Le rêve et la communauté

Êtes-vous heureux de vivre là où vous êtes, ici et maintenant? Peut-être préfériez-vous quitter cet endroit dès aujourd’hui et courir vers un endroit où vous avez vécu par le passé? Je me souviens lorsqu’une amie a divorcé que, nostalgique durant toutes les années de son mariage, elle est déménagée dans son patelin natal. Elle en avait tant rêvé! Après trois mois, elle s’est tellement ennuyée qu’elle est revenue à son point d’origine, n’ayant plus aucune amie intime y vivant. La vie ayant bien changé, les membres de sa parenté étaient aussi tous occupés à leur famille respective et à leurs nombreuses activités.

Le passé doit être apprécié et béni pour ses moments intenses, mais la vie ne fait jamais marche arrière et surtout elle ne stagne pas. Rien n’est permanent. On avance. Pourquoi ne pas être humblement reconnaissant des grâces divines dont nous avons joui hier faisant ainsi place à encore plus de joies dans le futur? Le détachement se vit un jour à la fois, permettant à ce merveilleux passé de nous transformer puis de revenir un jour sous un déguisement différent. C’est ce que l’on appelle vivre son moment présent.

Si vous ne pouvez être heureux là où vous êtes maintenant, inutile de quitter, vous ne le serez pas davantage ailleurs! Le bonheur possède une référence intérieure; il n’est pas dépendant de ce qui se passe à l’extérieur. Une prière dit : « Donne-moi la sérénité d’accepter les choses que je ne peux changer, le courage de changer les choses que je peux et la sagesse d’en connaître la différence. ». On ne peut pas changer la mentalité d’une communauté, de la population d’une ville ou l’apparence d’un paysage, toutefois on peut modifier la sienne, sa mentalité, et réviser sa perception personnelle pour que la vie soit plus agréable au fil du quotidien. Vos rêves peuvent vous y aider. Pourquoi ne pas inscrire dans votre journal intime ce soir : Cette nuit, mon rêve m’aide à trouver du bon et du beau dans ma communauté, mon entourage, ma famille, etc.

On peut toujours poser un regard neuf sur un paysage ou un environnement. Un vieux dicton dit aussi : « Si tu ne peux faire ce que tu aimes, apprends à aimer ce que tu fais». Et quand nous y parvenons avec succès, c’est à ce moment que se produisent les miracles : la situation disparaît, notre beau désir commence à prendre forme et est attiré à soi.

Quand une ouverture est créée dans sa conscience pour accepter un changement, des actions doivent quand même être produites en vue d’une amélioration pour le bien du tout, mais en demeurant détaché des résultats. Nul n’est à blâmer de vouloir améliorer son sort! Cela demande de la patience et de la tolérance, vertu qui n’est pas une force chez moi, je dois avouer. Je me rappelle avoir ressenti une grande insatisfaction jadis dans mon milieu syndical. J’ai critiqué certes, mais tout en apportant des suggestions pour solutionner certains problèmes. Je l’ai fait durant des années jusqu’au jour où, je ne sais trop comment, des personnes ont justement réalisé ce projet pour lequel j’avais tant dépensé d’énergie. Mon beau désir fut réalisé d’une manière insoupçonnée. C’est à ce moment que j’ai eu un rêve de nuit qui me montrait que, maintenant que la bataille était gagnée, il était temps de me retirer, la lutte était terminée. Ce n’est pas moi qui ai reçu les crédits pour cette réalisation, peu importe,t pourvu qu’il ait vu jour afin que l’ensemble des membres en bénéficie.

Parfois, pour oser être soi, il convient de sortir de la conscience sociale, ce qui représente un défi de taille pour plusieurs d’entre nous. Nous cherchons souvent l’approbation d’autrui et voulons être aimés. Les messages véhiculés dans les médias de masse par nos gouvernements et le monde des affaires nous entraînent dans la roue du hamster dont il n’est pas aisé de débarquer. On nous impose plus ou moins subtilement un discours social pour nous dire comment penser, une mode vestimentaire, des comportements de consommation, des façons de s’alimenter, bref, nous nous croyons libres alors que tant de pièges nous guettent sournoisement et finissent par l’emporter. Heureusement, nos rêves veillent sur nous, n’hésitant pas à nous éveiller quand nous allons à l’encontre de nos valeurs et de nos convictions profondes. Le sentiment, dans ce messager onirique, dérange et oblige à un arrêt, à une réflexion.

Ensemble, nous formons un bien que chacun soit unique et une loi en lui-même. Voilà pourquoi l’action commise par l’un ne génère pas le même résultat que chez le voisin. Même si le rêve permet la connaissance de soi, il est aussi la liaison à l’humanité toute entière par le biais de l’inconscient collectif. Le rêve peut effectivement permettre de communiquer les uns avec les autres. La télépathie fait partie de notre héritage divin et elle est accessible à celui qui invite courtoisement une âme à le rencontrer. Ce soir, pourquoi ne pas tenter une expérience en ce sens?

L’héritage de la naissance

Plusieurs croient que le nouveau-né n’est plus ou moins qu’une quantité de photoplasme, qui sent peu, qui n’entend rien et qui réagit peu ou pas du tout à son environnement. C’est tout à fait le contraire : il a une « vitrine sensorielle » qui lui permet de réagir comme il ne le fera sans doute jamais plus… expérimentant la vie sans le voile des idées.

