L’avenir se conjugue au présent…

Puisque j’exerce professionnellement le métier de « tarologue », non pas en prédisant le beau temps après la pluie, mais en utilisant les cartes comme support au développement personnel et au cheminement spirituel, sans négliger pour autant les questions terre-à-terre, j’ai tiré trois cartes dans le but de lire le message en lien avec l’année 2010.

Les trois arcanes de gauche à droite : L’Étoile (XVII) – La Maison-Dieu – Le Bateleur.

J’ai bien regardé ces trois arcanes, en méditant… et voici ce qu’il en résulte, sous l’inspiration du merveilleux Tarot. Je vous livre ici ma réflexion. J’ajouterai que ces trois arcanes sont en parfait accord avec mon intuition et ma pensée, si je réfléchis à l’année 2010, et de bon augure!

Le temps des prises de conscience individuelles, du cheminement « nombriliste » et du quant-à-soi sont dépassés! Riches ou pauvres, nous avons beaucoup reçu, de toutes sortes de manière, même inconsciemment. Certains la santé, d’autres des moyens financiers satisfaisants, d’autres une grande force de méditation, l’amitié, etc. Une vie meilleure, plus épanouie et mieux équilibrée ne peut se concrétiser que dans le partage de nos richesses individuelles. L’ère est aux réseaux de toutes sortes, l’avenir immédiat passe par l’entraide et l’échange, le partage des potentiels et le soutien aux plus faibles. Chacun a les moyens d’aider les autres et c’est en donnant ce qu’on a reçu que nous recevrons encore. Ceci dans un esprit de gratitude et d’accueil. Ne craignez point vos intuitions, mais cessez d’être esclaves de vos désirs! Vivre au présent est sans doute l’un des plus beaux chemins et l’un des plus difficiles, mais il mène en général vers cette « simplicité » tant rêvé.

Toujours plus de gratuité. Gare à l’exploitation des âmes sensibles et des cœurs vulnérables. La chose est tentante en ces temps de misères morales et d’incertitudes. Chacun souhaite être rassuré ou confirmé dans ses expériences de la réalité, parfois heureuses, souvent difficiles. Plusieurs sont prêts à payer le prix! Soyons justes et équitables.

Ne tournons pas le dos au bonheur. Apprenons à marcher sur les mains et à faire la culbute. Ouvrons nos fenêtres… jouissons du chant des oiseaux, en toutes saisons, sitelles, mésanges ou moineaux… L’enfermement s’avère destructeur. Allons à la rencontre des différences et nous cueillerons ainsi des bouquets de surprises, de joies et d’espérances nouvelles. Nourrissons nos élans de spiritualité avec discernement, plongeons! Mais de préférence dans l’eau, pas à côté!

Nous pourrons peut-être ainsi à l’image du Bateleur, regardez nos faits et gestes, parfaire nos intentions et mieux mettre au service de la Vie ce potentiel immense que chacun porte en lui, potentiel psychique, psychologique, émotionnel et matériel. Fuyez la peur, notre pire ennemi.

Je n’ai pas parlé de la grippe, de l’environnement, de l’Afghanistan ni du Dalaï-lama… ni des « bandits à cravate »…, d’autres s’en chargeront, j’en suis certain.

Cultivons la vision claire, exprimons nos préférences pour la vérité, partageons nos options pour l’amour, surtout l’amour inconditionnel, tout en partageant sa table avec ceux et celles qui ont faim de jambon et de patates, d’amitié, d’écoute et d’accueil, d’une main ferme mais ouverte, saluons 2010, qui sera à l’image de nos intentions et de nos gestes, discrets, mais sincères.

