Rêver d’un Éden

Parcourir la vie avec enthousiasme, rencontrer le nouveau dans l’émerveillement, étirer sa créativité avec intention, se régaler du chant des cigales, célébrer la beauté du matin qui s’éveille… On peut définir la passion d’une myriade de façons, mais c’est dans sa manifestation qu’elle se conjugue le mieux.

Il est aisé d’identifier les personnes passionnées, quelle que soit la nature de leurs intérêts. Elles exsudent une énergie vibrante, elles sont intenses, parfois même volubiles, elles ont les yeux lumineux et s’expriment avec une sorte d’urgence dans la voix. Elles sont centrées sur leur sujet et tout peut être une occasion d’en parler. Intéressées par tout ce qui les en rapproche, il arrive qu’elles semblent indifférentes ou ennuyées par ce qui les en éloignent.

Mais, quoique les passionnés démontrent des traits semblables, il reste que la grande différence entre eux réside dans la compréhension qu’elles ont de cette puissante énergie qui les habite et les pousse à agir. En fait, l’homme a toujours éprouvé le besoin de donner un sens à sa vie, de poursuivre des rêves qui reflètent son désir de croître et de se dépasser. Beaucoup plus qu’un engagement émotionnel et intellectuel à quelqu’un ou à quelque chose, la passion est une sorte d’acte de dévotion, un don de notre énergie créative et de notre enthousiasme à une activité ou à une cause qui nous touche personnellement.

Dans ce contexte, la personne qui est aux commandes de sa passion, plutôt que d’en être à la remorque, l’investit volontairementdans la création d’une vie actualisée et dans la poursuite de la joie, de la liberté, de l’évolution, de l’amour et de la créativité.

Mais, pour nous engager dans cette voie, nous avons besoin d’une forme d’optimisme doublée d’une confiance en quelque chose de plus grand que nous. L’espoir que demain sera meilleur qu’aujourd’hui devrait nous stimuler à faire de notre mieux, à devenir plus que ce qu’on imagine pouvoir être. Les recherches sur les gens qui vivent longtemps démontrent qu’ils ont en commun un sens d’espoir, d’ordre et de contrôle sur leur vie.

La joie aussi joue un rôle important dans notre espérance de vie, car elle s’exprime comme vibration d’allégresse qui exalte toutes nos cellules, le jus de la vie qui anime notre corps. Elle apparaît quand il n’y a pas de conflits internes et que notre attention est pleinement engagée dans la création de notre vie, conscients de chaque moment comme d’une grâce. C’est une perception intuitive que tout est en place et que notre univers se déploie comme il se doit, merveilleusement.

Mais, comment vibrer à la joie sans la liberté qui nous permet d’apprécier la vie dans toutes ses dimensions? Véritable moteur de notre quête d’autonomie et de maîtrise de soi, il requiert toutefois le courage nécessaire pour les intégrer dans notre réalité. Selon le psychologue américain Rollo May, le courage, qui partage la même racine que le mot cœur, n’est pas seulement une vertu ou une valeur comme la fidélité ou l’intégrité, mais une fondation sur laquelle elles reposent. Essentiel à notre être, le courage alimente notre besoin d’évoluer et de développer son estime de soi. Proportionnelle à l’investissement de notre volonté, notre estime augmente quand nous posons des gestes évolutifs qui nous rapprochent de nos rêves et diminue significativement avec une attitude destructive ou réactive qui reflète un manque d’amour dans notre vie.

En effet, l’amour nous ouvre au partage et au don de soi. Affublé d’un grand « A », l’amour est un état, un comportement, une attitude qui peut nous libérer de la dépendance affective et de la crainte de ne pas être aimé par les autres. Différent de l’amour romantique, il assouplit les frontières de l’ego, facilite l’émergence du soi et transforme notre rapport avec la vie. Profitant d’abord à la personne qui aime, aimer est un geste prodigieux qui lui insuffle la puissance et la vitalité nécessaires à créer le monde dont elle rêve.

La conquête d’une vie créative et passionnée interpelle donc notre vision actuelle de la réalité et notre faculté d’imaginer et d’accomplir. C’est un chemin pavé d’efforts dont chaque succès nous rapproche de notre vraie nature, de l’être que nous avons le pouvoir de devenir.

Nous sommes poussés à réaliser nos plus hautes aspirations, parmi lesquelles se trouve le rêve d’un éden. Disponible à tous, mais différent pour chacun, ce paradis terrestre n’est pas un endroit caché quelque part. Il est la concrétisation d’une résonance de joie, d’un état d’esprit, d’une expansion de notre conscience. Or, si chacun mettait sa passion au service de ce rêve antique, nous rejoindrions l’esprit de milliers d’entrepreneurs du futur, ces rêveurs qui agissent.

La poursuite d’une vie passionnée débute en nous et s’exprime à travers nos actions. En donnant inconditionnellement le meilleur de nous, nous alimentons et optimisons cette énergie créative. Sachant que notre planète n’a jamais eu autant besoin de gens créatifs, nous pouvons décider aujourd’hui de faire un saut évolutionnaire et de créer le futur dont nous rêvons. Collectif, ce rêve ne peut s’actualiser sans notre participation. Et une passion pour la vie. Notre avenir commun en dépend.

Comment vivre passionnément et librement?

De plus en plus, les liens entre émotions et santé physique sont évidents. Qu’en est-il du lien entre ressentir nos émotions et vivre notre vie pleinement?

De la physique quantique à la biologie totale en passant par de plus en plus de preuves médicales, les conclusions ne peuvent plus être ignorées! Malgré toutes les évidences et malgré les connaissances acquises par les scientifiques et les expériences de guérison rapportées par plusieurs… la question se pose toujours : Comment y arriver par sa propre volonté et non d’une manière sporadique ou spontanée?

