Avez-vous besoin de suppléments alimentaires?

De plus en plus de gens sont conscientisés à leur alimentation et veulent être en bonne santé. Souvent confus par diverses publicités sur les vitamines miracles nous promettant vitalité et jeunesse, nous posons des questions qui restent sans réponses. Quels sont nos besoins? Quels produits acheter? Pourquoi certains produits sont plus dispendieux que d’autres?

Qu’est-ce qu’une vitamine?
Les vitamines sont des substances requises en petite quantité pour permettre une bonne métabolisation (phénomène de transformation chimique et biochimique dans tous les tissus de l’organismes). Elles aident aussi à convertir les gras et les hydrates de carbone en énergie et favorisent la construction des os et des tissus. Le corps ne produit à peu près pas de vitamines et minéraux, nous devons les retrouver dans la nourriture ou dans les suppléments.

Nous connaissons deux catégories de vitamines :

  1. Les vitamines liposolubles, c’est-à-dire solubles dans l’eau, elles peuvent s’emmagasiner dans le corps; ce sont les vitamines A, D, E et K.
  2. Les vitamines hydrosolubles, solubles dans l’eau, ne peuvent pas s’emmagasiner, elles sont éliminées dans l’urine; ce sont les vitamines C et les vitamines du complexe B.

Le corps est donc plus sensible à une trop grande quantité des vitamines A et D parce qu’elles peuvent s’accumuler. Il est donc préférable de les consommer au besoin.

Naturelles ou synthétiques?
Les vitamines synthétiques sont de création humaine. En général, elles ont comme base une source naturelle, mais elles contiennent des produits chimiques ou synthétiques ayant pour but d’accroître la stabilité des nutriments.

Elles se présentent souvent sous une forme plus difficile à assimiler. Le corps dépense plus d’énergie pour tenter de les digérer et en retire donc moins de bénéfices.

Sous forme de plantes, elles sont 100 % naturelles et contiennent tous les éléments nécessaires. Elles travaillent ensemble, de façon synergique. Il s’agit toutefois de se procurer ses suppléments d’une compagnie reconnue ou chez un thérapeute, afin de s’assurer de la meilleure qualité d’herbes utilisées.

Quels sont nos besoins?
Il est difficile d’établir avec certitude le besoin de chaque individu. Nous devons tenir compte de l’âge de la personne, du poids, du sexe, ainsi eu du niveau d’activité.

Par exemple, une femme durant sa grossesse, une mère qui allaite son enfant, un athlète qui s’entraîne régulièrement, ont besoin d’un apport nutritionnel plus grand.

L’idéal est une alimentation variée et abondante en aliments d’origine végétale pour couvrir tous nos besoins vitaminiques. Cependant, nous devons être conscients que la qualité des aliments dans les magasins d’alimentation présente certaines déficiences pour les raisons suivantes :

  • La cueillette des aliments avant la maturité, donc manque de soleil;
  • La qualité du sol;
  • Le transport et l’entreposage des aliments (nous connaissons très peu les moyens utilisés pour la conservation);
  • De plus, le raffinage, la transformation et la cuisson des aliments en diminuent l’apport vitaminique.

Les suppléments sont-ils trop chers?
Achèteriez-vous des verres de contact ou un parachute en vous basant seulement sur un prix de rabais? Vous obtenez toujours selon le prix que vous payez. Les vitamines bon marché, qu’on appelle « de source naturelle » contiennent souvent des éléments de remplissage synthétiques. Généralement plus les comprimés sont économiques, plus ils contiennent de ces éléments. De plus, il est bon de savoir que les manufacturiers ne sont plus tenus légalement d’inscrire tous les ingrédients contenus dans le produit sur l’étiquette, ce qui nous invite à être davantage prudents.

Comment choisir vos suppléments?

  1. Choisissez des vitamines naturelles (ingrédients purs) ne contenant aucun additif chimique ou aucun colorant. Votre corps les assimile davantage, par conséquent, vous économisez.
  2. Fiez-vous à la quantité suggérée sur l’étiquette ou consultez un professionnel de la santé si vous croyez en avoir besoin davantage.
  3. Vérifiez la date d’expiration. Les produits peuvent perdre de leur efficacité s’ils ont été trop longtemps en magasin.
  4. Consultez un professionnel de la santé. Certaines vitamines travaillent en synergie. Vous obtiendrez de meilleurs résultats et vous pourrez ainsi économiser.
  5. Soyez prudent concernant les publicités tapageuses ou encore la vente de produits par la poste promettant des résultats miraculeux. Ce sont souvent des produits qui n’ont pas été testés et si vous avez besoin de conseils, vous ne pourrez jamais rejoindre quelqu’un pour répondre à vos questions.
  6. Conservez vos suppléments dans un endroit frais et sec. Certains produits peuvent aussi nécessiter la réfrigération.

Il est important de noter que les suppléments alimentaires ne sont pas des substituts de nourriture.

Notre rythme de vie rapide et nos obligations diverses font que nous ne nous accordons pas toujours le temps de prendre un bon repas. Le stress causé par cette vie trépidante exige beaucoup de notre corps et affaiblit notre système immunitaire. Pour ces raisons, les suppléments sont recommandés comme moyen de prévention, afin de mettre toutes les chances de notre côté. Les divers systèmes et organes du corps humain travaillent en interaction pour le maintien de notre santé, mais il est impératif de leur fournir les nutriments nécessaires.

Huiles vivantes versus huiles mortes

Depuis l’Antiquité, nous retrouvons dans nos cuisines différentes huiles pressées à froid. À travers les âges, les moyens d’extraction se sont améliorés du simple mortier au pressoir. Dans les villages, les huiles étaient produites au pressoir à l’huile. Ces huiles étaient obtenues par pressurage hydraulique ou mécanique. Comme le pain, les œufs et le lait frais, l’huile était périssable. Donc, à cette époque, on devait se procurer ces denrées en petites quantités et les consommer dans les plus brefs délais. La nature et le rythme de vie des gens veillaient à alimenter le peuple avec des produits vivants.

Mais depuis la révolution industrielle, les méthodes d’extraction ont drastiquement changé. Ces chers industriels toujours à l’affût de profits à la hausse et de méga-production ont réussi à produire des huiles mortes, chimiquement raffinées. Ces huiles ont une plus longue durée de conservation, elles n’ont aucune odeur puis elles sont de couleur transparente. Et voyons voir pourquoi.

