Rituels du matin

J’aime l’aube qui précède l’aurore. Elle est le moment de la journée où apparaissent à l’horizon les premières lueurs du jour. J’adore l’aurore, le moment qui suit l’aube et précède immédiatement le lever du soleil, où l’horizon présente des lueurs brillantes et rosées.

Depuis de nombreuses années, mon corps se réveille très tôt; il se déroule, se rafraîchit, s’étire et respire par tous ses pores. Encore au lit, mon premier rituel du matin c’est de parler à Dieu, d’offrir ma journée et de demander que soient placées sur mon chemin des personnes significatives, celles qui contribueront à mon cheminement, à mon évolution et l’atteinte toujours plus grande de mon projet de vie : « Ce qui donne un sens à ma vie, c’est de toucher les gens par mon écriture et de les inspirer par ma parole ».

Vient alors mon deuxième rituel du matin, celui-là qui fait vibrer mon être. J’allume quelques bougies, j’écoute des chants grégoriens, autant des chœurs d’hommes que de femmes, et je prends place, un livre à caractère spirituel entre les mains. Je me permets ici de nommer celui qui me touche et m’émeut profondément: L’alchimie de la prière, de Terry Lynn Taylor. Parfois, je plonge dans Les quatre accords Toltèques, de Don Miguel Ruiz. O combien il existe de livres spirituels, inspirants et inspirés.

Mon âme a besoin d’être guidée sur le chemin de la découverte et ce rituel du matin pour moi, il représente un temps de ré-union avec moi-même et me permet de porter attention à mes sensations, mes émotions et mes pensées. Vais-je vous surprendre si je vous dis que je pleure, que des larmes chaudes coulent sur mes joues pendant mon rituel du matin?

Le chant grégorien est un genre musical qui appelle au calme, au recueillement et à la contemplation intérieure. Il apaise le tumulte mental, favorise la sérénité et permet d’élever l’âme vers le divin. C’est un moyen d’introspection et d’intériorisation.

Je veux aussi mentionner la musique d’Hildegarde de Bingen (1098-1179), laquelle remue mon être entier et crée en moi l’harmonie. Se situant dans l’héritage du chant grégorien, il s’agit d’une musique récitative, méditative et apaisante. Hildegarde a composé plus de soixante-dix chants liturgiques.

Dès 1101, à l’âge de trois ans, elle eut ses premières visions; ainsi disait-elle « Dans la troisième année de mon âge j’ai vu une telle lumière que mon âme en a été ébranlée, mais à cause de mon enfance je n’ai rien pu en dire ».

Je ressens ses états de grâce au travers de sa musique et de ses chants envoûtants, lesquels sont empreints de sérénité et semblent appartenir à un autre espace-temps. Ils sont une louange à Dieu et un miroir des sphères célestes.

Pourquoi mon rituel du matin? Parce qu’il est une expérience forte et grandiose dans la continuité de ma vie et parce qu’il élève mon état vibratoire; la musique y contribuant largement.

J’aime parler de ce rituel; il me définit, il me représente et il m’annonce. Parfois, je dois m’y arracher de force pour continuer ma journée car pendant cette période contemplative, mon âme, reliée à l’infini, aspire à le rejoindre.

Oui, je le répète, ce rituel du matin représente un temps de réunion avec moi-même, un temps sacré pendant lequel mon âme sait ce qu’elle désire et ce qui est bon pour moi, et dans cette disposition intérieure, j’écoute mon cœur et je suis dans ma propre vérité. Véritable recueillement et renaissance au quotidien.

Et vous, avez-vous un rituel? Si oui, que représente-t-il pour vous?

Le temps du thé, une fenêtre sur l’instant présent

Le thé est une boisson différente des autres infusions. Les feuilles du théier sont riches en huiles aromatiques, tanins, caféine et en autres éléments bienfaiteurs pour notre santé globale, mais il n’est pas seulement question de ces éléments dans les différentes traditions où le thé porte une dimension plus spirituelle. Pourquoi cette boisson a-t-elle accompagné l’homme depuis plus de 5 000 ans dans ses prières et ses réflexions, ses rituels, ses moments de force et de faiblesse? De sa liqueur aromatique émane quelque chose de sacré, quelque chose d’apaisant qui nous dispose au calme et à l’éveil tout à la fois. Dans toute la simplicité d’une tasse de thé se cache plus qu’on ne le croit.

Le simple fait de préparer et déguster le thé consciemment nous permet de nous centrer, d’avoir une vision claire, de nous retrouver tel que nous sommes ici et maintenant, de nous enraciner dans le présent. Ses principes stimulants dont la caféine sont balancés par ses composants protecteurs et apaisants tels que la L-théanine et le Gaba, tout ceci sans parler du Chi que contiennent ces feuilles et que l’on peut également ressentir dans de bons crus. Si on écoute bien, si on ressent plus qu’on ne pense, on percevra dans notre corps une sensation de verticalité et de quiétude après avoir dégusté quelques tasses de thé. Cette boisson, en plus d’avoir des arômes et saveurs agréables, devient alors un outil de présence.

