu du plaisir à l'école? Que tel ou tel cours les intéresse 'au bout'? Que tel prof ou tel sujet est 'full cool'?

Pourquoi ne pas encourager les jeunes, nos futurs adultes, ceux qui nous remplaceront, à vivre leurs passions, à aller vers leurs intérêts, à travailler sur l'atteinte de leurs objectifs et à la réalisation de leurs rêves? Et pourquoi ne pas leur offrir cela, entre autres, à l'intérieur du cadre scolaire? Ne serait-ce pas un avantage pour nos sociétés de demain? Une population plus heureuse, plus épanouie, en meilleure santé mentale?

Oui, je suis conscient que ma théorie est peut-être un peu idéaliste, mais c'est avec du rêve que l'on réalise des projets et que l'on atteint des objectifs. Je ne suis pas un spécialiste en éducation, mais je suis persuadé que nous avons des gens suffisamment brillants au Québec pour adapter notre système d'éducation afin qu'il soit plus inclusif, intéressant et motivant pour nos prochaines générations. Non, ce n'est certes par réalisable en quelques mois, mais il faut certainement commencer à quelque part et je ne suis certainement pas la personne qui pourra transformer cet idéal en actions tangibles, mais qu'est-ce que ça coûte de rêver et de lancer des idées? Dans la vie, ça ne prend qu'une simple idée qui fait son chemin, qui évolue, qui se transforme... pour... changer le monde. Parler au créateur de Facebook. Une simple idée a changer notre façon de communiquer à l'échelle planétaire. Donc... rêvons.

Un des beaux changements dans le monde de l'éducation, dans les dernières années, est de parler de stratégies pour encourager la 'persévérance scolaire' au lieu de stratégies pour diminuer le 'décrochage scolaire'. Ce changement de vocabulaire, aussi minime soit-il, a au moins le mérite d'avoir transformé le discours en une formulation et une orientation plus positives.

Et voilà, c'était ma vision de la persévérance scolaire. Bien que je n'aie pas la prétention de pouvoir changer le monde avec ce texte, j'espère avoir apporté au moins ma part au grand vent d'idées qui a déferlé sur le Québec, car au bout de la ligne, c'est ensemble que nous pourrons... changer le monde!

Ensemble, pour notre avenir, travaillons à créer... une école qui LEUR ressemble.

Sylvain Ladouceur


Chaque corps humain est une source fascinante d'énergie en action.

Dès les premiers moments de notre vie, au tout premier souffle, le petit bébé émet des sons et fait entendre qu'il a besoin qu'on prenne soin de lui. Il est alors complètement vulnérable à nos soins.

Au fil des années, si tout se passe selon les normes, nous devenons autonomes à combler nos propres besoins.

Il est assez habituel de voir des problèmes de santé apparaître tout simplement parce qu'au fil du temps nous oublions de bien prendre soin de cet espace de vie qu'est notre corps. Si ce premier espace dans lequel nous habitons n'est pas en bon état, toutes les actions possibles demanderont inévitablement plus d'énergie.

Peu importe les expériences que vous souhaitiez faire, vous voulez les faire dans quel état ?

Il existe différentes formes d'énergie en nous. Il y a l'énergie de l'action qui roule efficacement. Cette énergie circule naturellement en soi sans encombre.

Il y a aussi l'énergie de l'agitation qui demande une lutte contre soi afin de circuler. Les blocages sont issus de nos mémoires ou de nos manières de voir les événements qui composent notre vie.

À la longue, cette forme d'énergie qui nous fait tourner en rond dans notre tête amène épuisement et malaises.

Au cours de ma vie professionnelle, j'ai déjà embauché un coach formidable qui demandait quels étaient les besoins de l'entreprise qu'il nous fallait combler. Il s'agissait, en fait, des piliers de base sur lesquels notre entreprise s'appuyait solidement, soit l'espace, les employés, le matériel, les services… Ensuite se posait la question à savoir ce qui nous faisait plaisir de faire, ce qui nous satisfaisait d'offrir comme service. Lorsque ces éléments étaient clairement établis, il nous fallait trouver un moyen efficace de diffusion afin d'aller chercher les clients et nous réaliser.

En résumé : 1. Combler les besoins, 2. Avoir du plaisir 3. Diffuser, 4. Se réaliser !

La recette était tellement bonne que l'entreprise a connu un envol incroyable… créant à sa suite la détresse des propriétaires dont je faisais partie.

Au fil de mes années d'enseignante et de thérapeute, j'ai réalisé que la recette est entièrement efficace si on l'applique à soi en tant qu'individu.

Trop souvent, les individus font l'inverse; nous avons appris à ne pas prendre soin de notre corps.

Lorsque je pose la question à mes clients : de quoi as-tu besoin pour être heureux ? Ils ne savent généralement pas du tout ce dont ils ont besoin afin de se sentir bien. Le travail prend tout leur temps et toute leur énergie, ils s'occupent généralement depuis longtemps des autres, oubliant de prendre des vacances et mangeant debout en vitesse.

Les gens ont de moins en moins de plaisir et font maintenant appel à de la médication afin de sécréter de la sérotonine et de l'endorphine.

Nous vivons dans une drôle de société de luxe, où les gens tendus et déprimés circulent en voitures luxueuses et bien entretenues.

C'est souvent plus facile de s'occuper de la mise au point de notre automobile que d'aller recevoir un massage ou un traitement d'acupuncture. Pourtant, si on est malheureux dans notre corps, et que nous déposons ce corps dans un espace magnifique, nous ne serons certainement pas en mesure de l'apprécier tellement nous souffrons.

C'est ce qui m'est arrivé, et maintenant j'enseigne des méthodes de méditation et de guérison. Cette nouvelle vocation (qui dure quand même depuis de nombreuses années) me réconcilie avec toutes ces années passées dans des quêtes épuisantes de bonheur.

Je sais maintenant que le bonheur est une émotion que l'on porte en soi ou pas.

Les émotions sont toujours en soi. Jamais ailleurs. Lorsque nous sommes heureux la réalité change, nous voyons les choses avec un angle différent, sous une meilleure lumière.

C'est pourquoi aucun maître véritable ne peut vous dire de ne pas prendre soin de vous.

Je cite Martha Graham : « Le corps ne ment jamais ».

Il est donc impératif de l'écouter nous dire comment bien prendre soin de soi par les symptômes et les malaises qu'il nous envoie, il nous demande de rétablir l'équilibre en soi. Si nous ne l'écoutons pas, il ne fera que parler plus fort.

Michelle Roy


LE YOGA AU-DELÀ DU TAPIS…

La pratique du yoga connaît une vogue grandissante depuis plusieurs années et les approches se multiplient, au point de laisser les néophytes dans la confusion...

Le yoga est, dit-on, le système de bien-être le plus ancien du monde. Bien avant d'être une somme impressionnante de postures destinées à tous les aspects du corps et de la santé, le yoga (terme sansncrit signifiant : relier tout) est avant tout une philosophie de vie très complète.

Pas trop difficile à croire quand on pense que le yoga existe depuis plus de 5000 ans. Une simple discipline physique aurait eu peu de chances de traverser les âges en demeurant aussi actuelle !

Quand j'ai suivi mon 1er cours de yoga, il y a 40 ans, j'étais une jeune femme stressée. Je ne connaissais alors du yoga que les postures impressionnantes, comme celle sur la tête et j'avais entendu dire qu'on pouvait devenir plus zen en faisant du yoga.

Loin de m'avoir déçue, le yoga a livré ses promesses de souplesse et de détente au point où j'ai choisi de suivre une formation pour l'enseigner. Portée par ma curiosité, j'ai poursuivi l'étude de la philosophie du yoga, ce qui a ouvert en moi des portes insoupçonnées.

J'ai découvert une philosophie qui s'occupe de tous les aspects de la vie et qui nous aide à devenir de meilleurs humains. En effet, c'est une approche holistique visant à unir le corps, le souffle, l'émotion, la pensée ainsi que l'esprit.

En étudiant les Sutras de Patanjali, véritable bible du yoga, j'ai pris conscience que le mental humain avait toujours été le principal obstacle à notre évolution. Même il y a 5000 ans, alors qu'il n'y avait ni traffic, ni agenda pour le stresser, l'homme était aux prises avec les illusions inventées par un mental qui cherche sans cesse à comprendre, analyser, contrôler et juger….

Le Yoga propose donc une démarche qui vise d'abord à canalyser l'activité du mental afin de donner accès à l'esprit, ( âme , intuition -choisissez votre terme) la part de notre être en connexion naturelle avec la Vie, le Divin et l'Univers.

Toute philosophie comporte plusieurs concepts théoriques, on le sait ; Et les nombreuses lectures que l'on peut faire ouvrent l'esprit à d'autres réalités, cela est certain.

Or, la force du yoga est dans l'application de sa philosophie. Par exemple, en Astanga Yoga (yoga à 8 branches – ne pas confondre avec l'approche physique du même nom).

On décrit tout d'abord les attitudes justes pour développer un esprit sain et équilibré.

Les 5 YAMAS nous guident vers la non-violence, la vérité, le respect, la modération et le détachement.

Vite énuméré, mais le fait d'en développer un seul, vraiment à fond, change toute une vie !

Par exemple, la vérité implique une intégrité et une congruance totales entre la pensée, la parole et l'acte. On peut passer des années à parfaire chacun de ces 5 aspects…

Viennent ensuite les 5 NIYAMAS, une sorte de code moral à adopter dans la vie quotidienne.

La pureté (autant intérieure qu'extérieure), l'acceptation, la constance et l'ardeur dans l'action,

L'observation de soi et le détachement du résultat de ses actes.

Ces 2 premières parties m'ont beaucoup occupée depuis les dernières décennies, car le quotidien ne manque pas d'occasions pour les prises de conscience. On découvre, à la pratique, que l'on est toujours à la bonne place et au bon moment, car tout est expérience et sert à élargir notre conscience. Car c'est bien de cela qu'il s'agit ! Sinon, comment arriver à modifier les comportements inconscients qui sont immanquablement source de souffrance.

Il y a d'ailleurs un sutra qui dit : « toute souffrance à venir peut et doit être évitée ».

Et c'est le comment qui m'a surtout intéressée, étant une femme au sens pratique.

La suite nous ramène au corps : ASANA, mot qui signifie : espace intérieur heureux, vient à la rescousse pour nous aider à discipliner le mental, en lui confiant un travail d'observation pendant la pratique des postures. On pourrait dire que toute approche physique mettant l'accent sur la conscience du souffle et l'attention du mental est une forme de yoga.

Si vous avez déjà pratiqué le yoga, vous aurez remarqué que le mental est plus calme après une séance. On est alors prêt pour la prochaine étape :

PRANAYAMA, le travail respiratoire proprement dit. En fait, la respiration est un outil méconnu.

Présent en chacun de nous. Le souffle est la seule fonction automatique du corps qui est à la fois sous le contrôle de la volonté. Comme il est intimement relié à nos états émotifs ainsi qu'à nos pensées, on peut retrouver beaucoup de pouvoir en respirant de façon consciente, car non seulement on apprend à modifier ses états intérieurs, mais on développe des états de profondeur et de paix. Le mental commence déjà à être déjoué…

PRATYAHARA, est l'état qui suit naturellement la pratique régulière du souffle conscient. Le bien-être cesse d'être sous la dépendance des 5 sens. C'est un déconditionnement des sens qui apporte une connaissance de soi au-delà de la personnalité.

DHÂRANA, la 6e branche, est un résultat d'une pratique assidue, qui développe naturellement une meilleure concentration. Être capable de soutenir son attention est un grand atout pour la vie professionnelle ; il permet une plus grande efficacité et une meilleure prise de décision.

DHYÂNA , est la plus connue avec Asana ; il s'agit de l'état de méditation, que l'on décrit comme l'absence de pensée.. Elle est associée à la présence à soi. Mais, pas de panique ! Nous avons tous déjà connu cet état étant enfant : le fait d'être totalement absorbé dans quelque chose est un état méditatif, car la pensée est en parfaite union avec l'action, avec CE QUI EST. Même chose quand on fait quelque chose qui nous passionne et qu'on en oublie la faim, le temps, et.

Et enfin SAMÂDHI, l'état ultime, l'unité, la paix profonde, la félicité où la conscience rejoint le GRAND TOUT. C'est un état qui nous visite mais nous quitte trop vite ; c'est pourquoi la pratique pour le corps et le mental dure toute la vie….

