Toujours stressé? Attention à l’inflammation chronique

Êtes-vous stressé? J’imagine que OUI, c’est la rentrée! La société dans laquelle nous vivons est exigeante : on travaille trop, et le stress est constant et omniprésent. Le stress, c’est beaucoup plus que l’émotion ressentie lorsque nous sommes coincé dans un embouteillage ou que notre petit dernier a renversé son bol de céréales deux minutes avant de quitter la maison. Il engendre une cascade de réactions métaboliques dans l’organisme en produisant, entre autres, certaines hormones. L’exposition constante au stress cause de l’inflammation chronique et divers problèmes de santé, comme par exemple la dépression, l’anxiété, des problèmes de peau, l’obésité, le diabète, la maladie cardiovasculaire.

Qu’est-ce que l’inflammation?
À la base, l’inflammation est inoffensive. Elle est même souhaitable, puisqu’elle est une réaction de défense du système immunitaire. Il existe deux types d’inflammation : l’inflammation aiguë et l’inflammation chronique. L’inflammation aiguë est de courte durée et correspond à une réponse immédiate à un agent agresseur, tandis que l’inflammation chronique perdure et est reconnue comme une réponse à de nombreuses transformations de l’environnement et du comportement modernes. Une mauvaise alimentation, l’anxiété, le surentraînement, le manque de sommeil, les sensibilités alimentaires, un mode de vie sédentaire peuvent contribuer à l’inflammation chronique. Heureusement, nous avons à notre disposition plusieurs moyens pour la combattre, notamment l’alimentation.

Les aliments pro-inflammatoires
On les appelle ainsi puisqu’ils sont susceptibles de causer de l’inflammation. Il s’agit :

• des huiles raffinées et des gras trans;
• du lait;
• des glucides;
• de la viande industrielle;
• des sucres;
• des aliments transformés.

Les aliments anti-inflammatoires
Heureusement, il est possible de trouver dans la nourriture des aliments qui peuvent aider à réduire l’inflammation. Il s’agit :

• des fibres, des fruits et légumes, du poisson, du thé, des épices, des bons gras (avocat, huile d’olive, noix);
• d’une alimentation méditerranéenne riche en antioxydants.

Habitudes de vie
Avoir de bonnes habitudes de sommeil, relaxer, écouter de la musique, faire de l’activité physique, passer du temps de qualité en famille sont tous des moyens pouvant vous aider à faire face au stress, à contrôler l’inflammation chronique et à prévenir certaines maladies.

Alors, prenez le temps de respirer et laissez passer cette onde de choc qui revient chaque année. Bonne rentrée!

Rentrée rime souvent avec nouveauté!

Pour plusieurs personnes, la période de la rentrée consiste à s’adapter à la nouveauté, que se soit au travail, à l’école, à la garderie ou ailleurs. Les habitudes de vie changent durant cette période de l’année. Sans oublier que la Terre Mère entre, elle aussi, dans un nouveau cycle, ce qui a un impact direct sur nous!

Nous savons maintenant que tout changement produit un stress et que le stress, peu en importe le degré, est responsable de déséquilibres dans notre corps et qu’il nous affecte tant aux niveaux physique, émotionnel et mental qu’énergétique.

En aromathérapie, il existe plusieurs huiles essentielles qui peuvent nous aider durant de telles transitions.

En voici quelques-unes qui, en plus d’avoir une sphère d’action sur plusieurs plans, ont des propriétés bénéfiques pour le système nerveux :

Petit grain bigarade (citrus aurantium ssp. aurantium) : huile relaxante, sédative, antidépressive, très intéressante en cas de stress, d’insomnie, de fatigue mentale ou de dépression.

Orange douce (citrus sinensis) : calmante et sédative, elle apaise l’anxiété, la nervosité, l’agitation, et son odeur est très appréciée des petits comme des grands!

Ravintsara (cinnamomum camphora cineoliferum) : huile neurotonique, intéressante en cas de profonde fatigue nerveuse et physique et utile en cas d’insomnie, de dépression ou d’angoisse.

Marjolaine des jardins (origanum majorana) : sédative et calmante,elle peut apporter un très bon soutien en cas de stress, d’angoisse, de dépression, d’irritabilité, d’agitation ou de fatigue nerveuse.

