Vivre à deux

« Si vous choisissez de vivre une relation où tout n’est que splendeur, victoire, harmonie, unité et divinité, l’échange sera si merveilleux et si puissant que vos deux souffles se fondront dans l’univers. » Sa Sainteté Sai Maa Lakshmi Devi

S. S. Sai Maa est une visionnaire dynamique et un maître spirituel vouée à l’illumination globale et à l’élimination de la douleur et de la souffrance dans le monde. Depuis un peu plus d’un an, elle visite régulièrement le Québec et nous prodigue généreusement ses remarquables enseignements. Pour Sai Maa, nos relations amoureuses, comme toutes nos expériences terrestres, constituent une merveilleuse opportunité d’incarner l’amour et de le mettre en action.

En Amérique du Nord, ce début de nouveau millénaire est marqué par un nombre faramineux de personnes seules. Célibat, divorce, veuvage, près de la moitié de la population adulte chez nous avance seule dans la vie. Cette situation est unique à notre époque et reflète les profonds changements survenus depuis un demi-siècle dans nos comportements amoureux.

Il n’en demeure pas moins que la plupart d’entre elles continuent d’espérer l’amour, d’aspirer à filer le parfait bonheur à deux. Ceux et celles qui cheminent sur la voie spirituelle ne font pas exception. Ils rêvent eux aussi au paradis en couple. « Une relation est une opportunité   c’est votre âme qui vous fait entrer en relations et qui vous permet de vous relier à la création même. »

D’un autre côté, ceux qui ont trouvé le partenaire ont-ils véritablement trouvé l’amour? Agissent-ils dans la conscience que leur amour représente un lien privilégié à la création, au Divin? En plus des nombreux obstacles à la fluidité de nos relations amoureuses causés par la vie moderne, nos propres peurs, nos blessures, nos conceptions erronées de l’amour et du couple compliquent généralement les choses.

« Je suggère donc à ceux qui choisissent de vivre une relation de réfléchir au manque que leur partenaire est censé combler… Soyez conscients que si vous ne vous aimez pas, il vous est impossible d’aimer votre partenaire; et si vous vivez dans la peur, vous ne pouvez ressentir l’amour de votre partenaire. »

Bref, peu importe où on se situe dans notre évolution personnelle, qu’on soit préoccupé par notre carrière, submergé par nos obligations familiales ou écrasé par des problèmes d’argent, de santé, la quête de l’amour parfait comporte des pièges autant que des opportunités.

« … vous craignez de vous retrouver seuls face à vous-mêmes… N’entamez pas de nouvelle relation avec vos anciens schémas. Quand vous commencez à rêver de nouvelles rencontres, interrogez-vous sur vos motifs… Réalisez que chaque relation est sacrée, nouvelle, divine, unique et n’oubliez pas qu’il est important de communiquer. Vous croyez peut-être que vous n’avez pas de besoins, mais observez-vous bien. Des deux côtés, un vide cherche à être comblé et là n’est pas la vérité d’une relation. »

Comme elle le fait souvent, Maa nous ramène à nous-mêmes. Elle nous invite fortement à tourner le regard vers l’intérieur, à contacter notre soi. Maa écrit : « Comprenez bien que votre priorité est d’être en relation avec votre soi supérieur et de prendre soin de la divinité qui est en vous. » Selon Maa, il est impossible de vivre harmonieusement une relation amoureuse épanouissante si nous ne nous sommes pas permis de vivre cette relation avec nous-mêmes d’abord et avant tout.

Sans cette base solide que constitue l’estime de soi se manifestant à travers l’amour de soi, on établit généralement des relations amoureuses où nos aspirations profondes demeurent inassouvies. Contrairement aux croyances populaires traditionnelles, s’oublier pour le bien du couple ou de l’autre comporte de sérieux dangers. Maa explique que « s’oublier est une grosse erreur. Comprenez que lorsque vous l’aimez au point de vous oublier, vous oubliez d’honorer votre soi supérieur. Si vous oubliez votre soi, comment la relation peut-elle s’enrichir? ».

Une fois énergisées par les valeurs fondamentales du respect (de soi et des autres), d’intégrité et d’ouverture libérées de la peur, nos relations amoureuses se transforment en manifestations divines. En fait, en activant nos qualités universelles telles que l’amour, la compassion et le pardon, Maa nous invite à mieux comprendre et réaliser qui nous sommes réellement et pourquoi nous existons. Ses paroles sont empreintes de la connaissance universelle et contribuent à activer les qualités les plus élevées en chacun de nous.

