Fleurs de Bach

Les fleurs de Bach (Bach Flowers Remedies) sont des essences fabriquées à partir de fleurs sauvages, de plantes et d’arbres. Elles existent depuis plus d’une soixantaine d’années et constituent un apport important dans le soulagement de la souffrance humaine, grâce aux travaux du Dr Edward Bach, en Angleterre. Voici un bref aperçu de son cheminement.

Cet homme naquit le 24 septembre 1886 et devint docteur en 1912. « En 1913, ce jeune médecin anglais, déçu par les limites de la médecine trop occupée à considérer le corps du malade comme un laboratoire et une mécanique qu’il faut réparer, décide d’écouter son intuition et part à la découverte de l’être humain. » Après quelques années de pratique générale, il oriente ses recherches en bactériologie et met au point un vaccin composé de bacilles intestinales; cela s’avère très aidant auprès des gens souffrant de maladies chroniques telles que l’arthrite, les rhumatismes, les migraines… Il va ensuite travailler au London Homeopathic Hospital, où il fait connaissance avec l’homéopathie de Hanneman. Il crée alors dans son laboratoire des dilutions constituées de ses vaccins qu’il nomme nosodes. Il obtient des résultats remarquables, mais il est déçu de constater qu’il n’arrive pas à traiter tous les gens et il pousse plus loin ses observations en intensifiant ses recherches sur l’aspect psychique de la maladie. Il avait déjà remarqué que la personnalité de l’individu prenait souvent plus d’importance que les symptômes physiques dans sa maladie; plus ses recherches avancent et plus il est évident pour lui que la maladie origine d’une consolidation d’attitudes qui se répercutent sur le corps et qu’elle survient lorsque la personnalité ne se laisse plus conduire par l’âme, donc, qu’il y a dysharmonie dans l’être. Il regroupe alors les façons d’être et de réagir des gens, les états émotionnels, qu’il rassemble en 7 groupes :

  • Les états de peur
  • Les états d’incertitude
  • Les états d’intérêt insuffisant dans les circonstances présentes
  • Les états de résignation et de désespoir
  • Les états de préoccupation du bien-être des autres
  • Les états d’extrasensibilité aux idées et aux influences
  • Les états de solitude.

Le Dr Bach pressent que c’est dans la nature qu’il doit chercher les remèdes qui ramèneront l’équilibre chez les êtres et c’est là qu’il y trouvera 38 essences ayant des caractéristiques bien précises. On retrouve, par exemple, plusieurs essences dans les états de peur, selon que le ressenti est une peur connue, de l’angoisse ou de la panique; il en est de même pour chaque groupe. Il existe aussi un remède secours (rescue remedy) qui est composé de 5 essences et qui est utilisé pour les états d’urgence (choc, panique, perte de connaissance, nouvelle bouleversante).

La force du système est sa capacité d’éveiller le potentiel de guérison inscrit en chacun, autant chez les adultes que chez les enfants et chez les animaux. Les essences ont une action essentielle sur la nature vibratoire de l’individu. Elles peuvent être comparées à un accordeur de piano face à une âme qui souhaite jouer sa propre symphonie sur le clavier d’un piano désaccordé. L’énergie harmonisée par les essences va attirer les circonstances pour aider la personne à comprendre ce qu’il y a encore à corriger. Cela apporte « une aide considérable sur le chemin de la transformation intérieure ». Les essences apportent une harmonisation des émotions, un équilibre, permettant à la personne de retrouver ses qualités premières, son identité propre.

Chaque état nécessite une essence précise et il est possible d’en mélanger plusieurs, sous formes de gouttes, qui peuvent être combinées aux médicaments allopathiques sans interférer et sans être dérangées par ces dernières. La durée de la prise varie d’une seule fois à plusieurs jours, semaines et même mois, selon qu’il s’agit d’un trouble ponctuel ou chronique. Quant au mode de préparation, il est demeuré le même, dans le respect de la pensée du fondateur qui recherchait avant tout l’efficacité dans la simplicité.