Nicole Dumont


Le pouvoir insoupçonné des couleurs

Comment visualisez-vous votre vie? La voyez-vous comme une longue série d'images en noir et blanc agrémentée de quelques nuances de gris? Ou est-elle, tout au contraire, parsemée de couleurs brillantes et vivifiantes? Bien que l'on s'arrête rarement pour y penser, les couleurs ont une grande influence sur notre vie. Elles sont omniprésentes autour de nous. Tout au long du jour, elles influent sur notre façon de voir le monde qui nous entoure; elles modulent tant notre comportement, notre caractère, notre humeur que nos décisions.

On pourrait dire que les couleurs ont leur propre langage. Même le choix de la couleur de nos vêtements en dit long sur notre vibration personnelle du jour; par une journée de grande fatigue, on peut être attiré par une couleur terne et peu voyante, car sans même le réaliser, étant trop amoché pour faire face à des problèmes, on voudrait passer inaperçu. Mais d'autre part, si cette personne décide de porter une couleur éclatante malgré sa lassitude, elle pourrait être surprise par un regain d'énergie inattendu.

Si vous avez déjà subi une période de déprime, vous vous êtes sûrement rendus compte que le monde autour de vous avait perdu de son éclat; le ciel était moins bleu, les feuilles des arbres moins vertes et les fleurs moins belles. Et que dire quand on est fraîchement amoureux? C'est alors toute notre vie qui devient une toile de couleurs. Celles-ci sont présentes non seulement autour de nous, mais aussi dans nos expressions : le nuage noir au-dessus de ma tête, rire jaune, voir la vie en rose, une colère bleue, être vert de peur, blanc comme neige.

Les couleurs détiennent un pouvoir insoupçonné; elles touchent toutes les sphères de notre vie, de notre tenue vestimentaire à la décoration de notre milieu de vie et de travail, en passant par notre assiette et nos loisirs (peinture, dessin, photographie, livres). Elles peuvent également aider à apaiser la douleur et à calmer l'angoisse. Les praticiens de l'art-thérapie utilisent l'expression artistique afin d'explorer les problématiques souvent inconscientes de leurs clients. C'est en leur permettant de s'extérioriser par le gribouillage, le dessin, la peinture et les collages qu'ils peuvent apprendre à se connaître. Les couleurs utilisées dans un tel processus peuvent mettre à jour et permettre la compréhension de sentiments et d'émotions parfois profondément enfouis. Personnellement, j'ai découvert la puissance des couleurs en m'adonnant au journal créatif. Elles éveillent la créativité, aident à mieux comprendre certaines émotions jusqu'alors restées floues, ouvrent des portes sur l'inconscient et stimulent la confiance en soi.

Chaque couleur a une signification particulière, bien qu'elle puisse varier légèrement selon la perception de chaque personne. Par exemple, le blanc, qui en fait est plutôt une absence de couleur, rappelle le calme, la discrétion, l'équilibre, la pureté, la virginité, la connaissance. Tout son contraire, le noir a souvent une connotation plus négative (deuil, rigueur, dépression, néant, austérité - habits religieux). Pourtant, il exprime aussi l'élégance (quoi de plus classique qu'une belle robe noire), la stabilité, la sobriété, le mystère. Le jaune est une couleur joyeuse qui incite à la fête, la joie, la chaleur et l'amitié. Il évoque l'ouverture d'esprit et stimule l'inspiration, l'intelligence, l'intuition et l'optimisme.

Le rouge est bizarrement contradictoire; il exprime tantôt l'amour, tantôt la colère, l'agressivité et la vengeance, le courage ou le danger, l'ardeur ou l'interdiction. Il symbolise également la passion, la séduction, le pouvoir, la détermination. C'est aussi une couleur qui ouvre l'appétit et augmente la pression sanguine (cardiaques s'abstenir). Le bleu est une couleur apaisante (mer bleue, ciel bleu) qui incite au calme, au rêve, à la sagesse, à la vérité et à la sérénité. L'orange est obtenu en combinant le rouge et le jaune. Cette couleur favorise la créativité et donne du courage. Elle est synonyme de joie, de communication, de spiritualité et d'optimisme. De plus, elle semble avoir un effet positif sur la digestion. Le vert, très présent dans la nature, est un savant mélange du bleu et du jaune. Il est associé à l'espoir, à la chance, à la stabilité et à la concentration. C'est la couleur de la guérison et de la paix intérieure.

Et vous, de quelle couleur sera faite votre vie?

Gisèle Frenette est l'auteure de plusieurs livres sur le thème de la santé dont L'endométriose, Comment soulager la douleur, L'hypothyroïdie expliquée. Plus d'info: http://gisele-frenette.blogspot.com


La thérapie par l'écriture: Les dix bénédictions

Bonjour !

J'utilise depuis bien des années, l'écriture du journal de bord, comme outil de thérapie personnelle, combiné avec d'autres approches. Les sports comme le triathlon et l'escalade, par exemple, me servent aussi d'exutoire, et une judicieuse combinaison de ces moyens me permet de garder la tête au-dessus de l'eau, et parfois de flotter joyeusement. J'aimerais dans cette chronique, m'adresser à ceux et celles qui veulent écrire un journal de bord et n'osent pas, par manque de temps ou d'inspiration, par peur du ridicule, peut-être. Je ne me prétends pas psychologue, (j'en ai plutôt consulté quelques-uns car j'en avais reconnu le besoin !) cependant mon expérience pourrait s'avérer profitable à d'autres.

Tenir un journal de bord, c'est bien beau, et parfois ça part sur les chapeaux de roues à l'occasion de bonnes résolutions du jour de l'an, mais comment garder une régularité ? Voici mon secret.

Bien sûr, les mille catastrophes qui surviennent dans notre vie et à cause des autres sont des sources intarissables d'inspiration, mais le potentiel thérapeutique d'un tel « recensement » me semble un cercle vicieux. À moins de vouloir en faire un film comique en les exagérant, bien sûr. Mais encore la, j'ai constaté qu'à force de rire, on finit par rire jaune… puis rire gris.

Je vous propose plutôt autre chose : sans pour autant renier en bloc toutes les tribulations de la vie, pourquoi pas essayer, à chaque jour, ce qui vous semble une bénédiction, dans votre vie ?

Pourquoi ne pas choisir 10 bénédictions, au lieu des dix commandements ? Après tout, il s'agit de récolter le feu sacre en haut de la montagne, et de les graver dans VOS tablettes, pas celles du voisin. Soyons modernes, on carbure maintenant davantage aux bénédictions qu'aux punitions prônées dans l'ancien testament de la bible ! Alors faisons le plein. Le plein de sens.

Avant tout, nous devons nous entendre sur la définition de bénédiction, dans le contexte de cette chronique : j'appelle bénédiction tout ce qui nous procure du bien-être, qui pourra nous consoler plus tard en y pensant. Ça inclut donc des succès dont nous sommes fiers, des opportunités, « Un heureux hasard », comme j'entends parfois chez des amis. Bref, tout ce qui nous arrive de bien- selon nous. Une sorte de grâce, donc. Pourquoi pas ?

Ces observations deviennent autant de graines semées en terre qui pourront devenir… une petite fleur, ou ne pas grandir du tout, peu importe. Voulez-vous des exemples de bénédictions ?

• Un matin, après y avoir pense pendant des jours et avoir repoussé l'échéance, je me suis enfin décidé à faire le ménage ou sortir les poubelles, ou a faire quelque chose de déplaisant pour moi.
• Je reçois ce chèque de remboursement d'impôts que j'attends depuis si longtemps.
• J'arrive au bon endroit au bon moment, je dis la bonne parole à la bonne personne, j'ai le sens du timing (pour dire une blague par exemple, mais aussi pour encourager, soutenir, apaiser).
• J'achète exactement le bon cadeau pour cette personne.
• En tant que sportif, j'ai performé de façon inattendue dans une compétition (au-delà de mes prédictions).
• Je rends un service à quelqu'un sans espoir de retour.
• Je reçois une inspiration pour écrire, cuisiner, une activité de création.
• Le sourire d'un enfant qui nous a adopté.
• Un chien qui nous accueille chaleureusement.
• Un spectacle, un film, un livre qui nous touche.
• Etc.

Comme vous voyez, certaines bénédictions sont très peu « sexy » ou peu spectaculaires, mais c'est avec des cennes qu'on fait un dollar. Il faut accumuler, patiemment, les bénédictions. Pour ce faire, il faut s'exercer à les détecter même si elles existent parfois en très faible concentration.

Il m'arrive parfois de vivre des journées horriblement lourdes et longues, mais une petite bénédiction peut désamorcer bien des « montées de lait ». Parfois, en évoquer le souvenir, peut nous aider a visualiser une nouvelle harmonie dans le chaos environnant.

Dans le premier tome de trilogie, intitulé Les neuf vies de Caméléon, le héros se rend compte, un peu avant de vouloir passer a l'acte suicidaire, des grâces qui l'ont accompagné tout au long de sa vie. Et il décide que la vie vaut quand même la peine d'être vécue. Il devra cependant, dans les tomes suivants, se replacer dans un contexte d'action de grâces lorsque le malheur surviendra à nouveau. Comme quoi, même les bénédictions ne sont pas acquises pour toujours. Il faut les cultiver !

Merci de votre attention, et bonne bénédictions.

Patrick Georges travaille au sein du gouvernement fédéral depuis 1996 ; il participe à la vie culturelle Gatinoise depuis une décennie. Il a incarné quelques personnages au théâtre, avec la troupe Désinvolte et le théâtre de l'Ile. Il a également participé à la ligue d'improvisation la Loi de Jos et aux joutes de SLAM Outaouais. Il poursuit présentement l'écriture de la trilogie Caméléon, dont le premier tome, Les neuf vies de Caméléon, est paru en 2009 et le deuxième tome, Les six clés de la conscience, est paru en février 2011.


Se libérer de nos conditionnements

Que veut dire se responsabiliser ? Avoir une maison, un emploi, une auto, être parents, s'occuper des enfants ? C'est une part de la responsabilisation, mais celle qui apporte la guérison physique et psychique est la rencontre à soi, de nos émotions, de nos sentiments.

La rencontre à soi permet de se découvrir, de se connaître et transformer ce qui nous fait souffrir, nos limites, nos conclusions d'expériences vécues, ou nos conclusions des expériences des autres, nos croyances, tout ce qui nous conditionnent à ne plus être ce que nous sommes, à ne plus ressentir la Vie. Les conditionnements sont reliés le plus souvent à notre éducation, familiale, scolaire, sociale. La bienséance, en est un puissant conditionnement, bien paraître, être conforme aux exigences extérieures….Les conditionnements deviennent des automatismes dans nos modes de fonctionnement, amènent l'être à poser des actes sans conscience, maintient l'être dans l'ignorance, et dans une conscience limitée. Les conditionnements sont devenus pour nous des vérités qui ont pris place sur notre Vérité intérieure, notre Enfant intérieur, notre Joie de Vivre parce que nous y avons fait foi. Ils ont éteint toute notre Essence pure et divine que nous sommes. Nous avons fait foi en ces vérités qui nous ont amenés à vivre robotisé et comme des automates, ne se posant plus de question. Cette façon de vivre engendre la mort dans la Vie, et nous devenons des morts vivants, croyant être dans la Vie nous vivons dans la mort. À long terme, cela crée un déséquilibre de l'être, soit physique ou psychique.

Pour se libérer de ces modes de fonctionnement destructeurs qui nous font souffrir, nos automatismes, nos actions réactions qui sont la conséquence de ces conditionnements, nous devons tout d'abord admettre que nous avons des conditionnements, les reconnaître, être conscient que nous les avons créés en faisant foi à toutes les vérités extérieures sans tenir compte de notre propre Vérité, de notre ressenti. Cette façon d'être engendre colère, frustration, tristesse, par négation de soi. Ça peut engendrer envie, jalousie, évaluation, comparaison, étant donné la conformité qu prime sur la différence.

Il est temps que chaque être réalise qu'il est responsable de ce qu'il vit, que c'est sa propre création engendrée inconsciemment ou consciemment, tout dépend où vous en êtes. Si l'être choisit de se dévoiler, d'admettre, de se libérer de ses souffrances, de libérer le Corps, il enclenche la voie de la guérison de l'être à tous les niveaux et il commencera à ressentir la Joie de Vivre.

Élianna Doyon Guide de Vie avec approche globale de l'être. Je guide les gens à retrouver leur Joie de Vivre en faisant la Paix avec eux-mêmes.
www.consciencenouveaumonde.com


La nature !

