Compostelle : rentrer chez soi

L’idée de faire Compostelle me trottait dans la tête depuis plusieurs années. Un projet de retraite, me disais-je!

Puis, un évènement inattendu vint chavirer ma vie, jusque-là assez tranquille, et l’urgence de rompre avec mon train-train quotidien se fit sentir. L’idée de marcher Compostelle refait surface. Je décide donc d’entreprendre des démarches pour actualiser mon projet.

Ma première démarche est d’assister à des réunions d’information données par l’Association du Québec à Compostelle – outaouais@duquebecacompotelle.org. Quelques rencontres, et ma décision de partir était prise. Mon deuxième pas est de me choisir une date de départ. On était en septembre – je décidai de partir à la fin mai. Je marchais déjà régulièrement, mais à partir de ce moment, je me fis un devoir de marcher une heure ou deux chaque jour. Au prin­temps, je commençai à marcher avec un sac à dos en y ajoutant graduellement du poids. Le dernier mois, je m’étais procuré une bonne chaussure de marche et je marchais avec un sac à dos pesant près de 10 kilos, le poids suggéré. Je devais choisir avec parcimonie les items (vêtements, articles de toilette, sac de couchage, souliers, etc.) dont j’aurais besoin. Je partais de St-Jean Pied de Port, en France, avec la ferme intention de me rendre à St-Jacques de Compostelle en quarante jours. Je m’étais procuré un petit guide indiquant tous les endroits, avec kilométrage et divers coûts, où l’on peut s’arrêter pour manger, dormir, visiter, etc. L’étude attentive de ce guide me donnait la certitude d’atteindre mes objectifs.

J’avais décidé de partir seule malgré les personnes qui tentaient de m’en dissuader. J’avais rencontré une dame un peu plus jeune que moi – j’avais alors 64 ans – qui avait fait le Chemin seule, en toute quiétude. Je partis donc seule; je ne l’ai jamais regretté!

Quel beau défi! Les premières journées ont peut-être été, mentalement plus que physiquement, difficiles – la peur de l’inconnu me han­tait un peu; puis, après quelques jours, la peur s’estompa, et la paix s’installa doucement en moi. Je faisais aussi de belles rencontres, et des échanges riches en décou­laient. Bon nombre de pèlerins font le Chemin pour repenser leur vie. Les confidences ne sont pas rares, et l’écoute doit être présente. Comme je suis plutôt de tempérament introverti, certaines confidences faisaient monter en moi des émotions réprimées que je me devais de regarder en face!

Il y eut bien quelques impondéra­bles : le froid du matin les premières semaines, la chaleur qui s’installa et la pluie par moments. À cela s’ajoutaient : la marche, les sentiers, la traversée des villes et villages, la nourriture, les refuges pour coucher. Mais quelle satisfaction le soir arrivé!

Tout au long du chemin, des choix s’imposent, comme dans la vie, d’ailleurs! Prendre un recul pour me redécouvrir, réfléchir avant d’entreprendre une nouvelle étape de ma vie, même si cela devait réveiller des émotions enfouies, n’a pas été facile. Le chemin de la tête au cœur est le plus long! Mais quel beau cadeau je me suis fait! Bien sûr, différentes façons s’offrent à nous pour faire ce travail, mais pour moi, Compostelle fut mon étincelle!

Oui, il y eut des embûches tout au long du chemin. Certains sentiers sont tortueux, rocailleux, monta­gneux, mais il y a aussi des paysages à vous couper le souffle pour faire oublier un peu les obstacles. Le silence et la contemplation – tellement réparateurs – font partie intégrante de ce voyage! Le corps et l’âme en tirent de nombreux bienfaits… Malgré toutes les difficultés rencontrées, la force et la paix qui s’installent en soi et les belles rencontres que l’on fait nous réconfortent amplement pour continuer à avancer vers notre but.

Quant à moi, cette aventure m’a beaucoup fait grandir et m’a préparée à entamer ma retraite avec bonheur.

Pour terminer, j’ajouterais que des « Compostelles », il en existe plusieurs – pas toujours sur les Chemins! À chacun et chacune de trouver le sien! L’important, c’est d’être en accord avec ses choix et de se respecter dans tous les tournants où nous mèneront les pas choisis.

3 types de plans pour gérer votre carrière

« Un but sans plan n’est qu’un souhait » Antoine de Saint-Exupéry

Le printemps est souvent l’occasion pour les entreprises de réunir leur personnel pour des retraites et/ou des planifications stratégiques. Avez-vous déjà pensé que vous pouviez faire de même avec votre carrière? Pour ceux qui ont déjà tenté de le faire à partir de livres ou d’exercices d’introspection, ça peut être plus simple que ça! Voici trois différents types de plans de carrière qui sauront répondre à vos besoins, selon votre type de personnalité.

1-LE PLAN CHRONOLOGIQUE
Destiné davantage aux personnes qui aiment organiser leur quotidien et se créer des listes de choses à faire, ce type de planification s’inscrit dans le temps et prédit, pour les 5 à 10 prochaines années, les buts que vous vous donnerez au fil du temps. Il peut s’agir d’expérience de travail à acquérir, de développement de compétences ou d’aspirations plus profondes.

Travailler avec un plan de ce type facilite grandement la prise de décisions lorsqu’une opportunité se présente à vous. Si elle rejoint votre plan, vous l’acceptez. Sinon, vous continuez votre route. Cela permet de développer votre muscle d’affirmation et vous évite de tomber dans des pièges qui vous feraient dévier de votre route, consciemment ou non.