Ces huiles hydrogénées et raffinées subissent des traitements complexes. Premièrement, il n’y a pas de contrôle des pesticides et leur culture utilise des engrais chimiques. Il n’y a aucune sélection des graines de qualité. Ces graines subissent un nettoyage, un décorticage, un écrasage et un préchauffage à la vapeur entre 110o F et 180o F (45o C et 85o C). Elles sont enfin prêtes pour le pressoir à expulsion à grand volume. Elles sont seulement rendues au tiers de leur extraction. Avant d’être raffinées, elles se feront laver au solvant de hexane, passeront par le phosphate pour ensuite se faire distiller à la soude caustique. Elles devront encore subir les étapes du raffinage dont la neutralisation, le dégommage, un deuxième lavage, une addition de diatomite de 2 % à 3 % comme décolorant et enfin une désodorisation à la vapeur autour de 460o F (240o C). En général, on ajoutera à ce fameux produit impérissable des antioxydants synthétiques comme le BHA et le BHT. Ces huiles seront vendues dans des bouteilles transparentes avec le terme 100 % naturelle inscrit en gros caractères. Ces huiles ne contiennent aucune vitamine, minéraux ou acide gras essentiels.

Alors, comment produisons-nous les huiles non raffinées et dites pressées à froid? La recherche de la qualité est primordiale chez ses producteurs. Cette qualité dépend du produit de départ, de la méthode de culture, de la méthode d’extraction et de conservation. Recherchez une certification biologique, biodynamique ou Kashère. Les termes pressées à froid, première pression et extra-vierge nous offrent une bonne qualité. Ces graines seront sélectionnées avant d’être pressées. Elles seront tout simplement lavées et décortiquées. Lors de la pression, la friction élèvera la température entre 30o C et 50o C. L’huile sera immédiatement coulée et embouteillée dans du verre foncé non réactif. Le procédé traditionnel a été amélioré dans le milieu de production; il est dorénavant exempt de lumière et d’oxygène. L’extraction à froid préserve la couleur, la saveur et la véritable odeur des graines! Cette huile se conserve au réfrigérateur à l’abri de la lumière, de l’air et de la chaleur. Ainsi, elle conservera mieux sa valeur nutritive.

Premièrement, rectifions; les huiles ne contiennent pas de cholestérol, car celui-ci se retrouve dans les graisses animales. Les huiles pressées à froid sont composées de lipides (gras) de différentes structures et qualités.

  1. Acides gras saturés; d’assimilation plus difficile, les graisses animales en contiennent beaucoup.
  2. Les acides gras monoinsaturés; d’assimilation moyenne et d’une structure très stable à la chaleur, l’huile d’olive en contient le plus.
  3. Les acides gras polyinsaturés; d’assimilation facile, mais d’une structure instable à la chaleur.

Nous retrouvons dans les huiles au moins deux acides gras dits essentiels à l’organisme soit, l’acide linoléique (oméga 6) et l’acide linolénique (oméga 3). On les surnomme parfois vitamine F et nous les retrouvons majoritairement dans les huiles pressées à froid. Ce sont de puissants agents antioxydants.

Offrons à notre corps une belle qualité d’huile comme on offre la meilleure qualité d’huile à notre voiture! Les huiles ont-elles une utilité?

  • Elles sont reconnues comme une bonne source de chaleur pour l’organisme.
  • Elles offrent au corps une énergie très calorifique de 9 calories par gramme comparativement à 4 calories par gramme pour les protéines et les glucides, attention à l’excès.
  • Elles transportent les vitamines liposolubles A, D, E et K dans tout l’organisme.
  • Celles-ci rehaussent la saveur et la texture de nos mets préférés.
  • Elles ralentissent la digestion des fruits par exemple (amandes et pomme).
  • Les huiles stimulent la production de la bile (émulsification des gras).
  • Prise en petite quantité, elles offrent une peau douce et des yeux brillants.
  • Apport quotidien recommandé : 15 ml par jour.

Huile d’arachide
Une légumineuse qui pousse sous terre et non une noix; saveur délicieuse de noisette; riche en acides gras monoinsaturés; se conserve bien au frais; friture (avec précaution), sautés à l’orientale (cuisine Thaï et indonésienne).

Huile de canola
Goût prononcé; riche en acides gras monoinsaturés (60 %); contient des gras polyinsaturés; oméga 3 (12 %) et oméga 6 (21 %); point de fumée élevé, mais elle pétille lors de la friture; cuisson au four et vinaigrettes.

Huile de carthame
Famille du chardon; saveur délicate, agréable et peu prononcée; riche en acide linoléique (78 %) qui abaisse le taux de cholestérol; bon dans les régimes pour la perte de poids; contient 75 % de gras polyinsaturés; cuisson au four et vinaigrettes.

Huile de lin
Saveur agréable de noix, un peu prononcée; riche en acide linoléique (oméga 6, 15 à 20 %) qui abaisse le taux de cholestérol; riche en acide linoléique (oméga 3, 55 à 60 %); point de fumée très bas, il est déconseillé de la chauffer; se conserve seulement un mois après ouverture; convient pour la crème Budwig et le maïs soufflé; assaisonnements et vinaigrettes.

Huile de maïs
Saveur prononcée de maïs; riche en acides gras polyinsaturés dont acides gras essentiels linoléiques; contient du bêta-carotène; convient pour les pâtisseries, la boulangerie et la cuisson au four.

Huile d’olive
Saveur d’olive non salée; provient surtout de l’Espagne; riche en acides gras monoinsaturés (69 %) et acides gras essentiels oléiques; vitesse d’oxydation lente, se conserve à la température de la pièce; vinaigrettes, cuisson au four, sauces et sautés légers.

Huile de noisette
Saveur de noisette, assez prononcée; mélanger avec l’huile de carthame, cela est moins coûteux; vitesse d’oxydation lente, se conserve à la température de la pièce; vinaigrettes, assaisonnements, cuisson au four et légumes sautés.

Huile de noix de Périgord
Saveur de noisette; vitesse d’oxydation lente, se conserve à la température de la pièce; convient pour les vinaigrettes et les légumes sautés.

