Former les futurs citoyens

« Si tous les enfants du monde faisaient de la philosophie dès le primaire, on changerait le monde en une génération! »

Voilà ce que pense Frédéric Lenoir, philosophe, sociologue, auteur d’une quarantaine d’ouvrages et cofondateur de la Fondation SEVE, en France.

Selon lui, développer des ateliers philosophiques et de pratique de l’attention, c’est contribuer à mieux préparer les enfants et les jeunes à devenir des êtres conscients, actifs et respectueux du vivant. Enseigner aux enfants, dès leur plus jeune âge, à raisonner par et pour eux-mêmes, à gérer leurs émotions et à faire preuve d’empathie et d’ouverture leur permettrait donc d’être de meilleurs citoyens adultes.

Saviez-vous qu’au Québec, cela fait plus de 30 ans que l’on mène diverses expériences philosophiques avec les enfants? Le philosophe Lenoir s’est d’ailleurs inspiré du programme d’enseignement de Michel Sasseville, directeur du programme de la philosophie pour les enfants à la Faculté de philosopie de l’Université Laval, lors de la création de sa Fondation SEVE qui vise à former des animateurs d’ateliers philosophiques pour les enfants.

Puisque nous sommes des êtres pensants et conscients que nous pensons, pourquoi ne pas aborder cette importante dimension de notre expérience à l’école? Le traitement de l’environnement, l’éducation à la citoyenneté, la prévention de la violence, la prévention de la radicalisation… tout cela est évidemment important, mais à la base de ces initiatives se trouve une expérience d’autant plus importante : celle de penser.

En amenant les enfants à réfléchir, à dialoguer, à développer leurs arguments et à s’opposer de façon non violente, Lenoir et d’autres adeptes de la philosophie pour enfants espèrent que « nos » enfants en tireront des leçons pour être mieux outillés dans leur vie de citoyens adultes. L’actualité récente liée aux attentats et à la montée du radicalisme montre à quel point développer à la fois l’esprit critique et le vivre ensemble constituent un enjeu pour nos sociétés.

L’un des axes fondamentaux de la philosophie pour les enfants est de les aider à construire leur pensée, à savoir accueillir leurs émotions, à acquérir un esprit critique, à respecter l’autre dans sa différence, à faire preuve d’empathie afin de devenir des citoyens confiants, actifs et responsables.

Nous souhaitons sensibiliser la population aux bienfaits de la pratique de la philosophie et de la pratique de l’attention auprès des enfants et de multiplier les occasions données aux enfants de l’exercer.

Offrir à un enfant l’occasion de participer à un atelier de philosophie, c’est lui donner la parole afin qu’il puisse exprimer ce qu’il pense sur divers sujets. C’est l’inciter à prendre conscience de ce qu’il pense et l’aider à réfléchir sur les moyens qu’il prend pour soutenir ses pensées afin qu’elles deviennent de plus en plus critiques, créatives et attentives.

Selon l’Association Québécoise de Philosophie pour Enfants, plusieurs recherches indiquent que les ateliers de philosophie offerts aux enfants, que ce soit à l’école primaire ou secondaire, sont des outils puissants qui préparent les élèves à la vie en développant leur estime, leur pensée critique et leur pensée créative. On doit toutefois constater que, même si cela fait plus de 30 ans qu’on s’intéresse à la question, la philosophie auprès des enfants demeure une pratique trop marginale au Québec.

« Tout ce qu’un enfant apprend, découvre petit, le marque pour toute sa vie. Et ce qui aide le plus à grandir en conscience, c’est la philosophie, car elle permet de réfléchir, de ne pas être pris par ses aprioris [sic], ses croyances, ses préjugés et elle nous apprend à discuter. »

Frédéric Lenoir

J’ai besoin d’être aimé

Inextricablement lié au fonctionnement relationnel, le besoin d’amour est un besoin vital chez l’être humain, quel que soit son âge. Je ne crois pas aux théories qui considèrent le besoin d’amour comme un besoin de dépendance. L’amour constitue la nourriture psychique la plus importante chez l’être humain. Tenter de se convaincre rationnellement qu’on peut vivre sans être aimé et sans aimer, c’est tout simplement renforcer, par la rationalisation, son système défensif et masquer ainsi la souffrance que suscite le manque d’amour. La dépendance ne vient pas du besoin d’aimer et d’être aimé, qui est un besoin naturel, mais de l’attitude irresponsable qui met l’autre à la source de ses manques d’amour : on est dépendant quand on attribue aux autres la cause de nos problèmes. La dépendance est le pouvoir que l’on donne aux autres sur notre vie. Trouver les moyens de satisfaire ses besoins vitaux et fondamentaux d’amour équivaut précisément à se dégager de ses dépendances. L’être dont le besoin naturel d’amour est comblé est beaucoup plus libre et indépendant que celui qui est à la recherche de la satisfaction de ce besoin.

