La mémoire d’un chat

« Le soi ne peut être atteint par le faible ni par la mollesse ni par une ascèse imprécise. » Mandak Upanishad

Nous sommes récemment déménagés dans l’Ouest d’Ottawa. On y a découvert une région accueillante, des gens sympathiques et avec eux, leurs multiples animaux domestiques. J’ai toujours aimé les animaux, reconnaissant en eux une possibilité de communication simple et attendrissante. Devant notre maison se trouve une gentille dame qui accueille tous les chats errants qu’elle rencontre. Ses chats viennent nous visiter librement, régulièrement.

Cependant, l’un d’eux, jeune, vif et en santé, un joli chat noir, manifeste un comportement étrange : lorsqu’on l’appelle, il s’approche avec réticence et maintient une distance d’au moins 20 pieds. Et si l’on tente de l’approcher, il s’enfuit à toute vitesse. Pourtant lorsqu’il maintient selon lui une distance respectable, et qu’on lui parle, il se frotte sur les objets environnants, recherchant de la tendresse; une tendresse qu’il n’obtiendra peut-être jamais.

Je ne pus m’empêcher de faire un parallèle avec un principe important de la merveilleuse philosophie de Patanjali (sur la science du yoga) : les sanskars. Selon le yoga, les sanskars sont des mémoires, tendances ou habitudes, conscientes ou non, profondément ancrées dans notre mental.

L’objectif du yoga est de parvenir à saisir la présence de cette mémoire et son effet sur notre existence, dans le but de la purifier, de la transformer. Ceci nous permettant de vivre une existence fondée sur la liberté et sur l’émancipation, une vie comblée d’amour et de satisfaction.

Ce chat n’a pas la capacité analytique de l’esprit humain, et il demeurera probablement sous le joug de ses sanskars. Cependant la voie introspective du yoga illumine ces tendances de la lumière de l’introspection. La méditation nous mènera vers un temps où nous serons prêts à faire de grands pas vers la liberté de vivre. En effet, il y a au cœur de tous et chacun une aspiration d’universalité, un désir d’émancipation et de paix intérieure. Mais il n’y aura pas de paix intérieure si nous tentons de fuir la vie, si nous nous cachons derrière des idées même très spirituelles sans parvenir à incarner calme, respect, responsabilité, amour, universalité et compassion.

Lorsqu’un individu débute la pratique de la méditation, il passera par maintes phases, certaines comblées d’enthousiasme, certaines comblées d’observation. Tant que nous ne faisons pas les pas nécessaires à notre évolution, les Écritures nous préviennent que nous devrons revivre les mêmes situations, jusqu’à ce que nous puissions faire ce pas vers l’avant, vers notre objectif ultime qu’est unité et conscience. Si l’on décèle en nous des peurs et des résistances, nous voilà de nouveau sous l’emprise des sanskars, résidus dans la mémoire d’un passé qui n’existe plus, mais que nous emportons avec nous, et réanimons constamment. Le yoga insiste donc sur la flexibilité non seulement physique mais mentale. Il nous lance un grand défi, celui d’accepter, de pardonner et d’avoir l’immense courage requis pour évoluer, pour être vraiment soi-même. Et s’il le faut, d’abandonner un passé qui n’existe plus que dans notre mémoire.

Un autre éminent objectif du yoga est d’aller par tous les moyens possibles au-delà des illusions créées par le monde. Malheureusement, souvent ce principe est mal compris, et l’on perçoit des individus qui rejettent le monde en le qualifiant d’illusoire. Je crois qu’il s’agit bien au contraire de se libérer de l’illusion, car un esprit clair est libre de complexité, il accueille l’existence avec tendresse et compassion. Il y a en nous un sens intuitif du fait que nous sommes déjà libres, malgré la cage illusoire des complexités mentales qui nous assujettissent. Un effort dans la pratique mène graduellement vers une grande libération. Plutôt que d’être le sujet impuissant d’une profonde complexité, comme ce joli chat noir l’est, nous avons la capacité de raisonnement nécessaire à notre émancipation. Unies à une ascèse régulière, ces réflexions vont engendrer une plus grande conscience et liberté. En effet, une méditation quotidienne mène aux perspectives adéquates à la transformation.

Nous avons tous des choix multiples à faire durant notre vie. Il est sage et essentiel d’avoir comme objectif de pardonner à ceux qui nous ont blessés, de choisir de vivre avec liberté, de choisir d’aimer et de respecter notre propre vie et celle de ceux qui nous entourent, car rien d’autre ne nous satisfera véritablement. C’est alors que notre objectif de vivre une spiritualité intégrée sera atteint. Notre plus grande richesse sera alors fondée sur un esprit tranquille.

Intelligence et stimulation du cerveau par la synchronisation cérébrale

En 1875 : le neurophysiologue Caton met en évidence la présence de courants électriques dans le cerveau (dans l’encéphale exactement); en 1929 : Hans Berger mesure cette activité cérébrale maintenant connue comme activité encéphalographique (EEG); en 1950 : Gray Walter découvre l’« effet photique », c’est-à-dire que le cerveau réagit, répond aux stimulations lumineuses (et aussi sonores) pour aligner ses ondes cérébrales en conséquence. Voilà comment est né scientifiquement la stimulation par le son et la lumière que nous appelons maintenant stimulation neuro-dynamique par le son et la lumière.

