Percer l’illusion

Percevoir l’être derrière l’ego ou la véritable quête de soi

L’estime de soi!…

Sujet si important et si vaste que juste tenter d’en faire l’éclaircissement demanderait bien de l’encre!

… Il faudrait à la base définir le soi.

Souvent l’image de soi fait référence surtout à l’ego. Il serait juste de dire… l’image de l’ego.

Le véritable soi ne s’atteint qu’au fil d’un long processus de nettoyage des conditionnements et des modèles véhiculés par la société dans laquelle nous nous sommes incarnés. Conditionnements propres à chacune des sociétés qui diffèrent d’un pays à l’autre. Société qui, de par ses ombres et ses lumières, dispense des éléments qui permettront des compréhensions. Autre pas dans mon évolution. Une vision éclairée et élargie développe notre capacité à identifier les modèles et critères projetés par la société dans laquelle je « baigne » et de toutes collectivités. Discernement qui incite à l’authentique quête de soi.

Quête de l’être profond que nous sommes, départi des conditionnements. Quête de l’être profond que nous sommes, départi de l’ego.

La plupart des conditionnements visent à entretenir l’ego. Venant des trois sphères où se déploie notre vie : société, famille et nous-même, ils ont une incidence certaine sur nos exigences, nos aspirations, nos déceptions et parfois même nos désarrois. Il faut apprendre les programmations de toute provenance et user d’un sain jugement à l’égard de leur influence sur notre « bien-être » ou notre « mal-être ».

Percer l’illusion en faisant le constat de l’éphémère. S’élever au-dessus et devenir conscient des structures changeantes au fil du temps avec les exigences qui y sont associées et des différentes cultures, avec leurs coutumes, qui enrichissent notre terre… c’est s’éveiller.

Et s’éveiller, c’est aussi s’éveiller à soi.

Il faut apprendre à se libérer des conditionnements qui distorsionnent notre vie, la réalité de notre être. Il y a ceux qui viennent de soi… Il faut en retracer les peurs, les souffrances, les blessures. Distinguer et ne conserver pour soi que ce qui nous appartient vraiment. Savoir garder, parmi ceux de la société du moment, ce qui est élevant pour l’âme, en récupérer les lumières. Se départir de ce qui n’est pas nous, pas propre à notre nature profonde.

Déterminer ce qui nous convient, faire des choix appropriés en respectant nos aspirations et nos limites, permet de garder ou de se réapproprier notre intégrité. Prendre conscience que nous en sommes les premiers responsables dans l’univers.

S’éveiller, c’est aussi reconnaître les mécanismes établis qui, la plupart du temps, n’ont aucun lien avec ce que je suis profondément. Dans les scénarios de vie, chaque disfonction, chaque disharmonie est une tentative de la vie de me ramener à moi, sans compromis. Capter les leçons permet de se dégager sans cesse de ses comportements malsains et de ses attitudes erronées et par le fait même, nous rapproche de notre propre identité.

Nous sommes uniques. Chaque histoire de vie est unique. Chacun arrive avec un bagage composé d’expériences, de choix, de blessures et de joie.

La résultante de tous les aspects de notre être qui nous personnifient est un cadeau continuellement offert à l’univers. Genre énergétique particulier qui dispense sa couleur et, de par le développement en valeur, rehausse l’ensemble de la qualité de vie dans l’univers.

Apprécier nos couleurs, notre personnalité distincte, en réaliser la vie, détermine l’ampleur du tremplin vers l’épanouissement.

Même avec l’ouverture et la volonté d’être constamment habité par la pensée que l’être véritable n’est pas matériel, il ne faut pas se leurrer et vouloir se targuer d’une fausse spiritualité en soutenant que l’apparence du corps n’affecte en rien l’aisance avec laquelle nous « l’habitons ».

Pour vivre une pleine liaison, l’image physique reflétée par le miroir doit correspondre à ce que je ressens que je suis, gardant ici la cohérence du genre. Quand le corps n’est pas en « accord » avec le ressenti de l’âme, il y a nécessairement disharmonie, dissonance, source de souffrance, de conflit émotionnel, de manque de confiance.

L’humain a fondamentalement besoin que l’image qu’il renvoie s’accorde avec son intérieur et sa véritable personnalité.