Huile de sésame
Saveur très prononcée de sésame si elle est grillée, utiliser en petite quantité; est utilisée depuis plus de 4 000 ans dans les pays asiatiques; riche en acides gras monoinsaturés (37 %); point de fumée élevée, pour empêcher qu’elle mousse, augmenter graduellement la chaleur; contient de la sésamoline et du sésamol ce qui rend les acides gras plus stables; sautés légers, cuisson au four, soupes, assaisonnements et vinaigrettes.

Huile de soya
Saveur de noix; riche en acides gras polyinsaturés et lécithine; point de fumée assez bas; fragile à la chaleur, car elle mousse; cuisson au four, assaisonnements et vinaigrettes.

Huile de tournesol
Saveur prononcée au goût de noisette; riche en acides gras monoinsaturés (24 %) et polyinsaturés (64 %) et vitamine E; oxydation très rapide à cause de ses gras polyinsaturés; mayonnaise, cuisson au four, assaisonnements et vinaigrettes.

Les aromates, du jardin à la cuisine

Les aromates et les épices sont utilisés en cuisine depuis au moins 5 000 ans! Ils sont mentionnés dans les textes chinois et dans les papyrus égyptiens depuis le troisième millénaire avant notre ère. Les épices originaires des pays orientaux sont arrivées au début du Xe siècle en Europe et ont rapidement donné lieu à un commerce florissant. Ces commerces ont donné leurs noms aux épiceries.

Valeurs nutritives
Les fines herbes sont plutôt riches en fibres. Les épices sont plus riches en matières grasses que les herbes. Les fines herbes sont particulièrement riches en minéraux, dont le fer que l’on retrouve plus particulièrement dans le persil. Ces plantes odorantes dont la poudre de Chili, la ciboulette, le cerfeuil, le curcuma, l’oseille, le paprika et les zestes d’agrumes contiennent passablement de nutriments, surtout les vitamines A, C et E. Pour la plupart des fines herbes, une cuisson trop prolongée est néfaste ainsi qu’une trop forte ébullition à découvert. Mieux vaut les rajouter en fin de cuisson. Tandis que les épices préfèrent être sautées à l’huile en début de cuisson.

Agents de conservation
Les aromates et épices sont des conservateurs naturels d’aliments. Cette propriété leur vient de leur remarquable pouvoir antioxydant.

Donc, ils empêchent le rancissement et la perte de vitamines causés par l’oxygène. Le clou de girofle, le curcuma, le poivre, le gingembre, la noix de muscade, le romarin et la sauge sont parmi les antioxydants les plus efficaces. L’action antioxydante des épices est accrue lorsqu’elles sont mélangées à l’huile chaude, ce qui justifie dans la cuisine exotique l’habitude de faire revenir les épices dans l’huile.

Antiseptiques
Elles ont la propriété d’empêcher le développement des bactéries pathogènes. L’ail est reconnu depuis la plus haute antiquité pour ses propriétés antiseptiques, notamment contre les staphylocoques et les salmonelles. La cannelle est reconnue pour empêcher le développement des moisissures, par exemple dans la compote de pommes. Le clou de girofle, la moutarde et la marjolaine ont un effet inhibiteur sur certaines bactéries, elles ont tout probablement un effet bénéfique sur la flore intestinale, en favorisant les bactéries lactiques au détriment des bactéries néfastes de l’intestin.

Stimulants de la digestion
La production de salive et l’activité de l’amylase sont considérablement stimulées par les épices. Dans certains cas, l’amylase peut être multiplié par 20 fois sa production. Et l’on sait que la première digestion s’effectue dans la bouche afin de débuter la digestion de l’amidon en sucres simples. Cette stimulation de l’amylase est surtout produite en l’occurrence du gingembre, du cari, de la moutarde et du piment. Les épices sont généralement déconseillées en cas d’ulcères d’estomac. Mais nous avons découvert que plusieurs épices stimulent la sécrétion de mucus par la muqueuse intestinale et ce mucus a probablement un effet protecteur contre les agents pouvant irriter les parois stomacales.

Dans les climats chauds, la population consomme une quantité modérée d’épices fortes (chili, cayenne…), afin de stimuler les fonctions digestives, ayant un effet bénéfique sur la digestion. Car les propriétés antiseptiques auraient un effet inhibiteur sur la prolifération des bactéries nocives des aliments dans les pays chauds. Cela ralentirait l’altération des aliments, et ainsi prolongerait la durée des aliments n’ayant aucune réfrigération. Dans les climats froids, comme au Québec, leur usage demeure plutôt exceptionnel, quelques fois par semaine en hiver. Nous recommandons de les consommer plus régulièrement en été.

Fines herbes ou aromates
Les fines herbes sont constituées habituellement de feuilles (persil, cerfeuil, estragon, origan…) ou de graines (céleri, carvi, fenouil, aneth, fenugrec) ou de fleurs (bourrache, capucine, lys d’un jour, passerose, pensée, violette…). L’on retrouve deux familles dont les labiées ou labiacées qui doivent leur nom à la forme de lèvres qu’adoptent les pétales en se réunissant pour former deux lobes. L’on retrouve dans cette famille l’origan, la sauge, le romarin, la menthe, la marjolaine, la mélisse et la sarriette. Il existe une seconde famille, les ombellifères qui ont des fleurs en ombelles dont l’aneth, le fenouil, le persil, la coriandre, le carvi, l’anis et le cumin.

Les semis
Les semis sont cultivés dans des caissettes. Le terreau de germination est composé de 30 % de compost mûr, 60 % de vermiculite et de 10 % de sable horticole. Pour le repiquage, vous utiliserez un terreau de croissance composé de 50 % de compost mûr, 40 % de vermiculite et de 10 % de sable horticole. Avec ces terreaux, vous n’aurez pas à fertiliser. Les semences sont recouvertes de trois fois leur épaisseur de terreau. On recouvre les caissettes de papier journal ou de couvercles de plastique pour le temps de germination qui peut aller de 5 jours pour le basilic jusqu’à trois semaines pour le persil.

