Faire ce qu’on aime et aimer ce qu’on fait! Deux principes pour être heureux au boulot

Un jour, alors qu’un ami me demandait ma recette du bonheur au travail, je répondis par cette simple question : « qu’est-ce que tu aimes faire? ». À cela, il me répondit : « je connais plusieurs logiciels informatiques, je suis capable de coordonner des travaux, j’ai un bon esprit de synthèse, etc. ». Voyant qu’il ne répondait pas vraiment à ma question, je la posais à nouveau : « Ok, tu as énoncé ce que tu es capable de faire. Parfait. Maintenant, dis-moi ce que tu aimes vraiment faire dans la vie? ». Il fit une pause en silence, puis continue : « Je ne sais pas! Je ne sais vraiment pas ce que j’aime faire! Je n’y ai jamais pensé! ».

Voilà la vérité! Trop souvent, on se connaît mal. On ne sait pas ce qu’on aime. On ne sait pas ce qu’on veut dans la vie. Alors, si vous êtes dans cette situation, ne vous en faites pas : il paraît que plus de 90 % des gens n’ont pas une vision claire de ce qu’ils aimeraient accomplir dans leur vie! J’ai déjà fait partie de cette triste statistique et il a fallu un événement douloureux pour me réveiller. À l’âge de 33 ans, j’ai subi un infarctus (crise cardiaque) qui a failli me coûter la vie! Pas besoin de vous dire qu’avec une deuxième hypothèque sur ma vie, j’ai décidé de me prendre en main et de faire quelque chose qui me ressemble, quelque chose que j’aime.

Vous connaissez le diction « Le vent n’est jamais favorable au navire sans gouvernail ». Si vous ne savez pas où vous allez, vous avez peu de chance d’y arriver! Mais il n’est pas nécessaire de vivre une catastrophe pour trouver sa place au soleil. Prenez le temps d’expérimenter pour découvrir ce que vous aimez. La réponse peut venir de votre enfance alors que vous faisiez une activité dans laquelle vous étiez bien et heureux. Souvent, cela est en lien avec des talents naturels oubliés ou laissés de côté… Il s’agit de les laisser remonter à la surface et, petit à petit, de se faire confiance, en y accordant du temps.

Je vous entends déjà me dire « Richard, c’est bien beau tout ça. Mais il faut vivre, payer l’épicerie, l’hypothèque, etc. ». ET VOUS AVEZ RAISON!! Je ne dis pas de tout lâcher demain matin et de vous mettre à peindre pour gagner votre vie si c’est ce que vous aimez faire!! Je ne dis pas, non plus, que ce sera facile, magique et rapide. Dans mon cas, cela m’a pris presque 6 ans avant d’atteindre mon premier objectif soit, changer de carrière et devenir formateur en développement personnel. Et je n’y suis pas arrivé tout seul. J’étais déterminé, mais j’ai eu besoin de l’aide des autres.

Ce que je dis, c’est de vous mettre en marche et de déterminer avec plus de précision ce que vous aimez faire… Puis, faites un pas dans cette direction : prenez un cours, faites du bénévolat, imaginez l’activité idéale pour vous, rencontrez quelqu’un qui fait le travail que vous aimeriez faire, etc. Bref, commencez là où vous êtes en utilisant l’aide disponible autour de vous. C’est la première étape : découvrir ce qu’on aime et se mettre en action pour que ça arrive dans notre vie.

Ensuite, -et ça va paraître bizarre- c’est d’apprécier votre situation telle quelle. C’est simple et difficile à la fois! Soyez reconnaissant pour la situation dans laquelle vous vous trouvez en ce moment (aux études, au chômage ou dans un travail plus ou moins satisfaisant) puisque cela vous apporte tout de même certains avantages. Reconnaissez-le. Cela vous relaxera et vous permettra de lâcher prise à votre « trop vouloir ». Bref, apprenez à aimer ce que vous faites même si ce n’est pas la situation de vos rêves. Et ne commettez pas l’erreur que j’ai commise : je croyais que le bonheur était toujours ailleurs que là où j’étais. Rappelez-vous que la Vie, c’est ce qui nous arrive pendant qu’on fait des plans pour être ailleurs! Alors, n’oubliez pas d’être heureux pendant ce temps-là!

J’ai compris cela alors que j’étais aux soins intensifs, entre la vie et la mort, juste après l’infarctus. Dans ces moments difficiles, alors que j’affirmais ma volonté de vivre, je trouvais la force d’apprécier ce qui semblait être « mes derniers moments » en vie! Curieusement, c’est lorsque j’ai accepté de mourir que j’ai retrouvé la vie! J’ai réalisé ensuite que j’avais peut-être trouvé une clé pour être heureux : tout en travaillant fort à changer une situation, accepter que les choses se passent autrement et apprécier la vie telle qu’elle est. C’est un paradoxe qu’il m’est encore difficile de comprendre, mais qui semble permettre l’accès à un sentiment de bonheur sans que cela ne dépende des circonstances.

Donc, en résumé, faites vos démarches pour obtenir un travail que vous aimez. En même temps, aimez ce que vous faites en ce moment même! Appréciez les bons côtés de votre situation actuelle. Il y en a toujours. Puis, faites confiance car, tôt ou tard, la situation s’arrangera pour vous. Ça ne se passera peut-être pas exactement quand et comme vous l’aviez prévu, mais vous aussi, pouvez trouver le bonheur au boulot et dans votre Vie!

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