L’aromathérapie et la peau

Avec l’été qui s’en vient, rempli de soleil et de chaleur, notre peau sera sollicitée de toute part. On n’a qu’à penser aux coups de soleil, aux piqûres d’insectes, à l’urticaire, aux égratignures, à l’herbe à puce, aux brûlures et autres.

La peau, étant le plus grand organe du corps, sert, entre autres, de barrière contre des agressions extérieures, de voie d’élimination des déchets et contribue à la régu­larisation de la température et à l’équilibre hydrique du corps.

Grâce à sa capacité d’absorption, la peau est une voie privilégiée en aromathérapie, car elle permet de redistribuer les essences aromatiques dans l’organisme au moyen des circulations sanguine et lymphatique. Pour cette raison, il importe de choisir des produits naturels de qualité. 

Il est également important d’observer certaines précautions d’emploi lorsqu’on utilise les huiles essentielles sur la peau. Certaines contiennent de grande quantité de phénols ou d’aldéhydes et sont irritantes pour la peau (dermocaustique). Elles doivent donc être bien diluées pour éviter toute brûlure ou irritation et on évitera de les appliquer sur les muqueuses et les peaux fragiles.

Les essences provenant du zeste des agrumes contiennent des furocoumarines pouvant provoquer une réaction cutanée de photosensibilisation caractérisée par des rougeurs ou des taches lors d’exposition au soleil. On évitera d’en appliquer sur la peau avant une exposition au soleil.

Voici trois suggestions d’essences aromatiques pouvant vous servir cet été : 

Palmarosa (cymbopogon martinii) : antibactérienne, fongicide, cicatrisante et déodorante, utilisée en cas d’acné, d’eczéma, de plaie, de mycose cutanée, d’urticaire et de transpiration.

Petit grain bigarade (citrus aurantium ssp aurantium) : cicatrisante et régénératrice cutanée, anti-inflammatoire, utilisée pour les soins de peau, l’acné, les plaies, l’eczéma, le psoriasis.

Géranium rosat (pelargonium graveolens) : antibactérienne, fongicide, anti inflammatoire, tonique astringente cutanée, antihémorragique, utilisée en cas de blessure avec saignement, d’acné, de brûlure, d’eczéma, de mycose cutanée, de piqûre d’insecte, de psoriasis et d’urticaire.

*En tout temps, si vous ne voyez pas d’amélioration, consultez un thérapeute qualifié.

Une peau en santé est souvent le reflet d’un corps en santé. Si votre peau vous transmet des messages, écoutez-la, et prenez soin de vous.

Je vous souhaite un doux et bel été accompagné d’essences aromatiques qui sauront vous harmoniser.

Auto-immunité : quand le corps s’en prend à lui-même

Notre système immunitaire travaille sans relâche toute notre vie pour nous défendre contre les agresseurs qui pourraient nuire à notre santé. Que se passe-t-il lorsqu’il décide de s’attaquer à nous-même? C’est précisément ce qui arrive dans le développement des maladies auto-immunes. Notre système immunitaire détruit nos propres tissus comme ceux de l’intestin pour la maladie cœliaque ou ceux des articulations dans les cas d’arthrite. 

L’incidence des maladies auto-immunes a considérablement augmenté au cours des 30 dernières années affectant plus de 23 millions d’Américains. Comment est-ce possible? Même si notre génétique pourrait être à l’origine du tiers des risques de développer une maladie auto-immune, les deux tiers restants­ seraient attribuables à notre environnement, à notre alimentation et à notre mode de vie. Cela signifie que nos choix alimentaires et notre mode de vie influencent le déve­loppement de ce type de maladies. Ainsi, selon nos choix alimentaires et nos choix de vie, nous avons le pouvoir d’inverser la réponse de notre système immunitaire,

Le lien avec l’intestin
Saviez-vous que plus de 70 % de notre système immunitaire se retrouve dans notre intestin? Les aliments fournissent les nutriments nécessaires au système immunitaire afin qu’il puisse être efficace. Cependant, ces mêmes aliments, notamment le sucre et les aliments ultra transformés, peuvent aussi être une source d’inflammation. Quant au gluten et aux produits laitiers, ils peuvent rendre l’intestin perméable, c’est à dire que l’intestin fuit comme s’il avait des trous. Lorsque l’intestin est fragilisé, il laisse passer des indésirables dans le sang, met le système immunitaire sur ses gardes et contribue au développement des maladies auto-immunes.

