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Oser être soi au travail - La rencontre de l’autre

Le travail effectué à l'extérieur est synonyme de créativité, d'efforts, de temps, mais c'est aussi le coeur et la conscience que nous y mettons qui lui donnent le poids et la valeur qu'il a vraiment. En retour d'un travail bien exécuté et selon les critères de l'entreprise, un salaire nous est octroyé, dans la plupart des cas décidé par l'employeur. Ce retour d'argent est-il suffisant à nos yeux ? Faut-il trouver une source de motivation un peu plus élevée pour maintenir notre intérêt et notre enthousiasme, car c'est jour après jour que nous effectuons les mêmes tâches ?

Chacun d'entre nous avons notre histoire avant d'occuper un poste au sein d'une entreprise. Il n'y a pas que le fait d'avoir été choisi pour un emploi, la route qui nous y a mené est remplie de dépassement, de renoncement et de choix. Les connaissances techniques que nous avons apprises valent leur pesant d'or, car derrière elles se cachent des années d'étude et d'apprentissage cumulées avec des emplois à temps partiel et des emplois d'été.

Sans parler des qualités que nous avons su puiser au fond de nousmêmes et qui ont été le moteur de notre avancement : la confiance, le courage, la persévérance et ce qui nous incite encore aujourd'hui à poursuivre ce même travail, la ténacité. Savoir apprécier à sa juste valeur les qualités que ça nous a pris pour arriver là, non pour nous en vanter, mais dans le but de nous éviter les fameuses attentes des autres.

L'être que nous sommes a besoin de sentir qu'il est reconnu, apprécié, aimé et il l'attend des autres…Toutes ces attentes que nous projetons à l'extérieur sont stériles et la plupart du temps non comblées ou pas assez à notre goût. De plus, nos compagnons de travail portent eux aussi ces mêmes attentes de reconnaissance, de place, d'amour. C'est le lot de chacun et personne n'y échappe. On peut se faire croire que l'on n'a pas ce problème, cette blessure, mais lorsqu'on gratte un tout petit peu, qu'on se questionne, on réalise qu'on porte cette empreinte, et cette prise de conscience de se l'avouer est le premier pas vers un début de guérison intérieure.

Notre pensée fonctionne à l'envers. Nous attendons des autres qu'ils perçoivent qui nous sommes, notre bonté, notre douceur ou encore notre diplomatie, notre minutie. Alors que c'est à nous de s'y intéresser et de découvrir quelles forces et quelles faiblesses nous habitent. Ce retournement vers soi, cette quête d'identifier les qualités, les vertus qui sont en nous, est un baume qui panse graduellement ce besoin incessant que les autres nous comblent de leur attention. C'est si simple et différent de penser ainsi et en même temps si grand de connaître cette Vérité.

La connaissance de soi joue dans les deux sens, pour soi et pour les autres. En allant à la découverte de qui l'on est par le questionnement et l'introspection, on attend moins des autres leur appréciation ou quoi que ce soit d'autre, car on se saisit un peu mieux, on sait reconnaître soi-même le bien que l'on porte et que l'on apporte tout autour de nous. Ce qui donne du lest aux autres et nous permet d'être plus à leur écoute. Chacun y trouve son compte.

Oser être soi au travail, c'est aussi enlever les différents masques que nous portons pour révéler notre vrai visage et aller à la rencontre de l'autre, pour des discussions vraies et sincères, avec ces collègues avec qui nous passons la majeure partie de la journée. Nous sommes payés pour travailler diront certains, mais s'ouvrir, aller vers les autres, que ce soit pendant les interactions de travail, les pauses, l'heure du dîner, n'altèrent en rien la qualité de notre travail. Au contraire, cela peut même adoucir le climat, apporter de la joie et de la motivation et enlever de la lourdeur. Et de préserver ce début d'intimité en gardant pour soi ce que l'autre partage avec nous, afin d'être digne de la confiance qu'on nous a faite.

Savoir jumeler un travail bien fait et de saines relations créent en nous et autour de nous l'harmonie au lieu de la division. Ce n'est plus le travail obligatoire d'un côté, sans chaleur humaine, et de l'autre côté, la famille et les amis qui ont l'exclusivité du meilleur que l'on est. C'est un équilibre que nous apportons réellement dans le monde.

Ces relations que l'on noue ont de l'importance, car ce n'est pas un hasard que nous sommes en présence des ces personnes. Dans l'Univers Vie, tout est consigné, comme une belle mémoire universelle : les pensées, les paroles, les actions ainsi que les blessures subies ou causées. Et chacun est responsable de ce qu'il a occasionné. C'est ce qui donne de la profondeur à ce que nous vivons, que ce soit dans le cadre du travail ou ailleurs. Il y a une justice plus grande que nous, et ce que l'on fait en bien ou en mal nous est rendu d'une façon ou d'une autre

La vie est si riche d'expériences pour nous faire progresser vers plus d'Amour, des autres et de Soi. Nous vivons des hauts et des bas, des périodes d'accalmie, et c'est de cette façon que l'on apprend à se connaître, au travers des réactions que l'on a et de notre capacité ou intérêt à en comprendre le message. Le regard que nous portons sur l'événement lui donne sa couleur. C'est cela la Vie : mouvement et changement.

Oser être soi au travail n'est plus seulement de mettre nos talents techniques en commun : nous avons su allier notre pensée à notre coeur, lui qui incline à plus de vérité et de sincérité dans les relations. L'autre n'est plus une source d'indifférence. Il fait partie de notre vie, il a un rôle à jouer, au même titre que ceux qui sont proches de nous. Ce voile que nous avons levé pour émaner la chaleur de notre soleil intérieur redonne à la terre un peu de sa noblesse d'antan, ce qu'elle était à l'origine, une Terre de Lumière.

Florence Garneau
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info@florencegarneau.com


Le grand défi de l’authenticité

L'authenticité est une porte essentielle pour accéder au bonheur. À la maison, ça va ; avec les amis, c'est déjà plus difficile. Mais au travail, alors là, c'est une toute autre paire de manche, car c'est souvent à cet endroit que l'on sera le plus enclin à porter des masques pour plaire aux autres, pour satisfaire aux attentes du patron, pour faire bonne impression devant le client, etc. Mais en a-t-on toujours envie ? Et où se trouve l'équilibre dans tout ça ?

