Le-savoir-être-dans-le-courant

Voyez-vous la synchronicité des événements dans votre vie?
Savez-vous vous laisser être informé et guidé?
Arrivez-vous à donner le temps de l’apprécier?
Savez-vous y reconnaître une balise dans votre trajectoire?
Savez-vous y prendre appui pour créer votre futur?
Savez-vous vous inspirer du cours des événements?
Savez-vous vous relier à l’élan de la vie?

Dans la civilisation de l’information, le savoir-être-au-courant génère un nouveau mode de vie. On peut s’en réjouir dans la mesure où l’apprentissage à vie devient à la fois une nécessité et un loisir. Ce changement majeur de société s’avère toutefois très exigeant et même épuisant dans un contexte de compétition exacerbée. Être informé sur tout ou complètement, instantanément ou du moins le premier, peut même sembler pouvoir combler notre existence.

Il y a pourtant un autre savoir-être qui interpelle les humains d’aujourd’hui et cela, de façon véhémente si on considère l’état lamentable à certains égards de notre monde. Retenons seulement les disparités scandaleuses, la violence destructrice, la pauvreté extrême, l’incapacité émotionnelle et relationnelle, la solitude, le mal-être intérieur, l’épuisement à travailler pour consommer. Face à tant de misères, on voit l’urgence de s’engager à transformer ses paradigmes et ses attitudes.

Les guides spirituels actuels nous convient à apprendre à nous appuyer sur la force du courant, à lui faire confiance, à « faire avec » la puissance du courant.

Nous redécouvrons aujourd’hui en effet que notre énergie prend sa source dans la force tellurique et cosmique. Nous appartenons tous au même univers. Notre vie se déplie selon les saisons et en lien avec les pensées, les intentions et les vibrations des êtres qui nous entourent. Tout est mouvance, pulsations, rythme.

Notre vie s’avance ainsi comme dans une danse continue avec la nature, avec autrui, avec les circonstances. Tout se meut en interconnexion. Cette parenté qui nous unit à tout, je peux en devenir conscient, y être présent, la ressentir, l’invoquer, la célébrer. J’y contribue. J’en suis. On la nomme l’esprit universel, la force spirituelle, la divinité. C’est le plus formidable « web » dynamique d’information!

Cette approche peut être déconcertante pour qui la vie est vue et vécue comme un combat incessant, une course inévitable, une suite de défis, d’efforts, d’affrontements, un enchaînement de problèmes à résoudre. Comme si vivre sans toujours avoir des objectifs marquait une démission inacceptable, une passivité dangereuse, un laisser-aller naïf, un manque de savoir-être-organisé-et-efficace comme c’est pas permis!

Une idée zen mérite d’être prise en considération : on croit que l’éveil au courant énergétique, abondant, gratuit et omniprésent nous apporte la paix et la sérénité. Il crée un sentiment de sécurité et d’appartenance. On y trouve le soutien souhaité dans la transformation de soi.

En effet, on se prend facilement à rêver, à souhaiter même que tout se mette en place dans notre vie; que le temps soit opportun; que l’on soit au bon endroit au bon moment en faisant la bonne affaire; réussir d’une pierre deux ou trois coups; que nos décisions et stratégies portent leurs fruits dès maintenant et à plus long terme; que les bonnes nouvelles arrivent à temps… On invoque la synchronicité!

Notre vie se déplie inexorablement de minute en minute. Le plus sage, c’est d’y être présent le plus souvent sinon tout le temps. C’est le meilleur moyen de se débarrasser de l’impatience, de la culpabilité et de l’angoisse. C’est aussi le lieu pour apprendre à cesser de « pousser sur la rivière », de pousser ou tirer sur sa vie et sur celle des autres.

L’art de cesser de forcer est largement méconnu. Il permet pourtant de trouver le repos, d’apprécier les cadeaux de la vie qu’on n’avait pas eu le temps, ou l’audace, ou simplement l’idée de désirer!

Savoir-être-présent permet de saisir plus facilement le sens de sa vie et d’y contribuer. Savoir-être-dans-le-courant nous rend cocréateur de soi et d’autrui. Cela nous donne ainsi le sentiment que ce que nous sommes et ce que nous faisons, c’est important, car la vie est mutuelle. Nous sommes des messages d’énergie et notre puissance est insoupçonnée. À nous de recevoir la sagesse de l’ordonnance de la vie.

À force d’être individualiste et objectif, à force de prendre nos distances et nos précautions pour mieux être et mieux voir, nous nous sabotons. Nous dépérissons et ne voyons plus rien! Nous ne sommes séparés de rien du tout.