Les émotions ont une mauvaise réputation dans notre société. Plus souvent qu’autrement, nous nous sommes soit fait demander de taire nos émotions ou encore, par peur, nous les avons occultées. Nous nous sommes fait dire : « Tout est ok !, tu n’as pas à te sentir comme ça! », « Bien voyons, tout va être correct, ça va passer! », « Pourquoi tu pleures, il n’y a pas de raison! ». Nous avons appris à repousser nos émotions pour toutes sortes de raisons incluant l’inconfort qu’elles peuvent créer. Cependant, une émotion vécue pleinement, donc, non repoussée semble être la clé de la santé. En plus, quand les émotions sont pleinement vécues, la joie de vivre et le « zeste » de la vie peuvent être ressentis!

Une émotion n’est qu’une vague d’énergie. Comme toute énergie, elle veut rester en mouvement et traverser notre corps naturellement, sans s’y accrocher. Par contre, notre habitude est de la repousser ou de la disperser.

Les émotions non vécues complètement ferment les récepteurs cellulaires de certaines cellules, ce qui les empêchent de communiquer normalement avec le reste du corps. À court terme, ce manque de communication entre les cellules peut créer des comportements non volontaires, c’est-à-dire inconscients, que l’on nomme aussi « mécanismes de défenses ou patterns ». Ce qui peut créer un sentiment de manque de joie de vivre! À long terme, le manque de communication entre les cellules peut créer des maladies physiques. C’est comme si les émotions non ressenties restent imprégnées dans nos cellules sous forme de mémoires cellulaires.

Une émotion vécue pleinement ne dure que quelques secondes ou parfois quelques minutes. Quand nous avons l’impression qu’une émotion dure plus longtemps, c’est que nous ne la vivons pas complètement, c’est comme si nous la restreignons. C’est pourquoi nous avons l’impression qu’elle nous « suit ». À tout moment dans notre vie, nous pouvons nous libérer de nos « patterns » et régénérer nos cellules en accueillant complètement nos émotions! Pour retrouver notre joie de vivre…, notre santé et pour vivre notre vie à partir de nos passions, tout ce qui nous sépare de notre liberté et de la santé physique, ce sont les mémoires cellulaires de nos émotions non vécues.

Créer sa passion!

Vous est-il déjà arrivé de vous lever un matin avec une joie profonde vous habitant? Aucune raison particulière, juste un état de bonheur et d’enthousiasme qui vous fait voir le soleil derrière un nuage et aplanit tous les obstacles.

Cette expression affective qui donne des ailes est merveilleuse. Lorsque celle-ci se révèle à moi, j’en reconnais un signe de transformation, de mouvement, de passer à l’action et plus… C’est la passion qui s’exprime alors en moi avec grande puissance, pour soutenir un processus créatif.

Je suis une passionnée.

Au fil de ma vie, j’ai dû apprendre à maîtriser cet état affectif dont la flamme brûlait parfois trop fort, m’éloignant de l’équilibre ou nuisant à mon jugement. Aujourd’hui, je peux affirmer vivre mes passions avec conscience et joie.

Mon regard sur la passion et ses effets repose sur une cueillette enrichie d’expériences : les miennes et celles des autres. Mes observations me font définir la passion comme un courant d’énergie d’intensité forte et favorable à la vie, qui génère des états susceptibles d’entretenir le mieux-être, la santé et la réalisation de soi.

La passion nécessite d’être en contact avec notre sensibilité, d’en explorer les trésors voire même de découvrir les ressources derrière notre vulnérabilité. Certaines personnes blessées, se cachant derrière des masques de contrôle et de peur, refusent le contact avec cet espace inconnu d’eux-mêmes. J’ai traversé cette barrière freinant l’accomplissement. Je demeure observatrice de possibles rechutes.

Ma passion au quotidien

J’ai besoin des élans que me procure cette flamme sacrée qu’est la passion. Bien entendu, je ne me lève pas chaque matin exaltée! Lorsqu’ils se manifestent, les états que génère ma passion me font signe d’avancer vers une étape ou un projet nouveau. Je m’installe en réceptivité, pour méditer, afin de me laisser imprégner de la voie à emprunter.

Mon corps vibre alors au diapason de mon âme. Rien ne peut faire obstacle à ce qui est à être ou à faire. Chargée d’un sentiment bienfaisant devant l’action juste à entreprendre, au moment juste je suis guidée. Tout devient simple et facile. Je vis l’invulnérabilité dans ma vulnérabilité. Là et seulement là, dans cet instant présent de réalisation et de création, je passe de la mort à la vie, de l’ancien au nouveau, de la source vers la manifestation…

Quelle joie, quel bonheur dans l’instant présent! Il ne suffit que de quelques instants de contact avec cette flamme qui danse en moi, pour colorer ma journée en soleil ou me guider sur une nouvelle route peu fréquentée…

La création est source de mieux-être et de vie. C’est merveilleux de s’y abandonner. Le lâcher prise qui accompagne ce processus est essentiel toutefois, afin de maintenir actifs en soi les bienfaits d’un processus de création et de mise en action, sinon c’est la peur avec tout le contrôle qui en découle, qui risque de détruire les cadeaux d’une passion accueillie avec méfiance.

La vie sait où elle nous amène. La confiance est nécessaire pour apprendre à vivre notre passion, que ce soit dans un bref instant de son expression ou à plus long terme, à travers chaque journée, alors que notre travail devient le fruit savoureux de notre passion manifestée et que celle-ci nous dirige judicieusement vers une récolte en devenir.

Lorsque le travail devient plaisir… je me repose à travailler!

Mon plaisir passe par un sentiment de liberté que je m’accorde, en vivant ma passion avec authenticité. J’aime écrire, créer, propulser, explorer, donner vie à mes rêves pour en faire des projets concrets et ensoleillés. J’ai besoin pour cela de me détacher des émotions limitant ma capacité à m’exprimer.