Le moment de prendre le thé est un moment d’arrêt important dans le quotidien de plusieurs nations. Pour les amateurs, il est même vital d’en boire, il fait partie de ces moments précieux dont on ne peut se passer. Il peut être un moment de repos ou de ressourcement, d’introspection ou de partage, de silence ou de discussions. Sa liqueur colorée et parfumée prend alors le rôle d’ancrage lorsque consommée en solitaire et de facilitateur social lorsque consommée en groupe.

Parfois ritualisé, l’événement que nous appelons “cérémonie du thé” ou “temps du thé” est alors bien plus qu’un cérémonial autour d’une boisson. Il est l’expression de l’art de préparer et déguster le thé dans son aspect le plus précieux, le plus noble. Si les anciens sages taoïstes disait du thé qu’il était l’élixir de l’immortalité, c’est parce qu’il aurait la capacité de nous mettre en contact avec la nature, notre Nature véritable. Alors, le thé et celui qui le déguste ne deviennent qu’Un, dans toute la simplicité de l’Être plutôt que de l’agir. La notion taoïste du Wu Wei, du non-agir, prend alors tout son sens, à chaque gorgée.

Pour savourer pleinement l’expérience du thé, il faut commencer par le préparer avec toute notre attention. Commencez d’abord par ressentir la chaleur de l’eau qui frémit près de vous. Écoutez et regardez la beauté de la vapeur d’eau qui frise dans l’espace. En prenant les feuilles dans la paume de votre main ou à l’aide d’une cuillère, appréciez-en les odeurs, la forme et la couleur. Dans la théière chaude, elles dégageront un parfum fugace. Ne vous pressez en rien. Attendez avant de verser l’eau et humez ces arômes uniques. C’est un moment qu’on oublie trop souvent de savourer. Ensuite, vous pouvez verser l’eau doucement afin de faire tournoyer les feuilles dans la théière. Admirez leur danse au fur et à mesure que le vaisseau se remplit. C’est entre autres cette danse qui, comme par magie, inspire les feuilles à exhumer leur parfum dans l’eau. En posant délicatement le couvercle, souhaitez aux feuilles de thé de s’exprimer comme elles le désirent. Pendant leur infusion, prenez le temps de respirer, d’attendre sans attendre, d’être tout simplement. Écoutez bien, le thé vous parlera lorsqu’il sera prêt. Sans attente, sans empressement, versez le thé afin d’en apprécier toutes les saveurs et arômes.

Puis, lentement, savourez votre infusion. Buvez votre thé ou encore mieux… laissez-vous boire par lui.

3 types de plans pour gérer votre carrière

« Un but sans plan n’est qu’un souhait » Antoine de Saint-Exupéry

Le printemps est souvent l’occasion pour les entreprises de réunir leur personnel pour des retraites et/ou des planifications stratégiques. Avez-vous déjà pensé que vous pouviez faire de même avec votre carrière? Pour ceux qui ont déjà tenté de le faire à partir de livres ou d’exercices d’introspection, ça peut être plus simple que ça! Voici trois différents types de plans de carrière qui sauront répondre à vos besoins, selon votre type de personnalité.

1-LE PLAN CHRONOLOGIQUE
Destiné davantage aux personnes qui aiment organiser leur quotidien et se créer des listes de choses à faire, ce type de planification s’inscrit dans le temps et prédit, pour les 5 à 10 prochaines années, les buts que vous vous donnerez au fil du temps. Il peut s’agir d’expérience de travail à acquérir, de développement de compétences ou d’aspirations plus profondes.

Travailler avec un plan de ce type facilite grandement la prise de décisions lorsqu’une opportunité se présente à vous. Si elle rejoint votre plan, vous l’acceptez. Sinon, vous continuez votre route. Cela permet de développer votre muscle d’affirmation et vous évite de tomber dans des pièges qui vous feraient dévier de votre route, consciemment ou non.

2-LE PLAN À REBOURS
Comme son nom l’indique, ce type de plan est idéal si vous êtes du genre à idéaliser votre vie et que vous avez un rêve en tête. Plus stratégique que le plan chronologique, celui-ci vous fera débuter votre travail de réflexion à partir de la destination (et non pas de votre situation actuelle). Si vous voulez planifier votre retraite ou si vous intégrez le marché du travail et avez un objectif d’emploi précis en tête, c’est le type de plan qu’il vous faut! Privilégié par la sophrologie, ce type de plan chronologique inversé vous fera partir de votre situation idéale pour identifier les activités d’apprentissages, expériences et stratégies de réseautage à privilégier de manière à vous rendre à destination en toute sérénité.