2-LE PLAN À REBOURS
Comme son nom l’indique, ce type de plan est idéal si vous êtes du genre à idéaliser votre vie et que vous avez un rêve en tête. Plus stratégique que le plan chronologique, celui-ci vous fera débuter votre travail de réflexion à partir de la destination (et non pas de votre situation actuelle). Si vous voulez planifier votre retraite ou si vous intégrez le marché du travail et avez un objectif d’emploi précis en tête, c’est le type de plan qu’il vous faut! Privilégié par la sophrologie, ce type de plan chronologique inversé vous fera partir de votre situation idéale pour identifier les activités d’apprentissages, expériences et stratégies de réseautage à privilégier de manière à vous rendre à destination en toute sérénité.

3-LE PLAN AVEC OPTIONS
Il se peut que vous aimiez la variété et que l’éventualité de tout décider d’avance ne vous attire pas du tout. Si c’est le cas, le plan avec options vous conviendra puisqu’il vous permet de demeurer à l’écoute de votre environnement et de vous fier à votre intuition tout au long de votre parcours. Ainsi, il agira davantage comme « phare » guidant vos décisions tout en vous laissant la pleine liberté d’accepter ou non ce que la Vie vous présentera.

Faites de vos buts professionnels une expérience enrichissante et prévoyez dès maintenant du temps pour planifier votre vie professionnelle. Les organisations investissent du temps, des ressources et de grosses sommes d’argent pour planifier leur réussite.

Pourquoi pas vous?

Vivre seul ou en couple?

Savons-nous pourquoi nous décidons d’être en couple? C’est évidemment parce que nous ne voulons pas être seuls et que nous avons un débordement d’amour à l’intérieur de nous que nous voulons étendre. Nous voulons partager nos expériences, notre tendresse, notre affection et établir une complicité durable. Le premier couple que je dois former, c’est d’être en union avec la présence en moi et non avec l’ego; je dois être conscient de la richesse du couple que je forme à l’intérieur, ce qui se répercute dans mes relations à l’extérieur. La meilleure façon de guérir la relation que j’entretiens avec moi est de guérir ma relation avec l’autre. Si je suis conscient, toute relation avec une personne dans laquelle j’ai un investissement est l’un des terreaux les plus fructueux qui soient pour la guérison intérieure.

La valeur d’un couple complice est indiscutable. Il permet de grandir et d’évoluer rapidement parce qu’il nécessite un engagement de tous les jours et permet de récolter des fruits abondants. Au contraire, sans cet éveil à l’importance de l’engagement, le couple peut devenir un champ stérile ou un champ de bataille où chacun se sert de l’autre pour les mauvaises raisons.

Que nous soyons en couple ou seul, nous, qui aimerions vivre une vraie union et quitter ce sentiment de solitude avons intérêt à privilégier l’approche guide et complice, qui offre la possibilité de nous élever en même temps que notre partenaire, d’être à côté de lui, de suivre ensemble une même direction vers des valeurs saines que nous vivrons dans une véritable relation mutuellement nourrissante.

Prendre en charge mon bien-être intérieur est essentiel, parce que si je suis dans le bien-être, je peux apporter ce bien-être dans ma relation de couple. Au contraire, être dans le mal-être ne peut qu’accentuer le mal-être du couple.

Pour vivre le bonheur dans ma vie personnelle, je dois être guide et complice de moi-même : sécurisant et aimant. La partie guide en moi se sécurise, s’encadre, se structure, est constante et cohérente. En même temps, la partie complice m’amène à être aimant, bienveillant, élevant, doux, attentionné et confiant envers moi-même. Ces deux pôles réunis me permettent de vivre en équilibre. L’un sans l’autre me déstabilise.

Pôle Guide sécurisant

Je suis encadré.

Je m’encadre intérieurement en surveillant mes pensées. Aussitôt qu’une pensée négative monte en moi, je l’observe, je me dis « refusé » et rapidement je change d’esprit. Pour savoir quel cadre je dois me donner, je me base sur ce que je demanderais aux autres. Puisque ce sont des valeurs importantes pour moi, elles deviennent mon repère de ce que je devrais être. Par exemple, je fais ce que je demande :  je parle avec respect (respectueux), je participe aux tâches ménagères (encadré), je ne dépense pas au-dessus de mes moyens (responsable), je dis la vérité (honnête), je suis aimant avec mon conjoint (attentionné), je limite mes heures de travail, de télévision, d’ordinateur (équilibré), etc.

Pôle Complice aimant

Je suis bienveillant.

Je prends soin de moi d’une façon responsable, avec considération envers l’être que je suis. Je ne succombe pas aux tentations que m’offre l’extérieur et qui me mettent en déséquilibre ; je me tourne vers la force à l’intérieur.

Je suis attentionné.

Je suis sensible à moi, à l’écoute de mon but qui est le bonheur.

Si je vis dans cet équilibre guide et complice et que je suis dans cette manière d’être avec mon conjoint, je contribue aussi à atteindre l’équilibre et le bonheur dans mon couple.

Cela nous rapproche.

Tout part de moi. Je suis entièrement responsable de mon bonheur. Notre approche guide et complice propose de remettre l’amour et le respect envers soi-même et envers l’autre au cœur de la relation. Et la relation c’est Nous.

Notre Mission sur terre

En réfléchissant à cette question, nous nous imaginons peut-être que la mission qu’il nous faut réaliser ici-bas est comme un emploi dans un domaine qui répondrait à nos aspirations naturelles. Et si nous n’en arrivons pas là, au cours de notre vie terrestre, peut-être aurons-nous l’impression de passer à côté de quelque chose d’important.