Choix de vie : Le partage du bonheur

Avez-vous déjà réfléchi à la puissance d’un sourire? Alors que notre vie est souvent une course folle, en compétition avec une horloge dont les aiguilles tournent trop vite, un sourire, un seul, suffit à nous ralentir et à nous ancrer dans le moment présent. Un sourire gratuit, sans attente, sans exigence. Peut-être nous arrivera-t-il de ce monsieur attentif qui nous ouvre une porte, de la vieille dame qui traîne péniblement ses sacs d’épicerie, ou de ce petit garçon édenté qui sourit avec son cœur.

Et si on envisageait la question dans toute son ampleur? S’agit-il simplement d’un sourire, d’une expression faciale pratiquement automatique? Mais non, en fait, il s’agit de partage, un élément clé du bonheur. Voilà! La preuve est faite qu’il n’est pas nécessaire d’être riche pour partager. Quand on échange un sourire, un bonjour, qu’on ouvre une porte pour l’autre, on contribue possiblement au meilleur moment de la journée d’autrui. Il y a quelque temps, alors que j’offrais à une dame âgée de ranger son panier d’épicerie, elle me dit avec un grand sourire que j’étais un ange de l’aider. Quelle récompense pour une action qui ne prit que vingt secondes de mon temps! Et bien que ceci se soit passé il y a quelques mois, je m’en souviens comme si ça venait d’arriver; elle a marqué non seulement ma journée, mais aussi ma mémoire affective.

Fervente croyante de la loi du retour, je sais qu’une bonne action me sera retournée d’une façon ou d’une autre. Le partage ne quémande pas de retour direct; il ne doit pas y avoir d’attente spécifique. On fait quelque chose parce que cela nous fait du bien. De par ma vie d’auteure, je partage mes connaissances sur certains thèmes de santé avec un grand nombre de gens. J’écris des livres, je publie des articles, je maintiens un blogue et je réponds à des courriels de gens inquiets de leur santé. Pourquoi mettre tant d’énergie dans quelque chose de si peu rémunéré? Tout simplement parce que le partage m’apporte beaucoup. Lorsqu’on me dit que tel livre ou tel article a changé une vie ou a aidé une personne à comprendre son problème, je me sens bien dans ma peau, dans mon cœur. Le partage m’apporte un sentiment de fierté, de valorisation. De savoir que mes écrits aient pu aider ou toucher quelqu’un m’encourage à continuer. Mon désir d’aider les autres est récompensé par le fait qu’un étranger à quelque part dans le monde ait pris le temps de m’écrire son appréciation. Cette personne qui a partagé ses mots sans obligation ne saura jamais le sentiment de bonheur qu’elle m’a offert. Pourtant, si on en croit la loi du retour, sa gentillesse lui sera rendue à son tour, d’une façon ou d’une autre.

Vous est-il déjà arrivé de sortir d’une rencontre ou d’un atelier et de vous dire que cette personne ou cet animateur était vraiment super, que vous avez adoré ce moment privilégié? Mais dès l’arrivée à la maison, le conjoint, les enfants, le téléphone ou tout autre empêchement vous a vite fait oublier ce sentiment de reconnaissance. Pourtant, si on prenait quelques instants (surtout maintenant à l’ère de l’Internet et de la communication rapide) pour écrire un petit mot à cette personne en lui partageant notre ressenti, imaginez le bonheur qui l’envelopperait à sa lecture. Rien de plus facile que de partager verbalement ou par voie d’écriture une bonne pensée, un souhait d’anniversaire ou de guérison, une idée saugrenue qui fera sourire, un souvenir. Pourquoi ne pas accorder une place prioritaire au bonheur dans notre vie?

Alors qu’une nouvelle année s’enclenche, pourquoi ne pas prendre une résolution toute simple? Celle de donner et de partager du bonheur autour de soi! Si chaque personne dispensait une bonne action gratuite par jour, l’autoroute du bonheur deviendrait rapidement bien achalandée! Ajoutez à cela la loi du retour, et alors là, que de gens heureux il y aurait! S’il est vrai que nous récoltons ce que nous semons, n’est-il pas préférable de semer de la bonté, de la gentillesse et, pourquoi pas, de l’amour autour de soi?