Les essences sont maintenant connues et répandues à travers le monde et sont utilisées chez toutes sortes de discipline (thérapeutes de médecine naturelle, médecins, chiropraticiens, psychiatres, psychologues, sages-femmes, pédiatres, etc.). De nombreux livres ont été écrits sur le sujet, d’abord par le Dr Bach, par ses assistants et aussi par des praticiens qui ont expérimenté les essences et qui ont adopté la même approche.

Voici, en terminant, une citation tirée du psychothérapeute Michel Kuc, dans son livre écrit en 1993, intitulé l’Autosabotage, où il recommande la prise des remèdes floraux du Dr Bach afin de « dénouer certains blocages psychologiques, accélérant ainsi le retour à une stabilité… ». Il ajoute ensuite : « le remède d’urgence (rescue Remedy) semble présenter un effet calmant et stabilisant dans les situations de stress extrême…, c’est un remède naturel et efficace dans les traitements de l’inversion psychologique (autosabotage) ». Voilà une belle conclusion qui confirme l’aide précieuse que nous transmettent ces essences que le Dr Bach appelait « les remèdes aux simples », nous permettant de traverser certains moments difficiles de façon plus harmonieuse.

La nature, source de vie et de santé

Voilà l’été qui s’achève et l’automne qui a hâte d’arriver. Ces deux saisons extraordinaires génèrent une grande abondance de couleurs et de saveurs. C’est le temps d’en profiter pour se constituer une réserve de vitamines et de minéraux facilement assimilables afin de renforcer notre système immunitaire avant la saison froide.

À chaque changement de saison, je fais une cure de 7 à 11 jours pour régénérer mon organisme et lui assurer une bonne mise en forme. Ma cure d’automne consiste en une alimentation composée de fruits et de légumes crus ou légèrement cuits, que je mange à volonté. J’ajoute quelques amandes, cinq ou six par jour et je me prépare de bons jus à l’extracteur. Les pensées positives font aussi partie intégrante d’une bonne assimilation et d’une meilleure santé. Elles contribuent par le fait même au bon succès de cette cure miraculeuse.

Notre généreuse mère la terre nous offre non seulement une abondance de fruits et légumes sains, mais aussi une multitude de remèdes naturels dont voici quelques exemples :

La carotte, crue, elle regorge d’enzymes et de vitamines. On peut aussi la consommer légèrement cuite ou bien la passer à l’extracteur. Excellente source de vitamines A, B, C et E, ses minéraux et alcalinisants favorisent la désintoxication et fournissent une aide précieuse pour la reconstitution de l’organisme. Ce légume-racine orangé aide à prévenir la constipation et il exerce une action bénéfique sur le foie et la vésicule biliaire. On lui attribue aussi des vertus préventives au niveau des cancers et protectrices, particulièrement au niveau du cœur. Enfin, parmi ses nombreux bienfaits, on compte aussi une réduction du taux de cholestérol.

Les courges : la citrouille et les autres courges orangées comme le butternut, la acorn, les courges spaghetti ainsi que les zucchinis et l’aubergine sont des aliments antiacides. Excellents pour les poumons (prévention du cancer), ces légumes favorisent aussi le bon fonctionnement des reins et de la vessie. Les courges ont aussi une action bénéfique sur les désordres inflammatoires et leurs graines sont dotées de vertus laxatives purgatives et peuvent concourir à éliminer des parasites.

D’autres légumes d’automne comme la pomme de terre, le chou et le navet possèdent des propriétés antiacides.

Sachons profiter de cette abondance pour varier nos menus. J’utilise beaucoup le poireau et l’oignon. Cru, ce dernier est excellent pour les poumons et le système respiratoire. Quand il est cuit, il devient un excellent tonique pour le cœur et le système circulatoire en favorisant la désintoxication et la régénération des artères.