La plupart de nous ne comprenons pas l’agonie du nouveau-né, même si celui-ci pleure ou crie « à fendre l’âme ». Le traumatisme de la naissance ne peut être imaginé. Il faut le revivre pour savoir la douleur endurée pendant des heures par des contractions massives. Imaginez que vous êtes pris dans un canal étroit (si vous êtes mal dans un tunnel, c’est un retour à votre naissance) où vous devez pousser ou être poussé par quelqu’un. Imaginez être suffoqué par un anesthésique puissant qu’on a donné à votre mère (vous n’avez qu’à vous rappeler votre peur d’aller en salle d’opération et voilà une résurgence de votre naissance) : imaginez que vous combattez pour avoir de l’air (le vertige ressenti en haut d’une tour). Imaginez qu’on vous étire sans cérémonie par des forceps autour de la tête, ensuite qu’on vous tient tête en bas, dans une pièce froide, une tape vigoureuse sur le fessier, que vous êtes donné à un étranger qui vous ouvre la bouche pour y faire entrer un tube pour dégager les muqueuses et pour finir le plat, qu’on vous enlève à la seule personne que vous connaissiez par un senti qui ne s’exprime pas. Que ce soit pour une minute ou plusieurs heures, cette séparation semble interminable (pensez à toutes les fois que quelqu’un vous quitte après une visite et le vide que vous ressentez). Tous les bruits, toutes les perceptions sont agressantes. Aucun bébé n’est capable d’intégrer ou de digérer cette douleur traumatique. C’est pourquoi tout le processus de naissance de la conception à la naissance peut être le fondement pour toute maladie physique et/ou mentale.

Nous savons maintenant que le traumatisme de la naissance est engravé dans le système nerveux en développement du nouveau-né. Cette empreinte détermine toutes ses réponses physiologiques et neurologiques, formant la personnalité et le type physique, et dirigeant également le type de pathologie physique et/ou mental développé ultérieurement. Que nous soyons des voyageurs invétérés, des travaillants compulsifs, des fumeurs, des outremangeurs, des alcooliques, des asthmatiques; que nous soyons du genre agressif et ambitieux ou soumis et pessimiste, que nous soyons enclins à développer un cancer, un ulcère, l’épilepsie, une névrose ou une psychose, pourrait être prédéterminé, non seulement génétiquement, mais par l’expérience de nos premières heures de vie.

Ultimement, c’est l’état de santé de la mère, ce qu’elle vit et comment elle le vit, la sorte de personne qu’elle est physiquement et psychologiquement, qui « façonne » le développement de son enfant. Ce n’est pas juste son comportement ultérieur avec son bébé, mais bien les changements chimiques dans la matrice de la mère qui seront imprimés dans le fœtus qui se développe via la circulation sanguine. La grossesse de la mère et l’expérience de la naissance dictent à 85 % comment nous agissons et réagissons pour le reste de nos jours. Donc en admettant que la mère souffre d’une névrose particulière, elle la transmettra à son enfant. D’ailleurs, dans des études sérieuses menées partout dans le monde, on a pu démontrer que plusieurs caractéristiques, traits de personnalité et prédispositions physiologiques qu’on définit parfois comme héréditaires sont des transmissions intra-utérines, comme par exemple la maniaco-dépression.

Même quand il s’agit de prédispositions héréditaires qui ont résidence dans une famille, comme dans le cas des allergies, c’est souvent la qualité de l’environnement dans le placenta qui déterminera si les allergies se manifesteront ou pas.

Qu’on se le dise : la naissance est un combat de vie ou de mort qui occasionne la « dissociation », parce que l’expérience de naissance force l’enfant à entrer en action pour contrer la douleur. Le fait que la naissance soit un acte non verbal explique pourquoi aucune explication, aucune technique de conditionnement ne peut changer l’expérience originale. Parmi les différents liquides du cerveau, l’ocytocine, produite en grande quantité au moment de l’accouchement, contrôle le rythme des contractions de l’utérus pendant le travail. C’est en fait cette substance affluant dans la circulation sanguine de l’enfant qui provoque l’amnésie chez les nouveaux-nés. Par contre, la capacité de retrouver ce souvenir, est, quant à elle, liée à la production naturelle de l’hormone adréno-corticotrophine, qui, elle, aide à fixer les souvenirs, ce qui explique pourquoi tant de souvenirs intra-utérins sont centrés sur des événements perturbants ou traumatisants. Cette hormone dégagée par la mère, en situation de peur ou de tension, se répercute sur son enfant.

Ce qu’il faut savoir, c’est que si l’expérience elle-même n’est pas débusquée, elle demeure fixée, immuable et figée dans le temps. C’est ce qui ressemble le plus à une « machine » dans notre corps. Comme le système nerveux du fœtus est « naïf », ses mécanismes de défense ne sont pas en opération et ne peuvent donc l’aider à « désensibiliser » la haute charge physique et émotive du traumatisme de naissance. Lors de la naissance, tous les efforts du système du bébé sont dirigés vers la survie. C’est littéralement une « tempête électrique » qui reste comme tension résiduelle pour toute sa vie. Comme l’empreinte est encodée profondément dans le système nerveux, l’expérience liée à la naissance aura des répercussions de « répétons » les expériences encodées. Aussi surprenant que cela puisse paraître, ce n’est qu’en revisitant et en revivant un événement traumatisant que nous pouvons « l’intégrer » pour en désactiver la charge. Comme l’expérience de naissance est une mémoire corporelle, nous avons tous des déclencheurs occasionnels de cette expérience

Premier bain de mère

Deux embryons avaient décidé de se séparer 3 jours après qu’un ovule de leur mère fut séduit par un spermatozoïde de leur père.  Au début du chemin, dans la trompe de l’utérus, ils avaient habité le même œuf pour ensuite choisir de se diviser en deux afin de continuer cette aventure humaine.