Vous vous équipez d’un casque et d’une paire de lunettes avec des petites lumières, ces 2 systèmes étant contrôlés par un petit ordinateur qui va générer des fréquences sonores et lumineuses afin que votre cerveau réponde. Celui-ci va alors s’aligner sur les ondes Alpha-Thêta ou Delta qui auront été programmées. Ces ondes sont celles-là même que notre cerveau produit (voir tableau ci-dessous). Ainsi, nous pouvons devenir productif cérébralement, car, en moyenne, nous utilisons seulement 10 % de notre capacité cérébrale. Nous pouvons par cette technologie générer des ondes de détente, de régénération physique (contrôle de l’acidité, du rythme cardiaque, de l’oxygène, de la circulation sanguine ou nerveuse, accroître nos capacités de mémorisation (plus de 50 %).

Si nous utilisons le terme « synchrone », c’est aussi que les 2 hémisphères cérébraux s’équilibrent. Or, nous utilisons notre cerveau de droite à environ 20 %, pourtant, c’est celui-ci qui : génère les idées nouvelles – c’est le cerveau relationnel, comme celui qui nous donne des moyens de réussir. Cet hémisphère est stimulé seulement dans les états de détente lorsqu’il y a synchronicité. Bien sûr, on peut toujours se contenter de 10 % de fonctionnement!

Si un appareil synchronisateur est ce qui est le plus efficace dans ce domaine de stimulation cérébrale, des cassettes (ou CD) spécialisées (trame sonore, Brainware, sons binauraux) peuvent être utilisés avec une moins grande efficacité, mais avec un coût moindre. (Il est nécessaire de faire bien attention à ce qu’il s’agisse bien de trames sonores spécialisées et non de musique nouvel âge.) De nombreux exercices peuvent être pratiqués qui vont générer aussi cette stimulation créatrice du cerveau.

Ondes Gamma
35 à 45 Hz
Créativité

Ondes Bêta
Activités quotidiennes
13 à 35 Hz

Ondes Alpha
Ondes de détente – Régénération
7 à 14 Hz
Pensées calmes et claires
10 Hz
Onde d’apprentissage accéléré

Ondes Thêta
Détente profonde du corps
4 à 8 Hz
Régénération nerveuse
Visualisation trois dimensions
Synchronisme des 2 cerveaux
Rêves, subconscient
7.83 Hz
Onde de pulsation ionosphère
6.30 Hz
Onde de guérison magnétique

Ondes Delta
Ni temps ni forme – Perception directe
0 à 4 Hz
Régénération globale, unité

Les applications
Apprentissage accéléré
Une amélioration de la mémoire de 50 à 400 %, une concentration hautement efficace.

Créativité
Toutes les idées nouvelles viennent du cerveau de droite, la synchronisation cérébrale vous donne accès à une créativité optimale.

Régénération
5 à 7 fois plus efficace que le sommeil, une régénération nerveuse, des problèmes de pression, d’immunité, de sommeil…

Motivation
Dans tous les domaines, de l’homme d’affaires aux sportifs, l’entrainement mental neuro-dynamique, une puissance réelle.

Hypnothérapie
Une aide de premier plan pour le travail thérapeutique personnel et professionnel.

La nouvelle année sera-t-elle nouvelle?

Les cadeaux ont été déballés et les sans-abris bien gavés. Le champagne a coulé et les amoureux ont célébré. Les solitaires sont demeurés seuls et les familles ont fêté. Certains auront cessé de fumer à minuit et des prisonniers retiendront leurs larmes. Il y aura eu des feux d’artifice et des vœux échangés. Il y a des espérances et des souffrances, des joies et des enfants heureux, des lunes pleines et d’autres printemps…

Des soldes dans les magasins, des iPod, des iPhone, des iPad à moitié prix. Des hommes et des femmes qui prendront leur retraite, des artistes qui gagneront des trophées et le premier bébé de l’année dans le journal. Des retrouvailles, des inattendus, des attentats, des décès de personnes inconnues et la disparition de certaines célébrités, des mariages et des divorces et une prochaine Saint-Valentin… Un été trop chaud, d’autres inondations, des famines, la terre tremblera et les informations seront diffusées jour et nuit. On récoltera beaucoup de dollars et des euros pour d’autres pays. Nous irons au cinéma ou en Floride ou en Italie.

Certains souhaiteront connaître leur avenir, certains s’adonneront au yoga et liront des commentaires du Tao, tandis que d’autres mangeront des sushis et se feront masser. Les chats continueront de ronronner et les chiens à donner la patte.