Certes, réapprendre à se sentir connecté à tout un chacun, cela peut faire trembler, mais cela change notre vie à coup sûr. Si nous nous mouvons tous dans le même courant et la même direction, tentant aujourd’hui le moins mauvais, demain le mieux pour avancer dans notre vie, ainsi tout jugement sur autrui, tout geste destructeur deviennent délicats, un non-sens. L’ouverture, la communication et l’entraide semblent plus indiqués.

Il semble que nous devons réapprendre à nager ensemble, à ressentir nos liens, à nous reconnecter à notre vraie nature originelle, océanique!

Le rêve et la communauté

Êtes-vous heureux de vivre là où vous êtes, ici et maintenant? Peut-être préfériez-vous quitter cet endroit dès aujourd’hui et courir vers un endroit où vous avez vécu par le passé? Je me souviens lorsqu’une amie a divorcé que, nostalgique durant toutes les années de son mariage, elle est déménagée dans son patelin natal. Elle en avait tant rêvé! Après trois mois, elle s’est tellement ennuyée qu’elle est revenue à son point d’origine, n’ayant plus aucune amie intime y vivant. La vie ayant bien changé, les membres de sa parenté étaient aussi tous occupés à leur famille respective et à leurs nombreuses activités.

Le passé doit être apprécié et béni pour ses moments intenses, mais la vie ne fait jamais marche arrière et surtout elle ne stagne pas. Rien n’est permanent. On avance. Pourquoi ne pas être humblement reconnaissant des grâces divines dont nous avons joui hier faisant ainsi place à encore plus de joies dans le futur? Le détachement se vit un jour à la fois, permettant à ce merveilleux passé de nous transformer puis de revenir un jour sous un déguisement différent. C’est ce que l’on appelle vivre son moment présent.

Si vous ne pouvez être heureux là où vous êtes maintenant, inutile de quitter, vous ne le serez pas davantage ailleurs! Le bonheur possède une référence intérieure; il n’est pas dépendant de ce qui se passe à l’extérieur. Une prière dit : « Donne-moi la sérénité d’accepter les choses que je ne peux changer, le courage de changer les choses que je peux et la sagesse d’en connaître la différence. ». On ne peut pas changer la mentalité d’une communauté, de la population d’une ville ou l’apparence d’un paysage, toutefois on peut modifier la sienne, sa mentalité, et réviser sa perception personnelle pour que la vie soit plus agréable au fil du quotidien. Vos rêves peuvent vous y aider. Pourquoi ne pas inscrire dans votre journal intime ce soir : Cette nuit, mon rêve m’aide à trouver du bon et du beau dans ma communauté, mon entourage, ma famille, etc.

On peut toujours poser un regard neuf sur un paysage ou un environnement. Un vieux dicton dit aussi : « Si tu ne peux faire ce que tu aimes, apprends à aimer ce que tu fais». Et quand nous y parvenons avec succès, c’est à ce moment que se produisent les miracles : la situation disparaît, notre beau désir commence à prendre forme et est attiré à soi.

Quand une ouverture est créée dans sa conscience pour accepter un changement, des actions doivent quand même être produites en vue d’une amélioration pour le bien du tout, mais en demeurant détaché des résultats. Nul n’est à blâmer de vouloir améliorer son sort! Cela demande de la patience et de la tolérance, vertu qui n’est pas une force chez moi, je dois avouer. Je me rappelle avoir ressenti une grande insatisfaction jadis dans mon milieu syndical. J’ai critiqué certes, mais tout en apportant des suggestions pour solutionner certains problèmes. Je l’ai fait durant des années jusqu’au jour où, je ne sais trop comment, des personnes ont justement réalisé ce projet pour lequel j’avais tant dépensé d’énergie. Mon beau désir fut réalisé d’une manière insoupçonnée. C’est à ce moment que j’ai eu un rêve de nuit qui me montrait que, maintenant que la bataille était gagnée, il était temps de me retirer, la lutte était terminée. Ce n’est pas moi qui ai reçu les crédits pour cette réalisation, peu importe,t pourvu qu’il ait vu jour afin que l’ensemble des membres en bénéficie.

Parfois, pour oser être soi, il convient de sortir de la conscience sociale, ce qui représente un défi de taille pour plusieurs d’entre nous. Nous cherchons souvent l’approbation d’autrui et voulons être aimés. Les messages véhiculés dans les médias de masse par nos gouvernements et le monde des affaires nous entraînent dans la roue du hamster dont il n’est pas aisé de débarquer. On nous impose plus ou moins subtilement un discours social pour nous dire comment penser, une mode vestimentaire, des comportements de consommation, des façons de s’alimenter, bref, nous nous croyons libres alors que tant de pièges nous guettent sournoisement et finissent par l’emporter. Heureusement, nos rêves veillent sur nous, n’hésitant pas à nous éveiller quand nous allons à l’encontre de nos valeurs et de nos convictions profondes. Le sentiment, dans ce messager onirique, dérange et oblige à un arrêt, à une réflexion.