Sachant que nous sommes toujours le résultat de l’ensemble de nos expériences, de nos choix, si « l’image de soi » ne correspond pas à nos aspirations du moment, un questionnement éclairé s’impose. Après le long périple de mon existence, où en suis-je rendu? Savoir ce que je veux réellement être à l’avenir. Ce que je veux intégrer à mon genre et pour d’autres aspects, doucement ou carrément les abandonner afin que ma vie corresponde à ce que je suis réellement aujourd’hui. Où en suis-je maintenant en tant qu’âme et quel est l’accomplissement auquel j’aspire?

Pouvoir exprimer ce que nous sommes et pouvoir réaliser le potentiel que l’on porte sont les bases de l’estime et de la saine image de soi.

Être capable de surmonter les projections des autres, anciennes et nouvelles. En discerner ce qui peut-être m’appartenait, m’appartient encore aujourd’hui et supprimer toutes les étiquettes qui finalement sont, la plupart du temps, reliées à l’ego.

Percevoir l’être véritable derrière l’ego! Chacun doit y parvenir pour lui-même et pour autrui. Fruit d’un cheminement méticuleusement tramé par la vie, fruit de l’éveil de la conscience de soi, de l’autre et de toutes choses.

L’estime de soi, la vraie, passe par la compréhension de ce qu’est le soi. Le soi, c’est le long cheminement vers l’autonomie spirituelle, vers l’autonomie de l’esprit dépouillé de tout conditionnement, de tout comportement erroné, Elle s’acquiert avec l’éveil quand l’être devient authentique avec soi, avec les autres.

Quand on est rendu à vivre l’estime de soi, c’est qu’il y a eu un grand ménage, un véritable travail en profondeur. Beaucoup de libérations ont fait leur œuvre libérant l’être, déployant l’esprit.

La véritable image de soi émerge quand l’être n’est plus omnibulé ou simplement influencé d’aucune façon par des critères extérieurs. Quand il a rejoint sa « lumière ».

On acquiert la véritable estime de soi quand on se connecte avec le soi, le vrai soi.

En se reconnectant avec l’univers, à l’éternité, à l’essence de vie que l’on porte, que l’on est, on retrouve l’étincelle de l’énergie divine que nous sommes finalement réellement, et par là même… notre véritable image de soi.

Choisir le bonheur

« Ce que nous faisons n’est pas important, mais il est important que nous le fassions. » Gandhi

De toutes les conditions nécessaires au bonheur, l’estime de soi est sans doute la plus nécessaire. Comment arriver à être heureux si l’on pense que nos besoins ne sont pas importants, que nous n’avons pas de valeur ou que ce que nous faisons n’est pas important?

S’aimer est donc la base de tout cheminement vers le bonheur ou même de tout cheminement tout court.

S’aimer, c’est répondre à ses propres besoins. À ses besoins physiques d’abord. S’aimer c’est respirer à fond, c’est connaître et pratiquer le plaisir de bouger, c’est vivre dans un environnement sain, c’est se nourrir selon les besoins réels, c’est aimer son corps, apprécier tout ce qu’il fait pour nous et pourquoi pas, le mettre beau. Nous avons parfois tendance à prendre notre corps pour acquis tant qu’il n’est pas malade ou douloureux.

Une visualisation que j’aime faire et faire faire consiste à porter son attention successivement sur chacune des parties de son corps : bras et mains, jambes, colonne vertébrale, estomac, cœur, yeux, oreilles, bouche, puis à imaginer durant quelques secondes que nous sommes privés de cette partie, ensuite, à voir les conséquences de cette perte sur notre vie quotidienne, et enfin, à réintégrer consciemment cette partie de nous en sentant l’énergie vitale qui l’habite et en éprouvant de la reconnaissance pour cette partie de notre corps. Je l’appelle ma visualisation d’appréciation de son corps.

Cette visualisation transforme notre relation à notre corps. Il y a longtemps, j’ai été immobilisée dans le plâtre pendant deux ans. Je me souviens encore de l’émerveillement lorsque j’ai pu recommencer à marcher. Je me répétais : « Je marche! Je marche! Quelle liberté! Quelle merveille! ». Une merveille que l’on oublie souvent dans notre vie de tous les jours où l’on prend son corps pour acquis.