On ne peut parler de l’automne sans mentionner la pomme, cette reine des fruits, qui compte, elle aussi, de nombreuses vertus salutaires. Parmi celles-ci, les plus reconnues sont sans doute l’élimination du mauvais cholestérol et l’augmentation du bon cholestérol. La pomme est aussi excellente pour le cœur et les intestins (contre la constipation) et on lui attribue même une action antivirale. Elle contribue à stabiliser le taux de sucre dans le sang et à neutraliser l’acidité gastrique. Elle exerce une action tonifiante sur le foie et la vésicule biliaire et elle peut aider à soulager l’arthrite.

Soyons reconnaissants envers la terre pour cette abondance et toute cette nourriture bienfaisante. Rendons-lui hommage pour une alimentation saine et équilibrée. Nous en récolterons santé, joie, bonheur et plaisir. C’est aussi ce que je vous souhaite,

Chaleureusement.

L’approche globale du corps!

Cheminer dans la vie de… Marie Lise Labonté

Entrevue réalisée pour la revue Cheminement par Manon Duguay

En 1976, âgée de 25 ans et souffrant depuis quatre ans d’arthrite rhumatoïde incurable très douloureuse, elle a épuisé toutes les avenues de la médecine traditionnelle sans trouver le chemin de la guérison.

MLL : J’ai fait un cheminement pour comprendre pourquoi j’avais cette maladie.  Je comprenais intellectuellement, mais mon corps continuait d’être de plus en plus malade.  Je n’avais rien changé à ma vie.  J’attendais que le ciel fasse quelque chose pour moi.  Je disais aux médecins « Prenez mon corps » et aux psychologues « Prenez ma tête ».  J’étais en chaise roulante.  Je souffrais.  Je m’isolais.  J’avais une vie réduite au maximum.  Je ne pouvais plus faire l’amour.  À cause de mes hanches, je ne pouvais plus ouvrir les jambes.  À 25 ans, c’est difficile.  Ça été l’élément déclencheur.

Je suis descendue dans une forme de tunnel noir.  J’ai lu le livre de Thérèse Bertherat (NDLF : sur l’anti-gymnastique), mais je ne faisais rien.  J’ai essayé quelques-uns des petits mouvements suggérés avec des balles de tennis.  La maladie était toujours là, mais c’était mieux que mes antidouleurs.  C’est comme ça que j’ai commencé.

Puis j’ai pris la décision d’aller travailler avec elle à Paris.  C’était mon étoile, mon phare, dans la noirceur que je vivais.  Je n’avais pas d’argent.  J’ai tout vendu et quelqu’un m’a prêté des sous.  J’ai réussi à partir.  C’était une question de vie ou de mort.

MD : Vous avez ensuite découvert d’autres techniques dont le rolfing.

MLL : Oui, le Mézière.  Je travaillais sur moi.  Je suivais des cours.  J’écrivais mon journal.  Je n’avais pas encore faire la synthèse.  J’étais dans mon processus de guérison et je découvrais tous les éléments, dont la mémoire du corps, au fur et à mesure.  C’était assez surprenant.  Je savais que j’écrirais un livre.  C’était trop fort.

MD : Est-ce à ce moment-là que vous avez compris le pouvoir de l’intérieur relié aux mouvements du corps?

MLL : Oui.  Tout à fait.  J’avais une base en anatomie.  Je faisais les liens, Reich, les cuirasses.  Je rencontrais d’autres praticiens.  Je posais des questions.  J’ai commencé à bâtir ma propre compréhension toujours à travers l’expérience de mon corps.  C’est toute une époque, quand j’y repense.  Au bout d’un an, je suis revenue au Québec; j’ai commencé à donner des cours.  J’avais reçu beaucoup, il fallait que je redonne.

Et je poursuivais mes recherches.  Je suis allée étudier à New York pour devenir psychothérapeute.  J’ai fait une formation Rebirth.  J’ai aussi étudié avec le docteur Simonton.

MD : La visualisation est venue par lui?

MLL : Oui, j’en faisais déjà.  Mais avec lui, j’ai compris intellectuellement la technique que je vivais naturellement.  Il fallait que je donne une base psychologique à ma guérison pour pouvoir transmettre mes connaissances.  C’est là que j’ai bâti ma méthode et commencé à écrire mon livre.