Vivant depuis toujours en milieu urbain, le "vert" m`attire ! J`ai dans la cour avant de notre semi-détaché, un érable qui depuis 14 ans fait mon bonheur ! On a dù le faire émonder l`an dernier parce que les branches touchaient à la maison, mais pas question de le déraciner ! L`automne ses feuilles tournent au jaune, de belles grosses feuilles que j`ai aussi le plaisir de ramasser et mettre en sacs. Des souvenirs d`enfance me reviennent toujours, c`est ma filleule de 5 ans qui saute dans 'le tas', qui fait voler les feuilles dans les airs et en a plein les cheveux, quelle joie de la voir s`amuser comme sa tante l`a fait ! Au printemps, on entaille et boit l`eau d`érable, l`été je fais du jardinage dans mes plates-bandes accompagnée de mon chien en étant 'à l`ombre d`un grand érable'. Derrière chez moi, ma voisine a dans sa cour arrière un gros arbre, c`est le seul que je vois et je me suis dit, une chance que j`ai cet arbre-là à regarder, avec les oiseaux qui y entrent et en ressortent, je le vois se balancer au gré du vent !

Souvent la nature m`appelle, je ressens le besoin de marcher ou faire de la bicyclette dans un endroit enchanteur, qui longe le bord de la rivière par exemple, j`ai besoin de sentir le parfum des sous-bois, m`asseoir quelques instants pour admirer, photographier, immortaliser des vues magnifiques que je m`amuse par la suite à peindre ! Tous les tableaux que j`ai fait sont de nature 'nature', quoi de plus beau qu`un coucher de soleil qui se réflète dans l`eau, des fleurs, des chutes en cascades dans un milieu sauvage !

Dans mon enfance, on allait au camp, monopièce comprenant la cuisine, les lits superposés, le lit simple, celui des parents et un sofa. On avait aussi la sun-room avec une autre table, des chaises sans oublier la berçante à papa, c`était très humble, on pouvait voir le jour à travers les planches à certains endroits, les soliveaux au plafond où était suspendu le fanal, pas d`électricité et on pompait l`eau du lac, la bécosse dehors et pour la nuit, un 'p`tit pot de chambre' au cas où !

Quels beaux souvenirs, aller attraper des mouches à feu et les laisser libre dans le chalet, les voir 's`allumer' jusqu`à ce que le sommeil nous gagne. Aux petites heures du matin, entendre les corneilles cacasser, se rendormir jusqu`à ce que le jour se lève. Le lac sous nos pieds, on a nagé et pêcher des crapets-soleil en masse, ma soeur et moi on se faisait un net improvisé tenant chacun notre extrémité, on prenait des ménés qu`on mettait dans un vieux chaudron préalablement rempli d`eau et on les examinait de plus près. Je trouvais des petits bébés crapauds, que je trouvais tellement beau, tellement petits que je faisais attention qu`ils ne se faufilent pas entre mes mains refermées, je montrais ma prise à maman mais elle en avait horreur ! Ah les vacances d`été, c`est au chalet qu`on aimait tellement vivre, dans la nature, entouré d`arbres, de roches avec de la mousse dessus, on partait cueillir des petits fruits, maman nous donnait un contenant et on faisait bien attention de ne pas tout manger sur le chemin du retour pour qu`elle déguste elle aussi, maman a été atteinte de la polio et ne pouvait se déplacer comme bon lui semblait ! Je cueillais des fleurs sauvages que je prenais soin de mettre dans l`eau dès mon arrivée pour en faire un centre de table. A la brunante, assis dans la sun-room en pyjamas, on entendait le clapotis des vagues, le chant des huards et l`écho qui répondait !

Aujourd`hui, à presque 55 ans, j`ai le plaisir de retourner au camp même s`il a été démoli l`an dernier, c`était ça ou il tombait tout seul à la prochaine grosse tempête, mon frère ayant acheté le chalet voisin il y a quelques années. Ça me permet dans la première demi-heure arrivée, d`aller 'sur le terrain' aux milles souvenirs qui aura bercé mon enfance !

C`est pour cette raison je crois que j`aime tant me retrouver dans la nature, c`est une 'ressource' si indispensable à mes yeux ! ...

Johanne Carrière


Il était une foi

Il était une foi, une toute petite foi… Une foi qui dansait comme une étincelle. Un tout petit feu de bois. Un minuscule feu de joie. Et pourtant capable d'embraser de son humble brasier l'Univers tout entier.

Et cette insignifiante foi, plus petite qu'un petit pois, croyait en moi. Croyait en toi. Croyait en nous. Croyait en tout ce qui vit et meurt. En tout ce qui remplit de nos vies les heures. En tout ce qui nous renverse de bonheur et de malheur.

Tout ce qui nous chavire le cœur.

Cette toute petite foi n'attendait pas la moindre permission pour alimenter sa flamme. Elle attisait ses braises ardentes du souffle divin de nos âmes.

Beaucoup l'accusaient des pires fardeaux. La rendant même coupable de causer la folie. Allant jusqu'à la qualifier d'œuvre du démon. C'est qu'en son nom, certains acceptaient volontiers de périr sur la potence, la croix ou le bûcher.

Et d'autres lui attribuaient les meilleurs cadeaux. La remerciant pour leurs accomplissements. Allant jusqu'à en faire une religion, une secte, une vocation. C'est qu'en son nom, plusieurs trouvèrent le chemin de leurs passions.

Qu'est devenue cette toute petite foi, perdue et retrouvée tant de fois?

Ne craignez pas pour elle. Son sort est fort enviable. Elle est à toutes vos perceptions, louables et condamnables, parfaitement imperméable.

D'ailleurs, ce sont vos perceptions qui font d'elle une chose mesurable. Selon ce que vous croyez, vous pouvez avec elle prouver à la Reine Isabelle que la terre est ronde. Marcher sur la Lune. Prendre un bain de soleil sur le toit du monde.

Vous comprenez ainsi que ce que vous percevez comme un objet statique est au contraire infiniment élastique. L'opinion que vous avez de sa flexibilité dépend directement de votre capacité à imaginer, visualiser, rêver.

Et pourtant, aucun instrument ne peut en calibrer la puissance. Puisque sa texture demeure inaccessible à nos sens. On ne peut qu'en constater les résultats. Dans la forme de notre choix.

Cette toute petite foi vacille au centre de notre être. Elle croit en nous bien avant que l'on commence à croire en soi. Aimante et disponible, elle croira en nous bien au-delà de tout.

Se pourrait-il que la lumière au bout du tunnel soit cette incandescente parcelle, l'identique jumelle de notre unique étincelle?

Dominique Allaire

Dominique Allaire est coach de vie, auteure et conférencière. Passionnée de relations humaines et de lois universelles, elle possède vingt ans de formation à son actif et un diplôme en coaching professionnel.

Sa joie? Vous accompagner dans la réalisation de ce qui vous tient à cœur. Son postulat? Comme maître de vos perceptions, vous avez le pouvoir de vous créer une vie pleinement satisfaisante. Sa foi? Chaque fardeau contient le cadeau qui permet d'évoluer et de renforcer sa confiance en soi. Ses voix? Les livres Oui, tout est possible! et le Manuel du Maître, publiés chez Le Dauphin Blanc.

Des bogs vous embêtent la vie? Dites-leur bye-bye avec les articles qu'elle écrit sur son blogue qui débogue (www.byebyebog.com). Vous aimeriez vivre un aperçu du coaching? Dominique vous offre 30 minutes gratuites au téléphone. Détails au www.dominiqueallaire.com ou au 418-204-4268.


LA MANIPULATION POSITIVE !

J'ai visionné le film « Ghosts of Girlfriends Past » cette semaine, mettant en vedette le charmant Matthew McConaughey. L'oncle Wayne de son personnage, interprété par le Maître Acteur Michael Douglas, nous livre, dans un bref moment de lucidité, une des plus grandes vérités des relations de couple : « Le pouvoir d'une relation se situe en la personne se souciant le moins. »

Bien que cette citation résume parfaitement toutes les situations problématiques de couple (dépendance affective, manipulation déstabilisante, etc…), je ne crois pas que ce soit obligatoire de vivre ainsi… tout en sachant que la manipulation est inévitable (pensez aux médias et la H1N1… les publicités qui vous incitent à acheter Honda au lieu de Hyundai… votre amie qui vous vend une soirée cinéma alors que vous voulez aller danser… etc…) Donc, la question qui me vient en tête : « est-ce possible d'avoir une relation quelconque en y étant influencé positivement ?!? »

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L'idée que je veux soulever par rapport à la manipulation est la suivante : puisque nous sommes ouvert à être influencé à toute forme de manipulation, il n'est donc pas nécessaire d'y résister mais bien de choisir les messages qui nous parviennent afin de gérer le type d'influence que nous recevons.

BONS MESSAGES = BONNES INFLUENCES = BONNES DÉCISIONS !! :D

Voyez-vous, ce que le cerveau perçoit, les messages qu'il reçoit quotidiennement le façonnent peu à peu. En regardant les nouvelles télévisées à chaque soir, le monde vous semble de plus en plus sombre et dangereux. En réalité, il ne l'est pas du tout : nous vivons dans une ère beaucoup plus sécuritaire que seulement quelques décennies passées. Sauf que les méthodes utilisées pour « faire passer un message » sont incroyablement efficaces et pénétrées dans notre petite routine. Alors, un malheur en Afrique nous semble proche et on s'identifie à « un monde de malade ! »

Il est donc primordial de filtrer et gérer les messages qui nous parviennent afin de pouvoir déterminer la « nourriture » que notre cerveau digérera. En retour, nous gérons ce que nous devenons !!

Simple, n'est-ce pas ?!? Bon, ok… pas si simple que ça mais, vraiment déterminant dans le cheminement personnel de chacun.

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Ce phénomène s'appelle la Loi de l'exposition. En effet, ce qui entre à répétition en notre esprit l'occupe pour ensuite influencer et forger notre perception de la réalité. Puisque l'on devient ce que l'on pense et que l'on pense ce que l'on perçoit, ce n'est qu'une question de temps avant que le message nous influence à l'écouter et à faire ce qu'il nous dicte. Cette loi est dans la même branche que « Dormir avec des chiens donne des puces » et ses semblables. Nous sommes soit victime de cette manipulation ou nous décidons d'agir afin de contrebalancer la loi et ainsi la mettre à notre avantage.

Le défi de cette loi est de déterminer et de gérer les messages qui nous parviennent. Nous sommes constamment sollicité de part et d'autres. Parfois positives, souvent négatives et même destructrices, ces influences doivent être choisies et maîtrisées.

D'un autre œil, en renversant la médaille, cette loi nous rend un grand service : elle multiplie et renforce les messages positifs auxquels on se soumet !

Voici donc le défi de la semaine ; un de taille, je l'avoue, qui vous apportera des résultats durables et grandioses si relevé !!

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Je vous propose, cette semaine, de vous soustraire aux multiples messages négatifs que la société nous envoie et de les remplacer par des messages d'Amour, de Paix, de sérénité, de patience et de compassion.

Facile, dites-vous ? Voici la liste des messages destructeurs que vous devez éliminer…

… les excuses (ouch, ça commence fort, hein ?)
… la « junk food »
… la violence
… l'apitoiement sur son sort
… le manque d'intégrité
… l'inconsistance
… les mensonges
… l'abandon
… le sarcasme
… le « potinage »
… la procrastination
… la colère
… la jalousie
… la médiocrité
… la peur
… l'inquiétude
… les préjugés
… le langage vulgaire et les gestes obscènes

Chacune de ces influences empoisonnent votre esprit, votre corps et votre âme au moindre contact. Il est impératif de les empêcher de le faire. Comment ? Comment éliminer ces manipulations négatives ?!? Voici comment !

Premièrement, on doit identifier lesquelles de ces influences on perpétue nous-mêmes et éliminer les habitudes y étant reliées, question de briser le « pattern ».

Ensuite, on doit déterminer les messages que l'on veut recevoir et s'exposer volontairement aux sources des types de messages choisis.

C'est tout !

Lorsque la fréquence des influences positives dépassera celle des messages négatifs, votre cerveau se laissera manipuler positivement tout comme il se laisse embarquer présentement.

Je vous souhaite, Cher(e) Ami(e), de transformer vos pensées afin qu'elles vous servent dans l'atteinte de vos objectifs ainsi que la réalisation de vos rêves !

Prenez soin de Vous !

Votre Coach,
Ian


Dessiner : s'engager dans la voie de la méditation en action

Dessiner est une activité ludique que la plupart des gens étant enfants pratiquaient spontanément, sans se soucier de quoi que ce soit. Puis, à l'âge adulte, pour quelque raison que ce soit, cette activité artistique a été abandonnée. Prendre un crayon et s'élancer sur le papier semble si simple et pourtant, c'est comme si on ne savait pas par où commencer.