Heureusement, le retrait des aliments inflammatoires de l’alimentation et l’ajout de vrais aliments soutiennent notre santé et aident à réduire l’inflammation ce qui contribue à inverser l’auto-immunité. Une alimentation riche en nutriments, comme l’alimentation paléolithique, nourrit notre corps et l’aide à rétablir le système immunitaire. Cette alimentation aide aussi à rétablir la santé de l’intestin et à régulariser le système hormonal.

En résumé, afin de soutenir le corps pour calmer un système immunitaire en feu, il faut :

  1. Rétablir la santé de la barrière intestinale (pour aider la digestion, éliminer les intolérances alimentaires);
  2. Contrôler le taux de sucre pour limiter l’inflammation;
  3. Réduire le stress physique et émotionnel.

Aroma cocooning

En cette période froide de l’année où la nature est endormie, quelle bonne idée de prendre du temps pour ralentir et se permettre des moments doux, de faire du cocooning.

S’offrir du bien-être en toute simplicité dans le confort de son chez-soi… que ce soit en prenant un bain, en buvant un breuvage chaud, en recevant un massage de détente ou en remplissant notre maison d’un arôme inspirant. En plus d’être efficace pour aseptiser l’air, l’aromathérapie est une alliée exceptionnelle pour ces moments doux.

Il y a certaines précautions à prendre lorsqu’on utilise les huiles essentielles (h. e.); c’est pourquoi il faut être bien informé pour utiliser ces petits trésors de la nature si puissants.

Voici quelques précautions de base pour profiter pleinement et en toute sécurité de vos moments cocooning.

Pour un bain aromatisé, il est important de choisir des huiles essentielles qui ne sont pas « dermocaustiques » (irritantes pour la peau). Il faut également diluer les h. e. choisies (5 à 10 gouttes) dans un support, tels que sel de mer, huile végétale, savon doux liquide… et ensuite, laisser couler le mélange sous le jet d’eau pendant que le bain se remplit pour faciliter la dispersion des h. e. Vous pouvez également trouver des mélanges déjà prêts pour le bain.

Pour un breuvage chaud aromatisé, le miel non pasteurisé est sans aucun doute un très bon choix comme support de base. Il saura adoucir votre gorge en cas de toux, en plus de tous ses bienfaits. Les miellats, comme j’aime bien les nommer, sont très appréciés comme breuvages chauds et réconfortants. Que ce soit pour le plaisir, pour favoriser la digestion, le sommeil, la détente, ou même pour prendre soin d’un rhume… plusieurs possibilités s’offrent à vous. Il suffit d’ajouter 1 à 3 gouttes d’h. e. dans une c. à thé de miel et de diluer le tout dans votre tasse d’eau chaude préférée.

Laissez-vous inspirer et créez des synergies aromatiques bienfaisantes dans la pleine conscience et la bienveillance.

*Assurez-vous d’avoir des h. e. de bonne qualité, idéalement biologiques. En cas de doute, référez-vous à un aromathérapeute.

Ce qui m’inspire

Découvrez toutes les belles compagnies québécoises (Zayat Aroma, Aliksir, Divine Essence) qui nous offrent, depuis des années, une variété de produits de qualité. Ces produits sont disponibles en ligne et dans certaines boutiques selon la région. Je vous invite à explorer.

Conseil pratique

Miellat apaisant… à déguster

h. e. d’orange douce (citrus sinensis) : 2 gouttes

h. e. de basilic exotique (ocimum basilicum : 1 goutte

1 c. à thé de miel

Bien mélanger le tout dans une grande tasse d’eau chaude… et savourez.

Saviez-vous que

Les h. e. de lavande vraie, petit grain bigarade, bois de rose, eucalyptus radié et ravintsara ne sont pas irritantes pour la peau? Attention par contre à la menthe poivrée qui peut occasionner une sensation glacée. Elle n’est pas recommandée dans le bain, sinon en très petite quantité (de 1 à 3 gouttes combinées à d’autres h. e.).

