La voie de l’amoureux

Le printemps : une belle saison pour cultiver l’éros.

Commençons par faire la différence entre éros et libido.

Libido : énergie sexuelle qui alimente la force de vie.

Éros : énergie du cœur qui alimente la puissance amoureuse.

Chacun sait que l’on peut éveiller la libido par des moyens chimiques ou artificiels, mais sait-on que l’on peut booster sa libido avec l’éros, son énergie-cœur?

Comment? En nourrissant son envie d’avoir envie.

Comment?

1) Par le plaisir d’être en vie.

Comment être puissamment érotique, c’est à dire un grand amoureux, une grande amoureuse, si on n’est pas d’abord et avant tout un amoureux de la vie? Si on n’est pas heureux d’être né?

Première étape : dire un oui inconditionnel à sa naissance en dépit de ses parents, de sa famille, de son passé… Tant qu’on ne s’est pas réconcilié avec son incarnation, la pulsion de mort dominera la pulsion de vie dans nos échanges et l’éros aura bien du mal à convaincre notre libido de s’activer.

Pour pouvoir dire oui à sa naissance, il importe de guérir ce que j’appelle la nostalgie de l’ailleurs – renoncer à l’absolu, au désir d’avoir ou d’être « tout », sous toutes ses formes : besoin de fusion et/ou de perfection, en bref renoncer au prince charmant, à la princesse de rêve ou au couple parfait…

2) Développer son corps amoureux en apprenant à relier par la pensée le cœur et le sexe.

« L’énergie suit la pensée » : si vous amenez votre conscience sur votre envie d’avoir envie, et votre pensée sur la région du cœur, vous déclenchez l’éros, la pulsion amoureuse. L’énergie-cœur qui en découle va dynamiser l’énergie sexuelle… et on constatera ce que je défends ici, à savoir que la libido dépend beaucoup plus de la tête, du bon usage de notre cerveau, qu’on pourrait le croire… sans oublier le cœur au passage!

Rappelons que nous avons tous en nous une énergie masculine et féminine, un yin dans le yang et un yang dans le yin, et qu’il y a donc deux Mars et deux Vénus dans la danse amoureuse d’un couple! L’homme comme la femme doit apprendre à connecter leur énergie-cœur à leur énergie sexuelle, l’organe cœur à l’organe sexe, à partir de l’envie d’avoir envie et du plaisir d’être en vie, s’ils veulent se rencontrer vraiment pour une relation sexuellement durable.

3) S’engager à travailler sur son féminin-masculin intérieur reste la condition sine qua non pour devenir entier et ne pas attendre de l’autre notre complétude.

Il s’agit là d’en finir avec la plainte et l’insatiable besoin d’attention, propre au féminin négatif, de ceux que j’appelle les passifs-agressifset de sortir du rapport de force, dominant-dominé, qui caractérise le masculin négatif des doux-tyrans.

Travailler à cela ouvre une danse plus harmonieuse entre le donner et le recevoir, le prendre en charge et le prendre soin du plaisir à faire plaisir à l’autre (à ne pas confondre avec le vouloir plaire).

« Aimer, c’est prendre soin de la solitude de l’autre sans prétendre la combler » dit l’écrivain Christian Bobin… J’ajouterai qu’aimer, c’est aussi prendre en charge son envie d’avoir envie sans attendre que l’autre la réveille…

On ne naît pas amoureux, on le devient en s’ouvrant à l’infini du désir, au voyage inachevable de la jouissance… Jouissance de l’artiste, la part créative en chacun de nous, qui sait que pour cultiver un talent, on ne doit jamais cesser de faire ses gammes.

Il nous arrivera en chemin de rater des notes, d’avoir à retravailler notre partition, à revenir sur des passages de plus en plus subtils du passif-agressif ou du doux-tyran : autant d’efforts pour des moments de grâce où l’on se dira que le chemin en vaut la peine. Et comme amoureux, comme amoureuse, on sera de plus en plus fier(e) d’être en cohérence et en congruence avec l’idée d’une vie réussie : une vie où l’on aura appris à mieux aimer et à mieux se laisser aimer… imparfaitement, mais créativement.

Le féminin sacré en nous

Maintenir et cultiver cette connexion
Pour nous qui vivons en pays nordique, les mois d’hiver semblent favoriser l’introspection et l’équilibre entre engagements extérieurs et quête intérieure. Est-il possible de maintenir cet équilibre dans le mouvement accéléré de notre été? Que nous soyons homme ou femme, pouvons-nous garder contact avec le féminin sacré en nous, tout en vivant dans un tourbillon d’activités et de rencontres? Comme cette « essence » fait partie intégrante de notre être, nous le souhaitons. Regardons par quel sentier nous pourrions voyager avec cet espoir.

Déesse-Mère : La Matrice

La sagesse féminine collective des âges passés est un trésor immense que nous pourrions sans doute définir par : accueil, tendresse, naissance, nourriture, guérison, présence, communion à la terre et au ciel. Pour se développer en totalité et pour que cesse la dualité féminin/masculin, chaque être humain a besoin de puiser à ce trésor, de le reconnaître en soi et de s’en nourrir.

L’Accueil, un premier défi

Pour accueillir, il faut avoir de l’espace : dans son cœur, dans sa tête, dans son âme, dans son quotidien. Si notre espace est envahi par la peur qui engendre les préjugés, par le désir d’avoir toujours raison, toujours plus de pouvoir, toujours plus de biens, il n’y a plus tellement de place pour accueillir qui ou quoi que ce soit. Nous serions alors un carrousel tournant sans fin sur lui-même. Concrètement, nos actions seraient alors dirigées vers une fermeture même si nous rencontrions et recevions une grande quantité de gens, contacts, amis, famille avec une apparente cordialité. Les événements et les interactions risqueraient souvent de nous heurter par manque d’espace.