Dessiner : Par où commencer

Le matériel pour le dessin n'est pas quelque chose de très difficile à trouver et dessiner est même une activité facilement accessible et peu coûteuse. Là n'est donc pas le problème. Ce qui nous empêche le plus souvent de dessiner, c'est que rien, ou presque, autour de nous ne semble être un sujet assez digne d'intérêt. C'est là que pour plusieurs il y a blocage. Cette recherche de sujets à dessiner occasionne souvent le stress de la page blanche, ce qui provoque à son tour l'incapacité de prendre le crayon et de commencer (ou de recommencer) à dessiner.

Ces « dix mille choses » autour de nous

La théorie chinoise taoïste considère que notre environnement immédiat comprend au moins « dix mille choses » différentes. Ainsi, s'il y a effectivement dix mille différentes choses autour de nous, disons qu'il y a sûrement au moins dix mille sujets dignes d'intérêt.

Prenons donc un crayon et un papier et tentons de faire l'inventaire des objets et des lieux de notre quotidien. Sans se rendre à dix mille, l'objectif de l'exercice est d'en trouver au moins 365 pour les 365 jours de l'année, en se disant que ce serait formidable d'intégrer la pratique régulière du dessin à son quotidien. Non seulement la pratique régulière nous permet de nous améliorer, mais c'est aussi une façon d'entrer dans une forme de méditation active au quotidien. De plus, plus l'objet est banal, plus notre esprit, notre regard et notre main vont se laisser aller à l'essence même de l'objet puisqu'il n'y a pas d'attachement sentimental ou émotif à celui-ci.

De même, on ne peut pas dessiner un objet ou un lieu aussi simple ou banal soit-il, en pensant à autre chose. Le regard et l'esprit doivent être tout concentrés sur cet objet pour guider la main et pour le reproduire le plus fidèlement possible. Le regard et l'esprit ensemble doivent suivre les particularités intrinsèques de l'objet jusqu'à atteindre, grâce à toute notre attention et notre concentration, un état de contemplation. C'est pourquoi il nous reste toujours l'impression que, pour entrer dans cet état de méditation-contemplation, l'objet à dessiner devant nous devrait être extraordinaire, précieux ou unique. Et bien tel n'est pas le cas, les objets les plus banals tant de fois regardés, mais jamais vraiment observés, sont tous d'excellents sujets de dessin puisqu'ils n'ont aucune valeur émotive qui détournerait notre esprit du sujet à dessiner. Une fois observé et dessiné, un simple objet du quotidien prendra une place privilégiée dans la mémoire visuelle et ne sera jamais plus regardé de la même manière. Soudain, le quotidien deviendra une mine de sujets et autant de trésors pour l'esprit. C'est le temps passé à dessiner, à observer et à contempler qui est le plus important; le résultat est somme toute secondaire.

Carnet à noircir – Des idées de dessin

C'est à la suite de toutes ces réflexions que Carnet à noircir – Des idées de dessin a vu le jour. C'est un carnet de dessin unique, qui invite à prendre le crayon et à commencer ou à recommencer à dessiner sans l'angoisse de la page blanche.

Il suffit de suivre le guide, de noircir page après page, sans autre but que celui de satisfaire son amour du dessin. Ce carnet, disponible en librairie, accompagne le dessinateur en lui proposant, d'une page à l'autre, des idées de dessin simples et accessibles.

Une foule de détails qui font la vie

Dessiner, nous rend plus présents au monde, c'est une quête, une découverte de la structure et de la nature profonde des choses. Ainsi, le monde qui nous entoure vous apparaîtra tout à coup bien différent, bien nouveau. Dessiner, c'est apprendre, c'est aller à la rencontre d'une foule de détails qui font la vie.

Dessiner, c'est reconnaître à un objet banal ou à un visage unique la multitude de détails qui les composent et qui en font des sujets privilégiés, pour soi. Oublions ce que nous savons du monde;concentrons-nous sur ce que nous voyons vraiment et notre main fera le reste. Le regard d'abord, la main ensuite. À partir de maintenant, nous irons à la rencontre des mille choses qui vous entourent et de leur merveilleuse complexité par la méditation dans l'action.

Manon Lévesque,
fondatrice des Ateliers C
http://www.les-ateliers-c.com

auteure de Carnet à noircir – Des idées de dessin, Sgräff, 2011
http://www.carnetnoircir.com


Mon partage !

Août est relié à un nouvel être en moi.. Août c'est ma saison de l'amour avec la personne que je suis devenue.

Le 5 Août 2002, pour la première fois de ma vie, je me suis choisie !

Toute ma « précédente vie », j'ai habité dans un corps obèse. Un jour, j'ai souhaité cesser de survivre pour simplement m'offrir la vie !

J'ai donc décidé avec très peu de confiance en ma réussite de changer tout doucement mes habitudes de vie. Un pas à la fois, un choix à la fois, j'ai débuté la plus belle de toutes les ascensions... soit celle de la Santé.

De 0 minute d'activité par jour, j'ai ajouté un 6 minutes de marche vers la boîte aux lettres, de 7 gros sacs de croustilles hebdomaires j'en ai consommé 4. Tout doucement, chacun des choix que je faisais, me permettait d'ajouter un pas de plus vers le sommet !

Je n'ai jamais focussé sur le poids total à éliminer, puisque je n'aurais jamais commencé, mais bien sur la cadence de mes pas, pour que jamais je ne cesse de me surprendre et ainsi d'avancer !

18 mois plus tard, j'affichais un gros 220 livres en moins !

Exceptionnel ? Surhumain ? ... Non, pour la première fois, je « goûtais » enfin la vie. J'humais tous les petits et grands bonheurs au quotidien.

9 ans après cette « renaissance » je ne regrette rien. Car je n'ai jamais vu ces choix comme des punitions, mais plutôt comme une santé que j'avais trop longtemps oubliée !

Aujourd'hui mon carburant est mon alimentation, mon bonheur, l'activité physique... et ma vie.. ma plus belle expérience !

Marie-Josée Viau
220 livres en moins depuis Décembre 2003.
819.210.9174


Photo 101: Histoire de perceptions

Y a-t-il un sujet que vous n'aimeriez pas prendre en photo ou peindre ? Une fleur ou une plante que vous ne voudriez pas dans votre jardin ? Une personne que vous ne voudriez pas dans votre cercle d'amis(es) ?

J'ai une anecdote à vous raconter. C'est au jour 215 de mon Défi photo 365 qu'elle s'est produite : Chez le fleuriste, qui est-ce qui a dit que c'était laid des œillets ? MOI ! Ici ! MOI-moi ! Depuis aussi longtemps que je me souvienne, malgré ma grande passion pour les fleurs, j'ai toujours trouvé les œillets affreusement moches. Je disais à mes « chums » :

« Tout sauf des œillets ! » Ils sont associés aux cimetières, aux services funèbres, aux restaurants à petits budgets; ce sont des fleurs bon marché, aux couleurs douteuses, bon...avouons simplement que des œillets, c'est « cheapette » ! Eh bien, c'est ce midi-là, devant le présentoir de fleurs, que je les ai regardés.

Je les ai regardés pour vrai, je les ai regardés droit dans les yeux. Un ou deux froncements de sourcils, je bouge la tête… petit air qui frôle le dégoût. Je cherchais le « trouble », comme on dit. Je pensais alors y trouver un peu de honte ou de pitié, mais à ma surprise, les œillets étaient plutôt fiers. Les têtes hautes. Tiges bien droites. Chevelure frisée au vent. Hmmm... 7$ en vente pour un gros bouquet d'œillets... À ce prix-là, de quoi pouvaient-ils être si fiers ? De leurs bi-couleurs « mixées » artificiellement, de leurs feuilles en pointes de flèches, de leurs pétales passés de mode ?

C'est là que j'ai appuyé sur « pause », j'ai observé la scène une seconde, j'ai pris conscience de mes voix intérieures du moment : Ah ? J'ai visiblement un gros préjugé contre les œillets ! Qui a décidé que c'était si laid, cette fleur ? Qui suis-je pour juger ces fleurs ? Après quelques ricanements avec moi-même dans le magasin, j'ai bien compris que je jugeais l'association que j'avais moi-même liée à ces fleurs : « Les œillets, c'est quétaine, c'est cheap et ce sont des fleurs de cimetière ! » Ma perception. Mes références. Mes jugements secrets. J'ai regardé encore une fois les bouquets devant moi. Calmement. Les fleurs en tant que telles, elles sont normales, ni plus belles ou plus moches que d'autres. Ce sont simplement, des fleurs… dans le fond ! Sur cette réalisation du moment, j'en ai pris deux gros bouquets et je les ai photographiés. J'ai apprivoisé ces mal-aimées, avec leur unicité. J'ai même appris qu'elles sentaient particulièrement bon et qu'elles restaient fraîches très longtemps. Je les avais ignorés depuis tellement d'années, comment aurais-je pu le savoir !?

Si ce défi d'une photo par jour pendant un an a quelque chose à m'apprendre, c'est bien d'aller au-delà des mécanismes. Comme photographe, on s'arrête souvent aux mêmes sujets. On élimine des thèmes, des idées, des options, des modèles, des catégories. Souvent par préférence, par intérêt, par préjugé caché, par confort, par facilité ou pour plein d'autres raisons. On finit par vivre dans un tout petit « enclos » de thèmes, enchaînés dans des conforts et des automatismes. Et notre vision rétrécit.

Tout cela fait penser à la vie. À la naissance, nos yeux sont purs et libres d'association, mais un jour, pour se protéger, on ajoute un filtre, puis deux, puis trois… On traîne avec nous ces couches de jugements et de références, on en oublie même souvent les raisons ! Parfois, nos pensées automatiques sont omniprésentes, elles finissent par nous fermer des portes. Quand je vois tel ou tel truc, je pense à telle ou telle affaire. Quand je rencontre telle personne, je l'associe à telle qualité ou à tel défaut. Quand j'entends telle musique, je l'associe à tel souvenir. Suis-je la seule à souvent oublier de me laisser surprendre, de changer de lunettes sur la vie de temps en temps. Ce n'est pas facile, mais ce serait peut-être l'heure de faire un petit « reset » personnel ! « Lorsque je suis attentif et ouvert à la vie, je suis à même de la réinterpréter à chaque instant. » - Deepak Chopra

Si nous faisions un exercice « live », en ce moment ? De l'endroit où vous lisez cet article, regardez à votre gauche, juste à côté de vous, que voyez-vous ? Un bureau, votre chien, une plante, un collègue ? Comment le qualifiez-vous normalement ? Et si pour l'instant d'une seconde, vous vous laissiez surprendre en lui donnant des qualificatifs auxquels vous n'avez jamais pensés auparavant ? Une autre fonction ou utilité? Une autre façon de le décrire, avec des mots et des associations inhabituels.

Des découvertes ? Vous découvrirai peut-être que l'œil droit de votre chien a une petite brillance particulière ! Que le collègue conservateur a une mèche de cheveux bleue, cachée sous son col de veston ! Que la plante a des feuilles pleines de veines interconnectées, qui ressemblent à des canaux de Venise ! Quand on dissocie nos jugements et qu'on enlève nos filtres, l'émerveillement spontané est à notre porte. Tout apparaît. Il y a un monde caché et hallucinant, juste à côté de nous. S'arrêter, regarder, accorder du temps et de la valeur à ce qui se trouve dans notre environnement. En ce moment précis. Avez-vous vu ?

En terminant, je vous laisse une citation qui a retenu mon attention. Elle est tirée du magnifique livre « Les messages cachés de l'eau », dans lequel l'auteur Masaru Emoto cite le Dr Sheldrake. « C'est pourquoi je voudrais espérer que nous soyons en permanence conscients […] et fassions toujours attention à ceux qui nous entourent et aux choses qui se passent autour de nous. C'est essentiel. Parce que l'acte de regarder quelque chose a un effet sur cette chose. »

Voir sans filtre, jugement ou association, même pour quelques secondes seulement, est une façon de se connecter au présent. Je ne sais pas pour vous, mais dans mon cas, c'est souvent un gage de bonheur. Je ne me soucie pas de ce que j'ai dit ce matin à ma mère ou de la facture que je paierai ce soir. Je suis dans le présent. Je regarde. Je regarde attentivement. Je me connecte à ce que je regarde. Une seconde. J'apprécie.