Ensemble, nous formons un bien que chacun soit unique et une loi en lui-même. Voilà pourquoi l’action commise par l’un ne génère pas le même résultat que chez le voisin. Même si le rêve permet la connaissance de soi, il est aussi la liaison à l’humanité toute entière par le biais de l’inconscient collectif. Le rêve peut effectivement permettre de communiquer les uns avec les autres. La télépathie fait partie de notre héritage divin et elle est accessible à celui qui invite courtoisement une âme à le rencontrer. Ce soir, pourquoi ne pas tenter une expérience en ce sens?

Le mandala

Il ne suffit pas que les hommes viennent boire quand ils y sont invités par des sources supérieures. Ils doivent fabriquer de nouvelles outres afin de conserver le vin nouveau de la bonté et du dessein infinis. Saint Germain

Être de ces nouvelles outres, et oser être l’être que nous avons toujours cherché.

Pour trouver la ligne conductrice de ce texte, il m’a suffi de retrouver l’état d’être dans lequel je me place pour œuvrer avec le mandala. En effet, je construis des mandalas depuis bientôt vingt ans, et le mandala m’a construite et surtout instruite de mon potentiel de création, de cocréation, de récréation et de recréation.

Depuis toutes ces années de recherche et d’exploration, une voie m’habitait, me conduisait et me guidait, celle du retour chez soi. Un cheminement continu tout en harmonie, me donnant constamment des pistes pour créer et participer à l’un, à l’univers.

Le travail assidu avec le principe du mandala nous enseigne avec aisance le chemin du retour, mais aussi les parcours possibles pour continuer à participer au tout. Tout en créant, en jouant des couleurs et des formes, l’ouverture se crée, l’aventure s’offre à nous pour la création dans le cercle du mandala.

Pour ceux qui n’y sont pas familiers, le mandala est un cercle qui comporte son centre point. De cet espace circulaire et protégé, les constructions géométriques prennent forme, tout en se rattachant au centre un.

Le pouvoir du dessin de mandala est celui de toujours laisser voir, apercevoir le point de départ et le point de retour.

Pour peu que l’on s’y intéresse, il nous donne des lieux de rencontre pour commencer à jouer, tout en explorant les diverses facettes de l’humain. Dessiner dans le cercle avec cette conscience nous transporte à l’intérieur de nous, là notre corps physique se retrouve chez lui, nos corps émotionnel et spirituel s’enlacent dans un même espace sacré et protégé.

Pour y avoir consacré une grande partie de ma vie, je sais de source certaine que le cercle et le point sont des symboles d’unité et que travailler avec ces notions de départ nous amène rapidement dans le soi; de là toutes les directions s’offrent à nous.

J’œuvre depuis toujours avec cette obsession. Je cherche depuis longtemps ce lieu qui ressemble à Dieu. Le mandala m’a offert cette contrée, par ses lignes de support, par ses spirales énergétiques tirées à même la nature, le jeu du déploiement naturel, des ouvertures en éventails et des manifestations cosmiques; tout se révèle avec facilité et simplicité.

Dessiner des mandalas avec conscience et présence nous apporte vraiment un espace pour se retrouver, se replacer, en harmonie par la couleur, se rééquilibrer par les formes, se reconnecter au tout et aux autres en acceptant ce que ce principe universel nous accorde dès maintenant pour accomplir les alliances et retrouver enfin son être vrai. Le soi reconnaît ce territoire et nous permet de le retracer à l’infini.

Le mandala; cercle, centre, boucles et spirales, déploiement et circulation, est un outil précieux pour accélérer notre harmonisation, appuyer notre action, encourager notre création; pour accompagner notre désir de communion et notre plaisir de participation.

Retrouver et reconnaître cette pratique du mandala permet de se retrouver et de se reconnaître.

Il y a une saison pour tout

« Il y a le moment pour tout et un temps pour tout faire sous le ciel. » Ecclésiaste, 3,1

L’hiver est une saison de préparation, de révélation et d’orientation. C’est ainsi le moment où les racines paressent. Construire des bases solides en nous, au cours de cette saison. Mais ce n’est pas la saison des moissons.

La nature nous fait passer par le printemps. C’est le moment de planter, de bêcher et d’arroser. En d’autres termes, c’est la saison d’un dur labeur. Travailler de façon à réaliser son plan. Mais le printemps n’est pas non plus la saison des moissons.