L’homme qui mange à sa faim n’est pas obsédé par le manque de nourriture. Parce que son besoin physiologique est comblé, il peut s’en dégager et se livrer à d’autres activités. L’enfant qui manque d’amour est un enfant très dépendant qui s’accroche et qui accapare toute notre attention. Quand son besoin d’amour est comblé, il peut très bien se détacher de nous pour quelque temps et se trouver d’autres occupations sans se sentir abandonné. L’amour, c’est la clé de la motivation, c’est ce qui donne envie de vivre, de créer, de se propulser et de propulser les autres.

Évelyne, que j’ai reçue en consultation, me disait un jour à peu près en ces mots : « Tu ne peux pas savoir combien je souffre de me sentir si seule. Le fait de n’avoir personne au monde qui m’attende, qui pense à moi, et le fait de n’avoir personne à accueillir ou à aimer m’est insupportable. J’ai l’impression que plus rien ne me retient à la vie. Rien ne m’intéresse. Il est des jours où je voudrais mourir tellement la vie me semble vaine et inutile. » Jacinthe, une amie, m’écrivait récemment : « Ma solitude me fait souffrir, je ne me trouve plus belle parce que je n’ai personne à aimer. » Jusqu’où peut-on aller pour satisfaire son besoin d’amour?

Sylvain a 28 ans. Il vient me consulter parce qu’il vit sa huitième peine d’amour. Toutes les femmes qu’il a aimées l’ont abandonné. Pourtant, il a tout fait pour les garder. Jamais il ne leur a refusé quoi que ce soit pour ne pas les perdre. Le besoin d’amour est tellement fort chez l’être humain qu’il est parfois prêt à se nier, à se détruire, à devenir une marionnette dans les mains des autres pour ne pas perdre cet amour.

Autant il est néfaste de nier son besoin d’amour par la rationalisation, autant il est nuisible de devenir dépendant pour ne pas perdre l’amour des autres. On ne règle pas un manque d’amour en donnant toute la place à la pensée rationnelle ou en la cédant dans son entier à « l’autre ». Dans les deux cas, il y a négation de soi. Dans les deux cas, il y a un manque d’amour de soi. La capacité d’aimer et d’être aimé est directement proportionnelle à la capacité de s’aimer soi-même. On revient ici à l’importance de la relation. Comment apprendre à s’aimer si on n’a pas été aimé? La personne qui ne s’aime pas a manqué d’amour, a été rejetée, jugée, niée dans son vécu. C’est alors le rôle des éducateurs et des thérapeutes de lui faire vivre une expérience d’amour véritable. Entouré d’influences agréables, le psychisme se transforme. C’est l’amour de l’entourage qui éveillera notre propre amour et qui nous permettra d’aimer dans le respect profond et inébranlable de ce que nous sommes. S’aimer, aimer et être aimé sont les trois composantes indissociables du besoin vital d’amour dont la satisfaction donne à l’être humain la clé de son équilibre et de son évolution intérieure.

Être bien, ça s’apprend

L’attitude joue un rôle important dans votre bien-être. Voici quelques façons d’améliorer votre attitude et votre vie.

Avoir confiance en la vie et en soi
Imaginons un père de famille qui est licencié à la suite d’une faillite et qui ne reçoit pas d’indemnité de départ. Il peut choisir de faire confiance à la vie en se disant qu’il pourra y faire face et qu’il apprendra quelque chose de cette expérience ou il peut s’apitoyer sur son sort.

S’il choisit la première attitude, il cherchera un nouvel emploi en sachant que l’Univers le mènera vers ce qu’il y a de meilleur pour lui. Il acceptera probablement la première offre qui lui sera faite, même si elle ne répond pas à toutes ses attentes, en gardant à l’esprit qu’il n’y a pas de hasard et qu’il pourra décider de chercher un autre emploi éventuellement s’il ne convient pas. En agissant de la sorte, il met toutes les chances de son côté pour découvrir son potentiel et apprendre quelque chose de nouveau.

S’il opte pour la seconde attitude, se démoralisera, ce qui aura des conséquences néfastes sur sa vie et sur celle de ses proches. De plus, les gens qui s’apitoient sur leur sort ont souvent tendance à être pessimistes, même lorsque de belles choses se produisent dans leur vie. Ainsi, au lieu de dire MERCI pour les bons moments, ils sont toujours méfiants, peu importe la situation.

Assumer ses responsabilités
Devenir une personne responsable est une décision difficile à prendre, car notre ego cherche facilement à culpabiliser. Être responsable, c’est savoir que nous créons notre vie, que nous attirons tout ce qui nous arrive, afin de prendre conscience de ce qui se passe véritablement en nous. C’est savoir que l’extérieur reflète notre intérieur. C’est assumer toutes les conséquences de nos décisions.

Une personne responsable ne vit pas de culpabilité envers elle-même et n’essaie pas de rendre les autres responsables de ses malheurs. Certes, il est normal de vivre de la colère dans certaines situations. Par contre, afin d’être bien dans sa peau, chacun doit assumer ses responsabilités afin de cesser de vivre du stress et des émotions.

