Le cadeau de ma mère

Le travail que l’on fait sur soi, pour essayer de comprendre ce que l’on vit et guérir nos blessures intérieures, finit toujours par porter ses fruits. J’en reçus la preuve au moment du décès de ma mère. Au cours des deux derniers mois de sa vie, j’ai vécu auprès d’elle des moments d’une infinie douceur qui effacèrent les quarante années de conflits que nous avions vécues.

Très jeune, je voyais ma mère comme une personne austère et contrôlante, qui exigeait que je lui obéisse et qui ne m’écoutait jamais. Je ne me souviens pas qu’elle m’ait serré dans ses bras ou qu’elle m’ait dit qu’elle m’aimait. Ce manque de communication me poussa à être incapable de lui parler de mes sentiments réels, j’étais en conflit permanent avec elle.

À vingt-sept ans, mon corps se rebella à son tour, face à toutes ces émotions refoulées. J’entrepris alors une recherche personnelle pour comprendre l’origine de cette maladie.

Pendant des années, mon cheminement évolutif se poursuivit à l’intérieur de plusieurs formations et consultations, dont la psychothérapie et la métamédecine. Je découvrais des pistes intéressantes pouvant expliquer mon conflit face à ma mère, pistes qui remontaient à l’événement le plus traumatisant de ma vie : ma naissance. Mais lorsque je questionnais maman, je n’obtenais jamais de réponses corroborant mes découvertes.

Ma mère me consultait de temps à autre, en tant que chiropraticien. Comme elle ne se sentait pas bien depuis plusieurs mois, mon père me demanda de la voir à mon bureau. En posant mes mains sur elle, je perçus que son corps était très mal en point et lui conseillai de se rendre de toute urgence à l’hôpital pour des examens.

On lui fit une chirurgie abdominale exploratrice le jour même pour découvrir qu’il était trop tard pour intervenir. Le cancer avait rongé ses intestins et s’était propagé aux autres organes. Elle refusa la chimiothérapie et choisit de mourir à la maison, entourée des siens.

Nous étions en état de choc, mon père, mon frère, mes sœurs. Voyant à quel point la famille était ébranlée, je proposai de nous réunir et de partager nos sentiments, afin de nous épauler mutuellement à travers cette épreuve. Tout en nous relayant au chevet de maman, nous avons donc pris le temps de nous asseoir régulièrement ensemble pour échanger sur ce que nous vivions individuellement.

Petit à petit, en parlant ouvertement de la mort, nous sommes arrivés à l’apprivoiser, à libérer nos émotions douloureuses et à diminuer notre sentiment de perte. Ces échanges contribuèrent aussi à resserrer les liens entre nous, à créer un véritable clan familial.

Pour ma part, ces deux mois passés au chevet de maman m’ont permis d’amorcer, pour la première fois de ma vie, un dialogue très intime avec elle. Elle me révéla enfin la vérité au sujet de ma naissance. Elle me raconta que je m’étais présenté plus vite que prévu et que le médecin n’était pas encore à l’hôpital. Voyant cela, les infirmières paniquèrent et lui refermèrent les jambes en lui demandant de me retenir jusqu’à ce que le médecin soit sur place. Maman m’a donc retenu la tête coincée dans son vagin pendant une vingtaine de minutes, avant de sombrer dans l’inconscience à l’arrivée du médecin.

Mon cerveau de nouveau-né a interprété ces événements à sa façon : maman me retient parce qu’elle a honte de moi. J’ai donc eu une peur viscérale. Maman me confirma ce jour-là que je ne m’étais pas trompé. Cela me rassura en me prouvant que j’avais suivi le bon chemin et que toutes ces années de recherche intérieure et de thérapies diverses n’avaient pas été inutiles.

La veille de sa mort, j’étais au chevet de maman. Elle reposait sur le côté, me tournant le dos, tandis que j’étais assis près de son lit. Le moment me semblait propice pour lui ouvrir mon cœur, et boucler la boucle avec elle avant qu’il soit trop tard. Je lui dressai le bilan de notre vie passée ensemble, prenant le temps de lui expliquer tout ce qu’elle m’avait offert. Je lui mentionnai les parties d’elle que j’avais aimées et celles que j’avais détestées sur le moment, mais que je percevais différemment aujourd’hui.

Par exemple, en jouant le rôle d’une mère contrôlante, elle m’avait incité à devenir autonome. Son manque de tendresse à mon égard m’avait forcé à aller vers les autres. Son attitude rigide et ses non-dits m’avaient stimulé à développer la communication avec les gens, et ainsi de suite. Je lui étais infiniment reconnaissant, car je réalisais que sans elle, je ne serais pas devenu l’homme que je suis aujourd’hui.

