Maître guérisseur!

Notre société actuelle vit avec la croyance que nous sommes « toute puissance ». Nous croyons détenir une suprématie sur tout ce qui nous entoure incluant notre environnement et pouvoir exploiter ces ressources comme bon nous semble.

Ce n’est évidemment pas l’opinion de tous, mais disons que dans l’ensemble, le portrait général est peu radieux. Malheureusement (ou peut-être heureusement), tous ces abus que nous avons infligés à notre planète par ignorance ou par recherche de pouvoir viennent aujourd’hui nous bousculer et nous obliger à changer notre regard et nos habitudes.

Sommes-nous vraiment conscients de l’interrelation qui existe entre notre environnement et nous? Réalisons-nous seulement à quel point la détérioration de nos forêts, l’épuisement des ressources naturelles, la détérioration de la qualité de nos réserves d’eau, le développement urbain, la dénaturation des aliments que nous consommons et la pollution de l’air que nous respirons nous conduisent vers la détérioration de nos propres vies? Je me souviens avoir été profondément touchée la première fois que j’ai lu ce proverbe cri qui disait :

« Lorsque le dernier arbre sera abattu, lorsque la dernière rivière sera souillée, lorsque le dernier poisson sera capturé, seulement alors réaliserons-nous que l’argent ne se mange pas. »

Nul désir pour moi de verser dans le défaitisme ou la moralisation, bien au contraire, j’aimerais prendre ce moment pour faire revivre dans vos cellules cette union indispensable à la terre et son impact sur notre vie quotidienne.

Projetons-nous quelques instants pour nous rappeler l’état de bien-être que nous éprouvons après une journée en forêt. Cette grande légèreté, cette joie simple, cette paix d’esprit qui envahit chacune de nos cellules sous l’influence de l’effort physique qu’a fourni notre corps, de l’air que nous avons respiré, de la beauté que nous avons côtoyée, des sons harmonieux de l’eau et des oiseaux que la nature nous a si généreusement offerts. Nous avons pris le temps de nous unir à notre environnement, de nous en imprégner et nous en sommes ressortis réénergisés.

Que s’est-il passé pendant ces quelques heures?
Les arbres ont émané leur parfum et leur essence pour favoriser notre propre guérison, ils ont transformé l’air que nous respirons en le rendant encore plus pur et plus vibrant. Ils ont intensifié notre relation à la terre et permis de nous sentir unis à tout ce qui vit. Pendant ce temps, le soleil favorisait la guérison de nos cellules en stimulant la production de plusieurs vitamines dont la vitamine D essentielle à notre corps, il venait raviver notre feu intérieur et stimuler notre élan vital. Le petit ruisseau que nous avons longé, lui aussi jouait son rôle essentiel. Il produisait des ions négatifs pour intensifier la qualité de l’air que nous respirions, il permettait à toute la faune environnante de vivre et de créer la vie. Il permettait de maintenir un taux d’humidité dans l’air et permettait à la vie de circuler.

À l’heure du dîner, qu’avons-nous mangé? Étions-nous conscients de la relation qui existe entre nous et les aliments mangés, leur impact sur notre santé? Comment peut-on croire qu’en ingérant des aliments dénaturés, qui ont poussé dans des sols déséquilibrés et appauvris, fertilisés chimiquement, que ceux-ci puissent nous procurer les nutriments essentiels pour que notre corps puisse se mouvoir aisément et légèrement et nous fournir la vitalité dont nous avons besoin pour fonctionner dans la vie quotidienne?

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi tant de gens sont portés vers les aliments riches en sucres et les stimulants de toutes sortes? Le corps cherche désespérément à répondre à un besoin énergétique qu’il ne trouve plus dans son alimentation. Par contre, en consommant ces stimulants, il ne nourrit pas son organisme et au contraire, l’entraîne dans un épuisement et une surconsommation entraînant les maladies dégénératives et tous les déséquilibres métaboliques qu’on connaît aujourd’hui.

