Engagez-vous dans votre relation amoureuse!

L’un des plus importants besoins fondamentaux de l’être humain est le besoin de sécurité affective. Dans votre relation amoureuse, il est nécessaire que ce besoin soit satisfait parce que c’est sur lui surtout que repose le sentiment d’être aimé. Il est cependant très difficile de vous sentir sécurisé si vous doutez constamment de l’amour de votre conjoint et si vous ne lui donnez pas votre confiance. Une relation de couple ne peut pas se construire si elle est vécue dans l’insécurité. Vous devez être conscient de cette réalité et placer en priorité la satisfaction de votre besoin de sécurité affective si vous voulez réussir votre vie à deux.

La personne dont le besoin de sécurité n’est pas comblé devient inquiète, voire angoissée. Elle peut alors se défendre contre ses malaises par l’investigation, l’envahissement, le reproche, la culpabilisation, le contrôle, la victimisation, quand ce n’est pas par des sollicitations constantes et inappropriées à son besoin réel. Il est donc important que, dans votre couple, chacun de vous prenne la responsabilité de s’occuper de ce besoin en indiquant la manière dont il aimerait être sécurisé et en formulant des demandes claires et précises à ce sujet.

S’engager dans une relation de couple, c’est choisir de s’investir dans la relation avec ce qu’elle comporte de joies, de peines, de responsabilités, de problèmes et de moments d’extase. Le véritable engagement résulte d’un choix conscient : le choix de vivre à deux ou de rester seul. Quel que soit votre choix, le tout est de l’assumer pleinement et d’en accepter les conséquences, parfois agréables, parfois désagréables.

Le principal obstacle à l’engagement dans la vie à deux réside dans la peur de perdre sa liberté. Je crois que cette peur est mal fondée, puisque la véritable liberté résulte d’un choix. Dans la vie, quand nous ne choisissons pas, dans quelque domaine que ce soit, nous stagnons et nous souffrons parce que nous entretenons le doute en nous. Celui qui ne choisit pas et ne prend pas de décision n’est pas libre parce qu’il se laisse mener par les circonstances extérieures ou par ses peurs. Il est donc important que vous arrêtiez des choix pour vous libérer des malaises causés par l’incertitude chronique et pour passer à l’action, pour vous réaliser et pour réaliser votre vie. Sachez que ce n’est pas l’engagement qui vous emprisonne dans un couple, c’est le doute et l’indécision, c’est-à-dire, paradoxalement, le manque d’engagement.

Certaines personnes croient naïvement, comme le suppose l’adolescent, qu’être libre, c’est faire ce qu’elles veulent, quand elles le veulent et avec qui elles le veulent. Cette forme de liberté n’existe pas parce qu’elle est limitée par les autres. Avec une telle croyance, il est impossible de vivre une relation affective à long terme avec un être humain, quel qu’il soit. Le sens accordé au mot « liberté » entre ici en cause. Être libre en couple, c’est choisir de s’engager envers l’être aimé et aussi envers soi-même.

L’engagement envers soi s’avère indispensable. Pour l’actualiser, il faut impérativement que vous restiez vous-même avec l’autre, c’est-à-dire que vous ne trahissiez jamais votre vérité intérieure. C’est en cela que la plupart des amoureux perdent leur liberté. Ils se trahissent par peur de perdre, par peur du conflit ou par peur du rejet, du jugement ou de l’humiliation. Inconscients de ce fonctionnement émotionnel, ils mettent en cause leur relation, rendent leur conjoint responsable de leur sentiment d’étouffement et essaient de changer celui-ci, alors que la source et la solution à leur problème se situent en eux.

Finalement, entrez à fond dans la vie de couple! N’ayez pas un pied dedans et l’autre dehors. La vie de couple apporte ses contraintes,bien sûr, mais, pour qui choisit de s’y investir, elle est aussi une source intarissable de satisfactions, d’apprentissages, d’approfondissement et de propulsion.

Sortir de sa zone de confort, pourquoi pas?