Lorsque vous agissez pour vous faire aimer ou pour ne pas vous sentir coupable, vous ne respectez pas vos besoins et vous attirez des personnes qui ne vous respectent pas. Plus vous deviendrez responsable, moins vous croirez que les autres sont responsables de votre bonheur et, par conséquent, vous ne vous sentirez plus obligé de vous occuper du bonheur des autres. Vous saurez qu’ils sont, comme vous, responsables de leur propre bonheur et des choix qu’ils font. Chacun crée sa propre vie. Lorsque vous êtes prêt à assumer les conséquences de vos décisions et à laisser les autres assumer les leurs, vous saurez que vous êtes une personne responsable.

Avoir des projets et des objectifs
Le fait d’avoir des objectifs qui vous enthousiasment est un signe d’amour envers vous-même. Quels sont vos objectifs actuels, à court, à moyen et à long terme? Il peut s’agir d’un projet de rénovation, d’une sortie, de vacances, de l’écriture d’un livre ou d’un apprentissage. Ces projets peuvent ne jamais se réaliser. Ce n’est pas le résultat qui compte, mais bien l’enthousiasme que ces projets génèrent. Vous pouvez même changer d’idée en cours de route. L’important est de vous rappeler que vous méritez de vous créer une belle vie remplie de joie et de bonheur et d’avoir des projets et des objectifs, ce qui vous permettra de conserver votre énergie, votre santé et votre jeunesse.

Les trois attitudes abordées dans cet article ne représentent que quelques-uns des moyens que vous pouvez utiliser pour ÊTRE BIEN, mais je suis certaine que, si vous les mettez en pratique votre vie s’améliorera grandement.

Dépasser l’illusion de manque

Lorsqu’on prend le temps de regarder ce qui est au cœur de la majorité de nos souffrances, qu’il s’agisse de tourments banals, d’évènements dramatiques ou même de tragédies, on y trouve presque toujours une perception de manque.

« Quelque chose » n’est plus ou n’est pas tel que l’on souhaiterait qu’il soit.

Loin de moi l’idée de vouloir mettre en doute la légitimité d’avoir mal ou de minimiser l’importance de vivre nos émotions. Cependant, est-il vraiment nécessaire de souffrir, pendant des mois, des années et parfois pendant toute une vie, de ce qui n’est pas, n’a jamais été ou ne sera jamais plus?

Les bouddhistes disent que nos attachements sont à la source de nos souffrances. Or, comme nous vivons dans un monde où tout est en perpétuel changement, et ce, à un rythme de plus en plus rapide, il me semble d’autant plus indispensable de savoir comment se détacher sereinement et comment accueillir la nouveauté, surtout celle que l’on n’a pas choisie.

L’une des lois universelles qui peut grandement nous aider en ce sens est la loi de la conservation de l’énergie. Cette dernière stipule que l’énergie ne peut être ni créée, ni détruite, mais qu’elle se transforme. Comment cela s’applique-t-il à nos vies? On pourrait dire que « l’essence » d’une chose ne sera jamais perdue, mais qu’elle prendra différentes formes au fil du temps.

Je m’explique. Ces « essences », qui sont au cœur de ce qu’on affectionne particulièrement, se résument souvent à des sentiments. Par exemple, on est attaché à son animal de compagnie (la forme) pour le sentiment de complicité, d’amour inconditionnel ou de bonheur (l’essence) qu’il nous procure. On peut être attaché à sa maison ou à sa voiture (la forme) pour le sentiment de liberté (l’essence) ressenti. Nos êtres chers (aussi la forme) représentent eux aussi différentes « essences ».

Il est encore plus important de réa­liser que ces diverses « essences » que sont l’amour, la sécurité, la paix d’esprit et toutes les autres auxquelles vous pouvez penser, ne pourront jamais être livrées par la même source, toute une vie. Ce serait grandement désavantageux. Imaginez devoir trouver votre sentiment de sécurité dans une doudou pour le reste de vos jours… Cette forme ne vous serait pas très bénéfique lors de votre première entrevue d’emploi!

Ces « essences », qui sont toujours présentes, nous sont offertes sous les formes qui nous conviennent et nous soutiennent le mieux à divers moments de notre évolution. Ainsi, nul ne sert de s’attarder trop longtemps au manque de support d’une amie ou d’un conjoint, au manque de compréhension de nos enfants ou au manque de reconnaissance d’un parent ou du patron. Vous n’en serez que plus longuement éprouvés.

Cherchez plutôt à reconnaître la ou les sources sous lesquelles la Vie vous en fait cadeaux et comment ces dernières vous sont davantage bénéfiques. Je vous assure que lorsque vous aurez pris conscience de la générosité avec laquelle la Vie conspire à votre mieux-être, vous éprouverez un profond sentiment de gratitude et ne pourrez qu’être éblouis par la beauté de sa perfection.

Je vous souhaite réellement de pouvoir dépasser vos illusions de manque.

Protéger la santé des enfants vulnérables

Le Rassemblement Électro-Sensibilité Québec (RESQ) salue le dépôt aujourd’hui par le député de la circonscription de Borduas, M. Simon Jolin-Barrette, d’une pétition de 1 100 signataires réclamant des accommodements permettant aux enfants et adolescents électrohypersensibles (EHS) du Québec de fréquenter l’école sans nuire à leur santé.