Il l’a dit…

« Prends soin de ton corps pour que ton âme ait envie de l’habiter. » Proverbe chinois

Pour en connaître davantage Pour les adeptes de Facebook, vous pouvez échanger conseils et information en vous joignant au groupe : Aromathérapie au Québec. Échanges et partages.

Les plantes alliées du cerveau

Il n’y a pas de secret : pour être bien, il faut donner à notre cerveau ce dont il a besoin pour fonctionner de façon optimale.

Grâce à cet organe unique, nous bénéficions de la vie. Il nous permet de penser, de créer, d’être conscients de notre corps et ses sensations. Sans lui, nous ne pourrions apprécier le monde par nos cinq sens et ne pourrions non plus être en contact avec ce monde.

Comme les pathologies neurologiques deviennent de plus en plus nombreuses et redoutables, nous avons intérêt à protéger notre cerveau en adoptant un mode de vie sain et l’usage de plantes médicinales.

Réduire les dégâts causés par le stress
L’effet oxydatif du stress contribue à détériorer le cerveau et altère sa biochimie. Ainsi, le stress chronique déstabilise l’activité des neurotransmetteurs, réduit la neuroplasticité et provoque la mort précoce des neurones.

Pour empêcher que le cerveau ne déraille, voici des plantes aux vertus anti oxydantes :

Le ginkgo biloba : contribue à améliorer la mémoire et la concentration. Ses glucoflavonoïdes aident à réduire l’anxiété et à prévenir le déclin cognitif en favorisant la microcirculation dans le cerveau.

La sauge : contribue à limiter l’oxydation des corps gras du cerveau. Réputée pour ses bénéfices sur la mémoire, elle aide à prévenir la baisse du neurotransmetteur acétylcholine.

Le curcuma : favorise la réduction de l’inflammation cérébrale, l’augmentation de la performance cognitive et la stabilisation de l’humeur. La curcumine permet de diminuer la formation de plaques amyloïdes au cerveau et agit sur l’amygdale et l’hypothalamus, deux régions du cerveau qui contrôlent les fonctions de la mémoire et des émotions.

Régulariser les ondes cérébrales
Le cerveau a la possibilité de retourner à un état de tranquillité sans trop d’effort; il suffit de savoir le nourrir et d’équilibrer les neurotransmetteurs.

Voici des plantes aux vertus calmantes et fortifiantes :

Le basilic sacré : sert à freiner les effets excessifs de l’adrénaline et du cortisol. Plante adaptogène et purifiante, elle aide à tempérer les émotions, à renforcer la vivacité mentale et à calmer les nerfs.

Le brahmi : contribue à régénérer les cellules nerveuses et favorise ainsi la longévité du cerveau. Il permet d’accroître la production de sérotonine et de GABA, le neurotransmetteur calmant le plus répandu dans le cerveau. Il constitue un excellent sédatif, anxiolytique, antidépresseur et tonique nerveux.

Chouchoutez votre cerveau afin qu’il vous accompagne pour longtemps!

Conseil pratique

Les glucides sont le carburant numéro 1 du cerveau.

De manière générale, on privilégie les aliments à indice glycémique faible (petits fruits, légumes) ainsi que les glucides complexes et lents en dose modérée (produits céréaliers entiers, légumineuses) pour fournir une énergie stable qui tient toute la journée.

Ce qui m’inspire

La découverte de l’importance du lien entre le cerveau et le cœur.

Alors que ces deux organes sont déjà extraordinairement fascinants, ensemble lorsqu’ils sont harmonisés, ils forment un système cohérent encore plus puissant pour assurer notre bonheur intérieur.

Enfin, la neuroscience s’accorde avec la sagesse ancestrale!

Saviez-vous que?

D’après une étude allemande publiée en 2014 dans la revue spécialisée Stem Cell Research and Therapy, le turmérone (un composant naturel du curcuma) permettrait d’encourager la prolifération des neurones et de renforcer les capacités d’autoréparation du cerveau? Le curcuma peut donc contribuer à guérir un cerveau endommagé.