« Mouvements d’anti-gymnastique » est l’approche du corps que j’avais donnée à ma méthode.  On travaillait aussi les croyances, l’esprit et l’on touchait une dimension de l’âme pour retrouver sa nature profonde.  J’aurais voulu appeler la méthode « Approche globale du corps » parce que le corps était la base.

MD : Et on est au début des années 80.

MLL : Exactement.  Je me souviens que mon éditeur, Québec Amérique, à l’époque, n’appréciait guère les mots du genre « âme ».  À la fin de mon livre, je disais que je m’étais réconciliée avec mon âme.  Il n’aimait pas ça.  Il me disait « Es-tu certaine de vouloir écrire ça?  Comment peux-tu parler de ton âme ».

En 1980, j’ai ouvert mon premier centre à Montréal.  J’ai commencé à avoir une clientèle de gens très malades.  En 1982, j’ai commencé à former des gens.  Je donnais aussi des conférences.  De plus en plus, il y avait un impact.

MD : En 1986, vous avez eu une expérience d’éveil qui a transformé votre vie.  Quelle était cette expérience?

MLL : Ça s’est passé au moment où je donnais une conférence sur l’autoguérison.  Maintenant, je pourrais dire que j’ai eu comme une descente de la grâce, une énergie qui m’a frappée.  J’avais l’impression que mon cerveau s’ouvrait comme une noix de coco et j’entendais à l’intérieur de moi une voix qui voulait dire autre chose sur la guérison que ce que je disais.  Et je savais que cette voix disait vrai.  C’était un effort surhumain de me refermer et poursuivre ma conférence.  Après, je sentais que je n’étais plus seule.  Qu’il y avait quelque chose de beaucoup plus vaste qui m’habitait.  Ça n’a pas été facile à vivre.

La période de recherche pour comprendre ce qui se passait a duré deux ans.  J’ai cessé de donner des conférences.  Mes nuits étaient habitées.  J’y recevais des informations sur la formation que je donne maintenant au niveau de la visualisation et j’écrivais le matin.  J’ai compris que je vivais un phénomène incroyable.

MD : Vous avez intégré les mondes parallèles de la psychologie, avec votre méthode et celui du chanelling.  Qu’avez-vous appris sur l’intégration de ces énergies contradictoires?

MLL : C’est difficile de vivre comme ça sans vivre l’inflation.  L’inflation, c’est de se prendre pour l’entité.  Plusieurs perdent le fil, car la personnalité s’approprie la réalité.  En 2000, je suis retournée à mon travail de psychothérapeute, un peu abandonné pour me consacrer à l’enseignement de la guérison spirituelle angélique.  J’ai senti le besoin de faire moins de channeling.  Mon corps et mon cœur commençaient à être fatigués.  J’avais besoin de reprendre mon œuvre au niveau de la méthode de libération de cuirasses, de la MLC®.

MD : Les livres que vous avez écrits depuis l’an 2000 ont un ton différent, moins psy et plus émotions.  Avez-vous été influencée par la canalisation des anges dans vos nouveaux écrits, tel votre dernier livre « Parlez-moi d’amour vrai »?

MLL : Oui.  Certainement.  Je suis habitée et l’énergie passe quand même à travers mes vibrations, mes cellules, mon inconscient.  J’ai été inspirée dans mon œuvre, à partir de cette expérience.  Je perçois une plus grande union intérieure entre les univers très vastes d’amour inconditionnel que j’ai côtoyés jusqu’à l’intégration avec le point de vue psychologique et dans toute mon approche.

MD : Vous aviez la chance d’avoir des outils de psychothérapie et un esprit rationnel pour synthétiser le tout.

MLL : Un esprit analytique aussi.  Ce qui m’a beaucoup aidé, c’est toute la vision de Carl Jung qui, lui, a été profondément inspiré par ‘âme, la vie, et qui a amené un aspect spirituel à la psychologie freudienne, il a ouvert une porte.  Il a fait sa thèse de doctorat sur la médiumnité.  La dimension du moi, du soi, m’inspirait.  J’ai relié tout ça à travers moi, pas seulement intellectuellement.