Dieu nous fait connaître l’été. L’été est la saison de l’épanouissement. C’est le moment où vos idées d’inspiration se matérialisent et où vos activités, vos intérêts et les gens qui vous entourent commencent à converger vers votre plan. Mais toutes les activités de l’été ne se traduisent que par une maigre moisson. C’est alors que vient l’automne.

C’est la saison divine. C’est au cours de cette saison, que vous récoltez enfin le fruit de tous vos efforts. Mais la plupart des gens ne découvrent jamais l’automne. Ils abandonnent souvent en cours de route parce qu’ils ne savent pas en quelle saison ils se trouvent.

« C’était le printemps, c’était l’été que je désirais, les journées chaudes et la nature magnifique. C’était l’été, mais c’était l’automne que je désirais, les feuilles aux riches couleurs et l’air frais et sec. C’était l’automne, mais c’était l’hiver que je désirais, la belle neige et la joie de la saison des fêtes. J’étais un enfant, mais c’était l’âge adulte que je désirais, la liberté et le respect. J’avais vingt ans, mais je souhaitais en avoir trente, être mûr et sophistiqué. J’ai eu quarante ans, mais je souhaitais en avoir trente, la jeunesse et l’esprit libre. J’étais arrivé à l’âge de la retraite et je souhaitais avoir quarante ans, la présence d’esprit, sans limites. Ma vie était finie, mais je n’ai jamais obtenu ce que je désirais. » (Jason Lehman)

Soumis par Johanne Plante, Centre des fermières La Pocatière

MASON, John L. Mason. Vous êtes unique, ne devenez pas une copie!, Éditions Un monde différent, 1997

La posture yoga qui chemine

Bonjour chères lectrices, cher lecteurs,

Je vous présente une posture de yoga qui, ma foi, est « classique » : L’arbre. On la voit partout où il y a des illustrations de postures hatha yoga dans des livres, sur Internet et ailleurs. Peut-être que vous faites déjà du yoga ou que vous connaissez un(e) ami(e) qui pratique cet art millénaire et donc vous la reconnaîtrez tout de suite sur ce croquis.

La posture de l’arbre améliore la flexibilité des hanches, renforce les chevilles, raffermit et tonifie les muscles des pieds, du dos, du torse et, naturellement, améliore notre sens d’équilibre. Ainsi, cela nous amène à développer une meilleure concentration, tout en demeurant flexible. Essayez-la pour voir! C’est un exercice pratique pour vous garder présent dans l’instant et complètement alerte.

On peut commencer cette posture en déposant le pied juste sur la cheville, puis le mollet et enfin aplatir la plante voutaire contre la cuisse. L’important, c’est de ne pas se servir du genou pour nous empêcher de glisser. Le genou contient surtout du cartilage et des ligaments qui sont plus fragiles.

Ce que je vous propose ici, c’est d’aller en profondeur dans cette posture de yoga afin de comprendre le lien réel qui existe entre le physique et l’attitude spirituelle. À prime abord, cette posture classique en est une d’équilibre. Jusque là, ça va, c’est comme évident! D’accord? Essayez-là pour voir, quelques instants. Intériorisez-vous en la pratiquant. Entrez en contact avec votre être profond et voyez quel effet cette posture crée dans votre corps. Votre respiration est-elle harmonieuse?

Voyons ce qu’il en est du côté spirituel de cette posture.

L’arbre est flexible, même s’il n’apparaît pas ainsi à vue d’œil. Dans la vie de tous les jours, l’êtes-vous? Pour nous qui sommes des bipèdes, ce n’est pas toujours évident de se tenir en équilibre sur une jambe. Spirituellement, cela peut nous faire prendre conscience de notre aspect de résilience. Vous voyez ou je veux en venir? Lorsque nous pratiquons cet asana, est-ce que nous sommes en mesure de garder un équilibre et de nous intérioriser? Si la réponse est non, c’est qu’intérieurement nous avons une difficulté personnelle à nous « tenir debout ». Maintenant, je vous invite, la prochaine fois que vous vous trouverez en pleine nature, de refaire l’arbre (Vrksasana) afin de vérifier si vous êtes en mesure de conserver cette posture plus longtemps, d’aller plus profondément sans être perturbé par les bruits environnants ou autre distraction extérieure.

Bon yoga.

Vaincre l’obésité…

Imaginez que vous souffrez d’alcoolisme, que vous rassemblez tout le courage que contient votre être et allez consulter. L’intervenant fait preuve d’écoute active et vous accueille dans vos émotions pour terminer par : « Arrêtez de boire », on se voit la semaine prochaine. Croyez-vous sincèrement que vous serez suffisamment outillé pour y mettre fin!