En tant qu’êtres humains, nous réagissons à nos perceptions, à nos croyances et aux limitations que nous nous imposons. Pourquoi? Parce que notre cerveau réagit en fonction de nos expériences passées et de nos perceptions en lien avec elles. Ainsi, deux personnes assistant simultanément au même évènement réagiront de façon complètement différente. Leur récit respectif de l’évènement divergera l’un de l’autre en fonction de leurs perceptions, de leurs croyances et des limitations qu’elles s’imposent. Nous vivons quotidiennement en fonction de notre propre façon de percevoir les choses. Alors, comment apporter du nouveau à notre quotidien? En sortant de notre zone de confort. En faisant quelque chose dont on a envie depuis longtemps, mais dont nous rejetons l’appel par manque de confiance, par peur ou tout simplement par ignorance.

Vous désirez expérimenter le défi Je sors de ma zone de confort? Alors, n’attendez plus, puisque vous serez le premier à en ressentir les bienfaits. Vous apprendrez à vous connaître au moyen de projets que vous croyiez jusqu’alors inaccessibles. Votre confiance en vos capacités s’accroîtra considérablement. Vous ressentirez de la fierté et vous le mériterez bien. Plus vous tenterez de nouvelles expériences, plus vous aurez envie d’en vivre.

Vous vous débarrasserez de vos peurs. Avec le défi Je sors de ma zone de confort, la peur liée aux nouvelles expériences s’estompera d’elle-même. L’étape la plus difficile est de faire le premier pas, de se lancer dans le vide. Si la peur incite l’être humain à la stabilité et au confort, sortir de sa zone de confort donne au fil des expériences l’envie de sauter à pieds joints dans la vie.

Vous serez de meilleure humeur et vous aimerez davantage votre vie. L’être humain crée de façon inconsciente une routine dans sa vie. Bien qu’il la trouve parfois ennuyante et monotone, elle est pourtant pour lui très sécurisante. En adoptant le défi Je sors de ma zone de confort, une sensibilité jusqu’alors inconnue s’installera en vous, vous invitant à vivre de nouvelles aventures. Quoi de mieux que de profiter pleinement d’une expérience en prévoyant déjà la prochaine? N’hésitez plus, votre vie vous semblera beaucoup plus intéressante et enrichissante!

Rencontrez de nouvelles personnes qui vous ressemblent. Quoi de mieux que de vivre des expériences enrichissantes avec des gens qui ont les mêmes affinités que nous? Osez provoquer des rencontres et permettez-vous de vivre de formidables émotions!

Profitez du moment présent. Lorsque l’être humain expérimente quelque chose de nouveau, toute son attention est dans le moment présent. Dans le cadre de votre défi Je sors de ma zone de confort, décrochez de votre quotidien et savourez le moment présent comme s’il n’allait jamais se reproduire!

J’ai expérimenté le défi Je sors de ma zone de confort en me joignant à une ligue d’improvisation pour sortir de ma routine ennuyante et monotone. J’étais à ce point anxieuse à ma première improvisation qu’aucun son n’est sorti de ma bouche. J’ai persévéré, avec l’aide de mes coéquipiers, jusqu’à ce que j’y arrive. Je suis extrêmement fière d’enseigner désormais ce bel art de la scène. Les nouveaux défis, parfois bien loufoques, font désormais partie de ma vie. Mon objectif principal est de m’amuser et de sortir des réalités de mon quotidien.

Comme le dit si bien le dicton, on n’a qu’une vie à vivre. Alors, profitez-en!

Toujours stressé? Attention à l’inflammation chronique

Êtes-vous stressé? J’imagine que OUI, c’est la rentrée! La société dans laquelle nous vivons est exigeante : on travaille trop, et le stress est constant et omniprésent. Le stress, c’est beaucoup plus que l’émotion ressentie lorsque nous sommes coincé dans un embouteillage ou que notre petit dernier a renversé son bol de céréales deux minutes avant de quitter la maison. Il engendre une cascade de réactions métaboliques dans l’organisme en produisant, entre autres, certaines hormones. L’exposition constante au stress cause de l’inflammation chronique et divers problèmes de santé, comme par exemple la dépression, l’anxiété, des problèmes de peau, l’obésité, le diabète, la maladie cardiovasculaire.