Quand on sent le besoin de porter un masque pour plaire aux autres, qu'on exécute des pirouettes à n'en plus finir pour se faire aimer de notre entourage - incluant le patron et les clients -, c'est le signe qu'on n'est pas suffisamment fidèle à soi-même. Tout ce qu'on peut faire dans la vie pour se faire aimer vient du simple fait qu'on ne s'aime pas suffisamment et qu'on croit que c'est les autres qui doivent le faire pour nous. C'est normal, on est tous humain… L'authenticité nous permet d'être enfin nous-mêmes en toutes situations. Quand je parle d'authenticité, je parle évidemment de transparence. Et avant d'être transparent vis-à-vis des autres, vous conviendrez qu'il faut d'abord l'être avec soi. Donc, cessons autant que possible (car ce ne l'est pas toujours) de faire le caméléon et de changer de masque au fil des situations et des gens rencontrés durant une journée, au bureau comme chezsoi. Nous sommes nés avec un corps particulier, un caractère bien à nous, et des habitudes de vie qu'on nous a inculquées. C'est avec ces traits précis de notre personnalité que nous devons donc avancer dans la vie. Bien sûr, tout peut changer en cours de route et c'est même tout à fait souhaitable. On peut certes améliorer certaines choses en nous, modeler et améliorer notre caractère, changer notre physique même. Par contre, le rythme de notre évolution dépendra invariablement de notre degré d'acceptation de soi. Au fil de celle-ci, les grands changements se produiront tout seuls, sans effort ni souffrance, sans thérapie interminable ni régime drastique.

Si nous sommes tels que nous sommes aujourd'hui, c'est que c'est ainsi que nous devons être.

L'être foncièrement heureux n'a plus aucune raison de porter de masque. Au travail, à la maison, dans ses relations interpersonnelles, il sera toujours le même. Ce n'est pas tout à fait ce que la société nous a montré, n'est-ce pas ? Vous n'avez qu'à vous rappeler lorsque vous étiez plus jeune, tout ce que vous ne pouviez pas faire ou dire en présence de tel ou tel oncle ou tante. Vous en auriez long à dire, n'est-ce pas ? L'enfant est transparent de par sa nature profonde, et nous devrions être à son image, au risque de déplaire à certaines personnes. Bien sûr, cette transparence peut paraître utopique à certains, car on nous a toujours fait comprendre de ne pas dire certaines choses si on voulait être aimé.

Un des secrets du bonheur consiste donc à oser montrer aux autres, comme à nous-mêmes, qu'une seule personnalité.

Vous connaissez peut-être des gens qui, au bureau, sont doux et réservés, mais dès qu'ils franchissent le seuil de leur maison, peuvent devenir désagréables, voire violents, envers leur conjoint ou leurs enfants. L'authenticité est pourtant l'une

des qualités les plus prisées dans le monde. Ce que nous apprécions le plus chez les autres, c'est d'ailleurs ce que nous voudrions posséder nousmêmes. Osons donc faire preuve de transparence en tout, montrer aux autres notre vrai visage, et cela, que ça leur plaise ou pas. Au début, il est normal d'être maladroit à cet exercice. Par contre, soyez assurés que même si certains prétendus amis se permettent de vous juger, les véritables, eux, commenceront à vous apprécier davantage et à votre juste valeur.

Les meilleurs patrons sont ceux qui savent utiliser à bon escient les qualités intérieures de leurs employés au lieu d'essayer de les changer.

Tout au long de mon cheminement, j'ai rencontré nombre de personnes à la réputation plus qu'enviable, mais qui agissaient à l'opposé de ce qu'elles prêchaient - remarquez que je l'ai peut-être fait moi aussi... La plupart d'entre eux ont fini par se retrouver seuls sur leur île de plus en plus déserte, ou ils ont succombé au piège du pouvoir et de l'argent. Aujourd'hui, je ne les juge plus, car je sais qu'ils sont de grands maîtres en devenir. Ils ont été happés par les tentacules de l'ego et se sont donné comme défi de gérer le pouvoir sans s'y perdre. Tout un défi ! Qu'ils réussissent ou non, cela n'a pas de réelle importance. S'ils ratent leur sortie, ils reprendront peut-être un jour où ils étaient rendus... Si vous voulez répandre autour de vous des perles que vous avez acquises par vos expériences de vie, n'essayez pas de le faire uniquement par la parole.

Souvent, le seul fait de se contenter d'« être » est suffisant pour transmettre vraiment ce que nous voudrions enseigner. Et le bureau est l'endroit idéal pour commencer…

André Harvey
André Harvey Auteur de 17 livres dont le best-seller « L'ultime pardon ». Pour approfondir ce texte, consultez son livre/disque intitulé « Les sept portes du bonheur », que vous trouverez avec ces autres livres en librairie (Messageries de presse Benjamin). Il vient de faire paraître un nouveau livre disque intitulé « En route vers l'illimité ». Conférences et récital sur demande. Contactez-le pour un événement dans votre région.
www.andreharvey.info


Être heureux au travail, est-ce encore possible ?

Que ce soit comme salariés ou en professions libérables, beaucoup d'entre nous se demandent : mais pourquoi est-il si difficile d'être heureux au travail ? Pourquoi y a-t-il dans le monde de l'entreprise autant de tensions, de malentendus, de violences cachées ou plus manifestes ? Pourquoi les relations entre personnes qui travaillent ensemble sontelles si conflictuelles, si peu apaisées ? Pourquoi tant de mal être sans qu'il y ait nécessairement du mal faire ?

Il y a bien sûr dans les relations professionnelles, tous les ingrédients pour un épanouissement possible, une réalisation de soi-même acceptable, beaucoup de satisfactions peuvent être engrangées au delà de certains problèmes inévitables ou de difficultés imprévisibles, liées à la nature même du secteur professionnel dans lequel on travaille, aux fluctuations du marché, aux aléas de la productivité.

Mais ce qui frappe le plus quelqu'un d'extérieur à une entreprise donnée, c'est la répétition de certains malentendus, la persistance de conflits ouverts ou latents, la présence de malaises ou mal être qui traversent, polluent le quotidien de l'un ou l'autre des services, ou d'un ensemble humain dans un même espace. Chacune de ces tensions, de ces difficultés, de ces malaises sera plus ou moins facile à gérer ou à résoudre, mais toutes sont « énergétivores » et demandent des réajustements permanents qui décentrent ou déstabilisent les personnes directement ou indirectement concernées.

Aujourd'hui, avec l'inquiétude latente qu'il y a autour de l'avenir (crise économique, et violences environnementales), il y a beaucoup, beaucoup de souffrances dans le monde de l'entreprise. Les médecins du travail en témoignent avec leurs moyens, (même s'ils ne sont pas toujours entendus) et des marqueurs comme la fréquence des passages à l'acte somatique qu'on peut appeler aussi accidents du travail, l'augmentation de l'absentéisme, du burn-out (épuisement), la consommation d'antidépresseurs et d'anxiolectiques, sont de plus en plus repérables.

Disons d’abord que la plupart de nos relations professionnelles ne sont pas choisies. Ce sont à de rares exceptions près (comme dans les professions libérales) des relations imposées. Ce qui veut dire que nous devons nous confronter à des attentes, à des demandes ou à des refus qui peuvent blesser notre sensibilité, nos valeurs, heurter nos convictions, nous mettre en danger par rapport à nos croyances.