Nous avons admis que la toxicomanie ainsi que l’alcoolisme résultent en majeure partie des maux de l’âme, quand l’admettrons-nous pour l’obésité? Surconsommer de façon à ruiner sa santé, causant ainsi des problèmes de santé graves. Manger afin de combler un vide ou panser ses douleurs, accepter de manquer d’énergie, de souffle ainsi que de la joie de vivre, n’est-ce pas là de l’autodestruction? Nous traitons cette problématique uniquement comme une question physique, en ayant comme unique conseil de changer notre alimentation de même que de mettre fin à notre sédentarisation.

Vous rappelez-vous « UN ESPRIT SAIN DANS UN CORPS SAIN »? Cette pensée a bien de l’âge et fut à tort condamnée aux oubliettes. La réussite d’une démarche vers un mode de vie sain qui perdure tient dans l’importance que nous nous accordons! Encore faut-il avoir le respect de notre être, afin qu’il s’adapte et apprécie les modifications que nous lui faisons subir!

S’aimer est une source de motivation inépuisable puisqu’elle change notre perception. Nous transportant ainsi de l’autopunition à se faire du bien. Regardez à l’intérieur de vous et voyez à augmenter votre confiance et votre estime. De cette façon, les livres en trop disparaîtront avec beaucoup moins d’efforts. Vous n’aurez plus l’impression de ramer à contre-courant, car enfin vous le ferez pour les bonnes raisons!

Être, c’est danser!

Comment chaque individu peut-il découvrir ses talents, puis aller au-delà et effectuer un pas de plus pour les faire reconnaître et respecter par ses pairs? Comment se réaliser dans la vie? Comment vivre avec les harmonies du cœur, du corps et de l’esprit?

Comme experte-conseil en communication, j’interviens en entreprise auprès de centaines de gens annuellement. Je m’intéresse et m’attarde au mieux-être. Je résume mon approche par la lettre M :

M pour mieux, M pour magnétisme et M pour mouvement.

Mieux parce que je suis convaincue que si les gens sont bien dans leur peau; ils seront bien avec les autres. Ils vont créer du bien-être autour d’eux, plutôt que de générer, par exemple, de l’agressivité. Ils vont affecter les gens et non les infecter.

M pour mouvement parce qu’on doit bouger et suivre le rythme. J’en viens souvent à comparer la communication à la danse. Dans les deux cas, il faut entrer en relation avec l’autre, être au moins deux! Il faut pouvoir s’adapter aux pas de l’autre. Pour faire sentir l’autre bien dans la danse. Individuellement, elle nous rapproche de l’autre. Collectivement, elle nous unifie pour partager nos peurs, nos joies et notre besoin d’appartenance. Oser s’exprimer à travers la danse est libérateur. Pour ma part, je le fais au sens propre, comme au sens figuré.

Le meilleur agent de transformation, c’est d’être soi-même. On est tous unique. On a besoin les uns des autres pour obtenir ce que l’on veut vraiment, mais fondamentalement on a besoin de mieux se parler et de mieux se connaître. Je résume cela avec les 3 « M » : M-toi, M-moi et M ce que tu fais.

Je rencontre une foule de personnes qui n’aiment pas ce qu’elles font J’observe dans les organisations un problème grave de santé mentale. Je suis d’avis qu’un travailleur ou une travailleuse doit oser envisager quitter son emploi, si il ou elle ne s’y sent pas bien durant les sept à neuf heures de présence. On pouvait lire dans la revue « Commerce » de mars-avril 2008, les extraits d’une étude conduite par la firme Watson Wyatt. On y relatait que les problèmes de santé engendrent une perte de productivité qui s’élève environ à 10 millions de dollars par an pour une entreprise de taille moyenne (250 employés et plus), et cela inclut les problèmes de santé mentale.

Allez-y, dansez pour favoriser l’engagement envers vos proches, vos amis, vos collègues; pour vous autodévelopper et vous distinguer et optimiser ses talents. Pour ma part, j’ai un leitmotiv que j’ai même osé transformer en une chanson originale dont voici un extrait :

« M pour une vie exponentielle
Intensément, libre et rebelle
Ose pour une fois, explose-toi!
M pour une danse perpétuelle
Passions multidimensionnelles
Ose pour une fois, explose-toi! ».

Créer sa passion!

Vous est-il déjà arrivé de vous lever un matin avec une joie profonde vous habitant? Aucune raison particulière, juste un état de bonheur et d’enthousiasme qui vous fait voir le soleil derrière un nuage et aplanit tous les obstacles.

Cette expression affective qui donne des ailes est merveilleuse. Lorsque celle-ci se révèle à moi, j’en reconnais un signe de transformation, de mouvement, de passer à l’action et plus… C’est la passion qui s’exprime alors en moi avec grande puissance, pour soutenir un processus créatif.

Je suis une passionnée.