Mandarine (citrus reticulata) : huile très relaxante, sédative et calmante, à utiliser en cas d’insomnie, d’angoisse, de stress ou d’agitation.

Lavande vraie (lavandula angustifolia) : calmante, sédative et antidépressive, elle est déjà largement reconnue pour aider à calmer l’anxiété, le stress, l’agitation, l’insomnie et la dépression.

Bergamote (citrus bergamia) : huile calmante et sédative, très appréciée en cas d’anxiété, de stress et de dépression.

Que ce soit en diffusion atmosphérique, pour le massage, dans le bain ou même en usage interne, une touche parfumée apaisante est toute indiquée afin de vous accompagner au quotidien durant cette période de changement!

Toutes ces huiles essentielles peuvent être utilisées en toute simplicité, tant pour les adultes que pour les enfants; il suffit de bien doser. Certaines précautions s’appliquent; en cas de doute, consulter un thérapeute certifié.

Adaptogènes : soutien immunitaire pour commencer l’année scolaire en santé

Déjà la rentrée scolaire! C’est la saison de l’abondance dans les champs, les marchés fermiers sont remplis de fruits et de légumes, dame nature commence à mettre ses habits automnaux, ce qui signale aussi le retour du temps froid, des journées qui commencent à se faire plus courtes, des journées plus surchargées et stressantes. Un beau cocktail pour affaiblir nos batteries et notre système immunitaire, ce qui fait qu’on se sent à plat et qu’on attrape tout ce qui passe : les grippes, rhumes et gastros qui recommencent à surgir. L’arrivée de l’automne est donc un très bon moment pour introduire des adaptogènes dans notre menu.

Les plantes adaptogènes accroissent la capacité de notre corps à s’adapter au stress physique ou psychologique en harmonisant, entre autres, la sécrétion des corticostéroïdes au niveau des glandes surrénales. Elles ont aussi des propriétés immuno-modulatrices et anti-inflammatoires, elles normalisent le métabolisme du sucre dans le sang, elles améliorent l’énergie, l’endurance, le tonus musculaire et la force, elles augmentent la capacité des cellules d’accéder à plus d’énergie et de se débarrasser de leurs déchets et elles aident le corps à utiliser l’oxygène de façon plus efficace.

Trop beau pour être vrai, n’est-ce pas? Quelles sont donc ces fameuses plantes que nous voudrons tous consommer régulièrement en période de stress? Voici une courte liste de celles que je considère comme les plus puissantes, mais qui poussent ou peuvent être cultivées dans notre climat nordique.

1. Ginseng (Panax quinquefolius) : assurément le plus connu, il est considéré comme le plus puissant pour affûter l’esprit et renforcer le corps, pour réduire la fatigue mentale, pour soutenir les fonctions cognitives, pour améliorer la capacité physique et la performance et pour augmenter la vitalité.

2. Maral (Leuzea carthamoides) : beaucoup moins connu que le ginseng mais tout aussi efficace, un trésor à découvrir!

3. Champignons médicinaux (chaga, reishi, tramètes, matage, etc.) : ils sont de puissants antioxydants et anti-inflammatoires, toniques du système immunitaire, antibactériens, antiviraux, entre autres choses.

4. Rhodiola (Rhodiola rosea) : adaptateur puissant, il réduit la production de cortisol, atténue la fatigue mentale et physique, protège le cœur et le foie, augmente l’utilisation de l’oxygène, améliore la mémoire et peut même accroître la longévité.

5. Basilic sacré (Ocimum sanctum) : aussi appelé tulsi, le basilic sacré est considéré en Inde comme un « élixir de vie (anti-âge) »; il est adaptogène, antidépresseur, antioxydant, antimicrobien et anti-inflammatoire. Pour le stress, la fatigue chronique, la dépression, TDA, TDAH, troubles de mémoire, problèmes d’estomac ou de glycémie.

