Le négatif d’être positif

On dit souvent qu’il faut être positif dans la vie et voir le bon côté des choses. Pourtant, à la suite d’une séance privée de techniques de respiration neurologique, une patiente me confiait qu’elle avait réalisé que dire des choses négatives lui avait fait le plus grand bien. En exprimant des choses négatives mais vraies, elle était libérée de la pression d’être parfaite. Quel soulagement! On oublie souvent d’admettre où nous sommes, hélas!…

C’est en prenant conscience, en reconnaissant et en acceptant ce qui se passe en ce moment que nous bâtissons une fondation solide pour avancer dans la vie. Nous avons le droit de dire les vraies choses sans embellir ni déformer la réalité.

Prendre conscience
Nous ne pouvons pas résoudre un problème dont nous ne sommes pas conscients. En voulant être positif, nous passons à côté de ce qui se passe réellement. Il ne s’agit même pas d’être positif ou négatif dans la vie, mais bien d’être réaliste. Il y a la réalité psychologique que nous nous créons, et il y a la réalité qui est indépendante de notre perception du moment et de ce que nous voudrions voir.

Voici comment j’en fais prendre conscience à mes patients.

Isabelle est étendue sur le ventre. Je vois qu’elle respire bien dans le bas du dos et dans le haut du dos, mais pas au milieu (entre les omoplates). Malheureusement, elle n’en est pas consciente et, qui plus est, elle croit que tout va bien. Je place ma main à l’endroit où la respiration n’est pas adéquate et demande à Isabelle d’inspirer sous ma main pour qu’elle en prenne conscience. Tout bouge — bassin, hanches, bas du dos, haut du dos — sauf la zone qui nous intéresse. Je lui demande donc de n’inspirer qu’à cet endroit, nulle part ailleurs. Encore une fois, elle en est incapable, même si elle essaie de toutes ses forces. Sauf que, cette fois, elle en prend conscience.

Reconnaître
Nous avons le droit d’être imparfaits. Connaître ses faiblesses est une grande qualité. Cela n’est pas négatif mais réaliste. Une preuve de puissance intérieure est d’être vulnérable sans que cette vulnérabilité ne cause d’inconfort. Pour cela, il faut reconnaître où nous sommes.

Isabelle n’était pas encore prête à reconnaître qu’elle était faillible. Je lui demande donc de dire la phrase : « Ici, ça ne respire pas » et d’inspirer. Elle s’exécute à contrecœur et, comme par magie, la respiration devient tout à coup harmonieuse dans le milieu de son dos.

Cependant, le mental est puissant. Isabelle me dit que cette phrase est négative et que ce n’est pas vrai : elle est capable d’accomplir tout ce qu’elle désire. D’accord. Cette fois, je lui demande de dire la phrase : « Ici, ça respire très bien » et d’inspirer. Rien ne bouge. C’est à cet instant qu’un déclic se fait dans son esprit. Elle reconnaît à ce moment-là qu’elle n’est pas parfaite et que son corps peut agir ou non indé­pendamment de son positivisme.

Accepter
C’est à cette étape que l’on accepte la situation telle qu’elle est. Pas comme on voudrait qu’elle soit. Dans l’acceptation, nous devenons réalistes. Nous réalisons à quel point nous avons tenté d’éviter la douleur ou la souffrance en déformant la réalité. Nous ne nous jetons plus de poudre aux yeux pour ne pas voir.

Isabelle accepte donc qu’elle est imparfaite et qu’elle a le droit de l’être. Un poids de moins sur ses épaules. Puis, elle inspire une dernière fois dans le milieu de son dos en disant et en acceptant la phrase : « Ici, ça ne respire pas ». Son corps se met à respirer de façon uniforme dans tout son dos. Comme s’il disait : « Enfin, Isabelle m’a compris. »

En terminant, c’est en prenant conscience, en reconnaissant et en acceptant réellement où nous sommes en ce moment que nous construisons une fondation solide pour avancer. Bonne route!

La mort, une étape de vie

La mort est une réalité que chacun de nous aura à vivre un jour. Nous désirons tous avoir la mort la plus douce et la plus rapide possible, sans souffrance. Mais savons-nous vraiment ce dont nous avons besoin pour vivre cette transition en harmo­nie et sans crainte?

1-D’abord, réglez immédiatement ce qui vous tracasse.
Vous avez eu un malentendu avec un membre de votre famille ou un évènement ne s’est pas produit comme vous l’auriez espéré et vous ressentez de la colère à ce sujet? Discutez de vos sentiments et émotions avec les gens que vous aimez. Ne gardez pas ce poids à l’intérieur de vous. Les gens croient que, lors de leur décès, toute cette charge s’effacera, mais c’est une erreur. Le bagage de la personne part avec elle lors de son décès et, si celui-ci est lourd pour cette dernière, il peut l’empêcher de grandir et de continuer son chemin. Ne remettez rien à plus tard, faites-le maintenant.

2-Quel serait pour vous le plus beau paysage qui soit?
Le lieu de détente par excellence? Prenez le temps de le visualiser entièrement. Sentez le souffle du vent sur votre peau, entendez les oiseaux chanter, l’eau ruis­seler derrière vous. Ressentez-le comme si vous y étiez. Dites-vous maintenant que c’est en ce lieu que vous irez lors de votre décès. Cela peut vous sembler bizarre mainte­nant, mais un grand nombre d’âmes restent au niveau de la terre et revivent continuellement les mêmes évènements entourant leur décès sans se douter qu’elles ont bel et bien quitté cette vie. Imaginez la frayeur vous enveloppant lorsque, sans savoir pourquoi, vous remarquez que plus personne ne vous entend et ne réagit à votre présence. Certains décès surviennent de façon rapide et même tragique. De cette façon, vous saurez. Faites-vous ce cadeau, à vous et à vos proches.

3-Parlez de la mort sans crainte.
Quelle est votre réaction lorsqu’un de vos proches est malade et que vous savez qu’il quittera cette vie? Même suite à ses demandes, parler de la mort demeure un sujet tabou. Nous préférons nier la perspective du décès de la personne que nous aimons en tentant par tous les moyens de l’encourager, plutôt que d’en parler ouvertement avec elle. Contrairement à la croyance, le fait de parler de la mort ne décourage pas la personne, au contraire. Cela lui donne la confiance nécessaire pour réussir cette transition avec foi et bien-être.

4-Soyez ouverts
Permettez à la personne de partir sereinement. Beaucoup d’âmes refusent de partir pour un proche. Jamais je ne vous conseillerais de couper complètement tout contact avec une personne que vous aimez; je vous conseillerais simplement d’accepter que le temps pour elle est maintenant venu de continuer son chemin vers une autre dimension. L’empêcher de le faire ne ferait que retarder son cheminement et le vôtre. Par contre, les émotions­ à ce moment sont tout à fait normales et saines; ne les retenez surtout pas à l’intérieur de vous. Ne vous gênez pas pour rechercher toute l’aide nécessaire pour traverser cette épreuve. Vous en valez la peine.

5-Vous vous demandez de quelle façon vous réagirez lors de votre décès?
La réaction lors du décès est très souvent la même. Le décès étant, lui-même, une nouvelle étape majeure de votre vie actuelle.

Maintenant que vous savez, faites-vous, ainsi qu’à vos proches, ce merveilleux cadeau qu’est l’acceptation. De cette façon, vous profiterez sainement de chacune des précieu­ses minutes qui vous sont offertes chaque jour avec notre GRANDE mère la terre.