Pour la rentrée, on peut se poser les questions suivantes : Quels sont les œillets de ma vie ? Y a-t-il des objets ou des gens de mon entourage qui sont mal-aimés ou jugés pour des raisons farfelues ou désuètes ? Ai-je toujours besoin de ces associations ou puis-je maintenant m'en défaire ? Serait-ce maintenant le temps de faire un « reset » de toutes ces équations automatiques pour mieux voir ?

Déjouer ses associations. Déjouer ses références. Questionner ses mécanismes dans le conscient.

Changer la cassette de ses pensées automatiques.

Apprécier ses œillets pour ce qu'ils sont, car tout est finalement, une histoire de perceptions ! Bonne rentrée !

Nathalie Lauzon
Auteure, coach et photographe. Elle s'intéresse à la découverte de soi par l'image, une toute nouvelle approche holistique. Elle est aussi présidente du Club de photographie Polarisé de l'Outaouais. http://www.nathalielauzon.ca


L'alimentation vivante, un nouvel art de vivre en pleine santé

Lorsque j'ai commencé à me nourrir d'alimentation vivante, il y a plus de douze ans, ma famille me considérait comme une extraterrestre. J'avais décidé d'opter pour cette habitude alimentaire parce que c'était bon pour la santé. Tout le monde avait peur d'expérimenter mes plats et pour cause : cela manquait énormément de saveur et de couleurs ! En effet, mon assiette ressemblait à une forêt. Je n'ai rien contre les aliments verts mais, lorsqu'on tombe dans l'excès, on perd l'équilibre et surtout on perd des amis. Heureusement, tout ceci est histoire du passé puisque cette alimentation, depuis ce temps, a grandement évolué et pour le mieux !

L'alimentation vivante dénombre plusieurs bienfaits et compte de plus en plus d'adeptes. Sa diversité et sa facilité ont contribué à sa popularité et rejoignent tous ceux qui ont à cœur leur santé et l'environnement. Regardons brièvement pourquoi cette alimentation gagne à être connue de tous.

Qu'est-ce que l'alimentation vivante ?

Nous appelons « alimentation vivante » tous les aliments qui :

• débutent leur processus de vie;
• sont en train de pousser;
• sont encore en vie malgré le fait qu'ils attendent d'être consommés;
• contenant encore des enzymes (la vie).

Ces aliments vivants sont des fruits, légumes, graines germées et/ou trempées, noix trempées, herbes, céréales germées, légumineuses germées, jeunes pousses, huile issue d'une première pression à froid.

Une source incroyable d'énergie

L'alimentation vivante apporte de l'énergie à votre corps car elle découle du principe universel qui est : « La vie vient de la vie ». En effet, il n'y a qu'une cellule vivante qui puisse engendrer une autre cellule vivante. Aussi, étant pleins de vie, les aliments vivants ont la capacité de se prédigérer eux-mêmes car ils contiennent une foule d'enzymes actives. La résultante est que votre corps fait une économie d'énergie pour les digérer. Avec cette récupération d'énergie, votre système digestif a plus de vigueur pour assimiler les aliments et aussi pour éliminer les matières fécales. De plus, tous les aliments consommés crus ont une teneur élevée en fibres. Toutes ses composantes collaborent considérablement à garder notre corps en pleine santé.

Facile à cuisiner

L'alimentation vivante est donc un incontournable pour toute personne qui vit à plein régime et qui veut jouir de la vie. Le fait qu'il n'y ait aucune cuisson vous permet d'économiser énormément de temps. De plus, tout ce qui est nouveau et différent attire l'attention du reste de la famille. L'alimentation vivante se veut une cuisine créative et imaginative. Les enfants l'adorent car il est très simple de créer de la diversité et des chefs-d'œuvre. Aussi, il est possible de nous procurer des aliments frais tout au long de l'année. De plus, elle a beaucoup de saveur donc, très goûteuse.

Gastronomique

Durant les vacances de Noël, ma fille et moi avons reçu la famille avec un souper d'alimentation vivante. Tout le monde sans exception en a redemandé, même que les enfants nous dérobaient notre spaghetti sauce Alfredo. Nous avons bien ri. Depuis quelques mois, notre réputation est faite ! Maintenant, lorsque nous recevons des invités pour les repas, tous s'attendent à déguster cette magnifique gastronomie.

Gargantuesque

Voilà un point très intéressant dans une société qui a un grave problème avec l'embonpoint. Imaginez : fini les régimes et le calcul d'aliments, vous pouvez manger à votre faim ! La privation est histoire du passé et tout ce que vous mangez est excellent pour la santé.

Écologique

Vous vous souciez de l'environnement ? Se nourrir par l'alimentation vivante, c'est respecter les besoins de son corps physique et par le fait même de l'environnement. En effet, si chacun d'entres nous diminuait de seulement 10 % sa consommation de viande, il n'y aurait plus personne qui mourrait de faim sur la terre et cela aurait un impact aussi sur la pollution.

L'élevage de bétail monopolise une grande superficie de terre pour faire brouter les animaux. Nous pourrions faire une meilleure utilisation de ces terres en y cultivant des céréales pour nourrir tous ceux qui n'ont rien à manger. Plusieurs pays défrichent même leurs forêts afin de faire du pâturage pour le bétail. Pourtant, ces peuples avaient l'habitude de consommer des céréales comme nourriture de base. Maintenant, avec l'arrivée de ces animaux, ils ont complètement changé leur mode de vie pour intégrer la viande à leur alimentation au quotidien.

Nous pouvons très bien apprendre à vivre sans consommer de viande. La meilleure alternative pour notre santé et pour l'environnement est l'alimentation vivante.

Sylvie Poisson,
N.D. H.C.
http://www.centrecure-sylviepoisson.ca info@centrecure-sylviepoisson.ca


Les huiles essentielles et les emotions

Les huiles essentielles ne sont pas que du parfum ou un arôme, ce sont des substances végétales qui contiennent des molécules biochimiques à la fois très actives et très odorantes. Paracelse, médecin chirurgien et alchimiste influent du 15e siècle, disait que l'huile essentielle était l'âme de la plante. Il mentionnait aussi qu'elles sont de véritables quintessences. Ces essences sont le cinquième élément issu d'un processus d'extraction de distillation et il a fallu avoir les éléments terre, eau, air et feu afin de créer cette huile essentielle, cette quintessence.

Les huiles essentielles sont des molécules chargées d'énergie de vie. Lorsqu'elles sont utilisées de la bonne façon, elles ont le pouvoir de guérison, le pouvoir de relaxer, de tonifier, de purifier, de désinfecter, mais aussi de soigner plusieurs infections, affections. Ces huiles qui sont gorgées de molécules aromatiques odorantes, lorsqu'elles sont respirées, elles ont aussi des pouvoirs thérapeutiques qui agissent à d'autres niveaux. Le sens de l'odorat est largement sous-estimé. Sans odeur, on ne pourrait pas distinguer le goût d'une pomme de celle d'un oignon. L'odorat c'est 80 % de votre capacité à détecter une saveur.

L'odorat est directement lié à l'émotion. Lorsque vous inspirez un arôme, les molécules stimulent les récepteurs du nez, qui déclenchent des signaux électriques au système limbique et l'hypothalamus. Ce sont les parties anciennes du cerveau qui activent, contrôlent et intègrent une portion du système nerveux, le système endocrinien, et les nombreuses fonctions du corps, y compris la fréquence cardiaque, la respiration, la température, les niveaux de sucre dans le sang, le réveil, le sommeil, et l'excitation sexuelle. Ils sont aussi le siège de vos émotions les plus élémentaires telles que le plaisir, la colère, la tristesse et la peur.

Les huiles de par leur odeur peuvent harmoniser nos humeurs. Nous avons en chacun de nous notre « quantité d'odeurs émotionnelles » en relation avec notre histoire et notre culture. Ils nous accompagnent à chaque instant de notre vie. Il suffit de les trouver, elles sont une clef de notre harmonie.

Une approche thérapeutique différente

Connaître ses émotions pour mieux les gérer. Tout le monde éprouve des émotions. Toutefois, le degré d'émotivité varie d'un individu à l'autre. Un trop-plein d'émotions négatives doit nous alerter, car nous pouvons développer certaines pathologies liées à ces émotions : fatigue, stress, angoisses, insomnies, manque d'appétit, envie de ne rien faire, dépression, ulcères... Être conscient de nos émotions négatives, savoir les reconnaître c'est une partie de la solution.

Mise en garde : La présentation de ces informations dans ce cahier n'est pas basée sur des recherches scientifiques. Ces informations découlent de référence d'auteurs. Les huiles essentielles ne sont ni une drogue, ni une substance psychotrope.

Références : Philippe Mailhebiau, La nouvelle aromathérapie, édition jakin, 1994
Michel Turbide, Aromathérapie : applications thérapeutiques, les huiles essentielles du Québec et du monde ; édition santé-arôme, 2010
Michel Turbide, l'Aromathérapie selon votre caractère ; édition santé-arôme ; 2011
L'aromathérapie énergétique, Guérir avec l'âme des plantes; Lydia Bosson & Guénolée Dietz; édition Amyris; 2004

Michel Turbide
Enseigne l'aromathérapie dans différentes régions du Québec depuis 20 ans.
Il est aussi auteur du livre l'Aromathérapie : applications thérapeutiques, les huiles du Québec et du monde ainsi que de plusieurs cahiers aromatiques tels que l'aromathérapie et la douleur, et la peau, et les bobos de voyage d'été, selon votre caractère, et les soins du rhume, de la grippe, et les chakras ainsi que les huiles essentielles et l'art culinaire.
Écoutez une entrevue radiophonique : Radio Ville Marie à l'émission de Santé de Michel Jacques sur l'aromathérapie - Sante-arome.com


Mon corps, mon plus précieux allié

Que l'on veuille y croire ou non, immanquablement notre âme a choisi comme véhicule d'évolution dans son incarnation terrestre, le corps. Dès les premiers moments de notre vie, inconsciemment, nous sommes déjà soumis à des expériences qui trouveront siège dans les cellules de notre corps. Au fil des années, au fil des expériences de la vie, le corps emmagasine dans sa chair blessures physiques et psychiques et aussi les effets du stress liés à divers facteurs. Et puis un beau jour, après tant d'accumulations, notre corps nous fait un petit signe, puis deux et trois… et vlan ! On croit, à tord, que du jour au lendemain, notre corps fait volte-face alors que les signes avant-coureurs se sont échelonnés sur plusieurs mois, voir même années. Ils nous étaient presque servis sur un plateau d'argent ! Malheureusement, pour la majorité d'entre nous, nous attendons trop souvent d'être confrontés à un grand appel du corps, soit par le biais de la maladie ou de grandes souffrances physiques ou psychiques, avant d'agir. Nous sommes alors devant le choix de se prendre en main ou bien celui de ne rien changer et d'attendre qu'un miracle s'opère.

Eh bien le miracle, nous seul pouvons l'accomplir et ce, avec la collaboration de notre corps, même s'il nous fait défaut. Il est là, il attend depuis les premiers symptômes d'être entendu, d'être pris en charge par son propriétaire, il est prêt à entamer le dialogue. Il suffit d'ouvrir la brèche pour lui permettre de laisser oeuvrer son intelligence innée et d'éveiller le potentiel de guérison qui repose en chacun de nous. Pour ce faire, nous devons aller à la rencontre de ce corps, entrer en relation intime avec lui, en prendre conscience et écouter ce qu'il a à dire.

Pour nous ouvrir à toute expérience de guérison, nous devons certes aller à la rencontre de notre corps mais nous devons aussi rencontrer et accueillir les parties ombres de nous-même qui demandent à être entendues et accueillies. À partir du moment où le dialogue entre le corps et l'être est amorcé, les véritables changements s'opèrent. La perception de notre corps change, notre personnalité s'éveille à sa véritable nature, l'acceptation et l'amour de soi s'installent et nous pouvons enfin nous ouvrir à une nouvelle vie, la vie inspirée par ce que nous sommes, ce qui nous anime, la voix de notre être, la voie de notre âme.

À partir du moment où l'on prend conscience des messages de notre corps, que l'on se met à son écoute, il devient alors plus facile d'agir sur soi, sur sa vie. N'oublions pas, notre corps est notre plus précieux allié.

Chantal Beauregard
Praticienne diplômée de la Méthode de libération des cuirasses (MLC) Approche globale du corps par le mouvement d'éveil corporel
819 770-6198 http://www.mlcquebec.ca


L'équilibre dans le déséquilibre

Le conseil d'Hyppocrate

Le conseil et remède donné par le père de la médecine « Que ton aliment soit ton premier médicament » demeure toujours en force, et à plus forte raison… Vous connaissez, pour la plupart de vous, les méfaits d'une alimentation déséquilibrée. Plusieurs travaux ont traité ce sujet.