3-LE PLAN AVEC OPTIONS
Il se peut que vous aimiez la variété et que l’éventualité de tout décider d’avance ne vous attire pas du tout. Si c’est le cas, le plan avec options vous conviendra puisqu’il vous permet de demeurer à l’écoute de votre environnement et de vous fier à votre intuition tout au long de votre parcours. Ainsi, il agira davantage comme « phare » guidant vos décisions tout en vous laissant la pleine liberté d’accepter ou non ce que la Vie vous présentera.

Faites de vos buts professionnels une expérience enrichissante et prévoyez dès maintenant du temps pour planifier votre vie professionnelle. Les organisations investissent du temps, des ressources et de grosses sommes d’argent pour planifier leur réussite.

Pourquoi pas vous?

Vivre seul ou en couple?

Savons-nous pourquoi nous décidons d’être en couple? C’est évidemment parce que nous ne voulons pas être seuls et que nous avons un débordement d’amour à l’intérieur de nous que nous voulons étendre. Nous voulons partager nos expériences, notre tendresse, notre affection et établir une complicité durable. Le premier couple que je dois former, c’est d’être en union avec la présence en moi et non avec l’ego; je dois être conscient de la richesse du couple que je forme à l’intérieur, ce qui se répercute dans mes relations à l’extérieur. La meilleure façon de guérir la relation que j’entretiens avec moi est de guérir ma relation avec l’autre. Si je suis conscient, toute relation avec une personne dans laquelle j’ai un investissement est l’un des terreaux les plus fructueux qui soient pour la guérison intérieure.

La valeur d’un couple complice est indiscutable. Il permet de grandir et d’évoluer rapidement parce qu’il nécessite un engagement de tous les jours et permet de récolter des fruits abondants. Au contraire, sans cet éveil à l’importance de l’engagement, le couple peut devenir un champ stérile ou un champ de bataille où chacun se sert de l’autre pour les mauvaises raisons.

Que nous soyons en couple ou seul, nous, qui aimerions vivre une vraie union et quitter ce sentiment de solitude avons intérêt à privilégier l’approche guide et complice, qui offre la possibilité de nous élever en même temps que notre partenaire, d’être à côté de lui, de suivre ensemble une même direction vers des valeurs saines que nous vivrons dans une véritable relation mutuellement nourrissante.

Prendre en charge mon bien-être intérieur est essentiel, parce que si je suis dans le bien-être, je peux apporter ce bien-être dans ma relation de couple. Au contraire, être dans le mal-être ne peut qu’accentuer le mal-être du couple.

Pour vivre le bonheur dans ma vie personnelle, je dois être guide et complice de moi-même : sécurisant et aimant. La partie guide en moi se sécurise, s’encadre, se structure, est constante et cohérente. En même temps, la partie complice m’amène à être aimant, bienveillant, élevant, doux, attentionné et confiant envers moi-même. Ces deux pôles réunis me permettent de vivre en équilibre. L’un sans l’autre me déstabilise.

Pôle Guide sécurisant

Je suis encadré.

Je m’encadre intérieurement en surveillant mes pensées. Aussitôt qu’une pensée négative monte en moi, je l’observe, je me dis « refusé » et rapidement je change d’esprit. Pour savoir quel cadre je dois me donner, je me base sur ce que je demanderais aux autres. Puisque ce sont des valeurs importantes pour moi, elles deviennent mon repère de ce que je devrais être. Par exemple, je fais ce que je demande :  je parle avec respect (respectueux), je participe aux tâches ménagères (encadré), je ne dépense pas au-dessus de mes moyens (responsable), je dis la vérité (honnête), je suis aimant avec mon conjoint (attentionné), je limite mes heures de travail, de télévision, d’ordinateur (équilibré), etc.

Pôle Complice aimant

Je suis bienveillant.

Je prends soin de moi d’une façon responsable, avec considération envers l’être que je suis. Je ne succombe pas aux tentations que m’offre l’extérieur et qui me mettent en déséquilibre ; je me tourne vers la force à l’intérieur.

Je suis attentionné.

Je suis sensible à moi, à l’écoute de mon but qui est le bonheur.

Si je vis dans cet équilibre guide et complice et que je suis dans cette manière d’être avec mon conjoint, je contribue aussi à atteindre l’équilibre et le bonheur dans mon couple.

Cela nous rapproche.

Tout part de moi. Je suis entièrement responsable de mon bonheur. Notre approche guide et complice propose de remettre l’amour et le respect envers soi-même et envers l’autre au cœur de la relation. Et la relation c’est Nous.

Notre Mission sur terre

En réfléchissant à cette question, nous nous imaginons peut-être que la mission qu’il nous faut réaliser ici-bas est comme un emploi dans un domaine qui répondrait à nos aspirations naturelles. Et si nous n’en arrivons pas là, au cours de notre vie terrestre, peut-être aurons-nous l’impression de passer à côté de quelque chose d’important.