Au fil de ma vie, j’ai dû apprendre à maîtriser cet état affectif dont la flamme brûlait parfois trop fort, m’éloignant de l’équilibre ou nuisant à mon jugement. Aujourd’hui, je peux affirmer vivre mes passions avec conscience et joie.

Mon regard sur la passion et ses effets repose sur une cueillette enrichie d’expériences : les miennes et celles des autres. Mes observations me font définir la passion comme un courant d’énergie d’intensité forte et favorable à la vie, qui génère des états susceptibles d’entretenir le mieux-être, la santé et la réalisation de soi.

La passion nécessite d’être en contact avec notre sensibilité, d’en explorer les trésors voire même de découvrir les ressources derrière notre vulnérabilité. Certaines personnes blessées, se cachant derrière des masques de contrôle et de peur, refusent le contact avec cet espace inconnu d’eux-mêmes. J’ai traversé cette barrière freinant l’accomplissement. Je demeure observatrice de possibles rechutes.

Ma passion au quotidien

J’ai besoin des élans que me procure cette flamme sacrée qu’est la passion. Bien entendu, je ne me lève pas chaque matin exaltée! Lorsqu’ils se manifestent, les états que génère ma passion me font signe d’avancer vers une étape ou un projet nouveau. Je m’installe en réceptivité, pour méditer, afin de me laisser imprégner de la voie à emprunter.

Mon corps vibre alors au diapason de mon âme. Rien ne peut faire obstacle à ce qui est à être ou à faire. Chargée d’un sentiment bienfaisant devant l’action juste à entreprendre, au moment juste je suis guidée. Tout devient simple et facile. Je vis l’invulnérabilité dans ma vulnérabilité. Là et seulement là, dans cet instant présent de réalisation et de création, je passe de la mort à la vie, de l’ancien au nouveau, de la source vers la manifestation…

Quelle joie, quel bonheur dans l’instant présent! Il ne suffit que de quelques instants de contact avec cette flamme qui danse en moi, pour colorer ma journée en soleil ou me guider sur une nouvelle route peu fréquentée…

La création est source de mieux-être et de vie. C’est merveilleux de s’y abandonner. Le lâcher prise qui accompagne ce processus est essentiel toutefois, afin de maintenir actifs en soi les bienfaits d’un processus de création et de mise en action, sinon c’est la peur avec tout le contrôle qui en découle, qui risque de détruire les cadeaux d’une passion accueillie avec méfiance.

La vie sait où elle nous amène. La confiance est nécessaire pour apprendre à vivre notre passion, que ce soit dans un bref instant de son expression ou à plus long terme, à travers chaque journée, alors que notre travail devient le fruit savoureux de notre passion manifestée et que celle-ci nous dirige judicieusement vers une récolte en devenir.

Lorsque le travail devient plaisir… je me repose à travailler!

Mon plaisir passe par un sentiment de liberté que je m’accorde, en vivant ma passion avec authenticité. J’aime écrire, créer, propulser, explorer, donner vie à mes rêves pour en faire des projets concrets et ensoleillés. J’ai besoin pour cela de me détacher des émotions limitant ma capacité à m’exprimer.

Mon travail découle directement de ma passion. J’aime et j’apprécie la vie, l’humain. Je l’assiste selon mes compétences et connaissances, afin qu’il vive avec passion sa vie. Je suis passeur de la flamme, lorsque la réceptivité de l’autre est au rendez-vous. J’ai énormément de plaisir et de joie à créer des outils et à mettre en œuvre des actions visant l’atteinte de mes objectifs en ceci.

Vivre sa vie avec passion est un art qui demande d’en apprivoiser les règles. Il est aussi risqué de se perdre dans le noir de l’ignorance de soi.

Les émotions, mouvement de la vie, influencent nos choix et peuvent embrouiller notre vision du chemin à suivre. Ces énergies doivent être canalisées avec conscience, pour permettre une perception claire de notre réalité et de celle qui nous entoure.

Il s’avère nécessaire de développer un bon ancrage, en demeurant en contact avec notre corps physique, la matière qui nous accueille dans sa polarité, nos sens et notre spiritualité qui ne demande qu’à nous aider à vivre mieux, en équilibre, heureux et riches en tout.

Nous passons beaucoup de temps au travail, autant en faire une source de joie. Plusieurs personnes ne voient en leur travail qu’un labeur quotidien, source de revenus pour satisfaire leurs besoins, souvent entretenus par une peur de ne pas être comme les autres ou de ne pas avoir ce qu’ont les autres…

Créer son travail est un grand cadeau qui demande un exercice permanent de connexion avec sa passion. Lorsque la flamme demeure présente pour en alimenter la chaleur, un nombre croissant de gens souhaitent venir s’y réchauffer. Chez la personne qui n’a pas nécessairement l’esprit entrepreneur, la flamme sacrée existe aussi. Ce feu danse en chacun. Il ne suffit que d’un souffle nouveau pour en raviver l’intensité et alimenter la vision d’un projet à construire, d’une tâche à accomplir, d’une étape à traverser, d’un rêve à réaliser…

Votre passion au quotidien, un défi pour nourrir votre vie!