La qualité des aliments dépend directement des sols dans lesquels ils poussent, des conditions de culture et de récoltes, des transformations qu’ils subissent ou non avant de se rendre jusque dans nos assiettes. Prendre soin de la terre, c’est aussi prendre soin de ce qui se retrouvera tôt ou tard dans notre estomac.

L’air que nous avons respiré pendant cette balade, était rempli de « prana » offert généreusement par les arbres et venait oxygéner chacune de nos cellules, favorisant le transport des nutriments vers nos organes. Il venait ainsi modifier notre rythme vibratoire et amener un moment de calme et de paix nous permettant de nous ouvrir à l’univers plus subtil qui nous entoure et auquel souvent nous ne portons aucune attention. Cet espace intérieur, c’est l’espace où nous pouvons accueillir l’inspiration et la créativité. Quel bonheur de se retrouver dans ces espaces, vous ne trouvez pas?

Ce qui est important aujourd’hui c’est de devenir conscient de cette relation qui existe entre la nature et nous, une relation d’interdépendance qui peut modifier notre vie bien au-delà de ce que nous pouvons imaginer, nous propulser dans des états de paix, de plénitude, de santé à tous les niveaux et, en prime, créer un sentiment d’union avec la vie. C’est en se faisant du bien qu’on peut sauver et transformer notre planète.

Le printemps, saison de renouveau

Deux grandes catégories d’éléments influencent notre santé et notre bien-être. Ce sont, d’une part, les facteurs intrinsèques et, d’autre part, les facteurs extrinsèques. Par intrinsèques, nous entendons l’ensemble des décisions que la personne prend et qui affectent son corps et son esprit, tel, par exemple, la nourriture, les exercices et le repos. Parmi les facteurs extrinsèques, notons l’abondance et le degré de pureté de l’air et de l’eau, la disponibilité d’aliments de qualité et les saisons.

Durant la saison froide, le froid, la neige et, surtout, le manque de soleil nous affectent. Il est donc naturel qu’au sortir de l’hiver l’on se sente davantage fatigué, terne et dévitalisé. Il nous tarde de mettre de côté manteaux, bottes et foulards pour profiter pleinement du printemps qui arrive.

Le printemps, c’est bien connu, c’est l’époque du renouveau. La nature impose aux végétaux et aux animaux – dont nous sommes – la nécessité de se « refaire », de littéralement rajeunir.

Pour se débarrasser des toxines hivernales et préparer son organisme à la nouvelle saison, il n’existe rien de mieux que quelques jours de jus de fruits et légumes frais ou de jeûne. Simple, facile et bienfaisante, ce type de cure procure une merveilleuse sensation de légèreté et de renouvellement. Voilà une belle occasion de profiter pleinement du retour du soleil pour retrouver la forme physique et mentale porteuse de joie de vivre.

Le stress, le surmenage et les excès encrassent les cellules de l’organisme; la malbouffe, la pollution et le manque de soleil rendent notre organisme acide et intoxiqué. Pendant le jeûne, le corps procède à un puissant et efficace autonettoyage dont les effets bénéfiques se font rapidement sentir. Connu et pratiqué depuis des siècles un peu partout dans le monde, le jeûne est la méthode de purification par excellence. Elle permet au corps d’éliminer ses excès de toxines et aux cellules et aux tissus de se régénérer et de rajeunir. Rien n’égale le rajeunissement cellulaire et musculaire qui se produit pendant le jeûne. Celui-ci constitue une sorte de « mise à jour » du corps qui retarde d’autant le processus de vieillissement.

Tout notre corps se ressent de la vie trépidante que nous menons. Le jeûne étant avant tout un repos complet de l’organisme, il lui donne l’opportunité de se reposer. Le cœur, les poumons, le cerveau, les systèmes nerveux et digestif, en fait tous les organes vitaux fatigués ou amoindris en profitent pour récupérer leurs forces et consolider leur structure. Et ce sans souffrance et sans effort de notre part.