L’accueil chaleureux, heureux est davantage un état intérieur qui laisse l’autre « être », sans porter de jugement, sans rien lui demander, en considérant sa présence comme un cadeau, comme un partage. Pour cela, il en faut beaucoup de l’espace et si nous n’en n’avons pas vraiment créé pour nous-mêmes, comment pourrions-nous devenir accueil? Comment pourrions-nous cultiver une connexion qui n’existe pas?

Ce contact s’établit donc à partir d’une démarche d’élagage intérieur où nous rencontrons également nos forces, nos talents, nos espoirs, nos buts, où nous découvrons notre potentiel. L’accueil et la reconnaissance de ce que nous sommes est la base sur laquelle s’appuie notre ouverture et toute notre contribution.

Présence nourrissante

La Déesse-Mère a souvent été représentée comme une matrice contenant l’univers en devenir. Ce qu’il y a de plus vivant, de plus puissant en nous se révèle comme chaleur aimante et agissante. Le petit enfant vous offre une bouchée de son repas ou une fleur, ou un caillou qu’il trouve beau comme geste d’affection spontané; un adolescent se découvre et apprend le sens du partage dans une équipe de sport; un adulte contacte à chaque jour les milliers de visages que la vie utilise pour lui apprendre à s’ouvrir, à goûter, à participer. Dès que nous reconnaissons notre appartenance au grand cercle de la vie, nous devenons une « présence » consciente de recevoir et heureuse de donner, d’instruire, de bâtir, de nourrir.

Quel que soient nos origines, notre milieu social, notre travail, nous vivons dans l’espace intérieur que nous choisissons et ce choix se révèle dans chaque action posée : repas, rencontres, travail, repos. Partout et toujours, il se peut que nous soyons juste en train de « faire », à la course même, sans trop réfléchir, un peu comme sur commande automatique : c’est le choix le plus difficile parce qu’il nous laisse l’impression de ne rien choisir du tout et c’est assez frustrant. L’autre alternative, c’est une conscience, une connaissance de ce que nous sommes et de tout ce que nous représentons dans l’univers, de ce que nous sommes en mesure d’offrir. C’est un état qui peut devenir permanent, un état d’attention commandé par le cœur; à le cultiver, nous devenons cette « présence nourrissante », aimante et efficace.

Racine d’humanité

Pour maintenir et cultiver en nous la connexion avec le féminin sacré, peut-être faut-il simplement suivre le chemin devant soi en état de conscience et de reconnaissance envers la vie. Que ce soit en faisant une cuisson de repas sur le barbecue, en tondant le gazon, en recevant des amis, qu’on soit en vacances ou au travail, en voyage ou dans son jardin.

Faire des choix conscients, du plus simple au plus important, les porter ces choix, les devenir, à la fois avec rigueur, compassion et tendresse; cela me semble ce qui se rapproche le plus du message de nos racines d’humanité.

La posture yoga qui chemine

Bonjour chères lectrices, cher lecteurs,

Je vous présente une posture de yoga qui, ma foi, est « classique » : L’arbre. On la voit partout où il y a des illustrations de postures hatha yoga dans des livres, sur Internet et ailleurs. Peut-être que vous faites déjà du yoga ou que vous connaissez un(e) ami(e) qui pratique cet art millénaire et donc vous la reconnaîtrez tout de suite sur ce croquis.

La posture de l’arbre améliore la flexibilité des hanches, renforce les chevilles, raffermit et tonifie les muscles des pieds, du dos, du torse et, naturellement, améliore notre sens d’équilibre. Ainsi, cela nous amène à développer une meilleure concentration, tout en demeurant flexible. Essayez-la pour voir! C’est un exercice pratique pour vous garder présent dans l’instant et complètement alerte.

On peut commencer cette posture en déposant le pied juste sur la cheville, puis le mollet et enfin aplatir la plante voutaire contre la cuisse. L’important, c’est de ne pas se servir du genou pour nous empêcher de glisser. Le genou contient surtout du cartilage et des ligaments qui sont plus fragiles.

Ce que je vous propose ici, c’est d’aller en profondeur dans cette posture de yoga afin de comprendre le lien réel qui existe entre le physique et l’attitude spirituelle. À prime abord, cette posture classique en est une d’équilibre. Jusque là, ça va, c’est comme évident! D’accord? Essayez-là pour voir, quelques instants. Intériorisez-vous en la pratiquant. Entrez en contact avec votre être profond et voyez quel effet cette posture crée dans votre corps. Votre respiration est-elle harmonieuse?

Voyons ce qu’il en est du côté spirituel de cette posture.

L’arbre est flexible, même s’il n’apparaît pas ainsi à vue d’œil. Dans la vie de tous les jours, l’êtes-vous? Pour nous qui sommes des bipèdes, ce n’est pas toujours évident de se tenir en équilibre sur une jambe. Spirituellement, cela peut nous faire prendre conscience de notre aspect de résilience. Vous voyez ou je veux en venir? Lorsque nous pratiquons cet asana, est-ce que nous sommes en mesure de garder un équilibre et de nous intérioriser? Si la réponse est non, c’est qu’intérieurement nous avons une difficulté personnelle à nous « tenir debout ». Maintenant, je vous invite, la prochaine fois que vous vous trouverez en pleine nature, de refaire l’arbre (Vrksasana) afin de vérifier si vous êtes en mesure de conserver cette posture plus longtemps, d’aller plus profondément sans être perturbé par les bruits environnants ou autre distraction extérieure.