« Mes bien-aimés, il est très facile de savoir si vous êtes dans la vérité, car, alors, la relation vous relève, vos sentiments vous élèvent. Les sentiments qui procèdent de la vérité vous élèvent, vous donnent de l’ampleur et vous propulsent dans un état de joie intérieure, dans un enchantement intérieur qui est la réalité. »

Le stretching

Si vous avez un chat, ou que vous avez eu la chance d’en observer un, vous aurez vite compris que lorsqu’il veut se déplacer, après s’être immobilisé (tiens encore un ‘tit somme), jamais il ne le fait, sans auparavant, s’être étiré dans tous les sens.

Ainsi, ses premiers pas hors de son poste douillet n’ont rien d’incertain et de rouillé

Il en est ainsi de tous les animaux dotés d’une colonne vertébrale.

Le stretching, c’est quoi?
C’est l’étirement d’un muscle ou d’un groupe musculaire dans le but d’augmenter l’amplitude du mouvement.

Vous connaissez sans doute les multiples bienfaits du stretching quotidien, en voici donc quelques-uns :

  • Détend l’esprit et tonifie le corps;
  • Réduit les tensions musculaires et aide à relaxer;
  • Augmente l’amplitude de mouvement (éventail);
  • Aide à prévenir les claquages (*) ou autres accidents musculaires, ligamentaires ou tendineux;
  • Stimule la circulation (augmente l’oxygénation et accélère l’élimination des toxines);
  • Prévient la dégénérescence;
  • Augmente la proprioception (*);
  • Réaligne les fibres musculaires et aide à défaire les adhérences;
  • Diminue la pression à l’intérieur des articulations.

Il y a donc une amélioration de la force, de la mobilité, de la rapidité, de la résistance, de la souplesse, et de la coordination. Le stretching peut se faire « à froid », mais il faut redoubler de prudence. Un muscle réchauffé a un coefficient d’étirement plus élevé qu’un muscle froid. Avant toute activité physique, votre période de réchauffement inclura une session de stretching,

La seule loi à respecter est la loi de non-douleur. Le fait de dépasser les limites d’étirement peut provoquer un réflexe de protection involontaire qui pourrait causer une contraction musculaire, et risquer une blessure.

Précautions
Le stretching n’est pas une compétition. Une respiration lente et profonde est de mise, ainsi qu’une bonne visualisation du muscle ou segment que vous étirez. Deux ou trois respirations profondes et lentes sont de bons indices de durée pour votre étirement. Écoutez bien votre corps!

Les trois phases

  1. Positionnez le muscle ou le segment correctement et l’étirer doucement. N’oubliez pas de respirer!
  2. Gardez la position pendant trois respirations lentes et profondes (ne jamais bloquer la respiration lors d’un étirement).
  3. Entrez et sortez de l’étirement de façon lente, fluide et non saccadée.

Le stretching, c’est une affaire journalière, et après quelques jours, vous verrez des améliorations marquées. Et que dire, après quelques semaines, quelques mois!

Retournons examiner les chats de nouveau… ils s’étirent avec langueur délibérée et avec plaisir; on le sent rien qu’à les regarder.

Il ne nous reste qu’à faire comme la famille des félins.

(*) distension d’un ligament, d’un muscle.

(**) proprioceptif : se dit des sensations issues des muscles et des canaux semi-circulaires qui renseignent sur l’attitude, les mouvements, l’équilibre.

Une relation pour la vie

Quand je suis arrivé sur terre, il y a une soixantaine d’années, c’était dans ce qu’on appelle un corps. Il était petit, comme moi, et nous ne faisions qu’un. Je n’ai pas de souvenir précis de cette époque où la mémoire est encore obscure et mystérieuse. Mais je peux facilement l’imaginer en me rappelant comment furent mes enfants à la naissance.

J’étais à la merci de ce petit corps qui me faisait découvrir le monde. Il grandissait selon un processus préétabli basé sur une intelligence qui lui est propre. Il était mon maître et me procurait toute une gamme de sensations captivantes pour créer ce contact essentiel avec mon environnement. La faim, la soif, le froid, le chaud, les caresses, la douleur, le sommeil, les lumières, les couleurs, les images, la fatigue, les visages, les bruits, les sons, les voix, les rêves, voilà mes premières expériences de relation avec mon environnement. Ensuite, des sensations de plus en plus subtiles ont commencé à s’installer : la peur, le plaisir, la sécurité, la frustration…Toutes ces sensations me fascinaient et remplissaient toutes mes journées.