À notre époque de technologies de la communication, nous sommes sollicités de toutes part et en tout temps pour manger des aliments dénaturés et à nous en gaver. En cessant temporairement l’ingestion de nourriture, le corps a l’occasion de digérer les excès nutritifs. Le phénomène de l’autolyse qui s’effectue alors naturellement permet d’éliminer les toxines, de reconstituer les réserves énergétiques et de réparer l’usure tissulaire.

Notre corps accomplit quotidiennement un énorme travail d’élimination. En raison de nos excès de table et de la piètre qualité de la nourriture apprêtée à grand coup de colorants, d’agents de conservation, de sel et de sucre, combinée aux abus de café, d’alcool, de médicaments et produits chimiques que nous absorbons, notre organisme, débordé, est incapable d’éliminer tous les déchets. Les toxines s’accumulent, provoquent fermentation et putréfaction et finissent par être emmagasinées dans nos tissus et nos organes. C’est ce qui explique le manque d’énergie, le vieillissement prématuré et la plupart des maladies.

Grâce au jeûne, l’organisme reprend le dessus et se débarrasse des poisons retenus. Les fonctions excrétoires du corps peuvent alors mener à bien leur travail d’élimination de surplus de toxines.

En plus de purifier le corps, le jeûne éclaircit l’esprit. L’on est alors en mesure de prendre des décisions plus éclairées et de faire de meilleurs choix. Voilà pourquoi toutes les religions, sans exception, le préconisent. Croyez-vous que Jésus savait ce qu’il faisait lorsqu’il a jeûné dans le désert?

Pour vous renouveler et permettre à celui ou celle que vous aimez de se renouveler à l’arrivée du printemps, offrez-vous et offrez-lui le cadeau ultime de la santé, du bien-être et de la joie de vivre : une cure de jeûne et de repos. Il n’en tient qu’à vous de décider ou non de vous renouveler!

Le printemps et l’urgence d’une diète miracle pour perdre du poids

Avec l’arrivée des belles journées printanières, plusieurs personnes sont pressées d’entreprendre une diète miracle pour perdre quelques kilos pour l’été. La vérité est que l’on n’improvise pas un programme de nutrition pour atteindre un tel objectif. Il y a plusieurs points à considérer avant de se lancer dans un tel projet. Tout d’abord, vous devez vous fixer des objectifs clairs et réalistes. Voici quelques questions auxquelles il est important de répondre :

Combien de kilos voulez-vous perdre? Combien de temps et d’argent êtes-vous prêt à consacrer? Quel est votre besoin en calories chaque jour (dépense énergétique selon votre travail et vos activités physiques)? Êtes-vous en santé? En d’autres mots, avez-vous l’énergie pour suivre un tel programme? Avez-vous vraiment besoin de perdre du poids?

Si vous n’avez pas fait faire une bonne analyse de votre situation, vous risquez d’être déçu des résultats. Le programme destiné à un individu souffrant d’obésité, par exemple, sera différent de celui qui n’a que quelques kilos à perdre.

Une consommation adéquate d’aliments
Votre programme ne doit pas consister en une série de privations inhumaines qui vous amènent constamment au bord de la crise d’hystérie. Il devrait plutôt vous permettre d’améliorer vos habitudes alimentaires, tenant compte de vos goûts et de vos aversions. Un programme bien conçu vous assure une consommation adéquate d’aliments vous garantissant que tous vos besoins en glucides, en protéines et en lipides sont comblés. Il est non moins important de veiller à ce qu’aucune carence en vitamines et en minéraux ne soit créée par un régime maison.

Conserver sa masse musculaire
Chez l’individu ayant un travail physique tout comme chez le sédentaire, le programme doit veiller à conserver la masse musculaire existante. C’est-à-dire être prudent en ce qui concerne la réduction drastique de calories. Il faut donc veiller à ce que l’apport en protéines soit suffisant pour permettre cette conservation.