Ensuite, on peut observer que les relations professionnelles doivent faire cohabiter quatre registres de communications très interdépendants, qui peuvent se révéler parfois antagonistes.

* Le registre fonctionnel qui concerne le « bien faire ». Bien faire ce pour quoi nous avons été engagés, ce pourquoi nous sommes payés.

* Le registre hiérarchique : qui concerne le « se sentir bien » à l'intérieur d'un rapport de forces qui ne nous est pas toujours favorable. Les relations hiérarchiques, (que nous soyons en haut, au milieu ou en bas) renvoient toujours aux relations infantiles avec les personnes en autorité de notre histoire.

* Le registre interpersonnel qui concerne le « se sentir bien avec les autres », avec ses collègues immédiats et son entourage professionnel.

* Le registre intra personnel qui concerne le « se sentir bien avec soimême ». Ce dernier registre est, la plupart du temps, complètement nié dans les entreprises. On vous le dit clairement et parfois brutalement : « si tu as des problèmes, va te faire soigner ailleurs, nous on est là pour bosser ensemble, pas pour câliner son ego ou se masturber avec son inconscient ! ...

À tout cela s'ajoutent les non-dits et la prolifération de la communication indirecte qui se transforme rapidement en commentaires, en étiquettes déposées sur certains, en rumeurs qui vont empoisonner tout un service. Il y a des tensions émotionnelles qui vous envahissent, quand vous apprenez d'un autre (jamais en faceà- face) , ce que untel ou unetelle pense ou dit de vous.

Comme il y a chez la plupart d'entre nous une aspiration au bonheur, sinon à un mieux vivre, certains vont donc rechercher des moyens concrets pour accéder à un mieux-être, qui permettent d'être plus heureux au travail.

Rappelons que le bonheur n'est pas un état permanent mais une aspiration vers une harmonie intérieure, un accord entre nos attentes et les réponses de notre environnement.

Un point très important et cependant trop souvent méconnu de la plupart d'entre nous, c'est d'ignorer que nous attendons implicitement de la part de notre entourage professionnel qu'il entende (surtout) et (parfois) réponde à nos besoins relationnels.

Souvenons-nous des sept grands besoins relationnels qui sont à l'origine, quand ils ne sont pas entendus, respectés ou comblés, de la plupart de nos malaises, conflits et frustrations :

* Besoin de se dire : de se dire avec des mots qui sont les nôtres. Et cela dans différents registres (au niveau des idées, des ressentis, des sentiments, du faire, des croyances, des émotions, de nos besoins et désirs).

* Besoin d'être entendu dans l'un ou l'autre des registres que nous privilégions. Ce qui ne veut pas dire que l'autre doit être d'accord, mais nous attendons implicitement de lui, d'être reçu dans ce que nous disons.

* Besoin d'être reconnu, tel que nous sommes et pas seulement pour ce que nous faisons, mais aussi pour ce que nous sommes comme personne.

* Besoin d'être valorisé. Bien sûr à travers un salaire, mais au delà, par des mots d'encouragement, par des confirmations, par des attentions particulières.

* Besoin d'intimité qui donne une sécurité. On le voit dans les bureaux dits paysagers où travaillent ensemble 30 ou 60 personnes, chacun a besoin de recréer avec une photo, une plante, un bibelot un espace plus personnalisé, bien à lui.

* Besoin de créer et d'influencer notre environnement immédiat. D'avoir le sentiment, que nos propositions, nos suggestions pour améliorer tel ou tel aspect de notre travail ne tombent pas aux oubliettes, que nous existons et sommes reconnus comme sujet.

* Besoin de rêver : De rêver que demain sera meilleur qu'aujourd'hui et après après-demain meilleur que demain. Ce dernier besoin est violenté aujourd'hui dans le monde du travail, par l'insécurité autour de l'emploi, par l'inquiétude avec laquelle nous colorons l'avenir.

Nous avons donc plus de chance d'être satisfaits, sinon plus heureux, quand nous avons le sentiment que nos besoins relationnels sont respectés.

Un autre point important, c'est de reconnaître qu'il y a un problème de vases communicants entre le monde du travail et celui de la vie personnelle, conjugale ou familiale.

S'il y a des dérapages, des tensions, des situations conflictuelles dans notre vie professionnelle, cela se répercute sur la vie personnelle et vice versa !

On peut se demander comment faire disparaître, ou atténuer ces éléments perturbateurs. Un des chemins possibles serait, pour les générations à venir, à plus ou moins long terme, d'enseigner la communication relationnelle à l'école comme une matière à part entière !

Mais en attendant cette révolution majeure, chacun d'entre nous pourrait intégrer, au quotidien, deux prises de conscience :

* reconnaître que nous sommes tous des infirmes de la relation et donc de cesser d'accuser les autres, le gouvernement ou le ciel et accepter de prendre ainsi la responsabilité de reconnaître que nous avons un handicap énorme, celui de croire que nous savons mieux que les autres ou que c'est nous qui avons raison ! Essayons d'imaginer aujourd'hui, la circulation automobile où chacun conduirait en fonction de ses propres règles, de ses désirs et de ses peurs ! Nous avons là une image réaliste de ce qu'est la communication aujourd'hui ! Chacun étant persuadé qu'il sait lui, communiquer ! Ainsi à partir de ce constat :

* accepter d'apprendre quelques règles d'hygiène relationnelles communes et prendre l'engagement de les mettre en pratique au quotidien. Elles sont énoncées dans un tout petit livre, que j'ai écrit en son temps pour mes enfants : Heureux qui communique (Pocket). Et même si certains peuvent continuer à les ignorer (comme certains transgressent lesrègles de la conduite routière), il est toujours possible de les appliquer au jour le jour non seulement dans son cadre professionnel mais également dans sa vie personnelle.

Il n'y a pas de stratégies à proprement parler et encore moins de recettes simples pour réconcilier travail et épanouissement personnel. Bien sûr on peut faire « des stages de formation, de sensibilisation, de résolution des conflits, de prise de décision » et cela se fait aujourd'hui dans beaucoup d'entreprises par le biais de la formation continue. On peut aussi s'appuyer sur un coach qui nous accompagnera pour nous permettre de mieux utiliser nos ressources ou d'être confronté à nos limites.

Mais l'enjeu à redéfinir pour chacun est plus complexe, plus profond.

Il y aurait un engagement intime à prendre envers soi-même : celui d'apprendre à mettre en commun autour de 4 points et cela à travers une communication directe (de personne à personne) : oser demander, oser donner, oser recevoir et oser refuser.

En reconnaissant que nous sommes toujours trois dans un échange : l'autre, moi et la relation. Et que si cette relation est importante elle doit faire l'objet de soins, de respect et de cohérence.