Le coin du livre

Conflits et disputes dans le couple, comment les gérer?
par Yvon Dallaire | Les Éditions Québec-Livre, 2017

La vie de couple peut soulever nombre de conflits et de disputes. Non seulement Yvon Dallaire présente ici les grandes crises que traversent les couples au fil du temps, il se penche également sur les conflits insolubles au cœur de toute relation amoureuse. Fort de son expérience en tant que thérapeute auprès de couples depuis plus de 35 ans, mais puisant également dans sa propre expérience de relation de couple, il s’intéresse surtout aux façons de gérer les conflits qui éclatent au sein du couple. Il explique comment les petites différences entre les hommes et les femmes peuvent créer tout un bassin de conflits impossibles à résoudre. Nous apprécions tout particulièrement le côté réaliste et concret de ses explications et retrouvons aussi sa façon bien à lui de parler des couples heureux, ce qu’il nous avait fait découvrir dans son best-seller Qui sont ces couples heureux?, publié en 2006.

La Canalisation
par Johanne Therrien | Le Dauphin Blanc, 2017

Pour la plupart d’entre nous, la canalisation peut sembler être un phénomène assez abstrait. Pourtant, nous découvrons dans cet ouvrage qu’il s’agit plutôt d’une pratique à la portée de tous. Johanne Therrien a été infirmière durant plus de 25 ans avant de se consacrer pleinement à l’enseignement de la communication avec les êtres d’autres dimensions et de l’harmonisation énergétique. Son ouvrage est facile d’accès et propose des outils concrets pour parvenir à canaliser notamment nos guides, des êtres chers décédés et des anges. Il y est également question de la guidance et des synchronicités, en plus des limites de la canalisation et des pièges à éviter. Ce petit livre se lit rapidement, mais nous pouvons aisément nous y référer par la suite.

Écoute ton corps – Version homme
par Lise Bourbeau | Les Éditions E.T.C inc., 2017

La version originale de cet ouvrage est un best-seller depuis 1987 et elle a été traduite dans plus de vingt langues. Toutefois, comme la couverture rose était un frein aux hommes, l’auteure a décidé de réviser complètement son ouvrage en collaboration avec Jean-Pierre Gagnon, directeur des Éditions ETC, afin d’en proposer une toute nouvelle version adaptée au lecteur masculin. Cela signifie que, d’une part, tous les exemples ont été changés afin de permettre aux hommes de s’y identifier et, d’autre part, que les exercices ont été révisés afin de mieux cibler le vécu des lecteurs. La méthode est toujours aussi simple, puisqu’il suffit de lire chaque chapitre et de mettre en pratique, s’il y a lieu, les informations qui y sont offertes. Le résultat : un livre toujours fidèle à son essence, mais qui sait accompagner les hommes qui désirent, eux aussi, mieux écouter leur corps.

Un zeste d’éternité
par Jacques Salomé | Les Éditions de l’Homme, 2017

Dans Un zeste d’éternité, Jacques Salomé présente une synthèse de tout ce qu’il a appris depuis plus de 50 ans en tant que psychologue, formateur, père, mari et ami. Dans ce texte à mi-chemin entre le journal intime et l’essai, on retrouve sa poésie de toujours, sa façon bien à lui de dire les choses, avec musique et mélodie. L’ouvrage livre plusieurs réflexions sur différents thèmes, dont le pouvoir de l’écriture, la communication pour mieux vivre, le fait de devenir parent ainsi que les enfants et aussi le couple et la vieillesse. Avec humour et passion, mais aussi avec lucidité et un brin de fantaisie, l’auteur se penche également sur la souffrance, sur le changement et sur l’importance, en fin de compte, de savoir prendre soin de soi. Au fil des pages, nous découvrons un Jacques Salomé toujours aussi animé, plus vivant que jamais, alors qu’il tente une fois de plus de nous transmettre ses apprentissages et sa tendresse.

À l’école de la vie

La rentrée! Voilà un mot qui réveille une ribambelle de souvenirs. En cette période de l’année sise entre deux saisons, nous nous rappelons tous la sensation enivrante du renouveau. À la rentrée, tout était neuf : cahiers, souliers, crayons, sac d’école, classe, amis, professeur, etc. Encore aujourd’hui, comme si le temps s’était arrêté en ce beau mois de septembre, nos cœurs d’enfants vibrent devant de nouvelles possibilités. Où que nous soyons dans notre parcours, nous nous réjouissons de commencer quelque chose de nouveau, de nous donner la permission de reprendre à zéro et de redevenir un apprenti.