La santé dans le sang
Selon l’expérience clinique menée par le Dr Peter J. D’Adamo, une alimentation selon les groupes sanguins suffit pour obtenir des résultats concrets : augmentation de la digestion et de l’assimilation, une meilleure réponse immunitaire et ce qui n’est pas négligeable, une diminution des symptômes reliés aux intolérances alimentaires. Des révélations étonnantes qui prouvent que l’étude des groupes sanguins peut nous aider à mieux gérer notre poids et notre santé.

Voici quelques suggestions selon votre type :

Groupe « O »
Consommer beaucoup de protéines (animales et végétales).
Éliminer le blé et diminuer la consommation de grains.
Vous inscrire à un programme régulier d’exercices aérobiques.

Groupe « A »
Vous devriez être végétarien.
Vous inscrire à un programme d’exercices plus doux (yoga, thaï chi).
Pratiquer des exercices de relaxation et méditer.

Groupe « B »

Vous devriez avoir une diète très variée, incluant la viande. Vous êtes le seul groupe qui tolère bien les produits laitiers.
Vous inscrire à un programme d’exercices modérés.

Groupe « AB »
Vous avez la plupart des bénéfices et des intolérances des groupes A et B.
Pratiquer des techniques de relaxation.
Vous avez un bon système immunitaire.

Quel comportement choisirez-vous?
Il est toujours exigeant pour une personne d’entreprendre un programme en vue d’une perte de poids. La connaissance de soi est une motivation pour vaincre une fois pour toute l’obésité et améliorer votre qualité de vie.

Avec ou sans viande? Ça suffit la chicane! 

Il ne se passe pas une journée sans qu’on entende parler d’alimenta­tion. Et bien souvent, on nous inonde d’informations contradic­toires. Mangez-vous paléo, céto­gène, méditerranéen, végétalien?­ Comment savoir si un type d’ali­men­­tation nous aidera ou non à atteindre un état de santé optimal?

Avant tout, il faut savoir que chaque type d’alimentation a ses forces et ses faiblesses. L’alimentation végétalienne préconise les vitamines et les fibres. Cependant, il est difficile d’y trouver le fer et les protéines en quantité suffisante et impossible d’obtenir de la vitamine B12. Il est aussi possible pour un végétalien d’avoir une alimentation de mauvaise qualité qui soit riche en produits raffinés et transformés.

À l’opposé, il y a l’alimentation paléolithique, sans sucre, graines, légumineuses, produits laitiers; elle ne contient que de la viande, des légumes, des fruits, des noix et des graines. Aussi extrême que cela puisse paraître, cette alimentation peut être santé. L’alimentation paléo est toutefois pour certains une excuse pour manger beaucoup de viande et peu de végétaux.

Alors, qu’est-ce qu’on mange?

À trop vouloir chercher la perfection, on finit par oublier le principe fondamental : manger sert à se nourrir. On peut penser que les paléos et les végétaliens vivent aux antipodes les uns des autres, mais pourtant ces deux types d’alimentation ont en commun plusieurs principes :

  • La consommation des vrais aliments non transformés. Choisir des produits qui contiennent le moins d’ingrédients au nom imprononçable ou qu’on ne mettrait pas dans une recette.
  • Les légumes en abondance pour les deux types d’alimentation et, dans une moindre mesure, les fruits. Variez la cuisson, la présen­tation, les couleurs et les textures.
  • Les gras sont bons pour vous s’ils proviennent de bonnes sources comme l’huile d’olive, les avocats, les noix et les graines.
  • Qu’elles soient végétales ou animales, les protéines sont nécessaires à la santé, car elles contiennent des acides aminés qui sont nos blocs de construction.

L’important est de garder en tête que ce qui est bon pour une personne ne le sera peut-être pas pour une autre. L’idéal est de manger selon ce qui nous convient vraiment et nous donne de l’énergie. Après tout, il n’est écrit nulle part qu’on ne peut pas mélanger les styles.

Le stress et la dépression

La vie est pleine de surprises ou est comme une boîte de chocolat, comme dirait Forest Gump.

Elle a ses hauts et ses bas. Elle nous fait vivre des moments difficiles, et plusieurs personnes ont des symptômes s’apparentant à la dépression. Toutefois, il est possible de surmonter ces moments difficiles sans pour autant devenir dépressif. Malgré cela, le taux de dépression augmente depuis les 50 dernières années.