Or, il faut savoir qu’une mission de vie n’est pas nécessairement apparente et visible aux yeux de tous. Et qu’elle est rarement grandiose. Ça peut être quelque chose de tout simple, mais d’indispensable. Et, pour la grande majorité d’entre nous, il ne s’agira pas de bouleverser notre vie de fond en comble, ni de nous déraciner pour aller recommencer ailleurs. Il s’agira tout simplement de continuer sur le même chemin qui est déjà devant nous, tout naturellement, mais d’améliorer, d’ennoblir, d’embellir la façon dont nous y cheminons.

Par exemple, réaliser notre travail quotidien avec bonne humeur, avec amour, en créant, dans la mesure du possible, de bons contacts avec notre entourage ; vivre notre vie familiale en faisant en sorte que notre conjoint ou notre conjointe et nos enfants se sentent bien et en sécurité avec nous; développer la compréhension, l’empathie envers le vécu de l’un ou de l’autre; savoir encaisser un échec ; apprendre à pardonner; découvrir des habiletés nouvelles pour surmonter un problème, etc. Bref, c’est à travers le développement de telles attitudes que nous apprenons le mieux les grandes leçons de vie qui sont prévues pour nous; et notre véritable mission sera justement d’apprendre ces leçons de bon cœur, d’en tirer le meilleur pour notre progrès spirituel, psychologique et même matériel et d’« irradier » tout cela dans notre manière de vivre.

Les véritables enseignements spirituels sont d’ailleurs destinés à faire de nous de meilleurs êtres humains. Par exemple, avant de nous imaginer que notre mission de vie commencera vraiment lorsque nous enseignerons des belles valeurs à d’autres par des conférences, des écrits, des œuvres d’art, ou peut-être même par le théâtre, le cinéma et ainsi de suite, il n’en demeure pas moins qu’au préalable, notre première et plus importante tâche sera d’expérimenter nous-mêmes ce que nous souhaiterions enseigner aux autres, d’en acquérir une bonne maîtrise dans notre vie personnelle.

Et si, plus tard, nous avons des occasions de communiquer ces valeurs à d’autres, par des moyens correspondant aux talents que nous avons, il sera plus facile aux autres de nous comprendre et nous leur paraîtrons plus « concrets » dans nos explications. Autrement dit, nos explications sembleront plus facilement applicables, puisqu’elles s’appuieront sur du vécu.

Il y a des personnes qui ne seront jamais ni conférencières, ni artistes, mais qui, à vrai dire, prêcheront par leur exemple sans paroles et deviendront des artistes de l’art de vivre. S’ils ne deviennent pas eux-mêmes écrivains, par exemple, leur manière d’être peut être une source d’inspiration à plus d’un écrivain.

Les belles énergies positives et constructives qui émanent — de façon invisible — de ces personnes, ces énergies vont travailler en secret à l’élaboration d’un monde meilleur, vont soutenir et renforcer l’impact de belles initiatives concrètes d’autres personnes, sans que ces dernières réalisent qu’elles sont soutenues par des forces émises silencieusement. Ces énergies vont même « paver la voie » à ceux qui ont le talent de communicateur, pour leur permettre une plus grande capacité d’influence, une plus grande portée dans leur transmission de bonnes valeurs.

Ceux qui, de façon humble et discrète, irradient ainsi de belles énergies, sont des exemples vivants de ce qui est exprimé ici :

« Vous pouvez, par des pensées pures et joyeuses, participer à des œuvres réalisées par des êtres humains qui vous sont tout à fait étrangers. » (Extrait de l’œuvre « Dans la Lumière de la Vérité – Message du Graal » Tome 1, conf. 12)

Ce conseil est une base pour réaliser vraiment notre mission de vie.

Texte extrait du site : www.graal.ca

Est-ce possible de retrouver l’harmonie familiale en 2014?

Les enfants difficiles sont des enfants vivants et différents ! Une de leurs principales préoccupations est la recherche et l’assurance de l’amour des parents, malgré tous leurs mauvais coups.

Les parents épuisés sont des parents occupés et préoccupés ! Une de leurs principales préoccupations est de s’assurer de l’amour de leurs enfants, malgré toutes les règles et la discipline qu’ils imposent.

Oui … mais… S’occuper d’un enfant est le travail le plus merveilleux et le plus important qui soit.

Effectivement… C’est aussi l’un des plus exigeants, surtout qu’il vient sans mode d’emploi.

Donc, voici le premier mode d’emploi pour parents exemplaires :

  • S’assurer de prendre soin de soi, se ressourcer, se respecter, RESPIRER!
  • Apprendre à être reconnaissant envers soi-même!
  • Comme parent, j’ai le droit à l’erreur…

Quelques conseils stratégiques :

  • Travailler la constance, la cohérence et la cohésion parentale par rapport au respect des règles et de la discipline.
  • Prioriser, c’est-à-dire, aller au plus important et « choisir ses batailles ».

Une discipline saine rend le milieu familial réconfortant pour nos enfants, car ils ont besoin de se sentir « encadrés » pour se sentir rassurés. Une discipline positive et efficace ne se limite pas à obliger l’enfant à nous obéir, mais l’éduque et l’oriente. Notre rôle d’éducateur consiste aussi à apprendre aux enfants les interdits. Toutefois, il est sain qu’ils puissent exprimer leurs frustrations. L’enfant qui ne peut le faire va réagir comme une « cocotte-minute » sans soupape et au bout d’un certain temps, il explose. Si, en revanche, il peut exprimer ses émotions au fur et à mesure qu’elles apparaissent, la «vapeur » libérée soulagera la tension et permettra d’accepter les compromis nécessaires entre ses désirs et les contraintes de la réalité. Éduquer c’est donner à l’enfant des stratégies efficaces pour faire face aux difficultés et lui apprendre à s’adapter aux événements de la vie.