Puis le temps d’une respiration, nous nous sentirons aimés et aimants, le temps d’un instant, nous serons sans regret ni amertume, disposés à accueillir l’impensable, le nouveau, l’impossible, l’extraordinaire des jours ordinaires, sous la pluie, dans la neige, couchés sur le ventre ou près du feu, au cœur des bois, seul ou avec d’autres, comblés, bouche bée, si heureux de vivre encore et de pouvoir donner, partager et recevoir, si heureux d’avoir aimé et d’aimer encore, sans raison…

L’aube apaisera les inquiétudes, le silence parlera haut et fort, de nos accomplissements, de nos rêves, de la vie toute simple, toute simple, tellement simple que nous aurons la certitude d’entrer dans une année nouvelle… tout en douceur, le cœur en feu, les yeux ouverts, la tête en fête, l’âme méditante, nous embrasserons ce moment unique comme on embrasse une dernière fois celui qui va mourir pour s’unir à l’éternel. Des chants se feront entendre dans toutes les chaumières et nous danserons longtemps, longtemps, joyeux d’écouter battre le sang dans nos veines comme des tambours au solstice d’été.

L’année sera nouvelle au moment même où la vie sera nouvelle…

Quand tu ris, ça me fait rire!!! Entendre rire fait rire!

Imaginez un moment la situation suivante. Vous êtes quelque part, disons que vous êtes seul dans une pièce ou dans un « cubicule », et vous entendez tout à coup une personne dans la pièce d’à côté qui s’esclaffe d’un grand éclat de rire et qui rit, rit, rit de bon cœur pendant plusieurs minutes. Que va-t-il se produire selon vous? Vous allez vous détendre, car le simple fait d’entendre le son du rire de cette personne aura un grand bienfait sur vous : vous ressentirez un certain bien-être, vous sourirez et vous aurez même envie de rire! Allez-y! Riez aussi! C’est bon pour vous!

Nous avons tous plus ou moins expérimenté cette situation et avons été pris en flagrant délit de sourire du simple fait d’entendre une autre personne rire. Les producteurs d’émissions télévisées ont compris le principe il y a bien longtemps en ajoutant « rires en canne » aux comédies et « sitcoms » télévisés. Le rire des autres nous fait rire! Entendre rire nous incite à rire.

Pouvons-nous rester longtemps impassible au son joyeux du rire de bon cœur et sans retenue d’un enfant? Les grands éclats de rire du regretté Gérard Vermette, de Jacques Languirand ou le cousin ou la tante qui ont un rire bizarre et exubérant, nous font invariablement rire aussi! Même pas besoin de les voir pour rire avec eux! Juste à les entendre, nous ressentons des ondes de plaisir!

Le rire est communicatif, c’est certain. Et quand on rit, on se sent mieux!

Et pourtant, on rit de moins en moins.

C’est pourquoi les Clubs de rire ont vu le jour il y a maintenant 10 ans. Par des exercices simples, inspirés de pratiques de yoga, la méthode imaginée par le Dr Madan Kataria, médecin de Mumbai en Inde, permet aux participants de retrouver le plaisir de rire et de prendre la vie du bon côté. Les bienfaits se font sentir dès la première séance, mais c’est à la pratique régulière qu’ils sont les plus efficaces. Les séances de rire sans raison pratiqué en groupe permettent justement de libérer les tensions de la vie.

Et une fois qu’il est déclenché, qu’il soit simulé ou bien réel, notre rire a des effets bienfaisants sur tout notre être. C’est presque magique et c’est instantané! Lorsqu’on rit, la respiration et les battements cardiaques s’accélèrent. Les muscles abdominaux se contractent, les mouvements du rire massent en quelque sorte nos organes internes. Les endorphines, hormones magiques du « plaisir », se mettent à circuler dans notre corps et on se sent bien! Rire aide la digestion, le sommeil et surtout, rire aide à avoir une meilleure attitude face à la vie et à être plus positif. Rire est un antidote très puissant contre le stress. Sus à la déprime! On pardonne plus facilement, à soi et aux autres, les erreurs et désagréments, On en vient même à prendre les petits revers de la vie avec un grain de… sourire!

Plus on rit, plus on veut rire! Quelle belle dépendance ne trouvez-vous pas?

Le bonheur et la sagesse

« Le devoir le plus sous-estimé est celui d’être heureux. En étant heureux, nous semons des avantages anonymes sur terre. » [1] Nous sommes tous à la recherche du bonheur, de façon plus ou moins concrète et par tous les moyens possibles. Ceci est d’une importance telle que dans notre société « les pères fondateurs des États-Unis » ont reconnu ce [désir de bonheur] indirectement lorsque le 4 juillet 1776, ils ont déclaré que la « recherche du bonheur » était un des droits indéniables. » [2]

En effet, la recherche du bonheur est essentielle. Et pour que le bonheur demeure avec nous, il doit résider dans un état d’esprit fondamental. Et cet état peut être développé par l’entremise de la contemplation et la méditation.

Le plaisir et le bonheur : Une grande distinction!

Un des préceptes premiers de la philosophie orientale est de reconnaître une grande distinction entre le plaisir et le bonheur.