Alors, peut-être le jour est-il arrivé où nous sommes prêts à faire notre rentrée à la plus belle des écoles : l’école de la vie. Bien timide dans notre âme secrète, une part de nous est suffisamment éveillée pour entendre sonner la cloche et avoir l’envie irrésistible de répondre à l’appel. À ce moment même, et malgré la quantité de connaissances déjà acquises, la tête avoue ne plus rien savoir. C’est avec une humilité joyeuse que nous sentons un ardent désir de retourner sur les bancs de l’école de la vie afin d’apprendre ses leçons et de donner plein sens à notre existence.

Dès la rentrée, nous découvrons que l’école de la vie n’a pas de murs, mais un horizon de liberté; pas de devoirs, mais plutôt des permissions; ni examens ni échecs, mais des succès et des célébrations. Nous passons le portail de cette étonnante école à ciel ouvert avec la confiance que chaque expérience, chaque chose qui nous arrive n’est pas un test, mais bien une occasion de démontrer notre maîtrise de la vie. Il s’agit d’un enseignement hautement personnalisé. Qu’est-ce que je suis appelé à apprendre ici? Quel est le cadeau qui se cache sous cette difficulté qui se présente à moi? La vie invite tous ses élèves à embrasser les défis tels des possibilités, car il n’y a pas d’épreuves. C’est ainsi qu’elle enseigne ce qu’il y a à voir au-delà de l’expérience.

La vie devient vraiment une école passionnante lorsque nous réalisons que nous marchons vers le mystère de soi. Bientôt, nous ne voulons plus rater une seule journée ni une seule occasion. « Présent!… Présente! » crions nous en chœur! « Connais-toi toi-même » nous renvoie l’écho des textes anciens. La vie a soigneusement placé en chacun de nous une clé qui nous permet de faire le voyage de retour vers notre vraie nature : la clé de la compassion.

Cette compassion qui nous rend capable d’observer les évènements sans les juger et de réunir les fragments de soi oubliés çà et là tout au long de notre route. Au moyen du pardon et de la bénédiction, la compassion permet la libération de vieux schémas, de vieilles croyances et de mécanismes de défense qui ne nous servent plus. Nous passons alors d’élèves à maîtres, car nous arrivons à créer des programmes inédits, à trouver des façons de faire face aux défis quotidiens et à choisir la voie de l’amour et de la bienveillance et non celle de la peur.

L’école de la vie est une école où liberté rime avec engagement. C’est en nous engageant à devenir responsables de nos choix, de nos émotions, de nos actions, de nos pensées et de nos relations que nous trouvons notre potentiel infini. Compagnes et compagnons de l’ici et maintenant, bonne rentrée!

La ligne sans fin…

De quoi s’agit-il? Est-ce la ligne du temps (intemporelle, infinie, sans fin), la ligne tracée par les saisons qui ont un éternel recommencement ou une ligne tout court?

Oui, c’est une ligne tout court, de celles qu’on dessine d’un trait de crayon ou de plume. La première fois que j’ai tracé une ligne sans fin, elle était faite de courbes et, puisqu’elle ne doit jamais s’entrecroiser, je me suis retrouvée dans un cul-de-sac. Où aller maintenant? À force de créativité, la ligne trouve un nouveau chemin. Après un certain recul, je réalise avec un sourire que ce que j’avais dessiné était assez représentatif de ma propre vie : aucune ligne droite, mais une tonne de possibilités et de pistes d’exploration.

En pratiquant cet exercice, une personne avait dessiné une ligne droite, de haut en bas, de bas en haut, sans courbe ni croisement (sauf pour un changement de cap), une ligne droite sans accrochage. J’étais surprise, comme s’il n’était pas possible que l’on trace une simple ligne droite, comme la vie qui suit le courant.

