Trouver sa vie dans les mots de nos morts

Quand j’ai commencé ma réflexion autour des mots et de leur place dans ma vie, je me suis mise à penser à des phrases, des proverbes. J’ai revu ma grand-mère me répéter « pierre qui roule n’amasse pas mousse ». On aurait dit qu’elle avait un proverbe pour tout et ces phrases lui donnait le pouvoir absolu d’avoir toujours raison. Souvent, je n’étais pas d’accord avec ces phrases, je vivais même de la colère. Certaines étaient absurdes comme « tu comprends vite, mais il faut t’expliquer longtemps » ou celles en créole, particulièrement reliées au drame de l’esclavage « chien marréi cé pour batte » (qui signifie « le chien est attaché pour se faire battre »). Ma mère, elle, répétait souvent qu’elle avait hâte qu’on s’en aille et qu’on lui « lâche les baskets ». Mon père lui, m’avait dit à plusieurs reprises, « je n’ai jamais eu la fibre paternelle, je ne risque pas d’avoir la fibre grand-paternelle ».

Des phrases comme ça, ça laisse des traces sur ceux et celles qui les reçoivent. Et bien sûr, j’ai longtemps cru qu’il était impossible de voyager et de gagner de l’argent en même temps. Voyage ou argent, il fallait choisir.

Puis j’ai détesté l’impact de certaines de ces formules sur ma perception de ma propre vie. Je me sentais coincée entre la loyauté à ma famille et mon besoin de me libérer du poids de ces mots qui pesaient lourdement sur mon présent.

Toute ma vie, j’avais cherché des réponses. On aurait dit que j’étais née avec un point d’interrogation dans la tête. Ce qui est finalement plutôt vrai, ma naissance reste pour moi un mystère, mais je suis là, désirée ou pas, je suis vivante, merci maman de m’avoir transmis la vie.

Mes recherches généalogiques ont pour un temps étanché ma soif de comprendre. Très vite, mes explorations ont plafonné. Puis, la psychogénéalogie m’a alors permis de prolonger mes recherches et permis de faire des liens.

Peu à peu, je prenais conscience des loyautés invisibles et des transmissions dans mon arbre, le fameux génosociogramme faisait son travail. Mais à chaque palier de ma « quête », je me heurtais toujours immanquablement à un mur. Ma documentation s’épaississait, mais ma soif était toujours là comme une addiction impossible à satisfaire. Pourquoi? Les mots.

Les mots agissent comme des fantômes et parfois même comme des vampires. Les générations nous précédant les véhiculent et nous nous retrouvons hantés par la sensation que notre vie ne nous appartient pas. J’étais encore passée à un nouveau mur, sans m’en rendre compte. Comment dépasser les traces de ces mots sur ma vie et comment prendre enfin entièrement possession de ma vie?

C’est à ce moment précis que j’ai découvert la métagénéalogie de Alexandro Jodorowsky et Marianne Costo. Un de ces livres qu’on dévore, nourriture très riche, qui nourrit comme un triple cheese burger, mais santé, avec de la viande bio et de la farine sans gluten! Une réponse claire et des outils, de vrais outils, solides. On accède enfin à un niveau de conscience plus puissant. Et avec ce niveau, on reprend le pouvoir. Le pouvoir de résoudre enfin sa propre équation, l’équation de sa vie à travers celle de son arbre. Mon esprit de mathématicienne était aux anges et l’art n’était pas en reste puisque toute la partie esthétique et artistique de cette résolution passait par une créativité sans limites. Merveilleux. Une discipline qui réunit les deux, la créativité et la science.

Plongée dans la méta, j’en avais presqu’oublié la peinture! J’étais tombée dans les nœuds, les triades, les centres et surtout j’avais fait quantité de liens avec le tarot. Épées, coupes, bâtons et deniers prenaient un sens complètement nouveau et en plus, cela m’aidait à comprendre cette insatisfaction constante qui m’avait toujours poussée à aller de question en question, sans jamais trouver de réponse satisfaisante. La science ne suffisait donc pas, il fallait aussi de l’art.

Alors, si vous commencez par faire l’inventaire des mots, phrases et proverbes qui vous viennent de votre famille, parents, grands-parents et arrière-grands-parents, puis si vous essayez de comprendre le pourquoi de leurs mots, vous allez commencer à encore mieux comprendre vos véritables peurs à vous, vos obstacles et vos murs. C’est en comprenant les peurs et frustrations qui se cachent derrière les mots de votre famille, que vous allez commencer à les comprendre en tant que personnes distinctes de vous. Et en les comprenant, vous allez commencer à comprendre votre vie et à reconnaître les morceaux qui sont à vous et les morceaux qui ne sont pas à vous.

Qui sait, dans le processus, vous allez peut-être réussir à aimer vraiment ceux et celles qui les ont véhiculés. Certes, ils ont marqué votre vie peut-être très négativement, mais en acceptant de les comprendre, vous allez trouver le pouvoir de pardonner. Ce pardon donné librement contribuera à la guérison de votre arbre et aidera sensiblement vos descendants à s’épanouir loin de ces mots.

Alors, vive les mots, ils sont vos premiers indicateurs, vos premiers phares, plus ils sont douloureux, plus profonde est la connaissance cachée derrière.

Et dans la connaissance… il y a l’énergie, l’énergie vitale.

Éléments-Terre, mon cher Watson… et si on ramènerait toutes situations à leurs éléments de base?