Parlons maintenant des enfants impulsifs qui ont du mal à contrôler leur frustration :

Pendant une colère, une vraie, votre petit ange se jette sur le plancher, il hurle et se contorsionne. LA TOTALE. Difficile de rester calme devant un tel spectacle… mais c’est pourtant l’attitude à adopter s’il n’y a aucun risque qu’il se blesse. C’est un mauvais moment à passer.

Mais que se passe-t-il vraiment?

Le tout-petit exprime un désir ou un besoin. Il ressent alors la frustration comme une véritable douleur physique. La déception, l’impuissance, la perte ou le sentiment d’être incompris stimulent son cerveau inférieur, celui des instincts primitifs. Son cerveau supérieur, là où se trouve notamment le centre de résolution de problèmes, est trop immature pour tempérer les excès du cerveau inférieur. La colère se déclenche. Les fonctions cognitives de l’enfant (sa compréhension) et son centre langagier sont neutralisés par le stress engendré par la crise. Inutile d’essayer de le raisonner. Le cerveau du tout-petit est immature. Il possède encore des réflexes dominants comme la peur et la colère. À 2 ou 3 ans, il lui est impossible de se raisonner et de comprendre qu’il est possible de refaire une tour de blocs que son frère vient de détruire… Il vit un moment angoissant.

Quand l’enfant fait une crise, il dit « ma vie est trop frustrante, je ne m’endure plus ».

Mettons-nous, un instant, dans la peau de l’enfant. Comment auriez-vous réagi si on vous avait refusé un biscuit alors que vous aviez faim? Si on avait éteint le téléviseur au milieu d’une émission? Si on vous avait dérangé tandis que vous parliez au téléphone?

Reconnaître que la situation est frustrante devant l’enfant suffit donc, parfois, à éviter la crise. De la compassion, mais pas de soumission. Tout permettre à l’enfant n’aide pas, mais demeurer ferme, en démontrant un peu d’empathie, peut ramener l’enfant au calme.

Dans le développement normal de l’enfant, l’agressivité physique augmente jusque vers l’âge de deux ans, c’est le moyen qu’emploieront souvent les enfants de deux ans pour obtenir ce qu’ils veulent. Soixante-dix pour cent des enfants âgés de 17 mois et quatre-vingt pour cent des enfants âgés de 30 mois s’empareront de force d’un objet convoité tenu par un autre enfant. Toutefois, chez la plupart d’entre eux, ces crises cessent vers l’âge de quatre ans. Ce changement correspond à l’acquisition de certaines aptitudes nouvelles comme le langage, qui permet à l’enfant d’exprimer sa frustration de façon plus  constructive et de mieux gérer l’intensité de ses émotions.

Répétez-vous encore une fois : « C’est un mauvais moment à passer ». Comme parents, n’oubliez jamais de bien RESPIRER!!!

Mais l’harmonie familiale dans tout ça?

Plus de calme, de compassion et de discipline = moins de crises.

Moins de crises = plus de temps pour jouer avec vos enfants!

S’intéresser au jeu de l’enfant, c’est s’intéresser à l’enfant tout entier, puisque le jeu le rejoint dans sa globalité.

Découvrir le plaisir de jouer avec vos enfants est un moyen extraordinaire de vous lier à eux et de profiter pleinement du temps qui passe.

Profitez du jeu pour rire et vous amuser comme lorsque vous étiez petit(e)s!

Un cadeau non planifié

La créativité pour moi est libératrice. C’est cette faculté qui nous pousse à faire quelque chose qui dépasse notre capacité. C’est créer un espace où il n’y en a pas. La créativité est un don de manifestation, une urgence de manifester au-delà des confinements de la personnalité qui nous est communiquée par la Force de Vie.

Cette pulsion nous ouvre à une dimension plus profonde et nous permet d’élargir notre champ de possibilités. C’est un peu de cette façon que je procède quand j’accompagne les gens et les invite à s’ouvrir à d’autres solutions, à d’autres façons de voir, d’agir, de penser que celles dans lesquelles ils se sont confinés, par choix, obligation ou croyance.

Voici un exemple de ce que j’entends par créativité profonde :
J’approchais de la fin de ma maîtrise après quatre années d’intense travail de rédaction et de recherche et on m’avait dit qu’il était important que je me donne, ainsi qu’à mon conjoint, un cadeau à la hauteur des sacrifices et des efforts que nous avions investis dans ce projet. J’avais la conviction profonde que c’était la chose à faire. Drainée par le travail professionnel, les longues heures de travail de rédaction de thèse et les responsabilités familiales, je ne me sentais ni l’énergie ni la force d’entreprendre les démarches pour trouver un cadeau à la hauteur, sans compter la dépense financière que cela générerait. De surcroît, je n’avais aucune idée qui me venait en tête. Je savais également que mon conjoint dont la patience et le support étaient demeurés sans failles tout au long du projet devait participer au choix de la récompense.

Je me suis dit : « Je crois que c’est une bonne suggestion, mais je n’ai ni l’énergie, ni le temps pour organiser un événement d’une telle intensité. Alors je me suis fait la réflexion : « Si c’est la bonne chose à faire, je m’en remets à la Vie pour me montrer le chemin ».