Bon yoga.

Nous ne faisons que passer…

Notre vie est faite de rencontres. Mais les plus marquantes de notre vie d’homme ou de femme sont les rencontres d’amour. La perfection dans une relation d’amour n’existe pas. Il faut donc apprendre à renverser les moteurs, à renverser la vapeur. Aimer à partir de son centre, de son cœur. La rencontre est à l’intérieur de soi, pas à l’extérieur.

Là est tout le défi! Tous les enseignements ne servent à rien s’ils restent en l’air! La spiritualité n’a de sens que dans son expression au quotidien. En d’autres termes, comment être dans la conscience à tout moment et s’exprimer avec gentillesse, amour et compassion.

Dans la voie de la transformation, le quotidien est le meilleur test, loin des discours, des vœux pieux et des bonnes intentions. Transformer les poisons en miel, c’est cela l’alchimie. Lorsque le poison émerge, voilà le défi qui nous est donné pour éveiller la conscience. Et ce défi nous met directement en contact avec notre potentiel de l’éveiller pleinement. Pourquoi est-ce difficile? Parce que l’ego est toujours sur le chemin et que sa force malsaine pollue l’enseignement. C’est aussi à cause de cet ego que nous pouvons engendrer et engendrons de la souffrance.

Nous ne faisons que passer! Alors pourquoi ne pas décider, aujourd’hui, de redevenir libre d’aimer. Libre d’aimer sans limites, dans la totalité. C’est dans la légèreté et la totalité que le cœur s’éveille. Certes il s’agit d’un chemin peu fréquenté. Il demande juste de se promener dans la beauté, sans attentes et sans illusions. Mais les rencontres que l’on y fait sont sans communes mesures! Pendant la caresse, entre dans cette caresse comme dans une vie qui n’a pas de fin… Osho.

À voir le désœuvrement et la perte de repères sur la voie de l’amour de nombreux hommes et de nombreuses femmes, un constat sans équivoque : encore trop d’hypocrisie! Il y a un lourd bagage de frustration chez les hommes et les femmes. Bien souvent la sexualité dans notre société est axée sur la performance et non sur l’amour. Elle sert à évacuer la colère, la frustration, l’angoisse, l’anxiété. C’est à ce moment que la confusion s’installe entre sexe et sexualité. Et la peur d’aimer est apparaît!

En cette période de renaissance, une envie de vous rappeler les neuf portes de l’extase et surtout qu’aimer signifie, avant tout, un art de vivre. Au début de l’histoire, il convient d’accueillir le doute. C’est à ce moment qu’il faut choisir entre sécurité et inconnu. Ensuite, vient la confirmation du chemin, un signe vient confirmer ce que vous pressentiez. Apparaît ensuite l’écueil du destin, aller dans l’ombre et se relever. Intervient, alors, la mort de l’illusion, l’abandon de tout espoir. Il ne reste qu’à accepter. Cela amène à avancer les mains ouvertes dans l’espace du «  je ne sais pas ». Vous pourrez, alors, à ce moment déployer vos ailes pour, en toute liberté, aimer! Disparaître dans le vide et soudain vous éveiller. C’est alors que la rencontre du bien-aimé, devient possible; dans la même coupe, boire le même vin et partager l’ivresse. Se réjouir enfin dans l’union et s’agenouiller devant la beauté pour recevoir le cadeau!

Pour cela se souvenir que la vie humaine se résume en trois expériences culminantes : la naissance, l’orgasme, la mort. Ce n’est pas par hasard que toutes les expériences initiatiques s’apparentent à ces trois grands passages. Dans ces moments clefs, la force de la pulsion biologique nous oblige à lâcher prise. Dans ce lâcher-prise, à cause du bouleversement qu’il entraîne, notre conscience peut s’ouvrir et nous guider au-delà des limites corporelles et du mental. De ces trois expériences, seul l’orgasme a la possibilité de se répéter au cours d’une vie, ce sont donc des moments précieux! L’orgasme est un accès direct à la dimension énergétique de notre être, une porte vers la conscience. L’acte sexuel engendre la vie mais au-delà participe au mystère. L’union de l’homme et de la femme dans l‘amour crée une résonance entre le sexe et le cœur, dans cet instant sacré. Les partenaires ne font plus l’amour, mais l’amour se fait à travers eux. Ils sont, enfin, initiés au mystère de la vie.

Enraciner le corps dans le Divin!

Comment nous enraciner dans notre corps pour vivre notre essence? Quelles sont les avantages? Pourquoi nous libérer de nos blocages pour élever notre conscience? Je ne sais pas pour vous, et parfois pour moi, quand les blocages inconscients deviennent conscients, ça peut être difficile, un peu comme une sensation d’être dans une machine à laver! Reconnaissez-vous la sensation?

Pendant plusieurs années, j’ai voyagé de par le monde à la recherche de réponses. Réponses à des questions telles que : Pourquoi sommes-nous sur terre? Pourquoi est-ce que je ressens si fortement que la vie est autre chose que le 9 h à 17 h? Qu’est-ce qui fait vibrer l’être humain? Quel est le plein potentiel humain? J’ai lu des centaines de livres, vécu dans des monastères Bouddhistes et côtoyé plusieurs traditions et cultures; toutes plus enrichissantes les unes que les autres. Malheureusement, peu de temps après avoir pris la résolution de mettre en application ce que j’avais appris auprès de tous ces sages ou dans les livres, j’oubliais. Je n’arrivais pas à continuer, comme si mes « programmes par défaut » revenaient au galop! Familier?