Deux individus accrochés au même bout de gras, mais qui auraient chacun un chez-soi.

À ce stade de développement, ils avaient opté pour un placenta commun et deux poches amniotiques.  Le placenta représente ce qui nous ancre au ventre de notre mère, une sorte d’attache terrestre nourricière à travers laquelle se font tous les échanges vasculaires.  La poche des eaux qui contient le liquide amniotique nous rappelle le ciel, comme dans un espace sidéral aquatique dans lequel nous flottons pour nous protéger des variations de température et des chocs.  Ces deux fœtus avaient préféré avoir le même fournisseur d’énergie, mais chacun leur piscine!

Une fois sur trois, cela se passe ainsi dans les grossesses gémellaires.  Les deux embryons tout heureux s’amusaient à découvrir la vie subaquatique en se faisant de belles mimiques.  Ils buvaient spontanément l’eau de cette piscine originelle, dans laquelle ils urinaient, pratiquant ainsi l’Amaroli comme une urinothérapie instinctive.  En voyant leur sourire béat, on imaginait qu’ils avaient déjà beaucoup de plaisir à faire pipi dans l’eau!

Toute la famille faisait des yeux ronds devant l’échographie où deux cœurs bien distincts battaient déjà au petit matin de leur vie.

Deux jumeaux transfuseur-transfusé

Le ventre de la maman s’arrondit avec le temps sans qu’elle ne se doute de ce qui se passait dedans.  Un étrange réseau de vaisseaux se développait sur le placenta qui les reliait à leur mère, telle une toile vasculaire dans laquelle la circulation se fit à sens unique, d’un embryon vers l’autre.  Une sorte de perfusion automatique qui aboutit à un développement inégal des deux fœtus.

Un des jumeaux devint le transfuseur et dans ce rôle de donneur cessa de grossir.  Sa piscine se vida au profit de l’autre et sa vessie ne se développa pas puisqu’il n’avait pas beaucoup d’eau à boire et donc peu de liquide à uriner.  L’autre, le transfusé, reçu au contraire beaucoup de liquide et sa poche des eaux commença à gonfler, ce qui obligea sa vessie à devenir de plus en plus grosse pour évacuer toute cette eau.

Devant l’échographie, plus personne ne sourit, car il est évident que la vie ne pouvait durer ainsi.  Les jumeaux transfusé-transfuseur réussirent à survivre grâce aux soins techniques de la médecine, mais personne ne pouvait expliquer pourquoi deux êtres si proches pouvaient se vampiriser de la sorte.

Devenus grands, les deux enfants reproduirent le comportement de leur survie utérine.  Celui qui avait une belle vessie, prenait toute la place, et en urinant souvent, il marquait son territoire comme le fait le chat ou le chien de la voisine.  Il savait ce qu’il voulait, affichait ses désirs au travers des marques vestimentaires ou des objets de décoration.  À force de trop vouloir montrer qui il était, il faisait parfois de la rétention d’eau par fidélité à son programme in utero.  L’autre, plutôt sec, avait un air chétif qu’il cachait à l’ombre de sa vie et ne semblait pas pouvoir jouer son rôle.  Vu de l’extérieur, on ne pouvait imaginer que c’était en fait lui qui donnait sans cesse.  Pourtant, c’est ce qu’il avait appris dans le ventre de sa mère.

Un jour, le jumeau plein d’eau mourut.  L’autre tout sec, sentit tout à coup un vent nouveau, inexplicable, car il aurait dû au contraire, être effondré par la perte de cet être aimé.  En fait, il se sentait revivre, comme si tout à coup cette transfusion inconsciente qui durait depuis si longtemps, venait de cesser pour le libérer de cet enchaînement.  Les vases communicants n’avaient plus raison d’être, laissant le survivant dans un état de nouveau-né qui n’avait plus de problèmes d’eau.

Combien de couples de la vie peuvent se reconnaître dans ces échanges toxiques?  Couple parental, amical ou marital, association professionnelle peuvent être vécus dans cette circulation à sens unique qui aboutit au vide de l’un et au trop-plein de l’autre.  Ces mémoires d’eau du premier bain de mère sont inscrites en nous, parfois sous forme d’un jumeau que l’on s’invente, par nécessité d’avoir quelqu’un qui nous transfuse ou pour pallier à une incapacité de vivre sans l’autre.  Cet autre peut être aussi un jumeau mort dans le ventre de la mère sans qu’on ne s’en rende compte.

Ceux qui prennent beaucoup de place en retenant beaucoup d’eau, survivent peut-être par transfusion inconsciente d’un être imaginaire ou réel qui se sacrifie pour eux!  Une sorte de dépendance à l’eau…

Nauséabonde…

Il y a sept ans, j’ai commencé à me poser des questions concernant la surconsommation et ses effets sur l’environnement. En tant qu’artiste écologique passionnée par la nature, je me spécialise vers les ressources oubliées, nos poubelles!

Nous nous trouvons à un moment de l’histoire où nous changeons notre téléviseur, notre ordinateur, notre réfrigérateur, notre four à micro-ondes et tous les appareils de notre quotidien non pas parce qu’il ne fonctionne plus, mais seulement parce qu’ils ne vont plus avec l’esthétisme de notre cuisine ou la performance de notre poste de travail. Nous possédons tous ces choses et dans quelques années, nous allons les remplacer par des appareils plus avancés, plus design. Nous ne réparons plus parce qu’il est plus économique d’en acheter un nouveau, plus beau.