Dans toutes les grandes traditions, nous retrouvons les enseignements des Éléments-Terre. Que ce soit les Amérindiens avec leur roue de médecine, le Tarot avec l’arcane mineur, la médecine chinoise avec les méridiens, l’Ayurveda… Il en ressort que, toutes formes de vie sur cette magnifique planète sont créées à partir d’une base de cinq éléments : feu, terre, air, eau, et éther. Ce qu’on nomme  » Éléments-Terre  », ce sont les énergies créatrices de ces cinq éléments.

Et ceci dit, qu’est-ce qu’on en fait? Je vous invite à porter à votre cœur la considération suivante – si on ramenait toutes situations à notre base de création? à une pratique du langage commun entre tous les êtres et existences sur Terre? à une dynamique de cocréation respectueuse et harmonieuse? Comme le disait si bien Sherlock Holmes à son associé Watson, c’est Éléments-Terre! Lorsque nous ramenons toutes situations à ses piliers de création de base, tout devient clair et tout devient beaucoup plus facile à gérer. Et oui, même nos plus grandes questions et nos plus intenses émotions.

Avec toutes les exigences que nous portons, avec tous les changements qui surgissent dans multiples aspects de nos vies, il est si facile pour nous de se sentir déconnecter, éparpiller, et distrait de nos visions…

Je vous invite à sentir votre connexion avec la Mère-Terre et à ses Éléments de base. Soyez avec la Nature et les Éléments-Terre; laissez-les vous guider, vous ressourcer de votre propre nature.

Consciemment ou non, nous sommes tous intimement liés aux Éléments-Terre.

Toute la nature nous démontre à tout moment leur danse constante…

Observons avec tous nos sens chacun des Éléments-Terre : Le feu (le Soleil, la chaleur dans notre environnement et notre propre chaleur/énergie corporelle) nous enseigne la transformation, nous facilite l’expression de notre créativité et de notre vérité. La terre (le monde minéral, nos structures, nos os) nous offre la clarté de nos valeurs, le bien-être dans notre ancrage corporel, et la pratique de l’appréciation. L’élément de l’air (le vent, notre respiration) nous guide à l’utilisation harmonieuse de nos pensées en connexion avec notre cœur. L’eau (l’élément le plus commun sur Terre et le plus prévalent dans notre corps aussi) nous facilite la connexion à toutes choses de par nos émotions, elle nous guide aussi à couler aisément et efficacement avec les divers aspects de notre vie. Et finalement, l’éther, cette pure source d’énergie avec un élan continuel de création, elle est à la fois mystérieuse et force potentielle de manifestation.

Allez-y maintenant! Comment bouge l’Éléments-Terre dans votre environnement en ce moment? et dans votre corps? Je vous invite à poser cette question régulièrement, et aussi souvent que votre cœur en chante. Observez et soyez avec la Nature, et laissez l’information de la Vie vous inspirer.

La pratique de l’alignement avec les Éléments-Terre est une pratique de connexion avec la Mère-Terre et de cocréation en respect et en amour avec la Vie.

J’ose même vous répéter ce que les grands maîtres affirment : votre alignement avec les Éléments-Terre peut vous sembler si simple que vous mettez cette pratique de côté. Pourtant, c’est votre base. Et ainsi, votre source de puissance et de création harmonieuse aussi. Bonnes et joyeuses cocréations!

Ma naissance, mon premier changement… Mes références de changements encodées!

En intervention psychique, nous croyons davantage à l’évolution qu’au changement radical. À l’image de la tomate qui rougit du centre vers sa surface, le véritable changement est la conséquence d’un mouvement venant de l’intérieur vers l’extérieur. Nous sommes la résultante de notre maturation et de notre évolution. Certes, il y a ces tomates qui ont subi une transformation forcée; bien que rouges en dehors, elles sont vertes en dedans et sans saveur tels ces changements imposés par notre environnement, notre santé, notre médecin, notre patron ou notre conjoint. Après un certain temps, ils avortent ou minent notre volonté et notre énergie.

Nous avons à l’intérieur de nous des références de changements encodées dans notre psyché. Notre première référence au changement est notre naissance. Tout comme la gestation précède celle-ci, un travail intérieur doit précéder tout véritable changement. Nous avons passé du milieu intérieur vers l’extérieur; de l’oxygène liquide à l’oxygène de l’air, de la circulation sanguine de notre mère à la mise en fonction de notre propre circulation sanguine. Cette première expérience de vie est notre référence de base encodée pour tout grand changement. Elle peut être aidante ou nuisible.

Voyons différentes naissances et leurs influences sur le changement. Le prématuré se lancera prématurément dans presque toutes les circonstances de sa vie puisque les événements s’offriront à lui prématurément. L’époque des mères et des fœtus chloroformés font que plusieurs personnes ne seront pas tout à fait conscientes des changements tant qu’elles ne seront pas devant les faits accomplis. Que dire des cordons ombilicaux autour du cou sinon qu’ils seront la cause du manque d’air lors de changements importants. Ceux qui frôlent la mort à la naissance risquent de tout perdre à chaque grand changement tandis que ceux qui sont nés sans assistance n’auront personne autour d’eux pour les aider. Les fœtus en gestation dans la matrice d’une mère anxieuse ou triste devront porter continuellement en sourdine ces états d’âme.

Que dire de cet ingénieur contractuel qui n’a jamais d’argent à la fin de l’année, et ce, malgré son salaire honorable, sinon qu’il subit encore l’encodage du temps où il était nourrisson avec une bouteille de Coca Cola à suce comme biberon. Parlons de cette femme ayant un mari et trois grands gars, mais se retrouvant toujours seule dans les grandes circonstances de sa vie sinon qu’ils sont les séquelles de sa naissance d’une mère ayant accouché seule. Et la liste est longue… En résumé, notre disposition aux changements est sous l’influence de ce que nous avons encodé de la gestation, le changement est en lien avec la naissance et l’après changement « la renaissance » suit les patterns de nos trois premiers mois de vie.