Qu’est-ce que l’inflammation?
À la base, l’inflammation est inoffensive. Elle est même souhaitable, puisqu’elle est une réaction de défense du système immunitaire. Il existe deux types d’inflammation : l’inflammation aiguë et l’inflammation chronique. L’inflammation aiguë est de courte durée et correspond à une réponse immédiate à un agent agresseur, tandis que l’inflammation chronique perdure et est reconnue comme une réponse à de nombreuses transformations de l’environnement et du comportement modernes. Une mauvaise alimentation, l’anxiété, le surentraînement, le manque de sommeil, les sensibilités alimentaires, un mode de vie sédentaire peuvent contribuer à l’inflammation chronique. Heureusement, nous avons à notre disposition plusieurs moyens pour la combattre, notamment l’alimentation.

Les aliments pro-inflammatoires
On les appelle ainsi puisqu’ils sont susceptibles de causer de l’inflammation. Il s’agit :

• des huiles raffinées et des gras trans;
• du lait;
• des glucides;
• de la viande industrielle;
• des sucres;
• des aliments transformés.

Les aliments anti-inflammatoires
Heureusement, il est possible de trouver dans la nourriture des aliments qui peuvent aider à réduire l’inflammation. Il s’agit :

• des fibres, des fruits et légumes, du poisson, du thé, des épices, des bons gras (avocat, huile d’olive, noix);
• d’une alimentation méditerranéenne riche en antioxydants.

Habitudes de vie
Avoir de bonnes habitudes de sommeil, relaxer, écouter de la musique, faire de l’activité physique, passer du temps de qualité en famille sont tous des moyens pouvant vous aider à faire face au stress, à contrôler l’inflammation chronique et à prévenir certaines maladies.

Alors, prenez le temps de respirer et laissez passer cette onde de choc qui revient chaque année. Bonne rentrée!

Rentrée rime souvent avec nouveauté!

Pour plusieurs personnes, la période de la rentrée consiste à s’adapter à la nouveauté, que se soit au travail, à l’école, à la garderie ou ailleurs. Les habitudes de vie changent durant cette période de l’année. Sans oublier que la Terre Mère entre, elle aussi, dans un nouveau cycle, ce qui a un impact direct sur nous!

Nous savons maintenant que tout changement produit un stress et que le stress, peu en importe le degré, est responsable de déséquilibres dans notre corps et qu’il nous affecte tant aux niveaux physique, émotionnel et mental qu’énergétique.

En aromathérapie, il existe plusieurs huiles essentielles qui peuvent nous aider durant de telles transitions.

En voici quelques-unes qui, en plus d’avoir une sphère d’action sur plusieurs plans, ont des propriétés bénéfiques pour le système nerveux :

Petit grain bigarade (citrus aurantium ssp. aurantium) : huile relaxante, sédative, antidépressive, très intéressante en cas de stress, d’insomnie, de fatigue mentale ou de dépression.

Orange douce (citrus sinensis) : calmante et sédative, elle apaise l’anxiété, la nervosité, l’agitation, et son odeur est très appréciée des petits comme des grands!

Ravintsara (cinnamomum camphora cineoliferum) : huile neurotonique, intéressante en cas de profonde fatigue nerveuse et physique et utile en cas d’insomnie, de dépression ou d’angoisse.

Marjolaine des jardins (origanum majorana) : sédative et calmante,elle peut apporter un très bon soutien en cas de stress, d’angoisse, de dépression, d’irritabilité, d’agitation ou de fatigue nerveuse.

Mandarine (citrus reticulata) : huile très relaxante, sédative et calmante, à utiliser en cas d’insomnie, d’angoisse, de stress ou d’agitation.

Lavande vraie (lavandula angustifolia) : calmante, sédative et antidépressive, elle est déjà largement reconnue pour aider à calmer l’anxiété, le stress, l’agitation, l’insomnie et la dépression.

Bergamote (citrus bergamia) : huile calmante et sédative, très appréciée en cas d’anxiété, de stress et de dépression.

Que ce soit en diffusion atmosphérique, pour le massage, dans le bain ou même en usage interne, une touche parfumée apaisante est toute indiquée afin de vous accompagner au quotidien durant cette période de changement!

Toutes ces huiles essentielles peuvent être utilisées en toute simplicité, tant pour les adultes que pour les enfants; il suffit de bien doser. Certaines précautions s’appliquent; en cas de doute, consulter un thérapeute certifié.