Pourtant, j’ai toujours ressenti que la « recherche » en valait la peine (ou la chandelle)! Quelle peine et quelle chandelle? Pendant longtemps, il me semblait que méditer m’apportait énormément pendant le temps que durait la méditation. Mais quand je revenais dans mon corps, la vie retrouvait son voile gris. Je ne savais pas comment intégrer mes connaissances et mes expériences dans ma vie de tous les jours. Je trouvais cela très souffrant car l’état d’expansion et la sensation de faire partie du Tout que j’ai vécus en méditation ou parfois dans un moment spontané dans ma vie, s’effaçaient éventuellement, plus ou moins rapidement.

J’ai donc modifié ma recherche, changé mon questionnement. D’aussi loin que je puisse me rappeler, la question qui surgissait continuellement en moi se résumait à : « Qu’est que l’illumination (ou l’ascension)?  ». J’ai commencé à m’interroger sur le corps, la vie humaine et sur le lien entre l’humain et le divin. Comment vivre le divin dans un corps humain? Je ne pouvais pas me douter de ce que la vie allait m’enseigner à travers ce qui semble à priori un simple changement d’angle sur un même thème. Ce changement d’angle s’est avéré une toute nouvelle expérience de vie!

J’avais déjà entendu dire que si nous voulons nous sentir bien, nous n’avions qu’à penser à donner un cadeau à quelqu’un et un sentiment de bien-être nous envahira et d’autres « trucs » comme celui-là! La pensée positive à tout prix! Il y a juste un problème, je ne peux pas penser à de belles choses à longueur de journée et être branchée sur le moment présent! Je voulais sincèrement me libérer de ce qui me bloquait et vivre naturellement un sentiment de sérénité, de paix intérieure, de joie de vivre et d’abondance…

J’ai toujours eu l’impression que toute la joie, la sagesse et l’amour étaient en-dedans de moi (et en chacun de nous) et que je n’y avais pas accès pour quelque raison que ce soit. J’ai toujours cru que chacun d’entre nous est un diamant à la naissance, un être extraordinaire d’ouverture, d’amour, de joie. Quand nous regardons un bébé, notre cœur s’ouvre, la joie nous envahit, nous sommes dans le moment présent! Dans l’essence de notre Être! Qu’est-ce qui fait que nous n’y avons pas accès à chaque moment? Qu’est-ce qui fait que nos souffrances émotionnelles prennent le dessus et que nous réagissons à partir de nos vieux « patterns » et non pas à partir de notre essence! Comme si l’être humain portait en même temps toute la beauté du monde et toute la souffrance du monde. Mais comment nous sortir de cette souffrance, comment la guérir pour que notre état inné d’amour et d’ouverture puisse se révéler et ce dans tous les aspects de notre vie?

La dimension émotionnelle de l’être humain peut paraître complexe. Je cherchais midi à quatorze heures à comprendre et à analyser. Pour finalement découvrir que c’est simple. Simple ne veut pas nécessairement dire facile. Nous sommes tellement conditionnés à ne pas ressentir nos émotions pleinement. Nous avons l’habitude de les cacher, les enfouir, les disperser en mangeant, en parlant, en faisant de l’exercice à l’extrême, en regardant la télévision ou en blâmant les autres, la vie ou nous-mêmes!

Nous n’avons pas appris à laisser les émotions nous traverser. Petit, nous nous sommes fait dire « Tu n’as pas de raison de pleurer! » « Tu n’as pas à avoir peur! » « Bien voyons, il n’y pas de quoi te choquer! ». Nous avons appris à ne pas faire confiance à nos émotions et, par le fait même, nous n’écoutons pas ce que notre corps nous dit. Nous ne lui faisons pas confiance! Une émotion est seulement de l’énergie qui veut passer à travers nous (énergie en motion)! Une sage a dit « C’est en restant dans le cœur de l’émotion que tu trouveras la sérénité tant recherchée. ».

Comment vivre dans un corps humain pour découvrir notre essence? La magie se produit quand nous laissons les émotions nous traverser. Une fois que l’émotion nous a traversé en étant ressentie pleinement, elle passe tout simplement! Et elle nous guérit sur son passage. Je ne parle pas ici de l’exprimer ou de la disperser, mais bien de la ressentir! De s’asseoir et de rester dans l’émotion! Non seulement l’émotion passe, ce qui reste une fois l’émotion passée, c’est notre essence! Nous pouvons Être facilement et naturellement au lieu de réagir à partir d’émotions refoulées. Nous pouvons être l’Être libre que nous sommes vraiment! Vivre dans le Tout en vivant dans notre corps, vivre dans toutes nos dimensions sur la terre! S’enraciner à la VIE sous toutes ses formes!

Se connecter au féminin sacré

Se connecter au féminin sacré en soi favorise l’expression de son principe féminin. Les pouvoirs féminins tels que le pouvoir de l’écoute, le pouvoir de la douceur, le pouvoir de la lenteur, le pouvoir de l’intuition, le pouvoir de la sensibilité deviennent des forces permettant d’être en relation d’amour avec soi et les autres. Le principe masculin découvre alors une dimension sacrée de l’humain et de l’humanité.

Tous, hommes et femmes, nous pouvons naître à notre féminité, naître à nos pouvoirs féminins.