Or, il faut savoir qu’une mission de vie n’est pas nécessairement apparente et visible aux yeux de tous. Et qu’elle est rarement grandiose. Ça peut être quelque chose de tout simple, mais d’indispensable. Et, pour la grande majorité d’entre nous, il ne s’agira pas de bouleverser notre vie de fond en comble, ni de nous déraciner pour aller recommencer ailleurs. Il s’agira tout simplement de continuer sur le même chemin qui est déjà devant nous, tout naturellement, mais d’améliorer, d’ennoblir, d’embellir la façon dont nous y cheminons.

Par exemple, réaliser notre travail quotidien avec bonne humeur, avec amour, en créant, dans la mesure du possible, de bons contacts avec notre entourage ; vivre notre vie familiale en faisant en sorte que notre conjoint ou notre conjointe et nos enfants se sentent bien et en sécurité avec nous; développer la compréhension, l’empathie envers le vécu de l’un ou de l’autre; savoir encaisser un échec ; apprendre à pardonner; découvrir des habiletés nouvelles pour surmonter un problème, etc. Bref, c’est à travers le développement de telles attitudes que nous apprenons le mieux les grandes leçons de vie qui sont prévues pour nous; et notre véritable mission sera justement d’apprendre ces leçons de bon cœur, d’en tirer le meilleur pour notre progrès spirituel, psychologique et même matériel et d’« irradier » tout cela dans notre manière de vivre.

Les véritables enseignements spirituels sont d’ailleurs destinés à faire de nous de meilleurs êtres humains. Par exemple, avant de nous imaginer que notre mission de vie commencera vraiment lorsque nous enseignerons des belles valeurs à d’autres par des conférences, des écrits, des œuvres d’art, ou peut-être même par le théâtre, le cinéma et ainsi de suite, il n’en demeure pas moins qu’au préalable, notre première et plus importante tâche sera d’expérimenter nous-mêmes ce que nous souhaiterions enseigner aux autres, d’en acquérir une bonne maîtrise dans notre vie personnelle.

Et si, plus tard, nous avons des occasions de communiquer ces valeurs à d’autres, par des moyens correspondant aux talents que nous avons, il sera plus facile aux autres de nous comprendre et nous leur paraîtrons plus « concrets » dans nos explications. Autrement dit, nos explications sembleront plus facilement applicables, puisqu’elles s’appuieront sur du vécu.

Il y a des personnes qui ne seront jamais ni conférencières, ni artistes, mais qui, à vrai dire, prêcheront par leur exemple sans paroles et deviendront des artistes de l’art de vivre. S’ils ne deviennent pas eux-mêmes écrivains, par exemple, leur manière d’être peut être une source d’inspiration à plus d’un écrivain.

Les belles énergies positives et constructives qui émanent — de façon invisible — de ces personnes, ces énergies vont travailler en secret à l’élaboration d’un monde meilleur, vont soutenir et renforcer l’impact de belles initiatives concrètes d’autres personnes, sans que ces dernières réalisent qu’elles sont soutenues par des forces émises silencieusement. Ces énergies vont même « paver la voie » à ceux qui ont le talent de communicateur, pour leur permettre une plus grande capacité d’influence, une plus grande portée dans leur transmission de bonnes valeurs.

Ceux qui, de façon humble et discrète, irradient ainsi de belles énergies, sont des exemples vivants de ce qui est exprimé ici :

« Vous pouvez, par des pensées pures et joyeuses, participer à des œuvres réalisées par des êtres humains qui vous sont tout à fait étrangers. » (Extrait de l’œuvre « Dans la Lumière de la Vérité – Message du Graal » Tome 1, conf. 12)

Ce conseil est une base pour réaliser vraiment notre mission de vie.

Texte extrait du site : www.graal.ca

Une approche créative pour faire des choix éclairés

Que de fois avons-nous remis une décision à plus tard! On éprouve de la difficulté à se décider parce qu’il nous semble que ce n’est pas le bon moment ou que telle situation se réglera d’elle-même. Par exemple, on déteste son travail mais n’ose le quitter pour de multiples raisons.

Parfois certaines décisions s’imposent d’elles-mêmes. Par contre, il y en a d’autres qui font surgir en nous des pensées et des émotions contradictoires qu’il nous faut décoder. De plus, on peut aussi se sentir tiraillés entre nos valeurs, nos désirs et nos besoins. Comment réussir à se sentir en confiance pour faire des choix lorsqu’on se sent ainsi partagé?

Pour ma part, le processus de prise de décision s’est simplifié lorsque j’ai découvert une approche simple et créative qui m’a permis de regarder un problème, une situation ou un projet sous différents angles. Cette approche repose sur l’idée que nous sommes habité par quatre personnages prêts à nous aider pour faire des choix éclairés.