Il l’a dit…

« L’inflammation dans le ventre peut causer de l’inflammation dans le cerveau. » – Dr Datis Kharrazian

Pour en connaître davantage Un lien utile pour découvrir les plus récentes recherches sur l’intelligence du cœur et le cerveau : https://www.heartmath.com/institute-of-heartmath/. À lire : Power up your brain de David Perlmutter et Alberto Villoldo

Détox : la nature est bien faite

Vous avez dit détox? Eh oui! On ne peut aller dans un magasin de produits naturels sans voir une panoplie de produits de détoxification. Sans compter toutes les recettes que l’on trouve dans Internet! Nous sommes submergés d’information sur le sujet. Mais que signifie détoxification? Et est-ce vraiment nécessaire?

Qu’est-ce qu’une détox?
Tous les jours, nous sommes bombardés de toxines qui ont été introduites dans notre environnement, et leur nombre augmente sans cesse. Par définition, la détoxification signifie l’élimination de substances toxiques du corps par certains organes comme le foie, les reins et les intestins. La bioaccumulation de toxines dans notre corps peut contribuer à divers problèmes de santé comme les allergies, les cancers, les maladies mentales ou chroniques.

Comment s’aider lors d’une détoxification?
Lorsque notre système de détoxification est débordé à cause d’une trop grande exposition à des substances toxiques, d’une mauvaise alimentation, du stress ou d’infections, notre corps peut avoir besoin d’aide pour se détoxifier adéquatement.

Une vraie détox devrait normalement inclure certains aliments dont principalement les suivants :

• Buvez de l’eau, évitez le sucre, les aliments transformés et les aliments raffinés.

• Privilégiez les vrais aliments : les légumes, les fruits et les protéines de qualité comme le bœuf nourri à l’herbe, le poisson sauvage, les légumineuses et les noix biologiques.

• Tous les jours, ajoutez à votre alimentation des crucifères (chou, chou-fleur, brocoli, etc.), des aliments riches en sulfure (œufs, ail et oignon) et des aliments riches en antioxydants (petits fruits et curcuma).

• Mangez des légumes en abondance, incluant des feuilles de pissenlit, du céleri, de la coriandre et du romarin.

• Et consommez des fibres pour faciliter l’élimination.

Ces aliments sont essentiels; toutefois, certains facteurs vont influencer la capacité du corps à se détoxifier, notamment la génétique, le niveau de stress et le degré d’inflammation.

En bref, notre corps est fait pour se détoxifier. Notre vie moderne rend cependant ce processus ardu. C’est pourquoi il peut être nécessaire d’apporter des changements à son alimentation ou à son style de vie.

Bon nettoyage!

Conseil pratique

Plusieurs solutions existent pour réduire l’exposition aux toxines : manger des aliments biologiques, acheter des produits ménagers ou des produits d’hygiène naturels ou les fabriquer soi-même, filtrer son eau, éviter les plastiques.

Ce qui m’inspire

Éliminer les toxines du corps est important, mais l’élimination d’autres toxines l’est tout autant. On parle ici des émotions, des pensées et de nos perceptions. La toxicité peut se développer dans toutes les sphères de notre vie, qu’il s’agisse de stress, de mauvaises relations, du manque de sommeil ou d’un sommeil de mauvaise qualité.

Saviez-vous que

Notre mode de vie moderne a fait en sorte que plus de 80 000 produits chimiques ont été introduits dans notre environnement et que ce nombre augmente sans cesse? Notre exposition à ces produits est inévitable. Une analyse a permis de détecter près de 300 toxines dans le sang du cordon ombilical de 10 bébés.

Il l’a dit…

« Nous devenons ce que nous mangeons; nous manifestons ce que nous pensons; nous créons ce que nous ressentons » (traduction libre) – Dre Deanna Minich

Pour en connaître davantage Vous voulez en savoir davantage sur l’incidence de l’alimentation sur la détoxification? Je vous recommande le livre de la Dre Deanna Minich, Whole Detox.