Annuelles, bisannuelles et vivaces
Les plantes annuelles se cultivent généralement en plein soleil entre les rangs de légumes (tomates et basilic). La camomille et la bourrache se ressèment par elles-mêmes, car leurs milliers de semences sont déversées sur la terre afin de refleurir l’année suivante. Il est recommandé d’acheter des semences biologiques, non traitées et non hybrides. Les semis pourront être partis à partir du mois de mars au mois de mai. Vous pourrez acheter vos semis au marché biologique ou dans des serres biologiques et les planter après les derniers gels. Attention au basilic, le plus fragile au gel parmi les fines herbes. Les plantes bisannuelles peuvent aussi se cultiver en plein jardin, car dans leur seconde année, elles produisent plus de graines que de feuilles. Vous retrouverez votre persil fort agréable lorsque l’hiver aura recouvert la terre de son manteau blanc, vous pourrez toujours cueillir votre persil frais et froid et ce sera la première herbe à être consommée au printemps. Les plantes vivaces se sentiront mieux servies si on les sème dans un endroit semi-ombragé, parmi leurs proches, les pierres et les fleurs.

Prenez en soin et désherbez-les afin qu’elles puissent respirer et embaumer votre jardin. Ces semis peuvent être semés au mois de février.

Dans la cuisine
Afin de mieux profiter des herbes fraîches, les couper finement, car plus la surface exposée à l’air est grande, plus la saveur, l’arôme sera stimulé. L’outil idéal est le ciseau ou le hachoir à deux lames en forme de berceau. Les fines herbes séchées auront meilleur goût si vous les écrasez dans vos mains avant de les utiliser. Les ajouter en fin de cuisson afin de sauvegarder leurs propriétés. Les épices pourront être chauffées à l’huile au début de la cuisson.

Récolte et déshydratation
La récolte se fait toujours le matin après que la rosée est sèche. L’utilisation des plantes fraîches en salade ou en tisane est totalement différente du monde des herbes séchées. Découvrez le basilic, la bourrache et le thym frais, quel délice gastronomique!! La déshydratation se fait simplement en suspendant les bouquets de fines herbes « tête en bas » dans un endroit aéré et sombre. Vous pouvez sécher vos herbes dans des séchoirs électriques ou au four à 100oF.

Un jardin de fleurs comestibles, quand dites-vous?

Ma nature curieuse et mon amour pour les jardins m’ont amenée depuis quelques années vers la culture des fleurs comestibles. Au premier abord, cela peut sembler un peu dangereux et excentrique de consommer des fleurs. Mais, à l’aide de bons livres illustrés et des conseils de votre pépiniériste, vous pourrez identifier plus facilement les fleurs comestibles. Nous apprendrons les noms latins des fleurs comestibles et non comestibles afin de bien les identifier. En effet, ce n’est pas parce qu’une fleur est jolie ou a un parfum alléchant qu’elle est comestible. Elle pourrait être toxique et même causer la mort, surtout chez les tout-petits.

Supposons que, nous ayons une capucine, une rose et une hémérocalle dans notre assiette.  Allons-nous tenter l’aventure d’y goûter pour la première fois? Il nous reste peut-être une petite barrière psychologique à franchir, comme celle de considérer les fleurs comme de simples ornements de table. Ces fleurs sont offertes par dame nature comme des aliments de fine cuisine. Sachez que leurs arômes, leurs saveurs et leurs textures sont aussi raffinés que les fines herbes. Leurs multiples couleurs, de vives à couleurs pastel passant par toutes les gammes de teintes ajoutent un cachet très spécial à nos recettes.

Saviez-vous que la consommation des fleurs remonte à l’Antiquité tout en passant par le Moyen Âge? Et que les différentes civilisations ont toutes eu des fleurs à leurs menus? Les Romains, les Égyptiens, les Grecs et les Asiatiques utilisaient déjà ces charmantes fleurs dans leur gastronomie. Depuis la nuit des temps, on retrouve les fleurs d’oranger et les lis dans la cuisine asiatique. La consommation des capucines à saveur piquante provient des Perses. Les fleurs de tournesol accompagnaient les cérémonies chez les Incas. La belle époque victorienne ajoutait des pétales de rose à leurs desserts. Les violettes cristallisées étaient servies comme des friandises raffinées.

À chaque printemps, quand je prépare mes jardins, je vois les fleurs d’une toute autre manière. J’analyse leurs propriétés médicinales, leurs vertus culinaires et l’agencement de leurs magnifiques couleurs. Ces superbes fleurs annuelles et vivaces accompagnent les légumes et fines herbes dans les jardins. Semez seulement des semences certifiées comestibles. Il est important d’utiliser des engrais et produits biologiques dans nos jardins pour éviter toute source de contamination. Je préfère les cueillir le matin, par temps sec quand la rosée s’est évaporée ou au coucher du soleil.

L’après-midi, les pétales se faneront rapidement à cause de la chaleur. Je vérifie, après cueillette, s’il y a des petits insectes cachés sous les pétales ou à l’intérieur de la fleur. Je les enlève et je rince les fleurs à l’eau froide légèrement. Si, vous n’avez pas de jardin, achetez des fleurs dans les fruiteries identifiées comme étant comestibles. Attention, les fleurs chez les fleuristes regorgent souvent de pesticides.

J’apprête les variétés de fleurs de diverses façons. J’ajoute les capucines, les belles pensées, les roses trémières ou les pétales de tulipes aux salades. Vous pouvez préparer de délicieuses limonades avec la monarde, l’œillet de poète ou l’achillée millefeuille. La décoration des gâteaux se fait bien avec les fleurs de bourrache ou les petites violettes. L’hémérocalle et la tulipe sont délicieuses farcies. Les phlox, les œillets de fleuriste ou les pétales de soucis se marient bien dans la confection du beurre floral. Ajoutez les pétales de souci dans votre riz, cela fait très joli. N’oubliez pas d’ajouter vos feuilles de capucine, de violette ou de monarde à vos salades d’été. Avec le pétale de rose sauvage, vous pourrez préparer la liqueur de rose, la liqueur des femmes.

La conservation des fleurs requière une attention spéciale. Les méthodes traditionnelles de séchage et de congélation ne s’adaptent pas particulièrement à la conservation de la forme et de la saveur des fleurs. Si vous voulez conserver une fleur entière, la méthode idéale est la cristallisation. Le goût des fleurs se conserve mieux par exemple dans le beurre floral aux pétales de rose, le sucre floral à la lavande, l’huile florale aux fleurs de basilic, le vinaigre floral aux fleurs de ciboulette, le sirop floral à la reine-des-prés, la gelée florale au sureau noir, la rose trémière cristallisée ou des cubes de glace à la fleur de bourrache.