Je vous présente ces précieux alliés. D’abord l’Explorateur et son esprit inventif, le Juge et son sens de l’analyse, l’Artiste et sa capacité d’être en contact avec ses émotions et le Guerrier qui n’attend qu’un mandat clair pour passer à l’action. Imaginez que ces personnages constituent votre comité de décision et qu’ils sont en mesure de vous éclairer dans vos choix si vous prenez le temps de dialoguer avec chacun d’eux.

Toi l’Explorateur, peux-tu m’aider à regarder cette situation sous des angles différents? Dois-je faire confiance à mes intuitions? Indique-moi de nouvelles pistes d’exploration. De quelle façon ce changement pourrait profiter à mon évolution? Me donnes-tu le droit d’innover?

Toi le Juge, je te demande d’être bienveillant mais de me donner l’heure juste afin de considérer les « pour » et les « contre » de telle situation (ou projet). Quels sont les faits sur lesquels je dois me baser? De quelles ressources matérielles et psychologiques ai-je besoin? Est-ce que j’ai toutes les informations nécessaires? Quelles seront les étapes de réalisation de ce projet? Quel en est l’échéancier?

Si vous entendez des phrases comme « Ça marchera pas! », « Tu rêves en couleur », méfiez-vous! C’est le juge « éteignoir » qui prend la parole. Celui-ci peut bousiller nos plus beaux élans créatifs par une seule phrase assassine.

Et toi l’Artiste, est-ce que ce projet te dynamise ou te laisse indifférent? Raconte-moi ce que tu ressens par rapport à ce projet? Peux-tu identifier les sentiments et émotions qui t’animent? Te donnes-tu le droit de les ressentir? Qu’est-ce que ces émotions ont à te dire?

Et toi le Guerrier, est-ce que tu es motivé pour passer à l’action? Est-ce que l’Explorateur, le Juge et l’Artiste t’on donné suffisamment de bonnes raisons pour aller de l’avant? Sinon, qu’est-ce qui te manque? Est-ce que ton mandat est clair? Est-ce que tu peux visualiser des résultats positifs?

En prenant le temps de dialoguer avec chacun des personnages, on peut ainsi recueillir beaucoup d’informations sur soi, ses intentions, ses motivations et ses ressources. Quelquefois, la réponse s’impose d’elle-même mais à d’autres moments un temps de réflexion est nécessaire. J’ai pu constater que le fait d’écrire permet de clarifier nos idées, nos émotions et aide à préciser nos besoins actuels.

Nous avons tous un personnage dominant et c’est lui qui a tendance à prendre le devant de la scène. Autrement dit, c’est lui qui a l’habitude de prendre les décisions. Parfois c’est correct mais habituellement, on y gagne à prendre le temps d’écouter chacun des personnages nous poser ses questions. Ainsi, nous mettons toutes les chances de notre côté pour faire les choix les plus judicieux.

Puisse votre équipe vous conduire vers le meilleur de vous-même!

L’engagement

L’engagement, un mot qui a du chien, un mot qui mord! Si pour la plupart d’entre nous ce mot fait peur, c’est qu’il nous force à une rencontre avec soi.

Je peux m’engager envers l’autre et je peux m’engager envers moi-même. Quand je m’engage, je prends action, je fais des choix, je fais une différence dans la vie de l’autre et dans ma propre vie.

S’engager, c’est se lier par une promesse, c’est donner sa parole, c’est faire alliance. Oui, l’engagement est un mot qui mord et c’est parce qu’il mord qu’on lui tourne le dos et qu’on s’enfuit. On a peur d’y laisser sa peau, on a peur d’être saigné à blanc.

Le 17 août 2011, j’ai rédigé ma première lettre d’engagement avec moi-même. J’ai recensé 30 actions, grandes et petites, auxquelles pour certaines, j’ai fixé une date butoir.

Puis est venu LE MOMENT, ce moment où j’allais enfin signer ma lettre. Je me suis d’abord positionnée debout devant le miroir, j’ai lu ma lettre à voix haute en me regardant de temps à autre, car c’est à moi que je m’adressais, c’est avec moi que je prenais alliance. Quand est venu le moment de signer, j’ai inspiré profondément, j’ai saisi fièrement ma plume et j’ai signé allègrement en y joignant la date du jour, car c’était un grand jour. J’étais fière de moi. Par cette alliance, je me suis choisie, j’ai posé un geste qui m’a donné de la valeur et de l’importance. Là, c’est moi qui avais du chien, je mordais dans la vie, dans ma vie ! Ma vie, tu es la vie et je te crée à chaque instant par mes paroles et par mes actions.

