Devenons des cocréateurs de… notre journée!

Bien des gens qui se disent esclaves de leur supposé destin, subissent leur vie dans une passivité dont ils se targuent même parfois. Pour eux, attendre et ne rien faire est signe de grande spiritualité. Pourtant, leur passion est éteinte puisqu’ils n’ont rien à créer. Nous sommes nés pour créer, non pour être dominés, ni par un dieu, ni par un humain. L’attente passive est dénuée de passion. La création est donc le but de notre incarnation sur cette terre. Si, par exemple, on se demande le matin ce que la vie va nous apporter dans la journée, réalisez-vous qu’on est encore dans l’attente? On est dans l’expectative que quelque chose d’extérieur nous arrive et fasse les choses à notre place – la pensée magique. Cette façon de penser n’est pas mauvaise en soi, à condition que nous ne restions pas inactifs. En restant ainsi trop longtemps sur le mode « attente », on prend le risque de passer à côté de quelque chose d’important si on n’est pas suffisamment alerte. En effet, on a beau croire et clamer à qui veut nous entendre que l’on mérite tous les cadeaux de la vie, encore faut-il avoir l’intuition, la sagesse et la capacité de les reconnaître quand ils passent pour pouvoir les accueillir à bras grands ouverts.

Mais, il existe aussi une autre alternative très intéressante : créer sa journée. Cela se fait au petit matin, lorsqu’on n’est pas totalement réveillé, à l’instant où l’Esprit réintègre le corps après une nuit de sommeil. C’est un ingénieux réflexe à développer qui porte bien des fruits lorsque vraiment intégré. Avez-vous remarqué que lorsque vous sortez du sommeil, il y a un espace-temps très subtil entre le moment où vous êtes encore dans le monde du rêve, et celui où vous devenez conscient? Dans ce court laps de temps, on ouvre habituellement un œil et, pendant un instant, scrutant sa chambre, on se cherche des repères, on se demande où on est, comme si on venait d’atterrir sur le sol d’un pays étranger après un long voyage.

En fait, c’est vraisemblablement ce qui se passe… C’est donc à cet instant précis qu’il faut réagir promptement et créer la journée à venir, la bâtir exactement comme on veut qu’elle soit. Il faut, par contre, agir rapidement avant que le mental ne se mette de la partie et fasse des siennes pour tout bousiller. Ce qu’on a à faire alors, c’est de prévoir (pré-voir) avec le plus de précision possible tout ce qu’on désire qu’il nous arrive. Je ne parle pas ici de souhaiter, ni d’espérer, mais de mettre en place clairement dans notre tête des évènements, des gens ou des situations qui, durant la journée, sauront nous procurer plaisir et satisfaction. Pour vous aider dans votre démarche, voici quelques exemples de phrases que l’on peut utiliser. Faites-le évidemment dans vos propres mots, car il ne s’agit surtout pas de prendre une feuille et d’en faire la lecture. Il serait déjà trop tard de toute façon. Ce n’est pas non plus de la visualisation dont je vous parle, mais de l’utilisation consciente de la force des mots, de la puissance de SES propres mots, et ceci, dans son expression la plus simple.

Remettons le tableau en place : aussitôt qu’on sort de notre léthargie nocturne, alors que la vie consciente entre en nous, on laisse les yeux fermés, on sourit – ça aide à ouvrir son cœur – et on se dit par exemple : « Aujourd’hui, je vais rencontrer des personnes très intéressantes. Aujourd’hui, je vais relever de magnifiques défis qui m’apporteront une satisfaction incroyable. Aujourd’hui, je vais constamment baigner dans la félicité. Aujourd’hui, je serai rempli d’une impérative majesté, etc. ».