La vie en 2010

La vie en 2010 sera la continuité de 2009 qui a été une année charnière… C’est une année de transition où chaque personne apprend son unicité dans l’UNIVERSALITÉ. Cet apprentissage nous amène à vivre des expériences surprenantes. Tantôt ces expériences sont positives, tantôt négatives, mais ce que nous devons apprendre pour l’ère à venir, c’est de se créer des expériences créatives et harmonieuses. Nous quittons de jour en jour, la dualité avec ses expériences qualifiées de positives et négatives. Tout n’est pas blanc ou noir. Imaginez la grande quantité de couleurs qui se situent entre le blanc et le noir…, eh bien, elles représentent toutes les potentialités de nos manifestations. Elles sont créatives et harmonieuses lorsqu’il n’y a plus de dualité.

Une autre manière de penser se dessine. Nous changeons notre façon de vivre, nous apprenons à devenir plus sélectifs tout comme les enfants de l’ère du Verseau. Nous nous apprivoisons à choisir plutôt que de subir. Cette évolution nous mène vers la prise de conscience du pouvoir énorme que chaque personne possède dans son soi supérieur.

Par cette nouvelle manière de voir les choses, nous manifestons par la seule pensée… « Faites attention à ce que vous pensez, ça se manifeste très rapidement ».

Plusieurs personnes qui ont acheté ce que la société valorise (Tout le paraître, l’avoir, l’aspect yang de la vie, etc.), se tourne vers leur intérieur. Elles y découvrent une source intarissable de potentialités pour améliorer tous les domaines de la vie. Elles prennent conscience du pouvoir de manifester en utilisant leur intuition et l’accès à leurs annales akashiques. Tout arrive par surcroît. La seule chose que nous avons à faire est de choisir en harmonie avec soi-même. Cessons de forcer, de travailler dur ou de courir pour avoir telle ou telle chose; laissons venir à soi ce qui nous revient de droit parce que nous l’avons choisi par amour pour soi dans le respect des autres. La seule personne sur qui j’ai du pouvoir c’est moi. Je ne peux exercer aucun pouvoir sur les autres. Toutes les personnes ont les mêmes pouvoirs, il reste à chacun d’aller les découvrir à l’intérieur.

Merci de m’avoir lu, c’est tout simplement ma vérité face à l’année qui débute.

En route vers l’illimité : mettre à jour notre base de données…

J’ai lu un jour ceci dans le bouquin très avant-gardiste de Gitta Mallatz intitulé Dialogues avec l’ange ceci :

L’homme préhistorique était à peine conscient.

L’homme d’aujourd’hui n’est qu’à moitié conscient.

L’homme de demain sera pleinement conscient de sa nature humaine et divine.

Et un peu plus loin, dans un chapitre traitant du nouveau, l’auteur rajoute :

Ce qu’on a reçu jusqu’ici n’est qu’une base, une préparation. L’enseignement de lumière ne peut venir qu’après. Le nouveau est au-delà des connaissances de base. Qu’est-ce que le nouveau? C’est le jamais encore vécu. Le jamais encore pensé. Le jamais encore nommé.

Lorsque j’ai lu ces passages, mon cœur s’est rempli de joie devant tout le merveilleux chemin qu’il me restait encore à faire. J’y ai trouvé une très grande motivation à persévérer dans ma démarche vers le nouveau et l’illimité. En effet, si on se maintient trop longtemps dans le connu, dans l’ancien, c’est comme si on se contentait de la base de données originelle de notre ordinateur, c’est comme si on n’osait jamais faire de mise à jour de nos logiciels de peur de ne plus savoir comment s’en servir. Puis, on a rajouté à cette base originelle les connaissances qu’on nous a apprises de gré ou de force, des croyances qu’on nous a inculquées à coup de dogmes et qu’on a juré être la pure vérité venue tout droit d’en haut, des lois supposément universelles auxquelles il ne fallait pas déroger.