Un intervenant psychique, comme son nom l’indique, intervient dans la psyché de la personne là où sont les mémoires encodées, les patterns, les complexes, la culpabilité, l’enfant intérieur, les liens au karma, les reliquats de vies antérieures, l’inconscient familial, de race, de région, de pays, de l’espèce, du genre… Il sera le pont entre votre psyché et vous. Rappelez-vous que le conscient auquel vous vous identifiez n’est que 10 % de la psyché individuelle. L’intervention psychique est basée sur le principe qu’il existe à l’intérieur de votre psyché différents niveaux d’inconscience voilant la source et la réponse à vos problèmes, vos malaises, vos manques et maladies. La psyché étant l’univers de l’âme, il n’est pas surprenant d’y rencontrer le langage de cette dernière, à savoir le langage symbolique. Grâce à l’utilisation de ce même mode d’expression, la nuit par le rêve, il est fréquent que la psyché tente d’informer le conscient, d’évacuer des tensions, de compenser des désirs, de faire des bilans.

À défaut de consulter un intervenant psychique, faites de vos rêves le pont entre votre conscient et votre psyché. Le soir en vous couchant, demandez à votre psyché d’introduire dans votre monde onirique des symboles représentant ce qui nuit ou fait entrave au changement désiré en lien avec votre naissance. Au réveil, vous pourrez les transformer. Vous serez ainsi tel un jardinier qui désherbe le jardin psychique de symboles nuisibles. D’autres nuits, vous demandez à votre psyché des symboles nouveaux aidant à corriger les séquelles de votre naissance encodées dans votre psyché. Vous ensemencerez ainsi votre psyché de nouveaux symboles réparateurs. La détente est à la psyché ce que le soleil est à la plante. La manière de prendre soin de ses jeunes pousses psychiques est, lors de relaxations profondes, de visualiser, sentir et ressentir ces nouveaux symboles. Progressivement, vous serez témoin de changement s’opérant dans votre quotidien.

Voilà un cheminement psychique, en lien avec la puissance du monde symbolique. Vous corrigerez ainsi des patterns nuisibles encodés lors de votre premier changement, votre naissance, et contribuerez à votre véritable évolution intérieure. Devenez le témoin des manifestations de votre évolution spirituelle dans votre quotidien. Que les symboles de la nuit éclairent vos changements!

2012 et les prophéties Mayas : une invitation à vivre plus légers, libres et joyeux!

Le 21 décembre 2012 marque la fin du calendrier maya. Pour certains, cette date évoque des bouleversements environnementaux dignes des pires films catastrophes, pour d’autres celle-ci résonne telle une fenêtre temporelle vers l’évolution des consciences. Mais qu’en disent les Mayas? Et d’abord, qui sont-ils?

Dans l’histoire des anciennes civilisations, les Mayas semblent sortir de nulle part. Leur culture est passée par la magnificence, puis a mystérieusement disparu. Ce peuple est parvenu à une connaissance avancée de l’astronomie et des mathématiques et ils ont développé un système de calendrier stupéfiant, basé sur l’étude des relations entre le mouvement des corps célestes et les changements dans la société humaine. Les prophéties Mayas ont été établies d’après ce calendrier. Selon celui-ci, le système solaire connaîtrait un grand cycle de 5 125 ans, allant de 3113 avant J.-C. jusqu’à 2012 après J.-C. Au cours de ce cycle, la terre traverserait un rayon de pulsation provenant du centre de la galaxie, ce qui provoquerait des changements révolutionnaires affectant toute la planète. Les Mayas ont dénombré 13 étapes dans ce cycle. La dernière, d’une durée de 20 ans, aurait débuté en 1992 et serait baptisée : La Période de purification de la terre. Cette prophétie, très similaire aux prophéties des Indiens d’Amérique du Nord, notamment celles des Hopis, annonce un grand nettoyage personnel et planétaire : tout ce qui ne sert plus le développement de notre plus haut potentiel sera éliminé. Il n’est donc pas étonnant que beaucoup d’entre nous sentent une forte poussée vers la transformation! La terre sortira du rayon galactique au solstice d’hiver, le 21 décembre 2012. Ce jour-là, le soleil sera en conjonction avec l’Équateur et le point d’intersection Écliptique de la galaxie, créant un ‘’ portail du ciel ’’ dans ‘’ la fissure sombre ’’ de la voie lactée. Cette ‘’ porte vers le ciel ’’ permettrait une plus grande communication entre les sphères terrestre et céleste et favoriserait l’éveil de la conscience universelle des êtres humains.  Le cycle actuel de civilisation humaine prendra fin et nous entrerons alors dans une ère nouvelle; une ère de paix, de fraternité et d’harmonie avec le cosmos. Afin de nous préparer à vivre cet éveil, nous pouvons méditer pour notre guérison et celle de la planète; chanter pour purifier notre esprit, harmoniser nos chakras, et honorer la Terre; invoquer les forces de la Nature et célébrer sa beauté. Car on dit que ce dont la Mère-Terre a le plus besoin, c’est de notre bonheur; c’est de sentir que nous vivons sur son ventre dans la légèreté et la joie. En somme, il n’en tient qu’à nous pour faire en sorte que le 21 décembre 2012 ne ressemble pas à un film catastrophe digne de Hollywood, mais à une immense célébration de la Vie dans toute sa splendeur.

Développer la conscience du corps que l’on est

Dans nos sociétés modernes, nous baignons dans une culture où l’image a pris le dessus sur tout. Notre regard est tourné davantage vers l’extérieur des choses et de nous-mêmes.