Le recours aux technologies câblées ainsi que l’interdiction des technologies sans fil sont des mesures déjà mises en place dans les écoles et garderies de certains pays, ou en voie de l’être (voir l’annexe). Par exemple, en France, depuis 2016, le Wi-Fi est interdit dans les garderies et encadré au primaire. À partir de septembre 2018, l’usage du cellulaire y sera  interdit au primaire et au secondaire. Aux États-Unis, le Maryland recommandait fin 2016 la réduction du Wi-Fi à l’école. De plus, le Département de la Santé publique de la Californie publiait avant les Fêtes des recommandations sur l’usage prudent du cellulaire, mentionnant que cette technologie pourrait poser un risque accru pour les enfants.

Le RESQ souligne que ces politiques ont été adoptées ailleurs dans le but d’accommoder les enfants et les jeunes EHS, mais aussi dans le but de protéger tous les enfants et les jeunes de l’exposition aux champs électromagnétiques dans les établissements pré-scolaires et scolaires. Elles contribueront à préserver la santé des générations  à venir. Le RESQ souhaite vivement que le gouvernement tienne compte des problèmes de santé vécus par les enfants et les jeunes d’âge scolaire affectés par les rayonnements électromagnétiques dans nos établissements d’enseignement. Nous faisons appel aux élus de l’Assemblée nationale afin que les droits fondamentaux à l’éducation et le droit de tous à un environnement sain soient respectés.

Pour plus d’information
Rapport du Groupe de travail, Gouvernement de l’Ontario, 2017 :
Le temps est au leadership : reconnaître et améliorer les soins pour les personnes atteintes d’encéphalomyélite myalgique/du syndrome de fatigue chronique, de fibromyalgie, et de manifestations d’intolérance au milieu/de sensibilité chimique multiple – Rapport de la première étape. Note : le rapport précise qu’« intolérance au milieu » renvoie aux champs électromagnétiques.

Le rayonnement électromagnétique de radiofréquences et la santé des Canadiens. Comité permanent de la Santé, Chambre des Communes, gouvernement du Canada, 2016

Quand l’environnement rend malade, UQAM, 2012

Directive de l’Association médicale autrichienne pour le diagnostic et le traitement des problèmes de santé et des maladies liées aux champs électromagnétiques (syndrome CEM), 2012

Sears, M. Le point de vue médical sur l’hypersensibilité environnementale,  Commission canadienne des droits de la personne, 2007

En France :
Loi Abeille, France, 2015 : LOI n° 2015-136 du 9 février 2015 relative à la sobriété, à la transparence, à l’information et à la concertation en matière d’exposition aux ondes électromagnétiques (1)

2017 – le gouvernement français annonce que l’usage du téléphone cellulaire sera interdit dans les écoles primaires et les collèges à partir de la rentrée scolaire de 2018.

2015 – France : règlement interdi­sant­ le Wi-Fi en garderie, en limitant l’usage au primaire

Rapport, Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement, et du travail (ANSES) sur les enfants, 2016 : Exposition des enfants aux radiofréquences : pour un usage modéré et encadré des technologies sans-fil

Jugement de tribunaux :
le tribunal du contentieux de l’incapacité de Toulouse reconnaît l’électrohypersensibilité comme étant un handicap, 2015

le Tribunal de Grande Instance de Grenoble interdit, le 20 septembre 2017, à la SA ENEDIS (qui gère l’électricité en France) d’installer un compteur intelligent chez un couple avec un enfant électrosensible.

Aux États-Unis :
Maryland, États-Unis, 2016 :
Wi-Fi Radiation in Schools in Maryland Final Report, Maryland Children’s, Environmental Health and Protection Advisory Council

En Californie, le département de santé publique publie des lignes directrices sur l’usage prudent du cellulaire, et s’inquiète des effets possibles sur la santé des enfants (2017).

Ottawa Montréal, 240 km à pied

La marche est une activité qui compte un nombre toujours croissant d’adeptes dans la région et ailleurs. Le Chemin des Outaouais organise une marche qui a comme point de départ Ottawa pour se terminer à Montréal. Le concept du projet s’est inspiré du modèle qu’on retrouve sur le chemin de Compostelle. Les gens qui entreprennent cette marche pèlerine le font pour diverses raisons.

Pour certains, c’est un pèlerinage religieux ancré dans sa foi chrétienne.

Pour d’autres, c’est une marche qui s’inscrit dans une démarche spirituelle plus large.

Ou encore il s’agit d’un défi physi­que, une approche reliée à la santé.

Peut-être aussi qu’il s’agit d’une forme de tourisme caractérisé par sa simplicité et la rencontre de l’autre.

Depuis 2005, à chaque année, quelques 150 pèlerins entreprennent ce chemin qui longe la rivière des Outaouais sur la rive ontarienne, puis à bord d’un traversier rejoignent la rive québécoise de Cumberland à Masson, pour faire l’inverse de Montebello à Lefebvre et finir avec une dernière traversée de Hudson à Oka.