Si la vie se vivait comme une ligne droite, ne serait-ce pas comme une ligne sans vie, sans questionnement, sans turbulences, sans cul-de-sac pour mener à l’infini? Par contre, si ma vie n’est que « courbettes », est-ce que cela ne me prendra pas plus de temps pour me rendre à destination, si destination il y a? Lorsque la ligne est droite et que, soudainement, elle se brise, elle ne sera plus jamais la même et elle donnera un autre ton au décor…

Ma fille, quant à elle, aurait dessiné une spirale partant de l’extérieur vers l’intérieur. Au centre, c’est là qu’elle se trouve, au milieu de tout ce qu’elle a construit…

Et vous, que feriez-vous?

Dans la pratique
Il est intéressant de voir jusqu’où une simple ligne peut mener la réflexion. Je vous invite à essayer! Placez devant vous une feuille blanche et une plume ou un feutre à pointe fine. Pratiquez votre rituel habituel d’ancrage comportant quelques respirations profondes. Agrippez le crayon et, là où vos yeux se posent sur la page, commencez à dessiner en laissant le plus possible votre main vous guider; tracez une ligne qui ne doit jamais s’entrecroiser. Allez-y doucement et remplissez la page.

Une fois le tracé/dessin terminé, prenez le temps d’écrire vos réflexions. Avez-vous aimé l’exercice? Pourquoi? Comment vous êtes-vous sentis pendant et après l’exercice? Quelles émotions avez-vous ressenties et comment vous sentez-vous maintenant?

Pour terminer, vous pouvez dessiner une forme par-dessus votre dessin, ajouter des couleurs à votre goût et gribouiller… Dessiner crée un contact avec l’âme et, comme vous l’aurez constaté, il n’est pas nécessaire d’être un artiste pour dessiner.

Les « spinners » : des jouets anti-stress, vraiment?

Les fameux « spinners », ces jouets qui connaissent actuellement leur pleine heure de gloire, sont-ils vraiment anti-stress? Permettent-ils vraiment de mieux se concentrer? Remplissent-ils vraiment leur promesse d’aider à contrôler l’anxiété et, de ce fait, peut-être, de favoriser également le sommeil?

Si vous connaissez la théorie de l’objet transitionnel élaborée par le psychanalyste Donald W. Winnicott, vous avez déjà une bonne partie de la réponse. En effet, selon la théorie de Winnicott, l’enfant se sert « d’objets transitionnels » pour conjurer son effroi du monde extérieur. En clair, il se sert de jouets pour calmer son anxiété devant l’inconnu. Ainsi, le jeune enfant pourra, par exemple, développer une affection indéfectible pour une peluche ou un doudou… et il aura bien du mal à s’en séparer, car c’est grâce à cet objet qu’il se sent davantage en sécurité et en confiance face à ce monde extérieur dont il ignore encore presque tout.

On peut étendre cette théorie à l’âge adulte. En effet, l’adulte n’aura peut-être pas de doudou, mais reproduira un comportement similaire avec son téléphone intelligent, son ordinateur, son marteau, son crayon, son pinceau, etc.

Somme toute, un jouet qui permet de capter entièrement l’attention d’un enfant a un effet calmant – que celui-ci soit une peluche ou un « spinner »… ce dernier obligeant l’enfant à focaliser toute son attention sur une action hypnotique, comme le font également le yoyo et la classique toupie, exemples parmi bien d’autres! Et, pour ceux qui s’attendent à ce que le « spinner » augmente la concentration des enfants en classe, cela dépend sur quel objet vous souhaitez que se porte ladite concentration! Car, en effet, un « spinner » en classe augmentera la concentration sur… le « spinner »! De sorte à faire complètement oublier le monde extérieur à l’enfant, en l’occurrence, le cours donné par le professeur! Il va donc sans dire que ce type d’exercice de « concentration » devrait plutôt se faire dans la cour d’école…