Comme la masse des gens y est encore bien installée comme dans un nid douillet, les aventuriers de l’inconnu qui, comme nous, osent s’aventurer dans des sentiers non battus sont très vite débusqués et étiquetés de fous ou de visionnaires déconnectés de la réalité – évidemment, la réalité connue, acceptée et approuvée par la majorité. Mais si ces explorateurs de l’illimité, ces enfants d’un monde nouveau, avaient découvert un peu de vérité nouvelle. Si on prêtait l’oreille aux idées avant-gardistes qu’ils apportent, même et surtout celles qui peuvent nous paraître saugrenues et irréalistes, si on étudiait sérieusement ce qu’ils rapportent au lieu de tout rejeter du revers de la main comme le font les éternels sceptiques de ce monde?

Toutefois, je suis d’accord qu’il peut se glisser quelques hurluberlus dans le lot, mais, heureusement, ils ne font pas légion et ils sont facilement reconnaissables par l’incohérence de leurs propos. Je parle de s’attarder plutôt à ces gens qui savent cueillir des perles rares dans des endroits inconnus de la plupart des gens et qui sont des précurseurs du nouveau. Ne renions jamais ce que nous avons appris dans le passé, mais, de temps en temps, offrons-nous des pauses pour séparer le bon grain de l’ivraie. L’ancien est toujours une préparation au nouveau, mais encore faut-il lui faire de la place.

Toute destruction amène automatiquement une nouvelle création, explique d’ailleurs la sagesse hindoue.

Trop de gens se campent dans la sécurité de ce qu’ils ont appris il y a des décennies et ne jurent désormais que par cela. Ils se réfèrent inlassablement au passé, ressortant, surtout lorsqu’ils sont à bout d’arguments, des citations anciennes ou des phrases tirées de livres sacrés – qui ont pourtant été écrits par des hommes comme vous et moi, ne l’oublions pas, et peut-être même dans des buts très précis qui en feraient rougir plus d’un… Les anciennes croyances limitatives sont comparables à des ancres bien cramponnées au fond de la mer qui gardent le navire sur place et l’empêchent de poursuivre sa route. L’attachement inconditionnel au passé rend difficile, voire impossible, toute navigation en eau nouvelle.

Pour accéder à l’illimité, il faut avoir le courage de lever l’ancre et de se laisser entraîner par le courant en toute confiance et en pleine conscience. Le seul effort à fournir consistera à se maintenir le plus possible au centre du cours d’eau et à éviter la tentation de rebrousser chemin, ce qui nous obligerait à ramer à contre-courant. C’est tout ce qui compte. Il est un fait indéniable que notre présent est enrichi des enseignements du passé et de tout ce qui a été vécu, mais si on s’y attarde trop, on risque de perdre de vue la forêt qui se cache derrière l’arbre sur lequel on a le nez rivé.

Dites donc merci au passé, aujourd’hui même, pour tout ce qu’il vous a appris, mais ne vous y complaisez plus outre mesure, sinon vous sombrerez dans le JE SAIS, le plus terrible écueil qui guette les chercheurs de vérité, même les plus sages d’entre eux. Car aussitôt qu’on croit savoir, on arrête d’écouter les autres, on s’immobilise et on s’isole sur notre île de sagesse. On jette alors l’ancre et on s’installe à demeure dans le calme plat de la sécurité du connu. Mais, vous savez, après un certain temps et à force de ne plus bouger, la coque de notre navire s’effrite lentement et se met à pourrir et le bateau jadis magnifique commence à couler sans que personne ne s’en aperçoive, et cela, juste parce qu’un jour il a arrêté sa course. Il est dorénavant trop tard pour réagir. Levez donc dès maintenant les amarres et sachez quitter, ne serait-ce que momentanément, votre port d’attache avant que votre havre de paix ne vous avilisse trop.