Après quelques années, j’ai découvert que ce corps était distinct de moi. J’avais des pensées, des intentions, des goûts bien à moi et ce corps me servait à les actualiser. Il m’obéissait : il allait où je voulais, il faisait ce que je voulais. Ses capacités sensorielles et motrices se sont développées pour le rendre encore plus serviable. Après toutes ces années où j’avais été à sa merci, humblement, il m’a laissé prendre le contrôle de ma vie et de la sienne en me transmettant les données nécessaires pour évoluer dans mon environnement et y créer ma vie.

Plus tard encore, j’ai réalisé que ce corps docile et fidèle savait prendre soin de lui-même avec une intelligence étonnante : chacune de ses milliards de cellules, chacun de ses organes étaient maintenus en état de fonctionnement, pour lui bien sûr, mais surtout pour bien me servir. Le niveau d’oxygène dans le sang est continuellement ajusté par la respiration et les battements du cœur. La nourriture est bien assimilée par un processus physico-chimique élaboré dans tout le système digestif. Des molécules hormonales spécifiques sont dosées très précisément et relâchées dans le sang pour maintenir, entre autres, les délicats équilibres du métabolisme, de la croissance, de la sexualité. Ça fait plus de soixante ans qu’il nous maintient en vie, qu’il guérit les blessures et les abus que je lui ai infligés. Ouf! Je préfère ne pas trop m’en mêler puisque, après tout, il semble très bien s’y connaître. Mais je sais que je peux lui faire confiance…

Il fait tout ça pour moi, mais je dois aussi faire un peu ma part, c’est la moindre des choses. Pour cela, mon compagnon de service a mis à ma disposition un tableau de bord intérieur. C’est un tableau de bord subtil, intime qui comprend deux niveaux de signaux. D’abord les indicateurs directs tels que la faim, la soif, la fatigue, la douleur, la température, l’effort, le sommeil. Très utiles pour diriger mon compagnon vers ce dont il a besoin. Il y a aussi les indicateurs indirects qui m’informent de mon état relationnel avec mon environnement; voilà toute une gamme d’émotions agréables et désagréables destinées à me guider vers ce qui est le plus approprié pour moi.

Si je vous parle de mon corps comme d’un merveilleux compagnon de voyage à mon service, c’est que je sais qu’il en est de même pour la grande majorité des humains puisque nous sommes tous de cette même nature humaine. Dieu a donné à chacun de nous cet être vivant d’une complexité, d’une intelligence et d’une fiabilité remarquable pour que la vie humaine soit active, créative, satisfaisante et remplie de ce que chacun veut faire de sa propre vie.

En conscience et en reconnaissance de ce privilège, j’ai élaboré ma relation entre mon être et mon corps. Comprendre et décoder les indicateurs de mon tableau de bord intérieur, faire ce qu’il faut pour maximiser mon pouvoir d’agir dans la vie par l’entremise de ce corps destiné à me servir. Si je veux la santé de mon corps, c’est pour que cette santé me serve et non uniquement pour avoir un corps en santé. Et je sais que mon corps, dans son intelligence unique, a bien compris qu’il est à mon service et c’est ainsi qu’il est le plus heureux. D’ailleurs, c’est quand je m’actualise que mon corps manifeste le maximum d’énergie, avec des émotions de plaisir et d’enthousiasme bien perçues sur le tableau de bord intérieur. Il est fort, il est énergique. Et c’est ainsi qu’il veut être traité, à la hauteur de mes aspirations et de mon goût pour la vie.

Cette relation avec mon corps, pour être fructueuse, comporte les mêmes exigences que toutes relations, notamment : avoir confiance en l’autre, le traiter avec compassion, en prendre soin avec amour. Comme par exemple, je sais que mon corps aime une alimentation diversifiée, qu’il a besoin de faire de l’exercice, qu’il a besoin de bien se reposer et… qu’il aime me sentir heureux. Mais mon bonheur, c’est ma responsabilité, pas la sienne…

C’est une relation intime, précieuse, complice, amoureuse. Et lorsqu’elle se termine par sa mort, il dirait sûrement à son dernier jour : « J’aime mieux mourir usé que rouillé! ». Humblement, il redonne à la terre ses quelques éléments constituants qui seront remis dans la grande marmite pour fabriquer d’autres compagnons de voyage fidèles, intelligents et serviables. Quel mystère!