Il ne suffit pas de s'interroger sur les conséquences douloureuses, antiéconomiques, violentes de l'anticommunication galopante qui existe dans la famille, dans le couple, à l'école et dans le monde des loisirs , sur les conflits interpersonnels, les sabotages relationnels ou la mauvaise utilisation des ressources réelles des personnes dans le monde du travail ou la vie civile. Il faudra aussi accepter quelques renoncements et ajustements.

* Comme de renoncer à pratiquer la communication indirecte en prenant le risques de dire directement à la personne ce qui la concerne.

* Comme d'arrêter de parler sur l'autre (de faire des discours sur lui, de porter des jugements de valeurs, de lui dicter ce qu'il devrait faire ou pas faire) mais prendre le risque de parler à l'autre. Et parler à l'autre revient à parler de soi (dire monpoint de vue, mon ressenti, mon intention).

* Comme de visualiser que toute relation a deux bouts et que chacun est responsable de son bout. Donc de renoncer à vouloir gérer le bout de l'autre !

* Comme d'arrêter de penser à la place de l'autre (qu'il ne comprendra pas, qu'il va nous en vouloir, qu'il ne peut pas faire) et donc d'oser échanger en s'affirmant, en se positionnant, en mettant en évidence les points communs comme les différences et en invitant l'autre à faire de même.

* Comme de renoncer au plaisir de l'affrontement (vouloir avoir raison sur l'autre) pour pratiquer la confrontation ( passer de l'opposition à l'apposition !).

Quand il y a du plaisir à aller au travail, à travailler ensemble, en sachant qu'il est possible d'échanger, de partager, bref de mettre en commun autour d'un ensemble de règles d'hygiène relationnelles communes, on n'est plus un simple exécutant mais on devient un collaborateur engagé, capable d'offrir le meilleur de lui-même et d'avoir ainsi l'opportunité de rencontrer le meilleur de l'autre.

Jacques Salomé
Auteur de plusieurs livres dont : « Et si nous réinventions notre vie ». Ed du Relié, « Aimer c'est plus que vivre ». Ed Trédaniel, « A qui ferais-je de la peine si j'étais moi-même ». Ed de l'Homme. www.j-salome.com

Livres ressources : *Oser travailler heureux. Albin Michel *Pourquoi est il si difficile d'être heureux. Albin Michel.*T'es toi quand tu parles. Pocket www.j-salome.com et www.institut-espere.com


Être soi-même pour contrer le bitchage !

Demeurer soi-même au sein de son milieu de travail n'est pas chose facile. Pourtant, l'effort en vaut le coup ! Parmi les nombreux avantages, celui de défier le bitchage demeure très salutaire par les temps qui courent.

En considérant le nombre d'heures passées au bureau avec les collègues, il va de soi de conclure que notre vie professionnelle représente un apport plus qu'important dans notre univers. Voilà pourquoi nous avons tout à gagner de demeurer nous-mêmes, sinon notre rôle d'« acteur » devient lourd, notre personnage nous pèse avec les années. Par ailleurs, s'amuser à jouer à quelqu'un que nous ne sommes pas offre une emprise incroyable pour les âmes tristes qui cherchent à saboter leur entourage.

S'imposer tel que nous sommes au sein d'un groupe

Selon les intérêts personnels de chacun, il est fréquent d'observer que de petits groupes se forment soit à l'arrivée le matin, aux pauses-café ou à l'heure du lunch. Ce principe d'attroupement, qui se transforme parfois en meute, est tout à fait normal, notre côté animal… Pourtant, ce qui l'est moins, c'est lorsque l'on se laisse influencer par le plus fort de la meute afin de se ranger à l'opinion de la masse.

Avant de fraterniser avec un groupe, voyons si l'idée générale véhiculée n'entre pas en conflit d'intérêt avec nos valeurs profondes. Ce mécanisme de vérification se déclenchera automatiquement si nous savons demeurer, autant que faire se peut, en harmonie avec nos propres valeurs et nos convictions. Ceci nous permet de lutter contre l'envie - initiée par notre subconscient -, d'adhérer à un clan quelconque afin d'éviter le rejet à tout prix. Dans le cas où nous décidons de nous immiscer au sein d'un groupe, il faut savoir le faire de manière honorable, c'est-à-dire en nous présentant tel que nous sommes.

Est-il nécessaire de rappeler que le fait de défendre nos valeurs et nos positions impose, par le fait même, un certain respect de la part de nos collègues ? Évidemment, il est préférable d'exposer nos points de vue et de prendre position sans agressivité ni frustration et de manière honnête. Prendre position en respectant ses convictions profondes peut sembler laborieux au début, mais il s'agit d'intégrité, qui justement a peut-être été négligée jusqu'à ce jour.

Protéger notre intimité et assurer notre intégrité

Lorsque nous nous mêlons à un groupe, il n'est pas rare de remarquer qu'un sujet de conversation glisse tout à coup vers du placotage contre un absent. À première vue, les commentaires peuvent paraître inoffensifs et il est tentant d'emboîter le pas. Cependant, en revenant plutôt à nos propres valeurs, nous nous rendons compte que nous sommes en désaccord avec les propos énoncés et même aurons-nous le goût de défendre l'absent, ne serait-ce que par principe de justice. Il s'agit d'une excellente manière de contrer le bitchage et cela contribue à nourrir une ambiance saine au bureau pour nous, nos collègues et notre employeur. De plus, cela peut éviter de devenir une cible un jour ou l'autre.

Être soi-même n'est pas synonyme de « grand livre ouvert », au contraire. Puisque nous passons le plus clair de notre temps avec les collègues, la tentation est grande de nous révéler et d'ouvrir des pans de notre vie secrète, ne serait-ce que pour alléger notre fardeau. Sachons que ceci n'est pas la meilleure chose à faire. Nous devons, le plus possible, demeurer nous-même en étant ouvert aux autres sans les laisser pénétrer dans notre jardin secret, comme une porte toute grande ouverte sur notre vie personnelle.

Savoir départager la vie privée de la vie professionnelle n'est pas aisé à cause justement des heures passées au travail, soit au bureau ou à la maison. Incidemment, nos collègues deviennent rapidement nos complices ou nos ennemis. Être soi-même veut également dire avoir suffisamment confiance en soi pour effectuer des choix judicieux de fréquentation afin de ne pas simplement se laisser choisir par les plus puissants.

Soyons conscients que notre milieu de travail représente une microsociété dans laquelle nous devrons oeuvrer, et il est de notre responsabilité d'apprendre à frayer avec les différentes personnalités de notre entourage sans nous perdre, sans nous noyer ou, pire, se faire noyer. Une méthode assez efficace est de demeurer le plus possible professionnel en évitant de déverser dans de grandes émotions.