À chaque jour, du 15 mai au 18 juin, un groupe de 6 personnes s’engage sur le chemin des Outaouais. Le point de départ se fait à la cathédrale d’Ottawa pour finir à l’Oratoire St-Joseph à Montréal. La plupart du temps on se retrouve dans un groupe d’inconnus qu’on découvrira au cours du trajet. Il arrive aussi qu’un groupe de deux à six personnes qui se connaissent s’inscrivent profitant ainsi de cette expérience unique pour vivre ensemble une aventure hors du commun. Certaines préfèrent la marche solitaire, d’autres aiment discuter en marchant ou encore tantôt l’un, tantôt l’autre. Certaines se mettent en marche tôt le matin, d’autres préfèrent prendre leur temps. Le rythme de marche, ainsi que le besoin de prendre des pauses varie selon chacune. Ce qui importe surtout c’est de respecter son propre rythme. Chacune est appelé à le vivre à sa façon avec des objectifs, des motivations et un style qui lui appartient. Qu’il s’agisse d’un pèlerinage pour l’une ou d’une marche pour l’autre, le chemin est une démarche unique pour la personne qui le vit.

Le périple se fait en 12 étapes se terminant à chaque jour dans un logement empreint de simplicité et surtout accessible par son coût minime.

Souvent les marcheurs cuisinent un repas en groupe, sortent au resto ou se contentent de menu victuailles qu’ils ont apporté dans leur sac à dos. Il arrive aussi qu’un repas soit offert par les hôtes du gite.

Souvent des candidats intéressés hésitent à s’inscrire, convaincus qu’ils n’arriveraient pas à marcher une vingtaine de kilomètres à chaque jour. Pour permettre une mise en forme, des bénévoles du Chemin des Outaouais organisent des marches préparatoires. En plus de se mettre en forme, on y rencontre des gens sympathiques qui vous partageront leur vécu lors de multiples marches en divers endroits dans le monde.  Souvent, c’est  le Chemin des Outaouais leur a donné le goût d’en entreprendre d’autres.

Quelle que soit la raison qui vous a incité à entreprendre le chemin, il est fréquent d’y trouver autre chose. La rencontre et les échanges avec nos compagnes et compagnons de voyage nous amène parfois à considérer nos certitudes avec un regard neuf. Ces douze journées viennent avec des inconvénients à affronter dont; porter tout ce dont on aura besoin sur son dos, les intempéries, la fatigue, dormir sur un matelas à même le plancher dans une salle commune, parfois des douleurs et inconforts, parfois lutter contre l’envie d’abandonner. Pourtant, la camaraderie et l’entraide qui naît sur le chemin portera la très grande majorité des marcheurs à destination. Au final, le chemin vous aura apporté beaucoup plus que ce que vous aviez au départ espéré y trouver. Arrivé à destination, vous aurez bâti de nouvelles amitiés, aurez découvert que vous étiez plus fort que vous ne le croyiez, saurez si vous entreprendrez d’autres marches et que peut-être, à votre insu, le chemin sera devenu méditation ou prière.

Les inscriptions pour ce pèlerinage se feront à compter du 15 janvier 2018 à partir du site : www.chemindesoutaouais.ca

La fonte, médecine chinoise et huiles essentielles

L’arrivée du printemps réveille en nous cette envie de temps chaud qui s’annonce lentement mais sûrement. L’air est plus humide et, par temps humide, le corps peut avoir certaines réactions. Voici donc quelques solutions naturelles pour les soulager :

Allergies : Mélanger 2 gouttes de Lavande, de Citron et de Menthe Poivrée à une cuillère à table d’huile de coco fractionnée et appliquer une petite quantité aux sinus et sous les pieds durant la saison des allergies.

Sensibilité dans les articulations :
Mélanger 2 gouttes de Menthe poivrée, d’Eucalyptus, de Romarin et 2 gouttes de Citronnelle dans 1 cuillère à thé d’huile de coco fractionnée et masser la zone sensible. Répéter quelques fois dans la journée. Cette solution est également efficace pour les spasmes et les crampes musculaires. Ne pas oublier d’appliquer de la glace pendant 10 minutes dans les cas d’inflammation, que ce soit après un entraînement, à la fin de la journée ou au besoin.

Asthme : Il est recommandé d’utiliser les huiles suivantes en diffusion afin de prévenir les difficultés respiratoires. Ajouter 2 gouttes de chacune de ces huiles dans un diffuseur à vapeur : Eucalyptus, Menthe poivrée, Thym, Sapin de Douglas et Origan. On peut mélanger 1 goutte de ces huiles dans 1 cuillère à thé d’huile de coco fractionnée afin de l’appliquer directement sur la peau, sur la poitrine et dans le dos.

Cure du foie : À une tasse d’eau chaude, ajouter le jus d’un demi citron ou 2 gouttes d’huile essentielle de Citron, 1 pincée de poivre de Cayenne ou 2 gouttes d’huile essentielle de Cannelle pour les estomacs sensibles, 1 cuillère à table d’huile d’olive et 1 cuillère à table de miel. Boire tous les soirs avant le coucher, pendant cinq jours. Éviter la consommation d’alcool et de produits riches en matières grasses pendant ce temps.