Adaptogènes : soutien immunitaire pour commencer l’année scolaire en santé

Déjà la rentrée scolaire! C’est la saison de l’abondance dans les champs, les marchés fermiers sont remplis de fruits et de légumes, dame nature commence à mettre ses habits automnaux, ce qui signale aussi le retour du temps froid, des journées qui commencent à se faire plus courtes, des journées plus surchargées et stressantes. Un beau cocktail pour affaiblir nos batteries et notre système immunitaire, ce qui fait qu’on se sent à plat et qu’on attrape tout ce qui passe : les grippes, rhumes et gastros qui recommencent à surgir. L’arrivée de l’automne est donc un très bon moment pour introduire des adaptogènes dans notre menu.

Les plantes adaptogènes accroissent la capacité de notre corps à s’adapter au stress physique ou psychologique en harmonisant, entre autres, la sécrétion des corticostéroïdes au niveau des glandes surrénales. Elles ont aussi des propriétés immuno-modulatrices et anti-inflammatoires, elles normalisent le métabolisme du sucre dans le sang, elles améliorent l’énergie, l’endurance, le tonus musculaire et la force, elles augmentent la capacité des cellules d’accéder à plus d’énergie et de se débarrasser de leurs déchets et elles aident le corps à utiliser l’oxygène de façon plus efficace.

Trop beau pour être vrai, n’est-ce pas? Quelles sont donc ces fameuses plantes que nous voudrons tous consommer régulièrement en période de stress? Voici une courte liste de celles que je considère comme les plus puissantes, mais qui poussent ou peuvent être cultivées dans notre climat nordique.

1. Ginseng (Panax quinquefolius) : assurément le plus connu, il est considéré comme le plus puissant pour affûter l’esprit et renforcer le corps, pour réduire la fatigue mentale, pour soutenir les fonctions cognitives, pour améliorer la capacité physique et la performance et pour augmenter la vitalité.

2. Maral (Leuzea carthamoides) : beaucoup moins connu que le ginseng mais tout aussi efficace, un trésor à découvrir!

3. Champignons médicinaux (chaga, reishi, tramètes, matage, etc.) : ils sont de puissants antioxydants et anti-inflammatoires, toniques du système immunitaire, antibactériens, antiviraux, entre autres choses.

4. Rhodiola (Rhodiola rosea) : adaptateur puissant, il réduit la production de cortisol, atténue la fatigue mentale et physique, protège le cœur et le foie, augmente l’utilisation de l’oxygène, améliore la mémoire et peut même accroître la longévité.

5. Basilic sacré (Ocimum sanctum) : aussi appelé tulsi, le basilic sacré est considéré en Inde comme un « élixir de vie (anti-âge) »; il est adaptogène, antidépresseur, antioxydant, antimicrobien et anti-inflammatoire. Pour le stress, la fatigue chronique, la dépression, TDA, TDAH, troubles de mémoire, problèmes d’estomac ou de glycémie.

À l’école de la vie

La rentrée! Voilà un mot qui réveille une ribambelle de souvenirs. En cette période de l’année sise entre deux saisons, nous nous rappelons tous la sensation enivrante du renouveau. À la rentrée, tout était neuf : cahiers, souliers, crayons, sac d’école, classe, amis, professeur, etc. Encore aujourd’hui, comme si le temps s’était arrêté en ce beau mois de septembre, nos cœurs d’enfants vibrent devant de nouvelles possibilités. Où que nous soyons dans notre parcours, nous nous réjouissons de commencer quelque chose de nouveau, de nous donner la permission de reprendre à zéro et de redevenir un apprenti.

Alors, peut-être le jour est-il arrivé où nous sommes prêts à faire notre rentrée à la plus belle des écoles : l’école de la vie. Bien timide dans notre âme secrète, une part de nous est suffisamment éveillée pour entendre sonner la cloche et avoir l’envie irrésistible de répondre à l’appel. À ce moment même, et malgré la quantité de connaissances déjà acquises, la tête avoue ne plus rien savoir. C’est avec une humilité joyeuse que nous sentons un ardent désir de retourner sur les bancs de l’école de la vie afin d’apprendre ses leçons et de donner plein sens à notre existence.