Quand ma tête a mal au ventre : le lien intestin-cerveau

Depuis quelques années, la per­ception de notre système digestif a changé. Nous savons mainte­nant que notre intestin ne sert pas seulement à digérer des aliments. Cet organe contient des millions de neurones communiquant constamment avec notre cerveau. La santé de notre cerveau commence dans notre intestin, au point où on le surnomme notre second cerveau.

Le lien entre l’intestin et le cerveau est bien réel. Avez-vous déjà eu l’estomac à l’envers en périodes stressantes? Des papillons dans le ventre? Le système digestif est sensible à nos émotions : colère, peur et anxiété peuvent occasionner des problèmes digestifs. Mais le stress est plus qu’une émotion. Manger une alimentation pauvre en nutriments, manger sur le pouce ou encore manger des aliments qui ne nous font pas, c’est aussi stressant pour l’organisme. C’est la raison pour laquelle certains changements d’habitudes de vie et alimentaires peuvent avoir une grande influence sur la digestion et ainsi réduire des symptômes liés au stress comme l’anxiété.

Les aliments affectent directement notre cerveau
Quand on parle du cerveau, les aliments sont nos meilleurs alliés. Toutes nos cellules, hormones et neurotransmetteurs sont faits à partir de ce que l’on mange, en plus d’affecter notre flore intestinale (microbiome). Par exemple, les gras sont les blocs de construction de notre cerveau et contribuent à la production d’hormones, tandis que les protéines aident à la formation des muscles. Ainsi, une alimentation qui nous nourrit, riche en vitamines, en bons gras et en protéines de qualité est souvent l’une des meilleures stratégies lorsque notre humeur a besoin d’un coup de pouce.

Voici les aliments qui seraient les plus susceptibles d’affecter notre humeur en causant de l’inflammation, en modifiant nos hormones et en perturbant notre microbiome : le gluten, les produits laitiers, les organismes génétiquement modifiés, les sucres, les édulcorants et les huiles végétales transformées (soya, canola, maïs) qui sont de plus en plus souvent génétiquement modifiées.

Mais alors qu’est-ce que vous pouvez manger?
Privilégiez les vrais aliments : fruits, légumes, bons gras (huiles d’olive, avocat, noix, poisson), les protéines de qualité (œufs, viandes de pâturage, poissons, volailles). Des aliments anti-inflammatoires qui vous nourrissent nourrissent votre microbiome et redonnent à votre corps ce dont il a besoin. Alors, prêts à vous nourrir pour retrouver le sourire?

L’ère de la nouvelle conscience révolutionne la qualité de notre rapport à la vie

Les recherches scientifiques en épigénétique soutiennent que plus nous choisissons d’être conscients dans nos pensées, nos choix et nos actions, plus nos cellules se comportent pour le bien de l’ensemble en communion avec la vie.

Par conséquent, nos cellules pensent et répondent elles aussi avec conscience en régulant l’expression du génome, et les nouveaux paradigmes de conscience sont gardés en mémoire dans le patrimoine génétique.

Bref, nos cellules sont le reflet de l’expression de l’intelligence cosmique au cours de milliards d’années, en tant que biologie.

En effet, nous savons maintenant que nos habitudes et nos attitudes de vie activent ou désactivent quotidiennement nos gènes, et que ces expressions s’impriment en se propageant comme une onde jusqu’au noyau de nos cellules affectant tout, incluant notre système immunitaire, notre cerveau et notre système hormonal.

Néanmoins, la clé de voûte de l’épigénétique réside dans la mito­chondrie cellulaire. C’est grâce à la bioénergétique mitochondriale que la cellule s’adapte à son environnement. En dirigeant la force vitale et la biogenèse, la sagesse mitochondriale détermine la destinée de l’être dans son ensemble.

D’après le neurologue Dr David Perlmutter et l’anthropologue médical Alberto Villoldo, la mitochondrie représente le berceau du féminin universel, le point d’entrée dans la dimension cachée de la vie.

On sait depuis longtemps que les mitochondries sont au cœur de notre métabolisme puisqu’elles gouvernent la respiration cellulaire (pulsion primordiale) et la fonction génératrice d’ATP (énergie).