Se connecter au féminin sacré en soi favorise la guérison du corps, du cœur et de l’âme.

Les pouvoirs féminins ouvrent la porte du cœur et celle de la voie de la guérison en éveillant le potentiel de s’autoguérir, en apprenant à écouter son corps, son cœur et son âme. Les « maux » du corps expriment les « mots » de l’âme et du cœur. L’écoute de l’âme, l’ouverture du cœur favorise une grande guérison du corps. L’énergie de guérison est en nous et nous avons tous le pouvoir de l’éveiller.

Tous, hommes et femmes, nous pouvons naître à la guérisseuse et au guérisseur en nous!

Se connecter au féminin sacré en soi favorise l’enracinement à la mère terre. Se créer des racines terrestres offrent sécurité, force et stabilité dans le monde de la matière. Les pouvoirs féminins tels que le pouvoir de se nourrir, le pouvoir de gérer la matière, le pouvoir d’être enraciné deviennent des forces permettant d’être relié aux forces de la nature. Inspirons-nous de la spiritualité amérindienne qui a développé différents rituels pour remercier et honorer la mère terre. La nature a un grand pouvoir de guérison et nous avons tous ce pouvoir de nous guérir avec ce qu’elle nous offre : les plantes, les animaux, les minéraux, l’air, l’eau, le vent, la terre, la pluie, les fleurs, etc.

Tous, hommes et femmes, fils et filles de la mère terre, nous pouvons naître à la (au) chamane en nous et utiliser la médecine de la terre!

Se connecter au féminin sacré en soi favorise une relation sexuelle épanouie. Faire l’amour permet d’honorer l’autre dans ce qu’il a de plus beau, de plus vrai, de plus intime, de plus grand. La sexualité peut alors devenir un art sacré où l’on rencontre l’autre en unissant son corps, son cœur et son âme. Reconnaître la dimension sacrée de la sexualité permet de la spiritualiser et d’avoir accès à des grands moments d’extase, d’amour infini et d’illumination.

Tous, hommes et femmes, nous pouvons naître à la sexualité sacrée!

Se connecter au féminin sacré en soi favorise une plus grande conscience de sa raison d’être sur la terre. Nous sommes tous nés pour contribuer et faire une différence dans le monde. En se rapprochant de son essence, de son être, de son âme, on peut entendre la réponse à : « Qui suis-je? Quelle est ma mission? Que puis-je créer? ». Entendre la voix de son être et agir en fonction de son être donne un sens à son incarnation sur la terre, une raison de vivre, une passion de vivre, un goût de vivre sa vie.

Tous, hommes et femmes, nous pouvons naître à notre mission, à notre créativité.

Se connecter au féminin sacré en soi favorise une plus grande maîtrise de soi. Nous avons tous à développer l’estime de soi, la confiance en soi, l’affirmation de soi. Nous naissons et nous grandissons en développant différents pouvoirs intérieurs dont le pouvoir d’aimer, d’ouvrir son cœur à soi et à l’autre, le pouvoir d’oser être qui nous sommes et le pouvoir de nous exprimer dans le monde et de créer notre vie qui correspond aux valeurs de notre féminin sacré.

Tous, hommes et femmes, nous pouvons naître à la maîtrise de soi et à nos nombreux pouvoirs intérieurs.

Se connecter au féminin sacré en soi favorise la sagesse intérieure. Nous avons toutes les réponses à l’intérieur de nous. L’écoute de soi par des temps de silence, de méditation, de contemplation, permet d’entendre les messages de notre corps, de notre cœur, de notre âme et même des messages de l’Univers et de d’autres âmes. Entrer dans sa grotte intérieure favorise l’écoute, tel un ours qui hiberne en entrant dans une période d’introspection.

Tous, hommes et femmes, nous pouvons être guidés par notre sagesse féminineet naître à notre déesse intérieure.

Se connecter au féminin sacré est le parcours d’une vie, une voie d’amour, de transformation et de guérison pour le corps, le cœur et l’âme!

La sagesse animale, une médecine puissante

Saviez-vous qu’il existe plusieurs niveaux d’interaction avec l’énergie de la sagesse animale? Cette sagesse peut être une médecine puissante pour la personne qui s’y intéresse et qui l’intègre dans sa vie quotidienne.

Le premier niveau est celui de la communication. On reçoit des messages par la présence d’un animal dans une situation. Cette présence se manifeste de diverses façons. Par rencontre directe, par l’entremise d’un rêve, d’une méditation, d’une vision ou d’une pensée : ou par l’image ou la mention de l’animal. Chaque espèce animale est porteuse de médecine précise, de forces et de faiblesses que nous pouvons reconnaître en observant leurs façons de vivre. Nous pouvons lire au sujet de l’espèce ou consulter des dictionnaires d’animaux-guides pour mieux comprendre les messages que ceux-ci tentent de nous transmettre. L’apprentissage de ce langage symbolique est utile, car nous recevons alors plus facilement guidance et réponses à nos questions. Lorsque nous nous mettons à interagir avec la présence animale autour de nous, nous sommes catalysés vers des nouvelles dimensions de notre être. Nos vies deviennent de plus en plus intéressantes et amusante.