S’aimer, c’est aussi répondre à ses besoins psychologiques. Psychologiquement, nous avons besoin d’amour, de contact, du sentiment d’appartenance. Souvent nous allons de par le monde quêtant l’approbation ou l’amour des autres.

S’aimer, c’est se donner à soi-même l’amour et l’approbation dont nous avons besoin, s’accepter totalement comme on est maintenant et se promener de par le monde en distribuant gratuitement cet amour qui nous habite.

Je dis souvent que devenir adulte, c’est devenir son propre père et sa propre mère. C’est assumer soi-même les fonctions que nos parents assumaient pour nous quand nous étions enfants.

Les parents assumaient une fonction d’amour. Être adulte, c’est s’adopter soi-même et se traiter comme son propre enfant. Qui d’entre nous taperait ou insulterait son enfant qui tombe en apprenant à marcher? Et pourtant, nous nous insultons et nous nous tombons dessus lorsque nous faisons des erreurs dans l’apprentissage de notre vie de grand. Qui déciderait lors du premier « gaga » de son enfant qu’il n’est vraiment pas habile en communication et que si c’est tout ce qu’il sait produire, il n’a aucun talent et il est aussi bien de laisser tomber. Et pourtant, nous exigeons de nous la réussite immédiate et nous sommes bien peu tolérants devant nos erreurs. Si je demande à une classe d’enfants de cinq ans qui sait dessiner, toute la classe lève la main. Si je demande à un groupe d’adultes qui sait dessiner, deux ou trois seulement lèvent la main. À un endroit de l’équation, nous avons introduit un jugement sur nous-mêmes. Un jugement qui nous paralyse, qui paralyse notre évolution et nos apprentissages. Une phrase que j’aime répéter aux perfectionnistes qui se jugent : Si seuls les meilleurs oiseaux chantaient, nos bois seraient bien silencieux. Ce qui nous rend heureux, ce n’est pas d’être parfaits, c’est d’apprendre. C’est pour nous donner le plaisir et la stimulation d’apprendre que nous sommes créés imparfaits.

S’aimer, c’est aussi prendre soin de nos besoins intellectuels. Sur le plan intellectuel, nous avons besoin de nous réaliser. Nous avons besoin d’apprendre, de créer, de nous développer. La curiosité et le désir de connaître et de comprendre nous apportent des joies multiples. Notre cerveau devient vite fatigué des nourritures fades et répétitives, des activités passives et sans défi. Lui aussi recherche la stimulation et l’excitation. C’est pourquoi les gens heureux répondent aux besoins de leur cerveau en étant créateurs, en apprenant sans cesse des choses nouvelles, en lisant, en suivant des cours ou en développant un passe-temps (quel mot horrible! On devrait plutôt parler d’un riche-temps), un riche-temps énergisant!

Nous avons besoin finalement de répondre à nos besoins spirituels. Donner un sens à notre vie n’est pas une activité de luxe réservée à ceux qui n’ont rien à faire. Ne pas savoir pourquoi on est sur terre est une maladie mortelle, comme me l’ont démontré bien des clients suicidaires. Devenir conscient que notre visite sur terre a un sens et que nous avons une mission, une raison d’être, nous donne un sens d’accomplissement et de joie. Aucun de nous n’est inutile. Chaque geste que nous faisons compte, même s’il n’est pas important en soi.

Gandhi disait : « Ce que nous faisons n’est pas important, mais il est important que nous le fassions ».

Sur le plan spirituel, la plus grande conviction est celle que nous ne sommes pas isolés, nous faisons partie d’un tout et chacune de nos émotions, chacune de nos pensées influence ce tout.

Pour faire la paix dans le monde, il faut faire la paix en soi. Pour amener l’honnêteté dans le monde, il faut créer l’honnêteté en soi. Pour guérir le monde, il faut se guérir.