Le Foie joue un rôle de filtre d’une grande importance dans le corps. Il emmagasine les toxines afin d’éviter qu’elles se déversent dans le sang. De là l’importance de lui donner un coup de pouce en le nettoyant­ avec cette cure naturelle, aux saisons. Grandement efficace pour prévenir certains malaises notamment les allergies, les maux de tête et les brûlements d’estomac. Il est même recommandé de calmer le foie lorsque l’impatience et les frustrations font surface plus souvent qu’à l’habitude.

Le Poumon, quant à lui, est l’organe de filtration de l’air, très sollicité par temps humide. Ainsi, on le renforce en évitant de consommer des aliments Yin trop rapidement, c’est à dire les aliments crus et froids.

Continuer à faire cuire les aliments pendant la fonte, surtout les céréales, les légumes et les protéines végétales, que l’on agrémentera d’épices réconfortantes comme le curcuma, la cannelle, la cardamome, le poivre, le fenouil, la citronnelle, l’anis étoilé et le piment afin de chasser l’humidité excessive du Poumon qui préfère un environnement sec.

Je suis thérapeute en Shiatsu, une médecine douce qui prend sa source dans les fondements de la médecine chinoise. Suivant le cycle des saisons et des cinq éléments, le Shiatsu se démarque par sa capacité à répondre rapidement aux malaises que le corps peut vivre en donnant un massage par acupression semblable à l’acupuncture. Les conseils relatifs au mode de vie font partie de mon mandat de thérapeute. De cette manière, je cible les besoins particuliers de chacun et leur donne l’occasion de développer des outils utiles au maintien de leur santé.

Le monde de Maya

Le mot maya est un mot hindou qui signifie illusion. Le monde de maya (notre monde actuel) est un monde abstrait, c’est un monde où le mensonge et la vérité se confondent. Un monde où la confusion règne en maître, un monde dans lequel les populations sont laissées dans l’ignorance. C’est le chaos!

Quand on se promène dans les rues des grandes villes comme New York, Londres ou Paris, nous constatons que la majorité des gens vit à toute allure, cherchant ici et là une parcelle de bonheur qui semble toujours leur échapper. Vivant dans une pauvreté extrême, beaucoup d’entre eux n’ont même plus la force de combattre,­ acceptant leur sort sans même vouloir en connaître la cause. Voilà les conséquences d’un système basé sur l’économie et axé uniquement sur le succès financier et le pouvoir éphémère qu’il procure.

Les conflits internationaux, les guerres fratricides, les guerres de religion séculaires, la dissension et le désordre qui règnent en milieux politiques, la misère chez les peuples autochtones, l’intolérance des religions traditionnelles face aux nouvelles croyances spirituelles et religieuses, enfin l’incompréhension des gens face aux problèmes réels de tous genres qui affligent toute la planète, se répandent tous dans notre atmosphère psychique à la manière des particules volcaniques et nous reviennent comme un boomerang. Aussi, les gens ne se rendent pas compte que, par leurs réactions et pensées négatives, leurs paroles malveillantes et leurs actions incontrôlées, ils projettent des influences négatives dans leur propre atmos­phère psychique, lesquelles auront des effets négatifs et néfastes pour l’ensemble de l’humanité. […]

Une personne désireuse de réussir sa vie doit se réserver du temps durent la journée pour méditer, tout comme elle se réserve du temps pour manger, se laver et se reposer. La nourriture de l’esprit est encore plus importante que celle du corps physique, car c’est notre esprit, et lui seul, qui s’occupe de tout notre corps, de nos organes, de notre système nerveux. C’est lui également qui doit constamment faire des analyses, des évaluations, décider de ceci ou de cela.

C’est notre esprit, et lui seul, qui gouverne notre corps physique et non l’inverse. C’est aussi par lui qu’une personne reçoit de bonnes intuitions qui la conduiront au succès en créant l’harmonie dans sa vie personnelle et dans son environnement. […]

Étant donné que tout est en perpétuel changement, l’état de tension mondiale qui se manifeste aujourd’hui ne peut se prolonger indéfiniment, il doit céder la place à la paix, sinon nous connaîtrons l’effondrement du système capita­liste avec toutes les conséquences que cela pourrait engendrer dans le monde. C’est en permettant à chacun d’exploiter au mieux ses talents par la création d’emplois durables, par une meilleure gestion des biens publics, en démontrant une vraie transparence, en limitant le gaspil­lage, en plafonnant les salaires exorbitants, en se préoccupant du sort de tous les électeurs, riches comme pauvres, jeunes comme plus âgés, en favorisant la justice sociale, au lieu des intérêts des banques et des compagnies multinationales, et aussi, en prenant des mesures pour ralentir ou freiner la corruption. En d’autres termes, c’est en pratiquant eux-mêmes ce qu’ils demandent au « bon peuple » que nos politiciens pourront espérer réduire les crimes et ramener la paix sur la planète.

Comment développer une belle estime de soi

Si la vie de tous les jours vous paraît un terrain de jeu fabuleux où vous vous épanouissez pleinement, c’est que vous maîtrisez certaines règles de base qui reflètent une solide estime de vous-même.