Quant au sommeil, le « spinner » peut-il y contribuer? En un sens, oui, comme toute autre activité hypnotique. Nous conseillons d’ailleurs souvent à nos clients de faire une activité hypnotique dans la pénombre s’ils n’arrivent pas à dormir la nuit… Cela peut en être une, à condition de ne pas choisir une version fluorescente ou lumineuse (surtout pas de LED, qui pourrait plutôt favoriser l’éveil), de ne pas être trop compétitif et d’être capable de lâcher prise quand la fatigue arrive. Il est effectivement préférable, pour s’endormir, de faire « spinner » un jouet que de laisser « spinner » son cerveau… Toutefois, en ce sens, des tas d’autres activités font l’affaire : il s’agit de trouver quelque chose de répétitif qui nous permet de nous concentrer sans penser, comme le tricot, ou même des activités loufoques inventées de toutes pièces, comme attraper des grains de riz avec une pince à sourcils! Vous pouvez inventer aisément votre propre méthode ou outil « anti-stress » en gardant simplement à l’esprit cette idée de concentration pour échapper au monde extérieur et de répétition pour engendrer une lassitude qui devrait favoriser l’apparition des signes annonciateurs du sommeil.

Il existe toute une gamme de moyens pour aider votre enfant, ou vous aider, à dormir! La réduction de l’anxiété passe d’ailleurs d’abord et avant tout par un bon sommeil. Des études ont même démontré que certaines personnes atteintes de TDA(H) arrivaient à en contrôler les symptômes uniquement par la prolongation de leurs heures de sommeil! S’il y a une chose à retenir, c’est certainement d’abord et avant tout que l’anxiété générale est grandement réduite quand on arrive à prendre ou à reprendre le contrôle de ses nuits!
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Guides pratiques : « Réapprendre à dormir naturellement » (Institut SOMNA, 2015) et « Apprendre à mon enfant à bien dormir naturellement » (Institut SOMNA, 2017).

Vivre en équilibre. Vivre en cohérence cardiaque

Dans notre société qui carbure à l’adrénaline, aux projets, aux défis de toutes sortes, il est très facile de perdre son équilibre. Si l’adrénaline nous fait vivre d’intenses émotions, notre corps physique et mental a besoin qu’on lui accorde un temps de repos pour qu’il retrouve cet équilibre.

Cela semble évident, mais pourtant, dans nos vies bien remplies, s’octroyer un moment de calme, un moment de récupération n’est pas une routine établie chez tout le monde.

Si vous aviez l’occasion de voir votre vie de tous les jours sur un tachogramme, une représentation graphique de votre variabilité cardiaque (Heart Rate Variation, HRV), vous verriez un tracé chaotique qui représente les accélérations et ralentissements de votre cœur qui cherche continuellement à s’adapter à vos pensées, perceptions, émotions et sentiments.

Cette activité du cœur peut se comparer à la conduite automobile : il y a l’accélérateur et il y a la pédale de freins, ce qui correspond à notre système nerveux sympathique (accélérateur) et parasympathique (frein). Pour s’adapter à la route, nous avons besoin des deux!

Lorsque l’on entre en cohérence cardiaque, c’est comme si on déconnectait le système nerveux de l’environnement (préoccupations, soucis, etc.) le temps de permettre au cœur et au cerveau de retrouver leur équilibre, tel que le démontre le tracé ci-dessous :

Les effets sur la santé physique (meilleure tension artérielle, renforcement du système immunitaire, meilleur sommeil, entre autres) ou mentale (meilleures relations interpersonnelles, meilleures concentration et mémorisation, par exemple) ont été démontrés scientifiquement.

Comment faire pour produire cet équilibre?
Par la respiration. Mais pas n’importe laquelle! Celle que je propose est la résonance cardiaque, ce qui signifie une synchronisation entre la fréquence respiratoire et la fréquence cardiaque qui produit de la cohérence cardiaque.

L’approche est extraordinairement simple, et facile à pratiquer, d’autant plus qu’il existe moult logiciels* pour nous y aider. C’est vrai qu’elle est simple, mais… elle ne nous sert que si nous la pratiquons régulièrement! C’est exactement comme les repas. Nous avons besoin de manger tous les jours, car nous ne pouvons pas faire le plein de nourriture le lundi et vivre toute la semaine sur nos réserves, n’est-ce pas?

En pratiquant la résonance cardiaque une quinzaine de minutes tous les jours, on crée une empreinte, un endroit neutre qui nous permet de prendre la vie avec recul. Voici le protocole à observer :

Pour commencer, acceptez de mettre toute préoccupation de côté pour quelques minutes. Acceptez que vos soucis puissent attendre un peu, le temps nécessaire au cœur et au cerveau de retrouver leur équilibre, leur intimité.