Deux semaines plus tard, je m’installe sur une terrasse près de la rue Bank pour le lunch. Deux femmes s’approchent et me demandent si elles peuvent s’installer à ma table. “Mais bien sûr”, leur dis-je. Pendant qu’elles bavardent, je continue discrètement et nonchalamment à manger mon sandwich, perdue dans mes pensées. Une des femmes, pleine d’enthousiasme, commence à raconter à son amie combien elle est heureuse du voyage qu’elle vient de faire. « Partout où je me tournais, c’était WOW, lui dit-elle, regarde mes photos. À Sedona nous avons pu louer le 1er étage d’un condo à proximité des rochers rouges et peux-tu croire que le propriétaire parle français! L’endroit était merveilleux, et tout ça pour un prix beaucoup moindre que l’hôtel et nous avions accès à toutes les facilités en bicyclette ». Mes antennes se lèvent et je sors de ma rêverie!  Je me surprends à lui dire : « Madame, pourriez-vous me laisser voir vos photos? » « Bien sûr » qu’elle me répond. Les photos sont remplies de fleurs exotiques de l’Arizona, dont les formes et couleurs sont plus belles les unes que les autres. Je me suis dit qu’une place où tout est WOW ça doit être vraiment beau. « Madame, me donneriez-vous les coordonnées du propriétaire qui vous a loué le condo? » Sans hésiter, elle me griffonne l’information sur un bout de papier. Et me voilà partie!

De retour à la maison je réfléchis à la possibilité de me rendre à Sedona. Le Grand Canyon est un des endroits au monde que j’ai toujours voulu visiter et je sais que mon mari photographe adore l’escalade, la randonnée en nature et les expéditions.  Il y a bien des chances qu’il soit enchanté par l’idée. Je vois son visage s’éclairer dès que je lui mentionne le Grand Canyon.

Un appel à Sedona me confirme que le condo est disponible aux dates où nous aimerions nous rendre. Une agence de voyages tout près du bureau m’offre aussi d’excellents billets à un tarif très raisonnable. La Vie vient de répondre à mon appel! Le Grand Canyon c’est quelque chose de grandiose, assurément à la hauteur des efforts mis dans le projet de maîtrise et la vie me l’apporte sur un plateau d’argent.

Pour compléter le tout, j’avais fait la connaissance dans les mois précédents, à un séminaire international à Minneapolis, d’un homme qui habitait Phoenix et qui y travaillait comme guide touristique. Il m’avait donné sa carte en me disant « Donnez-moi un coup de fil si jamais vous passez par là, ça me fera plaisir de vous faire visiter l’endroit. » Et bien, qui croyez-vous était à l’aéroport à notre arrivée à Phoenix avec sa van touristique, prêt à nous faire visiter Phoenix, pour la seule journée où nous y étions avant notre départ pour Sedona?

On pense qu’on doit avoir tout planifié, avoir un plan clair et tous les éléments en main avant de passer à l’action. La réalité c’est que tout part de cette pulsion, de l’intention, d’une conviction profonde que c’est la bonne chose à faire en sachant que la Vie va nous supporter si c’est un désir valable qui contribue à notre avancement spirituel.

C’est ça travailler à partir de la créativité de l’Âme. La capacité de manifester est une des qualités fondamentales de l’Âme que nous sommes. L’Âme a la capacité de créer ses univers aussi petits ou aussi grands qu’elle le désire. Mais le mental qui essaie de la restreindre aux limites connues doit d’abord céder la place. C’est ça penser « en dehors de la boîte ».

Pour quelqu’un d’épuisé, ça ne pouvait être mieux. Je n’avais eu ni à chercher où nous irions en voyage, ni le lieu d’hébergement, le vol était venu facilement et à bon prix et nous avions même un comité d’accueil fortuit à notre arrivée prêt à nous faire voir l’essentiel de Phoenix avant de nous déposer à une auto louée en direction de Sedona, avec plein d’informations sur le Grand Canyon.

Voici comment j’ai appliqué les trois postulats qui sont à la base de l’approche Morita, une des deux facettes de la psychologie japonaise.

1.         Connais ton but : célébrer la fin de ma maîtrise, mes 60 ans et mes 15 ans de mariage en grand.
2.         Accepte ton émotion : je suis épuisée, sans aucune idée, sans énergie et serrée financièrement.
3.         Fais ce que dois : je reconnais l’importance de le faire et m’engage avec la Vie à célébrer l’événement même si je n’ai aucune idée comment le réaliser et reste à l’affût des indices et moyens que la Vie me donne pour réaliser cette intention. Puis je passe à l’action.

Et ce n’était qu’un pas vers une plus grande réalisation.

Ce que je vous propose pour 2014, c’est d’explorer les techniques innovatrices, non traditionnelles et profondément efficaces de la psychologie japonaise pour vous permettre de sortir des sentiers battus et vivre de grandes et belles réalisations.

À qui confier vos aspirations professionnelles?

Cette question peut vous sembler banale mais en fait, elle est essentielle si vous désirez évoluer au niveau professionnel de façon harmonieuse. Si vous êtes mal entouré, vous risquez de répéter les erreurs de la majorité des gens et prendre plus de temps que nécessaire pour atteindre vos objectifs. Pour certains, l’intuition leur a toujours bien servi mais parfois parents, patrons, conjoints et/ou même amis ne sont pas toujours les meilleurs conseillers…

Souvenez-vous de la maxime : « On ne parle que de soi »!
En vous fiant uniquement à votre entourage, êtes-vous convaincu que vous recevrez toute l’attention et l’information dont VOUS avez besoin pour prendre une décision éclairée? Êtes-vous assuré que la personne qui vous écoute et vous offre conseils et recommandations le fera dans VOTRE intérêt et qu’elle ne parlera pas pour elle-même. En portant attention aux cinq (5) critères suivants, vous pourrez soutenir vos choix de façon plus rationnelle tout en développant votre confiance dans les personnes à qui vous confierez ce que vous avez de plus cher : vos rêves et ambitions de carrière.