S’écrire des lettres d’engagement envers soi-même est un acte symbolique. Je relis mes lettres régulièrement pour demeurer connectée à mon énergie, pour entretenir la flamme, pour célébrer mes accomplissements le moment venu et contempler le chemin parcouru pour me rendre au fil d’arrivée. Pour les accomplissements non encore réalisés à la date butoir fixée, je rédige une nouvelle lettre d’engagement pour ceux-là avec une nouvelle date butoir, je lis ma lettre à voix haute, je signe et j’inscris la date du jour.

Par ailleurs, à plus petite échelle, à chaque jour quand je le désire, je déclare haut et fort un ou plusieurs engagements pour le jour même, en prenant à témoin une personne dans mon entourage, car notre puissance grandit dans l’écoute de l’autre. Faites-le, déclarez votre ou vos engagements du jour même devant quelqu’un et honorez votre parole! Cela pourrait être: Je prends l’engagement de marcher aujourd’hui deux kilomètres OU Je prends l’engagement de dire aujourd’hui deux qualités à mon amoureux (se), OU les deux.

Osez! Que chaque occasion soit une grande occasion de faire travailler les muscles de la transformation. Vous verrez, vous y prendrez goût. Votre subconscient sera alors imprégné du pouvoir de l’intention de votre engagement et tout votre être, via vos pensées, vos paroles et vos gestes, y contribuera.

Le soir venu, je me félicite d’avoir tenu mon engagement ou mes engagements pris en début de journée. Je me félicite pour mon intégrité, car mon intégrité, c’est ma parole.

Moi, en terminant de rédiger cet article, j’ai déclaré haut et fort devant témoin: Aujourd’hui et chaque jour de ma vie, je prends l’engagement d’être authentique et transparente.

Et vous, quel engagement prendrez-vous aujourd’hui?

Le courage d’être soi et de réaliser ses rêves

J’ai toujours rêvé d’écrire et à ma retraite, j’ai plongé tête première dans l’écriture d’un roman.

Pourquoi ce saut périlleux dans une mer de mots, alors que je n’avais aucune esquisse de roman sur laquelle poser les pieds entre deux brasses?
L’onde ensorcelante est impitoyable, avec elle vient la peur de buter sur des récifs et d’être submergée par la vague.

Qu’est-ce qui expliquerait mon engouement pour le verbe?

Serait-ce parce que j’admire les écrivains à la pensée fluide?

J’ai senti un appel irrésistible qui m’a charmée au plus profond de moi et guidée par l’astrolabe de la connaissance et de l’intuition, je me suis laissée guider vers l’inconnu.

L’écriture est comme un journal intime sur lequel je revenais avec plaisir. Au fil des mots, des personnages ont pris corps et se sont imposés à moi, ils sont devenus une nouvelle famille.

Alors que je travaillais à peaufiner mes phrases, la magie créatrice s’opérait et mes héros m’entraînaient dans de troublantes aventures.

Il m’a fallu plus de dix ans de recherches et d’écriture pour boucler mon roman Shamseh de Delphes dont la trame se situe au XIe siècle en Méditerranée orientale. Je voulais montrer comment une Grecque chrétienne percevait l’Islam des lumières. J’y ai fait de belles découvertes dont je parle dans mes conférences sur l’Islam au temps des Mille et une Nuits.

Comme bien des auteurs, j’espérais publier mon roman dans une maison d’édition. Quand un manuscrit est prêt à être publié, la gestation est complétée, l’œuvre demande à naître, il faut accoucher. Malheureusement, trop de maisons d’édition ressemblent aux salles d’attente encombrées et anonymes des hôpitaux. J’espérais rencontrer une sage-femme pour accueillir mon bébé, je ne voulais pas que mon projet avorte en phase finale. Alors, un sage homme, mon conjoint, me proposa de créer notre maison d’édition et de publier mon roman.

Nous avons relevé le défi : toutes les étapes du livre ont été complétées à la maison, incluant la première de couverture réalisée avec l’aide d’une de nos filles. Nous sommes fiers de notre réalisation. Le manuscrit a été envoyé à l’imprimerie Gauvin, les corrections d’épreuves se faisant directement, sans intermédiaire, c’était efficace et rapide. Ainsi, trois mois après avoir pris la décision d’autoéditer mon roman, nous avons célébré le lancement de Shamseh de Delphes à la Maison des auteurs de Gatineau en août 2011. Je jubilais.

Mon parcours est la preuve que l’autoédition est accessible aux auteurs qui acceptent d’en assumer les coûts. L’autoédition me semble une intervention qui rappelle le pontage. Elle permet de rétablir la circulation en contournant un obstacle. Quand un auteur essuie un refus, une voie alternative s’ouvre à lui pour permettre à la vie créatrice de reprendre son cours, c’est bon pour la santé, c’est bon pour le moral.