L’héritage de la naissance

Plusieurs croient que le nouveau-né n’est plus ou moins qu’une quantité de photoplasme, qui sent peu, qui n’entend rien et qui réagit peu ou pas du tout à son environnement. C’est tout à fait le contraire : il a une « vitrine sensorielle » qui lui permet de réagir comme il ne le fera sans doute jamais plus… expérimentant la vie sans le voile des idées.

La plupart de nous ne comprenons pas l’agonie du nouveau-né, même si celui-ci pleure ou crie « à fendre l’âme ». Le traumatisme de la naissance ne peut être imaginé. Il faut le revivre pour savoir la douleur endurée pendant des heures par des contractions massives. Imaginez que vous êtes pris dans un canal étroit (si vous êtes mal dans un tunnel, c’est un retour à votre naissance) où vous devez pousser ou être poussé par quelqu’un. Imaginez être suffoqué par un anesthésique puissant qu’on a donné à votre mère (vous n’avez qu’à vous rappeler votre peur d’aller en salle d’opération et voilà une résurgence de votre naissance) : imaginez que vous combattez pour avoir de l’air (le vertige ressenti en haut d’une tour). Imaginez qu’on vous étire sans cérémonie par des forceps autour de la tête, ensuite qu’on vous tient tête en bas, dans une pièce froide, une tape vigoureuse sur le fessier, que vous êtes donné à un étranger qui vous ouvre la bouche pour y faire entrer un tube pour dégager les muqueuses et pour finir le plat, qu’on vous enlève à la seule personne que vous connaissiez par un senti qui ne s’exprime pas. Que ce soit pour une minute ou plusieurs heures, cette séparation semble interminable (pensez à toutes les fois que quelqu’un vous quitte après une visite et le vide que vous ressentez). Tous les bruits, toutes les perceptions sont agressantes. Aucun bébé n’est capable d’intégrer ou de digérer cette douleur traumatique. C’est pourquoi tout le processus de naissance de la conception à la naissance peut être le fondement pour toute maladie physique et/ou mentale.

Nous savons maintenant que le traumatisme de la naissance est engravé dans le système nerveux en développement du nouveau-né. Cette empreinte détermine toutes ses réponses physiologiques et neurologiques, formant la personnalité et le type physique, et dirigeant également le type de pathologie physique et/ou mental développé ultérieurement. Que nous soyons des voyageurs invétérés, des travaillants compulsifs, des fumeurs, des outremangeurs, des alcooliques, des asthmatiques; que nous soyons du genre agressif et ambitieux ou soumis et pessimiste, que nous soyons enclins à développer un cancer, un ulcère, l’épilepsie, une névrose ou une psychose, pourrait être prédéterminé, non seulement génétiquement, mais par l’expérience de nos premières heures de vie.

Ultimement, c’est l’état de santé de la mère, ce qu’elle vit et comment elle le vit, la sorte de personne qu’elle est physiquement et psychologiquement, qui « façonne » le développement de son enfant. Ce n’est pas juste son comportement ultérieur avec son bébé, mais bien les changements chimiques dans la matrice de la mère qui seront imprimés dans le fœtus qui se développe via la circulation sanguine. La grossesse de la mère et l’expérience de la naissance dictent à 85 % comment nous agissons et réagissons pour le reste de nos jours. Donc en admettant que la mère souffre d’une névrose particulière, elle la transmettra à son enfant. D’ailleurs, dans des études sérieuses menées partout dans le monde, on a pu démontrer que plusieurs caractéristiques, traits de personnalité et prédispositions physiologiques qu’on définit parfois comme héréditaires sont des transmissions intra-utérines, comme par exemple la maniaco-dépression.

Même quand il s’agit de prédispositions héréditaires qui ont résidence dans une famille, comme dans le cas des allergies, c’est souvent la qualité de l’environnement dans le placenta qui déterminera si les allergies se manifesteront ou pas.