La façon dont je préfère consommer les fleurs est directement dans le jardin. Mes favorites sont l’hémérocalle (lis d’un jour), le trèfle, le tournesol et les géraniums à feuilles aromatiques. Créez cet été, un jardin de dégustation au milieu de vos platebandes. Installez une jolie table et dégustez vos mets favoris aux fleurs avec vos familles et convives, Les fleurs nous apportent une joie de vivre, se sont les vitamines de l’âme.

Quand vous ne savez pas si une fleur est comestible, soyez prudent et ne la mangez pas avant de l’avoir bien identifiée.

Fleurs comestibles
Achillée millefeuille, Achillea milefolium, vivace. Bégonia, Begonia semperflorens, vivace tendre. Capucine, Tropaeolum majus, vivace tendre. Bouton, graine et feuille sont comestibles. Hémérocalle, Hemerocallis cv., vivace. Impatiente, Impatiens walleriana, vivace tendre. Monarde, Monarda didyma, vivace. Œillet de fleuriste, Dianthus caryophyllus, annuelle. Oeillet de poète, Dianthus barbatus, bisannuelle. Géranium ou pélargonium odorant, Pelargonium spp., vivace tendre. Pensée, Viola tricolore ou Viola x wittrockiana, vivace, enlever le pédoncule amer. Phlox, Phlox paniculata, vivace. Pois de senteur, Lathyrus, annuel. Reine-des-prés, Filipendula ulmaria, vivace. Rose, Rosa ssp., vivace. Rose trémière, Alcea rosea, bisannuelle. Souci, Calendula officinalis, annuelle. Sureau noir, vivace. Tournesol, Heilanthus annuus, annuelle. Tulipe, Tulipa vc., vivace. Enlever les étamines et le pistil avant usage. Violette, Viola cornuta, annuelle, Viola odorata, vivace.

Fleurs non comestibles
Aconit, Muguet, Delphinium, Cœur-saignant, Digitale, Poinsettia, Jasmin de Caroline, Hortensia, Iris, Pois de senteur vivace, Lupin, Jonquille.

Choisir le bonheur

« Pour être en bonne santé mentale, les humains ont besoin de plusieurs contacts à chaque jour. » Virginia Satir

Une des conditions du bonheur, c’est l’amour. Et une façon de manifester notre amour, c’est d’entrer en contact. Le contact physique et le contact psychologique nous sont tous deux nécessaires.

L’être humain a autant besoin de contact pour sa santé psychologique qu’il a besoin de respirer pour sa santé physique. Qu’est-ce que le contact? Le contact, c’est « toucher et être touché » physiquement et psychologiquement. Être touché psychologiquement, c’est se laisser affecter, influencer, transformer par l’autre, c’est lui donner le droit d’exister dans notre vie. Toucher l’autre psychologiquement, c’est lui révéler qui je suis et ce que je ressens. C’est dire implicitement à l’autre : tu as une place dans mon univers, je te vois, je t’écoute, tu comptes pour moi et je prends aussi ma place dans ton univers.

Nous avons besoin d’être vu, entendu, touché, reconnu, affecté par les autres. Nous avons besoin de voir, toucher, entendre, sentir et reconnaître les autres. C’est un besoin fondamental de l’être humain. Sans contact, nous nous desséchons et nous perdons notre joie de vivre. Le contact peut nous sauver la vie et nous ramener à l’existence. Qui ne connaît pas l’effet d’une caresse ou d’un geste d’affection?

Hier, un homme est venu me voir après une conférence et m’a raconté l’histoire suivante. Son épouse est décédée le laissant seul avec des enfants en bas âge. À l’extérieur, il s’est comporté comme un « vrai homme » et n’a rien laissé voir de sa souffrance profonde. Cependant, il a commencé à boire de plus en plus pour oublier. Graduellement, il a perdu le goût de vivre et a commencé à se négliger.

Le jour de la fête des Mères, deux ans après le décès de son épouse, sa petite fille de sept ans est venue le réveiller avec un petit déjeuner au lit et une chandelle portant le chiffre deux. Elle lui a dit : « Il y a deux ans que maman est morte, c’est toi ma maman maintenant ». Il s’est laissé toucher par l’amour profond et la confiance de son enfant, il a arrêté de boire, il a recommencé à faire de l’exercice physique. Petit à petit, il a repris le goût de vivre. Voilà un geste d’amour qui a eu un grand impact. Je crois que nous avons tous besoin de gestes d’amour pour nous aider à passer à travers les petites et grandes difficultés de la vie.

Nous avons besoin de recevoir de l’amour et besoin d’en donner, que ce soit sous la forme de paroles, de regards, de gestes ou de contacts physiques.

Nous sommes tellement affamés de contact que même un contact léger modifie notre comportement. À preuve, cette expérience conduite par des psychologues. On laissait volontairement un 25 sous dans une boîte téléphonique. Dans la première condition expérimentale, l’expérimentateur allait tout simplement dire à la personne qui venait de trouver et d’empocher le 25 sous : « J’ai oublié un 25 sous dans la boîte téléphonique, l’auriez-vous trouvé par hasard? ».

Dans la seconde condition expérimentale, l’expérimentateur disait exactement la même chose, mais cette fois touchait légèrement le bras de la personne à laquelle il parlait. Le pourcentage des gens qui remettaient le 25 sous augmentait de 20 % lorsqu’il y avait ce léger contact physique joint à la question.

Bien sûr, tout le monde n’a pas envie d’être touché indistinctement. Il est important d’user de notre sensibilité dans ce domaine et de trouver de quelle façon verbale ou non verbale nous pouvons manifester aux autres la place petite ou grande qu’ils ont dans notre existence. Par exemple, un regard est une forme de toucher et peut transmettre bien des messages. Un sourire aussi.

Spitz, un chercheur en psychologie de l’enfant, a travaillé pendant des années sur le « syndrome de l’hospitalisme ». Les enfants en institution (hôpital ou crèche) qui étaient privés de contact manifestaient des symptômes physiques et psychologiques pouvant aller jusqu’à se laisser mourir par manque de contact.

À l’hôpital Sainte-Justine de Montréal, les intervenants ont effectué une recherche sur les enfants qui étaient visités par rapport aux enfants qui recevaient peu de visite. Les enfants qui avaient plus de contacts, pleuraient et manifestaient plus leur désarroi au moment du départ de leurs parents, mais ils guérissaient plus vite et avaient moins de symptômes et d’effets secondaires.