Mon travail découle directement de ma passion. J’aime et j’apprécie la vie, l’humain. Je l’assiste selon mes compétences et connaissances, afin qu’il vive avec passion sa vie. Je suis passeur de la flamme, lorsque la réceptivité de l’autre est au rendez-vous. J’ai énormément de plaisir et de joie à créer des outils et à mettre en œuvre des actions visant l’atteinte de mes objectifs en ceci.

Vivre sa vie avec passion est un art qui demande d’en apprivoiser les règles. Il est aussi risqué de se perdre dans le noir de l’ignorance de soi.

Les émotions, mouvement de la vie, influencent nos choix et peuvent embrouiller notre vision du chemin à suivre. Ces énergies doivent être canalisées avec conscience, pour permettre une perception claire de notre réalité et de celle qui nous entoure.

Il s’avère nécessaire de développer un bon ancrage, en demeurant en contact avec notre corps physique, la matière qui nous accueille dans sa polarité, nos sens et notre spiritualité qui ne demande qu’à nous aider à vivre mieux, en équilibre, heureux et riches en tout.

Nous passons beaucoup de temps au travail, autant en faire une source de joie. Plusieurs personnes ne voient en leur travail qu’un labeur quotidien, source de revenus pour satisfaire leurs besoins, souvent entretenus par une peur de ne pas être comme les autres ou de ne pas avoir ce qu’ont les autres…

Créer son travail est un grand cadeau qui demande un exercice permanent de connexion avec sa passion. Lorsque la flamme demeure présente pour en alimenter la chaleur, un nombre croissant de gens souhaitent venir s’y réchauffer. Chez la personne qui n’a pas nécessairement l’esprit entrepreneur, la flamme sacrée existe aussi. Ce feu danse en chacun. Il ne suffit que d’un souffle nouveau pour en raviver l’intensité et alimenter la vision d’un projet à construire, d’une tâche à accomplir, d’une étape à traverser, d’un rêve à réaliser…

Votre passion au quotidien, un défi pour nourrir votre vie!

Les visages de sa passion

Vivre avec passion, vivre intensément et être passionné pour ce que l’on fait. Voilà une invitation qui met la barre haute dans nos vies déjà bien remplies.

Mais elles sont remplies de quoi au juste nos vies? Nous sommes trop souvent pris par les il-faut-que, les je-devrais et les je-n’ai-pas-le-choix-parce-que… et nous nous perdons de vue dans le tourbillon de nos activités. À force de se sentir prisonnier de notre vie, nous n’osons plus aller dans la direction de ce qui nous correspond vraiment et finissons par croire que nous n’avons de passion pour rien et la flamme en nous s’éteint petit à petit. Rallumer cette flamme, c’est faire le choix de la vie, de la joie et de l’expression de son essence.

Mais qu’est-ce qui me passionne vraiment? Chercher à reconnaître ses différentes passions, c’est poser les premiers jalons pour reconnecter avec ce qui nous fait vibrer. Les passions concernent différents champs d’intérêts qui nous animent. Toutes ne nous font pas vibrer au même degré d’intensité, mais toutes nous prédisposent à la joie, au bien-être et à donner le meilleur de soi. Plus nous les intégrons à notre vie, plus nous créons un équilibre en nous et autour de nous. Mais vient un moment où elles ne suffisent pas à donner un sens à notre vie, nous recherchons alors quelque chose de plus profond, de plus significatif et c’est là qu’entre en jeu la passion essentielle. Pour moi, la passion est du domaine de l’âme. Et la passion essentielle est un appel de l’âme à manifester son essence. Elle est la trame de fond de nos passions et de tout ce qui nous anime. La passion essentielle se révèle à nous. Alors que nous choisissons nos passions, la passion essentielle, elle, nous choisit. Elle est très rarement explicite d’entrée de jeu. Mon expérience m’a appris qu’il fallait l’apprivoiser en s’engageant dans le voyage vers son cœur.

Les visages de la passion essentielle
À quoi peut ressembler une passion essentielle?

  • Une valeur qui sous-tend toute notre vie comme celle de promouvoir la justice, la dignité, l’authenticité ou encore l’harmonie dans les relations. La passion essentielle mue par une valeur mène parfois à se consacrer à une cause.
  • Une activité qui nous passionne et qui habite notre être, notre vie et notre temps et qui, lorsque nous la pratiquons, nous nourrit et nous fait grandir. Cette forme la plus courante et la plus évidente s’exprime dans toutes sortes de domaines.
  • Un talent ou un don qui, en s’exprimant, nous comble de bonheur. Ce peut être un talent pour l’écoute, pour communiquer, pour stimuler les autres à donner le meilleur d’eux-mêmes, un don pour la guérison. On peut avoir une passion pour la musique sans pour autant avoir de talent pour celle-ci. La musique devient passion essentielle lorsque s’exprime un talent et que la personne devient même un canal pour la musique.
  • Un idéal qui nous pousse à créer et à contribuer comme celui d’avoir la pulsion de rendre meilleur, de créer de la richesse, de développer la conscience ou de créer de la beauté.

Apprivoiser la passion essentielle
Reconnaître sa passion essentielle peut prendre un certain temps. Nous vous proposons ici deux chemins pour y arriver :

En trouvant le fil conducteur de ses passions
Identifiez d’abord ce qui vous passionne le plus. Ensuite, regardez ce qui est à l’essence même de chacune de vos passions en tentant de cerner qu’est-ce qui, dans cette passion, vous anime et vous motive vraiment. Regardez ensuite le thème qui les unit. Pour certains, ce sera tout ce qui concerne l’humain, pour d’autres, ce sera la communication ou la relation. Après avoir trouvé votre thème central, réfléchissez à l’action que vous faites dans ce domaine. Cherchez-vous à harmoniser, guérir, concrétiser, unir, créer… Puis interrogez-vous sur votre aspiration, sur le sens profond de cette action. En allant au cœur de vos passions, votre passion essentielle a des chances d’émerger.

