Le tricot comme moyen de relaxer

Les gens créatifs sont curieux de nature. Ils trouveront donc aisément des dizaines de loisirs créatifs à essayer. Cependant, quand vient l’hiver, on ralentit et on a souvent envie de simplicité. En cette saison, les projets qui exigent beaucoup de préparation ou qui laissent la maison en désordre sont beaucoup moins intéressants, et on constate un intérêt renouvelé pour le tricot, peut-être justement en raison de sa simplicité. Cette activité ne nécessite aucune installation et peu de matériel. En plus, un tricot amorcé se transporte et se range très facilement.

De prime abord, le tricot peut sembler complexe, mais plusieurs adeptes du tricot vous diront qu’une fois la base maîtrisée, il devient un loisir relaxant. Chaque maille devient alors semblable à chacun des pas d’une promenade faite dans une suite de mouvements exécutés sans contraintes et sans souci de réussite.

Le tricot permet donc de se reconnecter à soi. Il entraîne aussi un certain détachement, puisque ce n’est qu’après plusieurs rangs qu’on pourra prendre un peu de recul pour observer le résultat. Ce loisir créatif offre en plus l’avantage d’avoir créé, au final, un bel objet, doux et utile. Le montrer fièrement permet souvent de créer des liens avec d’autres adeptes.

Mais par où commencer? Il est préférable de choisir un projet simple. Vous trouverez sans difficulté sur Internet des vidéos s’adressant aux débutants. Vous pouvez également visiter votre bibliothèque de quartier pour consulter des ouvrages sur le sujet. Attardez vous surtout aux patrons qui n’exigent que des mailles simples.

Ensuite, il suffit de peu de matériel pour démarrer : deux aiguilles à tricoter (certains utilisent même leurs doigts!), de la laine et un siège confortable. Voici quelques conseils pour favoriser un apprentissage rapide et facile.

Pour tricoter avec des aiguilles, il serait souhaitable d’en essayer différents types. Plus le calibre est gros, plus l’ouvrage avancera vite. Aussi certains préfèrent-ils les aiguilles de plastique sur lesquelles la laine glisse facilement, alors que d’autres optent pour des aiguilles de bois qui permettent d’éviter « d’échapper » une maille. Lorsque ce loisir deviendra sérieux, vous pourrez songer à vous procurer des aiguilles en graphite, solides et légères.

Pour ce qui est de la laine, il y a deux aspects à considérer. Le premier : le prix. Si l’idée d’acheter une laine luxueuse, comme la laine d’alpaga, vous procure un plaisir fou, en raison de sa texture douce malgré son prix, allez-y. Si toutefois ce brin de luxe vous fait hésiter à chaque maille, de peur de gâcher le résultat, mieux vaut commencer avec une laine abor­da­ble. À la rigueur, on peut récupérer la laine d’un vieux foulard ou en demander à quelqu’un qui tricote.

Le second : la texture et le calibre de la laine. Préférez les gros calibres qui se manipulent facilement avec de grosses aiguilles. Choisissez aussi un brin peu texturé, sans petites boucles ou poils qui pourraient nuire au contrôle des aiguilles en s’emmêlant.

Et la créativité dans tout ça? Même si on suit un patron, on peut toujours le modifier. Avec vos mains, vos aiguilles et de la laine, vous pouvez créer quelque chose qui se tient. C’est dans le choix des aiguilles, de la laine et des couleurs que vous pourrez exprimer votre créativité.

Vous voilà prêts à partir à l’aventure du tricot, une maille à la fois. Bien­tôt, vous aurez envie d’explorer des lieux inconnus au moyen de nouvelles mailles ou de nouveaux types de laine. Peut-être dessinerez-vous vos propres patrons. Bon tricot!

Il est urgent d’aller lentement

Dans la vie, il y a des moments où l’intensité émotionnelle peut être très forte, comme lors d’un licenciement, d’une relation personnelle ou professionnelle difficile ou encore du décès d’un proche.

La plupart du temps, dans de telles situations, une série d’émotions nous submergent et nous empêchent de faire la part des choses. C’est pourtant dans ces moments qu’il est urgent d’aller lentement. Quand le besoin de mieux comprendre ce qui nous arrive devient impérieux, prenons le temps de l’écouter.

Des approches novatrices, comme la cohérence cardiaque, l’ACT (Acceptance and Commitment Therapy), l’approche paradoxale ou encore la pleine conscience, ont en commun cette idée de ralentir pour pouvoir intégrer ce qui se passe dans le moment présent. Dans cet article, je vous propose deux clés importantes qui font partie de ces appro­ches dignes du plus grand intérêt.

La première clé : Se donner le temps d’accueillir et de reconnaître ce qui est
Lorsqu’une épreuve survient dans notre vie, un réflexe bien humain est de vouloir contrôler l’émotion. Le contrôle peut prendre la forme de la fuite, de l’évitement ou du déni. Pourtant, pour qu’une émotion négative se transforme en quelque chose de plus agréable à vivre, il est inévitable d’accueillir l’émotion et de la vivre pleinement.

Pensez à l’analogie du morceau de sucre qui se dissout au contact de l’eau. Pour l’émotion, le même processus se produit. Quand l’émotion est accueillie et reconnue, elle se dissout. Voilà pourquoi il est si important de ralentir afin de pouvoir accueillir et reconnaître l’émotion, être avec elle un moment, puis poursuivre sainement son cheminement.

La seconde clé : Observer
Observer implique la notion que nous ne sommes pas nos émotions. Comme l’ont écrit les plus grands sages, les émotions ne sont pas permanentes, elles ne font que passer. Donc, bien que nous fassions l’expérience d’une émotion, celle-ci ne nous définit pas. Il est donc essentiel de ne pas s’identifier à l’émotion. La différence entre être une émotion et observer une émotion peut être subtile. Il s’agit de saisir que nous sommes en fait le contenant plutôt que le contenu.

Observer une émotion permet de prendre du recul par rapport à l’expérience. Cela permet d’en diminuer l’intensité. En y arrivant, on découvre la possibilité de vivre ce qu’on a à vivre de façon plus tolérable et moins dramatique.

Prenons un exemple concret pour illustrer l’effet positif de ces deux clés dans la vie des gens :

Une personne vient de se faire licencier. Elle ressent de la colère et de la rancune face à son ancien employeur en plus d’être anxieuse face à l’avenir. Amorcer rapidement une recherche d’emploi dans ce contexte émotionnel pourrait être contre-productif, puisque la personne se trouve coincée entre son passé et son avenir. Elle a la tête pleine et n’est pas vraiment disponible sur le plan émotionnel pour un nouvel objectif professionnel.

Une attitude très bénéfique serait de prendre le temps d’intégrer ses émotions en tournant son attention vers l’intérieur. En prenant le temps de respirer calmement dans ses émotions désagréables, en s’observant en train de les vivre, paradoxalement la personne va rapidement se sentir libérée de son passé et pourra ainsi envisager son avenir avec confiance.

Comme la démarche d’accueil et de reconnaissance de ses émotions n’est pas évidente les premières fois, un accompagnement peut faciliter cette démarche. Soyez cependant assuré que le sentiment de liberté qui en découle en vaut la peine.

Dans le grand répertoire de ressources visant à aider les gens à gérer sainement leurs émotions, la cohérence cardiaque est celle que je privilégie pour mes clients et pour moi-même.