Et cela sans se mettre de poids sur le dos, sans « il faut que… ». Notre mission n’est pas une tâche, un devoir, mais une manière d’être. Je me souviens d’avoir reçu l’énoncé de mission suivant en méditation alors que je demandais ce que je devais faire dans la vie. La réponse vint immédiatement : « Tu n’as rien à faire, ici-bas. Sois, tout simplement. Sois une rivière d’amour ». L’activiste que je suis était sous le choc « rien à faire », puis vint le soulagement « rien à faire », la liberté, je peux faire ce que je veux, il n’y a pas de « il faut que… tu fasses telle chose ». Et la prise de conscience que ce n’est pas ce que l’on fait qui compte, c’est comment on le fait.  Les bouddhistes ont un proverbe que j’aime bien : « Avant l’illumination, couper du bois et transporter l’eau, après l’illumination, couper du bois et transporter l’eau ». Prendre soin de soi spirituellement ce n’est pas changer ce que l’on fait, c’est donner un sens à ce que l’on fait.

S’aimer, c’est donc prendre soin de soi à tous les niveaux, savoir que j’ai de la valeur et que chaque chose que je fais compte, non pas parce que je la fais, mais à cause de l’intention que j’y mets, tout a un sens et même ne « rien à faire », si j’y mets l’intention de me reposer, est un acte d’amour pour moi et pour les autres.

Et, cette fois-ci, je ne finirai pas par une série de conseils, mais par une prescription.

À chaque jour, avant de vous coucher, prenez le temps de noter trois ou quatre choses belles, intéressantes ou pleines d’amour que vous avez vécues ou observées durant la journée. Prenez le temps de vous féliciter ou d’exprimer votre gratitude en écrivant ces trois ou quatre lignes. Et, si tout a mal été, félicitez-vous encore : « Tout allait mal et j’ai continué à respirer, j’ai survécu ».

La conséquence de cette activité sera de vous amener à focaliser, à centrer votre attention sur ce que vous faites de bien et sur ce qui se passe de bien dans votre vie et ce faisant, à changer graduellement votre image de vous et du monde.

Cette pratique du « journal de gratitude », même si elle semble simple en apparence, a un effet transformateur extraordinaire si elle est utilisée à long terme.

Les gens qui ont adopté cette pratique sur quelques semaines m’ont tous rapporté qu’ils avaient vécu une hausse d’énergie extraordinaire, qu’ils observaient plus la beauté de la vie et des gens et leur propre beauté. Beaucoup de profits pour un petit investissement, Alors allez-y, osez vous aimer et vous apprécier malgré et avec tous vos défauts.

Soyez heureux, c’est le sentier.

Un miroir à deux faces

Avez-vous vu cette photographie d’un chat qui se regarde dans le miroir et voit un… lion? Vous identifiez-vous à ce chat ou seriez-vous plutôt du genre lion qui se regarde dans le miroir le matin et voit… un chat? Combien d’entre nous, devant le miroir le matin, voyons quelqu’un de beau, de lumineux?

La majorité du temps, notre sentiment d’être beau ou belle est éphémère. Les sages de toutes les traditions disent que nous sommes amour et beauté, mais nous en doutons. On passe un temps fou à chercher la recette ou le truc qui garantira la longévité de notre beauté. Pourquoi? Parce qu’on veut être aimé. Chaque année, on dépense des fortunes en vêtements, en produits et soins de la peau, en maquillage, en parfums, en magazines, en chirurgie plastique. Vous trouvez-vous profondément plus beau, plu belle grâce à ces produits, à ces changements? Certains y parviennent.

Aux autres, je propose une expérience théâtrale pour découvrir, grâce à la respiration, à la voix, au mouvement et à des techniques éprouvées, la nature de votre beauté inhérente. Je vous invite à monter sur la scène du Théâtre du miroir à deux faces et à vous joindre à la distribution de la pièce. Ta beauté toi-même. Il s’agit là d’un acte de présence qui exige du courage.

Vous risquez de montrer votre vrai visage, vos talents et vos artifices. Vous risquez d’être vus et entendus. Vous risquez de constater que votre beauté est sans limite et à quel point vous méritez des applaudissements.

Si vous avez toujours rêvé de monter sur scène, mais avez douté de votre talent dramatique jusqu’à maintenant, n’hésitez pas à auditionner pour ta beauté toi-même. On a tous une tragédienne, un comédien ou un dramaturge intérieur qui ne demande qu’à s’exprimer.

Encore… en corps

Eh oui, j’habite un corps! Quelle affaire que d’élire domicile dans un véhicule en apparence aussi limité!