L'honnêteté demeure notre meilleure arme

Utilisons un exemple bien concret : si nous apprenons qu'un collègue parle contre nous, le meilleur moyen de retrouver notre équilibre est certainement d'aller directement à la source pour vérifier l'information. Ce geste fait appel évidemment au courage, ce qui n'est pas toujours simple, mais nous respectons notre intégrité en plus d'agir rapidement sur la situation. La volonté, ouvertement démontrée, de gérer un conflit fait souvent perdre pied à l'assaillant. Ainsi, on ne lui offre d'autre choix que d'être à son tour honnête sinon de revoir son tir. L'authenticité désarme… malheureusement, nous négligeons très souvent cette arme non violente et fort simple à utiliser.

Demeurer soi-même nous protège contre d'éventuelles attaques de la part des âmes tourmentées, car l'emprise devient presque inexistante. En étant soi-même avec nos collègues, nous plaçons ainsi les cartes sur table : le jeu devient honnête et sans ambiguïté. La force serait-elle issue de l'authenticité ?

Marthe St-Laurent
Conférencière et auteure de « La femme sexuée » et de « Ces femmes qui détruisent les femmes - Les ravages du bitchage », Béliveau éditeur.
www.marthestlaurent.com


Un point d’honneur d’être soi au travail

Pouvonsnous vraiment être nousmêmes au travail ? Sommes-nous même en mesure d'y parvenir ? Est-ce l'idée d'être confrontés à de plus grandes difficultés plutôt qu'à des résultats positifs qui brouille nos cartes. Devrions-nous apprendre certaines règles, les suivre et les appliquer ?

Renversons plutôt les questions. Quelles seraient les répercussions si nous choisissions de jouer un rôle tout autre que le nôtre ? Décider d'éviter l'authenticité afin de nous protéger, serait-il admissible ? Seraitce un comportement à favoriser pour réussir ?

Impossible de jouer plusieurs rôles Personne ne peut jouer plusieurs rôles durant une même journée, pendant une semaine entière, voire même un mois. Être différent au travail, à la maison ou avec des amis est source d'ennuis et de conflits; l'acteur principal se créera lui-même des problèmes tout en s'attirant probablement certaines mésaventures, des pertes, ou pire encore, il rencontrera de grandes tristesses. C'est pourquoi toujours tendre vers l'authenticité et être soi-même est une avenue à explorer.

La définition de l'authenticité

Dans le grand dictionnaire, le mot « authentique » est défini tel que suit : Qui est original, qui n'a pas été modifié, ni falsifié. Chaque individu de par sa nature est unique, ce qui nous amène à penser qu'il est un atout important pour son entreprise. Il sera

en mesure de véhiculer de nouvelles idées, concepts ou façons de faire qui lui seront bénéfiques tout en servant les objectifs de l'entreprise. Mais comment conserver cette authenticité au fil du temps ?

Comparons les heures passées au travail et celles en vacances

En principe, nous pensons qu'il s'agit de deux périodes bien distinctes. Mais regardons-les de plus près et nous verrons qu'elles se ressemblent sur plusieurs points. Pourquoi ? Autant au travail qu'en vacances, nous serons appelés à faire certains travaux sans pouvoir y échapper. En vacances nous aurons des tâches à exécuter : par exemple si nous sommes en camping, il nous faudra monter la tente, chercher du bois, préparer les repas et j'en passe. En voyage, il nous faudra faire des choix, effectuer toutes sortes de recherches, établir notre itinéraire, s'informer pour les bonnes directions, réserver un hôtel, des restos et autres, etc… Malgré ces menus travaux, jamais personne n'osera nier qu'il est en vacances.

Au travail, c'est exactement la même chose. Nous connaîtrons des moments de vacances, de repos, de détente, de plaisir, et de douceur.

Sur la route du travail, on pourra observer la beauté du trajet. Aux pauses-santé, apprécier un entretien avec un collègue. Préparer un dossier particulièrement motivant peut aussi nous apporter beaucoup de satisfaction; ou rencontrer un client intéressant, entre autres. Nous sommes plus souvent qu'autrement en courtes périodes de vacances. Et c'est génial ! Le remarquer facilite de beaucoup la vie au travail. Tout devient plus simple, aisé, amusant, peut-être même moins décourageant et stressant. En savourant chacun de ces moments de vacances qui nous sont offerts, nous sommes mieux disposés à être authentiques. Les moments, pourtant nombreux, à travailler pendant nos vacances, passent souvent inaperçus. L'opposé est aussi vrai. Les moments de grâce et de vacances pendant nos périodes de travail, passent également inaperçus mais cette fois-ci à notre détriment. Il nous faudra donc apprendre à les vivre consciemment, à les identifier et surtout à en profiter. Ces minutes précieuses nous feront un grand bien, et favoriseront notre créativité. La fatigue et le stress diminués par ces courtes pauses de vacances aideront notre corps et notre esprit à répondre différemment. Il nous sera plus facile de jouer la carte gagnante, celle d'être et de vivre. Et nous serons plus authentiques.

Rajouter cette notion de vacances à chaque jour n'est pas à dédaigner. Mais comment faire ? Changer nos croyances serait-il une piste intéressante pour y parvenir ? N'est-il pas utile, aidant et agréable de croire que chaque jour nous apportera son lot de bonheur, de joie et de détente aussi bien au travail qu'en vacances ? Faisons l'exercice de nous amuser à vérifier certaines de nos croyances, et privilégions les plus profitables et les plus satisfaisantes. Nous nous autoriserons alors plus facilement le droit et la capacité d'être en vacances chaque jour. Nous nous permettrons de reprendre notre seul et unique rôle dans chacune de nos fonctions, que ce soit mère, épouse, employée, femme d'affaires, amie, confidente, père, époux, employé, homme d'affaires, ami, confident. Et notre vie s'en verra doublement enrichie et améliorée.

Les entreprises ont déjà réagi

D'ailleurs cette stratégie de vacances quotidiennes n'a rien de nouveau. Les entreprises l'ont instaurée depuis déjà un certain temps. Ne sont-elles pas de plus en plus nombreuses à nous offrir des salles de gym, ou de ressourcement offrant des jus santé, des chaises confortables, des services de conciergerie, etc.

Pourquoi les entreprises s'affichentelles plus coopératives, davantage à l'écoute de leurs employés et certainement moins limitatives avec leurs employés ? Parce qu'elles estiment qu'un employé content a plus de chance de générer de meilleurs résultats. Et des employés valorisés et appréciés, sont plus susceptibles de créer et d'être eux-mêmes.

L'entrepreneur et l'employé auront tout à gagner à valoriser la confiance et les efforts de chacun pour de meilleurs résultats : deux ingrédients nécessaires à une recette gagnante. À nous d'être sincère et de rester nous-même à chaque instant, autant dans la vie quotidienne qu'ailleurs. Travaillons comme si nous étions à chaque jour en vacances, et nous serons portés vers la réussite autant professionnelle que personnelle.  