Nous sommes tous piégés par le jeu des apparences, par le « look » qui accordent une si grande importance au « corps-objet » qui est dressé au détriment de l’intelligence du « corps sensible », du CORPS QUE L’ON EST. Peut-être parce que ce dernier est la face cachée de notre réalité, comme celle de la lune qui tourne le dos à la terre. C’est vrai que les yeux sont fortement impliqués dans le développement moteur; placés sur le devant du corps, ils sont constamment sollicités. Nous avons appris (pour les voyants) à nous fier à eux. Ils prennent le dessus sur les autres sens et plus particulièrement sur ce sixième sens qui est la proprioception : ce sens qui renseigne notre cerveau sur la position de chaque partie du corps dans l’espace.

C’est ainsi que – sans nous en rendre compte, nous nous sommes éloignés de notre ressenti et de notre sensibilité musculaire. La bonne nouvelle, c’est que, quels que soit, notre âge et notre condition physique, nous avons le pouvoir de rétablir le contact avec cette face cachée de notre corps qui se trouve en dessous de notre peau. Il suffit d’inviter notre regard et tous les autres sens à se tourner vers l’intérieur : à toucher, ressentir, écouter et à vivre autrement notre corps.

Cela est possible grâce à des mouvements lents, faciles à exécuter et qui respectent les capacités et le rythme de chaque personne. Il s’agit d’un voyage corporel qui invite à l’exploration et à la découverte de la manière dont le corps s’est organisé autour de nos secrets émotionnels.

Les participants réalisent, entre autres que toutes les émotions refoulées depuis le jour de notre naissance, ont laissé des traces sous formes de tensions dans certaines parties de notre corps. Prisonnier de ces tensions, les émotions ont contribué à le déformer, à l’éloigner de son axe. L’énergie vitale circulant moins bien, c’est ainsi que certains maux physiques tels la migraine, les maux de dos, de la nuque, les problèmes de digestion, l’insomnie et bien d’autres encore se sont manifestés.

Très souvent, pour y remédier, on aura recours aux médicaments de toutes sortes et pour retrouver la forme, on soumettra notre pauvre corps à des exercices mécaniques pour en muscler certaines parties.

Ainsi, la circulation sanguine et le système cardiovasculaire seront stimulés au détriment des muscles profonds du corps. S’acharner sur les muscles superficiels raccourcit les muscles qui se trouvent derrière, dans notre dos, ceux de la chaîne musculaire postérieure* (CMP).

La Gymnastique Émotionnelle permet, entre autres, de découvrir cette force extraordinaire située à l’arrière de notre corps. Si les muscles de cette chaîne sont raccourcis, trop hypertoniques, certaines déformations dans le corps s’imposeront : la bosse de bison, le double menton, les épaules enroulées vers l’avant, le ventre flasque, la culotte de cheval, les jambes en X ou en parenthèse, les pieds qui se déforment pour ne nommer que ceux-là. Je suis pour le sport, l’exercice en général, mais je pense qu’il est préférable de s’y adonner sans se faire violence, sans pousser le corps au maximum pensant que si ça fait mal, c’est bon signe, car nous obtiendrons de bons résultats.

Je vous propose immédiatement un petit exercice qui vous permettra de réaliser comment vous habiter votre corps :

  • Mettez-vous à plat dos sur un tapis ou sur une couverture.
  • Fléchissez vos jambes, placez vos pieds à la largeur des os de vos fesses, les ischions.

Portez maintenant votre attention sur vos pieds. Pouvez-vous sentir vos orteils, vos plantes de pieds et vos talons? Comment sont-ils? Crispés? Détendus? Peut-être qu’il y a un pied davantage en contact avec le sol. Ne changez rien. Vous explorez seulement.

  • Soulevez les orteils de votre pied droit et écartez les orteils.
  • Essayez de déposer un orteil après l’autre sur le sol sans forcer. Il est possible que ce soit difficile et que vous déposiez tous vos orteils. Vous faites seulement ce que vous pouvez et un jour – lorsque la souplesse dans les muscles de votre chaîne musculaire postérieure s’exprimera, vous y arriverez aisément.
  • Faites quelques fois ce travail du côté droit (trois à quatre fois).
  • Avant d’entreprendre le pied gauche, prenez le temps de ressentir les sensations qui s’expriment dans votre pied droit.

Vous pouvez aussi allonger vos jambes afin de vérifier si ce petit mouvement a agi sur d’autres parties de votre corps.

  • Ensuite, faites vivre l’exercice à l’autre pied. Comparez – sans jugement – si un côté de votre corps a plus de souplesse que l’autre.

Avez-vous eu de la difficulté à vous connecter à vos pieds? Ils sont si éloignés du cerveau et nous avons tendance à les négliger, voire même à les violenter. Nos pieds sont pourtant nos racines. Ils ont intérêt à bien se poser sur le sol, afin d’apporter un maximum de confiance à l’ensemble de notre corps.

Ces exercices sont une invitation à mieux se connaître et à libérer le corps des crispations inutiles et des mémoires émotionnelles encombrantes.

Ainsi, non seulement votre corps retrouvera-t-il aisément l’harmonie des formes mais encore, il vous communiquera un sentiment de plénitude de se sentir – pour la première fois peut-être – aimé et respecté. Il vous le rendra en vitalité dans tous les domaines de votre vie.

Réflexions sur cette époque de turbulence

Notre époque est de toute évidence le théâtre d’immenses changements de conscience. Depuis le côté intérieur, des stimulations spirituelles sont induites ayant pour effet de bouleverser nos esprits, nos émotions et nos corps. Ce qui se produit en nous se produit également dans le monde entier tant à l’intérieur qu’à l’extérieur.