Le plaisir est de nature transitoire et contient en lui un sentiment inhérent d’insécurité; qu’on l’admette ou non, quelque part en nous, on sait que les sentiments de plaisir et d’exaltation sont transitoires. Par exemple, nous planifions un voyage dans le Sud, l’achat d’une maison plus grande, d’une voiture plus luxueuse, d’obtenir une promotion au travail, et peut-être un jour d’avoir des enfants. Et pourtant le voyage dans le Sud ne dure pas très longtemps, la plus grande maison peut avoir des problèmes ou tout au moins devenir un fardeau (financier ou autre), notre voiture peut mal fonctionner et notre nouvel emploi peut ne pas être parfait. Bien sûr, un jour nos enfants vont partir de la maison et faire leur propre vie. Et tous ces objectifs génèrent un sentiment temporaire de satisfaction et de plaisir. Il sera évident, d’une façon ou d’une autre, que nos désirs et projets ne peuvent pas nous procurer de bonheur complet.

Comment obtenir le bonheur véritable? Nous commençons par poser des questions. Nous cherchons à comprendre la nature de l’expérience humaine. Nous questionnons la réalité : ma réalité est-elle identique à celle de mes voisins? Qui est-ce qui possède la vraie réalité? Est-ce que mes plans et projets m’ont procuré stabilité et bonheur?

Ce questionnement nous mène à la réalisation que si nous prenons du recul face à nos désirs et projets, nous reconnaissons qu’au cœur de notre être réside une réalité merveilleuse dont la nature est paix et satisfaction.

Et cette réalité est toujours présente, dans notre essence.

Les formes vont changer. Mais l’endroit paisible en nous, derrières pensés et idées, est toujours à notre disposition.

De réaliser cette partie fondamentale en nous, nous donne l’expérience du contentement et du bonheur. De ce niveau de conscience, l’aspect merveilleux de la vie devient prédominant. Les subtilités sont perçues et appréciées. Comme mon beau-père me disait à Noël : « Depuis ma crise cardiaque, je perçois clairement à chaque matin à mon réveil que chaque journée est un don, un beau cadeau du ciel! ».

Il a dû apprendre cette leçon profonde de façon difficile. Mais à sa façon, il exprime maintenant une des plus anciennes vérités qui existent. Le bonheur est tout simple : apprécier chaque instant précieux, chaque instant de conscience et d’éveil.

Et chaque instant possède ce potentiel d’être heureux.

Cette perspective peut être perçue et intégrée dans notre vie quotidienne par l’entremise d’une pratique régulière de la méditation, de pair avec un sentiment de valorisation profonde pour la sagesse. Grâce à l’étude de la philosophie et aux réflexions profondes, nous saisissons que le bonheur se retrouve dans le moment présent, qu’il réside au cœur de notre propre existence. Le bonheur est ici et maintenant. Pas demain. Ni dans vingt ans à notre retraite. Mais maintenant! À regarder les flocons de neige, la luminosité d’un coucher de soleil, à déceler l’émerveillement inhérent à chaque instant.

Cette reconnaissance se manifeste lorsque nous prenons le temps de ralentir, peut-être juste un peu, et de regarder en soi. Ces simples pas nous mèneront vers une vie mieux équilibrée et satisfaisante.

  1. Robert Louis Stevenson, Écrivain écossais (1850-1894)
  2. The Deeper Dimension of Yoga, Georg Feuerstein, p. 101

La féminité dans toute sa splendeur

Merci à la vie, je suis une femme.

J’ai toujours été heureuse d’être une femme. Dès ma plus tendre enfance, je voyais les avantages d’être du sexe féminin. On ne va pas à la guerre ; ce sont les hommes qui sont appelés pour cela (mon père est un blessé de la guerre 1939-1945), les filles peuvent porter des robes, se maquiller, danser à la corde, etc. Mes frères, eux, ne pouvaient pas. Yes! Je suis une fille!

Plus tard, j’ai compris qu’il n’y a que nous qui portons les enfants, qui éprouvons cette joie de sentir à l’intérieur de nous une autre âme, un autre corps. Puis, ensuite, nous avons la chance d’allaiter, moment exquis pour se reposer, s’abandonner, être tout simplement en communion. Voilà, je suis heureuse d’être une femme.

Deux éléments m’ont aidé à développer ma réelle féminité, non celle des femmes sexy, mais des vraies femmes qui osent être vulnérable et puissante dans leur vie.

Le yoga et la méditation ont ouvert la porte à mon énergie féminine. Femme plutôt yang, active, professionnelle avec 4 enfants qui n’arrête jamais, vous connaissez? J’étais une de celles-là. Puis, j’ai découvert le yoga, un peu d’air frais pour mon âme; du temps juste pour moi, enfin! Je suis devenue une accro. Je vous explique : lors de ma troisième grossesse, j’étais monoparentale avec deux enfants, je ne comprenais pas vraiment pourquoi cela m’arrivait (pourtant j’étais prof de biologie). J’ai commencé alors à faire du yoga et de la méditation quotidiennement. Quel cadeau je me suis offert! Je ne le savais pas à ce moment-là, je le faisais pour être en paix et mieux dans ma peau, jusqu’au jour où j’ai accouché, j’étais à la maison accompagnée d’une amie qui n’avait jamais vu d’accouchement de sa vie et de mes deux jeunes enfants qui entendaient les cris de leur mère. Environnement plutôt précaire pour une femme qui va accoucher. Pourtant ce fut une expérience exaltante, j’étais en tête à tête avec l’enfant que je portais et tout le reste n’avait plus d’importance, ce fut un accouchement simple sans intervention, puis la sage-femme est arrivée juste à temps pour accueillir l’enfant. Moment magique, merveilleux, merci, merci la vie ! Merci pour cette sage-femme qui m’a accompagnée tout le long de la grossesse et merci toute cette force intérieure que j’ai développée avec le yoga. Puis en cadeau, un bébé calme et tranquille. C’est suite à cette merveilleuse expérience que j’ai décidé d’enseigner, je suis allée chercher une formation comme professeure de yoga, et l’enseignement a débuté immédiatement, j’ai eu un autre enfant, accouchement simple et un bébé calme que demander de plus! Et me voilà, 20 ans après, toujours aussi heureuse de partager cet outil merveilleux.