L’autoédition est une expérience gratifiante à tous points de vue, si bien qu’en 2013, deux auteures nous ont demandé de publier leurs manuscrits. Je suis à écrire le tome II de Shamseh de Delphes. Mes personnages ont fui Bagdad et se sont réfugiés à Venise où ils m’attendent… Comme le disait Rumi, un poète perse du XIIIe siècle :

« Laissez-vous être silencieusement attiré par la force de ce que vous aimez vraiment. »

Ton corps, sais-tu ce qu’il te dit?

Nos corps émotionnel, mental et physique parlent. Étant le plus tangible, le corps physique est plus facile à écouter.

Une personne peut avoir besoin de mois ou même d’années pour prendre conscience qu’une façon de penser (corps mental) lui est nuisible ou qu’une émotion encombre son corps émotionnel et crée un blocage. Par contre, une douleur physique ne passe généralement pas inaperçue.

Lorsque nous prenons conscience qu’une attitude ou une façon d’agir nous nuit, nous pouvons la transformer pour ne plus souffrir de ses conséquences. C’est pourquoi il est important de développer notre conscience et je suggère fortement d’utiliser le corps physique pour y arriver plus rapidement.

TA FAÇON DE T’ALIMENTER
L’alimentation est très révélatrice de l’attitude intérieure. Pendant minimum une semaine, je te propose de noter tout ce que tu as mangé et bu (à part de l’eau) au courant de la journée. Indique aussi si c’était par faim ou pour une autre raison.

Quand tu t’alimentes par habitude – à heures fixes, éviter le gaspillage, etc. – c’est que tu as tendance à agir également par habitude dans d’autres domaines. Au lieu de considérer tes besoins, tu te conformes à des croyances assimilées par ton mental. Quand tu manges par émotion, ça peut être pour combler un vide intérieur ou pour tenter de refouler des émotions difficiles à exprimer. Manger par gourmandise – quand l’un de tes sens t’y tente alors que tu n’as pas faim – veut dire que tu es facilement influençable par les autres.

Il est intéressant aussi d’observer ce que tu manges et d’attribuer une qualité aux aliments, ex. le café : stimulant, les épices : piquantes, le sucre : doux. Ton corps te dit que tu compenses pour un manque de piquant, de stimulation ou de douceur dans ta vie. Lorsque tu en prends conscience, tu peux choisir de répondre à ton véritable besoin au lieu de manger. Tu peux aussi vérifier le degré du manque affectif par la fréquence de tes envies.

TES MALAISES ET MALADIES
Chaque douleur physique exprime en même temps la souffrance des corps émotionnel et mental.

Pour être en harmonie, tes trois corps doivent être au service de ton ÊTRE qui les guide. Quand tu as mal, c’est que tes corps tentent de diriger ta vie sans SA guidance.

Lorsque tu veux quelque chose, chaque corps exerce une fonction particulière. Tu utilises les ressources du corps mental pour manifester ce que tu veux, celles du corps émotionnel pour désirer, sentir, et c’est avec le corps physique que tu passes à l’action.

Peu de gens créent leur vie en harmonie avec leur être. Voici deux exemples qui illustrent le processus de manifestation sans guidance intérieure.

• Une personne veut changer de travail ou investir de l’argent. Si elle écoute son corps mental raviver des mémoires désagréables du passé, elle s’empêchera de réaliser son désir par peur des imprévus et des obstacles. Elle laissera ainsi ses mémoires diriger sa vie au lieu de manifester ce qu’elle veut. C’est avec des douleurs aux jambes que son corps exprimera sa peur d’avancer.

• Une mère de famille a besoin d’aide et se refuse d’en demander parce qu’elle croit que les tâches lui appartiennent automatiquement. En pensant devoir en faire beaucoup, elle s’en demande trop et se crée un mal de dos. La douleur ne vient pas du fait que les autres ne la soutiennent pas. Ils participent uniquement à sa croyance en la laissant agir et cela lui permet d’expérimenter ce en quoi elle croit.

Ces deux courts exemples montrent comment le corps physique peut nous aider à conscientiser plus rapidement. La douleur s’exprime dans le corps physique à l’endroit où la croyance mentale bloque la manifestation d’un désir.

N’est-il pas merveilleux de constater comment ton corps, ainsi que tout ce qui se passe dans ton monde physique, peut servir à en apprendre sur toi-même?

Est-ce possible de retrouver l’harmonie familiale en 2014?

Les enfants difficiles sont des enfants vivants et différents ! Une de leurs principales préoccupations est la recherche et l’assurance de l’amour des parents, malgré tous leurs mauvais coups.

Les parents épuisés sont des parents occupés et préoccupés ! Une de leurs principales préoccupations est de s’assurer de l’amour de leurs enfants, malgré toutes les règles et la discipline qu’ils imposent.

Oui … mais… S’occuper d’un enfant est le travail le plus merveilleux et le plus important qui soit.

Effectivement… C’est aussi l’un des plus exigeants, surtout qu’il vient sans mode d’emploi.