Ces stimulations de la conscience s’apparentent à l’eau déversée sur un jardin qui permet aux bonnes comme aux mauvaises herbes de croître. Or, nous assistons autant à des déploiements de pure bonté du genre humain qu’à des atrocités les plus infâmes. De nouveaux paradigmes s’entrechoquent à d’anciennes certitudes. Des idéologies s’anéantissent pour l’émergence de nouvelles.

Le pire comme le meilleur émerge de partout, dans nos sociétés, comme dans le monde entier. Même notre planète nous transmet le meilleur et le pire d’elle-même. Autant elle nous fait goûter à ses printemps prolongés, qu’à ses cataclysmes les plus effroyables. Les cotes de la bourse nous séduisent un jour pour s’enfoncer dans l’abîme le lendemain. Nous sommes témoins de l’avidité infinie de l’homme et de sa fascination pour l’horreur, mais en même temps jamais l’humanité n’a connu autant de sages et d’êtres réalisés. Que nous réservent ces temps de chaos? Allons-nous profiter de ces bouleversements pour croître en conscience ou nous placer la tête dans le sable?

Je crois que nous avons tous une formidable occasion de tourner notre regard sur ce qui importe vraiment dans nos vies. De réaffirmer notre désir de donner un sens plus profond à notre existence et de nous engager à atteindre une plus haute maturité. Chaque épreuve qu’une personne traverse au cours de sa carrière terrestre a un but spirituel. Une qualité à développer, une force à déployer ou un talent à servir. Nous sommes collectivement éprouvés pour susciter l’éveil de nos cœurs et de nos esprits à quelque chose de plus grand. À une vision et une compréhension plus sage de la raison de notre passage sur terre. La Nature ne punit jamais. Elle cherche à entraîner dans son expansion les vies qui la composent vers un plus large dessein.

Que nourrissez-vous : La fin du monde ou la naissance d’un nouveau monde?

Oui, nous vivons des temps de turbulence, c’est évident! Nos vies, nos manières de penser, nos attitudes, nos croyances, tout y passe. Partout où se porte notre regard, nous voyons des gens aux prises avec des difficultés matérielles, émotionnelles ou mentales. Mais justement… Comment est-il ce regard? Car c’est lui qui crée le sentiment que nous éprouvons et qui revient ensuite, comme une boucle, teinter à nouveau notre vision des choses. Un cercle vicieux, qui se nourrit de lui-même, qui se confirme, se valide d’avoir porté ce regard…C’est bien là toute la définition de ce qu’est un cercle vicieux, ou vertueux!

Le sentiment qu’on porte en soi, qui teinte le regard sur la vie, crée ensuite notre réalité, puisque, par magnétisme, on attire à soi les mêmes vibrations qu’on émet, souvent bien inconsciemment.

Comment est mon regard sur le chaos qui règne en ces temps dans pratiquement tous les aspects de la Vie sur cette planète et sur ce que nous sommes en train de traverser?

Est-ce que je ne vois que guerres et catastrophes? Est-ce que je vis dans l’inquiétude, la peur, la préoccupation, l’urgence de faire quelque chose sans même savoir quoi? Est-ce que je me sens impuissant devant l’ampleur de ce qui m’apparaît comme un désastre?

Ou est-ce que je vois le désir de l’humanité à vouloir sortir enfin des prisons qu’elle s’est créées? Est-ce que je perçois le chaos comme une étape normale de déstructuration des conditions rigides d’existence, de cette matrice inhumaine qui prévaut depuis si longtemps? Est-ce que je me réjouis de ce vent de liberté qui souffle sur les pays dirigés par des dictateurs? Est-ce que je ressens de l’optimisme à voir les gens parler de plus en plus de ce qui les fait vibrer et de vouloir vivre ce qu’ils portent dans leur cœur? Est-ce que je célèbre mes pas et ceux des autres pour nous affranchir des croyances limitatives et gagner peu à peu notre liberté, tant intérieure qu’extérieure?

Deux regards, deux réalités… Que choisissez-vous?

De ce choix si important dépendra non seulement notre vie, mais aussi ce que collectivement nous nous donnerons à vivre. Car, étant tous reliés ensemble, le choix personnel participe au choix collectif. Et ce choix collectif manifestera une réalité planétaire.

Vous connaissez les égrégores? Ces amas d’énergie qui gravitent tout autour de la planète? Il y en a de toutes sortes : des égrégores d’amour, de bienveillance, de compassion, ainsi que beaucoup d’autres moins lumineux, des égrégores de peur, de domination, de tristesse, etc…

En ce moment, il en est un qui s’amplifie à mesure que la fin de 2012 approche. C’est l’égrégore de peur de la fin du monde! Et pourquoi s’amplifie-t-il? Parce que lorsqu’un être vibre dans une émotion, celle-ci ouvre un chemin vers la même vibration, créant un circuit énergétique qui alimente les deux pôles. Vous ressentez la peur? Vous vous branchez automatiquement sur cet égrégore qui fait en sorte que votre peur augmentera de manière démesurée. Vous devenez ainsi contrôlé par cette émotion intense de peur générée par tous ceux qui la nourrissent.

Parallèlement à ce mouvement de peur qui court sur la planète entière, un autre mouvement, nourri d’amour et de conscience par les êtres humains qui croient en l’avènement d’un nouveau monde et, comprenant que l’ancien doit s’effriter, crée un égrégore de paix, de sérénité et de certitude que nous allons manifester ensemble le monde auquel nous rêvons.