Le yoga n’a pas le même effet sur chacun d’entre-nous ; pour certain, il permet de développer leur côté yang, le côté masculin et pour d’autres, c’est leur côté yin, féminin qui s’enrichit. Dans mon cas, j’ai développé mon côté yin, mon côté féminin qui m’invite à l’écoute de mon être profond. Ensuite, j’utilise mon yang : ma force d’action masculine au service de mon yin. Voilà l’équilibre, l’union du féminin et du masculin en nous. L’anjali mudra (geste sacré qui unit les paumes de mains l’une sur l’autre) représente bien cet équilibre et je l’utilise dans tous mes cours de yoga. Unir le côté gauche avec le côté droit, le féminin avec le masculin, tout le monde peut le faire, c’est si simple. Je l’utilise maintenant pour saluer votre être profond, votre structure cristalline située dans votre cœur énergétique. Je vous invite à faire de même. Unissons-nous simplement au niveau du cœur.

Vivre vieux ou vivre jeune longtemps?

Trinquons! Longue vie à notre nouveau projet! Longue vie à notre entreprise! Et pourquoi pas : Longue vie à ceux qui en sont les créateurs!

Il semble bien que d’avoir une vie plus longue soit une réalité qui intéresse de plus en plus de gens. Aux États-Unis par exemple, les compagnies qui vendent des « recettes » de longévité de tout acabit font fortune depuis quelques années. C’est que les Baby Boomers arrivent à l’âge de la retraite avec beaucoup plus de moyens que les générations précédentes. Ils sont plus informés, plus sensibilisés à la santé globale et plusieurs ont de surcroît les moyens de se payer un rafraîchissement de leur aspect physique. La publicité fait miroiter les effets rajeunissants et énergisants de nombreux produits et les consommateurs finissent par se dire : Pourquoi pas moi!

Mais au fait, vivre plus longtemps, pourquoi au juste?

Voulons-nous ajouter des années à notre vie ou donner plus de VIE à nos années?

S’agit-il de reculer le moment d’une mort qui fait peur ou de profiter de la VIE, prenant conscience que l’on a peut-être passé à côté en voulant toujours atteindre quelque chose qui fuyait comme un mirage… On est devenu affamé d’une vie plus nourrissante. L’expression : Qualité de Vie, est devenue courante chez les 50 ans et plus. On se rend compte que « plus tard » et « un de ces jours » est devenu maintenant, que le présent est tout ce que nous possédons réellement et on a envie de faire durer ce maintenant dans des conditions où l’on se sentira jeune longtemps.

Ce choix nous appartient, car nous créons notre vie de toutes pièces et nous devenons ce que nous pensons.

Je fais moi-même partie des Baby Boomers et, venant d’une lignée de femmes vivant jusqu’à un âge avancé, j’ai pour ainsi dire pris pour acquis que je vivrais très longtemps. Dans mon for intérieur, 100 ans a toujours été pour moi un minimum; point de départ ou défi mêlé d’une certitude venant d’on ne sait où, de vivre une longue vie harmonieuse, de faire « une belle vieille ».

Je proclame cela depuis la vingtaine et je me rends compte aujourd’hui que cette programmation innocente a orienté plusieurs aspects de ma vie. J’observais les personnes âgées (et Dieu sait comme les exemples sont variés) et je choisissais quel type de femme âgée je voulais devenir plus tard : belle, pleine d’énergie et de projets pour stimuler ma créativité.

Tout cela pour dire que nous sommes aujourd’hui le résultat de ce que nous avons consciemment ou inconsciemment programmé. Je connais des gens pour qui il est normal de perdre de la mobilité et de l’acuité d’esprit en vieillissant, pour qui avoir des « bobos » et prendre des médicaments fait partie de la vie d’une personne plus âgée. La santé physique et mentale commence entre les 2 oreilles. Le système de croyances et l’attitude devant la vie sont des facteurs déterminants dans ce que nous sommes aujourd’hui et ce que nous deviendrons demain.

Lorsque je donne mes cours de yoga, j’ai souvent affaire à des débutants dans la mi-cinquantaine qui s’étonnent de la souplesse qu’une femme de leur âge (et même plus) peut avoir conservée.

Alors, je donne l’exemple de cette dame qui a commencé à faire de l’exercice vers l’âge de 50 ans et pouvait faire le grand écart à 70 ans.