Les enfants prématurés placés en incubateur qui sont touchés, caressés et manipulés (à l’aide de gants stériles qui s’introduisent dans l’incubateur) effectuent une prise de poids plus rapide et montrent une plus grande résistance que les enfants touchés uniquement pour les soins de base.

De plus, les recherches ont montré qu’il y a une corrélation directe entre la quantité et la qualité de vos contacts et votre santé psychologique et physique. Même la présence d’un animal nourrit notre besoin de contact. Plus les gens sont riches en contacts, plus ils sont en bonne santé. C’est la meilleure des vitamines, le contact!

De même que nous sommes plus souples et plus vivants (plus de circulation d’énergie) après un massage, de la même façon nous sommes plus heureux, plus vivant et plus créateur chaque fois que nous choisissons de laisser entrer quelqu’un dans notre univers mental ou physique ou d’entrer dans celui d’un autre.

Et les ermites me direz-vous? La qualité de leur contact avec Dieu, avec l’univers, avec les êtres humains se passe sans parole et sans geste. Le contact est cependant présent au niveau du cœur si la vocation de cet ermite est vraiment née de l’amour.

Quelle est la chose la plus égoïste que vous puissiez faire?

Aimer les autres! Osez aimer et le manifester et vous vous en porterez d’autant mieux. Ouvrez-vous à la vie, laissez-vous toucher par les joies et les peines des autres et votre vie en sera plus riche.

De même qu’un massage augmente la qualité et la quantité de notre relation à notre propre corps, une rencontre véritable avec un autre être humain nous permet de mieux nous connaître et nous aimer.

Il est parfois difficile de dire : je t’aime, je t’apprécie, je te remercie, je t’accorde de l’importance. Nous sommes gênés d’exprimer nos sentiments et avons peur d’être accueilli par un rejet. Apprenons à donner notre amour et à créer des contacts sans rien attendre en retour, pour le plaisir, tout simplement. Le jeu en vaut la chandelle! Quand on donne de l’amour, on reçoit autant sinon plus que l’on donne. L’amour passant à travers nous nous guérit au passage.

Conseils :

  • Manifestez votre affection à ceux que vous aimez par des mots, des gestes, de petites attentions, vous répandrez le bonheur autour de vous et vous en serez d’autant plus heureux.
  • Soyez présents à chaque personne que vous rencontrez, regardez-la dans les yeux, donnez-lui de l’importance, notez ce qu’elle a de beau, intéressez-vous à elle, vous serez surpris de la richesse que chaque personne contient et heureux de voir ses yeux s’illuminer quand elle verra votre intérêt véritable.
  • Soyez généreux de votre sourire, de votre attention, de votre admiration, de vos compliments. Ça coûte si peu et ça fait tellement de bien à tous, en commençant par vous-même.
  • Soyez attentifs à ce que ressentent les gens autour de vous. Manifestez-leur que vous comprenez ce qu’ils vivent et, comme il est dit dans l’évangile, pleurez avec ceux qui pleurent, dansez avec ceux qui dansent.
  • Cherchez sans cesse à augmenter la quantité et la qualité de vos contacts avec vous-même et avec les autres. Écoutez, parlez, ressentez un peu plus que d’habitude! Devenez conscient de l’impact et de l’importance du contact pour vous et les autres.
  • Apprivoisez-vous au contact physique et faites aussi ce cadeau à ceux que vous aimez.
  • Osez être vous-même, dire votre vérité, exprimer vos émotions. Entrez en contact réel avec vous-même et ce que vous ressentez. Osez le dire et le manifester. C’est tellement libérateur!
  • Appelez ou écrivez à quelqu’un que vous aimez et dites-lui pourquoi vous l’aimez.
  • Quand cela semble acceptable, touchez les gens que vous rencontrez, embrassez vos enfants et vos parents, parlez-leur d’eux et de leur importance pour vous.
  • Soyez heureux.

Une fenêtre sur la biochimie du corps

L’analyse Q.F.A. Connaissez-vous votre « milieu intérieur » biologique? Une des plus étonnantes merveilles de la vie, c’est la propriété qu’a le corps de se renouveler, de se réparer et de retrouver l’équilibre. Cependant, ce phénomène nécessite des conditions propices et souvent idéales. D’ailleurs, la vie dans la nature, telle qu’on la connaît, ne peut apparaître que dans certaines conditions particulières de milieu, de température, d’environnement physique et chimique. Dans notre corps, la régulation des processus vitaux dépend pareillement de conditions particulières qu’on surnomme symbiose biochimique. Plus précisément, la tendance à l’état de santé inhérente à chaque organisme réside dans les cellules. C’est-à-dire que la maladie ou la santé est déterminée par le milieu dans lequel vivent nos milliards de cellules. « Chaque cellule dans le corps continue à remplir ses fonctions propres pendant tout son cycle de vie, à condition que son milieu reste en affinité avec elle. » Tant que le milieu est bien adapté aux besoins de la cellule, celle-ci se développe normalement et préserve sa capacité de se renouveler. Certaines cellules se renouvellent constamment :

  • Les cellules sanguines, toutes les 24 ou 36 heures;
  • Les cellules de tissus mous, toutes les 12 semaines;
  • Les cellules osseuses, environ tous les 12 mois.

Bien que certaines altérations soient irréversibles, dont certains circuits comme les centres nerveux, des moyens de compensation s’établissent au moins partiellement.

Les biologistes ont calculé qu’un renouvellement complet du corps se réalise environ tous les sept ans. Un concept optimiste et constructif n’est-ce-pas?

En quoi consiste le milieu intérieur. Nous concevons que l’organisme soit un véritable faisceau d’intentions, d’idées et d’émotions. Mais en vertu de la loi de vie physique, ce sont nos cellules qui constituent notre organisme. Elles nous confèrent nos caractères physiologiques et physiques propres. Le terrain biologique ou l’environnement cellulaire interstitiel assure à nos trillions de cellules, les nutriments, les enzymes, les électrolytes, les vitamines, les minéraux, l’eau ainsi que les hormones nécessaires à leur vitalité et leur bon fonctionnement. Le terrain biologique est donc responsable d’acheminer ces substances favorables à la vie de la cellule pour la production d’énergie ou ATP. L’ATP se veut la combustion que génère la cellule lorsqu’elle s’approprie des matériaux nutritionnels pour en éliminer les sous-produits ou les déchets métaboliques. Bref, les liquides organiques, qui constituent le terrain biologique ou le milieu de vie de la cellule, apportent la nourriture nécessaire et jouent, d’autre part, le rôle d’égout, de voie de drainage et d’élimination.