Vous connaissez les symptômes : fatigue, sommeil de mauvaise qualité, cauchemars, manque d’intérêt, manque d’énergie, difficulté de concentration, irritabilité. Les gens dépressifs ont également de la difficulté à se motiver, à se nourrir sainement et à socialiser. Quant à elles, l’anxiété et l’exténuation contribuent à entretenir la dépression. Malgré ces symptômes connus, seul un médecin peut établir un diagnostic de dépression.

Les causes les plus souvent citées de la dépression sont des expériences négatives et un déséquilibre chimique ou hormonal causé par une certaine manière de penser. Il a été établi qu’un déséquilibre chimique ou des facteurs génétiques ne sont pas en cause dans la plupart des dépressions. Un bas niveau de sérotonine est l’effet et non la cause de la dépression.

Pour ce qui est des expériences négatives, certaines personnes ayant vécu des expériences traumatisantes ne sont pas forcément dépressives, tandis que d’autres ayant tout pour être heureuses ne le sont pas. Les évènements semblent être un déclencheur, mais ne causent pas la dépression. Il semble plutôt que ce soit la façon dont nous répondons aux événements ou la signification que nous leur donnons qui cause la dépression.

Le Journal of the American Medical Association (États Unis) rapporte une étude où des médecins ont revu des dossiers médicaux couvrant une période de 10 ans, de même que des ordonnances d’antidépresseurs pour la même période. Ils ont pu constater que, dans 50 p. 100 des cas, les gens se sont vus prescrire une médication sans même avoir les symptômes de dépression, mais pour la seule raison qu’ils étaient anxieux ou souffraient d’insomnie.

Lorsque les gens ruminent ou font de l’introspection de manière négative, ils créent une excitation émotionnelle qui provoque la sécrétion des hormones de stress. Et lorsque les gens sont stressés, leur cerveau fonctionne différemment, ce qui va créer un schéma de pensée excessif ou une tendance à dramatiser. Difficile de résoudre des problèmes dans pareil cas.

Certains croient que l’origine de la dépression est d’ordre génétique. Elle est plutôt liée aux pensées, au comportement et aux relations interpersonnelles. La famille contribue beaucoup à l’apprentissage : les enfants observent les adultes et leur réaction face au stress. Même si une personne avait une prédisposition génétique, il ne s’agit que d’une prédisposition et non d’une certitude.

L’alimentation a également une incidence importante sur l’humeur. Les aliments sucrés ou raffinés affectent le corps. Certains se sentent mieux lorsqu’ils éliminent de leur alimentation le gluten, les produits laitiers, les œufs, le soya, les additifs alimentaires et le sucre. Souvent, les gens ont le goût de manger des aliments sucrés; toutefois, ces aliments provoquent des réactions opposées et extrêmes. De fait, les aliments sucrés vont causer une sécrétion accrue d’insuline et, conséquemment, une chute rapide de glycémie. Et s’enchaîne l’envie de manger à nouveau du sucre pour compenser la baisse soudaine d’énergie. Manger des aliments sains et naturels contribue à réduire ces réactions opposées et extrêmes et assure un apport régulier d’énergie. Les gens qui s’alimentent sainement pourront voir une amélioration de leur état et se sentir plus calmes qu’avant.

Certaines recherches démontrent que le cerveau d’une personne dépressive contient de faibles concentrations d’oméga 3. Ainsi il semble que l’apport de suppléments d’oméga 3 soit bénéfique dans pareil cas.

En sachant que la dépression est liée aux pensées et aux réactions face aux évènements de la vie, il y a de l’espoir. En misant sur ce que nous faisons, sur ce que nous pensons ou sur la manière dont nous pensons et en prenant soin de répondre à nos besoins physiologiques, il est possible de se sortir de la dépression. Chacun possède l’habileté de se sortir d’une dépression et de prévenir sa récurrence. Il suffit de suivre un processus pour y arriver.