En observant les moments-clés de sa vie
Il y a des moments dans la vie où nous ressentons un appel pour quelque chose. Certains sont appelés à enseigner, d’autres à bâtir quelque chose, d’autres encore à orienter. Entendez-vous parfois les chuchotements intérieurs vous murmurer depuis longtemps un appel que vous ignorez? À quoi vous sentez-vous appelé? Il y a des moments-clés dans notre vie où ces appels peuvent être plus présents. Autour de 18 ans, 38 ans, 56 ans et dans une fenêtre de plus ou moins deux ans, il y a des signes qui nous indiquent ce à quoi nous sommes appelés. Amusez-vous à regarder ces périodes où vous avez ressenti une attirance irrésistible pour faire quelque chose qui vous corresponde dans votre essence.

Une fois reconnue, la passion essentielle peut offrir une direction consciente à notre vie. Celle-ci devient plus simple et plus centrée sur ce qui est en intégrité avec qui nous sommes. Bon cheminement vers votre passion essentielle.

L’art d’être heureux

Je suis persuadée que la véritable mission de l’être humain sur terre réside dans l’apprentissage de l’art d’être heureux.

Nous ne venons certes pas au monde avec les mêmes talents et privilèges. Nous pouvons néanmoins, à l’intérieur de nos limites, donner un sens à notre vie et faire de celle-ci un lieu d’amour : amour de soi et des autres, amour de la vie sous toutes ses formes.

Chaque étape de notre cheminement constitue un moment unique pour vivre le présent avec intensité, plongeant avec joie dans nos passions sans toutefois nous laisser dominer par elles.

L’apprentissage du bonheur est une opportunité d’échange avec les autres.

La thématique de « l’Être dans ses passions » me rejoint particulièrement. Grande passionnée qui mord dans la vie à pleines dents depuis ma découverte du merveilleux pouvoir de la pensée positive et de l’utilisation volontaire des forces du subconscient, ce sujet m’interpelle.

En début de cheminement, j’ai confondu pensée positive avec pensée magique. Une connaissance plus approfondie des Lois de la Création et des processus du cerveau humain m’a fait réaliser que la pensée positive ne relève pas de la magie. Elle est en effet naturelle et des plus efficaces lorsque bien comprise et bien utilisée. Je demeure une personne qui garde les pieds sur terre tout en ayant un regard vers le ciel.

Il n’existe pas qu’une seule voie pour atteindre le juste milieu entre la raison et la passion. Il y a autant de routes que d’individus. J’ai compris, en observant ma propre vie et celle des autres, que la meilleure façon d’être heureux, c’est de développer la capacité de choisir quand on veut être « passionnément raisonnable » ou « raisonnablement passionné ».

Si vous obligez une personne passionnée à entrer dans un moule ou un carcan défini à l’avance par la société, vous risquez d’éteindre sa flamme. Vous la condamnez à un mode de fonctionnement qui ne correspond certainement pas à ses besoins. Il n’y a pas si longtemps, à l’école, les enfants devaient rester assis de longues heures, à assimiler toutes sortes d’informations, sans possibilité de se dégourdir les jambes, de se retrouver au grand air. Fort heureusement, les programmes scolaires ont été réaménagés et tiennent maintenant compte de tous les aspects de l’être humain. Des classes spéciales ont même été mises en place pour donner une chance aux individus qui ont besoin d’un plus grand support pour avancer.

La société a imposé un modèle d’équilibre et de perfection pendant des décennies. Il fallait dompter et refouler la passion. Une masse de gens a suivi la voie de la raison, ne se gênant pas pour montrer du doigt les personnes plus marginales. Heureusement, les temps changent. L’être humain réussit à briser les chaînes des préjugés et des balises préétablies pour exercer enfin son libre arbitre quant à ses choix de vie. Tant sur le plan personnel que professionnel, les cadres étroits et injustifiés craquent. La passion peut aujourd’hui s’exprimer. La raison a également sa place, mais elle relève de la conscience individuelle. Il n’est plus question de juger les autres pour leurs imperfections et de définir la vertu au nom de la raison.

La vie représente un merveilleux privilège, une occasion unique de devenir un être conscient et apte à vivre le bonheur. La passion de la vie est la plus fabuleuse qui soit. Elle nous permet d’explorer avec curiosité nos talents, de visiter nos ressources et d’aller à la rencontre de surprenantes découvertes.

Si je ne confonds plus la pensée positive avec la pensée magique, je découvre encore davantage la magie de la vie elle-même. Cette magie, on la crée en nous, en goûtant avec passion à tout ce qui se présente sur notre route. Tant de ressources en nous n’attendent que notre bon vouloir pour se développer en rendant notre vie passionnante. Il n’y a pas d’âge pour faire l’apprentissage du bonheur. Nous ne sommes jamais trop jeunes, ni trop vieux pour choisir cette voie.

Le Dalaï Lama a toujours été, pour moi, un phare dans l’existence que je traverse avec passion, courage et lucidité. Je le cite en souhaitant à tous ceux et celles qui me liront un merveilleux cheminement de vie et la réalisation de soi.

« La sensation d’être heureux ou malheureux dépend rarement de notre état dans l’absolu, mais de notre perception de la situation, de notre capacité à nous satisfaire de ce que nous avons. » – Dalaï Lama

Pulsion de vie

Combien de fois avons-nous souri ou même ri aujourd’hui? La joie nous dynamise et nous donne le goût de vivre. Elle est naturelle et potentiellement présente à l’intérieur de chacun de nous. Elle provient, en bonne partie, de notre pulsion de vie. Elle s’anime spontanément à travers nos gestes et nos attitudes. Il nous est plus facile d’être joyeux quand nous sommes spontanés.

La présence à nous-mêmes et la spontanéité sont nécessaires pour être joyeux, car la joie se vit dans le moment présent. Si nous projetons notre mental dans le futur, celui-ci s’active et crée de la distorsion. Nous avons alors de la difficulté à expérimenter la joie. De même, si nous sommes préoccupés par des « j’aurais dû faire ceci ou cela », nous limitons, en nous, la circulation de l’énergie de la joie.