Le temple et la porte sacrée

La libération sexuelle des années soixante a accouché d’une vaste industrie libre-échangiste du sexe tarifé. Le sexe a été récupéré par le capitalisme qui a réussi à marchandiser le désir.

Dans cet univers où la norme sociale est si importante, la pornographie et ses images sont devenues des références, comme s’il ne s’agissait plus de savoir ou non aimer, mais seulement de consommer…

À voir le désœuvrement et la perte de repères de nombreuses personnes au regard de trop de sexe, de n’importe quel sexe ou pas de sexe du tout, un constat sans équivoque : encore trop de tabous et d’hypocrisie.

Aimer, c’est jouir de la vie. Le plaisir de jouir de la vie n’est rien d’autre que de jouir de sa vie au quotidien. Pour cela, nul n’a besoin de payer! Simplement en jouir à tous moments, du soir au matin et du matin au soir. Facile à dire me direz-vous, plus difficile à faire? Pas précisément, jouir de la vie au quotidien, c’est aimer ou retrouver le goût d’aimer au présent, dans la simplicité du cœur, en harmonie avec soi, avec l’autre et en résonance avec la nature!

Aimer consiste à apprendre à créer de la beauté à tous moments, en toutes situations, dans la rencontre de toute personne. Aimer, c’est vivre l’amour, sans compter, sans rien attendre pour enfin goûter l’essentiel de sa vie! Un chemin pour cela : réconcilier sexe, cœur et spiritualité en une seule dimension. Il va s’agir de restaurer et d’assumer son potentiel orgasmique en abandonnant une fois pour toute l’idée de vitesse, de performance. C’est à cette condition, et seulement à cette condition, que votre corps peut devenir ou redevenir le « Temple » et votre sexe sa « porte sacrée »!

Pour cela, accepter de prendre le temps de la transformation par l’éveil de vos sens, la relaxation et le lâcher–prise. Il va s’agir de se réconcilier avec le corps, dans le présent, pour réparer les blessures du passé. Réparer les blessures du passé, c’est ne pas s’y attarder. Il n’y a pas d’autre esclavage dans la vie que celui du passé. Celui qui est libre du passé est libre. Parce que seul le passé est cause du futur. Le passé insatisfait cherche sa satisfaction dans le futur!

Une première étape pour y arriver, prendre le chemin de la « voie royale du cœur ». Oser ouvrir ou réouvrir ses ailes. Suffisamment d’approches permettent cela, mais toujours garder en vigilance que chaque pas doit vous permettre de vivre des moments extraordinaires pour vous reconnecter avec l’essentiel. C’est aussi apprendre à toucher, à être touché(e), en vivant l’expérience. Et découvrir, grâce à cet art du toucher, une entrée en relation avec l’autre dans une autre dimension!

Aimer ou comment créer de la beauté et vivre au quotidien le cœur ouvert, c’est plonger dans l’immensité de l’océan, sans savoir!

Rencontrer l’autre, c’est le voir, le comprendre et le sentir comme il est. C’est cela accepter. L’acceptation de ce qui est à l’intérieur et à l’extérieur. L’acceptation seule, et en fin de compte, cette acceptation devient complète. Il s’agit de savoir si l’on aime ou si l’on espère! Car aimer, c’est cesser de vivre dans l’attente!

Aimer, c’est une invitation à découvrir, une initiation à un art de vivre, à un art du plaisir… Au début de l’histoire, il convient d’accueillir le doute. C’est à ce moment qu’il faut choisir entre sécurité et inconnu! Ensuite, vient la confirmation du chemin, un signe vient confirmer ce que vous pressentiez! Apparaît l’écueil du destin, aller dans l’ombre et se relever. Intervient, alors, la mort de l’illusion, l’abandon de tout espoir. Il ne reste qu’à accepter. Cela amène à avancer les mains ouvertes dans l’espace du… « je ne sais pas ».

Vous pourrez, alors, à ce moment, déployer vos ailes pour, en toute liberté, aimer! Disparaître dans le vide et soudain s’éveiller. La rencontre du bien-aimé, enfin possible, dans la même coupe, boire le même vin et partager l’ivresse. Se réjouir enfin dans l’union. S’agenouiller devant la beauté et recevoir le cadeau!