Des réflexions du genre « Je n’avais pas envie de venir sur terre. Je ne voulais pas naître. Je n’aime pas vivre dans la matière… » sont fréquentes. Il n’est pas évident pour un esprit d’incarner un corps tridimensionnel. L’espace, plus ou moins étroit selon notre conscience, prendra de l’expansion au fil de notre évolution.

Au fait, est-ce que j’habite vraiment en conscience, ses moindres recoins?

Suis-je en harmonie avec chacune de ses parties (corps, âme, esprit, personnalité)?

Suis-je à l’aise de me déplacer, de bouger, de danser? Suis-je souple et mobile?

Est-ce que j’habite ce corps à sa pleine et juste grandeur?

Ce véhicule est-il fiable dans l’action au quotidien? Répond-il à mes demandes?

Est-ce que je lui accorde soin, attention, respect, douceur, tendresse?

Suis-je bien dans ma peau ou la honte se cache-t-elle dans un coin?

Connaissez-vous l’exercice du miroir dans lequel, nu, on se regarde de la tête aux pieds? Hier soir, j’y ai vu une partie de mon anatomie que je n’aime vraiment pas. Même si mon entourage perçoit cet aspect différemment, l’émotion que je ressens demeure. La chirurgie n’y pourrait rien et, de toute façon, elle ne fait pas partie de mes choix. Rien à faire; je ne peux améliorer la situation, et la comparaison avec les autres m’est facile. Je m’endors doucement sur ce ressenti.

Ce matin, une connaissance m’envoie un courriel intitulé : Les mois des belles femmes. En voici deux passages : 

LA BEAUTÉ D’UNE FEMME
La beauté d’une femme n’est pas dans les vêtements qu’elle porte, l’image qu’elle projette ou la manière dont elle se coiffe.

La beauté d’une femme se voit dans ses yeux parce qu’ils sont la porte d’entrée menant à son cœur, là où l’amour règne.

La vraie beauté d’une femme se reflète dans son âme.

C’est son bagage qu’elle donne avec amour, et la passion qu’elle démontre.

La beauté d’une femme, avec les années qui passent ne fait que grandir.

Merci Brigitte. Quel beau clin d’œil de la vie! Ce message vaut pour les hommes aussi!

À la fois véhicule et temple, le corps est l’intermédiaire entre l’esprit et le monde de la matière. Il offre des moyens d’expression privilégiés par le mouvement, la danse, le chant et la possibilité d’expérimenter l’environnement par les sens.

Les limites du corps physique ne sont qu’illusions. Vivre des milliers d’années avec le même corps est possible, pouvons-nous lire. C’est bien beau, mais j’en demande l’expérience; trop abstrait ou lointain pour moi. Pour saisir une compréhension ou intégrer une transformation, je dois l’expérimenter dans mon corps physique. Les transformations passent par différents niveaux, pour finalement s’achever dans le plan physique, sans quoi le processus demeure incomplet.

Dans la vie de tous les jours, j’aspire à incarner l’illimité. J’ai du pain sur la planche pour quelques années à venir (autre illusion)! Dans les faits, avec l’expérience de mes cinquante tours de soleil, j’entreprends de réaliser de plus en plus de choses avec de moins en moins d’efforts. Deux ingrédients indispensables… le cœur et l’intention. Si le cœur n’y est pas ou si l’intention n’est qu’au service du moi personnel, peine perdue.

Je trime dur, c’est vrai, tout en étant très à l’écoute. Plus j’utilise mon corps, et plus il me fait découvrir par ses inconforts, ses douleurs parfois, de quelle façon je suis en déséquilibre. Postures et respirations justes font que l’énergie circule librement et les limites du possible sont repoussées.

J’agis par priorités et j’y mets toute mon énergie.

L’activité est nouvelle? Dans le calme, nous savons quoi faire.

La tâche est compliquée? Dans le calme, nous savons comment la réaliser.

L’épreuve est exigeante? Dans le calme, un pas à la fois, nous pourrons l’exécuter.

Doit-on agir seul? Dans le calme, nous connaissons le moment de demander de l’aide.