Hélène Turmel
Auteure du livre : « 365 jours de vacances par année ». Elle donne des conférences sur trois thèmes différents soit : Le moment présent, La loi de la manifestation, et Comment être en vacances 365 jours par année. Elle est également coach de vie sur La Loi de la manifestation, et sur Comment attirer le grand amour (pour ceux à la recherche de l'âme soeur). Elle offre aussi des formations privées ou en groupe, sur les mêmes thèmes.
www.365joursdevacances.com
turmelh@videotron.ca


La paix de l’âme et le cheminement professionnel

Dans nos sociétés occidentales nourries par la compétition et la concurrence, la tendance est de croire que l'on est ce que l'on fait. Or dans la vie tout est changement, et cette impermanence se reflète en nous et en dehors de nous. Dans un siècle de grands bouleversements, comment rester en contact avec soi tout en s'adaptant à ce que la vie nous offre pour évoluer, personnellement et professionnellement ?

Quel que soit le domaine dans lequel on travaille, on retrouve ces questionnements : j'aimais mon travail, mais c'est fini, que vais-je devenir ? ou bien, je n'aime pas mon travail, je l'endure et que puis-je faire d'autre, même si j'en change ? Dans ces interrogations opposées, la question communid'identité reste au centre du sujet : qui suis-je en dehors de l'adversité de ma vie… professionnelle ? Accepter son identité, c'est prendre l'engagement de se reconnaître dans chaque situation, avec humilité et compassion. C'est le moyen d'avoir du pouvoir sur soi et ça change bien des choses, car on va chercher les réponses à l'intérieur de soi, pas à l'extérieur.

Pour ma part, j'ai bien longtemps pensé que j'étais ce que je faisais, et comme je n'aimais pas mon travail, j'étais malheureuse. Je m'identifiais à mon malheur, j'avais honte de moi et une question me revenait sans arrêt : « où est ma place » ? Désespérée de ne pouvoir éprouver un sentiment d'accomplissement qui me fasse passer du rôle de victime « qui subit ce qu'elle fait » à celui d'adulte « qui a du pouvoir » sur ce qu'elle souhaite faire, j'errais dans des énergies négatives attirant inévitablement des expériences exténuantes et destructrices. Puis un jour j'ai décidé de travailler d'arrache-pied sur moi, autant que pour les autres. Ainsi…ma vie a changé.

Être dans sa voie, comprendre intrinsèquement ce que l'on doit faire ici sur terre, quel bonheur ! Bye bye dualité, me direz-vous alors ? Non, les doutes quand tout ne roule pas comme on le pensait, les remises en questions face à la difficulté de changer de chemin sont là aussi… Et là on se dit : « Encore ? ». Oui encore, mais pas pour les mêmes raisons car on avance, on chemine et ces questions valident ou infirment si oui ou non nous voulons poursuivre dans cette voie. Le talent, c'est du génie plus du travail et un changement d'ADN ne se fait pas en 24 heures, ce sont des milliers de cellules qu'il faut reconstruire.

En quête ou sur notre chemin, l'adversité est là pour valider notre foi en nous-mêmes. Cela implique de regarder les deux cotés de la médaille de la même pièce que nous sommes. Pourquoi ? Parce que ce n'est pas en regardant uniquement vers la lumière que l'on va vers la lumière, c'est aussi en parlant avec le démon qui est en nous que l'on se propulse vers le rayonnement. Comme dans le Tao, dans la partie blanche il y a un point noir et dans la partie noire il y a un point blanc. Les deux participent à notre évolution. Dans la turbulence, le défi est de continuer à croire en soi, donc à s'aimer. Et l'un de nos plus grands outils, c'est la communication avec notre démon intérieur, qui nous balance d'une porte lumineuse à une porte noire sans entrer ni dans l'une ni dans l'autre, pour nous installer dans une zone grise appelée « mal-être » ou souffrance.

Alors maintenant, plutôt que de fuir ce consciencieux travailleur de la noirceur qui me dévalorise, je lui parle et je l'écoute, parce qu'il en a besoin et moi aussi. Ainsi, je le démystifie, je l'exorcise.

Car ce que nous souhaitons par-dessus tout, c'est trouver un sens à ce que nous faisons, profondément, à l'intérieur de nous. Si ce que je fais à un sens pour moi, même dans un environnement chaotique, je m'installe dans un espace à l'intérieur de moi qui a un axe que je définis en fonction de mes priorités et de mes propres valeurs. Ça s'appelle la paix intérieure et ça n'a pas de prix.

Isabelle Sarne
Professeure certifiée de Hatha Yoga
Directrice du Centre de Yoga Gayatri www.yogagayatri.com
514-273-9642


Être soi au travail, une question d’intégrité

La vie professionnelle nous offre une place dans la société tout en nous forçant à nous positionner en permanence face aux autres (collègues, patrons, partenaires, etc) et face à nous-mêmes. Sommes-nous à la bonne place ? Où mettre la limite dans les compromis à faire au quotidien ? Est-ce que nos tâches correspondent à nos compétences ? Notre milieu professionnel est-il vraiment porteur, nous permet-il de développer notre plein potentiel ?

Nous ne faisons pas toujours cet exercice de positionnement de façon consciente. Souvent, c'est la conformité à l'air du temps, à certaines règles non écrites qui l'emporte et peut, dans certains cas extrêmes, emporter notre équilibre, voire notre santé. La logique qui prévaut aujourd'hui dans nos sociétés occidentales est celle de la rentabilité, de la performance, de la reddition de comptes. L'équilibre travailfamille, l'expression de sa mission de vie, de sa créativité, de ses intérêts ne correspondent guère à la réalité. On en parle plus qu'on ne les met en pratique. Quelle est donc la part du choix des individus dans leur travail ? Les beaux thèmes évoqués ci-dessus sont souvent contrebalancés par d'autres qui, eux, traduisent un vrai malaise : stress, absentéisme, présentéisme, épuisement voire carbonisation professionnelle (le fameux « burn out »)…

Voilà pourquoi je m'interroge en osant faire une analogie avec des situations décriées à d'autres époques. En effet, sommes-nous si loin de ce que Karl Marx appelait l'aliénation du travail ? Bien sûr, le contexte du début de l'ère d'industrialisation différait de celui qu'on vit présentement… Les industriels utilisaient davantage la force physique de la main-d'oeuvre. Cette dernière incluait même les enfants, était peu éduquée, s'épuisait, n'avait que peu de recours

face au patronat. Les gens travaillaient comme des bêtes et gagnaient une misère à la sueur de leur front. C'était Zola. Ces situations ont déclenché des mouvements ouvriers, de véritables luttes sociales qui ont débouché sur une série de droits (temps de travail et de vacances réglementés, salaire minimum, sécurité, etc.) que nous considérons comme « acquis » aujourd'hui. Si les conditions diffèrent pour la moyenne des occidentaux, il me semble que l'autonomie des individus n'est pas plus garantie qu'à l'époque. Il existe des formes plus insidieuses d'aliénation (mentale, morale) qui n'en sont pas moins réelles. Sous une forme plus ou moins déguisée, c'est le modèle de l'entreprise qui règne en maître aujourd'hui. Nous vivons donc à l'ère d'un jargon creux, celui des séances de « coaching, team-building, e-learning » dans le cadre de « plans, stratégies, orientations » pour offrir des services « personnalisés » qui ont pour but de remettre un tant soit peu d'humain dans le déshumanisé total… L'auteur Corine Maier, dans son pamphlet « Bonjour paresse », décrit bien l'idéologie de la culture d'entreprise et son emprise pernicieuse sur les masses salariées.