Il nous est possible d’éprouver de la joie par le toucher, car le fait de toucher consciemment une personne, un animal ou encore une plante nous enrichit intérieurement. La vue stimule aussi la joie lorsque nous sommes conscients que nous regardons. Si le décor de notre vie défile devant nous, sans échanges nourrissants, c’est que nous ne sommes pas conscients que nous observons. Par la qualité de notre présence, nous captons, ici et là, le contact vivifiant d’un regard, d’une couleur, d’une fleur, d’un sourire, d’une situation cocasse, etc.

À l’audition de certains sons, nous nous sentons nourris et ravis quand nous sommes attentifs et présents. Certains sons activent des zones du cerveau reliées à la joie et au plaisir. Les sons sont des particules vibratoires variées dans leur forme et leur dimension qui pénètrent à l’intérieur de nous, par chaque fibre de notre être. Ils peuvent, par leur répétition, programmer la joie, la détente, la colère, l’agressivité en nous. Soyons attentifs aux sons qui sont diffusés dans notre environnement de vie.

Très souvent, nous expérimentons la joie de vivre à travers ce que nous goûtons. Chaque aliment représente une somme de vibrations. Nous ne pouvons goûter ce que nous mangeons si nous ne sommes pas présents à ce que nous absorbons, alors nous éprouvons le besoin de consommer des aliments en grande quantité. Amenons notre conscience dans notre bouche, dans nos yeux, dans notre sens de l’odorat lorsque nous mangeons. De plus, chaque fois que nous sourions, nous nous plaçons en état d’ouverture à la communication. Choisissons de sourire, car chaque sourire augmente le bien-être et la joie.

Le sens externe de l’odorat contribue également à notre joie de vivre. Les essences parfumées produisent, en nous, des sentiments et des sensations variées. Chaque odeur correspond à une somme vibratoire en particulier. Certaines favorisent l’épanouissement, d’autres, le bien-être, d’autres, la détente et d’autres, l’élévation de nos vibrations qui nous donne la paix. Soyons attentifs aux odeurs qui produisent en nous ces états d’expansion. Multiplions-les consciemment.

En somme, tout ce qui nous ravit et nourrit notre âme, que ce soit l’odeur d’un parfum, l’écoute d’une musique, la contemplation d’une œuvre d’art, le silence ou le dépouillement matériel, tout ce que nous captons par nos sens externes, tout ce qui crée du ravissement dans notre cœur stimule notre joie de vivre.

La détente aide à la joie. Les tensions intérieures que nous ressentons nous torturent. La détente augmente la compétence, la capacité d’attention, la concentration et le plaisir que nous éprouvons en effectuant une tâche.

La joie profonde s’exprime, aussi, par la satisfaction que nous ressentons lorsque nous savons que nous réalisons ce que nous avons à réaliser. Elle est, également, une attitude intérieure de reconnaissance et de satisfaction que nous éprouvons pour tout ce que nous nous sommes créé dans le moment présent.

Le rire, le jeu et l’humour nous aident à ne pas nous prendre au sérieux. Ainsi, deux minutes continues de rire peuvent nous permette de transcender une charge émotionnelle. Un éclat de rire de quelques secondes a un effet très libérateur, car il crée une harmonisation énergétique.

Entretenons-nous la croyance que le jeu n’est destiné qu’aux enfants? Croyons-nous qu’un adulte, qui a passé le stade de l’enfance, ne doit jouer que lorsqu’il accompagne un enfant dans son jeu? Nous amusons-nous à faire rire les autres par nos mimiques, sans nous ridiculiser ou ridiculiser qui que ce soit, tout simplement par amour du jeu, de la liberté d’être et dans le but de dépasser nos limites? Nous permettons-nous de jouer plusieurs fois par semaine? Il n’y a pas d’âge pour rire, pour être enjoué, pour courir ou encore pour sauter. Depuis combien de temps n’avons-nous pas fait de mimique? Croyons-nous qu’un adulte ne puisse pas le faire? Nous offrons-nous la liberté de nous faire sourire ou de nous faire rire sans avoir peur d’être ridicule? Osons-nous être enjoué et développons-nous notre potentiel d’humour?

Il y a des liens importants à conscientiser entre l’humour et l’amour. Si nous sommes capables de lâcher prise et de jouer, de nous amuser, alors nous sommes aussi capables d’aimer spontanément. Développons notre type d’humour personnel et acceptons de rencontrer nos préjugés, nos croyances et nos peurs.

Le bonheur profond est bien au-delà des états d’effervescence. Il se manifeste dans les états de bien-être intérieur, de quiétude, de paix, de silence, de contemplation, de recueillement et de contentement. Prenons le temps d’être présents à nous-mêmes dans tous nos petits plaisirs quotidiens.

Accueillons pleinement les états de joie que nous vivons spontanément. Stimulons notre joie de vivre et entretenons des attitudes intérieures qui la favorisent. Multiplions les petits moments où nous sommes heureux. Ainsi, nous développons une habitude à être heureux et satisfaits. Nous pouvons, également, bénéficier de la joie de vivre qu’émanent les autres lorsque nous éprouvons de la difficulté à être joyeux. Conscientisons que ce sont certaines de nos façons d’être et de faire qui nous empêchent de ressentir la joie de vivre.

Nous seuls pouvons créer notre joie de vivre et notre bonheur. Faisons-nous plaisir, amusons-nous. Répandons autour de nous des sourires égayés, des regards accueillants, des touchers chaleureux. Soyons une présence émanant la joie de vivre. Faisons-le pour nous, mais aussi par amour pour tout ce qui existe sur notre planète.

Quel type de câlineur êtes-vous?

Chaque câlin est l’occasion parfaite de créer un monde meilleur.

Académique – vous observez les échanges de câlins, étudiez leurs effets et donnez des conférences sur leurs bienfaits, mais vous ne vous aventurez jamais à partager un câlin avec quiconque.