MD : Vous avez dit : « Ma voie de guérison, c’est le chemin d’une vie, l’histoire d’une vocation ».  Pouvez-vous élaborer là-dessus?

MLL : À partir du moment où je me suis autoguérie, j’ai su que ma vie serait de partager cette expérience avec les autres.  J’ai fait des choix, par exemple de ne pas avoir d’enfant.  C’est mon inspiration de vie, de pouvoir partager ce chemin de connaissances profondes, de son intériorité, d’une union profonde avec soi-même, et de partager l’amour.  C’est le but de ma vie.

MD : Est-ce qu’on a le choix d’accepter ou non un tel choix de vie?

MLL : J’aurais pu refuser, mais je ne crois pas que j’aurais été heureuse.  Je serais peut-être retombée malade.  Si on ne suit pas le chemin de son âme, ça commence à aller mal, enfin, c’est ma perception.  Dans mon travail avec les gens, je leur dis : « Retrouvez vraiment le chemin qui vous appartient, pas celui que la famille a demandé, que la société demande ».  Suivre sa voix, réunir en soi : âme, corps et esprit.  En soi.  Pas parce qu’on vous le demande, mais parce que c’est qui vous êtes vraiment.

Ça m’amène à répondre à votre question sur le shopping de thérapie.  Dans tout travail, il y a une implication.  Plusieurs préfèrent surfer, sans jamais s’impliquer profondément.  L’engagement avec soi-même est important, c’est-à-dire choisir de découvrir ce qui nous habite plutôt que d’être porté vers l’autre, vers l’extérieur.  Même si quelqu’un est dans la souffrance, il y a aussi un chemin de facilité.  Ça a l’air un peu terrible à dire.

MD : Se laisser aller vers la maladie?

MLL : Ou se laisser aller à rester enfermé dans son ressentiment, dans sa colère, de ne pas aller plu loin, de se maintenir dans des prisons, dans des attachements.  C’est ce qu’on connaît.  C’est une forme de sécurité.  Le reste, c’est l’inconnu.  Les gens ont peur de se découvrir dans le meilleur d’eux-mêmes.  J’utilise ici le terme de notre ami Guy Corneau.  Dans la partie intacte de soi.  C’est une explication de se consacrer à son monde intérieur.

MD : Vous avez parlé de la vision du développement spirituel de l’être par le corps.  Comment êtes-vous arrivée à cette conclusion?

MLL : Depuis le début de mon processus d’autoguérison, j’ai compris que le corps est important, qu’il est le reflet de notre inconscient.  Il est vraiment le temple de notre âme.  J’avais fait ce lien profond entre le corps, l’âme et l’esprit.  C’est-à-dire que notre corps et l’énergie de vie qui nous habite sont spirituels, et que si nous ne retrouvons pas cette dimension profonde de notre être dans l’action de notre quotidien, c’est comme vivre une forme d’errance.  Les valeurs matérielles extérieures personnelles, professionnelles, peuvent être très attirantes pour un temps, mais ensuite on se demande quel est le sens de notre vie.

MD : Vous parlez d’un ancrage intérieur.  Quels sont les outils pour arriver à ancrer?

MLL : C’est d’être à l’écoute, et pas seulement de ses désirs, ça c’est en surface.  Il s’agit d’aller au-delà de nos conditionnements.  Quand ça ne va pas dans notre vie, il faut arrêter d’accuser les autres, d’accuser la vie.  Il s’agit de devenir responsable en soi de ce qui ne va pas.  Se demander ce qu’il y a derrière cette insatisfaction à vivre.

MD : Est-ce se demander ce que l’on veut vraiment?

MLL : Oui, à l’intérieur.  Qui habite ma maison?  Mes voisins, mes parents, mes enfants?  Ou est-ce moi qui habite ma maison?

MD : Comment choisir la bonne nourriture quand il y a 300 différents trucs offerts?