Nos ménages produisent sans relâche des tonnes d’ordures. Celles-ci forment un amas considérable de résidus, une sorte de grande salade composée de matériaux de toutes sortes, de matières organiques et de déchets dangereux. Lorsque la pluie, le soleil et le temps agissent, l’eau de pluie s’infiltre dans la mixture, emportant sur son passage les composantes contaminées, ce qui crée un liquide visqueux, le lixiviat. Une sorte de vinaigrette qui coule à travers les détritus et s’assaisonne de diverses substances toxiques… Pensez aux répercussions sur la santé!

Les objets que nous consommons, une fois jetés ne disparaissent pas! Même si nous croyons nous en être débarrassé en les abandonnant sur le bord des routes ou au dépotoir… Ils existent encore! Nos détritus et vieux appareils ne se trouvent pas si loin de nos maisons, même s’ils sont bien cachés dans des sites d’enfouissement. Ils sont empilés à des endroits, à l’abri de notre regard, mais tellement près des lacs, des sources d’eau potable, des rivières, des animaux sauvages ou d’élevages, des cultures et des forêts dont nous dépendons tous.

J’aimerais susciter une réflexion par rapport à notre responsabilité face à ce que nous consommons parce que, en fin de compte, tout ce que nous achetons devient des déchets qui constituent en fait des ressources réutilisables, des déchets-ressources ou, plus communément, des matières résiduelles. Il me tient à cœur de remettre en question ce qui est important, ce qui est sacré, l’esprit des « choses », le sens mystique de nos objets que nous vénérons chaque jour et reléguons aux ordures si facilement.

À titre personnel, je m’efforce de changer mes mauvaises habitudes et d’adopter un comportement de plus en plus conscient. Je dis « effort » parce qu’il est essentiel d’agir en vue de créer des changements au sein de nos collectivités. Il faut comprendre qu’il est important de se responsabiliser face à ses actions et ses choix de consommation.

Nos valeurs ont dérivé vers un monde de sacs de plastique à usage unique où les liens essentiels avec l’environnement ont fondu dans l’insouciance et l’indifférence.

Je jette et je rejette cette idée!

En plus de diminuer sa consommation et de participer au réemploi et au recyclage, le compostage des matières organiques provenant de nos cuisines s’avère être une initiative accessible à tous. Personnellement, je pratique le lombricompost dans mon appartement. J’ai adopté une communauté de vers rouges qui gobent jour et nuit : pelures de banane, poches de thé, trognons de brocolis, cœurs de pomme, etc. Les vers sont plutôt tranquilles comme animaux de compagnie; ils ne demandent pas la porte pour se soulager, ne nécessitent aucune médaille et fournissent un humus riche d’amour!

Viendra le jour où la majorité d’entre nous prendra le temps de repenser ses habitudes et ses priorités afin de ramener leur consommation à un niveau respectueux envers notre Terre…

Soyons conséquent!

Vivre ma vie comme une aventure!

Vous êtes-vous déjà posé ce genre de questions :
– Qui suis-je?
– D’où je viens?
– Quel est le sens de ma vie?
– Qu’est-ce que je fais ici?
– Pourquoi toute cette souffrance?

Moi oui!

Depuis 20 ans, je cherche des réponses à ces questions. J’ai commencé par explorer la naturopathie, l’énergie, la spiritualité, l’écologie, et finalement, le journal créatif. D’ateliers en formations, de découvertes en compréhension, de réponses qui m’amenaient à d’autres questions, toute cette recherche est devenue ma passion. Et cette passion m’a transformée, je dirais même qu’elle m’a métamorphosée.

Aujourd’hui, je me sens vivante, en paix. La vie m’émerveille à chaque instant. Mon chemin est devenu une aventure fabuleuse et je me surprends souvent à sourire en pensant à Indiana Jones et en me comparant à lui. Maintenant, je m’amuse avec tous ces instants, grands ou petits qui font ma vie.

Ne croyez pas que j’ai décidé de ne mettre que des lunettes roses!

Ne croyez pas non plus, qu’il ne m’arrive plus rien de désagréable!

Mais ma façon d’aborder ces événements a changé. Ma vision des choses a changé et ces passages difficiles sont devenus des occasions d’apprentissage dont je surveille la venue. Une image me vient à l’esprit quand j’y pense. Je me vois me frotter les deux mains l’une contre l’autre en me disant : « Ha, ha! Je t’attends la vie, quel défi à dépasser vas-tu m’apporter cette fois-ci? ».

Comme Indiana Jones, quand cela m’arrive, je cherche des solutions, j’explore les façons de traverser ce passage difficile du mieux que je peux. Je ne m’attarde pas à blâmer qui que ce soit, même pas moi-même. Je me dis : « Bon! C’est arrivé, qu’est-ce que je fais avec ça? Comment puis-je m’organiser pour aller de l’avant et faire au mieux pour toutes les personnes concernées et pour moi-même? Qu’est-ce que j’ai à apprendre de cette situation? ».

C’est dans ces moments-là que mon journal m’est bien utile. Si je suis en colère ou frustrée, j’écris, je dessine, je découpe ou j’arrache, je brûle aussi parfois. Si je suis triste, je pleure un peu, j’écris ma peine et puis je cherche mes solutions. J’essaie de comprendre et enfin, j’agis et j’avance, je vais vers la suite de cette merveilleuse aventure qu’est la vie.