1-Vérifiez l’éducation
Les parents sont les meilleurs pour offrir leurs conseils. Ils ont une opinion sur tout, disent vous connaître mieux que quiconque MAIS sont-ils réellement bien informés du domaine d’expertise que vous convoitez? Possèdent-ils l’information pertinente et à jour sur le marché de l’emploi qui peut vous aider à prendre des décisions dans votre domaine d’expertise ou ne feront-ils pas simplement vous projeter leurs peurs et/ou croyances sur certains métiers? Attention! Le meilleur service qu’ils  pourraient vous rendre, c’est admettre leur ignorance et vous référer à des personnes de leur entourage qui oeuvrent dans ce domaine d’expertise et qui sauront très bien vous renseigner. À ce titre, même le père de René Angélil n’approuvait pas le choix de carrière de son fils. Ce n’est donc pas un sujet unique…

2-Confirmez l’expérience
Connaissez-vous des millionnaires qui demandent des conseils financiers à de jeunes finissants nouvellement embauchés dans les institutions financières? Pourquoi demanderiez-vous conseil à des gens qui n’ont pas « encore » réussi dans le sujet qui vous intéresse? Pour leurs connaissances certainement mais probablement pas pour l’expérience. Vous avez donc intérêt à parler à des gens qui sont passés par là et qui ont réussi!

Le piège de consulter des personnes non expérimentées c’est qu’elles peuvent vous induire en erreur par ignorance, vous faire perdre un temps fou avec de fausses informations et vous mettre sur des pistes non valides. Mieux vaut utiliser ces ressources à d’autres fins en utilisant leurs connaissances, les outils informatiques et/ou la documentation mise à jour mais pour des recommandations de fond, recherchez des gens d’expérience.

3-Demandez des références et contactez-les!
Êtes-vous certain que vous pouvez faire confiance à cette personne? Parfois les gens qui vous veulent du bien ont une intention que vous ignorez. Sachez les détecter.  Un exemple que l’on retrouve souvent est celui du gestionnaire qui dit vouloir soutenir votre carrière mais qui a également des objectifs de rendement à rencontrer. Bien que ces personnes peuvent soutenir votre plan d’apprentissage, il n’en demeure pas moins qu’elles ont également leur propres objectifs à atteindre.

Développez le réflexe de questionner d’autres personnes qui ont vécu le même soutien que vous recherchez. Préparez-vous des questions et vérifiez si cela concorde avec les intentions de la personne qui vous conseille. S’ils ont été satisfaits des conseils reçus, ils vous le diront et vous saurez que vous pouvez faire confiance à cette personne.

4-Validez la valeur des avis et conseils
Jaser promotion ou recherche d’emploi avec un collègue ou un ami, c’est fréquent. À l’heure du diner ou durant une pause, c’est plutôt facile, rapide (et gratuit) d’échanger avec ces personnes. Mais est-ce que ces personnes détiennent réellement l’expérience et une méthodologie de travail pour bien vous guider? S’offrir les conseils d’un expert pour des questions aussi importantes que votre vie professionnelle et la gestion de vos talents représente un investissement au même titre que de suivre une formation universitaire. Bien sûr, cela implique des coûts à court terme mais au bout du compte, c’est vous qui aurez une plus grande confiance dans vos choix, démontrerez une meilleure estime personnelle et qui vivrez avec des décisions à long terme qui respecteront vos intérêts, priorités, valeurs et objectifs. Est-ce que cela a vraiment un prix?

5-Validez le système de valeurs et de croyances
Enfin, c’est important que la personne qui vous conseille comprenne et tienne compte de votre situation globale. Ça peut paraître banal mais votre situation personnelle influencera vos choix. Ainsi, les choix d’une personne célibataire et sans enfants seront différents qu’une personne qui a des enfants et qui consacre la majeure partie de ses temps libres à sa famille.  Leurs valeurs diffèrent, les solutions et les options étudiées varieront aussi… Vous vous devez de trouver quelqu’un qui saisira votre situation personnelle, la respectera et l’intégrera dans les solutions d’ensemble qui vous seront présentées.

Enfin, vous aurez beau passer à travers ces critères et établir une liste détaillée de points à surveiller, il n’en demeure pas moins que votre intuition demeure un élément de réflexion pour votre prise de décision car il n’y a qu’une seule personne qui détient toute l’information pour prendre les bonnes décisions concernant vos aspirations professionnelles : c’est VOUS-MÊME!!!

Lorsqu’il est question de planifier votre vie professionnelle, d’obtenir des conseils pour prendre des décisions qui influenceront le cours de votre vie professionnelle ou encore de vous préparer pour un changement de carrière, faites-vous un devoir d’être exigeant. Utilisez les forces de chaque personne à votre avantage, bâtissez votre plan stratégique pour arriver à vos fins en questionnant les plus expérimentés et en demandant à lire et à vous informer davantage sur le sujet. Et surtout, apprenez à vous connaître, à vous faire confiance et à vous écouter. Si l’expert qui vous accompagne dans l’atteinte de vos aspirations professionnelles vous respecte, vous saurez que vous êtes entre bonnes mains.

Sur la même fréquence…

J’entends votre question. Pourquoi sur la même fréquence? Pour agir en conformité avec ma « mission »! Sur la même fréquence… Oh combien j’aime cette phrase, car elle résume en quatre mots ma disposition intérieure.

Nous émettons tous une certaine « fréquence radio ». Si nous sommes branchés sur une certaine « fréquence radio », alors nous ne pourrons capter que celle-ci, et nous capterons également toutes les autres personnes qui émettent cette même « fréquence radio ».