Dès la rentrée, nous découvrons que l’école de la vie n’a pas de murs, mais un horizon de liberté; pas de devoirs, mais plutôt des permissions; ni examens ni échecs, mais des succès et des célébrations. Nous passons le portail de cette étonnante école à ciel ouvert avec la confiance que chaque expérience, chaque chose qui nous arrive n’est pas un test, mais bien une occasion de démontrer notre maîtrise de la vie. Il s’agit d’un enseignement hautement personnalisé. Qu’est-ce que je suis appelé à apprendre ici? Quel est le cadeau qui se cache sous cette difficulté qui se présente à moi? La vie invite tous ses élèves à embrasser les défis tels des possibilités, car il n’y a pas d’épreuves. C’est ainsi qu’elle enseigne ce qu’il y a à voir au-delà de l’expérience.

La vie devient vraiment une école passionnante lorsque nous réalisons que nous marchons vers le mystère de soi. Bientôt, nous ne voulons plus rater une seule journée ni une seule occasion. « Présent!… Présente! » crions nous en chœur! « Connais-toi toi-même » nous renvoie l’écho des textes anciens. La vie a soigneusement placé en chacun de nous une clé qui nous permet de faire le voyage de retour vers notre vraie nature : la clé de la compassion.

Cette compassion qui nous rend capable d’observer les évènements sans les juger et de réunir les fragments de soi oubliés çà et là tout au long de notre route. Au moyen du pardon et de la bénédiction, la compassion permet la libération de vieux schémas, de vieilles croyances et de mécanismes de défense qui ne nous servent plus. Nous passons alors d’élèves à maîtres, car nous arrivons à créer des programmes inédits, à trouver des façons de faire face aux défis quotidiens et à choisir la voie de l’amour et de la bienveillance et non celle de la peur.

L’école de la vie est une école où liberté rime avec engagement. C’est en nous engageant à devenir responsables de nos choix, de nos émotions, de nos actions, de nos pensées et de nos relations que nous trouvons notre potentiel infini. Compagnes et compagnons de l’ici et maintenant, bonne rentrée!

La ligne sans fin…

De quoi s’agit-il? Est-ce la ligne du temps (intemporelle, infinie, sans fin), la ligne tracée par les saisons qui ont un éternel recommencement ou une ligne tout court?

Oui, c’est une ligne tout court, de celles qu’on dessine d’un trait de crayon ou de plume. La première fois que j’ai tracé une ligne sans fin, elle était faite de courbes et, puisqu’elle ne doit jamais s’entrecroiser, je me suis retrouvée dans un cul-de-sac. Où aller maintenant? À force de créativité, la ligne trouve un nouveau chemin. Après un certain recul, je réalise avec un sourire que ce que j’avais dessiné était assez représentatif de ma propre vie : aucune ligne droite, mais une tonne de possibilités et de pistes d’exploration.

En pratiquant cet exercice, une personne avait dessiné une ligne droite, de haut en bas, de bas en haut, sans courbe ni croisement (sauf pour un changement de cap), une ligne droite sans accrochage. J’étais surprise, comme s’il n’était pas possible que l’on trace une simple ligne droite, comme la vie qui suit le courant.

Si la vie se vivait comme une ligne droite, ne serait-ce pas comme une ligne sans vie, sans questionnement, sans turbulences, sans cul-de-sac pour mener à l’infini? Par contre, si ma vie n’est que « courbettes », est-ce que cela ne me prendra pas plus de temps pour me rendre à destination, si destination il y a? Lorsque la ligne est droite et que, soudainement, elle se brise, elle ne sera plus jamais la même et elle donnera un autre ton au décor…

Ma fille, quant à elle, aurait dessiné une spirale partant de l’extérieur vers l’intérieur. Au centre, c’est là qu’elle se trouve, au milieu de tout ce qu’elle a construit…

Et vous, que feriez-vous?

Dans la pratique
Il est intéressant de voir jusqu’où une simple ligne peut mener la réflexion. Je vous invite à essayer! Placez devant vous une feuille blanche et une plume ou un feutre à pointe fine. Pratiquez votre rituel habituel d’ancrage comportant quelques respirations profondes. Agrippez le crayon et, là où vos yeux se posent sur la page, commencez à dessiner en laissant le plus possible votre main vous guider; tracez une ligne qui ne doit jamais s’entrecroiser. Allez-y doucement et remplissez la page.