Il est difficile de contester cette logique. Chacun fait donc des compromis en trouvant des solutions individuelles pour s'épanouir malgré le manque d'intérêt ressenti face à son travail ou pour contrer le tropplein de stress qu'il y vit… Yoga, entraînements variés sur machines diverses, séjours dans des spas, jardinage, patin, marche nordique, et j'en passe. Sans nier l'intérêt de ces activités, sont-elles autre chose qu'un dérivatif, qu'un pansement sur une jambe de bois, une goutte d'eau dans l'océan ? Ces gestes isolés ne sont-ils pas dérisoires face à l'idéologie capitaliste, la logique implacable du « toujours plus, toujours plus vite » ? Qu'en est-il du lien social, du projet de société dans laquelle on vit ? Passés aux oubliettes, ces projets passent pour aussi ringards que le syndicalisme ou le féminisme…

À mon sens, s'il est une solution individuelle, elle doit comporter un aspect réflexif et une dimension éthique. Cette solution est une nouvelle forme de lutte, de combat. C'est celui de l'intégrité. Par intégrité, j'entends l'effort conscient de rester soi, de se respecter dans ses valeurs, dans ses forces et ses limites. C'est tout un programme. Sans l'intégrité, soumis à l'idéologie dominante et la pression du groupe, l'individu se perd, se soumet ou abuse de son pouvoir. Il perd ce qu'il y a de plus précieux en l'humain. Sans l'intégrité, l'influence devient manipulation, la recherche compulsive de valorisation, un manque de dignité. Être intègre, c'est donc être fidèle à soi-même, être libre, rendre service sans être servile. C'est un défi quotidien. L'oeuvre d'une vie.

Sophie Dassy
Sophie Dassy est certifiée aromathérapeute holistique, APHA (de la Asia-Pacific Aromatherapy School, Hong Kong) et travaille actuellement dans le domaine des communications.
sof_das@hotmail.com


La Souveraineté de l’être
une question sociale au diapason de toute l'humanité

C'est à une Révolution que nous sommes appelés, car le réel changement vient de l'intérieur tant pour les êtres que pour les collectivités.

Pour moi, oser être soi au travail rejoint oser être soi dans ma communauté, dans ma société, et dans mon humanité, puisque mon travail c'est d'écrire pour une plus grande réalisation de tous, tout particulièrement dans l'espace québécois, pour finalement en arriver à une véritable réalisation collective du Québec proprement dit.

En effet, j'écris pour que les signes d'identité qui servent à nous démarquer aujourd'hui, soit d'être des francophones adhérant ouvertement à une spiritualité laïque qui a rompu avec la religion traditionnelle, ne nous définissent plus, comme longtemps ce fut le cas tout au long des années qui ont succédé à la Conquête et précédé la Révolution tranquille, comme négativité. Époque où les signes identitaires - qui étaient alors d'être des Canadiens français et des Catholiques - nous définissaient comme une différence et non comme une dynamique, pour reprendre les mots de Miron. Une différence, toutefois, qui loin de nous élever comme humains, nous entraînait alors dans un processus de dévalorisation et de confusion par rapport à l'autre.

En effet, qui n'a pas entendu ces clichés désobligeants utilisés pour nous qualifier : petit Canadien français…peuple conquis…peur de s'affirmer….de s'exprimer…né pour un petit pain…expressions auxquelles nous adhérions pratiquement nous-mêmes à force de les entendre. Et comme on sait que c’est par les pensées et les paroles que s'installent en nos gènes, en nos cellules, une façon de se concevoir soi-même, que c'est le système de pensée auquel je vais adhérer qui va réellement me déterminer, nous nous sommes retrouvés comme peuple en bien faible estimation de nous-mêmes, puisque ce qui est vrai pour l'individu, l'est aussi pour la collectivité dont il fait partie.

Notre posture n'était donc pas des plus enviables. Et cela a duré longtemps, suffisamment longtemps pour que la transmission se fasse d'une génération à une autre jusqu'à aujourd'hui.

Bien sûr, il y a eu plusieurs moments de reconnaissance depuis une quarantaine d'années qui ont contribué à changer la donne par rapport à notre identité, mais ce qui est inscrit est inscrit et agit donc toujours insidieusement dans nos espaces souterrains.

Or, dans le contexte de grandes transformations que vit le monde actuellement, un renversement de cette situation s'impose. En effet, nous, les Québécois, avons, de par notre culture vivante et dynamique qui apporte une contribution originale de plus en plus reconnue au patrimoine de l'humanité, un rôle primordial à jouer. Il y a donc lieu de travailler à rendre raison à neuf de la pertinence de l'option véritablement souveraine, en nos êtres d'abord, de façon donc individuelle, puis ensuite de façon collective.

Mais pour rendre raison à neuf de cette option, il nous faudra accepter d'aborder la question sous un angle totalement différent de celui que nous avions l'habitude de le faire. Et il faudra surtout accepter d'assumer cet angle, car c'est là où nous sommes rendus, comme individu et comme collectivité. Oui, reconnaître que ce qui nous définit, c'est d'abord et avant tout la connaissance des énergies subtiles qui nous entourent et nous nourrissent selon le degré d'ouverture que chacun y consent.

Énergies qui ne cherchent qu'à relier l'humain à son aspect divin.

Et reconnaître également que pour assumer ces énergies subtiles, l'être se doit d'être complet dans les deux principes qui le composent, soit le féminin et le masculin. Or, nous savons tous que le principe féminin a, partout dans le monde, et ce tant chez l'homme que chez la femme, été mis de côté au profit du masculin depuis fort longtemps, ce qui a entraîné l'humanité dans des énergies lourdes très éloignées de toute subtilité.

Mais voilà que la femme qu'est le Québec surgit de ses profondeurs pour en appeler à une redéfinition de ce que nous sommes. Pour appeler les êtres à se rebrancher à la réalité concrète qui se passe, là, immédiatement, entre les uns et les autres, au lieu de s'en remettre à un système nous éloignant toujours plus de soi-même d'abord, et des autres, à la toute fin.

C'est à une Révolution que nous sommes appelés, ni plus ni moins. Une Révolution qui montrera que la souveraineté, tant individuelle que collective, est une question sociale au diapason de toute l'humanité.