Finalement, j’aurai à peine effleuré le corps… du sujet. Il y aurait tellement à approfondir : la relation avec l’argent, les choses… Pour l’instant, je tente de ressentir; tout ressentir pour expérimenter la présence en conscience.

L’amour de soi

Le connaissez-vous? Il est difficile du jour au lendemain de changer la façon de s’estimer pensez-vous! Vous avez raison! En pensant de cette manière, ce n’est pas pour bientôt cette transformation. Je vous rappelle que ce sont vos pensées qui ont tous les pouvoirs.

C’est seulement quand l’amour de soi prime que la lumière des sentiments illumine une décision.

L’amour de soi donne des ailes, du courage et la force de passer par les pires stratégies que l’autre utilisera pour vous garder sous son emprise ou encore vous faire du mal. Parfois le chantage sera son arme de défense, l’argent est l’ennemi numéro un d’une séparation. La guerre est déclarée et c’est celui qui s’aimera par-dessus tout qui en sortira grandi.

Il laissera l’autre en dépit de ses menaces pour se faire une nouvelle vie. En commençant par vous aimer, vous réaliserez comme c’est merveilleux de vivre dans la paix de son cœur, dans un environnement tranquille et de pouvoir se surpasser même si parfois les situations sont assez pénibles. Le bonheur a un prix, celui de la paix intérieure et aussi extérieure. Comment voulez-vous vivre heureux entouré de vibrations négatives de toutes sortes?

Je vous en parle en connaissance de cause, car je suis passé aussi par cette expérience. Je suis un grand passionné dans la vie. Tout ce que j’entreprends commence avec la passion. N’est-ce pas la première énergie qui émane au début d’une relation? Ho! Combien j’en ai souffert de ce manque d’amour. Je donnais à sens unique.

C’est seulement quand j’ai réalisé que je m’étais oublié pendant toutes ces années, que j’avais oublié l’amour de moi au profit de l’autre que ma vie a basculé. Quelle surprise! Du jour au lendemain sans guerre d’intérêt, sans méchanceté, j’ai repris ce qui m’appartenais onze ans passés : l’amour de MOI. Vous savez pourquoi je l’ai fait? C’est pour la personne la plus importante, celle avec qui je vivrai toute ma vie. MOI.

C’est seulement à compter de ce jour que j’ai commencé à savourer le véritable bonheur de vivre, d’aimer. Prendre mes propres décisions, accepter seulement ce qui me convient, faire ce qui me plaît et ça en tout temps. Je ne fais jamais de compromis avec moi-même.

En amour, les histoires négatives sont de loin des drames que nous aimerions éviter, mais en général chacun a la sienne. Nous rêvons tous d’un amour parfait dont la magie perdure à tout jamais et comme une mauvaise surprise, on se rend compte de l’évidence. L’autre ne nous aime plus ou c’est nous qui avons perdu avec le temps ce grand sentiment que nous avions entretenu pendant des années.

Mille et une raisons peuvent être en cause. La passion des débuts s’est transformée avec le temps en d’autres sentiments, car l’autre a laissé sa personnalité, exprimé son caractère. Ses défauts se sont imposés à votre personnalité et vous avez dû apprivoiser la situation, ajuster vos conditions de vie pour ce nouvel amour. Peu importe ces défauts, les négociations sont possibles en amour en autant que cela ne ruine pas l’amour de soi.

S’il existait un baromètre pour évaluer les sentiments de chacun, ce serait merveilleux. On pourrait dire qu’à l’adolescence on aime à 100 %, c’est l’âge où le sentiment de l’amour est à son plus fort. En vieillissant, ce n’est pas qu’on aime moins, mais on aime différemment.

Je vous propose de faire cet exercice qui certainement changera votre vision à votre égard. Prenez plusieurs jours à le faire et faites-le en toute honnêteté envers vous-même.

Prenez une feuille vierge recto/verso. D’un côté, inscrivez vos qualités et de l’autre vos défauts. Quand je dis qualités, cela implique bien les traits de la personnalité et non les éléments physiques que vous aimez ou détestez de votre personne. Comme votre sourire, vos yeux, votre corps, etc., ceci n’étant que des atouts à votre personne.