Libre à nous d’utiliser notre créativité à trouver des excuses pour les choses dont nous ne sommes pas fiers : notre poids, notre santé, notre condition financière, ce que nous faisons de notre vie…

Mais n’est-il pas déterminant de choisir maintenant ce que nous voulons ÊTRE avant de s’étourdir à tout faire pour obtenir des effets qui vont PARAÎTRE?

Et que voulons-nous être sinon des gens heureux, qui jouissent de la vie et apportent au monde leur contribution, qui, aussi modeste soit-elle, n’en demeure pas moins unique.

Ah si vieillesse pouvait! La maturité apporte avec elle une certaine sagesse, mais aucune des 2 ne vient automatiquement avec l’âge. Les « non-jeunes » peuvent devenir des « non-vieux » à la condition de laisser derrière eux les idées toutes faites et les préjugés relatifs au vieillissement.

À nous d’inventer une nouvelle manière de prendre de l’âge, en beauté et en assumant ce que nous sommes en toute sérénité. Inutile de tout faire pour ne pas paraître son âge; c’est de l’énergie que nous pouvons récupérer pour jouir du moment présent. Ceci est d’ailleurs le propre des enfants; ne sont-ils pas inspirants pour nous montrer le chemin d’un bonheur tout simple?

La vie n’est pas une pratique et c’est chaque jour qu’elle se joue.

Nous nous éveillons graduellement à cette réalité et devenons conscients du fait que personne d’autre que nous-mêmes n’est responsable de notre vie et de notre bonheur. Nous avons longtemps cru à la fatalité, nous nous sommes perçus comme la victime des autres et des circonstances. Une telle attitude ne fait que créer des prématurés de la vieillesse… Les pensées négatives nous nuisent à plusieurs niveaux : elles créent une anxiété qui nous empêche de nous détendre et de jouir de la vie; de plus, elles se logent dans le corps sous forme de bile et d’acide. La science a récemment démontré que la maladie ne se développe qu’en milieu acide. Comme chacun est responsable de son « terrain », c’est à nous de l’entretenir de manière à conserver un équilibre à tous les niveaux : mental, psychologique et physique. Faire un grand ménage du passé et donner toute son attention à ce qui se passe au présent sont des attitudes garantes d’un avenir où l’on pourra vivre pleinement et longtemps.

Les Baby Boomers sont en somme les athlètes de la longévité, car c’est la première génération qui est motivée à repousser les limites en matière de longueur de vie. Non seulement, ils veulent conserver leur forme, leur santé et leur vivacité d’esprit, mais plusieurs parlent maintenant de se régénérer et de se rajeunir. Au-delà de la chirurgie esthétique, ils commencent à saisir qu’ils ont le pouvoir de retarder le vieillissement, par une attitude positive, un mode de vie qui respecte leur nature autant que la nature et l’environnement qui fournit généreusement les éléments de la Vie.

Pourquoi ne pas suivre l’exemple de ceux et celles qui nous inspirent dans ce domaine pour pouvoir aller encore plus loin….

Le chemin vers soi

Oser s’arrêter pour écouter la paix, cet océan de paix intérieure qui nous habite. Prendre le temps d’écouter, de quitter les automatismes, les automates que nous sommes devenus sans s’en rendre compte. Nous avons été programmés pour fonctionner. Maintenant changeons le programme, plaçons celui de vivre pleinement chaque seconde en toute conscience. La vie est trop courte pour la gaspiller. Maintenant, là tout de suite, arrêtons tout et écoutons le souffle de vie en nous. Rien n’est plus paisible et plus facile. Que cherchons-nous tant? La reconnaissance, l’amour, le respect, la justice, la paix; construisons-le à l’intérieur. C’est seulement à partir de l’intérieur que nous pourrons l’installer à l’extérieur. Là à chaque instant, acceptons sans jugement ce que nous avons créé et dirigeons nos pas vers ce que nous désirons vraiment. Nous sommes des êtres sublimes, magnifiques, osons enfin manifester notre splendeur, notre grâce.

Le chemin vers soi débute par l’écoute consciente du souffle et ceci tout au long de la journée, c’est le point de départ, ensuite vient la gratitude et l’action juste. La gratitude, pour la vie qui nous est offerte là maintenant. Gratitude pour toutes ses beautés, les arbres, l’eau, l’air, les animaux, la nature qui nous entourent et cette terre qui nous supporte. Merci à la vie! Pour ses enfants, ses parents, ses amis, ses autres humains qui nous accompagnent. Merci pour tout!

L’action juste, est différente des actions automatiques que nous produisons par milliers dans une journée. L’action juste, peut devenir pour certains un débat, une sorte de guerre intérieure désignant ce qui est juste ou pas. C’est le temps alors de revenir au souffle de vie, et de passer à l’action directement pour sortir du marasme qui crée la guerre et ressentir là, à tout instant, ce que l’action nous apporte. L’action juste produit, la joie, la paix, un bien être intérieur. Retrouvons cette sensation le plus souvent possible dans notre quotidien. La vie nous amène sur un plateau d’argent des opportunités de créer la paix dans notre vie, par tous les évènements que nous appelons des obstacles, des malheurs, des problèmes. Nous avons le pouvoir de changer notre monde intérieur et s’ensuit le changement de notre monde extérieur. Le souffle conscient, la gratitude, l’action juste sont des marches sur le chemin vers Soi. Lorsque nous pénétrons plus profondément sur ce chemin, nous rencontrons toutes les âmes, le tout, l’un, nous constatons qu’il n’y a plus de séparation. Bonne marche sur le chemin!