Comment évaluer l’état du terrain biologique?

La science du terrain biologique implique à la fois l’étude biochimique et physiologique de l’intégrité cellulaire. Le prélèvement et l’analyse spécifique des liquides organiques s’avèrent les meilleurs moyens de connaître l’état de nos cellules.

Les liquides organiques possèdent certaines caractéristiques spécifiques et transportent un niveau d’éléments qui peuvent être mesurés et comparés à des normes d’équilibre biochimique. Cet équilibre est la régulation spontanée des processus vitaux et se reflète sur la qualité de la cellule. Ces éléments se retrouvent dans le sang, la lymphe, l’urine et la salive. L’évaluation quantitative des éléments devient un paramètre très révélateur pour comprendre les faiblesses métaboliques et systémiques de l’organisme. De plus, l’effet synergique de ces éléments est notamment significatif. C’est pourquoi une interprétation professionnelle d’un(e) naturopathe spécialisé(e) s’avère indispensable.

La médecine nutritionnelle ou la naturopathie s’intéresse au terrain biologique depuis plusieurs années. Récemment, la science a perfectionné un outil capable de mesurer avec efficacité et fiabilité les éléments des liquides organiques.

Le Ph, le niveau d’oxydation, la capacité digestive et enzymatique, les carences nutritionnelles, l’âge biologique sont parmi les précieuses informations que l’on peut en retirer. Cet appareil n’est pas un outil de diagnostic conventionnel, mais plutôt un guide préventif. Les résultats permettent d’apporter des corrections nutritionnelles nécessaires afin d’assurer un bon fonctionnement métabolique optimal. Cette mesure préventive pourra contribuer éventuellement à diminuer les facteurs dommageables nous prédisposant aux maladies dégénératives. La prévention aura toujours meilleur goût quand on parle de santé. Devenez donc maître de votre corps et apportez des changements concrets à vos habitudes de vie, Les bénéfices seront en votre faveur!

La nature, source de vie et de santé

Voilà l’été qui s’achève et l’automne qui a hâte d’arriver. Ces deux saisons extraordinaires génèrent une grande abondance de couleurs et de saveurs. C’est le temps d’en profiter pour se constituer une réserve de vitamines et de minéraux facilement assimilables afin de renforcer notre système immunitaire avant la saison froide.

À chaque changement de saison, je fais une cure de 7 à 11 jours pour régénérer mon organisme et lui assurer une bonne mise en forme. Ma cure d’automne consiste en une alimentation composée de fruits et de légumes crus ou légèrement cuits, que je mange à volonté. J’ajoute quelques amandes, cinq ou six par jour et je me prépare de bons jus à l’extracteur. Les pensées positives font aussi partie intégrante d’une bonne assimilation et d’une meilleure santé. Elles contribuent par le fait même au bon succès de cette cure miraculeuse.

Notre généreuse mère la terre nous offre non seulement une abondance de fruits et légumes sains, mais aussi une multitude de remèdes naturels dont voici quelques exemples :

La carotte, crue, elle regorge d’enzymes et de vitamines. On peut aussi la consommer légèrement cuite ou bien la passer à l’extracteur. Excellente source de vitamines A, B, C et E, ses minéraux et alcalinisants favorisent la désintoxication et fournissent une aide précieuse pour la reconstitution de l’organisme. Ce légume-racine orangé aide à prévenir la constipation et il exerce une action bénéfique sur le foie et la vésicule biliaire. On lui attribue aussi des vertus préventives au niveau des cancers et protectrices, particulièrement au niveau du cœur. Enfin, parmi ses nombreux bienfaits, on compte aussi une réduction du taux de cholestérol.

Les courges : la citrouille et les autres courges orangées comme le butternut, la acorn, les courges spaghetti ainsi que les zucchinis et l’aubergine sont des aliments antiacides. Excellents pour les poumons (prévention du cancer), ces légumes favorisent aussi le bon fonctionnement des reins et de la vessie. Les courges ont aussi une action bénéfique sur les désordres inflammatoires et leurs graines sont dotées de vertus laxatives purgatives et peuvent concourir à éliminer des parasites.

D’autres légumes d’automne comme la pomme de terre, le chou et le navet possèdent des propriétés antiacides.

Sachons profiter de cette abondance pour varier nos menus. J’utilise beaucoup le poireau et l’oignon. Cru, ce dernier est excellent pour les poumons et le système respiratoire. Quand il est cuit, il devient un excellent tonique pour le cœur et le système circulatoire en favorisant la désintoxication et la régénération des artères.

On ne peut parler de l’automne sans mentionner la pomme, cette reine des fruits, qui compte, elle aussi, de nombreuses vertus salutaires. Parmi celles-ci, les plus reconnues sont sans doute l’élimination du mauvais cholestérol et l’augmentation du bon cholestérol. La pomme est aussi excellente pour le cœur et les intestins (contre la constipation) et on lui attribue même une action antivirale. Elle contribue à stabiliser le taux de sucre dans le sang et à neutraliser l’acidité gastrique. Elle exerce une action tonifiante sur le foie et la vésicule biliaire et elle peut aider à soulager l’arthrite.

Soyons reconnaissants envers la terre pour cette abondance et toute cette nourriture bienfaisante. Rendons-lui hommage pour une alimentation saine et équilibrée. Nous en récolterons santé, joie, bonheur et plaisir. C’est aussi ce que je vous souhaite,

Chaleureusement.

La nature au service du défi d’attention

J’aimerais vous faire une confidence. Vivre avec le défi d’attention, c’est rencontrer un éventail de difficultés complexes. Ce côté obscur reçoit trop d’attention et enflamme mon envie de plutôt faire jaillir le positif et l’extraordinaire et d’exposer avec amour le non-sens véhiculé sur le sujet. De cette façon, je peux contribuer à apporter un changement dans vos vies.

Tant de négativité amplifie la lourdeur d’une facette de nous-mêmes, qui rend l’acceptation difficile, alors que c’est la clé.