Une fois le tracé/dessin terminé, prenez le temps d’écrire vos réflexions. Avez-vous aimé l’exercice? Pourquoi? Comment vous êtes-vous sentis pendant et après l’exercice? Quelles émotions avez-vous ressenties et comment vous sentez-vous maintenant?

Pour terminer, vous pouvez dessiner une forme par-dessus votre dessin, ajouter des couleurs à votre goût et gribouiller… Dessiner crée un contact avec l’âme et, comme vous l’aurez constaté, il n’est pas nécessaire d’être un artiste pour dessiner.

Les « spinners » : des jouets anti-stress, vraiment?

Les fameux « spinners », ces jouets qui connaissent actuellement leur pleine heure de gloire, sont-ils vraiment anti-stress? Permettent-ils vraiment de mieux se concentrer? Remplissent-ils vraiment leur promesse d’aider à contrôler l’anxiété et, de ce fait, peut-être, de favoriser également le sommeil?

Si vous connaissez la théorie de l’objet transitionnel élaborée par le psychanalyste Donald W. Winnicott, vous avez déjà une bonne partie de la réponse. En effet, selon la théorie de Winnicott, l’enfant se sert « d’objets transitionnels » pour conjurer son effroi du monde extérieur. En clair, il se sert de jouets pour calmer son anxiété devant l’inconnu. Ainsi, le jeune enfant pourra, par exemple, développer une affection indéfectible pour une peluche ou un doudou… et il aura bien du mal à s’en séparer, car c’est grâce à cet objet qu’il se sent davantage en sécurité et en confiance face à ce monde extérieur dont il ignore encore presque tout.

On peut étendre cette théorie à l’âge adulte. En effet, l’adulte n’aura peut-être pas de doudou, mais reproduira un comportement similaire avec son téléphone intelligent, son ordinateur, son marteau, son crayon, son pinceau, etc.

Somme toute, un jouet qui permet de capter entièrement l’attention d’un enfant a un effet calmant – que celui-ci soit une peluche ou un « spinner »… ce dernier obligeant l’enfant à focaliser toute son attention sur une action hypnotique, comme le font également le yoyo et la classique toupie, exemples parmi bien d’autres! Et, pour ceux qui s’attendent à ce que le « spinner » augmente la concentration des enfants en classe, cela dépend sur quel objet vous souhaitez que se porte ladite concentration! Car, en effet, un « spinner » en classe augmentera la concentration sur… le « spinner »! De sorte à faire complètement oublier le monde extérieur à l’enfant, en l’occurrence, le cours donné par le professeur! Il va donc sans dire que ce type d’exercice de « concentration » devrait plutôt se faire dans la cour d’école…

Quant au sommeil, le « spinner » peut-il y contribuer? En un sens, oui, comme toute autre activité hypnotique. Nous conseillons d’ailleurs souvent à nos clients de faire une activité hypnotique dans la pénombre s’ils n’arrivent pas à dormir la nuit… Cela peut en être une, à condition de ne pas choisir une version fluorescente ou lumineuse (surtout pas de LED, qui pourrait plutôt favoriser l’éveil), de ne pas être trop compétitif et d’être capable de lâcher prise quand la fatigue arrive. Il est effectivement préférable, pour s’endormir, de faire « spinner » un jouet que de laisser « spinner » son cerveau… Toutefois, en ce sens, des tas d’autres activités font l’affaire : il s’agit de trouver quelque chose de répétitif qui nous permet de nous concentrer sans penser, comme le tricot, ou même des activités loufoques inventées de toutes pièces, comme attraper des grains de riz avec une pince à sourcils! Vous pouvez inventer aisément votre propre méthode ou outil « anti-stress » en gardant simplement à l’esprit cette idée de concentration pour échapper au monde extérieur et de répétition pour engendrer une lassitude qui devrait favoriser l’apparition des signes annonciateurs du sommeil.

Il existe toute une gamme de moyens pour aider votre enfant, ou vous aider, à dormir! La réduction de l’anxiété passe d’ailleurs d’abord et avant tout par un bon sommeil. Des études ont même démontré que certaines personnes atteintes de TDA(H) arrivaient à en contrôler les symptômes uniquement par la prolongation de leurs heures de sommeil! S’il y a une chose à retenir, c’est certainement d’abord et avant tout que l’anxiété générale est grandement réduite quand on arrive à prendre ou à reprendre le contrôle de ses nuits!
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Guides pratiques : « Réapprendre à dormir naturellement » (Institut SOMNA, 2015) et « Apprendre à mon enfant à bien dormir naturellement » (Institut SOMNA, 2017).

