Le piège de la rationalisation de nos émotions

La rationalisation est un méca­nisme défensif qui consiste à faire appel inconsciemment à la raison pour résoudre des problèmes d’ordre émotif ou affectif. Autrement dit, nous rationalisons parce que nous avons peur de l’émotion qui surgit et que nous n’acceptons pas de la laisser vivre. C’est un des mécanismes de défense les plus utilisés dans les relations humaines. En effet, il bloque le processus relationnel parce qu’il décroche l’individu de son vécu et de lui-même.

Comment se manifeste la rationalisation? Nous utilisons inconsciemment ce procédé défensif lorsque nous contenons nos émotions pour entrer dans la justification, la généralisation, l’explication, l’intellectualisation, la morale. Il y a, dans certaines manifestations de la rationalisation, une tendance à exercer un pouvoir sur l’autre; en effet, celui qui généralise et inter­prète se présente très souvent comme le détenteur de la vérité. La rationalisation exprime aussi un certain manque de confiance en soi. L’émotion étant le cœur du processus relationnel, il est évident qu’exprimer ses émotions, par le fait même, manifester son essence et sa différence, ce qui suppose une capacité à s’aimer assez pour être à l’écoute de soi et à se reconnaître suffisamment pour se manifester tel que l’on est dans sa subjectivité profonde. 

L’intervention de la raison a, bien sûr, sa place dans toute démarche d’organisation, de structure, de pla­nification, de conscientisation sans lesquelles notre vie serait chaotique, désordonnée, déréglée. Toutefois, dans le monde des émotions, qui ne relève pas du domaine de la raison, elle n’est utile que pour nous aider à comprendre notre structure relationnelle, et surtout pour nous permettre de comprendre notre vécu émotif dans l’ici et maintenant de la relation. Dans ce dernier cas, la raison travaille en harmonie avec l’émotion plutôt que de se couper d’elle par la rationalisation. En tant qu’intervention défensive, la rationalisation a pour effet de fausser la réalité, de déplacer la cause des problèmes et de couper, du moins pour un certain temps, les liens de la relation. 

Un autre danger de la rationalisation est qu’elle peut nous conduire dans des systèmes qui nous servent de croyances. Parfois, à force de justifications et d’explications, nous nous servons à nous-mêmes et aux autres des arguments rationnels que nous finissons par croire et par prendre pour des vérités absolues. Certaines personnes, dans le but de fuir l’émotion qui les fait souffrir, finissent par se faire croire à elles-mêmes, par exemple, qu’elles ne sont pas émotives, qu’elles n’ont pas besoin d’amour ou qu’elles n’ont peur de rien, ou même qu’elles ne sont pas du tout défensives. Cette attitude les rend rigides, fausses et impersonnelles et rend impossible toute relation authentique.

Pour échapper à la souffrance, l’humain utilise plusieurs moyens de rationalisation. Lorsqu’ils inter­viennent de façon inconsciente, c’est-à-dire en tant que mécanismes de défense, les moyens de rationalisation ont un effet positif temporaire parce qu’ils favorisent la servitude plutôt que la libération. C’est le cas de toutes les techniques qui ont pour objectif la maîtrise des émotions. Ces techniques de rationalisation ont le même effet sur la relation que la plupart des médicaments chimiques sur le corps. Elles anesthésient la douleur pour un temps, mais n’en travaillent pas la cause. Les techniques de maîtrise du vécu émotif et de pensée positive, de même que certaines pratiques de nature spirituelle, ne sont d’un secours inestimable que si elles ne sont pas utilisées en tant que systèmes défensifs de rationalisation de la souffrance, mais comme moyen de création. Autrement, elles coupent l’individu de lui-même et lui enlèvent la possibilité de mieux se connaître et de découvrir la puissance libératrice et créatrice de son monde émotif. 

Les exemples de rationalisation sont nombreux. Chaque fois qu’on géné­ralise, qu’on moralise, qu’on interprète les autres, qu’on se justifie ou qu’on sent le besoin de s’expliquer dans une situation porteuse de conflit, on perd contact avec le vécu et, conséquemment, avec l’autre. La rati­onalisation, bien que personne n’y échappe, mérite d’être conscien­tisée afin d’assurer des relations vraies, saines, intenses et longues. Les difficultés relationnelles naissent en grande partie d’attitudes défensives qui coupent la communication.