Je lui partageais mes sentiments, sans aucune attente, mais elle m’offrit en retour un cadeau inestimable. Dans un ultime effort, elle tourna la tête vers moi et prononça pour la première fois, ces mots merveilleux que je croyais ne jamais entendre de sa bouche : « Yves, je t’aime! ». Pleurant de gratitude, je la pris alors dans mes bras et la remerciai sincèrement.

Je la bordai tendrement ce soir-là et le lendemain matin, je sus en la voyant, qu’elle ne passerait pas la journée. J’en avisai mon père. Constatant qu’elle respirait difficilement, je la pris dans mes bras et lui soufflai doucement à l’oreille : « Maman, il est temps de partir. ». Elle cessa de respirer à l’instant même. Tout était désormais accompli entre elle et moi. Malgré mon chagrin, je me sentais paisible intérieurement. Je ressentais une immense gratitude face à ma mère qui m’avait offert le privilège de mourir dans mes bras. Je la gardai tout contre moi un moment, la remerciant encore une fois pour tout ce qu’elle m’avait apporté dans cette vie, puis je cédai la place à mon père afin qu’il puisse lui faire ses adieux à son tour.

Les derniers instants de ma mère ainsi que son décès furent la partie la plus apaisante de ma relation avec elle. Quarante années d’incompréhension fit place à une ouverture du cœur incroyable. Cela a permis de rééquilibrer le mouvement naturel mère-enfant, faussé dès le départ par une perception basé sur la survie. Cette expérience fut très enrichissante dans ma vie. Je suis conscient que ce moment de grâce, vécu avec ma mère dans les derniers instants de sa vie, n’est pas le fruit du hasard, mais la conséquence directe du travail intérieur que j’ai effectué pendant des années.

Le vocabulaire qui transforme la vie

La Loi de l’attraction répond à toute vibration que vous émettez, qu’elle soit positive ou négative, en la renforçant. Sa réponse sera de vous donner davantage encore de ce qui vous fait vibrer. Michael. J. Losier (2007). La Loi de l’attraction. Auxerre : Éd. des 3 Monts.

Les mots que nous employons pour parler aux autres de nos projets et qui occupent nos pensées (Vous savez! Ce petit discours intérieur qui trotte dans notre tête à longueur de journée.) ont un impact déterminant sur le succès de nos entreprises. Ils reflètent en effet nos croyances à notre endroit et le degré de confiance que nous avons dans nos chances de réussir. Ces mots reflètent aussi ce que nous pensons du monde qui nous entoure et de ce que nous croyons pouvoir en recevoir. En plus et en moins. Ce sont de véritables « prophéties » (des prédicats) qui peuvent modifier le cours de notre existence, parfois en bien, parfois en mal.

Que voulez-vous vraiment?

Quel genre de message pensez-vous qu’une personne envoie lorsqu’elle prononce et répète inlassablement des phrases comme celles qui suivent et que pensez-vous qu’il risque de lui arriver alors? Je vous laisse y réfléchir un moment et je vous propose ensuite d’analyser certains mots. Soyez surtout attentif à ceux qui sont écrits en caractères gras et en italique.

« Je vais essayer de le faire. Je vais cesser de me dévaloriser. Je ne sais pas si je vais y arriver! Je ne suis pas très doué. Je dois le faire. Je n’y arriverai pas à temps. Je suis idiot et ridicule de penser ainsi. C’est trop beau pour moi. Je manque d’expérience pour bien le faire. Ma vie est toujours difficile. Je ne veux plus vivre avec une personne qui me contrôle tout le temps. »

Les mots que nous associons aux événements colorent l’événement et deviennent l’événement. A. Robbins (2006). Progresser à pas de géant. Brossard : Éd. Un monde différent.