MLL : Il s’agit d’écouter la voix intérieure.  Notre instinct est toujours là.  On a nié qui on est, même notre réflexe de survie, on ne sait plus qui on est.  On n’est plus habitué d’écouter la réponse en soi.  Pour entendre, il faut se détendre, aller vers l’hémisphère droit du cerveau.  Et être patient, les gens veulent des trucs miraculeux, instantanés.  Ça c’est impossible, même les miracles s’intègrent.

MD : Il y a des décisions qui viennent naturellement comme se dire : « Non ce n’est pas ce que je veux dans la vie ».  Est-ce la peur de l’inconnu qui fait résister au changement?

MLL : C’est sûr.  C’est la peur de changer.  Ça a l’air simple, mais ce ne l’est pas.  Permettre aux résultats de venir, laisser la guérison se manifester sans idées préconçues.  C’est ça apprendre à vivre, l’excitation face à l’inconnu.  Faire confiance au moment présent.  Une seconde après l’autre.

MD : Parlons-nous d’amener le paradis sur terre?

MLL :  Oui, C’est-à-dire le paradis.  De se permettre de vivre le paradis.

MD : Êtes-vous au paradis?

MLL : Oui.  Je peux dire que je suis au paradis.  C’est-à-dire, si je n’ai pas mon paradis, je le sens immédiatement.  Alors, là je me dis qu’est-ce qu’il y a entre moi et le paradis?  Parce que le paradis peut être vécu à chaque seconde.

Merci!

Manon Duguay

Les capsules de Marie Lise Labonté – en réponse à « Qu’est-ce qui nourrit… »

Le corps

Pour moi, vivre en harmonie avec son corps, c’est de devenir ami avec son corps, de ne pas le mettre à côté de soi, mais de l’habiter.  Pour ça, il faut donner du bien-être à son corps, le corps adore le bien-être.  C’est de suivre la piste du bien-être dans son corps.

Je pense à donner une détente à son corps.  On dit que c’est une bonne machine, mais le corps a une intelligence à lui, il est autonome, il a une intelligence cellulaire, une intelligence divine qui l’habite, une intelligence vitale et c’est de permettre à ces intelligences de nous guider.  De se mettre sous son corps et pas au-dessus.  Pour moi, c’est ça vivre en harmonie avec son corps, et l’habiter.

L’âme

On pourrait demander à quelqu’un qu’est-ce qui vous inspire?  Est-ce que l’écoute d’une musique X vous inspire?  Est-ce le contact avec la nature?  Chaque personne pourrait répondre à cette question.  Moi, ce qui m’inspire, c’est quand je regarde telle couleur ou que je fais telle chose.  Suivre le chemin de son inspiration.  Je ne parle pas de respiration.  Qu’est-ce qui m’élève?  Pour certains, c’est de marcher dehors, ça c’est la nourriture de l’âme.  C’est très personnel, ça.  De suivre, d’écouter notre inspiration.  De se donner un temps, s’il y a lieu chaque jour, ou si c’est trop exigeant, par semaine.  D’avoir vécu un temps d’inspiration.  Là, on s’assure de nourrir son âme.

L’esprit

Notre mental est beaucoup envahi par différentes pensées parasites, qui font que si on tente de fixer notre attention sur quelque chose, on est tout de suite interpellé par toutes sortes de pensées.  Donc, pour moi, je dirais que nourrir son mental, c’est de lui donner de bonnes images.  Par exemple, un outil que j’utilise et que j’ai beaucoup utilisé auprès de gens malades, c’est « Relaxation endroit de rêve », c’est une visualisation où je me nourris d’images positives.  Ça ne veut pas dire que j’essaie de mettre le bouchon sur des images qui seraient plus négatives, mais d’amener, de se permettre, de se nourrir d’images positives, d’images de bien-être.  Ça calme, nourrit le mental, et permet d’ouvrir un dialogue avec son monde intérieur, plutôt que d’essayer de faire taire le mental, mais amener des images de relaxation.  Remplacer, sans nier.  Calmer le mental par des images.  Il y en a pour qui c’est de s’imaginer sur le bord de la mer, d’autres en montagne.  Ça ne veut pas dire qu’on va se déplacer sur le bord de la mer, mais juste de nourrir son mental.  De se permettre de rêver.