Mais peut-être vous arrive-t-il d’avoir la sensation de ne pas être là où vous aimeriez être? De vous entendre dire souvent oui au lieu de dire non? De vous sentir envahi ou manipulé? Inquiet ou impuissant? Ou en quête de perfection? Si vous vous reconnaissez dans ce genre de situations, c’est que votre estime de vous-même a besoin d’être consolidée.

Dans cet article, je vous propose de rafraîchir ou d’approfondir vos connaissances sur le grand sujet qu’est l’estime de soi. De plus, en intégrant quelques stratégies adaptées à votre réalité, j’ose parier que vous allez accueillir plus facilement votre quotidien et ainsi vous sentir bien ou mieux dans votre peau.

Tout d’abord, sachez que plusieurs psychologues et philosophes ont enrichi l’histoire de l’estime de soi.  Si pour certains l’estime de soi se base sur des réussites concrètes,­ pour d’autres c’est plutôt l’accep­tation inconditionnelle de soi avec ses qualités et ses faiblesses qui vont permettre à la personne de se sentir heureuse. Pour d’autres encore, c’est le développement de son plein potentiel ou la libre expression de ses émotions qui font que l’individu a accès au bonheur.

Jean Monbourquette et l’estime de soi
De ma perception de coach, je trouve capital la distinction que souligne Jean Monbourquette (1933-2011), sur les deux courants de pensée suivants : l’estime de soi pour sa personne et l’estime de soi pour ses compétences.

Le premier courant,  l’estime de soi pour sa personne,  priorise l’acceptation de ses besoins, de ses émotions, de ses facultés, de ses qualités, de ses erreurs et un amour bienveillant vis-à-vis de soi.

Le deuxième courant, l’estime de soi pour ses compétences, prio­rise la confiance dans ses facultés d’apprentissage et l’appréciation de ses réussites aussi petites soient-elles ainsi que l’évaluation de ses progrès personnels.

C’est incontestable que les deux courants sont à valoriser et à développer. Il s’agit simplement de savoir que « l’agir » suit « l’être » et que c’est d’abord en s’acceptant inconditionnellement soi-même avec ses limites actuelles (estime de sa personne) que l’on va pouvoir définir des objectifs réalistes et revalorisants (estime pour ses compétences).

L’estime de soi pour sa personne
Pour reconnaître l’estime de soi pour sa personne, posez-vous les questions suivantes : Est-ce que je suis en train de me comparer, d’être en compétition avec un monde extérieur au mien? Est-ce que j’entretiens des commentaires négatifs à mon sujet (mon appa­rence corporelle, mes qualités, mes défauts, mes erreurs, mes échecs, mes émotions)?

Si tel est le cas, sachez que vous aurez en tout temps quelqu’un de mieux ou de moins bien en face de vous, donc l’occasion de vous sentir amer ou orgueilleux. Au lieu d’entretenir un discours intérieur qui vous rabaisse, il importe d’adopter la conviction que vous êtes un être unique, incomparable et très important, de vous traiter avec respect. Il s’agit également de vous rappe­ler que vous possédez une dignité personnelle et que vous êtes digne d’appréciation (amour-propre). Il importe de vous sentir fier de vous. C’est ainsi que vous pourrez humblement et naturellement « aimer votre prochain comme vous-même » et établir des liens harmonieux avec votre entourage.

Donc, ce qui est important de savoir, c’est qu’il est possible de développer l’estime de soi pour sa personne.

Parmi moult stratégies, la méditation en est une qui vous permet d’observer vos pensées et vos sentiments sans les juger, accueillir toutes les facettes de votre être sans censure, chercher à être en harmonie avec toutes les parties de votre être. Dans cet état d’observation de vous-même, vous pouvez progressivement ressentir de la compassion pour les parties mal aimées de votre être et ainsi les intégrer avec douceur. En reconnaissant avec humilité vos forces et vos faiblesses, développez une solide estime de vous-même et devenez de plus en plus habile pour vous affirmer, pour prendre vos décisions, pour être en relation saine avec les autres en ayant confiance en vous-même.

La cohérence cardiaque est également une belle façon de prendre du recul face aux situations plus difficiles de la vie et des relations. En effet, la personne qui respire d’une façon consciente, à rythme bien précis, se trouve dans un état physio­logique tout à fait neutre à l’abri du jugement des autres et de son propre jugement puisque son focus est uniquement dans la respiration. Cet état de grand calme permet de commencer la journée de façon centrée et de pouvoir faire facilement face aux défis de la vie quotidienne.

J’attire votre attention sur le fait que pour obtenir et maintenir un résultat à la hauteur de vos attentes, vous allez devoir introduire une nouvelle­ routine dans votre vie. Pour la cohérence cardiaque il suffit d’une quinzaine de minutes par jour tous les jours. En mettant pour quelques instants « sur pause » le monde extérieur, vous obtiendrez le recul nécessaire pour prendre vos décisions, pour savoir où vous en êtes. Pour la méditation, cela dépend de la formule choisie. Certains vont favoriser une méditation guidée qui peut durer plus d’une heure et d’autres vont privilégier une routine plus courte donc plus facile à introduire quotidiennement. Ce qui importe, c’est de dédier régulièrement du temps à l’observation de son être.