Vivre en équilibre. Vivre en cohérence cardiaque

Dans notre société qui carbure à l’adrénaline, aux projets, aux défis de toutes sortes, il est très facile de perdre son équilibre. Si l’adrénaline nous fait vivre d’intenses émotions, notre corps physique et mental a besoin qu’on lui accorde un temps de repos pour qu’il retrouve cet équilibre.

Cela semble évident, mais pourtant, dans nos vies bien remplies, s’octroyer un moment de calme, un moment de récupération n’est pas une routine établie chez tout le monde.

Si vous aviez l’occasion de voir votre vie de tous les jours sur un tachogramme, une représentation graphique de votre variabilité cardiaque (Heart Rate Variation, HRV), vous verriez un tracé chaotique qui représente les accélérations et ralentissements de votre cœur qui cherche continuellement à s’adapter à vos pensées, perceptions, émotions et sentiments.

Cette activité du cœur peut se comparer à la conduite automobile : il y a l’accélérateur et il y a la pédale de freins, ce qui correspond à notre système nerveux sympathique (accélérateur) et parasympathique (frein). Pour s’adapter à la route, nous avons besoin des deux!

Lorsque l’on entre en cohérence cardiaque, c’est comme si on déconnectait le système nerveux de l’environnement (préoccupations, soucis, etc.) le temps de permettre au cœur et au cerveau de retrouver leur équilibre, tel que le démontre le tracé ci-dessous :

Les effets sur la santé physique (meilleure tension artérielle, renforcement du système immunitaire, meilleur sommeil, entre autres) ou mentale (meilleures relations interpersonnelles, meilleures concentration et mémorisation, par exemple) ont été démontrés scientifiquement.

Comment faire pour produire cet équilibre?
Par la respiration. Mais pas n’importe laquelle! Celle que je propose est la résonance cardiaque, ce qui signifie une synchronisation entre la fréquence respiratoire et la fréquence cardiaque qui produit de la cohérence cardiaque.

L’approche est extraordinairement simple, et facile à pratiquer, d’autant plus qu’il existe moult logiciels* pour nous y aider. C’est vrai qu’elle est simple, mais… elle ne nous sert que si nous la pratiquons régulièrement! C’est exactement comme les repas. Nous avons besoin de manger tous les jours, car nous ne pouvons pas faire le plein de nourriture le lundi et vivre toute la semaine sur nos réserves, n’est-ce pas?

En pratiquant la résonance cardiaque une quinzaine de minutes tous les jours, on crée une empreinte, un endroit neutre qui nous permet de prendre la vie avec recul. Voici le protocole à observer :

Pour commencer, acceptez de mettre toute préoccupation de côté pour quelques minutes. Acceptez que vos soucis puissent attendre un peu, le temps nécessaire au cœur et au cerveau de retrouver leur équilibre, leur intimité.

• Prenez deux respirations lentes et profondes.
• Focalisez votre attention sur la région du cœur ou sur votre ventre tout en inspirant tranquillement sur cinq secondes : 1-2-3-4-5.
• Prenez le temps de ressentir votre expiration sur cinq secondes : 1-2-3-4-5.
• Prenez conscience du plaisir de respirer, du confort que vous parvenez à obtenir simplement en inspirant et en expirant.

Afin de favoriser la mise en place d’une pratique régulière de résonance cardiaque, je vous suggère de choisir la routine qui vous convient le mieux parmi les suivantes :
• 15 minutes le matin, au lever, avant de démarrer la journée;
• 3 x 5 minutes (avant les repas);
• 2 x 10 minutes (le matin et vers 16 h).

Pour conclure, un cadeau : cinq minutes de résonance cardiaque = cinq heures de « dé-stress ». En effet, des recherches en neurobiologie démontrent que, lorsqu’une pratique quotidienne de cohérence cardiaque est établie, le cœur et le cerveau sont en harmonie pour face aux situations de la vie. C’est donc une excellente solution pour partir ou repartir du bon pied durant toute la journée!