Bonheur et Sagesse

« Le devoir le plus sous-estimé est celui d’être heureux. En étant heureux, nous semons des avantages anonymes sur terre. » – Robert Louis Stevenson, écrivain écossais (1850-1894)

Nous sommes tous à la recherche du bonheur, de façon plus ou moins concrète et par tous les moyens possibles. Ceci est d’une importance telle que dans notre société « les pères fondateurs des États-Unis ont reconnu ce [désir de bonheur] indirectement lorsque le 4 juillet 1776, ils ont déclaré que la « recherche du bonheur » était un des droits indéniables ».

En effet, la recherche du bonheur est essentielle. Et pour que le bonheur demeure avec nous, il doit résider dans un état d’esprit fondamental. Et cet état peut être développé par l’entremise de la contemplation et la méditation.

Le plaisir et le bonheur : Une grande distinction!

Tout d’abord, il faut reconnaître une distinction entre le plaisir et le bonheur.

Le plaisir est de nature transitoire et contient en lui un sentiment inhérent d’insécurité; que l’on l’admette ou non, car quelque part en nous, on sait que les sentiments de plaisir et d’exaltation sont transitoires. Par exemple, nous planifions un voyage dans le Sud, l’achat d’une maison plus grande, d’une voiture plus luxueuse, d’obtenir une promotion au travail, et peut-être un jour d’avoir des enfants. Et pourtant le voyage dans le Sud ne dure pas très longtemps, la plus grande maison peut avoir des problèmes ou tout au moins devenir un fardeau (financier ou autre), notre voiture peut mal fonctionner et notre nouvel emploi peut ne pas être parfait. Bien sûr, un jour nos enfants vont partir de la maison et faire leur propre vie. Et tous ces objectifs génèrent un sentiment temporaire de satisfaction et de plaisir. Il sera évident, d’une façon ou d’une autre que nos désirs et projets ne peuvent pas nous procurer de bonheur complet.

Comment obtenir le bonheur véritable? Nous commençons par poser des questions. Nous cherchons à mieux nous comprendre. Nous questionnons notre réalité : ma réalité est-elle identique à celle de mes voisins? Qui est-ce qui possède la « vraie » réalité? Comment atteindre de la stabilité dans mon bonheur?

Ce questionnement nous mène au recul face à nos désirs et projets, nous reconnaissons que les formes, les désirs, les émotions, tout change. Par l’entremise de périodes de méditation cultivée, nous saisissons qu’il y a un endroit paisible en nous, une dimension de calme et de repos qui réside derrière pensées et idées. On peut la rejoindre en tout temps, car elle est toujours à notre disposition.

De réaliser cette partie fondamentale en nous, nous donne l’expérience du contentement et du bonheur. Il ne s’agit donc pas d’accumuler des biens, des relations, de l’argent, et même du succès. On réalise que le recul mène au bien-être. Et de ce niveau de conscience, l’aspect merveilleux de la vie devient prédominant. Les subtilités sont enfin perçues et appréciées. Comme mon beau-père me disait à Noël : « Depuis ma crise cardiaque, je perçois clairement à chaque matin à mon réveil que chaque journée est un don, un beau cadeau du ciel! ».

Il a dû apprendre cette leçon profonde de façon difficile. Mais à sa façon, il exprime maintenant une des plus anciennes vérités qui existe.

Le bonheur est tout simple : apprécier chaque instant précieux, chaque instant de conscience et d’éveil.

Et chaque instant possède ce potentiel d’être heureux.

Cette perspective peut être perçue et intégrée dans notre vie quotidienne par l’entremise d’une pratique régulière de la méditation, de pair avec un sentiment de valorisation profonde pour la sagesse. Grâce aux réflexions profondes, nous saisissons que le bonheur n’est pas très loin, qu’il n’est pas ailleurs, mais qu’il se trouve dans le moment présent, au cœur même de notre être. Lorsqu’on entame la pratique de la méditation, on découvre en nous des tas de choses. Il est bon de regarder objectivement en soi. De saisir nos tendances à la négativité, à nous abaisser, à broyer du noir. Puis on apprend doucement à prendre du recul, car on sait qu’en soit le bonheur existe. Pas dans vingt ans, ou plus tard. Mais maintenant! À regarder la luminosité d’un coucher de soleil, à déceler la douceur d’une brise, on apprend à goûter à la vie pleinement.

Cette reconnaissance se manifeste lorsque nous prenons le temps de ralentir, peut-être juste un peu, et de regarder en soi. Ces simples pas nous mèneront vers un calme bonheur qui sera toujours avec nous.

L’évolution intérieure : osez changer!