Le deuxième niveau est celui des animaux totémiques. Ils nous permettent d’avoir une meilleure connaissance de soi. Ceux-ci représentent des aspects innés de notre personnalité. Chaque personne a neuf animaux totémiques qui la guident. La connaissance de ceux-ci ainsi que leur zone d’influence facilitent nos vies, car ils sont déjà intégrés en nous et ne demandent pas mieux que d’être à notre service. Notre arbre totémique est constitué d’un animal pour chacune des sept directions. Notre sagesse innée se trouve au nord. L’enfant en soi est au sud. L’est contient l’essence de l’âme. L’ouest détient la vérité personnelle. Notre guide spirituel se trouve au-dessus. On trouve notre ancrage au-dessous et notre joie personnelle au-dedans. En plus, nous avons deux autres animaux qui marchent à nos côtés en tout temps. Au côté droit pour l’énergie masculine et au côté gauche pour l’énergie féminine.

Le troisième niveau est celui par lequel on crée des relations spécialisées et très intimes avec certains animaux qui servent en tant que guide et allié. Ce sont nos animaux de pouvoir. Cette pratique est d’un grand support pour les travaux shamaniques de guérison et de guidance. Ces esprits-guides nous accompagnent lorsque nous entrons dans des réalités non ordinaires, telles que les états altérés de conscience. L’histoire qui suit est celle de l’intégration d’une telle alliance.

Ma rencontre avec les loups
Ce n’est pas un hasard que ce jour même mon beau-frère et son ami Inuit revinrent de la chasse au caribou avec un loup qu’ils avaient tiré. À cette époque, à Yellowknife, les chasseurs recevaient une remise pour les loups morts qu’ils ramenaient. Mon cœur se tordait et se crispait devant le sort de cette magnifique bête. Les loups du nord sont énormes et ont un pelage fourni. Les chasseurs me rassurèrent que les loups ne posaient aucun danger pour les humains dans la région, car ils avaient suffisamment de caribous pour se nourrir. Plus tard, cette même nuit, cette connaissance me fut d’un grand secours. Je m’étais éloignée à l’arrière de la maison, vers le lac, question de mieux voir les aurores boréales dans une noirceur totale. J’étais couchée sur la neige et le spectacle dans le ciel me gardait inconsciente du froid qui régnait dans la nuit. Leur présence fut ressentie, avant tout, car leur approche fut silencieuse. Puis, je fus envahie par leur odeur extrême. Ils étaient plusieurs et se sont rapprochés en demi-cercle à l’arrière de ma tête, si proche que la buée de leur haleine me passait par-dessus le visage. Mon cœur s’est arrêté, puis il s’est mis à battre trop fort. J’ai eu très peur. Après un temps interminable, ils se sont retirés vers la forêt. Je me suis levée et j’ai marché calmement vers la sécurité de la maison. Puis, mes nerfs ont lâché. Je me suis mise à crier et à pleurer. Je sais maintenant que ma rencontre avec le loup fut pour que j’intègre sa médecine et je lui exprime ma reconnaissance en l’honorant. Cette médecine est celle qui facilite mes activités d’enseignement. Je suis privilégiée de pouvoir transmettre des connaissances précieuses à ceux et celles qui cherchent à se développer sur le plan des énergies et de la connaissance intérieure.

Si la médecine animale vous appelle, il existe plusieurs façons d’approfondir vos connaissances. Divers livres et coffrets de cartes tels que le Tarot de la sagesse animale de Ted Andrews ou les Cartes Médecine de Jamie Sams (présentement disponible en anglais seulement) sont offerts en librairie. Quelques définitions d’animaux totems sont disponibles sur notre site web. Vous pouvez prendre rendez-vous pour une consultation dans laquelle vous découvrirez vos animaux totémiques ou élaborer votre arbre totémique lors de l’atelier de Médecines personnelles offert à la Boutique l’Essence-Ciel. Visitez le  www.lessence-ciel.com pour le calendrier des activités.

Le bonheur est dans la nature

L’été pour plusieurs est synonyme de complications, budget-vacances, déplacements de longue durée et fatigue, recherche de l’endroit idéal, victime du mauvais temps, les enfants, etc.

Et si vous optiez pour la simplicité? Ne croyez surtout pas qu’elle est synonyme d’ennuis. Et si plutôt que de rechercher l’énergie dans l’extravagance, vous vous mettiez à l’écoute de la nature telle qu’elle se présente à vous, dans ses habits les plus sobres et bien souvent les plus beaux.

Je ne nie pas les bienfaits du dépaysement ni le bonheur de sentir les odeurs de la mer, de goûter son sel, de se laisser bercer au son des vagues, de découvrir des pays nouveaux ou de se prélasser dans une villa de rêves… Mais l’exotisme et les dépenses déraisonnables ne garantissent aucunement le plaisir d’être en vacances! Après l’été, la vie continue et peut-être souhaitez-vous qu’elle soit autre chose que des heures à calculer les cartes de crédit à payer, dans le stress et l’angoisse.

La simplicité n’empêche pas les folies, mais elle permet de vivre en paix sur une plus longue durée.