L’estime de soi pour ses compétences
Stratégiquement, la première chose à faire et non des moindre pour l’estime de soi pour ses compéten­ces, c’est d’accepter votre niveau de compétence actuel sans le comparer aux autres. Le point de départ est une juste évaluation de vos aptitu­des. Ce qui devient fondamental, c’est de chercher le dépassement … face à vous-même. Voici le genre de questions à vous poser pour savoir où vous en êtes de votre estime envers vos compétences : – Quelle vision ai-je vis-à-vis de mes projets? Quel est mon comportement face à un obstacle? Quel risque suis-je prêt à prendre? Comment j’imagine réussir?

La personne ayant une juste estime de ses compétences se fait confiance et n’est pas hantée par la perspective de faire des erreurs car elle sait très bien que si elle en commet, elle est tout à fait capable de les réparer. Elle compare ses réalisations à celles de son passé et non pas à celles des autres. Elle sait que le succès engendre le succès et c’est pourquoi elle met son attention sur ses réussites antérieures et y trouve réconfort et encouragement.

En ayant des objectifs réalistes, à terme, mesurables, pertinents et spécifiques (RAMPS) vous augmen­terez considérablement votre estime en vos compétences tout simplement parce qu’avec des projets à votre mesure, vous allez sans aucun doute atteindre les résultats espérés. C’est comme pour une recette culinaire : en mettant les bons ingrédients ensemble, en faisant chauffer le tout à la bonne température pendant la bonne durée, vous êtes certain d’obtenir le résultat souhaité.

En conclusion, pour bien fonctionner dans la société, il est  primordial de connaître ses besoins (affirmation de soi) et de bien les exprimer (confiance en soi). En interaction avec les autres, que ce soit dans le milieu familial, social ou profession­nel, lorsqu’une personne est au clair avec elle-même, il lui devient­ facile d’adresser une demande ou de mettre des limites. Comme elle se respecte, cela lui est naturel d’écouter et d’entendre les besoins, les demandes et les limites des autres et de rechercher sincèrement une solution gagnant-gagnant.

En changeant son regard sur soi, en modifiant son dialogue intérieur, tout le monde a la capacité de s’aimer et de se sentir utile aux autres et ainsi d’être un exemple de bonne estime de soi.

Lectures recommandées :
De l’estime de soi à l’estime du Soi de Jean Monbourquette
Cohérence cardiaque 365, Dr David O’Hare
Le courage d’être soi, Jacques Salomé
La PNL pour les nuls, Romilla Ready et Kate Burton
Imparfaits, libres et heureux, Christophe André
Où tu vas, tu es, Jon Kabat-Zinn

Des moments bulles

Le temps des fêtes est probablement la période où nous sommes le plus occupés durant l’année. Non seulement nous pensons aux gens proches de nous en préparant des repas festifs, en achetant des cadeaux personnalisés et en organisant des rencontres spéciales, mais nous sommes aussi généralement plus enclins à penser à ceux et celles moins proches de nous en donnant généreusement à des organismes qui aident les plus démunis. Avec toutes cette activité, parfois on ne se le cachera pas étourdissante, nous oublions souvent de prendre soin de la personne par qui toute cette générosité est possible : nous-même!

Il est important dans ces périodes frénétiques de prendre des pauses, ne serait-ce que pour respirer des fois! Donnez-vous l’opportunité d’arrêter le temps pour 5 minutes, vous ne serez que plus productif par la suite. L’idéal bien sûr serait de s’arrêter pour une bonne journée complète et de ne rien faire. La réalité par contre est souvent que vos échéanciers ne nous permettent pas une telle pause. Une bonne façon d’intégrer des « moments bulles » comme je les appelle est d’y aller graduellement. Par exemple, vous pourriez prendre 5 minutes le matin (soit en vous réveillant, avant de partir travailler, avant de sortir de l’auto dans le stationnement, avant d’ouvrir votre ordinateur au bureau, etc.), un autre 5 minutes dans la journée (avant d’aller dîner, après avoir dîner, durant votre pause d’après-midi…) et un dernier 5 minutes juste avant de vous endormir.

Que faire durant ce 5 minutes d’arrêt? Idéalement rien, seulement être. Comme ne rien faire n’est pas toujours facile et ne vient pas nécessairement naturellement par contre, voici quelques suggestions pour vos moments bulles : la méditation est toujours une belle option, se concentrer sur sa respiration également, on peut porter notre attention sur les choses pour lesquelles nous avons de la gratitude présentement ou faire un « scan corporel », c’est-à-dire porter notre attention sur chaque partie de notre corps une partie à la fois.

L’important c’est vraiment de s’arrêter de « faire » et de prendre du temps pour soi. Vous verrez avec le temps vous deviendrez accro de ces petits moments bulles.

Donc je vous souhaite chers amis un temps des fêtes ressourçant et une nouvelle année remplie de belles découvertes de soi.