Finalement, pour moi, la vie est devenue un jeu grandeur nature, un jeu de chaque instant. Le plaisir, le bonheur et l’amour sont devenus mes compagnons de route. Ce qui est merveilleux, c’est qu’en exprimant qui je suis à travers mes comportements et mes paroles, en osant dire ce qui se passe en moi, ce que je vis et comment je le vis, mes proches changent aussi, et c’est parfois tout aussi surprenant pour eux que pour moi. Point besoin de les convaincre ni de les changer! Cela se fait tout seul! Quand quelque chose ne va pas, je pose mon regard à l’intérieur de moi-même, je change ma vision de la situation, puis mon comportement et les choses changent autour de moi! C’est aussi simple que ça.

Alors oui! J’ai confiance en ma capacité de construire un monde nouveau en moi et autour de moi. Je sais par expérience qu’en changeant ma perspective, les choses se modifient autour de moi, qu’en établissant la paix en moi, elle s’étend autour de moi. Quand j’y pense, cela me remplit d’émotion et de gratitude et je ne peux que m’émerveiller devant la beauté de la vie et cette force qui m’habite. Pourtant, je me sens parfois bien petite devant l’immensité de la tâche à accomplir, car je réalise que ça ne s’arrêtera jamais, qu’il y a toujours à nettoyer, à transformer. Heureusement, le mieux-être qui m’habite maintenant me pousse à continuer, car je sais que cela en vaut vraiment la peine.

Mais encore! Comment maintenir cet équilibre entre mon être matériel et mon être spirituel, entre mon corps et mon esprit? « Fastoche! », dirait ma petite-fille!! Vivre l’instant présent! C’est ma phrase fétiche en ce moment. Mon mantra est « respire et sois présente ». Pas si facile que ça en a l’air puisque mon mental veut toujours aller ailleurs. Pourtant, je sais que c’est la solution pour faire grandir le Divin dans mon corps physique.

Être observatrice de ma vie à chaque instant.

Profiter du moment présent et de chaque leçon qu’il m’apporte.

Être ici et pas ailleurs, car c’est ici que Je suis, c’est ici que la vie se joue, c’est ici que l’aventure commence… ou continue, c’est ici que je me sens bien, heureuse et en paix.

Leçon d’âne ou d’âme?

Longtemps considéré comme le cheval du pauvre, accablé de toutes sortes de termes disgracieux, disparu de nos campagnes par manque d’intérêt envers lui, l’âne fut longtemps le mal-aimé des campagnes.

Depuis des millénaires, l’âne fait partie de la vie quotidienne des hommes. Il a et contribue encore au développement économique de certains pays (exemple la Somalie), il a été un travailleur important dans les mines et en zone rurale, il fait partie des symboles bibliques, a inspiré de nombreux poètes, etc.

Connaît-on vraiment cet animal en voie de disparition au Canada et au Québec?

La réponse est non bien entendu. Observez l’âne : des pattes bien ancrées sur le sol terrestre et de grandes oreilles dressées vers le ciel. Pour mieux vous entendre? Pas forcément… Les ânes sont en harmonie avec l’énergie terrestre et leur taux vibratoire est très élevé, l’âne viendra naturellement à la rencontre de votre âme.

Par méconnaissance, les gens vous diront qu’un âne est buté. L’âne cherche à comprendre avant d’agir. Il n’est pas impulsif et a besoin d’analyser les situations, de sonder la personne en face de lui, d’évaluer la capacité, votre capacité. Avant de vous accorder sa confiance, un âne vous obligera à travailler avec lui, il testera vos réactions. Quand le travail avec un âne se fait sur une base de respect mutuel et de communication, il est étonnant de voir à quel point l’âne peut donner au niveau affectif et émotionnel.

Dans nos sociétés, nous encourageons l’exercice physique et la marche est une des activités les plus populaires. Facilement accessible et ouverte à tous les groupes d’âges, la marche permet de dérouiller nos articulations. L’utilisation d’un âne en randonnée a certains avantages.

Tout d’abord d’un point de vue pratique, l’âne (équidé au dos courageux) va porter votre matériel de randonnée et soulagera ainsi votre dos. D’un point de vue relationnel, l’âne est un animal émotif et sensible qui va « sonder » votre âme. C’est un animal doux et calme, qui adore travailler avec l’homme, le susciter dans sa communication verbale et physique. Il n’aura aucune difficulté à comprendre vos peines, vos souffrances, votre état physique et il se fera un devoir de communiquer avec votre âme (au niveau vibratoire bien sûr) pour la soulager. Votre randonnée deviendra alors une marche de santé thérapeutique!

C’est une des raisons pour lesquelles, l’âne est utilisé en « asinothérapie » avec les personnes souffrant de troubles de comportement ou d’handicaps physiques, les personnes malades ou encore en réinsertion. Et pour le public en général, l’âne est une source de ressourcement à découvrir.

En Europe, cette activité populaire et de tourisme vert a énormément gagné en popularité et a permis la revitalisation de plusieurs villages.

Leçon d’âne ou d’âme? Une seule lettre différencie les deux, c’est peut-être la raison pour laquelle l’âne amène notre âme à se questionner sur nos émotions, valeurs et engagements sociaux. Un beau moment à partager seul, en famille ou en groupe en compagnie d’ânes!