La nouvelle ère bouleverse toutes les données établies car elle sollicite le pouvoir des sens en chacun de nous afin d'amener l'essence dans les sens, et cette essence…c'est l'Amour. Ce n'est qu'en ayant le sentiment d'avoir enfin accompli ce pourquoi nous sommes sur cette terre, en tant que Québécois, que nous trouverons la paix de l'esprit qui libère. C'est la raison pour laquelle, moi, en tant qu'écrivaine, je n'hésite pas, à l'instar d'un grand écrivain comme Kerouac, à rapprocher d'une semence mystique les racines québécoises.

Voilà ce à quoi nous sommes en réalité appelés, à reconnaître nos racines.

Francine Bilodeau
Auteure des livres « Soyons cosmiques...mais pas trop ! » et « Révolution pour une Souveraineté »et co-éditrice des Éditions de la Plume Libre. Mes livres portent sur la diffusion de la nouvelle conscience par la connaissance de la structure de l'être. Je suis également Maître-enseignante Reiki.
francinebilodeau6@hotmail.com 450-965-4199


Les rêves... à quoi servent-ils ?

Les rêves sont souvent de grands inconnus. La plupart du temps, on les considère sans importance et on les sous-estime. Pourtant, ils contiennent des trésors et sont une source d'information précieuse. En effet, pendant notre sommeil, le cerveau traite l'information perçue par tous nos sens à l'état de veille. Cette information porte sur nos difficultés ou nos situations quotidiennes. Toutefois, ils ne se limitent pas au quotidien. En effet, l'univers onirique ne connaît aucune limite de temps ni d'espace, c'est-à-dire que l'action peut se dérouler au passé, au présent et au futur. Par le rêve, il nous est possible de voyager sans frais.

Les rêves sont une oeuvre de création. La personne qui rêve raconte une histoire…son histoire. Elle en est l'auteure, la scénariste, la décoratrice, la réalisatrice et l'actrice pour certains rôles. Pour d'autres rôles, elle choisira les meilleurs acteurs qui pourront représenter des qualités, des comportements, des gestes ou des attitudes qui lui sont significatifs. C'est comme si la personne qui joue un rôle était choisie en raison d'un trait de caractère, d'une qualité, d'un défaut ou d'un comportement. La personne qui rêve peut même être spectatrice. Quoi qu'il en soit, le rêve concerne toujours le rêveur. Le rêveur utilise aussi des images et des symboles qui lui sont personnels. Ainsi, une même image peut revêtir une signification différente selon les personnes, les contextes et les expériences. Prenons l'exemple d'un cheval. Pour certaines personnes, le cheval représente la liberté; pour d'autres, ce sera la force, la noblesse ou l'élégance ou même un messager. Mais, pour quelqu'un d'autre, ce pourrait être un animal menaçant en raison d'une expérience traumatisante vécue par cette personne. C'est pourquoi il est important de trouver le sens personnel des éléments d'un rêve : personnes, animaux, objets ou lieux. La signification du symbole peut être constante dans plusieurs rêves ou varier d'un rêve à l'autre. C'est toujours une question de contexte…et le contexte, c'est l'histoire personnelle décrite dans un rêve à un moment précis de notre vie.

Par contre, certains symboles comme les archétypes (la mère, la princesse, le chevalier, etc.) sont universels. Ils font partie de ce qu'on appelle les « grands » rêves.

Les rêves sont aussi des clés qui nous permettent de déchiffrer des énigmes et de trouver des réponses à nos questions. Les réponses sont suggérées spontanément ou peuvent être provoqués par l'incubation d'un rêve; ainsi, par la préparation à un rêve au moyen de questions spécifiques, une personne peut obtenir d'autres renseignements ou plus de précisions.

Le rêve est universel : il n'est pas l'apanage de quelques-uns; il est accessible à tous les groupes d'âge, toutes les classes sociales et à toutes les catégories de personnes. En effet, nous rêvons toutes et tous plusieurs fois par nuit. Les recherches ont même révélé que l'enfant rêve même avant sa naissance. De plus, Il est possible de se souvenir de ses rêves. Lorsqu'on commence à s'y intéresser, les souvenirs surgissent plus souvent et plus régulièrement. Si on porte attention à ses rêves, on peut y apprendre beaucoup sur soi-même. Par contre, si on les néglige, il s'effacent rapidement. C'est comme si quelqu'un vous parlait mais que vous ne l'écoutiez pas. La personne se lasserait et disparaîtrait.

Les rêves sont des guides : ils nous parlent, nous préviennent de risques ou de dangers possibles; ils nous exposent des situations réelles ou virtuelles (qui pourraient se réaliser dans l'avenir) et nous conseillent. Ils sont parfois thérapeutiques, prémonitoires, télépathiques, collectifs ou lucides.

Nos rêves ont lieu pendant le sommeil alors que l'activité cérébrale est différente de celle à l'état d'éveil; ils sont donc codés. Par contre, ils ne sont pas filtrés ou censurés par le conscient. Ils sont faits d'images, de métaphores, d'associations et de mythes. Mais il est possible d'apprendre à les décoder, à les comprendre et à les utiliser de façon pratique dans sa vie quotidienne.

Les rêves sont des lieux de transformation, d'alchimie et de guérison. Le journal de rêve est le journal de bord d'un explorateur ou d'une archéologue du monde onirique. C'est aussi l'oeuvre d'une historienne et un outil essentiel pour devenir plus intuitif et pour mieux se connaître. « Connaistoi toi-même et tu connaîtras l'univers et les dieux. » Un message ancien mais encore bien d'actualité.

De nombreux inventeurs, savants et mathématiciens ont vu en rêve ce qu'ils allaient créer ou révéler au monde. D'autres personnes y ont vu leur avenir et même leur mort. On cite souvent le cas du président Abraham Lincoln qui a eu un rêve prémonitoire au sujet de sa mort deux semaines avant son assassinat.

Certains affirment que Marie- Antoinette a eu un rêve sur la chute de la monarchie. Plusieurs personnes ont rêvé que le Titanic sombrait, perdant ainsi un bon nombre de ses passagers. Napoléon planifiait ses campagnes militaires à partir de ses rêves. L'auteur Graham Greene puisait son inspiration dans ses rêves. À la suite d'un rêve prémonitoire, la femme de Jules César l'avait prévenu d'un danger lors des Ides de mars. Il a été assassiné le 15 mars, date qui correspond aux Ides de mars. Plus près de nous, Paul McCartney a eu en rêve l'inspiration de la mélodie de sa chanson Yesterday.

Selon Einstein, les problèmes ne peuvent être résolus au même niveau de conscience que celui dans lequel ils ont été créés. Et s'ils pouvaient être résolus dans nos rêves ?

Bons rêves et bonne exploration.

Hélène Bélanger
Psychothérapeute et passionnée des rêves dirige des ateliers sur les rêves. Les rêves…une forme d'expression et de création, des clés pour mieux se comprendre.
613.741.2301 / www.healinginterludes.ca