Créer et s’inspirer de recettes printanières

Ma passion est d’inventer des recettes originales utilisant des ingré­dients que j’ai dans mon garde-manger, dans mes jardins et dans mes paniers BIO ou que j’ai cueillis dans la forêt ou achetés lors de mes visites au marché. J’aime la diversité et la nourriture savoureuse que je peux préparer avec des produits locaux tels que les herbes fraîches, les fleurs comestibles, les plantes sauvages, les fruits et légumes d’ici. Plusieurs recettes présentées dans mes sept livres de cuisine ont été inspirées par mes jardins florissants.

Le printemps est une saison d’abon­dance pour nous tous. L’eau d’érable qui est récoltée et le sirop d’érable sont riches en minéraux, électrolytes, phytohormones et polyphénols. Quel super cocktail de substances nutritives pour notre système immunitaire! C’est aussi le temps de l’année où faire des randonnées en forêt afin de trouver des crosses de fou­gère, riches en antioxydants, en oméga 3 et 6, en vitamine C et en minéraux. Les crosses de fougère, aussi appelées « têtes de violon », constituent un aliment santé de choix! Pensons « rhubarbe », plante qui pousse en abondance au mois de mai. Ses propriétés toniques, laxatives et antianémiques, ses antioxydants, sa teneur en vitamine C et ses fibres solubles font diminuer le cholestérol. Quel aliment bénéfique!

Les fraises sont parmi les premiers petits fruits à pousser dans nos champs. Avez-vous remarqué que tous ces aliments printaniers ont en commun une riche teneur en vitamine C? Ils sont pour la plupart diurétiques, riches en antioxydants et laxatifs. Le printemps est une saison qui nous appelle à nous purifier et à fortifier notre corps. Et voilà que, par pure magie, les premières récoltes dans notre région sont favorables au nettoyage et à la tonification de tout notre être.

Je m’inspire de nos produits locaux et des saveurs internationales; je les mélange, comme des notes pour écrire une chanson. Je m’inspire de ces ingrédients pour créer les mélan­ges à consommer aux prochaines étapes afin de connaître le succès. Je vous invite à essayer de nouvelles recettes, à vous inspirer de ce qui se trouve dans votre garde-manger et à choisir des aliments printaniers pour vous confectionner une soupe thaïe, un élixir à l’érable ou une salade aux têtes de violon.

Servez ces mets, garnis de violettes, de crocus ou de pensées miniatures, à vos convives.

VERSION TEXTE DE L’IMAGE CI-DESSUS :

Élixir à la fraise et à la rhubarbe
500 ml de rhubarbe
500 ml de fraises
12 cubes de glace
1 litre d’eau d’érable
125 ml (environ)
de sirop d’érable

Réduire en purée rhubarbe crue et fraises dans un mélangeur. Ajouter l’eau d’érable, le sirop d’érable et les glaçons. Servir frais dans une coupe à vin.

Soupe thaïe à la rhubarbe
1 litre rhubarbe
250 ml eau d’érable
250 ml lait de riz
5 ml pâte cari rouge
250 ml gruau, cuit
100 ml sirop d’érable
400 ml lait de coco
10 ml herbes salées
2 feuilles de lime kaffir

Faire cuire la rhubarbe dans l’eau d’érable durant 15 minutes. Ajouter le reste des ingrédients, sauf le kaffir, et passer le tout au mélangeur. Faire mijoter durant 20 minutes. Servir chaud ou froid.

Salade de têtes de violon
60 ml d’oignon rouge émincé
500 ml de pois mange-tout ou de haricots verts, cuits à la vapeur
250 ml de crosses de fougère, cuites deux fois
250 ml de pois chiches cuits
250 ml d’artichauts coupés en quatre
60 ml d’huile d’olive
2 citrons pressés
2 gousses d’ail hachées
5 ml de sel aux herbes
5 ml de poivre

Touiller les ingrédients dans un saladier.