L’été et les vacances sont un moment idéal pour communier aux éléments de la nature, air-feu-terre-eau. Ce sont les éléments qui nous permettent de faire le plein d’énergie, de nous révéler à nous-mêmes. Ces éléments, nous les retrouvons aussi bien chez-soi qu’ailleurs, des fleurs sur le balcon, un petit potager de fines herbes, le chant d’un oiseau, les bienfaits d’une pluie chaude sur son corps, un peu de yoga dans le parc à côté, flâner en terrasse, rouler à bicyclette, inviter quelques amis en partageant le pain et le vin, visiter ceux et celles qu’on aime mais qu’on ne voit jamais. Apprendre à ne pas s’ennuyer avec soi-même, lire couché dans l’herbe, se rapprocher de l’eau en s’assoyant près d’une belle fontaine… Pour un rapprochement avec la terre, rien de mieux qu’une nuit à la belle étoile, sur son balcon, dans la cour ou en camping… pour profiter de l’air, gravir la colline devant laquelle vous passez chaque jour sans jamais vous y arrêter, pour éblouir les enfants, une glace à la vanille maison! Marcher pieds nus au bord de l’eau, laisser monter en vous l’énergie tellurique. Faites tous les vœux que vous voulez en observant les étoiles filantes, souriez aux canards dans l’étang et remerciez la Vie pour tant de générosité. N’enviez surtout pas le voisin, c’est une perte d’énergie considérable. Payez-vous un jour de silence, un jeûne, cueillez les petits fruits, vous les apprécierez d’autant plus en les dégustant avec du yogourt ou dans une tarte faite avec amour.

Tout cela vous apparaît peut-être trop simple? Libre à vous de compliquer les expériences!

La nature est là où vous êtes, elle vous propose ses merveilles, ouvrez les yeux, dessinez le soleil ou des mandalas, touchez les arbres, observez les pierres, dormez, respirez, laissez tomber pour un temps les tâches quotidiennes, devenez enfant, ruisseau, champs de blé ou fleur sauvage. Joyeux été!

Instinct sexuel ou créateur, un clin d’œil

Le sexe se définit comme l’ensemble des caractères qui permettent de distinguer chez la plupart des êtres vivants le genre masculin et le genre féminin. La sexualité est l’ensemble de diverses modalités de la satisfaction instinctuelle liées à la reproduction de l’espèce.

L’instinct sexuel est donc une résultante pour la création de la race, mais c’est beaucoup plus que cela. Regardons autour de nous : les plantes, les insectes, les animaux, les poissons ont développé, lors de leur adaptation, des façons de se perpétuer, aussi simples qu’ingénieuses. De plus, les humains savent comment faire l’amour et cela instinctivement. C’est un besoin du corps, combien sali et tabou pourtant.

Mais qu’est-ce que le tabou? On dit que c’est un interdit d’origine sociale qui frappe un être, un objet ou un attribut. Cela peut venir de la société ou de la religion, car il serait malséant de l’évoquer, en vertu des convenances. Mais qu’arrive-t-il lorsque nous réprimons ou imposons des contraintes externes à l’individu?

Certaines religions, certaines doctrines, certains dogmes font croire que nous sommes au-dessus de notre sexualité, que nous ne deviendrons jamais des êtres spirituels si nous ne sublimons pas ce côté physique en nous. Comment pouvons-nous l’extirper, l’enlever, le contrôler lorsque nous ne savons même pas ce que veut dire une sexualité saine venant du fond de notre cœur, nous liant aux autres par la communication, par l’intellect, par le spirituel, par les émotions et par le corps physique? Nous pourrions spéculer et relater un tas d’exemples, mais c’est à chacun de découvrir si son instinct s’exprime librement sans contraintes et sans répercussions néfastes pour lui.

L’aspect sexuel ne se limite-t-il qu’au fait de faire l’amour ou de passer à l’acte du coït1? Je pense qu’il s’élargit jusqu’à l’intimité, la communication, l’écoute et le regard, le rire, le besoin d’être embrassé, de se serrer, de se toucher, de se caresser, de sentir la vague de plaisir traverser son corps tout entier. C’est le rapprochement de deux pôles qui veulent s’unir non pas par égotisme2, mais plutôt par la simple générosité et l’amour.

C’est un instinct très fort dans notre société. Regardons seulement les revues, la mode, les mondes secrets et cachés des déviations, la télévision, les millions de dollars dépensés qui sont engloutis dans la pornographie, l’érotisme et le sexe. Tout cela ne fait que transposer un monde de fantasmes, de blocages et de refoulements.

L’être humain a la capacité et la responsabilité d’être conscient de sa sexualité. Il peut, conséquence de son côté psychologique et analytique, intégrer le fantasme qui appartient au monde du mental. C’est un jardin intime et secret dans lequel il est souvent difficile de laisser entrer l’autre. Il a pour origine un détournement de l’énergie sexuelle; l’interdit a fait dévier l’excitation de sa source première pour la déplacer vers la tête. Le fantasme n’est que le déguisement de la culpabilité3.

Dans de vieilles civilisations orientales, le Tao et le Tantrisme étaient une forme de spiritualité. Le symbolisme de la sagesse du serpent, qui représente la base des grands Mystères, était enseigné et connu en Égypte, en Grèce, à Rome, en Inde, en Perse, au Mexique, au Pérou, etc. En Égypte, des dessins d’hommes en érection étaient gravés sur certaines pierres. Même certaines statuettes de la Scandinavie confirment les cultes à la sexualité. En résumé, les fondements et le cœur de ces religions reposaient sur l’énergie sexuelle qui représentait la force créatrice. Ils décrivaient dans leurs textes sacrés comment se faisait la transmutation de l’énergie sexuelle par les initiés supervisés, soit par des prêtres ou par des sages.