La santé et l'équilibre entre l'assimilation et l'élimination…

Parlons tout d'abord d'assimilation. Pour tous ceux et celles qui tiennent à leur santé, et font d'innombrables efforts, je vous donne içi les règles de base.

Première règle : la mastication.

Pas de mastication, pas de digestion possible. Autrement les enzymes digestives ne pourront pénétrer dans la particule alimentaire si celle-ci est trop grosse. En pénétrant dans la particule, l'enzyme fait éclater sa chaîne molléculaire afin que les nutriments soient dirigés aux bons endroits et assimilés par l'organisme. Autrement, les aliments trop gros pour être bien digérés iront au seul endroit prévu pour les déchets : le côlon. Tant de temps et argent gaspillés inutilement…

Une réaction chimique se produit sous l'effet de la fermentation et de la putréfaction de ces aliments. J'utilise souvent cette comparaison : l'effet popcorn. Tout comme celui-ci vos aliments éclateront sous forme de gaz et causeront gonflement et ballonnement. Sachez aussi qu'un repas bien mastiqué nourrit plus, donc moins besoin d'une grande quantité pour être rassasié. Avis à ceux et celles qui veulent perdre du poids.

Deuxième règle : Evitez de boire en mangeant.

Lorsque vous mastiquez, le mouvement de votre mâchoire annonce au cerveau que vous êtes en train de manger. Celui-ci avertit les organes du système digestif. Ce dernier produit alors un liquide appelé sucs digestifs ainsi que les enzymes digestives, qui devront se mêler à votre nourriture avalée, appelé le bol alimentaire. Mais qu'arrive-t-il si je bois ? Le liquide ingéré diluera les sucs digestifs et tuera presque toutes vos enzymes. Résultat…perturbation de la digestion, fatigue, gaz et ballonnement.

Troisième règle : Attendre au moins

1 heure après un repas avant de boire un liquide quelconque ou de manger un dessert…. fruits inclus. Si cette dernière règle n'est pas observée, vous annulerez les effets des 2 premières. Car boire immédiatement après le repas revient à dire que vous avez bu en mangeant. Le processus de digestion n'étant qu'à son début et votre repas toujours dans l'estomac. Résultat… perturbation de la digestion, fatigue, gaz et ballonnement.

Bien se nourrir est une preuve d'amour envers soi-même. N'attendez pas d'y être obligé. Les changements doivent se faire dans le plus grand respect de soi, à son rythme et avec patience…vous y arriverez. En le faisant, vous assurez à votre corps tous les outils indispensables et nécessaires afin qu'il puisse fournir le rendement auquel vous vous attendez légitimement de lui.Vous voulez maximiser votre investissement… alors assimilez ce que vous mangez.

L'élimination

Une intoxication provoquée par l'accumulation de ces déchets produit des toxines qui circulent librement à travers notre sang.

Mangez cru, vivant un peu à chaque repas. Un bon ratio de 50 % crus et de 50 % cuit est très acceptable et suffit à obtenir suffisament de fibres qui agiront comme une brosse à longs poils, qui se mélangeront au bol alimentaire et avec l'aide du mouvement péristaltique, le fera avancer, et le rendre à terme sans coller sur la muqueuse intestinale. Encore plus important si vous avez consommé des aliments raffinés.

Nous savons que l'organisme ne peut éliminer que 70 % de ses déchets, et ceci dans les meilleures conditions c'est-à-dire malgré 2 ou 3 mouvements intestinaux quotidiennement. Trouvez ce qui vous convient pour le nettoyer, car n'oubliez pas que la santé est l'équilibre entre ce qui entre et ce qui sort.

Odette Audet
Clinique d'hydrothérapie du côlon
140, boul. St-Raymond, Gatineau 819 770-5821
http://irrigationducolon.ca


La spiritualité ma passion, mon souffle de vie.

C'est par l'entremise de la croissance personnelle que ma spiritualité s'est renouvelée ! En effet, en apprenant à mieux connaître mon petit « je », j'ai graduellement ressenti qu'il y avait un plus grand en moi qui ne demandait qu'à se laisser découvrir.

Au fil de ma quête d'absolu, j'ai compris que la spiritualité n'aurait de sens pour moi que si elle servait à améliorer qui je suis et qu'elle était vécue librement contrairement à lorsque j'étais enfant où vivre ma spiritualité impliquait l'appartenance à une religion et l'observance des commandements, ceci devant m'assurer une place au paradis. Je suis arrivée à la réalisation que la spiritualité était davantage une façon de voir la Vie et de la vivre, de comprendre la place que j'y occupais et le rôle que j'avais à y jouer.

Ce rôle consiste à spiritualiser notre corps, à en faire un espace sacré pour ensuite pouvoir spiritualiser notre environnement rapproché et, par extension, l'ensemble de la planète. La planète entière est appelée à devenir un espace sacré où seules les âmes ayant appris à aimer, donc les humains devenus des êtres de lumière, pourront continuer d'y séjourner.

Et comment nous spiritualiser et spiritualiser notre planète ? Voici quelques exemples :

• en refusant de laisser la peur, la frustration et la colère polluer notre espace intérieur;
• en refusant de garder rancune envers une personne qui nous a fait volontairement du tort;
• en cessant toutes médisances, calomnies et bavardages inutiles;
• en offrant toujours le meilleur de soi, même quand on considère être mal payé pour nos services.

Souvenons-nous que si notre compte de banque du plan matériel n'est pas toujours aussi garni que l'on souhaiterait, toutes bonnes actions posées sans attentes rapportent des dividendes importants qui sont déposés directement dans notre compte de banque spirituel. Rien, absolument rien ne passe inaperçu. Tout est su et inscrit dans le Grand Livre. Ceci n'est pas une métaphore ni une allégorie. C'est bien réel.

La spiritualité devient donc vivante lorsque l'être humain ouvre sa conscience à la présence divine en soi et aligne sa pensée sur des intentions bienveillantes génératrices d'équilibre. Dès lors, notre vie est vouée à créer davantage d'harmonie en soi-même d'abord et autour de soi ensuite. Par le fait même, la spiritualité se révèle un mode de vie supporté par la conscience de la présence divine en chacun et en toutes choses. Dès que nous alignons nos pensées sur l'omniprésence de l'Esprit de Dieu en tout, certains gestes, certaines paroles deviennent caducs et ce, par choix. Ne correspondant plus à l'harmonie que nous désirons créer et dans laquelle nous aspirons à vivre, ceux-ci se révèlent contre-productifs.

Mon cheminement m'a démontré que la spiritualité est une disposition de celui qui tourne son esprit vers Dieu dans la conscience d'être issu de cette Réalité, d'y être éternellement relié et d'en être constamment nourri. Pour y parvenir, nous avons besoin d'être au courant des jeux de l'ego pour aller au-delà de l'illusion qu'il engendre voulant que nous sommes séparés les uns des autres, qu'il y a soi et les autres. La séparation n'existe pas, car l'amour Dieu unit et rassemble. À preuve, vous avez sûrement vécu l'expérience de revoir un ami après plusieurs années d'éloignement et, qu'au moment des retrouvailles, c'était comme si vous vous étiez vus la veille. Ni le temps ni la distance n'avaient eu d'impact sur la qualité de l'amour qui vous unissait.

Existe-t-il une façon de savoir que l'on est véritablement relié à Dieu ? Comment savoir que « ça » existe ? Bien que la réponse à ces questions soit simple, son assimilation ne l'est pas.

C'est par notre capacité d'aimer de manière inconditionnelle d'abord et de manière universelle ensuite que nous finissons par ressentir notre filiation divine, notre lien avec Dieu. Cette capacité s'active lorsque nous choisissons d'aimer, et pas avant.

Ce choix se révèle donc absolument essentiel, un tournant majeur dans la façon de vivre notre vie. Dès lors, nous n'attendons plus d'être aimés avant d'aimer.

L'amour étant le sentiment avec la plus haute vibration que nous puissions éprouver en tant qu'être humain, il s'avère le baromètre par lequel il est possible d'estimer où nous en sommes sur la voie de notre Réalisation. Et il ne s'agit pas ici de l'attachement émotionnel que nous éprouvons pour nos proches. Le genre d'amour dont il est question ici transcende les liens familiaux et conjugaux. Plus notre capacité d'aimer s'améliore, plus nous ressentons le lien nous unissant non seulement à Dieu mais à toutes ses créations, ceci incluant chacun de nous. C'est l'amour universel dont Jésus a été le meilleur exemple pour notre époque.

Jeune enfant, j'ai lu une biographie de Mère Teresa dans laquelle il était noté qu'elle passait des heures à prier (et souvent au détriment du temps qu'elle aurait pris pour manger !), prières qui lui donnaient la force, disait-elle, de poursuivre son œuvre auprès des plus démunis. À cette époque de ma vie, je n'ai pas réellement compris ce pouvoir de la prière et de quelle façon elle constitue une nourriture aussi vitale pour notre âme que la nourriture matérielle l'est pour le corps. Aujourd'hui, je peux affirmer que ma forme de spiritualité est devenue une nourriture sans laquelle je ne serais guère mieux qu'une morte vivante. Elle me donne la force de poursuivre ma route évolutive. Je ne suis pas une Mère Teresa, mais je fais mon gros possible pour être la meilleure Mère Odette (!) quotidiennement.

Odette Pelletier
Présidente fondatrice des Éditions de l'ÊTRE
http://www.editionsdeletre.com
Présidente fondatrice de l'Institut de formation en relation d'aide et soin énergétique www.institutfrase.com Auteure des livres « Refaire les connexions » et « L'Amour, ce que je veux vraiment, vraiment, vraiment…. »
819.687.3645


Le plus grand moteur de la spiritualité : la gratitude

Nous avons l'habitude de remercier les gens qui nous rendent service. C'est la moindre des choses. Mais il serait peut-être plus important de dire merci à ceux que nous aidons. Paradoxal, n'est-ce pas ? Laissez-moi vous expliquer. Au cours d'une tournée de conférences en France, j'ai rencontré, à Aix-en-Provence, un ami du nom de Georges que je n'avais pas vu depuis des années. J'avais appris par une tierce personne qu'il venait de sortir d'une grave maladie. Aussi lui ai-je offert, sans trop savoir pourquoi, de lui faire un traitement énergétique. Aussitôt que je posai mes pouces sur son dos, Georges sentit une forte énergie sortir de mes pouces et investir chaque cellule de son corps. Comme il était déjà très réceptif à cette énergie que je laissais couler naturellement de mon âme à la sienne, il en retira naturellement tous les bienfaits en quelques minutes. Lorsque j'eus terminé, je m'attendais à recevoir un gros merci de sa part. Mais ce ne fut pas le cas. Il me regarda avec ses yeux d'ange et me dit : « Ce fut merveilleux André, et je me demande qui doit dire merci à l'autre. »

Je suis resté bouche bée, me demandant quelle mouche l'avait piqué et je fis semblant d'en rire. Puis le temps a passé, et j'ai oublié l'incident. À mon retour au Québec, alors que pour une énième fois je remettais en question ma participation à ces tournées éreintantes de conférences et de stages, je reçus de mon ami Georges un courriel qui allait m'aider à y voir plus clair. Comme par hasard, j'avais passé une partie de la nuit à m'interroger : « Est-ce que je devrais arrêter de donner des conférences ? Pourquoi m'entêter à vouloir expliquer des vérités toutes simples à des gens qui les reçoivent uniquement avec leur mental et qui ne semblent pas comprendre mon langage ? Pourquoi ne pas me contenter de ne rien faire, d'être tout simplement, au lieu de parcourir le monde en parlant de sagesse ? N'est-ce pas dans l'inaction que je pourrais évoluer le mieux ? Et pourquoi ai-je tendance à m'enliser dans l'inaction aussitôt que je m'arrête pour souffler un peu ? » C'était le genre d'interrogations qui me hantaient à ce moment-là…

Voici donc le message intégral que m'envoya mon Esprit par l'intermédiaire de mon bon ami Georges ce matin-là où j'étais prêt à tout lâcher : « Depuis l'époque des Chevaliers du Moyen Âge jusqu'à celle des Templiers, une vieille légende retrace l'histoire du saint Graal. Ce calice aurait contenu le sang du Christ lors de la Dernière Cène. Les Frères de la Lumière auraient conservé ce réceptacle afin d'abreuver les hommes qui recherchaient justement cette lumière (la fameuse quête du Graal). Le saint Graal n'a de raison d'exister que s'il remplit sa fonction : se remplir à ras bord et se vider ensuite, pour se remplir de nouveau et se vider à nouveau, et cela, ad vitam aeternam. Il en est de même pour l'homme : ce vase doit se remplir d'énergie pour qu'il puisse vivre, s'en abreuver à satiété et donner aux autres ce qu'il a reçu. Après avoir fait le vide en lui, l'homme a besoin de se remplir de nouveau et de redonner cette énergie.