Sachant que nous créons nos vies, individuellement et collectivement, et que chacun de nous est aussi important que l’ensemble, que choisissez-vous de nourrir : la fin du monde ou la naissance d’un nouveau monde?

La photographie humaine

Photographie de bébés, de graduations, de mariages… Sollicité, le photographe capte ces moments joyeux de la vie, ces moments mémorables, ces tournants, ces débuts ou fin de cycles. Mais depuis un certain temps, on me contacte pour un autre genre de photographie. Je m’explique.

Le téléphone sonne… puis la voix tremblante d’une ancienne collègue : « Mon mari Michel vient d’apprendre qu’il a un cancer très avancé… Il ne lui reste que quelques semaines à vivre. Nathalie, viendrais-tu faire une séance photo de toute la famille dès que possible? Ta sensibilité est ce dont nous avons besoin en ce moment. » Glurp. « Bien sûr, donne-moi les détails, j’y serai. » Frissons sur tout le corps. « Quel honneur. »

C’est ce samedi après-midi, dans une maison de ferme de la région de Merrickville, entourée de chevaux et de chiens, que j’ai cliqué pour cette famille. Une mère-épouse aux traits tirés, trois grandes filles dans la vingtaine et leurs conjoints, la sœur octogénaire de Michel, et Michel, fragile et souriant. Tous réunis, devant moi. Les mots me manquent pour décrire tout ce qui se passait. Un mélange de fragilité et de retenue. Un mélange de « Il ne faut pas pleurer, il faut être fort. » et de « Nous n’y croyons pas réellement, on dirait un rêve, papa va vraiment mourir? » et de « Sourions et profitons du moment pendant que la photographe est là ». Ouf.

Je ne veux pas faire un texte lourd, je tiens simplement à démontrer la beauté de toute cette histoire. Même si c’est lors de moments comme ceux-ci que, en silence, tu ravales tes propres larmes et, comme on dit, « tu fais ta job », j’ai eu une excellente session. J’aurais pu me laisser tenter par la performance technique et les poses parfaites. J’ai plutôt observé, écouté, accompagné et surtout, ressenti. Je n’ai pas cherché à meubler inutilement les silences pour gérer mes propres malaises, j’ai fait de l’espace pour ce qui devait être vécu en étant branchée à eux et à ce qu’ils vivaient. En respectant leur rythme. C’était de toute beauté.

La photographie humaine, selon moi, consiste à photographier ce qui est invisible à l’œil… tout ce qui baigne la scène finalement. Dans l’espace non physique. Toutes ces émotions. Ces non-dits. Au-delà des regards et des faux sourires. Au-delà des retenues et des incertitudes. Révéler la beauté et la vulnérabilité sous les masques, les rôles, les conventions sociales. Toute la fragilité de l’être humain. C’est aussi cela être photographe. La magie se produit quand nous sommes tellement connectés avec nos modèles que leurs émotions entrent par nos pores, pénètrent dans notre ventre et se connectent au cœur et au doigt qui, lui, clique sur le déclencheur. Une nano-seconde d’invisible, rendue visible!

La photographie humaine, c’est aussi montrer aux gens ce qu’ils ne voient pas d’eux-mêmes. À mon avis, c’est un processus thérapeutique puissant. Ces attentions, ces regards, ces douleurs et ces douceurs. Avec du recul, j’ai décidé d’offrir à cette famille toutes les photos prises lors de la session, vu les circonstances et les délais courts. J’avais envie de leur montrer ce que j’ai vu et ressenti en leur présence. À un certain moment, ils ont dit « Nous ne sommes pas des gens démonstratifs ni affectueux ». J’ai eu envie de répondre « Ah oui? C’est ce que vous pensez, mais attendez de voir ce que je vois! ». J’ai simplement souri.

« Si je pouvais le dire avec des mots, il n’y aurait pas de raison de prendre une photo. »
– Anonyme

Ces récentes expériences d’accompagnement ont donné un nouveau souffle à ma démarche artistique. (Comme si la photographie de mariages n’avait pas été assez révélatrice pour moi, j’ai eu besoin d’une rencontre spéciale comme celle de Michel pour réaliser à quel point je suis privilégiée de vivre tous ces moments avec les gens.)

Pour terminer, voici trois rappels, que je me répète souvent et que je veux partager avec vous :

• Réitérer l’importance du rôle du photographe

Que ce soit lors de mariages ou d’accompagnement de personnes mourantes, nous apportons et nous donnons des images aux gens. Ce sont nos yeux qui voient pour eux. Ce sont nos yeux qui leur permettront de graver des souvenirs dans leurs mémoires. C’est notre présence et notre conscience qui font que les photos seront percutantes de simplicité. C’est ce ressenti et cette connexion avec ce qu’ils vivent qui nous permet de comprendre, d’aimer, puis de vraiment démontrer une scène au final.

• Revenir au présent

Ah la photographie, quel bel outil pour nous ramener dans le présent! L’importance de vivre au présent. Durant ces quelques secondes, pour Michel et sa famille, le temps ne comptait plus. Ils étaient heureux. Dans le maintenant. C’est au photographe de rentabiliser ces secondes. De les documenter. De voir l’invisible richesse du présent, car le passé et le futur ne sont plus importants. Ces moments captés en images permettront peut-être à ces gens de vivre ou de revivre les émotions en revoyant les photos, mais pour l’instant, c’est le moment avec eux qui est précieux.