Patterns, émotions et mémoires cellulaires

Une émotion est une vague d’énergie. Elle est sentie dans notre corps et nous affecte de toutes sortes de façons. D’abord, nous la ressentons, puis sans trop savoir pourquoi, elle semble diriger nos actions et nos pensées. Puis, afin que l’emprise de l’émotion ne nous affecte pas, nous choisissons souvent de la refouler. Pourtant, une émotion n’est qu’une vague d’énergie qui ne demande pas mieux que de passer à travers nous! Dans notre société, nous nous sommes fait dire de ne pas sentir nos émotions. On nous répétait que tout « et correct ». « Bien voyons, pourquoi tu te sens comme ça? » Nous avons donc « appris » à ne pas sentir nos émotions.

Quand nous laissons la vague d’énergie traverser notre corps, nous sentons tous une première émotion, puis une autre et nous parvenons enfin à un sentiment de vide, de néant, de peur, ou même de terreur… Les gens plus visuels peuvent voir un trou noir ou même un tunnel avec une lumière au bout… Une fois cet endroit traversé, un sentiment de paix intérieure, d’expansion, de liberté et de légèreté est ressenti. J’appelle cet endroit la source ou notre potentiel infini.

Si nous ne laissons pas cette vague d’émotion nous traverser, comme toute énergie, elle reste accumulée dans notre corps et les effets sur nos cellules sont grands. Les émotions pas complètement vécues ferment les récepteurs de certaines cellules, ce qui empêche celles-ci de communiquer normalement avec le reste du corps. À court terme, ce manque de communication des cellules peut créer des comportements involontaires, c’est-à-dire inconscients, aussi appelés mécanismes de défense, conflits ou « patterns ». À long terme, le manque de communication des cellules peut créer des maladies physiques.

Il est possible de libérer cette énergie en ressentant l’émotion enfouie et en la ressentant complètement, même si elle y est accumulée depuis des années. Si nous continuons à la refouler, le « pattern » associé à cette émotion continuera de guider notre vie inconsciemment. Quand elle est vécue pleinement, une émotion ne dure que quelques secondes ou quelques minutes. À tout moment dans notre vie, nous pouvons nous libérer de nos « patterns » et régénérer nos cellules en accueillant complètement nos émotions…

La seule chose qui nous sépare de notre liberté et de notre potentiel infini est la présence des mémoires cellulaires de nos émotions non vécues! Quand nous sommes libres de nos « patterns », nous pouvons vivre notre vie à partir de qui nous sommes aujourd’hui et non à partir de nos douleurs passées, nos ressentiments et des mécanismes de défense que nous avons élaborés, souvent dans notre enfance, pour nous protéger. À un moment de notre vie, ces mécanismes de défense nous ont servi à nous « protéger » afin de ne pas souffrir…

Malheureusement, plus souvent qu’autrement, ces mécanismes de défense qui nous étaient utiles dans notre passé peuvent facilement être devenus nocifs dans notre vie adulte. Ces mécanismes de défense ou ces « patterns » pouvaient nous supporter quand nous étions enfants et maintenant, en tant qu’adulte, ils peuvent nous « saboter » en nous gardant dans les mêmes zones de confort qui ne sont plus adéquates pour nous réaliser entièrement. En prenant quelques minutes pour ressentir les émotions qui sont présentes en nous, il est possible de se libérer de leur emprise et de redécouvrir la personne que nous étions avant que nos « patterns » prennent le contrôle de notre vie! Je vous invite à prendre le temps de vous asseoir et à écouter votre for intérieur pour en ressentir son potentiel infini!

Influence de l’équilibre émotionnel sur la santé

L’équilibre émotionnel joue un rôle capital dans la santé. Cet équilibre est assuré par une attitude mentale positive, la maîtrise personnelle, la recherche du calme et de la tranquillité de l’esprit. Comme naturopathe, j’explique souvent à mes clients l’importance de la relation entre notre réaction face à certains événements, nos émotions et notre santé physique.

Qu’est-ce qui nous fait perdre cet équilibre?
Durant les derniers mois qui terminent ce millénaire, je vous invite à vous questionner sur votre comportement. Vous reconnaissez-vous dans la description des symptômes suivants? :

Déséquilibre de la glande thyroïde
Avez-vous de la difficulté à exprimer vos sentiments, vos émotions? Avez-vous vécu un traumatisme qui aurait pu déclencher une émotion forte? Le déséquilibre de la glande thyroïde est souvent la conséquence de fortes émotions qui n’ont pas été exprimées comme le chagrin ou le ressentiment.

Fringales de sucre
Pouvez-vous identifier un manque, une dépendance qui pourrait déséquilibrer vos émotions et vous porter à manger des aliments sucrés? Le sucre apporte une douceur, une récompense. Notre éducation nous a appris que le sucre était une récompense : mange tout ton repas et tu auras du dessert – si tu es sage, tu auras des bonbons. Le pancréas est l’organe associé à la joie de vivre. Si l’on vit de la tristesse, si l’on vit beaucoup d’émotions qui enlève notre joie de vivre, il peut se manifester un déséquilibre dans notre glycémie.

Prise de poids
Vous êtes-vous déjà arrêté pour vous demander qu’est-ce qui vous portait à manger? La solitude, l’inquiétude, le stress, la frustration, la déception? Dans notre quotidien, nos attitudes face à la nourriture reflètent nos émotions. Elles sont le réflexe conditionné probablement acquis depuis la plus tendre enfance.

Exemple : Vous êtes une personne qui a un sens de responsabilité et du travail bien fait. Par contre, à votre travail, à cause d’un manque de personnel, votre patron vous force à agir contre vos principes. Qu’est-ce qui se passe? Vous êtes frustré et vous vous jetez sur la nourriture.