Altruiste – vous détestez les embrassades, vous en donnez seulement parce que ça fait plaisir aux autres.

Avant-gardiste – vous avez étreint tant de gens que maintenant vous créez de nouvelles formes de câlins afin d’être à la fine pointe.

Borné – vous refusez résolument d’admettre que vous avez besoin d’une étreinte ou que vous en désirez une jusqu’à ce que vous en partagiez une, puis vous fondez en larmes.

Branché – ([) ¦ :** (()) ((((un câlin S.V.P.)))<;D()

Colleux – avec votre pyjama et votre ourson en peluche, vous êtes toujours prêt pour une soirée câlins, collades et contes.

Compulsif – si vous ne pouvez trouver un arbre à embrasser, une boîte aux lettres fera certainement l’affaire.

Cool – vous insufflez style et candeur à vos câlins.

Dépendant – lorsque vous tenez une personne dans vos bras, vous ne voulez plus la laisser partir.

Discordant – rien ne peut rimer ou être synchronisé avec votre style d’affection.

Dynamique – énergétique et émotif, on ne peut se détourner de vos câlins.

Élégant – gracieux et élancé, vous vous glissez dans une étreinte et en ressortez infroissable.

Émotif – vous fondez en larmes au premier effleurement.

Formel – calculé pour un maximum d’effet et un minimum d’engagement.

Furieux – oui, il existe en ce monde des câlineurs furieux qui aiment haïr l’amour! Mais la tragédie est qu’ils ne peuvent pas s’en passer!

Grogneur – vous grognez et vous vous plaignez du fait que vous ne recevez jamais de câlins, mais seulement quand vous en recevez un.

Guérisseur – votre intention aimante guérit tout et tous ceux que vous touchez.

Hâtif – vous étreignez parce qu’il le faut. Allez, qu’on en finisse!

Indécis – vous en voulez un, non, vous n’en voulez pas, peut-être un petit, ou peut-être un peu plus tard, ou…

Indifférent – étreindre ou ne pas étreindre?… peu importe.

Intime – seulement avec des chandelles, du chocolat fondant et nu comme un ver.

Jaloux – vous faites une crise lorsque votre partenaire serre quelqu’un d’autre dans ses bras, même si c’est sa mère!

Kamikaze – vous plongez dans chaque étreinte comme si c’était la dernière.

Langoureux – vos câlins durent et perdurent… ils pourraient aussi bien être des collades puisque vous ne serez pas le premier à lâcher prise!

Maître – vous avez étreint tellement de gens que votre technique de câlinage est devenue une forme d’art.

Multitâches – vous étreignez quelqu’un, parlez au téléphone, mangez, conduisez et tentez de faire tout cela MAINTENANT!!!

Névrosé – oui, les câlins peuvent être thérapeutiques, mais nous ne sommes toutefois pas votre psychologue!

Organisé – réglé comme une horloge, vous étreignez les mêmes personnes, à la même heure et au même endroit.

Osé – un câlin est amusant seulement quand un de vous est lié et a les yeux bandés.

Particulier – on n’étreint pas n’importe où, ni n’importe comment et surtout pas n’importe qui.

Questionneur – tu veux me donner une accolade? Pourquoi? Tu en es certain? Tu n’es pas grippé, au moins?

Ricaneur – vous ne pouvez vous empêcher de ricaner lorsque quelqu’un vous embrasse.

Romantique – chaque personne qui vous étreint pourrait être votre âme sœur!

Sexuel – juste à penser étreinte, vous êtes tout excité.

Serviable – vous aimez tellement faire plaisir aux autres que vous êtes heureux de vous soumettre à toute demande de câlin.

Superficiel – non engagé, mais amical, avec peut-être une petite tape dans le dos pour la postérité.

Timide – vous tournez au rouge et devenez évasif avant chaque câlin.

Utopiste – chaque câlin est l’occasion parfaite de créer un monde meilleur.

Voyant – vous n’avez qu’à imaginer que quelqu’un vous serre dans ses bras, et il apparaît.

Wagnérien – vos étreintes prennent les dimensions d’un opéra tragique!

Xtatique – eh man! Ce câlin était style genre WOW! Oui, juste ben cool! Je veux que tu me donnes des câlins pour le reste de ma vie!

Yogi – vos câlins sont entiers, souples et en équilibre, mais vous devez d’abord vous étirer.

Zélé – votre passion des câlins est telle que vous avez même écrit un livre à ce sujet.

Extrait du livre « Embrasser la vie – Un guide pratique sur l’art de câliner », Martin Neufeld – Monsieur Câlin – Les éditions Embrasser la vie, 2008.

L’art imaginatif

L’art véritable est un art qui associe l’esprit à la matière parce que l’être humain est avant tout un esprit, un être spirituel dans un corps physique. Dans sa tête, l’artiste a un idéal, une représentation de ce qu’il veut montrer, partager avec les autres. C’est quelque chose de pur. L’artiste naît lorsqu’il a envie de partager avec les autres ce qu’il a dans sa tête.

L’œuvre de l’artiste commence à partir du moment où il va vouloir faire descendre ce qu’il a dans sa tête à travers ses mains, dans la matière. Mais entre la représentation qu’il a en tête et l’œuvre finale, il y aura forcément des différences. En passant à travers des matériaux créateurs, il va y avoir une certaine déperdition de la lumière et de la beauté perçues en soi. Il faut l’accepter. Mais il faut essayer par tout un travail intérieur et toute une lutte intérieure, de céder le moins possible de cette lumière à la matière. Une vraie œuvre réalisée par un vrai artiste, c’est quelque chose qui va nous toucher en profondeur. Elle va descendre jusque dans notre volonté et susciter l’espérance.