Et ainsi de suite…

Tout ce qui existe dans l'univers est sans cesse dans l'action, comme le ressac des vagues sur la grève. C'est un processus qui se renouvelle à chaque instant. Dès que l'homme a pris la décision de donner, il ne cesse de se renouveler. Jusqu'à ce qu'il devienne un instrument du Grand Architecte de l'univers, un nouveau Frère de la Lumière. La maladie ou tout autre aspect négatif n'existe plus en lui, car il renaît à chaque instant de sa vie. Le mouvement ainsi créé chez l'humain élimine les impuretés et régénère automatiquement son corps. Les gens qui demeurent statiques, les indolents ne se fragilisent que dans l'inaction : ils meurent à petit feu. » Ce message arrivait à temps. Il me fit comprendre, entre autres choses, que le fait de cesser mes activités me mènerait à l'inaction, donc à ma perte. Mon rôle était d'abreuver ceux qui avaient soif et de me laisser ensuite remplir par le Grand Architecte, comme mon ami Georges se plaisait à appeler le Créateur.

Mais la leçon n'était pas terminée et je reçus le lendemain un second message qui venait compléter le premier : « Cher André, je n'ai été ou, plus humblement, il m'a été donné de n'être que l'étincelle qui a permis que te soit révélé ce qui était en toi mais dont tu n'avais pas conscience. Dans l'univers, les soleils s'éclairent entre eux, et dans l'infiniment petit, nous agissons exactement comme eux. Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. On pourrait longuement parler du saint Graal, mais tenons-nous en à l'essentiel : la quête que chacun entreprend un jour et à laquelle personne ne peut échapper, et qui consiste à s'élever vers la lumière comme l'arbre qui s'élance vers le ciel en se tournant vers le soleil. Le Dieu de notre cœur n'est-il pas justement un soleil ? Je crois que le chevalier qui sommeille en nous se limiterait à ce seul et unique combat durant toute son existence. C'est probablement lui qui nous fait prendre conscience que tout, dans l'univers, obéit à cette loi : s'élancer et s'élever pour s'approcher le plus possible du soleil ou de la lumière.

Il suffit d'observer les galaxies, les astéroïdes et les comètes pour comprendre quel sera notre chemin. Ne suivons-nous pas tous la même trajectoire à travers les étoiles ? Seul le choix des mots fait la différence.

Même pour le mot merci, il y a une prise de conscience à faire, car on y retrouve la notion de vide et de plein. Celui qui a reçu de l'énergie ? j'utilise ce terme de façon générale, mais ce peut être un cadeau, un mot tendre, un sourire, un regard compatissant, dit merci parce qu'il avait un vide. Son manque a fait qu'il a pu recevoir. Il s'est rempli et, à cause de ce surplus d'énergie, il a eu envie de donner à son tour. Il a donné, puis s'est de nouveau vidé, créant un manque de ce qui allait de nouveau le remplir, comme la sève de l'arbre à la fin de l'automne et au début du printemps. Dès qu'il y a un peu de lumière et de chaleur, la sève remonte dans les veines de l'arbre et prépare la venue des fleurs et des fruits, qui donneront à leur tour des graines. C'est ainsi que la vie s'exprime et que l'univers nous parle : de l'inspir à l'expir, du flux au reflux. Tous des opposés, qui ne peuvent exister l'un sans l'autre, comme le bien et le mal d'ailleurs.

Il n'y a aucune vanité dans la question : « Qui doit dire merci ? ». Car nous devrions tous nous remercier mutuellement. Il y a tant de choses à donner, tant de choses à recevoir. Selon moi, il faut dire merci à celui qui nous a permis de donner, car c'est grâce à lui qu'on existe en cet instant même, qu'on sert à quelque chose, qu'on accueille son acceptation et sa confiance. On s'est peut-être vidé de notre énergie pendant une fraction de seconde, mais c'est grâce à cela qu'on va se remplir à nouveau. Cette nouvelle énergie est comme l'eau fraîche que l'on va chercher au petit ruisseau qui descend de la montagne, et que l'on boit au petit matin. » Après avoir lu ce message, croyez-vous encore que j'ai eu le goût de m'arrêter ? Je me suis aussitôt remis à l'action.

André Harvey
Auteur de 18 livres dont le best-seller « L'ultime pardon ».
Il partage son temps entre les voyages, les conférences, l'écriture et la musique. Il a d'ailleurs à son actif trois CDs de chansons à texte dont il est l'auteur, le compositeur et l'interprète. « Renaître par la passion de vivre », « Les yeux du cœur » et « Maturité ». Il vient de faire paraître son tout nouveau livre/CD intitulé : « Le petit maître de poche ».
http://www.andreharvey.info


La Foi, un héritage Divin

Même si nous l'ignorons, la foi est absolument nécessaire dans notre vie. Elle joue un rôle beaucoup plus important qu'on peut le croire, elle est même primordiale, car toute action est accompagnée par la foi, que l'action soit positive ou négative. Un bel exemple se trouve dans Job, quand il dit : « Toutes les craintes que j'éprouve se réalisent, tous les malheurs que je redoute fondent sur moi. » La foi se manifeste dans l'action, dans le positif comme dans le négatif. Dans les deux sens, c'est toujours la foi.

Presque toutes les lois scientifiques sont basées sur la foi, mais une foi rationnelle. Vous avez aussi confiance dans votre comptable, votre avocat, votre médecin, votre banquier, dans votre pays, etc. En vérité, vous ne feriez absolument rien si vous n'aviez pas la foi. C'est la base de la vie ! Le jeune enfant place d'abord sa foi en ses parents, avant de parvenir à un âge où il peut choisir par lui-même. Le grand trait caractéristique des croyants, c'est de se référer à l'invisible auquel ils se sentent tous reliés. On sent chez eux qu'une part du réel ne se fait pas voir, mais n'en existe pas moins. Ainsi on peut, dans la vie quotidienne, entrer en relation avec cette partie secrète par la Méditation Mystique.

La loi de la vie est une loi de croyance, et la croyance peut se résumer brièvement en disant que c'est la pensée qui entretient l'esprit. Tel un homme pense, sent et croit, telle est la condition de son esprit, de son corps et des circonstances de sa vie. La croyance en notre esprit, c'est simplement la pensée que nous entretenons dans notre esprit. Les deux personnalités agissant à l'intérieur de nous. La seule chose qui empêche une personne d'agir, à la suite d'une idée, est le doute de soi ou manque de confiance en soi. Les gens qui passent à l'action agissent par la Foi. Il y a deux Moi ou Identités qui existent en chaque personne. La première est l'identité temporaire qui a été créée par les conditionnements ou codages de la société, et qui a habituellement une estime limitée de soi ou de ses possibilités. L'autre est le vrai moi; c'est cette étincelle de vie qui vous permet d'être en vie. Cette étincelle de vie fait partie d'Une Réalité Infinie qui existe en toutes choses et qui est l'Ultime ou la Véritable Identité de notre propre Identité. On ne doit jamais oublier que nous ne sommes pas seul pour agir. Souvent, les gens n'agissent pas parce qu'ils ont le sentiment d'être seuls dans ce qu'ils veulent réaliser.

La Méditation quotidienne, ainsi qu'une constante affirmation de notre Identité Supérieure, produit éventuellement la Réalité de cette Identité Personnelle dans l'esprit d'une personne. Les idées n'ont de valeur que si elles son suivies d'une action ! L'action engendrée par la Méditation qui donne l'inspiration (Intuition) devrait être la clé de la vie d'un individu. Le manque de confiance en nous, le doute et/ou l'hésitation sont les seules choses qui nous retiennent de passer à l'action. N'oublions surtout pas que la même Intelligence Supérieure qui nous a donné cette idée, est prête à passer à l'action pour nous aider à atteindre le succès et la prospérité dans notre vie.

Une autre raison qui fait que les gens abandonnent même en ayant une bonne idée, c'est qu'ils ont le sentiment qu'ils n'auront peut-être pas les autres idées nécessaires pour réaliser l'idée de départ avec succès. Encore une fois, notre Esprit Supérieur ou Intelligence Cosmique nous guidera avec d'autres idées au fur et à mesure du développement de notre idée de départ. Lorsque nous allons mettre une idée en application, disons-nous que ce n'est pas nous-même qui le faisons, mais notre Intelligence Supérieure qui agit à l'intérieur de nous. C'est la Foi qui nous pousse à passer à l'action !

De bons conseils

1. Visualisez constamment que par votre Intelligence Cosmique et votre Moi Supérieur, vous êtes déjà en possession et en train de vivre l'idée qui est dans votre esprit.... comme un fait déjà accompli.
2. Ne prenez jamais une attitude défaitiste quand il y a un creux momentané dans les circonstances de votre action. Souvenez-vous qu'il y aura toujours des ajustements à faire lorsque vous commencez quelque chose de nouveau.
3. Considérez les idées négatives qui vous viennent à l'esprit, créant le doute ou l'hésitation, comme partie de votre vieille personnalité. Annulez-les immédiatement !
4. Dites-vous sans arrêt que vous êtes une nouvelle personne avec une nouvelle façon de conduire votre vie. Si vous faites cela continuellement, votre Esprit Subconscient en viendra à l'accepter, et bientôt vous serez agréablement surpris d'être devenu/e une tout autre personne.
5. Chaque jour, dites-vous : « Le succès et le bonheur sont des idées réalisées dans ma vie. » C'est mon Intelligence Supérieure qui a fait le travail.

Votre intellect personnel (esprit conscient) devrait se comporter comme un observateur qui regarde et loue la sagesse qui s'exprime par votre Intelligence Supérieure. Gardez ceci à l'esprit lorsque vous rencontrez quelqu'un et continuez à y penser en sa présence. Le fait de pouvoir conserver une attitude positive dans sa vie, crée un état d'esprit conscient qui permet mieux à votre Intelligence Supérieure de vous activer. Si vous vous efforcez de conserver cette attitude positive, cela va créer un état d'esprit conscient qui permet mieux à votre Intelligence Supérieure de vous guider dans l'action. Ce que je souhaite à tous.

P. Yvon Le Verrier Ph.D.
http://www.metaphysique.org


La folle histoire de l'égo

Il nous serait bien difficile de décrire et de définir précisément ce qu'est l'égo ! Tantôt, il est une entité abstraite, diffuse et cérébrale responsable de nos souffrances et de nos malheurs, tantôt il désigne une personne qui s'affirme avec trop d'insistance, narcissique ou encore égotique. L'égo reste par définition subjectif selon nos croyances, notre parcours, nos expériences, nos blessures ou même selon l'endroit du monde où nous vivons. Mais en réalité, savons-nous vraiment ce qu'est l'égo ? Il a pourtant un visage, une histoire et il est soumis aux lois universelles. Je vous invite donc pour un voyage historique et pour une présentation déroutante de l'égo.

Dans des temps très anciens, il existait le premier monde nommé Lémurie, l'être humain y vivait en permanence connecté aux mondes spirituels et avec son âme ! Nous communiquions avec les esprits de la nature, avec les êtres extraordinaires qui peuplaient la terre, avec toutes les formes vies et avec nos guides spirituels. Les émotions, les pensées négatives n'existaient pas encore telles que nous les connaissons aujourd'hui. A cette époque lointaine, l'égo était juste un champ énergétique qui avait comme fonction le maintien en cohésion de tous nos corps, de nos multiples aspects (personnages intérieurs) et l'être unique que nous sommes. Un jour, le sentiment de la peur est apparu, nous nous sommes sentis abandonnés, coupés de notre âme et des mondes de lumière. A cet instant précis, comme nous sommes des créateurs nous avons donné vie à notre égo pour qu'il prenne le relais pour nous protéger des multiples dangers que recèle l'existence sur notre planète. A partir de ce moment, toutes les émotions négatives, le monde du bas-astral et notre lente descente vers l'ignorance a commencé à prendre forme. Ainsi commença le long voyage de l'égo qui à travers les millénaires est devenu un mastodonte étouffant, nous empêchant de vivre, nous rendant malheureux, provoquant des guerres et qui a pris le contrôle de notre monde. À chaque fois que nous sommes dans la peur, la haine, dans le jugement, l'égo par le truchement de nos personnages intérieurs déséquilibrés devient notre petite voix intérieure guidant nos pas. Pour notre plus grand malheur, notre égo nous connait mieux que nous-mêmes, il connait toutes nos peurs, nos frustrations, nos jalousies, nos pulsions meurtrières et tous les personnages intérieurs que nous refoulons et dont nous ignorons même l'existence. Tenez-vous bien ! Il a même appris à se faire passer pour la voix de l'âme. Mais n'oublions pas que nous lui avons demandé de nous protéger et dans ce sens, il a parfaitement accompli sa mission. Pour bien comprendre le fonctionnement de notre égo, à chaque fois que nous voulons le faire disparaître ou que nous le renions au lieu de le pacifier et de l'aimer, il devient encore plus puissant. Même, la croyance fortement ancrée que notre âme n'a pas d'égo à été générée par lui pour se préserver à tout jamais de perdre son pouvoir sur nous. Puisque notre âme pour maintenir en cohésion ses multiples aspects, ses corps subtils et d'être unique dispose aussi d'un égo. Elle quittera cette enveloppe énergétique seulement au moment où elle aura choisi de se reposer en se dissolvant dans la conscience non-manifestée.