Qu’on se le dise : la naissance est un combat de vie ou de mort qui occasionne la « dissociation », parce que l’expérience de naissance force l’enfant à entrer en action pour contrer la douleur. Le fait que la naissance soit un acte non verbal explique pourquoi aucune explication, aucune technique de conditionnement ne peut changer l’expérience originale. Parmi les différents liquides du cerveau, l’ocytocine, produite en grande quantité au moment de l’accouchement, contrôle le rythme des contractions de l’utérus pendant le travail. C’est en fait cette substance affluant dans la circulation sanguine de l’enfant qui provoque l’amnésie chez les nouveaux-nés. Par contre, la capacité de retrouver ce souvenir, est, quant à elle, liée à la production naturelle de l’hormone adréno-corticotrophine, qui, elle, aide à fixer les souvenirs, ce qui explique pourquoi tant de souvenirs intra-utérins sont centrés sur des événements perturbants ou traumatisants. Cette hormone dégagée par la mère, en situation de peur ou de tension, se répercute sur son enfant.

Ce qu’il faut savoir, c’est que si l’expérience elle-même n’est pas débusquée, elle demeure fixée, immuable et figée dans le temps. C’est ce qui ressemble le plus à une « machine » dans notre corps. Comme le système nerveux du fœtus est « naïf », ses mécanismes de défense ne sont pas en opération et ne peuvent donc l’aider à « désensibiliser » la haute charge physique et émotive du traumatisme de naissance. Lors de la naissance, tous les efforts du système du bébé sont dirigés vers la survie. C’est littéralement une « tempête électrique » qui reste comme tension résiduelle pour toute sa vie. Comme l’empreinte est encodée profondément dans le système nerveux, l’expérience liée à la naissance aura des répercussions de « répétons » les expériences encodées. Aussi surprenant que cela puisse paraître, ce n’est qu’en revisitant et en revivant un événement traumatisant que nous pouvons « l’intégrer » pour en désactiver la charge. Comme l’expérience de naissance est une mémoire corporelle, nous avons tous des déclencheurs occasionnels de cette expérience

La poésie de la vie

Je ne me rends pas toujours compte que c’est une grâce que d’être en vie. Je ne me rends pas toujours compte que la vie m’a été donnée gratuitement. Je ne me rends pas toujours compte que donner, en accord avec soi-même, c’est aller dans le sens de la vie.

Le soir, lorsque je suis couché dans mon lit, que je respire profondément et que j’entends mon cœur battre, je me dis que même si la vie est puissance, elle ne tient qu’à un fil, que la vie est fragile.

Plus je suis à l’écoute, plus je ressens, plus je considère tout ce qui m’arrive comme étant important. Ainsi, ma manière de voir change. Je ne vois plus de la même façon. Je réapprends à voir, je réapprends à vivre. La fonction de mon regard change.

Je sens que tout devient important. Tout devient important à chaque moment. Quand je vais choisir les fruits et légumes au marché, quand je marche sur le trottoir, quand je souris à un enfant, quand je répare une crevaison, quand j’attends quelqu’un, je ressens qu’il n’y a rien de meilleur. Je considère qu’il n’y a rien de meilleur que ce qui m’arrive peu importe ce qui m’arrive. La vie revêt un caractère sacré.

Je me suis rendu compte que même si je pouvais penser, décider et agir, je ne suis pas le maître de ma vie, mais que la vie est ma maîtresse. Et je ne suis pas là que pour en profiter. Je la remercie et, le plus souvent possible, je suis à son service, à son écoute. J’écoute les signes qu’elle me présente au quotidien et j’essaie de voir comment je me sens dans chacune des situations, en les vivant pleinement.

Il n’y a pas de situation idéale; il n’y a que ce qui nous arrive. Je considère ce qui m’arrive comme étant précieux. Je me considère chanceux d’être en vie et de pouvoir vivre. À simplement dire cela, je me sens plus léger. Je me sens devant de multiples possibilités, je me sens plus ouvert. Je sens que la vie est belle et généreuse, qu’il nous suffit seulement d’être présent et à l’écoute pour l’apprécier et de toujours aller dans son sens.

Je me rends compte que tout est dans la façon dont j’aborde ce qui m’arrive. Qui suis-je pour décider ce qui doit m’arriver? Qui suis-je pour me prendre pour le grand juge, le commentateur et le critique de premier plan? Certes, je ne suis pas là pour cesser de souhaiter réaliser des projets ou entreprendre des actions. Qui suis-je donc, pour vouloir tout contrôler, surtout la tournure des événements?

La vie commence maintenant. La vie est belle. La vie est pleine de possibilités. La plus grande possibilité, c’est ce que nous sommes maintenant, peu importe ce que nous faisons, ce que nous avons, ce que nous représentons, peu importe notre situation ou les problèmes qui nous accablent. Ce qui est merveilleux à constater, c’est qu’à n’importe quel des moments de notre vie, nous sommes, tout simplement. Malheureusement, nous l’oublions souvent.

La vie nous a été donnée et comme disait Nietzsche dans sa jeunesse : « Le monde te prend tel que tu te donnes. ».