Le même exercice peut se faire à l’égard d’un partenaire de vie quand on pense à mettre fin à une relation de couple et que notre jugement est troublé par ses comportements étranges ou des changements de sa personnalité qui nuisent à notre évolution. Attention, l’amour nous porte parfois à inscrire beaucoup de qualités, mais un désaccord avec le moi profond ressenti à répétition révèle souvent un pardon trop facilement accordé par amour.

« Le bonheur est en nous, c’est à nous de le concrétiser. »

L’amour

L’amour a été écrit, chanté pour exprimer une émotion qui fait rêver
On a partagé, expérimenté à chacun sa façon l’expérience sacrée
Des bonheurs d’émotions troublantes dans l’espoir qu’ils perdurent
On a jubilé et cru en cet amour pour qu’il dure.

Un sentiment, une force, une mystérieuse énergie
Chimie vibratoire produisant des sensations
La cause d’une grande variété d’émotions
Espérant que l’amour, c’est pour la vie.

La vibration d’amour concrétise la magie du rêve
L’amour grave des empreintes énergétiques chez son penseur
Il imprime des souvenirs heureux, rare est le cœur qui en fait la grève
Une expérience malheureuse laisse parfois des traces de peurs.

L’amour est un idéal que nous envisageons
La réalité du présent qui est devenue une passion
Pour être aimé et attirer l’amour, il faut avant tout s’aimer
L’estime de soi est le reflet des personnes équilibrées.

Être aimé représente un retour de complicité
Aimer, c’est le don de soi, c’est aussi la fidélité
Être aimé, c’est une richesse inestimable
Aimer, c’est s’offrir un bonheur enviable.

L’amour de soi est un sujet presque tabou
On s’oublie pour l’autre, le sacrifice en est le prix
L’amour de soi est de passer en premier et avant tout
S’aimer, c’est immortaliser son énergie.

Arrêter de se juger, se critiquer, de s’analyser au profil des autres
Prendre sa place est celle qui vous revient de droit
Se faire plaisir et passer à l’action en sont la loi
Pourquoi s’oublier toujours pour les autres.

Toute une vie passée à aimer en s’oubliant
Où en êtes-vous maintenant
La bonté et la générosité en ont pris la place
Votre estime de soi a fondu comme un bloc de glace.

Maintenant n’est-il pas le moment de passer à l’action
Cette action que vous reportez depuis si longtemps
Vous apprécierez les grandes joies de cette décision
Comme le bonheur des premiers pas d’un enfant.

La personne la plus importante, c’est vous
Celle qui prime avant tout
Vous êtes à la fois l’amour et l’aimé
L’accepter, c’est de décider.

Vers une médecine de l’âme

La rencontre d’un maître

Il me fait plaisir de vous présenter dans cet article un maître spirituel, le Dr Zhi Gang Sha, un scientifique et un grand sage réunis en une personne.

Qu’est-ce qu’un maître spirituel maîtrise au juste? De quelle nature est cette maîtrise spirituelle? Depuis quelques années déjà, les sciences pures et dures, notamment la physique, nous donnent une réponse : il maîtrise le champ de conscience unifié, c’est-à-dire le champ universel cosmique que la physique quantique appelle le champ quantique (Quantum Field).

Étant dans un cheminement de conscience depuis belle lurette comme beaucoup parmi vous, je cherchais à comprendre les différentes facettes de ce qu’on appelle la guérison : le plan physique, émotionnel, mental, spirituel. Dans les années 90, je participais à une étude clinique sur la guérison à distance (Remote Healing) organisée par des chercheurs d’un centre hospitalier à San Francisco. L’étude, qui se déroulait selon les normes très strictes d’expérience clinique, révélait clairement que les interventions à distance contribuaient d’une manière significative au bien-être des patients atteints de sida. À l’époque, aux yeux de certains scientifiques, cette étude était considérée une aventure « flyée ».

Aujourd’hui, dix ans plus tard, il est à la mode de se référer à la physique quantique, au champ unifié, au point zéro, à la non-localité et aux découvertes des cinq dernières années en neurosciences. Elles ont révolutionné notre perception de nous-mêmes, de nos forces insoupçonnées en tant qu’humains et notre conscience du cosmos. L’étude du phénomène de la guérison est enfin sortie de l’obscurité du placard où elle avait été reléguée. Les recherches scientifiques récentes invitent la médecine traditionnelle à faire le saut quantique dans une conception nouvelle de l’être humain et de ses forces de guérison : reconnaître l’interdépendance de tous avec tous, la signature d’une énergie universelle qui nous relie, du plus petit insecte, du grain de sable aux galaxies lointaines et autres univers.