Quand nous commençons à travailler sur notre égo, nous avons beaucoup de peine à le débusquer puisqu'il se dissimule aisément dans nos actions qui nous semblent juste, derrière ce que nous croyons être nos qualités, dans nos succès apparents, derrière nos gentillesses calculées, derrière nos paroles paraissant rationnelles ou sages et surtout derrière les vérités immuables acceptées par la grande masse. Ses ruses sont innombrables et souvent diaboliques. Ne dit-on pas que l'enfer est semé de bonnes intentions… Rien n'est plus vrai. L'égo essayera toujours de nous faire croire que c'est l'autre qui a un problème d'égo ou plus sournoisement, il nous convaincra que nous sommes moins malades. Ce déni va simplement le préserver d'un éventuel travail. Il est le Maître incontesté de l'hypocrisie, des faux-semblants, de la fausse modestie et du contrôle. Ses capacités à détourner constamment notre attention et à vouloir systématiquement contrôler notre environnement sont effrayantes.

Pourtant, l'égo peut réellement devenir un allié si vous l'éduquez. Faites connaissance avec lui, demandez-lui pourquoi il agit ainsi à chaque fois que vous avez envie d'explorer la vie, demandez-lui pourquoi l'existence sur terre lui fait si peur, exigez de lui des explications quand il veut saboter votre bonheur, apprenez à le rassurer comme le ferait un bon père ou une bonne mère. Avec le temps, il cessera peu à peu de vous empêcher de vivre pleinement votre vie et de vous réaliser. L'égo est juste un enfant qui a peur ! Certes souvent effrayant, mais il reste toujours un enfant ! Abandonneriez-vous, laisseriez-vous pour compte votre propre enfant sous prétexte qu'il vous dérange ? Pacifier l'égo est une de nos missions fondamentales sur Terre pour nous réaliser et pour vivre dans la paix et l'amour.

Tant que nous ne prendrons pas conscience que nous lui avons donné vie et que notre responsabilité en tant que créateur est de le pacifier, de l'aimer et de le comprendre pour qu'il devienne à nouveau cette enveloppe énergétique, notre égo dictera toujours nos intentions et nos actions.

Jean-Marie Muller
Conférencier, médium, chamane, holothérapeute et vulgarisateur de la Mécanique Humaine.
jeanmarie.muller@ymail.com
www.jeanmariemuller.ch 0041(0)79.234.61.50
Il sera au Salon de la Croissance du Mieux-Être de Lévis les 10 et 11 septembre 2011 et donnera également une conférence le 14 septembre 2011 et un stage les 17 et 18 septembre 2011 à L'École de Rêves de son amie Paule Boucher.


Vos peurs peuvent vous inspirer !

Qui n'a pas déjà ressenti les tourments de la peur ? Apparemment personne puisque la peur est un mécanisme de survie nécessaire et utile qui apparaît lorsque le corps est en danger. Ce type de peur est une peur véritable, vraie. Par exemple, si je rencontre un ours en marchant dans la forêt, tous mes sens seront en alerte face à cette menace potentielle. J'ai trois choix possibles : fuir, attaquer ou figer sur place. Tout dépendra de notre personnalité, des croyances qui nous ont été inculquées dans notre enfance et de notre perception d'une menace réelle, probable et éminente. Ce type de peur est présent pour nous maintenir en vie.

On retrouve également un deuxième type de peur, soit la peur irrationnelle. Il existe une gamme quasi infinie de peurs irrationnelles, telles la peur d'un animal en particulier (souris, couleuvre, chien, etc.), la peur de la mort, la peur de parler en public, la peur de l'avion, la peur de la solitude ou au contraire la peur de se retrouver avec des inconnus, la peur de ne pas dormir, la peur d'engraisser ou la peur de maigrir, la peur de l'engagement, la peur de manquer d'argent, la peur de la maladie, etc. Finalement, on peut avoir peur de tout et de rien et ces peurs sont différentes pour chacun d'entre nous. Malgré qu'elles sont loin de représenter une menace réelle, ces peurs irrationnelles contrôlent notre vie. Jusqu'à maintenant, rien de très inspirant dans ces propos. Toutefois, la bonne nouvelle est que la peur irrationnelle porte en elle un message de dépassement personnel et non de limite. Si un individu ressent ce type de peur face à un événement ou une situation quelconque, cela signifie qu'il y a une limitation. La personne est conviée, parfois ardemment (!) à dépasser cette peur pour évoluer et s'accomplir.

Pour ma part, je ressens les effets de ces peurs irrationnelles depuis un bout de temps. Si vous m'aviez demandé lorsque j'avais 19 ans si j'avais des peurs, je vous aurais ri sarcastiquement au visage en affichant mon plus beau sourire. Aujourd'hui, je fais preuve de plus d'humilité…

Cet été, mon dépassement a été de voyager en moto, avec mon conjoint. Nous sommes partis de Vancouver, avons traversé les Rocheuses canadiennes pour ensuite terminer à Edmonton. Peut-être très banal pour certains d'entre vous, mais pour ceux qui me connaissent, cela représente un très très (ai-je mentionné très ?!!) grand défi. J'ai peur de tout déplacement sur la route que ce soit en automobile ou en moto. Alors traverser les Rocheuses en moto pendant deux semaines, je ne vous dis pas l'anxiété que j'ai ressentie…Néanmoins, savez-vous ce qui m'a le plus aidée à profiter grandement de ce voyage ? Une théorie apprise pendant mes études et que j'ai voulu valider personnellement. Cette théorie provient de la thérapie cognitive-comportementale (TCC) qui affirme qu'une personne souffrant d'anxiété, suite à ses pensées déformées de la réalité, doit s'exposer aux situations qu'elle évite habituellement. Cette exposition doit être graduelle, répétée régulièrement et d'une durée de 45 minutes minimum. Ce laps de temps est requis afin d'amener une diminution graduelle de l'anxiété. Il est très important lors de l'exercice de ne pas éviter ce qui cause cette anxiété, car cela ne fait que renforcer la peur ou la croyance erronée. Les recherches démontrent que si la personne reste suffisament longtemps confrontée à la situation redoutée, son anxiété finit toujours par diminuer considérablement. Connaître cette théorie m'a beaucoup servi, car à tous les matins avant de repartir en moto, je ressentais cette fameuse anxiété. Cependant, je savais qu'après avoir été exposée pendant plus de 45 minutes à ce qui m'effrayait, l'anxiété finirait par diminuer. Alors, une prise de conscience se produisait, car ce qui m'effrayait, ne se produisait pas, ainsi je suis parvenue totalement à lâcher prise. J'ai ressenti l'harmonie à chaque journée et j'ai pu profiter pleinement de la beauté de notre magnifique pays.

En dépassant cette fausse peur, j'ai pris conscience que toute limite peut être dorénavant franchie et que je peux réaliser chacun des rêves qui m'inspirent et qui me tiennent à cœur. Oui, la peur sera présente dans tout dépassement, mais elle peut vous guider et vous rendre conscient des limites et des croyances non supportantes que vous vous répétez depuis tellement d'années. Je vous encourage donc à dépasser ces peurs qui vous freinent dans votre vie. Ce peut être banal pour une autre personne, mais pour vous, vous aurez fait un premier pas dans l'actualisation de votre moi profond. Transcender ses peurs est une invitation à vous dépasser, à réaliser ce qui est important dans votre vie. Expérimentez ce que vous n'avez jamais fait auparavant ou depuis très longtemps. Oui, vous ressentirez de la peur, mais seulement parce que vous accomplissez quelque chose de nouveau. Ce n'est pas un signal d'arrêter, mais plutôt de continuer et de vivre pleinement votre vie. Ressentez la peur et faites-le quand même. Prenez aujourd'hui la décision d'effectuer le premier pas vers l'accomplissement de vos rêves !

Linda Guay
Thérapeute en relation d'aide au 819 328-7178. Si vous avez des questions ou des commentaires, écrivez-moi.
Lindaguay@sympatico.ca


Contraire ou complémentaire

Qu'est-ce que vous préférez ? Ce qui est votre opposé ? Ce qui vous complète volontiers ? Ni l'un ni l'autre ? Ou les deux… Le choix est vôtre ! Quoi ? Vous pensez que votre couple est le fruit d'un jumelage fortuit ?

Le résultat cruel d'un complot universel ? Tout ça parce que votre moitié n'a pas la tendreté souhaitée ?

Comme je peux vous comprendre !

Si bien éprise qui croyait éprendre…

Dès mes premières palpitations amoureuses, on me dit que les contraires s'attirent. J'y voyais une façon ingénieuse d'enrichir mon avenir. On me dit aussi que ce qui se ressemble s'associe. J'y percevais une brillante prémisse pour disposer d'un soutien complice.

Hélas ! On ne m'avait pas tout dit…

On ne m'avait pas dit que mon partenaire finirait par me taper sur les nerfs. Vint le jour où je n'eus plus la maturité nécessaire pour reconnaître mon parfait complément dans cet adversaire contrariant.

On ne m'avait pas dit que mon conjoint finirait par m'ennuyer au plus haut point. Vint le jour où je n'eus plus la créativité requise pour rescaper notre relation à la dérive sur la banquise de mes frustrations.

Vint alors la nuit de l'absence.

Vint alors le répit du silence.

Et je voulus savoir ce que l'amour voulait me dire. Je m'adressai donc au spécialiste du meilleur et du pire. Voici ce qu'il me confia, quand je fus prête à entendre sa voix.

Tu appelles contraire ce qui t'irritait chez ton amoureux. Les traits de ta personne que tu trouvais hideux.

Tu faisais de lui un personnage détestable pour garder de toi une image impeccable.

Les traits contraires sont plutôt des traits complémentaires.

En effet, tu me connais. La créativité, c'est ma spécialité ! Ce que tu appelles dualité, j'appelle complémentarité. Diversité. Originalité. Ce que tu appelles différence, j'appelle opulence. Abondance. Exubérance.

Ne comprends-tu pas la vraie nature de l'existence ?

Je vous avoue que l'amour venait de m'en boucher un coin. Il avait réussi à me la boucler enfin. Je veux dire la boucle des questions sans fin.

En un bond, mon cœur aima mon mari, mon amoureux, mon amant sans condition.

Dès que nous comprenons l'utilité du trait contraire que nous percevons, nous pouvons nous l'approprier. Il devient alors complémentaire. C'est ainsi que nous pouvons enrichir notre estime de soi à l'infini.

L'amour ne tarit pas d'inventivité.

Il nous entoure de miroirs variés pour nous refléter notre immense beauté.

Dominique Allaire

Dominique Allaire est coach de vie, auteure et conférencière. Passionnée de relations humaines et de lois universelles, elle possède vingt ans de formation à son actif et un diplôme en coaching professionnel.

Sa joie? Vous accompagner dans la réalisation de ce qui vous tient à cœur. Son postulat? Comme maître de vos perceptions, vous avez le pouvoir de vous créer une vie pleinement satisfaisante. Sa foi? Chaque fardeau contient le cadeau qui permet d'évoluer et de renforcer sa confiance en soi. Ses voix? Les livres Oui, tout est possible! et le Manuel du Maître, publiés chez Le Dauphin Blanc.

Des bogs vous embêtent la vie? Dites-leur bye-bye avec les articles qu'elle écrit sur son blogue qui débogue (www.byebyebog.com). Vous aimeriez vivre un aperçu du coaching? Dominique vous offre 30 minutes gratuites au téléphone. Détails au www.dominiqueallaire.com ou au 418-204-4268.