  • Ne. Pas. Ne… pas. Penser et parler de ce que l’on ne veut pas, nous l’attire presque immanquablement parce que nous fixons notre attention sur le contraire de ce que nous voulons et imprimons, alors ce contraire est dans notre esprit (notre inconscient). Celui-ci ne comprend d’ailleurs pas les tournures de phrases négatives et exécute tout simplement les ordres qui lui sont ainsi donnés en omettant les « ne, ne pas », etc. Chaque fois que vous vous surprenez à employer ces mots négatifs, Michael Losier (voir la citation) suggère de vous poser cette question : Qu’est ce que je veux vraiment?, puis de reformuler votre objectif, votre pensée ou votre phrase. Par exemple, si vous affirmez que vous ne voulez plus vivre avec une personne qui contrôle tout ce que vous faites, vous risquez de retomber exactement dans le « même panneau ». Dites plutôt que vous souhaitez une personne qui vous laisse libre de choisir ce qui est bon pour vous ou qui tient compte de votre avis pour prendre des décisions. Vous verrez, c’est magique!
  • Trop. Vous ne vous attendez pas à recevoir ce que vous souhaitez ou méritez, mais moins, voire pas du tout. Quand vous élaborez votre objectif et y pensez, terminez toujours vos phrases par « Je m’attends à recevoir cela, ou MIEUX encore ». Là aussi, c’est magique!
  • Jamais. Toujours. Tout le temps. Vraiment? Vous croyez vraiment que c’est ainsi que cela se passe habituellement? Il n’y a pas d’exception? Si cela ne se passe jamais, comment croyez-vous que cela puisse se produire dans votre cas, même si vous le souhaitez de toutes vos forces?
  • Essayer. Probablement. Vous n’entrevoyez pas la possibilité de réussir, mais d’échouer. Vous ne croyez pas vraiment en vous et en votre potentiel. Comment voulez-vous alors trouver la motivation et l’énergie nécessaires pour réussir? Dites plutôt : JE VEUX. Je suis en train de…
  • Je vais. Je dois. Voulez-vous vraiment le faire ou vous sentez-vous plutôt obligé de le faire? Quelle contrainte vous créez-vous en parlant ainsi? Que se passerait-il si vous ne le faisiez pas? Quelles en seraient les conséquences?
  • Idiot. Ridicule. Pas doué. Que pensez-vous que les autres vont retenir de vous, même si vous ne croyez pas vraiment que vous êtes idiot, ridicule ou peu doué? Et vous? Que pensez-vous vraiment de vous quand vous dites ou pensez cela? Quelle confiance en vos capacités de réussir manifestez-vous ainsi?

Changer les mots et y croire…

En modifiant notre vocabulaire, nous modifions par la même occasion notre façon de penser et d’aborder chaque situation, ainsi que nos sentiments et le regard que notre entourage porte sur nous. Toutefois, faire des affirmations positives tout en n’y croyant pas vraiment (toujours ce petit discours intérieur!) ne donne pas de fameux résultats, bien au contraire. Demandez-vous quelle peur de réussir vous pousse à penser ainsi.

Alors? Quels mots allez-vous bannir de votre vocabulaire et quels nouveaux mots allez-vous adopter dès aujourd’hui? Quels sont les mots les plus souvent employés par les personnes à qui la vie semble sourire? Pourriez-vous vous inspirer d’elles?

Pour finir…

Savez-vous pourquoi un automobiliste dont la voiture dérape sur une route déserte où il n’y qu’un seul arbre finit généralement sa course sur cet arbre? C’est simple! Il a fixé son attention sur l’arbre (l’obstacle) et non sur l’objectif qu’il cherche à atteindre : la bonne direction. Comment pouvez-vous mettre cela en pratique dans votre propre vie? Au fait! Vous ai-je dit combien de fois par semaine, je me surprends à utiliser des Ne. Ne pas. Toujours, etc.?

Osez vivre dans la Loi du temps!

De tous les temps, nous sommes en temps, disait la Chamane à une dame nommée Simonne, venue la consulter.

Vous venez de me raconter les tourments de votre vie de couple et j’observe que vous énoncez le temps passé comme si vous aviez oublié d’avancer dans le temps. Vous semblez si enchaînée à ces jours de bonheur perdus selon vous sans pourtant, jamais exprimer les joies de votre vie actuelles avec votre conjoint

La médecine que je vous propose demande de comprendre et d’appliquer la Loi du temps. Loi veut dire : ordre et harmonie. Si vous contemplez le cosmos, c’est exactement ce que vous observez. Les astres avancent dans l’espace-temps sans jamais reculer d’un iota. Le contraire manifesterait un chaos ce qui provoquerait une rupture des cycles d’évolution. Tous les astres suivent la direction, le mouvement de l’instant présent. Ce sont nos grands maîtres, ceux qui nous enseignent le Loi du temps. Le temps est en réalité une grande pensée créatrice dans laquelle nous évoluons en avançant dans l’espace-temps. Si l’homme déroge à ce mouvement, il crée inévitablement le chaos dans sa vie. Lorsque vous reculez dans le temps pour revivre des instants passés, vous venez de quitter l’instant présent. Cela provoque des émotions illusoires de tristesse, de colère, de regret, de remords, de culpabilité, d’incertitude, etc.