Comment appartenons-nous à cette énergie universelle devant laquelle on pourrait se sentir infiniment petit et impuissant? Comment activer nos forces endormies d’autoguérison de manière simple? Ces questionnements m’ont guidée vers la lecture de Power Healing.

La rencontre personnelle avec Dr Sha et le début de ma formation avec lui, m’ont permis d’assembler les morceaux manquants du puzzle. De manière très simple et presque nonchalante, il communique les grandes sagesses millénaires des principes de santé et de guérison : soigner l’âme d’abord et la guérison des autres corps s’ensuivra. Power Healing donne préséance à l’âme sur l’esprit et à l’esprit sur la matière. Selon le Dr Sha, toute maladie est causée par des blocages de nature spirituelle. Bien que lui-même élevé dans la tradition bouddhiste, il n’adhère à aucune dénomination religieuse. Ses enseignements s’adressent à tout le monde, plaçant le Divin comme force universelle au-dessus des diverses croyances historiques.

La médecine de l’âme fait appel à la puissance de l’énergie de l’amour, de la compassion, de la lumière et du pardon. Avec Power Healing, Dr Sha unifie les principes de guérison connus dans un système puissant, simple et praticable. Soul Mind Body Medecinetm combine l’essence de la médecine occidentale et les secrets ancestraux de la médecine chinoise traditionnelle. Les quatre principes de toute guérison sont la puissance du corps, la puissance du son, la puissance de l’esprit et la puissance de l’âme.

Ses enseignements ont leurs fondements dans la médecine de l’espace intercellulaire du nom de Body-Space Medecinetm. Le principe est simple : les cellules actives irradient de l’énergie qui crée un champ de force. L’énergie d’un même type de tissu par exemple, forme un champ caractéristique autour de ce tissu. Chaque organe possède son champ d’une densité distincte des champs des autres organes. En physique, la théorie des champs dicte que l’énergie circule du champ d’intensité plus faible pour s’équilibrer. Dans le corps, les champs d’intensité élevée sont dus à l’hyperactivité cellulaire qui crée un trop-plein d’énergie. L’inflammation, les douleurs, les raideurs, les tumeurs sont des indicateurs des champs d’intensité élevée.

Les émotions fortes créent l’énergie excessive qui s’accumule et bloque l’espace entre les cellules. Par exemple, si vous avez tendance à vous fâcher, les cellules du foie vibrent plus fortement. Un champ de forte intensité se forme autour du foie qui inhibe les champs des autres organes : cette énergie excessive peut diminuer l’appétit ou provoquer des douleurs, l’indigestion ou des sensations de brûlures d’estomac, par exemple. Les champs de faible intensité contribuent à une réponse immunitaire affaiblie, à la fatigue, et au ralentissement d’activité organique.

Vu des yeux du maître, c’est toujours simple : l’énergie est soit bloquée ou elle circule librement, peu importe le nom que la médecine donne à la condition ou à la maladie. Que les causes soient la peur, la dépression ou l’anxiété, l’âme a toujours préséance sur l’esprit et l’esprit sur la matière. Le maître ne se perd pas dans les détails de l’anatomie émotionnelle. Le principe reste le même : la clé de toute guérison se trouve au niveau de l’évolution de l’âme. Vous voulez développer votre potentiel spirituel pour obtenir un doctorat en sciences de l’âme? Le Dr Sha nous le répète inlassablement : pour augmenter votre puissance, devenez serviteur de l’humanité! Pas besoin d’être Mère Teresa ou St-Augustin. Apprenez à concentrer votre mental sur les énergies de l’amour, de la compassion, du pardon et de la lumière, envers vous-mêmes et les autres.

« L’amour fait fondre les blocages, la compassion donne de la force, la lumière guérit et bénit, le pardon apporte la paix. »

Le message clé de Power Healing est : « Je suis capable de me guérir. Vous êtes capables de vous guérir. Ensemble, nous pouvons guérir le monde entier ».