Réaliser ses projets et ses rêves

Voudriez-vous vivre une transformation vers le bonheur? C’est possible. Je vais vous dire comment y arriver, mais d’abord, je vais vous dire de quelle façon j’ai vécu ma transformation personnelle.

Je crois en la théorie des petits pas, qui prône le fait de progresser chaque jour. J’ai travaillé sur moi en lisant, en suivant des formations et en écoutant des livres audios. Mes changements se sont manifesté lentement, mais sûrement. Peu à peu, j’ai gagné de la confiance en moi, du leadership et un sentiment d’enthousiasme qui est aujourd’hui démesuré. 

La plus grande découverte qu’a fait l’humanité
Tout progrès s’explique par la loi de l’exponentielle. C’est la plus grande découverte qu’a fait l’humanité (Albert Einstein). Au début, les progrès se font lentement, mais tout s’accélère grâce au temps. Les progrès de notre civilisation se sont faits de façon exponentielle. Avant, le progrès arrivait à pas de tortue, mais aujourd’hui, le progrès arrive à la vitesse grand V. 

La croissance du portefeuille bour­sier se fait de façon exponentielle.. C’est pourquoi les riches deviennent plus riches.

Je veux appliquer la loi de l’exponen­tielle à la croissance personnelle. Si vous investissez en vous, les progrès seront exponentiels après plusieurs années.

Vivre sa transformation
Le secret pour vivre une transformation de soi durable est de faire de la croissance personnelle. C’est de travailler plus fort sur soi qu’à son travail. 

Deux personnes pourraient avoir une vie identique, mais si l’une fait de la croissance personnelle, son interprétation sera tout autre. Cette personne sera plus positive, plus joyeuse et plus sereine face aux défis de la vie que l’autre personne qui n’a pas fait de croissance personnelle. 

Les gens surestiment la valeur de l’expérience et sous-estiment la valeur de la croissance personnelle. Des gens vont penser que leurs expériences de la vie leur donnent un avantage sur les plus jeunes. Sauf que s’ils ne font pas de croissance personnelle, comment feront-ils pour en tirer des leçons?

J’ai lu plus de 40 biographies, et le dénominateur commun est que les personnes dont il y est question ont fait de la croissance personnelle. Elles ont préféré faire ce qui est difficile pour avoir une vie facile que de faire ce qui est facile pour avoir une vie difficile. 

Agir
Bien qu’on travaille sur soi, il importe d’agir. Les expériences permettent de récolter ce que l’on a semé dans son esprit. Les expériences permettent d’aiguiser ses raisonnements qui mènent vers le bonheur. 

Tout se passe entre les deux oreilles. C’est pourquoi si vous voulez vous transformer, vous devez faire de votre éducation votre priorité dans la vie. On continue d’étudier après l’école, et ce, même quand on a 90 ans.

Un jour à la fois…

Le pendule vient de basculer vers l’intensification, laquelle incite à poser un geste concret pour la protection de notre environnement. La nature vient de parler haut et fort. Ce n’est plus quelque part ailleurs, c’est maintenant dans notre cour. L’époque dominée par les climato-sceptiques est maintenant révolue. Il fallait le voir et le vivre pour le croire. Une petite fin du monde est devant nous. Beaucoup de ce qui était ne sera jamais plus comme avant. La nature a parlé ici… et pourtant, depuis si longtemps, on nous a parlé de ses souffrances. Mais bon, c’est un peu comme l’écoute des symptômes de notre propre corps : notre sensibilité et notre écoute sont défaillantes. Pourquoi donc?

Dorénavant, place aux visionnaires, aux rêveurs, aux tisseurs du renouveau qui habitent en chacun de nous. La saison est fertile pour agir et semer une graine. Pourquoi ne pas en profiter pour ajouter à votre geste délicatesse et sensibilité pour l’amour de l’humanité et de la nature, pour une reconstruction harmonieuse et durable ou simplement pour que le meilleur soit possible. 

Comme pour la rivière qui coule, notre chemin collectif continue d’évoluer sur ce précieux joyau qu’est notre demeure, notre très chère Terre-Mère.

Un bel été à tous, un jour à la fois…