• Prenez deux respirations lentes et profondes.
• Focalisez votre attention sur la région du cœur ou sur votre ventre tout en inspirant tranquillement sur cinq secondes : 1-2-3-4-5.
• Prenez le temps de ressentir votre expiration sur cinq secondes : 1-2-3-4-5.
• Prenez conscience du plaisir de respirer, du confort que vous parvenez à obtenir simplement en inspirant et en expirant.

Afin de favoriser la mise en place d’une pratique régulière de résonance cardiaque, je vous suggère de choisir la routine qui vous convient le mieux parmi les suivantes :
• 15 minutes le matin, au lever, avant de démarrer la journée;
• 3 x 5 minutes (avant les repas);
• 2 x 10 minutes (le matin et vers 16 h).

Pour conclure, un cadeau : cinq minutes de résonance cardiaque = cinq heures de « dé-stress ». En effet, des recherches en neurobiologie démontrent que, lorsqu’une pratique quotidienne de cohérence cardiaque est établie, le cœur et le cerveau sont en harmonie pour face aux situations de la vie. C’est donc une excellente solution pour partir ou repartir du bon pied durant toute la journée!

*Logiciels de résonance cardiaque : – IPhone : RespiRelax
– Android : macoherencecardiaque
À lire : – Cohérence cardiaque 365, Dr David O’Hare
– Cohérence cardiaque : Nouvelles techniques pour faire face au stress, Dr Charly Cungi et Claude Deglon

Anxiété et contact avec soi

L’anxiété est un sujet de conversation très populaire depuis plusieurs années. Qui peut prétendre n’avoir jamais ressenti d’anxiété dans sa vie? Selon les données les plus récentes de Santé Canada, l’anxiété touche environ la moitié de la population.

Tout le monde peut éprouver de l’anxiété. Il est même normal d’en vivre un peu à l’occasion. Mais qu’est-ce que l’anxiété? L’anxiété est une émotion désagréable qui combine des symptômes physiques (tachycardie, palpitations, respiration difficile, sueurs, tremblements, étourdissements, mains moites, tensions musculaires) et des pensées anxieuses (inquiétudes, ruminations, obsessions, doutes, craintes). Elle constitue une réaction émotive que provoque l’appréhension d’évènements pénibles. Elle remplit une fonction très importante : reconnaître le danger et y réagir. Elle est universelle et adaptative, c’est-à-dire que tout le monde est anxieux à un moment ou à un autre.

L’anxiété est une émotion causée par une menace ressentie, qu’elle soit réelle ou non. Le simple fait de la percevoir est suffisant pour déclencher l’émotion. Puisque l’anxiété est, comme on l’a déjà dit, une émotion désagréable, nous déployons d’importants efforts pour en réduire l’intensité. Lorsque ces efforts portent fruit et font disparaître la perception de menace, l’anxiété diminue, et nous retrouvons un état d’équilibre.

Imaginez que vous deviez traverser un pont. Il n’y a aucun risque à emprunter la voie de droite en raison du garde-fou. Vous ne risquez pas de tomber à l’eau avec la voiture. Le garde-fou vous semble solide, et vous avez confiance. Vous ne présentez aucun signe d’anxiété et vous pouvez même traverser sans trop y penser.

Mais qu’arriverait-il si vous deviez traverser un pont n’ayant pas de garde-fou? Vous préféreriez peut-être emprunter un autre pont, mais il n’y en a pas d’autre. Alors, vous le traverseriez sans doute en restant le plus au centre possible. Ai-je besoin de décrire le degré d’anxiété que vous éprouveriez durant cette traversée? Plus le pont serait étroit, plus votre perception du danger serait critique et plus le degré d’anxiété serait élevé. Cette anxiété disparaîtrait une fois le pont traversé. Mais, il va falloir revenir! C’est donc dire qu’il va vous falloir traverser de nouveau ce même pont. Vous allez anticiper le retour. S’installera alors une anxiété d’anticipation.