Mais, on ne fait que commencer à apprécier comment les dysfonctions mitochondriales peuvent être à l’origine d’un vaste répertoire de pathologies affectant à peu près tous les systèmes de notre organisme. Actuellement les chercheurs explorent ce lien avec les maladies comme le lupus, le cancer, l’Alzheimer et le Parkinson.

Enfin, la mitochondrie orchestre le mécanisme de régulation des gènes et contrôle la qualité des télomères (extrémités des chromosomes qui protègent l’ADN) en produisant fidèlement un bon niveau de méthylation au cours des divisions cellulaires. Et, c’est justement ce processus méthylé qui favorise le terrain biochimique de préservation de la vie et qui définit la manière avec laquelle une cellule va utiliser ou non nos gènes.

Les « ites » de l’hiver

Durant la période froide, plusieurs infections bactériennes et virales sont courantes : bronchite, sinusite, otite, laryngite, amygdalite, rhume, grippe…

Avec ses huiles essentielles antibactériennes, antivirales et stimulantes pour le système immunitaire, l’aromathérapie a déjà fait ses preuves. Et elle nous offre une grande variété de possibilités pour prévenir et traiter ces infections.

Parmi toutes les possibilités, en voici quelques-unes qui sauront vous accompagner tout au long de l’hiver :

Eucalyptus radié (eucalyptus radiata) : Sans danger pour toute la famille, cette huile essentielle stimule le système immunitaire et est antivirale, antibactérienne, expectorante, en plus d’aider à calmer la toux.

Lavande aspic (lavandula latifolia cineolifera) : Douce pour toute la famille et idéale pour les enfants, elle stimule le système immunitaire, est antivirale, antibactérienne et expectorante. Son action antalgique analgésique calme les douleurs liées aux otites et aux sinusites.

Origan compact (origanum compactum) : Antibactérien et antiviral puissant, immunostimulant et considéré comme un antibiotique naturel, on l’utilise souvent en prévention, mais il est vraiment puissant en traitement aigu des affections des voies respiratoires. On doit prendre certaines précautions lorsqu’on utilise ce guerrier.

Ravintsara (cinnamomum camphora cineoliferum) : Utile en diffusion et en application locale, cette huile est aussi utilisée en interne en synergie avec du miel. Elle est antibactérienne, antivirale, expectorante, immunostimulante et elle aide à prévenir et à traiter toutes les ites.

Pruche (tsuga canadensis) : Essence du Québec, chouchou de plusieurs. Elle est antibactérienne, antiseptique, expectorante, oxygénante, antitussive. Elle est très utile en diffusion pour désinfecter l’air et traiter les infections des voies respiratoires.

Menthe poivrée (mentha piperita) : Très utile pour soulager les douleurs et l’inflammation en cas de sinusite, d’otite, de fièvre et de mal de gorge. Elle est expectorante, antivirale et antibactérienne. Elle vous aidera à avoir un second souffle grâce à sa fraîcheur.

Que vous utilisiez ces essences aromatiques en application locale sur la peau (diluées dans une huile végétale), en interne (pures sur la langue ou diluées dans du miel ou de l’huile végétale) ou en diffusion atmosphérique, il est important de s’informer des précautions d’emploi pour chacune d’elles. Certaines peuvent avoir des contre-indications. En cas de doute, demander conseil à un aromathérapeute.

Cet hiver, prenez plaisir à respirer librement en transformant l’air que vous respirez en air sain et aromatisé. En choisissant des essences qui vous inspirent, elles sauront toucher votre cœur à chaque inspiration.

Attention… des essences aromatiques pour la concentration

Autant chez les petits que chez les grands, les troubles d’attention et de concentration sont de plus en plus présents de nos jours. Avec nos horaires surchargés et les sti­muli qui viennent de partout, notre attention est dispersée et notre esprit souvent agité et embrouillé. Les émotions que l’on vit à chaque instant influencent également notre état d’être et de penser. Il ne faut pas banaliser notre expérience humaine, qui se vit à travers tous nos sens à tout moment… que l’on soit en pleine conscience ou non.