• Être conscient de notre propre état

Le fait de prendre conscience, soi-même, de nos émotions et de notre état personnel, nous porte à respecter les autres et ce qu’ils vivent. À leur donner la place sans se sentir menacé ou biaisé. Il faut se regarder franchement « Où suis-je aujourd’hui? Est-ce que j’ai moi-même des émotions présentes ou en suspens qui pourraient mettre un filtre à ce que je vois, à ce qu’ils vivent? » Se voir, reconnaître ses émotions du moment, puis les mettre à profit pour capturer les scènes devant nous… pour canaliser ses énergies au service des autres durant la session. Être calme, « groundé », éveillé, allumé, question de ne rien manquer. Être totalement présent pour l’autre, afin d’honorer ce qu’il vit.

J’ai beaucoup de gratitude envers les gens que j’accompagne en les photographiant dans tous les moments de la vie. Je ressens leur confiance et c’est une source incroyable d’apprentissages, que je souhaite à tous. Sur ce, profitez à fond de l’été, une seconde à la fois, avec ou sans vos appareils, car les moments sont tous tellement précieux! Clic.

Transition en amour? Le meilleur est toujours à venir!

Depuis 4 ans déjà, j’anime un atelier sur les relations amoureuses. Ces participants, bien légitimement, voudraient croiser leur chemin à nouveau avec un être aimé, mais si ça n’arrive pas aussi rapidement qu’ils le voudraient. Ils se demandent alors pourquoi? Force est de constater que bon nombre d’entre eux ont omis un détail important : effectuer le bilan relationnel pour assumer sainement son deuil. Oh! Bien sûr, ils m’assurent qu’ils n’entretiennent plus de liens physiques avec ces ex-partenaires, oui mais dans les mondes invisibles, ces mondes intérieurs, qu’en est-il? C’est comme si on gardait une ficelle noire liée de son poignet au poignet de l’autre.

Lorsque le bilan relationnel n’est pas réalisé, que l’on n’a pas pris le temps de comprendre ce que l’on avait à apprendre de cette relation, si on se jette la tête la première dans une nouvelle relation, on risque de s’attirer le même scénario, tant et aussi longtemps que l’on n’a pas saisi le message. Prendre son temps et s’observer! Faire son deuil ne signifie pas de finir de pleurer cette fin de relation (ou de s’en réjouir), mais bien de s’exprimer mutuellement pour fermer la boucle. Comment fait-on cela?

Il faut dire à l’autre qu’est-ce que j’ai trouvé difficile de vivre avec lui ou elle? Qu’est-ce que ça me faisait en dedans : étais-je triste, en colère, ai-je eu peur et de quoi? Exprimer les faits de manière neutre à un moment où vous vous sentez calme. Ce n’est guère le temps de tomber dans les émotions. Par exemple, « Quand tu insistais tous les dimanches pour aller visiter ta famille, je me sentais en colère ». Ajouter ensuite quels besoins en vous n’étaient pas satisfaits. « Je me sentais impuissant, prisonnier de tes décisions pour être aimé de toi. J’aurais eu besoin de me sentir respecté dans mes choix ». Traitez individuellement chaque fait concret survenu durant votre relation. Si l’autre veut vous entraîner vers d’autres faits simultanément, arrêtez tout de suite. Dites-lui que vous tenez à régler un cas à la fois et promettez que vous y reviendrez plus tard.

Récapitulons : on exprime les faits, l’émotion que cela a fait vivre, ses besoins et terminer par l’impact que chaque situation a eu sur vous, votre couple, votre relation avec le sexe opposé (selon l’orientation sexuelle) ou votre vie en général. « À partir de ce moment, j’ai commencé à me mésestimer et à croire que je ne méritais pas ton respect, ce qui a miné mon amour propre. De plus, cela m’a graduellement éloigné de toi. J’avais de moins en moins envie de te faire l’amour, de te cajoler, etc. J’ai commencé à généraliser, à en vouloir aux hommes, aux femmes de vouloir ainsi contrôler la vie de l’autre au nom de l’amour. Ça n’a pas été bon pour moi. Ma relation avec toi est devenue pénible et a alourdi ma vie ».

Restituer symboliquement cette violence qui a été déposée sur vous par un objet, image, etc. Cela permet à l’autre de vérifier visuellement ce qui s’est vraiment passé en vous. C’est ainsi que l’on s’aide à grandir. Évidemment, gardez les rouges pour la fin. Dites en terminant tout ce que vous avez apprécié chez cette personne et au cours de votre relation. Remerciez-la d’avoir été de passage dans votre vie. La reconnaissance et gratitude attire l’abondance, mais pas la critique. Si vous souffrez parce qu’on vous a quitté, sachez que le manque attire le manque. Personne ne risque de poindre dans votre vie. Appréciez au moins les bons moments que la vie vous a permis de vivre en sa compagnie. Voyez votre coupe (ou couple) à moitié pleine plutôt qu’à moitié vide. Les résultats en seront meilleurs. Ne laissez plus votre pouvoir d’être heureux dans les mains d’une autre personne, c’est trop risqué!

Vous êtes alors prêt pour apprécier la compagnie d’un nouvel amour. Mais attention! La vie va souvent vous re-servir le même menu pour vérifier si vous avez bien compris la leçon. Aimez-vous assez pour refuser de vous embarquer dans le même train, laissez-le passer. Vous prendrez le suivant! Rappelez-vous que le meilleur est toujours à venir.

De la peur à la liberté – Risquer l’aventure du Grand Canyon grâce à la technique Morita

Je pratique et étudie les applications des approches de psychologie japonaise Morita et Naikan avec le Todo Institute au Vermont depuis près de 20 ans maintenant. Ces principes et techniques forment la base de mon accompagnement et de mon enseignement comme professionnelle, un enseignement qui permet de développer des attitudes supérieures qui mènent à de grandes réalisations sur le plan personnel et professionnel.