Dans l’œuvre de l’artiste, on va percevoir son combat, sa lutte et surtout sa victoire : l’esprit est plus fort que la matière ou le bien est plus fort que le mal. L’artiste peut ainsi dans notre monde actuel, générer l’espérance dans le cœur humain. L’individu face à l’œuvre d’art se dit : « Cet artiste là, dans son domaine a pu vaincre la matière, la transformer, la transcender. Je ne suis pas un artiste, ce n’est pas grave. Dans mon domaine, je peux sans doute faire pareil. Il y a sans doute un moyen d’y arriver. ».

Le créateur ou la créatrice est donc un méditant. Il accède au monde spirituel, source de Sagesse et de Beauté. Le créateur méditant cultive une riche vie intérieure grâce à l’étude de connaissances ésotériques qui mûrissent en lui et se transforment en puissantes images révélatrices. Lorsque nous méditons sur des connaissances ésotériques, sur des vérités spirituelles, et que nous sommes capables de les recréer intérieurement sous forme d’images, nous les appelons des Imaginations spirituelles : d’où l’expression d’art imaginatif.

Généralement, le méditant créateur pratique plusieurs fois sa recherche intérieure avec des temps de mûrissement plus ou moins long entre chaque méditation. Enfin, il crée ou manifeste l’image intérieure sur un support approprié, selon ses capacités (dessin, illustration, peinture, sculpture, photographie, théâtre, poésie, etc.).

Qu’apporte l’art imaginatif à notre époque?

L’art imaginatif est un art qui a pour but de rappeler à l’être humain d’où il vient et qui il est.

L’être humain de l’époque matérialiste a oublié qu’il venait du monde spirituel. Son rapport au monde spirituel est basé sur des croyances. Il y a des gens qui croient en Dieu et des gens qui croient que Dieu n’existe pas. Indépendamment de ses croyances, l’individu le plus matérialiste est aussi un être spirituel comme tout le monde. Aujourd’hui, le rôle de l’artiste est de rappeler à l’être humain l’existence du monde spirituel pour lui donner envie de s’y reconnecter, de s’y intéresser de nouveau.

L’art a aussi un autre rôle : guérir le cœur et le nourrir lorsqu’il est asséché par le matérialisme de l’être humain.

En effet, souvent on entend des gens dire qu’ils se sentent vides à l’intérieur, secs, avoir peur, être de plus en plus méfiants et avoir du mal à entrer en relation avec les autres. D’où vient « ce vide intérieur »? Il vient de la société de consommation. Tout ce qui est strictement matériel assèche le cœur. Tous nos désirs d’acquisitions matérielles vident notre cœur. L’art imaginatif abreuve le cœur humain de vie.

Une œuvre d’art authentique, harmonieuse apporte des forces de guérison à celui qui la contemple.

Cela peut se comprendre si vous imaginez que l’aspect esprit et l’aspect matière sont parfaitement accordés dans l’œuvre en question, ce qui crée un équilibre. Or, l’être humain est un esprit dans un corps de matière. La bonne santé est un accord harmonieux entre l’esprit humain et le corps dans lequel il vit. La maladie est une dysharmonie entre l’esprit et le corps de matière. Et les forces de guérison, c’est l’harmonie, l’équilibre, la perfection de l’association esprit-matière. Une œuvre d’art spirituelle, imaginative, génère des forces de guérison. Et quand on contemple, qu’on écoute, qu’on participe même à cette œuvre, cela réveille nos propres forces de guérison.

Chaque créateur ou créatrice au plein sens du mot, doit être conscient que son travail participe à la spiritualisation de cette société afin qu’elle devienne plus morale, plus fraternelle et plus responsable. En effet, cette nouvelle forme d’art va changer le monde, car les gens vont changer d’état d’esprit. Ils vont se mettre à générer de l’espérance en eux. L’espérance, au niveau de la volonté, va donc se traduire à travers leurs membres. Et petit à petit, elle va remonter jusqu’à leur pensée, et générer des idées nouvelles. Dans cette espérance, et ces idées nouvelles, il y aura les germes du futur, les germes de la société du futur.

Sans passion, on se trahit!

Un enfant naît plein de vie… Un enfant bouge, rit, saute, parle fort. Il est plein de vivance! Vous êtes venu au monde plein de vie. Être vivant… C’est sentir, goûter, toucher, voir, entendre, c’est ressentir ses émotions, les vivre, et être conscient de cette vivance.

Un nouveau-né en santé vient au monde plein de vie et avec une vitalité qui le pousse à découvrir, à reproduire ce qu’il voit, à tomber et se relever moult fois. On ne naît sans doute pas avec la passion, mais si cette soif innée d’apprendre et d’essayer est encouragée, renforcée, si notre milieu nous accorde le droit d’essayer et de se tromper, il y a de fortes probabilités que nous fassions partie de ces gens dits passionnés. Il n’y a pas d’âge pour cela : j’ai rencontré des jeunes de 87 ans et des vieux de 22 ans.

Et vous,
Quand avez-vous perdu votre vivance?
À votre entrée à l’école?
À l’adolescence?
Comme jeune adulte?
En entrant sur le marché du travail?

Une recherche universitaire affirme que 8 travailleurs sur 10 n’occupent pas un poste qui leur correspond. Faites-vous partie de ces 80 %? En avez-vous assez de ne pas vous réaliser comme vous le souhaiteriez?

Cesser de rêver, c’est cesser d’espérer. Les gens ne réussissent pas autant qu’ils le souhaitent parce qu’ils ne sont pas assez passionnés, c’est-à-dire pas en contact avec ce qui les passionne.

Être passionné,
c’est d’abord d’être en contact
avec cette partie en soi
qui veut communier
à ce qui nous fascine.

Passion est synonyme d’enthousiasme, d’ardeur, de fougue. Rien qui soit tiède ou ennuyeux. Elle est l’expression d’un état intérieur d’une grande puissance; même les gens peu loquaces deviennent bavards lorsqu’ils vous entretiennent de leur sujet de passion.

De fait, la passion concerne toutes les choses qui vous emballent, les projets qui vous enthousiasment. C’est ce qui met un sourire sur votre visage juste à le mentionner. Et ce qui suffit à vous remettre en humeur lorsque ça ne va pas, simplement à y repenser!