Connaissez-vous…
Mes cours de cuisine végétarienne aux saisons? J’offre ces ateliers au centre Au Cœur du Saule. J’offre aussi des visites-conseil dans votre cuisine.

Attention!
Les têtes de violon peuvent être toxiques lorsqu’elles sont crues. Il faut les laver à grande eau et les faire bouillir deux fois durant trois minutes dans deux chaudrons.

Fini le gaspillage!

Quatre trucs pour affamer nos poubelles et assurer une consommation responsable
De la pomme ridée au poireau desséché, en passant par la pinte de lait « passée date », chaque jour, on jette des aliments. Ce problème se présente à toutes les étapes de la chaîne alimentaire, de la ferme à la table; malgré tout, c’est nous, les consommateurs, qui jetons le plus d’aliments. Ce geste coûte très cher aux Canadiens puisque chaque consommateur perdrait près de 800 $ par année à cause du gaspillage alimentaire qu’il fait à la maison. Et c’est sans compter toutes les ressources (eau, engrais, pesticides, pétrole, emballages) qui entrent dans la production, la transformation et le transport de ces aliments. Voici donc quatre trucs simples afin de moins nourrir vos poubelles et d’éviter de gaspiller les aliments.

Cuisiner les aliments fatigués
Vous arrive-t-il parfois de tomber sur de véritables découvertes archéologiques dans le fond de votre réfrigérateur? Les fruits et légumes ratatinés ont certes connu des jours meilleurs, mais ils ne méritent pas nécessairement de se faire balancer directement à la poubelle. Les fruits plus âgés se prêtent à merveille à la confection de compotes et de confitures. Une fois en purée, les rides seront choses du passé ! Les légumes fanés ne laissent pas non plus leur place quand vient le temps d’apprêter des soupes et des potages réconfortants.

Congeler tout, tout, tout
À peu près tous les aliments se congèlent : fruits, légumes, céréales, viandes, poissons … C’est une méthode de conservation qui permet de réduire efficacement le gaspillage.

Dès que vous revenez du supermarché, placez vos pains au congélateur. C’est là qu’ils se conserveront le plus longtemps. Il suffit de les décongeler pour qu’ils redeviennent aussi frais que le jour de leur cuisson!

Les restes de repas peuvent être divisés en portions individuelles dans des contenants destinés à la congélation. Il suffira ensuite de les décongeler au fur et à mesure pour créer un lunch rapide, prêt à manger.

Faire un bouillon avec les restes de légumes
Lorsqu’on prépare des légumes, il est inévitable de se retrouver avec des bouts de tige, des pelures et d’autres épluchures. Plutôt que d’engraisser votre poubelle avec ces précieuses retailles, conservez-les dans un sac hermétique placé au congélateur. Une fois le sac plein, vous pourrez faire un bouillon de légumes. Il suffit de faire revenir un oignon dans l’huile. Ajoutez-y les retailles et faites cuire le tout. Recouvrez ensuite les légumes d’eau, assaisonnez avec des herbes fraîches ou sèches et laissez mijoter doucement une trentaine de minutes. Filtrez le tout, et vous obtiendrez un bouillon de légumes maison.

Se calmer en ce qui concerne les dates de péremption
Les dates de péremption sont les mentions « best before » (meilleur avant) que l’on peut voir sur certains produits alimentaires. Ces dates sont valides tant que l’emballage n’a pas été ouvert. Leur rôle n’est pas d’indiquer qu’un produit n’est plus propre à la consommation une fois passée une date donnée mais plutôt que le fabricant ne peut pas garantir que l’aliment sera encore au meilleur de sa forme du point de vue du goût, de l’apparence, de la texture ou de la valeur nutritive. Certains aliments, comme les œufs, le yogourt et les fromages fermes tels le cheddar peuvent être consommés sans problème après la date de péremption, s’ils ont été conservés dans les bonnes conditions. Nous avons tous, chaque jour, le pouvoir de lutter contre le gaspillage alimentaire. Intégrer quelques-uns de ces trucs dans son quotidien est une façon facile d’économiser de l’argent et de faire du bien à la planète.