La psychologie japonaise est une discipline de vie et de santé mentale inspirée de deux écoles de psychothérapies pratiquées au Japon : Morita (action) et Naikan (réflexion). L’approche Morita est centrée sur l’action alors que l’approche Naikan est basée sur la réflexion. La complémentarité des deux approches permet d’acquérir une discipline pour maîtriser sa vie. Les deux visent l’action et servent à rediriger l’attention en engageant la personne dans un but constructif.

Pour les besoins de cet article, je me consacrerai à la dimension Morita. Dans l’approche Morita, l’action est motivée par le but et non l’émotion. Contrairement à la pensée nord-américaine qui privilégie que l’on comprenne d’abord et « règle » nos émotions avant de passer à l’action, l’approche Morita suggère que c’est en passant à l’action et en dirigeant son attention vers une action constructive que l’on peut ultimement réaliser quelque chose de significatif tout en faisant avec les émotions de peur, de doute, la dépression et la procrastination qui cherchent à nous restreindre.

C’est cette technique qui m’a permis de marcher à flanc du Grand Canyon et de prendre l’hélicoptère en 2010 malgré ma peur panique des hauteurs, alors qu’une peur, cachée profondément dans mon inconscient, allait ressurgir durant mon périple dans le Grand Canyon, et influencer ma préparation du voyage.

Question de me rassurer, j’avais d’abord choisi de faire l’expédition en train à travers la vallée, puis en radeau sur le Colorado. J’ai entrepris ensuite d’escalader les rochers rouges à Sedona, pour ensuite marcher jusqu’au Pont du Diable, un rocher escarpé suspendu dans le vide, pour enfin me retrouver à flanc de montage dans le Grand Canyon et faire l’envolée en hélicoptère.

C’est durant cette dernière étape que la discipline Morita est entrée en jeu. L’apprentissage proposé dans l’approche Morita se fait à partir de trois postulats qui s’énoncent ainsi : 1) acceptes ton émotion 2) connais ton but et 3) fais ce que dois. Alors j’ai entrepris la marche en me disant : « J’ai très peur, je veux faire de ce voyage quelque chose de mémorable, tout ce que j’ai à faire, c’est de mettre un pied devant l’autre (laisser le corps mener) une marche à la fois ». Et me voilà en train de marcher à flanc de montage avec 4 860 pi. (1 481 m.) de profondeur à côté de moi (sans rampe merci!) mon attention dirigée sur mes pieds et la prochaine marche à prendre et j’ai continué la descente ainsi pendant 1 h 30.

Au retour de la remontée, forte de cette réussite, je me sentais prête pour l’hélicoptère, mais deux jours plus tard la peur panique a ressurgi et je pleurais encore peu de temps avant de monter dans l’hélicoptère. Une peur panique des hauteurs, qui s’était installée dans ma tendre enfance suite à un événement traumatisant vécu dans un manège du parc Belmont, allait faire surface juste au moment où la vie m’offrait l’opportunité de parcourir une des merveilles du monde à flanc de montagne et de l’observer à vol d’aigle. Je savais que je pouvais encore refuser de monter, mais le support et l’opportunité étaient là et cette fois j’ai décidé de saisir l’opportunité avec la peur, sans essayer de la contrôler, de la raisonner, de la justifier. Simplement l’accepter et faire un pas avec.

Et quelle réalisation, quelle satisfaction j’ai vécues! Je suis passée à un cheveu de manquer l’opportunité à cause d’une peur inconsciente de l’enfance. Une aventure qui est devenue un des moments les plus inoubliables de ma vie de couple, qui a mené à la création de mon entreprise et qui est maintenant une source d’inspiration importante de mon enseignement.

La seule façon d’y arriver, un pas à la fois! Au plus fort de l’effort au moment où j’étais prête à tout saboter, j’ai réalisé toute l’énergie que j’avais mise pour contrôler les événements et me garder dans une zone de confort rassurante au lieu de me laisser guider et d’accepter les circonstances. Cet effort avait généré beaucoup de douleurs que j’avais souvent essayé de justifier en blâmant les autres. La capacité d’agir à partir du but et non de la peur est une profonde discipline de vie qui peut mener à de grandes réalisations autant personnelles que professionnelles.

J’ai bien dû admettre à mon retour que ce qui m’avait apporté le plus de satisfaction durant le voyage, c’était ce dont j’avais eu le plus peur. Le reste me paraissait maintenant ennuyant. La réussite qui mène à la satisfaction profonde est faite d’une suite de petits pas. Le cerveau résiste aux grands défis, mais si vous séparez l’objectif en petites étapes, le cerveau présentera moins de résistance et éventuellement vous mènera au but. En vous maintenant dans l’effort en gardant le but en tête, la peur, la colère, le doute et l’incertitude risquent de s’évanouir d’eux-mêmes. L’effort en lui-même vaut la chandelle. Peut-être vous sentirez vous encore déprimé après avoir terminé la tâche, mais au moins vous aurez la satisfaction d’avoir accompli quelque chose de constructif dans votre journée. Je ne connais rien d’aussi efficace que les méthodes de psychologie japonaise pour vous maintenir dans l’action par rapport à un but désiré malgré la peur, le doute, l’incertitude, les malaises, l’attachement et pour vous aider à trancher dans l’illusion des plaisirs des mondes virtuels qui nous occupent, mais nous éloignent des réalisations qui pourraient donner un vrai sens à notre vie. Qui sait où le prochain pas pourrait vous mener? Êtes-vous prêt à prendre le risque de la liberté?