Ma fréquence radio se nomme « passion ». J’attire donc à moi des gens qui sont sur cette même fréquence « passion » et qui enrichissent ma vie. Je me sens utile à leur propre cheminement et cela crée chez moi un sentiment d’accomplissement. Et que dire de toutes les rencontres incroyables et extraordinaires qui me propulsent dans des moments de grâce!

Trois verbes d’action sont au cœur de mon travail : imaginer, concevoir, communiquer. Trois qualités me sont indispensables : le sens de l’écoute, le sens du visuel et la créativité.

L’inspiration est l’un des piliers de la créativité. Le dictionnaire la définit comme « une idée qui pousse à la création » ou encore  « un enthousiasme, souffle créateur qui anime l’écrivain, l’artiste, le chercheur ».

L’origine du mot inspiration vient du latin in spiritum, qui signifie  « avoir Dieu en soi ». Un concept largement répandu durant l’Antiquité voulait que l’inspiration artistique émane de Dieu. Voilà pourquoi je crois profondément que j’ai une équipe derrière moi, une équipe composée de mes guides de la créativité, car j’ai la sensation d’entrer en communication avec des sphères inconnues et d’être mystérieusement aidée dans ma création.

J’ai choisi de faire confiance à mes guides pour dépasser les moments de doute et d’insécurité lorsqu’ils se présentent. Mon désir de réussir devient alors plus grand que ma peur d’échouer. Le miracle agit et je suis impressionnée des résultats. Me voilà à nouveau sur la même fréquence, mais cette fois-ci, avec mes guides de la créativité.

Je suis heureuse et je m’accomplis dans mon travail. Je me sens privilégiée de faire ce que j’aime et de vivre de ma passion.

Un autre bonheur s’ajoute à ce bonheur déjà existant, celui de pouvoir admirer la nature depuis mon coin de travail. Une immense fenêtre laisse traverser la lumière du jour. Étant travailleuse autonome, mon bureau est à même notre maison. L’énergie de la nature et des arbres est très haute, raison pour laquelle l’on dit que la nature « ressource ». L’eau a une fréquence vibratoire très haute, raison pour laquelle il est si agréable d’être près de l’eau.

De mon coin de travail, je m’arrête pour observer la montagne, ressentir la nature et j’en suis récompensée lorsque j’ai la visite d’oiseaux, de petits suisses, de ratons laveurs, de renards, de chevreuils et de canards sur notre magnifique étang artificiel construit avec cœur par mon beau chéri. Je ressens subitement mon âme d’enfant lorsque les canards quittent l’étang pour se rendre à ma porte et y manger quelques miettes de pain. J’ai même eu l’immense joie d’observer un hibou en plein jour. Me voilà à nouveau sur la même fréquence, mais cette fois-ci, avec la nature.

Je crée ma vie et j’en suis fière et je suis remplie de gratitude pour tous les bienfaits et les cadeaux reçus par l’Univers. Un jour, j’ai choisi d’être graphiste. Ce jour-là, un déclic s’est fait et ma mission de vie a pris tout son sens. J’ai simplement compris que plus je vis ma passion, plus je me relis à moi et plus je rayonne.

NOTE : Un merci tout spécial à Carole Verdon pour sa précieuse aide à la rédaction de ce texte.

lesmotsdanslencrier@gmail.com

De parent à leader… une question de perspective

Quand je travaille avec des équipes, je me surprends souvent à faire des parallèles entre gérer une équipe et élever une famille. J’ai donc pensé que je pourrais partager avec vous quelques stratégies qui font souvent partie de mes enseignements en milieu de travail et qui s’appliquent si bien à la maison. Alors chers parents, êtes-vous des leaders? Je réponds que OUI, définitivement!

Se connaître et se reconnaître
Tout comme un leader qui mène une équipe au succès, je crois que pour guider nos enfants efficacement, il est bon d’apprendre à bien se connaître : qui nous sommes vraiment, à quoi réagissons-nous, de quoi avons-nous besoin pour être en paix, quelles sont nos limites à respecter et que nous oublions peut-être parfois? Pour aider à se connaître un peu mieux chaque jour, transformez-vous en « inspecteur » qui va à la recherche d’indices : il regarde, observe sans juger, constate. Par exemple, où va votre pensée quand le professeur vous dit que votre enfant pourrait faire mieux en mathématiques? Observez sur quoi se concentre votre pensée, toujours sans vous juger, juste observer ce qui est. Ensuite si vous croyez que cette pensée n’est pas aidante, vous pourrez l’ajuster, peut-être en incluant dans votre focus toutes les matières où votre enfant réussit bien. Un autre exemple : quand vous réagissez avec frustration, observez ce qui a mené à cet état.  Est-ce une limite non respectée? Est-ce une peur non avouée? Faites cette expérience : placez-vous en mode observation pour les sept prochains jours, et voyez ce que vous apprendrez sur vous-même.

Pendant cet exercice d’observation, notez aussi vos réussites si petites soient-elles. Il serait injuste de ne noter que ce qui ne fonctionne pas; il est important d’équilibrer en notant ce qui va bien, ce qu’on fait de spécial.  Et n’oubliez pas de vous célébrer!