En plus de la méditation et de la pleine conscience qui continuent­ de prouver leurs bienfaits sur la concentration et le bien-être général, voici quelques essences aromatiques pouvant aider à calmer le mental et les émotions, éclaircir la pensée, favoriser la concentration et apporter un bien-être.

Il suffit d’inhaler ces essences pour qu’elles voyagent directement à notre cerveau, plus précisément au niveau de la zone limbique, qui influence entre autres le système nerveux (la respiration, la gestion­ des émotions et du stress, le rythme cardiaque, la pression artérielle, la mémoire et l’équilibre hormonal). En quelques respirations profondes et conscientes, vous ressentirez leurs bienfaits dans tout votre être. Plusieurs de ces huiles essentielles ont des propriétés toniques, régulatrices et harmonisantes du système nerveux.

Le basilic exotique (ocimum basilicum) apporte le calme tout en favorisant la concentration et en stimulant notre créativité.

L’encens oliban (boswellia carterii) favorise un état méditatif, calme et attentif et permet une meilleure présence dans le moment présent.

La menthe poivrée (mentha piperita) éclaircit nos pensées par sa fraîcheur tonifiante et stimulante et nous aide à nous concentrer sur le moment présent.

La pruche (tsuga canadensis)nous recentre et calme l’anxiété en favorisant notre concentration ici maintenant.

Le petit grain bigarade – feuille (citrus aurantium) par sa douceur calmante nous aide à nous déposer et à mieux gérer l’hyperactivité,
les stress et les émotions, favorisant ainsi la concentration.

Notre esprit peut être vu comme l’eau d’un lac : s’il est agité, il s’embrouille… En prenant le temps de se déposer, de se calmer, l’eau devient plus claire, l’esprit aussi… une respiration à la fois.

Calme, paix et harmonie en votre être!

Au-delà des gènes – Partie 1

Quelles sont la part de l’inné et celle de l’acquis dans notre identité, notre destin et notre longévité?

La génétique suggère depuis peu l’influence de la perception et de la psychologie sur notre biologie, notre physiologie et notre hérédité. Ceci nous permet d’entrevoir la multitude de traces, au-delà des gènes, que laissent les événements de la vie et la manière dont ces traces peuvent moduler la suite de notre existence.

La science d’aujourd’hui réfute enfin le tout génétique triomphant et le déterminisme pour s’intéresser à l’épigénétique, c’est-à-dire à tout ce qui peut influencer l’expression ou non de notre bagage héréditaire.

L’épigénétique se veut l’étude révolutionnaire des changements modifiant l’expression des gènes sans mutation de l’ADN. Les dernières avancées scientifiques prouvent en effet qu’il y a une marge de manœuvre pour la cellule sur son destin.

Selon Bruce H. Lipton, biologiste cellulaire, le secret de la vie réside non pas dans notre génome, mais dans les mécanismes de la membrane de nos cellules. Dotée de récepteurs, chaque cellule syntonise les différents signaux de l’environnement et contrôle la lecture des gènes à l’intérieur de la cellule.

D’autres scientifiques de l’Institut Weizmann ont déterminé la cascade de processus moléculaires qui « allume » ou « éteint » des gènes spécifiques au sein de la cellule. Entre les gènes et les caractères qu’ils expriment, il faut donc supposer un niveau de régulation.

Bref, bien que nous ne puissions pas altérer la séquence de notre ADN, nous avons un pouvoir sur les mécanismes qui activent et désactivent nos prédispositions génétiques. Ainsi nos pensées, nos émotions, nos attitudes, nos croyances et nos perceptions déterminent l’expression de nos gènes en régulant notre physiologie interne.

Les scientifiques du domaine ont aussi récemment découvert deux biomarqueurs épigénétiques importants qui permettent de reprogrammer l’expression et la longévité de nos cellules. En effet, le taux de méthylation de l’ADN et la qualité des télomères peuvent renverser le vieillissement précoce et prévenir le développement de nombreuses maladies.

Ces conclusions élargissent notre perspective sur la longévité et soutiennent l’importance du rôle du mode de vie sur la santé et l’hérédité. Plus directement, ces découvertes assurent des progrès sans précédent dans l’écriture de notre destinée humaine.