En parlant de votre conjoint, vous dites ceci : avant, il était si gentil; avant, il faisait attention à moi; avant, il était plus joyeux, plus amoureux, plus agréable. Cela démontre que vous vivez dans l’espoir que le passé reviendra. Donc, vous ne pouvez aucunement vivre à deux endroits à la fois, c’est-à-dire dans le passé et le présent au même moment. Vous avez choisi de vivre dans le passé en projetant celui-ci dans votre futur. « Il redeviendra comme avant ». C’est ce que vous pensez.

Chère dame, vous dérogez à la Loi du temps et le mauvais esprit qui vous ronge n’est autre que vous-même, car vous êtes perdue dans l’espace-temps. L’homme est la seule espèce animale disposée à défier la Loi cosmique. Lorsque la connaissance attire son attention, il acquiert enfin la sagesse de suivre le mouvement de la vie. Il ose vivre au lieu de survivre dans la mort du passé!

Osez vivre votre instant présent pleinement et vous trouverez la paix et la joie.

Pour cela, vous devez vous souvenir de la Loi de l’espace et du temps qui demande d’appliquer ceci :

« Laissez chaque chose, chaque évènement, chaque pensée là où ils furent créés, séparés les uns des autres dans le temps et avancez dans l’espace-temps ».

Cela vous demandera de porter une attention particulière à vos formes pensées, car ce sont celles-ci qui sont la cause première de cette dérogation à la Loi du temps. À l’instant où vous observez que vos pensées se projettent en arrière de vous, dans votre passé, arrêtez immédiatement en vous disant ceci : « Avance, avance dans le temps Simonne ». Vous remarquerez que toute forme de nostalgie, de ressentiment, de colère et les fantômes de la peur disparaîtront à l’instant même. Votre esprit se tournera vers la lumière instantanément. Osez faire l’effort de maintenir votre attention au présent.

Je viens de vous transmettre la médecine des ancêtres. Dans les nations amérindiennes et aborigènes, notre mode d’éducation est basé sur l’observation plus que les mots. Des années durant, ma grand-mère m’apprit à observer la nature. En guise de réponse lorsque je lui posais une question, elle m’invitait à observer ce qui attirait mon attention. Par exemple, elle me disait souvent, regarde en toi, observe d’où vient ta colère, ton mécontentement, ta tristesse ou ta peur. Chaque fois que j’osais suivre sa sagesse, je me rendais bien compte que je nourrissais le mauvais esprit dans mes pensées. Elle me regardait avec ce sourire radieux et me disait tendrement : « Tu as encore perdu le nord ». Cette expression peut vous paraître anodine, mais, en réalité, elle enseigne le détachement. La porte du nord dans la roue de médecine est pour nous l’enseignement de croissance spirituelle le plus puissant. Cette direction ou porte représente la mort, le détachement et la sagesse. En se détachant consciemment des pensées rattachées au passé, nous pouvons ainsi avancer vers la porte de l’est qui est le renouveau, la naissance d’un nouveau cycle, la création d’une vie nouvelle, etc.

Si je reviens à vos soucis, ceux que vous craignez le plus, c’est-à-dire la dissolution de votre couple. Je crois que vous pouvez faire un grand pas en avant si vous osez regarder, observer vos formes pensées. Remarquez que le pouvoir d’observation provient de votre esprit.

Car si vous pouvez observer vos pensées, qui observe?

Nous sommes l’ESPRIT (Spirit) habitant un corps animal. Pourtant, nous perdons souvent le nord et croyons que nous sommes les pensées qui circulent dans notre cerveau. Finalement, la situation conflictuelle qui sévit dans votre couple reflète vos propres rivalités intérieures. Commencez par remettre de l’ordre et de l’harmonie en vous sans rien demander à votre conjoint. En appliquant la Loi du temps, vous serez présente lorsqu’il vous sourira. Vous remarquerez les petites attentions qu’il a à votre égard et certainement que vous verrez encore plus ses qualités et deviendrez indifférente à ses défauts. Ma grand-mère me répétait sans cesse de rechercher la beauté, de l’observer en tout temps et elle ajoutait : « Le mauvais esprit mourra de ton indifférence ».

Osez être vous-même au lieu d’être les « pensées du passé ». Vous constaterez alors que le véritable amour existe seulement à l’instant présent. Que la Joie est le reflet parfait de l’instant présent. Osez être joyeuse, c’est tellement plus vivant que le passé. Osez vivre Simonne, osez demeurer dans la bonne direction, celle qui est ici & maintenant et vous découvrirez que vous n’êtes pas ce que vous pensez être… Puisse le Grand Esprit illuminer vos pensées de joie!