Le cœur

Ma réponse est simple, c’est de se permettre d’aimer.  Souvent notre cœur, on le met sur la glace, on a été blessé par telle relation, blessé par un ami, un ennemi, notre patron.  On ferme notre cœur.  Pendant tout ce temps-là, on le met sur la glace.  Notre cœur a besoin d’aimer, notre corps aussi a besoin d’aimer.  Pour moi, c’est de pratiquer consciemment l’amour, d’ouvrir son cœur, de prendre le risque.  Choisir consciemment.  L’enlever de la glace, le sortir du frigo ou du congélateur.  De lui permettre de se réchauffer, et il y a juste l’amour qui réchauffe.

Quels sont les outils pour réchauffer le cœur? C’est, quotidiennement, en se levant le matin, se poser la question : Est-ce que mon cœur est ouvert?  Est-ce que je commence ma journée enfermée?  Évidemment, ça demande de lâcher prise que d’ouvrir son cœur.  Lâcher pise sur le ressentiment, la haine, la colère, la victimisation, et c’est un outil que j’ai hâte de pratiquer.  Ça ne veut pas dire que le cœur est ouvert 24 heures sur 24.  On l’ouvre, on le referme, on le « réouvre ».  Il y a tellement de raisons pour fermer son cœur.  C’et sans fin.  On est aussi bien de l’ouvrir.

Toujours stressé? Attention à l’inflammation chronique

Êtes-vous stressé? J’imagine que OUI, c’est la rentrée! La société dans laquelle nous vivons est exigeante : on travaille trop, et le stress est constant et omniprésent. Le stress, c’est beaucoup plus que l’émotion ressentie lorsque nous sommes coincé dans un embouteillage ou que notre petit dernier a renversé son bol de céréales deux minutes avant de quitter la maison. Il engendre une cascade de réactions métaboliques dans l’organisme en produisant, entre autres, certaines hormones. L’exposition constante au stress cause de l’inflammation chronique et divers problèmes de santé, comme par exemple la dépression, l’anxiété, des problèmes de peau, l’obésité, le diabète, la maladie cardiovasculaire.

Qu’est-ce que l’inflammation?
À la base, l’inflammation est inoffensive. Elle est même souhaitable, puisqu’elle est une réaction de défense du système immunitaire. Il existe deux types d’inflammation : l’inflammation aiguë et l’inflammation chronique. L’inflammation aiguë est de courte durée et correspond à une réponse immédiate à un agent agresseur, tandis que l’inflammation chronique perdure et est reconnue comme une réponse à de nombreuses transformations de l’environnement et du comportement modernes. Une mauvaise alimentation, l’anxiété, le surentraînement, le manque de sommeil, les sensibilités alimentaires, un mode de vie sédentaire peuvent contribuer à l’inflammation chronique. Heureusement, nous avons à notre disposition plusieurs moyens pour la combattre, notamment l’alimentation.

Les aliments pro-inflammatoires
On les appelle ainsi puisqu’ils sont susceptibles de causer de l’inflammation. Il s’agit :

• des huiles raffinées et des gras trans;
• du lait;
• des glucides;
• de la viande industrielle;
• des sucres;
• des aliments transformés.

Les aliments anti-inflammatoires
Heureusement, il est possible de trouver dans la nourriture des aliments qui peuvent aider à réduire l’inflammation. Il s’agit :

• des fibres, des fruits et légumes, du poisson, du thé, des épices, des bons gras (avocat, huile d’olive, noix);
• d’une alimentation méditerranéenne riche en antioxydants.

Habitudes de vie
Avoir de bonnes habitudes de sommeil, relaxer, écouter de la musique, faire de l’activité physique, passer du temps de qualité en famille sont tous des moyens pouvant vous aider à faire face au stress, à contrôler l’inflammation chronique et à prévenir certaines maladies.

Alors, prenez le temps de respirer et laissez passer cette onde de choc qui revient chaque année. Bonne rentrée!