Chez l’animal, la pulsion est périodique ou cyclique. Il ne cherche pas à comprendre; il reçoit cette poussée et il cherche à l’exprimer. Il n’y a pas de honte, de dépression ou de souffrance inutile; l’animal suit ses pulsions tout simplement. Le genre humain n’a pas de relation sexuelle uniquement pour procréer, mais aussi par plaisir, par amour et beaucoup d’autres bonnes raisons. Wayne W. Dyer a écrit que, dû à leur grande aptitude à s’aimer mutuellement pendant des périodes prolongées, les êtres humains sont capables de passer des heures à se toucher, à jouer, à s’embrasser, à faire durer leur volupté, à connaître un paroxysme des sens, à atteindre ensemble l’orgasme, à reprendre doucement contact avec la réalité en se donnant la main pour descendre des hauteurs atteintes ensemble parce que leurs instincts leur disent que chaque expérience sexuelle est une image de toute leur vie commune, une affirmation de ce qu’ils ont été et seront l’un envers l’autre, une célébration du fait qu’ils sont, en tant qu’animaux unis. Cette énergie sexuelle, nous ramène au présent. Si on pense à ses dettes, à sa journée du lendemain, à ses tracas, cette énergie se dissipe rapidement et même disparaît. Ce ne sera alors qu’une sexualité de raison, d’obligation, de décharge émotionnelle et même de performance. Je pense que la sexualité est une bonne façon de méditer, car on est conscient de son corps, des émotions qui traversent l’être en plus d’être dans l’ici maintenant. Cette énergie, nous permet de juste d’agir, de donner, de recevoir, de ressentir avec simplicité.

Sans les tabous, la critique et les jugements, l’instinct sexuel est quelque chose de spontané et de libre. Quand cette pulsion monte en moi, le réflexe est de la satisfaire le plus rapidement possible. Elle peut être exprimée sainement ou par déviance (créant des impacts et des conséquences à l’un ou/et l’autre). Quand on ne peut pas l’évacuer physiquement, la pulsion sexuelle peut être canalisée dans des expressions créatrices comme l’écriture, le dessin, la musique, l’activité physique, l’inspiration de nouvelles idées sociales. Cette énergie peut aussi remonter à la surface quand l’individu se laisse aller complètement, des gammes variées d’émotions et des vibrations, des contractions à travers le corps avec des spasmes musculaires aidant à recharger le corps à travers le système endocrinien, nerveux et vasculaires. WOW…

Osons regarder cette énergie sexuelle pour vivre ce cadeau qui nous fait monter au septième ciel? Pourquoi ce ne serait pas le sixième ou le huitième ciel? …….

  1. Coït : accouplement du mâle et de la femelle dans les espèces humaine et animale.
  2. Égotisme : culte du moi, intérêt excessif porté à sa propre personnalité.
  3. M. Prémo et G. Éthier. La célébration sexuelle, page 90.
  4. Extrait du livre les Cinq Instincts, les comprendre, les accepter, les intégrer de Yves Sévigny

S’enraciner dans la vie

Personnellement, je suis à l’automne de ma vie, passé la cinquantaine, épouse, mère et suis sur le marché du travail.

La vie nous envoie parfois des leçons quand on repousse du revers de la main les signes que nous envoie notre corps… épuisement, stress, déprime conduisent inévitablement à la maladie… que j’ai vaincue!

Beaucoup de choses en moi ont changé depuis, j’écoute beaucoup plus « la p’tite voix intérieure » qui me dit qu’il faut que je modère mes transports!

J’ai beaucoup plus d’années derrière moi qu’il m’en reste, c’est pourquoi aujourd’hui, je me dis que je suis la personne la plus importante sur cette terre. Le soleil se lève pour moi, les oiseaux chantent pour moi, les fleurs montrent leurs plus belles couleurs pour moi…, je suis en vie et il y a tellement de beauté autour de moi, il suffit de m’arrêter quelques instants pour réaliser combien belle est la vie.

Voir cela sans sortir de sa cour? Mais oui, tous nos sens sont impliqués, écouter le vent dans les arbres, les papillons qui se posent et repartent, sentir sur sa peau les chauds rayons du soleil, simple tableau de tous les jours, mais qui me rapporte tellement, s’émerveiller devant un rien dirons-nous, mais c’est ça se faire des p’tits bonheurs tous les jours! La nature, élément essentiel à notre bien-être.

La maladie m’a donné un temps de repos forcé et allongée dans mon lit quelques mois, je passais le plus clair de mon temps éveillée à me questionner. Ça m’en aura pris du temps pour réaliser que si je vais au-delà de mes capacités, la machine ne suivra pas! Si je ne dis jamais non, une seule personne en souffrira et ce sera moi et personne d’autre, même si je trouve cela encore difficile quelques fois.

Quand on s’est donné à 100 % tous les jours durant des années, à ne pas s’aimer assez, à passer par-dessus ses désirs, pousser la machine tellement que j’aurais voulu retourner dans le ventre de ma mère et y rester toujours tellement j’étais épuisée psychologiquement et physiquement! Aujourd’hui, je m’enracine à cette vie et fait émerger le meilleur de moi-même en m’inspirant de la nature que le Créateur nous a donnée. Je m’étais dit, si je survis, je vais prendre soin de moi, être à l’écoute de mes sentiments et de mes émotions, dire ce que je ressens à l’intérieur de moi, dire ce qui ne me plaît pas au risque de blesser, mais… c’est l’autre ou c’est moi!!!

Aujourd’hui, je suis sereine, j’aime la vie, je prends du temps pour moi sans me sentir coupable. Aller se faire masser, l’odeur de lavande qui se répand dans la pièce, les chandelles, le son d’une musique douce et les mains de la massothérapeute qui glisse doucement sur mon corps qui a souffert, quelle détente! Je fais de la méditation et aussi de la visualisation.

Quand on se sent bien dans sa peau et heureux, on rend les personnes qui nous entourent immanquablement plus heureuses!