« Tout va tellement vite, je n’arrive plus à suivre! » Combien d’entre vous avez entendu ou dit cette phrase dans la dernière année? Du moins, soyez assuré que vous n’êtes pas seul! On a beau vouloir ralentir le rythme, il semble qu’il y ait toujours plus à faire, plus de défis, plus de demandes, plus de gens à rencontrer et, bien qu’invraisemblable, moins de temps pour y arriver. Il ne fait aucun doute que nous sommes à l’aube d’une ère nouvelle; nous vivons une période de grands changements. Tout autour de nous l’indique. Songeons aux nombreux revirements économiques, aux changements climatiques et à l’augmentation des désastres naturels qui ont frappé la planète ces dernières années.

Mais voilà, à force de vouloir suivre cette cadence effrénée, l’individu en vient à s’épuiser, à se décourager, puis finalement à se questionner à savoir où cette vie de folie le mène et si cela en vaut la peine. Les gens sont de plus en plus nombreux à vouloir reprendre le contrôle de leur vie. Les consultations avec les psychologues et les coachs de vie se multiplient, la popularité des cours comme le yoga et le Reiki augmente; chacun cherche à ralentir le rythme, à se libérer de sa souffrance physique et morale, à retrouver son estime de soi. Parfois, sans s’en rendre compte, cette recherche de bien-être devient une quête qui envahit chaque instant de la journée et occupe tout le temps libre. Finalement, à vouloir se sentir mieux à tout prix, la personne est prise au piège dans un tourbillon qui la mène vers encore plus de fatigue, de stress et d’angoisse. Mais comment faire pour s’en sortir?

Prisonnier d’une agitation incessante, on en arrive à se perdre soi-même. Le jour où on en prend conscience, bien déterminé à se retrouver, on cherche partout excepté à l’intérieur de soi. Pourtant tout est là, juste là, à la portée de chacun! Oublions le capharnaüm qui nous entoure et prenons la résolution de se reconnecter à soi, à notre âme, à nos désirs profonds. Il y a beaucoup à parier que plusieurs personnes ne savent même pas ce qu’elles désirent profondément, ni, en fait, ce qu’elles attendent vraiment de la vie.

Toute notre vie, nous avons suivi un chemin préalablement tracé par nos parents, par les gens de notre profession ou par les évènements tels qu’ils se présentaient. Comme l’histoire de l’éléphanteau qui, dès sa tendre enfance, est contraint à rester en place en attachant une de ses pattes avec une grosse chaîne qu’il n’arrive pas à faire céder malgré ses nombreux efforts. Il a été programmé à croire qu’il ne peut pas s’évader. En vieillissant, le moindre tiraillement à sa patte lui rappelle qu’il est prisonnier et il ne cherche plus à s’échapper. L’éléphant adulte accepte d’être retenu par une petite chaîne reliant sa patte à un piquet, alors qu’il a en réalité la force nécessaire pour arracher des arbres. Tout comme lui, l’être humain est devenu une créature d’habitude qui mime ses parents et ses pairs alors qu’il a un potentiel inné illimité.

De plus, la peur fait fréquemment partie de cet apprentissage, la peur de ne pas être à la hauteur, la peur du manque, la peur de la maladie. Même quand on prend conscience que l’on suit les mêmes patterns, il est parfois difficile de les changer; on ne sait tout simplement pas comment faire autrement. Il est plus facile de continuer comme on l’a toujours fait, et comme l’éléphant, de rester figé dans nos vieilles croyances avec nos vieilles blessures.

Puis vient le jour où on décide de prendre sa vie en main et de la transformer.  On peut choisir de le faire en douceur; inutile de tout bousculer pour ensuite se décourager. La gratitude est un merveilleux endroit où commencer, car chacun d’entre nous a une raison d’être reconnaissant si ce n’est le fait d’avoir un lit où dormir, des jambes pour marcher ou une voix pour s’exprimer. Dire merci occasionne un sentiment heureux, apaisant et bienfaisant. De là, la loi d’attraction se met en branle. Tout est énergie. Une vibration en attire une autre, puis une autre et à un moment donné, la personne se rend compte qu’il y a beaucoup de belles choses autour d’elle. Quelques irréductibles vous diront que ça ne peut pas être si simple. Faites-en l’essai! Offrez un sourire à quelqu’un et la majorité du temps, il vous reviendra. Par contre, si vous êtes de mauvaise humeur et que vous le laissez savoir en étant intransigeant et rouspéteur, remarquez que c’est ce que vous vous attirerez ce jour-là.

Pour se créer une nouvelle vie et évoluer intérieurement, certains changements seront de mise. Par exemple, au lieu de focaliser sur ce que vous n’avez pas, apprenez à être reconnaissant pour ce que vous avez déjà et à rêver de ce que vous voulez vraiment, jusqu’à en ressentir l’effet que cela vous procurera. Si à elle seule cette pensée vous donne une sensation de bien-être, continuez sur ce chemin. Si par contre, elle vous ennuie ou vous irrite, oubliez-la et passez à autre chose. Le ressenti du bien-être est un indice remarquable qui vous fait sentir que vous êtes sur la bonne voie. Au lieu de ressasser les mille malheurs qui pourraient poindre, pourquoi ne pas imaginer quelque chose qui vous fait vibrer intensément! Alors rêvez! Rêvez grand!

La folie c’est de croire qu’en faisant toujours la même chose on puisse arriver à un résultat différent. (Albert Einstein, 1879-1955)