Trois signaux d’alarme à surveiller pour demeurer constants dans vos choix de vie

Voilà maintenant plus de 15 ans que j’offre des services de coaching en gestion de carrière à des professionnels, et personne n’a jamais abordé la question comme je l’aborde aujourd’hui. Si vous apprenez à reconnaître ces signaux, vous serez davantage en mesure de mettre en place les stratégies que vous choisi­rez, par exemple rédiger votre plan de carrière, effectuer un retour aux études, poursuivre une recherche d’emploi ou développer une nouvelle compétence. En mettant en lumière ces trois « excuses », vous éliminerez de votre vie les fantômes qui vous empêchent de devenir la personne que vous rêvez d’être et pourrez enfin sortir de votre zone de confort et honorer les choix de vie que vous avez faits.

C’est la faute de…
Qu’est-ce qui vous empêche vraiment­ de changer d’emploi? Est-ce parce que le marché de l’emploi n’est pas bon? Le processus de sélection est trop compliqué? Il y a du favoritisme? Voilà le genre d’excuses que votre cerveau va vous envoyer pour justifier que vous demeuriez dans le même poste ou que vous restiez sans emploi.­

Plutôt que de croire à ces sornettes, regardez plutôt le marché objective­ment : des emplois, il y en a! Sortez de cette position de victime et reprenez votre pouvoir en allant chercher un soutien professionnel pour obtenir les bonnes informations et vous assurer de réussir.

Émotions négatives
Pour certains, l’ennui, la déprime, la fatigue généreront une baisse de motivation. Pour d’autres, la frustration et l’irritabilité feront oublier toutes bonnes intentions. Prenons par exemple le fait de ne pas recevoir de réponses en recherche d’emploi. Pour certains, il s’agit d’une forme de rejet ou d’abandon de la part des organismes, et cela les démotive complètement. Pour d’autres, il s’agit d’un manque de respect de la part des organismes, et cela leur fait vivre une grande frustration. Même chose lorsque vient le moment de rédiger son plan de carrière. Certains aiment avoir de la clarté dans leur vie et planifier, mais le fait de ne pas trouver de réponses rapidement dans la phase d’introspection leur fait vivre des émotions qui les rebutent et leur font mettre le projet en veilleuse.

Plutôt que de nourrir ces émotions, je vous encourage à vous préparer à l’avance et à maintenir votre niveau de motivation en définissant bien les raisons pour lesquelles vous souhaitez effectuer un changement.

Événements spéciaux
« J’attends la réponse de l’entrevue faite il y a deux semaines. » Voilà le genre d’excuse qu’une personne peut se donner pour mettre de côté son objectif de trouver un emploi. Une personne qui cherche à dévelop­per une compétence pourrait, quant à elle, se dire qu’elle commencera après l’organisation du congrès. En fait, toutes les excuses visant à repousser la mise en action dans l’immédiat entrent dans cette catégorie.

Pour remédier aux excuses, je vous suggère le slogan que la compagnie Nike a lancé en 1988 et qui perdure au travers des années : « Just do it! ». Passez à l’action dès maintenant et ne réfléchissez plus. Cette réflexion a déjà été faite, et vous avez fait le choix de passer à l’action; alors, faites-le, un point c’est tout!

Si vous entreprenez un coaching pour atteindre un objectif, vous devez être conscient que votre cerveau inventera une multitude d’excuses pour vous laisser dans vos vieilles habitu­des et inventera des justifications pour retomber dans vos anciens comportements. Apprenez à reconnaître ces signaux afin de maintenir le cap sur vos ambitions et persévérer, peu importe les aléas de la vie.