Votre moi supérieur vous parle à travers vos sentiments, votre imagination, vos désirs et vos rêves. Il vous guide vers les choses qui vous procurent de la joie et vous fait rayonner en leur présence.

Et vous : ce que vous poursuivez présentement correspond-il vraiment à votre moi profond? Est-ce que ce que vous faites actuellement est ce qui vous passionne? Sinon, vous vous trahissez vous-même. Qu’est-ce qui vous fait réellement vibrer? …Et qui, du coup, recharge vos batteries?

Être passionné,
c’est se donner la permission
de répondre à ce besoin de vivance.

Votre estime personnelle sera la clé de voûte vous permettant de vivre en accord avec votre vraie nature. C’est votre perception concernant :
votre droit d’exister ;
le droit d’être vous-même ;
la croyance d’être unique et
digne de réussir.

Être passionné,
c’est d’aller au bout
de ses aspirations,
de les réaliser et surtout
d’en jouir pleinement.

Avoir des objectifs et agir pour les atteindre est LA voie de la santé psychique. Les buts servent de stimuli dans la vie, et ce peu importe l’âge que nous avons. Ils tendent à puiser au plus profond de nos ressources et à nous faire goûter et savourer l’essence de « notre » vie.

La différence entre « rêver » et « crever », c’est seulement la lettre « c »… Cela vous fait réaliser que si on ne rêve pas, on va fort probablement crever… d’ennui, de routine, de platitude ou de tout autre symptôme de même catégorie qui sclérose l’énergie vitale.

Être humain,
c’est vivre des hauts et des bas
et des pannes de désir,
c’est effectuer de longs détours
parfois
avant de se retrouver.

Vous vous êtes peut-être éloigné de votre nature profonde par la peur : la peur de perdre, de ne pas être aimé, etc., mais les peurs sont des indices importants pour retrouver votre chemin.

Justement, parce que la passion est cachée dans les symptômes, il vous faudra pénétrer à l’intérieur de votre labyrinthe intérieur et identifier les blocages, les frustrations qui bloquent le chemin afin de vous rendre au cœur de votre cœur, là où votre âme a laissé son empreinte.

Ces blocages vous ont coupé de votre vraie nature. Une fois ces monstres domptés, vous trouverez plus aisément votre chemin par le fil de vos passions.

Ainsi en accueillant vos blessures, en faisant la paix avec votre histoire, vous y découvrirez de superbes richesses. Et c’est ce parcours « en tant qu’humain » qui vous fera vivre « la véritable alchimie que chaque être doit réaliser pour devenir le roi et le maître de son propre destin ».

Mission et passions
Ce que nous voulons vraiment être ou réaliser fait partie de notre mission. Notre mission de vie est définitivement reliée à nos intérêts, à ce qui nous tient à cœur, à ce qui nous passionne et, ceci dit, elle n’est pas nécessairement liée à notre travail.

Votre « fil conducteur » demeurera ce qui vous passionne, tant dans le passé que dans le présent. C’est ce sentimentrépété depassion, à travers ce que vous avez été tout au long de votre vie, qui devient le dénominateur commun.

Vous êtes unique, spécial et original!
Vous êtes né avec des ailes!

Apprenez à les utiliser et envolez-vous!

Encore du lâcher prise!

Qu’est-ce au juste la joie de vivre? En connaît-on vraiment le sens? Est-ce seulement ce qu’en témoigne notre humeur, notre sourire, notre apparence d’être joyeux, ou le ressent-on vraiment au fond de nous-mêmes, reconnaissons-nous l’émotion de la joie de vivre?

Physiquement, la joie de vivre est reliée au sang, à la circulation, qui est aussi en relation avec notre système lymphatique. Le foie et la rate sont des organes aussi reliés au sang. Si notre circulation n’est pas fluide, des problèmes de santé se manifesteront. Le pire ennemi du système lymphatique, est la routine.

Pourquoi avons-nous parfois un manque de joie de vivre? Une tristesse enfouie que l’on croyait oubliée, la perte d’une personne qui nous est chère, la perte d’un emploi, d’un animal, toutes ces raisons ou événements nous marquent parfois et causent des peines, des douleurs, des souffrances qui changent notre vie et nous entrons graduellement dans notre bulle sans pour autant nous en rendre compte.

Comment fait-on pour aller au-delà et laisser ces moments difficiles derrière nous? Hé oui encore du lâcher prise! Certes que certaines choses ne s’oublient jamais, mais nous devons nous efforcer de ne pas leur donner la première place dans notre vie.

Afin de retrouver notre joie de vivre, il est important de faire certaines choses qui nous plaisaient dans le passé. Nous devons cesser de jouer le rôle de la victime, nous devons prendre conscience qu’il s’agit de notre santé.

Nous pouvons commencer par de simples petits gestes du quotidien, comme prendre quelques instants pour faire un brin de lecture, prendre une marche et respirer l’air frais. Se rendre utile et rendre service à une personne en lui apportant notre écoute. S’offrir un bon repas en bonne compagnie, le fait de sortir et rencontrer des gens, nous aide aussi à sortir de notre routine.

Prendre quelques minutes en savourant un thé et jouer un jeu de société avec notre conjoint ou un ami, cela nous fait sourire et nous fait partager de beaux moments.

Je pense qu’une bonne façon de retrouver notre joie de vivre est de prendre conscience de tout ce que la vie nous offre de magnifique, et d’en profiter. Nous devons cesser de focusser sur nos manques ou sur ce qui est passé.

Le cœur est un organe de notre système circulatoire, il est aussi en relation avec le poumon, ces deux organes sont reliés aux émotions de la peine et tristesse, s’ils sont en bon équilibre, ils représentent la joie, la compassion, l’amour.

Alors à nous de choisir si nous voulons retrouver notre joie de vivre et par le fait même rester en santé!