En voici d’autres dans lesquelles vous pouvez puiser votre inspiration : « Je vibre et je déborde de délice, de joie, de contentement, de volupté, de bien-être, de bonheur, de délectation, de plaisir, de ravissement, d’extase, d’admiration, de contemplation, d’émerveillement, de béatitude, de jouissance, d’enchantement, d’aise, d’euphorie, d’allégresse, de liesse, de jubilation, etc. » Il suffit de laisser les mots vous imprégner de façon répétée, d’y mettre toute votre conscience et, par le fait même, de les animer d’énergie pour qu’ils se matérialisent et prennent vie. Après seulement quelques tentatives, vous verrez déjà des petits miracles apparaître dans vos journées. Et, le soir, avant de vous endormir, prenez le temps de vous remercier vous-mêmes de vous être permis de créer tout ça. Ainsi, le lendemain matin, vous serez plus apte à reprendre là où vous avez laissé la veille.

Dans la routine de notre quotidien, nous devenons vite programmés et prévisibles dans nos attitudes, habitués que nous sommes à tout anticiper, à revivre les mêmes événements, à orchestrer les mêmes scénarios dans nos journées. Hélas! la répétition que nous créons finit par nous ennuyer et nous nous demandons pourquoi! Nous projetons inconsciemment dans notre vie de tous les jours notre passé rempli de sécurité – parce que nous le connaissons, et cela, qu’il ait été joyeux ou souffrant. Nous vivons alors passivement et nous nous embourbons sans nous en rendre trop compte dans une conception achevée de nous-mêmes. Nous sommes ainsi conditionnés mentalement à être ce que nous sommes depuis toujours, jour après jour, selon nos expériences acquises et ce qu’on accepte comme étant la réalité, car c’est tout ce que l’on connaît.

S’éveiller à la passion de vivre et mordre dans la vie consiste à se rendre compte que nous ne sommes PAS un produit de notre réalité ancienne, mais une présence qui produit SA propre réalité. Quoiqu’en disent certains intellectuels, notre mental ne demeure au fond qu’un instrument primaire de survie. Comme une machine, il est sollicité à chaque instant à négocier avec la réalité extérieure pour répondre le plus efficacement possible à nos différents besoins du moment. Inlassablement, il déroule un programme « sûr », sans variation, pour ne rien perturber. Le mental a horreur de l’imprévu…

Mais personne n’est obligée de se présenter pareil à elle-même jour après jour, sinon c’est l’engourdissement, le sommeil ou pire, la mort – intérieure ou même physique – qui la guettent. Le passionné est un explorateur de voies nouvelles qui, pour cela, se garde en constant mouvement. Il sait que sa nature véritable consiste à avancer, à pas de géant ou à tâtons, peu importe, au cœur d’un univers inconnu aussi fascinant qu’imprévisible. Ne pas créer sa réalité, c’est répéter inlassablement la même réalité donnée, car ce n’est que notre attitude qui précède la teneur de toute décision. La fantaisie, l’impulsivité d’action, la folie douce, l’émerveillement sont les différents moyens mis à notre disposition pour nous surprendre nous-mêmes, pour attirer vers nous les gens et les évènements susceptibles de nous épanouir davantage, et cela, sur une base prolongée. Ce n’est que notre attitude qui engendrera toute occurrence dans notre réalité, qui s’optimisera dans notre subconscient pour rendre la réalité plus adéquate à ce que l’on est et à ce à quoi on aspire – dans le positif comme dans le négatif, il va sans dire. En d’autres termes, nous rendons ainsi conscient… notre subconscient!

Une dernière chose avant de clore le sujet. Les qualificatifs utilisés dans nos affirmations matinales sont très importants, car ils servent à fournir l’énergie affective nécessaire à la réalisation de nos vœux. Plus on ressentira profondément l’effet de nos demandes, plus celles-ci auront de chance de se manifester. La Source est toujours prête à donner. Nous seuls faisons la mesure!

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Sylvie Lapointe

C’est « M.O.I. » qui compte

En tant que facilitatrice, on me demande d’animer des rencontres d’équipes pour faire de la planification stratégique. Un plan stratégique permet à une organisation de confirmer sa raison d’être, d’établir une orientation future (sa vision), et de déterminer les valeurs qui sous-tendent les relations d’affaires avec les clients externes et entre les employés à l’interne.

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