Cette allégorie définit tout de même bien notre société. Dans la vie, comme sur ce pont, nous avons besoin de balises claires et solides qui marquent clairement le chemin à suivre. Ces balises nous permettent de mieux discriminer le bien du mal et, ainsi, savoir que nous sommes sur un chemin sécuritaire. Ce sentiment de sécurité est l’antithèse de l’anxiété.

Sans balises, il devient difficile de bien orienter nos actions. Conséquemment, nous avançons dans la vie sans trop nous poser de question. Cette façon de faire peut convenir à court terme, mais viendra le jour où un sentiment de vide nous habitera.

Il est souvent facile de nommer ce que nous ne souhaitons pas. Çà l’est moins lorsque vient le temps de nommer ce que nous souhaitons. De là l’importance de prendre du temps pour soi. Pas du temps pour exécuter des tâches, s’occuper des enfants ou autre. Juste du temps pour soi. Du temps qui sert à entrer à l’intérieur de soi, ne serait-ce que pour reprendre contact avec soi. Ainsi, le véritable soi pourra émerger, un peu comme si notre essence émergeait par le biais de nos habitudes.

En respectant notre véritable soi, nous mettons en place nos balises. Ainsi, nos choix de vie sont en phase avec nous-mêmes, ce qui nous indique que nous sommes sur la bonne voie, laissant de fait moins de place à l’anxiété.

Le savoir-faire et le savoir-être : où est la différence?

Pour moi, le plus important dans la vie ne se limite pas à ce que je fais. Il y a aussi l’état de conscience dans lequel je suis lorsque je fais quelque chose. Je m’explique : je fais du ménage, je conduis ma voiture et je prépare un repas. Trois exemples qui s’inscrivent dans le savoir-faire.

Le savoir-faire est la mise en application de ce que j’ai appris et de ce que je maîtrise; la manifestation, donc, de mes connaissances et compétences. Je sais comment faire le ménage, conduire ma voiture et préparer un repas.

Mais dans quel état de conscience suis-je lorsque je fais tout cela? Qu’est-ce qui m’habite pendant que je FAIS? Est-ce que je fais du ménage avec rage, frustration, apitoiement, découragement? Est-ce que je conduis ma voiture avec impatience et peur ou avec sérénité et paix? Est-ce que je prépare un repas dans la joie ou dans la colère?

Ces questions mènent incontestablement vers le savoir-être que j’explique de la façon suivante : quand je FAIS quelque chose, qui SUIS-je? Suis-je une personne frustrée, attristée, peinée, enragée, pessimiste ou une personne joyeuse, calme, optimiste, en paix? Quand nous vivons de la colère, nous SOMMES colère. Quand nous expérimentons la paix, nous SOMMES paix. Quand nous nous sentons joyeux, nous SOMMES joie.

Bref, un état de conscience est un ensemble d’émotions, de pensées et de réactions physiques résonnant les unes avec les autres et créant ainsi un tout cohérent. Il peut être lumineux comme la paix et la joie ou sombre comme la peur et la haine.

Il faut également comprendre que chaque état de conscience a une incidence sur nous. Un état de conscience négatif aura un effet non épanouissant, contraignant et non expansif qui fait baisser notre taux vibratoire et affecte notre système énergétique. Tandis qu’un état de conscience positif contribuera à l’épanouissement et à l’expansion de notre énergie et de notre aura.

Comme il serait agréable de toujours ÊTRE paix, amour, joie et sérénité! Sachez que c’est possible. Pour y arriver, il faut faire deux choses : cesser de refouler les émotions désagréables et faire taire, l’espace d’un instant, le cerveau masculin rationnel qui a tendance à dominer le cerveau féminin émotif. En réali¬sant ces deux choses, nous rendons possible une collaboration entre le féminin et le masculin.

Je terminerai en disant que je comprends qu’il est parfois inconfortable de ressentir certaines émotions, mais sachez que ce passage obligé est la porte d’entrée vers l’authenticité qui permet la transformation de nos souffrances en lumière. Et, de grâce, ne vous sous-estimez pas. Sachez que le Divin nous a donné les outils nécessaires pour transformer ces souffrances. Il n’en tient qu’à vous d’utiliser ces outils de concert avec le Sacré.