Les mémoires cellulaires

Une nouvelle rentrée automnale s’annonce, entraînant dans son tourbillon une panoplie de nouveautés : nouvelle école, nouveaux professeurs, nouveaux amis… Alors qu’elle nous réserve une multitude de surprises qui viendront garnir nos souvenirs, la rentrée est bien souvent, en réalité, une répétition d’évènements seulement teintés de nouveauté qui se reproduisent cycliquement. Lorsque nous abordons les thèmes des festivités de Noël ou de la St-Valentin, qui sont aussi cycliques, nous ne pouvons pas nous empêcher de sourire en réponse aux souvenirs qu’elles font remonter à notre mémoire.

Ces schémas sont réconfortants et facilement compréhensibles. Mais qu’en est-il lorsque nous pensons à nos partenaires amoureux lorsque ceux-ci se succèdent dans notre vie en affichant des ressemblances qui ne nous apportent pas la satisfaction recherchée? Qu’en est-il lorsque nous pensons aux tâches qui nous épuisent mais que nous accomplissons quand même, jour après jour, en ayant l’impression de ne pas être à la hauteur? Et qu’en est-il lorsqu’on se lève chaque matin avec la conviction que notre vie serait meilleure si nous n’étions pas nés sous une mauvaise étoile… si nous avions grandi dans une famille autre que la nôtre… si nous étions plus riches?

J’ai eu recours à un grand nombre de formations en développement personnel au fil des ans pour m’aider à faire face à des situations difficiles qui m’empêchaient d’être la personne épanouie que j’aspirais à être. Au terme de chacune de ces formations, je me sentais une nouvelle personne, mais lorsque les mêmes difficultés se présentaient de nouveau dans ma vie, alors que je croyais pourtant avoir bel et bien réglé ce que j’avais à régler et pardonné ce que j’avais à pardonner, mon corps m’envoyait des signaux d’alarme. À quoi me servait toute l’énergie consacrée à mon mieux-être si je ne pouvais pas passer à autre chose, vivre une vie différente et changer ma perception de ma propre vie?

C’est en me questionnant que j’ai découvert que, même si j’avais atteint un meilleur équilibre entre ma tête et mon cœur, je n’avais toujours pas pris contact avec les peurs bien ancrées en moi. Je n’avais pas été à l’écoute des émotions liées à ces peurs qui tentaient tant bien que mal d’attirer mon attention sur ces dernières en provoquant en moi des problèmes physiques. Comme un enfant qui lève la main bien haut, elles voulaient s’exprimer sans retenue. Elles voulaient être entendues, écoutées. Ce que je fis. J’avais l’impression qu’elles attendaient notre rendez-vous avec impatience, car elles se présentaient à moi de plus en plus rapidement et intensément. Alors que je croyais les avoir reléguées aux oubliettes, mes peurs et moi sommes devenues des amies.

Nous pouvons prendre contact avec qui nous sommes vraiment de nombreuses façons, mais la principale est la reprise du contact avec le soi, avec notre essence même. Vous connaissez l’expression « ce qui ne s’exprime pas s’imprime »? Elle est particulièrement vraie lorsqu’il est question de nos émotions. Nous les refoulons jour après jour, la tête enfouie dans le sable comme une autruche, croyant à tort que, si nous ne les voyons pas, elles n’existent pas. Nous les percevons comme d’insurmontables obstacles, alors qu’en les laissant s’exprimer et en les accueillant avec sérénité, nous leur permettons de remplir leur rôle premier qui est de nous protéger.

Je vous invite à faire l’exercice de découverte intérieure suivant : installez-vous confortablement, respirez profondément et concentrez-vous sur chaque partie de votre corps individuellement. Lorsque vous remarquez une zone de tension, concentrez-vous sur celle-ci et laissez-la prendre toute la place à l’intérieur de vous. Accueillez cette peur, cette tristesse, cette colère sans vous questionner. Lorsqu’elle est bien présente à l’intérieur de vous, remplissez cette zone de lumière, d’énergie et d’amour. N’essayez pas de la libérer ou de lui demander de partir. Respectez-la simplement en l’accueillant.

Répétez cet exercice quotidiennement durant trente jours, au minimum. Vous constaterez rapidement ses effets positifs. Bonne découverte!