Le comportement automatique
Nous savons tous qu’une alimentation saine favorise la santé.

Mais il est important aussi de comprendre nos attitudes face à la nourriture, la relation de cause à effet qui existe entre les chocs émotifs et les fringales. Les émotions sont des habitudes que l’on a développées lorsque nous sommes mis en présence d’un événement ou de ce qui nous rappelle un événement :

  1. Cause : événement déclencheur
  2. Émotion : frustration, insécurité, chagrin, etc.
  3. Comportement : refoulement des émotions, manger sans arrêt, autocritique négative semblable à : je ne réussis jamais rien.

Je pourrais vous citer plusieurs exemples, plusieurs symptômes déclenchés par les émotions.

Toutes les émotions négatives troublent l’ensemble des fonctions organiques, inhibent l’élimination et occasionnent une perte d’énergie nerveuse. Les excitants et les sédatifs dérèglent le système nerveux et exercent une action néfaste sur l’équilibre émotionnel.

Puis-je contrôler mes émotions?
Fait surprenant, la seule façon de progresser dans le contrôle des émotions est d’apprendre de nos expériences passées. Il est important d’apprendre à se connaître.

Lorsque survient une émotion négative, arrêtez-vous et faites l’exercice suivant :

Prenez un papier et un crayon et écrivez la séquence A, B, C que je vous ai présentée plus haut. Il n’est pas absolument nécessaire de suivre l’ordre. Il est peut-être plus facile pour vous d’identifier l’émotion qui a provoqué votre comportement et identifier ensuite la raison qui a déclenché cette émotion. En écrivant votre problème et en le décortiquant en A, B, C, vous aurez l’impression que vous analysez le comportement d’une autre personne. Vous serez alors plus objectif et votre problème prendra des proportions plus réalistes.

Le but ultime est de trouver la pensée qui vous anime face à l’événement. On ne change pas ce que l’on ne connaît pas.

L’étape suivante consiste à libérer l’émotion ou le sentiment connexe à ce comportement, Comment y arriver? Changer la pensée et programmez-vous d’une façon plus saine.

J’entends déjà les réactions plus facile à dire qu’à faire. La très grande majorité des gens pensent vraiment qu’il n’y a rien à faire, mais c’est faux. Nous ne venons pas au monde nerveux ou émotifs. Tout comme nos autres habitudes, nous les acquérons, et, fait très intéressant, nous pouvons les perdre.

Je vous encourage à prendre une décision favorable, une action précise qui entraînera le rétablissement de votre équilibre et par le fait même le retour et le maintien de votre santé.

C’est avec cette attitude que vous gagnerez en bien-être tout en progressant sur la voie de votre évolution. Entrez dans le nouveau millénaire allégé de ces stress émotifs que vous aurez laissés derrière vous.

« La souffrance est un correctif qui met en lumière la leçon que nous n’aurions pas comprise par d’autres moyens et elle ne peut jamais être éliminée, tant que cette leçon n’a pas été apprise. » Dr Edward Bach

S’habiller avec les yeux du cœur

Il était une fois… il y a de ça quelques années; une jeune femme de carrière vivait secrètement un véritable cauchemar…

À tous les matins ou presque, confrontée à une garde-robe pleine à craquer, elle ne savait quoi mettre, elle se changeait trois ou quatre fois, pour finalement attraper n’importe quoi dans la garde-robe et partir, vous vous en doutez : frustrée… et souvent en retard. C’était pire encore quand elle devait aller à une noce ou un party : la plupart du temps, elle choisissait de ne pas y aller sous prétexte de n’avoir rien à mettre.

Un beau jour, elle se dit qu’elle devait avoir un problème et elle commença à s’informer, espérant trouver une solution…

Mais quel était son problème pensez-vous? Manque de confiance? Insécurité? Manque de goût? Manque d’amour-propre?… Non, pas vraiment. Comme bien d’autres, elle se comparait à des silhouettes qu’elle admirait, elle pensait que si elle s’habillait comme elles, elle créerait la même image. Elle se laissait aussi influencer par la publicité… par la mode!

En réalité, son véritable problème était un manque de connaissance :  elle ne savait pas comment s’habiller avec les yeux du cœur. Elle connaissait mal ce corps qu’elle habitait et elle ne s’était jamais questionnée sur sa véritable nature.

Sa démarche l’amena à vivre une métamorphose qui, par le biais du domaine vestimentaire, lui permit de se libérer d’un tas de fausses croyances, et de finalement créer cette symbiose par laquelle le vêtement fait un avec la personne qui le porte au lieu d’être porté comme un masque ou un accessoire.

Cette personne, vous l’avez sûrement deviné, est l’auteure de ces lignes…

Il a fallu d’abord connaître ma silhouette et mes proportions. Ensuite, j’ai appris à connaître la morphologie de mon visage. Quand on parle du visage de quelqu’un, on dit que le front est le sceau de sa détermination, les yeux sont le miroir de son âme, le nez est la marque de son caractère, la bouche est la porte de toute sa richesse intérieure et le menton est l’ampleur de son audace… c’est très révélateur! Puis, j’ai découvert mon style : notre corps reflète notre personnalité profonde qui s’exprime par notre style yin/yang… passionnant!

Toutes ces étapes m’ont permis de pouvoir reconnaître en magasin les vêtements qui m’avantagent et de m’amuser à créer des tenues différentes par le biais des accessoires.