*Logiciels de résonance cardiaque : – IPhone : RespiRelax
– Android : macoherencecardiaque
À lire : – Cohérence cardiaque 365, Dr David O’Hare
– Cohérence cardiaque : Nouvelles techniques pour faire face au stress, Dr Charly Cungi et Claude Deglon

Anxiété et contact avec soi

L’anxiété est un sujet de conversation très populaire depuis plusieurs années. Qui peut prétendre n’avoir jamais ressenti d’anxiété dans sa vie? Selon les données les plus récentes de Santé Canada, l’anxiété touche environ la moitié de la population.

Tout le monde peut éprouver de l’anxiété. Il est même normal d’en vivre un peu à l’occasion. Mais qu’est-ce que l’anxiété? L’anxiété est une émotion désagréable qui combine des symptômes physiques (tachycardie, palpitations, respiration difficile, sueurs, tremblements, étourdissements, mains moites, tensions musculaires) et des pensées anxieuses (inquiétudes, ruminations, obsessions, doutes, craintes). Elle constitue une réaction émotive que provoque l’appréhension d’évènements pénibles. Elle remplit une fonction très importante : reconnaître le danger et y réagir. Elle est universelle et adaptative, c’est-à-dire que tout le monde est anxieux à un moment ou à un autre.

L’anxiété est une émotion causée par une menace ressentie, qu’elle soit réelle ou non. Le simple fait de la percevoir est suffisant pour déclencher l’émotion. Puisque l’anxiété est, comme on l’a déjà dit, une émotion désagréable, nous déployons d’importants efforts pour en réduire l’intensité. Lorsque ces efforts portent fruit et font disparaître la perception de menace, l’anxiété diminue, et nous retrouvons un état d’équilibre.

Imaginez que vous deviez traverser un pont. Il n’y a aucun risque à emprunter la voie de droite en raison du garde-fou. Vous ne risquez pas de tomber à l’eau avec la voiture. Le garde-fou vous semble solide, et vous avez confiance. Vous ne présentez aucun signe d’anxiété et vous pouvez même traverser sans trop y penser.

Mais qu’arriverait-il si vous deviez traverser un pont n’ayant pas de garde-fou? Vous préféreriez peut-être emprunter un autre pont, mais il n’y en a pas d’autre. Alors, vous le traverseriez sans doute en restant le plus au centre possible. Ai-je besoin de décrire le degré d’anxiété que vous éprouveriez durant cette traversée? Plus le pont serait étroit, plus votre perception du danger serait critique et plus le degré d’anxiété serait élevé. Cette anxiété disparaîtrait une fois le pont traversé. Mais, il va falloir revenir! C’est donc dire qu’il va vous falloir traverser de nouveau ce même pont. Vous allez anticiper le retour. S’installera alors une anxiété d’anticipation.

Cette allégorie définit tout de même bien notre société. Dans la vie, comme sur ce pont, nous avons besoin de balises claires et solides qui marquent clairement le chemin à suivre. Ces balises nous permettent de mieux discriminer le bien du mal et, ainsi, savoir que nous sommes sur un chemin sécuritaire. Ce sentiment de sécurité est l’antithèse de l’anxiété.

Sans balises, il devient difficile de bien orienter nos actions. Conséquemment, nous avançons dans la vie sans trop nous poser de question. Cette façon de faire peut convenir à court terme, mais viendra le jour où un sentiment de vide nous habitera.

Il est souvent facile de nommer ce que nous ne souhaitons pas. Çà l’est moins lorsque vient le temps de nommer ce que nous souhaitons. De là l’importance de prendre du temps pour soi. Pas du temps pour exécuter des tâches, s’occuper des enfants ou autre. Juste du temps pour soi. Du temps qui sert à entrer à l’intérieur de soi, ne serait-ce que pour reprendre contact avec soi. Ainsi, le véritable soi pourra émerger, un peu comme si notre essence émergeait par le biais de nos habitudes.

En respectant notre véritable soi, nous mettons en place nos balises. Ainsi, nos choix de vie sont en phase avec nous-mêmes, ce qui nous indique que nous sommes sur la bonne voie, laissant de fait moins de place à l’anxiété.