Nous avons le droit d’être différents. C’est même excellent que nous le soyons. Chaque être vivant est unique. Alors pourquoi faire autant de tapage autour du défi d’attention?

En mettant l’accent sur le côté lumi­neux du défi d’attention, il devient insensé, pour moi, de « gérer » le défi d’attention avec des substances chimiques.

La journaliste en moi a donc fait appel à ses atouts d’investigatrice, convaincue de l’existence d’une avenue naturelle.

Une véritable autoroute de solutions, allant de la nutrition à la supplémentation en passant par l’activité physique et la méditation, s’est manifestée. Ces découvertes sont réunies dans mon livre TDAH : Un pouvoir insoupçonné (disponible sur Amazon).

Sans fondation solide, tout s’écroule
Un ensemble de facteurs est à considérer dans une approche holistique. La façon de nourrir le corps est la base sur laquelle reposent les efforts déployés. Un cerveau en manque de nutriments ne peut fonctionner à son plein potentiel, avoir une concentration béton et une attention inébranlable.

Une alimentation inadéquate équi­vaut à essayer de construire une maison en commençant par le toit!

Les cellules ont besoin d’une quantité de nutriments nettement supé­rieure à celle des apports journaliers recommandés (AJR), établis au début des années 40 afin de prévenir des maladies comme le scorbut et le rachitisme.

Selon le Food and Nutrition Board, (conseil de l’alimentation et de la nutrition) « l’AJR est l’apport alimentaire quotidien moyen suffisant à remplir les besoins de presque tous les individus en bonne santé appa­rente à une étape donnée de la vie et pour chaque sexe ».

Ce conseil définit aussi le terme « besoin » comme « l’apport continuel le plus bas d’un nutriment qui, selon un indicateur de consommation suffisante, permettra de maintenir un degré défini d’équilibre sur le plan nutritionnel ».

Simplement dit, l’AJR équivaut au minimum requis pour prévenir les carences sans toutefois répondre aux besoins des cellules et sans tenir compte de la réalité des temps modernes.

Sols déminéralisés, engrais chimiques et nutrition
Les aliments de consommation ont perdu énormément de leur teneur en nutriments. Le chou, les tomates et les épinards, par exemple, ont perdu près de 80 % de leur teneur en calcium, en fer et en magnésium.

Les carences en vitamines (la vitamine D en particulier) et en minéraux (fer, zinc, magnésium) sont fréquentes chez les personnes avec un défi d’attention.

Leur grande sensibilité aux produits chimiques et artificiels (additifs, colorants alimentaires, édulcorants artificiels, nettoyants, etc.) est l’un des facteurs qui aggravent certains symptômes. Une déficience en nutriments exacerbe davantage le problème.

Diminuer l’impulsivité, l’inattention et l’hyperactivité
En apportant ces quelques changements, ma clarté d’esprit s’est grandement améliorée. Vous avez donc tout à gagner à les essayer.

  1.  Ajoutez un complément alimentaire, des acides gras essentiels et des probiotiques en vous assurant de choisir des produits de qualité pharmaceutique.
  2.  Éliminez autant que possible, sinon complètement, les aliments transformés.
  3. Favorisez une alimentation contenant le moins de sucre possible. L’Organisation mondiale de la Santé recommande un maximum de 25 grammes de sucre par jour.
  4.  Soutenez le système digestif adéquatement en complétant vos repas avec un supplément de fibres de qualité supérieure.

La patience est de mise. Allez-y graduellement et donnez-vous du temps pour constater les bienfaits.

L’activité physique en plein air, un entraînement à ciel ouvert

Comme à chaque année, le printemps a le don de se faire attendre. Et, dès qu’il se pointe le bout du nez, on ressent le désir incompréhensible de bouger. Certes, la pratique d’une activité physique, quelle qu’elle soit, figure parmi les habitudes de vie les plus importantes pour la santé, mais la nécessité pour l’être humain d’aller « jouer dehors » s’explique comment? Voici quelques raisons qui expliquent ce qui nous incite à nous remettre aux activités extérieures plutôt qu’à celles qui se pratiquent à l’intérieur.

Mes blues passent pus dans’porte 
Tous les êtres vivants ont besoin de lumière pour vivre, et nous n’échappons pas à cette règle. La lumière agit sur le corps humain, régularisant la température corporelle, le métabolisme, le sommeil et la sécrétion de plusieurs hormo­nes, dont le cortisol qui donne de­ l’énergie et produit la sérotonine, mieux connue sous le nom d’hor­mone du bonheur. Le manque de luminosité provoque chez plusieurs des « blues » saisonniers, accompagnés de fatigue chronique et de périodes de dépression, de stress et d’anxiété. Même si vous ne figurez pas dans cette catégorie, l’effet de la lumière sur l’humeur est sans équivoque.

Une vitamine bon marché 
L’exposition de la peau aux rayons du soleil permet de faire le plein de vitamine D, qui joue un rôle primordial dans la santé de nos os. Elle favorise l’absorption du calcium et diminue les risques de développer l’ostéoporose. La vitamine D contribue aussi à augmenter la force musculaire, à renforcer le système immunitaire, à faire diminuer les grippes et l’asthme, à ralentir le développement de maladies auto-immunes, à protéger contre le Parkinson et l’Alzheimer et à prévenir certains cancers. Puisqu’une simple exposition d’une quinzaine de minutes durant quelques jours suffit pour mettre cette super vitamine en réserve, l’activité physique en plein air devient donc encore plus bénéfique, et il est possible de le faire sans les effets néfastes d’une exposition prolongée aux rayons du soleil.

Les effets se multiplient
Quand on y regarde de plus près, on réalise rapidement que les bienfaits du grand air offrent plusieurs similitudes avec les bienfaits liés à l’activité physique. Il est donc clair que, lorsque nous pratiquons nos activités préférées en plein air, les effets positifs se multiplient. Il est cependant important de mentionner que la sécrétion hormonale augmente la glycémie du diabétique et la tension artérielle des patients hypertendus; que les surfaces inégales et glissantes peuvent occasionner des chutes et des blessures; que, même si la dépense calorique est plus importante à l’extérieur, il faut prendre en considération l’effet de la température, de la chaleur, du froid et de l’humidité sur notre corps. Il devient donc important de nous assurer que nos activités sont adaptées à notre état de santé afin d’atteindre nos objectifs en toute sécurité. N’hésitez pas à en parler à votre kinésiologue.

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