Finalement, un aspect que j’aurais pu placer en tout premier a été d’identifier les couleurs qui s’harmonisent avec mon coloris naturel. On dit que les couleurs travaillent pour ou contre nous et c’est vrai. Il y a des couleurs qui rehaussent notre teint, font ressortir la couleur de nos yeux et d’autres qui, au contraire, intensifient toutes les petites imperfections : à nous de choisir! Il est important aussi de reconnaître leurs influences car elles sont magiques, elles jouent avec notre humeur, notre comportement, notre subconscient…

Maytamorphose a été de me révéler dans toute ma splendeur d’être, ça a été de laisser transparaître mon unicité… Non, non, je n’exagère pas. Au lieu de laisser vos états d’âme décider de la façon de vous habiller, habillez-vous de façon à maîtriser vos états d’âme.

Cet aspect du quotidien qui était jadis un cauchemar, est devenu aujourd’hui un élément positif, un élément catalyseur qui, tout en me permettant d’être en harmonie avec ma vraie nature, me permet aussi de me sentir en pleine possession de mes moyens et de communiquer une image authentique. C’est devenu un vrai plaisir d’ouvrir ma garde-robe, j’aime et je suis bien avec tout ce qu’il y a dedans et je peux vous garantir que je ne manque plus jamais de party!

Le hasard n’existe pas

Le rythme imposé par la société actuelle est une course en avant, une course contre le temps. Nous vivons à une très grande vitesse, le stress étant le résultat. Il est difficile d’aller à l’encontre d’une façon de vivre, d’une façon de penser, dictée par l’uniformité collective. Pourquoi diminuer le tempo? Peut-être souhaitons-nous vivre autrement! Peut-être voulons-nous être le maître de notre vie!

Le début de l’automne, après les sorties estivales et les vacances d’été, arrive à bon point. Cette saison nous invite à rentrer chez soi, à retrouver l’équilibre et l’harmonie. C’est une période pour prendre du recul, y voir un peu plus clair, se questionner, apprécier. Bien qu’on ait l’impression d’avoir profité au maximum de l’été, il est bien de faire un léger bilan et ainsi prendre conscience de ce qui reste de solide et de durable en soi. Non dans le but de nous culpabiliser ou de rejeter quoi que ce soit, mais simplement pour tirer des compréhensions des expériences vécues. Faire un tri entre ce qui est bien ou inutile. Réaliser, d’après notre ressourcement ou notre fatigue, si l’on a agi de façon juste.

L’automne nous éveille aussi à la remise en question, à faire quelque chose de différent, à mettre en place un but qui nous tient à cœur, développer une qualité, manifester un nouveau comportement, transformer un défaut. Ce retour vers une valeur éternelle maintient la porte du cœur ouverte.

Quel est l’intérêt de tout cela? Peut-être est-ce par amour… L’amour, ce grand idéal que nous voulons tous atteindre et partager avec les autres. L’amour que l’on veut connaître, ressentir, donner. L’amour qui est chanté, qui donne des ailes, qui nous élève. Cet amour vrai et pur n’est pas inné, Il faut faire des efforts pour le chercher en soi, le cultiver et l’amener dans le monde. Il demande de maîtriser des élans de colère ou des émotions négatives, de se tourner la langue avant de parler, d’accepter la différence de l’autre, de faire taire la critique qui monte en nous. Il demande de sacrifier des parts d’égoïsme pour penser un petit peu à l’autre.

C’est donc par amour que nous allons nous transformer et donner le meilleur de ce que l’on est, de ce que l’on porte. La vie, avec les aventures qu’elle place sur notre route, défis, rencontres, conflits, a toujours ce but-là en tête. Prendre conscience de cette notion est une source d’espérance et donne un sens à ce que nous vivons. Notre regard sur le monde change. Nous ne sommes pas sur la terre sans raison.

Oser être soi dans la communauté prend alors une toute autre tournure. Le hasard n’existe pas. Le secteur, l’immeuble, les commerces qui forment cette communauté et dont nous faisons partie, ont leur raison d’être. Notre intérêt s’éveille et nous reconnaissons que nous pouvons y avoir une certaine influence par un comportement différent, plus ouvert envers ces gens qui logent à la même enseigne que nous ou qui y travaillent.

Nous pouvons donner un peu de nous-même parce que nous sommes présents dans nos actions, plus à l’écoute. On n’a pas besoin de faire de grandes choses. L’état d’esprit que nous véhiculons, notre gratitude contribuent au bien-être de la communauté, Nous pouvons en plus nous impliquer et mettre nos compétences au service d’une cause qui nous tient à cœur si nous souhaitons faire un peu plus. Ce sont ces forces réunies qui ont un impact.

Le cheminement humain est ainsi fait pour progresser, s’améliorer, donner. Défi, victoire, accalmie. Combat pour garder notre esprit ouvert, clair, émerveillé. Combat pour se garder droit intérieurement et ainsi faire preuve d’endurance face aux aléas de la vie. Combat pour faire des choix et les maintenir. Combat pour s’intéresser aux autres. La vie n’est pas un long fleuve tranquille, comme on aimerait parfois, Peut-être serions-nous alors dans l’ennui et la torpeur…

Au fil du temps, cette vérité nous habite. Nous savons que les hauts et les bas font partie de l’évolution. Nous reconnaissons la sagesse de l’univers à l’œuvre derrière les événements qui jalonnent notre vie. Cette certitude acquise qu’il n’y a rien pour rien, prend racine en nous. Nous nous sentons responsables de ce qui nous arrive. Le jeu de la vie commence. Notre cœur s’ouvre à la beauté qui existe dans le monde. Nous nous sentons à notre place, parce que nous avons joué notre rôle.