Donc, voici le premier mode d’emploi pour parents exemplaires :

  • S’assurer de prendre soin de soi, se ressourcer, se respecter, RESPIRER!
  • Apprendre à être reconnaissant envers soi-même!
  • Comme parent, j’ai le droit à l’erreur…

Quelques conseils stratégiques :

  • Travailler la constance, la cohérence et la cohésion parentale par rapport au respect des règles et de la discipline.
  • Prioriser, c’est-à-dire, aller au plus important et « choisir ses batailles ».

Une discipline saine rend le milieu familial réconfortant pour nos enfants, car ils ont besoin de se sentir « encadrés » pour se sentir rassurés. Une discipline positive et efficace ne se limite pas à obliger l’enfant à nous obéir, mais l’éduque et l’oriente. Notre rôle d’éducateur consiste aussi à apprendre aux enfants les interdits. Toutefois, il est sain qu’ils puissent exprimer leurs frustrations. L’enfant qui ne peut le faire va réagir comme une « cocotte-minute » sans soupape et au bout d’un certain temps, il explose. Si, en revanche, il peut exprimer ses émotions au fur et à mesure qu’elles apparaissent, la «vapeur » libérée soulagera la tension et permettra d’accepter les compromis nécessaires entre ses désirs et les contraintes de la réalité. Éduquer c’est donner à l’enfant des stratégies efficaces pour faire face aux difficultés et lui apprendre à s’adapter aux événements de la vie.

Parlons maintenant des enfants impulsifs qui ont du mal à contrôler leur frustration :

Pendant une colère, une vraie, votre petit ange se jette sur le plancher, il hurle et se contorsionne. LA TOTALE. Difficile de rester calme devant un tel spectacle… mais c’est pourtant l’attitude à adopter s’il n’y a aucun risque qu’il se blesse. C’est un mauvais moment à passer.

Mais que se passe-t-il vraiment?

Le tout-petit exprime un désir ou un besoin. Il ressent alors la frustration comme une véritable douleur physique. La déception, l’impuissance, la perte ou le sentiment d’être incompris stimulent son cerveau inférieur, celui des instincts primitifs. Son cerveau supérieur, là où se trouve notamment le centre de résolution de problèmes, est trop immature pour tempérer les excès du cerveau inférieur. La colère se déclenche. Les fonctions cognitives de l’enfant (sa compréhension) et son centre langagier sont neutralisés par le stress engendré par la crise. Inutile d’essayer de le raisonner. Le cerveau du tout-petit est immature. Il possède encore des réflexes dominants comme la peur et la colère. À 2 ou 3 ans, il lui est impossible de se raisonner et de comprendre qu’il est possible de refaire une tour de blocs que son frère vient de détruire… Il vit un moment angoissant.

Quand l’enfant fait une crise, il dit « ma vie est trop frustrante, je ne m’endure plus ».

Mettons-nous, un instant, dans la peau de l’enfant. Comment auriez-vous réagi si on vous avait refusé un biscuit alors que vous aviez faim? Si on avait éteint le téléviseur au milieu d’une émission? Si on vous avait dérangé tandis que vous parliez au téléphone?

Reconnaître que la situation est frustrante devant l’enfant suffit donc, parfois, à éviter la crise. De la compassion, mais pas de soumission. Tout permettre à l’enfant n’aide pas, mais demeurer ferme, en démontrant un peu d’empathie, peut ramener l’enfant au calme.

Dans le développement normal de l’enfant, l’agressivité physique augmente jusque vers l’âge de deux ans, c’est le moyen qu’emploieront souvent les enfants de deux ans pour obtenir ce qu’ils veulent. Soixante-dix pour cent des enfants âgés de 17 mois et quatre-vingt pour cent des enfants âgés de 30 mois s’empareront de force d’un objet convoité tenu par un autre enfant. Toutefois, chez la plupart d’entre eux, ces crises cessent vers l’âge de quatre ans. Ce changement correspond à l’acquisition de certaines aptitudes nouvelles comme le langage, qui permet à l’enfant d’exprimer sa frustration de façon plus  constructive et de mieux gérer l’intensité de ses émotions.

Répétez-vous encore une fois : « C’est un mauvais moment à passer ». Comme parents, n’oubliez jamais de bien RESPIRER!!!

Mais l’harmonie familiale dans tout ça?

Plus de calme, de compassion et de discipline = moins de crises.

Moins de crises = plus de temps pour jouer avec vos enfants!

S’intéresser au jeu de l’enfant, c’est s’intéresser à l’enfant tout entier, puisque le jeu le rejoint dans sa globalité.

Découvrir le plaisir de jouer avec vos enfants est un moyen extraordinaire de vous lier à eux et de profiter pleinement du temps qui passe.

Profitez du jeu pour rire et vous amuser comme lorsque vous étiez petit(e)s!