Accueillir et accepter
Accepter ce que nous avons reçu (les ressources) et travailler avec pour atteindre ses objectifs. C’est la phrase que je véhicule dans mes formations de leadership dans le milieu des affaires. Moi j’ai longtemps été une spécialiste de la résistance. À chaque fois qu’un professeur ou un professionnel de la santé me donnait de l’information, je devais toujours faire ma propre recherche, donner ma propre opinion pour prouver qu’ils ne comprenaient pas tout… le déni, la résistance. Avec les années, j’ai appris à mieux accueillir la réalité comme elle se présentait et à accepter ce qu’elle m’offrait, que ce soit à travers mes enfants ou dans d’autres sphères de ma vie. Je peux vous confirmer que ma vie est plus facile maintenant.

Je me souviendrai toujours d’un certain matin à l’aéroport avec ma fille de 20 ans qui refusait d’embarquer dans l’avion car elle faisait une crise d’angoisse. Comme nous étions à l’étranger et que nous revenions à la maison, il n’était pas question d’annuler le voyage. Ce jour-là j’étais vraiment inspirée et j’ai accueilli la situation telle qu’elle était en demandant à ma fille ce qu’elle se sentait capable de faire pour retourner chez nous. Elle a suggéré l’autobus (20 heures de route). Je n’ai pas résisté; je l’ai accompagnée à la recherche d’un horaire pour finalement qu’elle réalise que c’était trop compliqué et qu’elle embarquerait dans l’avion. Ça n’a pas été un vol facile pour elle, mais en accueillant sa peur et la possibilité de retourner en autobus, je créais une ouverture à solutionner plutôt qu’à contrôler. Ça été beaucoup plus facile. Quand vous accueillez la réalité, ça permet de vous mettre en mode « résolution » et d’avancer. Vous relèverez vos défis avec beaucoup moins de perte d’énergie et de bien meilleures idées.

« Faire » confiance
J’utilise l’expression « faire confiance » par rapport à « avoir confiance » parce que le verbe faire implique une décision alors que le verbe avoir implique quelque chose qui est là de façon naturelle. Vous pouvez choisir à qui vous faites confiance dans la vie en général; mais quand ça vient à nos enfants, nous nous retrouvons souvent dans nos peurs et nous oublions d’accorder notre confiance à l’enfant, à nous-mêmes, et au processus d’évolution. Ma mère disait toujours : « Francine, fais confiance à la vie ». Ce que j’en ai compris, c’est que malgré les défis que la vie nous présente, à travers nos enfants ou nos autres relations, nous pouvons faire confiance que nous serons en mesure de les relever avec force et courage. Et cette décision nous permet très souvent de transformer un scénario futur « épeurant » en scénario de possibilités. Ceux qui ont vécu des épreuves le disent toujours : « Dans cette situation, j’ai tellement appris et ça a changé ma vie…; c’était finalement un cadeau de la vie ». J’ai entendu cette phrase dernièrement d’une amie qui a survécu à un cancer du sein et qui, aujourd’hui s’en trouve transformée. Alors faites le choix de faire confiance.

Sur ce, chers parents, je vous invite à jouer à l’inspecteur et à observer vos bons coups autant que vos questionnements; sachez vous célébrer! Vous serez ainsi plus fort et mieux équipé pour accueillir ce que la vie met dans votre assiette à chaque jour. Il n’y a de solution magique pour personne, seulement des solutions réalistes. Et finalement, faites-vous confiance; vous êtes le bon parent pour votre enfant!

La voie du don

Emprunter la voie du don et du service est synonyme de vivre avec révérence. C’est savoir porter un égard au bien-être d’autrui et à la vie.

S’offrir volontairement nous sort de la tête, et nous permet d’entrer dans le monde. Le cœur s’éveille donc à la compassion et à la liberté d’être. Savoir accorder le respect et la confiance à l’autre et lui donner l’espace d’être différent nous apprend éventuellement à vivre dans le cœur mais aussi à nous établir dans notre rayonnement intérieur. C’est ainsi que nous vivons la joie de s’impliquer et de collaborer pour le bien de l’ensemble.

En dépit de la croyance populaire, la réalité démontre que la plupart des gens s’engagent socialement et collectivement par obligation, ou bien par intérêt et gain personnel. Bien que ce soit une action généreuse, nous demeurons la personne qui vit le sentiment d’être généreuse. Ce que l’on donne est trop souvent rempli de nos désirs de pouvoir sur l’autre ou de nos désirs d’être reconnu ou de plaire à l’autre. L’ego persiste à exister. Ce n’est pas un acte commis par abdication du moi distinct ou par pure intention de service désintéressé.

Malheureusement notre sens déformé du devoir nous prive d’être profondément touché par ce qui nous dépasse et nous empêche de véritablement percevoir ce qui transcende la vie quotidienne. En fait, nous oublions que le sens du sacré est là dans chaque expérience, dans chaque contact avec la nature, dans chaque relation, dans chaque regard, dans chaque sourire, dans chaque élan de cœur. Ils sont le véhicule de l’amour et de la conscience divine. La voie du don nous demande d’être présents au fait que nous sommes ce mystère qui perpétue la simplicité et la beauté de la vie.

Soyons ni celui qui donne ni celui qui reçoit. En n’ayant aucun motif derrière l’action, nous devenons un canal pour le mouvement continuel d’amour.

En franchissant le mur de l’ego qui cherche à jouer le rôle de celui qui donne, nous contactons l’impulsion sensible cachée. Enfin dévoilée, nous sommes libres de faire circuler l’amour dans sa pure expression. Cette force subtile derrière la vie qui se glisse discrètement en nous, celle qui est profondément enveloppante devant laquelle nous nous inclinons à condition d’en être témoin, intérieurement disposé et totalement présent.

Le don c’est la confiance et la pure spontanéité d’être, un geste de révérence véritable libre de tout conditionnement. Ce qui en résulte est manifestement frais, lumineux et miraculeux de par sa nature.