Accepter de se retrouver entre hommes et femmes pour aborder, enfin, la vraie sexualité masculine et féminine. Vivre, avant tout, une expérience hors du commun, les mots quant à eux viendront dans un deuxième temps! Oser aller à la rencontre de l’homme et de la femme sauvage et renouer avec la puissance masculine et féminine, tout en intégrant la vulnérabilité. Redonner du « cœur » au ventre en abandonnant les croyances. Abandonner toute performance, toute séduction pour découvrir, enfin, l’essence de la sexualité. À partir de ce moment, il est possible de vivre dans l’authenticité et la sérénité, le cœur et la sexualité, enfin, réconciliés. Décider de vivre libre de la honte et de la culpabilité! Oser une exploration, un lâcher-prise, une rencontre avec la simplicité d’être. Lâcher le passé pour réveiller votre sensualité naturelle et enfin pouvoir se rencontrer dans l’intimité. Apprendre à ne rien attendre pour enfin sortir de l’illusion. Vivre seulement l’essence du moment présent…, car demain n’est qu’une construction du passé!

Ma voix intérieure

Les traditions de tout temps se sont servies de la musique et du chant, pour prier et se relier.

Malheureusement, en Occident, il est de plus en plus rare que l’on se serve de la voix pour prier.

La musique est devenue un outil de vente. Elle est utilisée partout sans même que l’on n’en soit conscient. Films, radio, publicités, propagande, etc. en sont remplis et nous influencent bien souvent à notre insu.

De plus, notre capacité d’écoute est très limitée et il ne nous faut que quelques secondes pour juger de ce que nous recevons avant de changer de canal.

Savons-nous écouter?
En fait, nous n’écoutons vraiment que rarement. Nous ne tendons l’oreille que de temps en temps, lorsque nous le sommes trop, nous nous bouchons les oreilles pour ne pas entendre. Combien de fois ai-je dit ou entendu dire « Tu ne m’écoutes pas! ». Ne pas être entendu est ainsi une de nos grandes blessures.

Et parmi les voix qui crient pour être entendues, il y a celle de notre enfant blessé qui cherche un chemin pour s’exprimer. Dans ce tumulte extérieur et intérieur, comment faire pour retrouver sa route vers une plus grande écoute de soi et de l’autre et une plus grande sérénité?

J’ai hurlé puis chanté pour qu’on m’entende.

Toute jeune déjà, j’ai cherché de toutes mes forces à être écoutée et entendue, vraiment, pour trouver la paix intérieure.

C’est ainsi que je me suis mise à chanter. J’avais une jolie voix et une grande sensibilité et c’était là un outil plus acceptable que de crier pour me faire entendre. Ce qui d’ailleurs était inefficace.

À vingt ans, étudiante en chant dans un conservatoire de musique, j’appris donc à chanter d’abord pour plaire et pour m’exprimer.

Malheureusement, ce que je voulais vraiment dire tels mes anxiétés face à l’avenir, mes besoins, mes appels à l’aide n’étaient toujours pas entendus. Mes émotions se transformaient en gros nœud dans ma gorge. Je ne parvenais plus à chanter et cela augmentait mon anxiété.

Le chant, outil de guérison
J’eus cependant l’intuition que je pouvais me servir du pouvoir vibratoire du chant pour libérer mes émotions. Et c’est ainsi qu’au lieu d’être au service de la musique et de chercher à faire des sons parfaits, j’appris à m’en servir comme outil de guérison. Le son est devenu un baume rempli d’amour m’enveloppant de sa douce chaleur.

J’en découvris les bienfaits, non seulement sur le corps, mais aussi sur l’esprit.

Tendre une oreille tendre pour s’entendre.

Aujourd’hui, je suis persuadée que d’avoir appris à chanter, m’a également appris à écouter.

Le chant me permet dans un premier temps de tendre l’oreille vers moi, de laisser sortir, d’évacuer le trop-plein et tant pis si cela me fait pleurer, je suis assez grande et aimante envers moi pour accueillir ce qui remonte. Quelle libération!

Mais c’est aussi une manière de méditer. Par le chant, je calme mon esprit, je respire, je me laisse habiter par le son comme un temple qui résonne de l’intérieur.

D’une certaine façon, j’occupe mon mental à autre chose que les petits tracas quotidiens et j’entre dans une forme de transe apaisante.

C’est ainsi que tout en chantant, je fais paradoxalement silence et j’ouvre la porte à d’autres voix plus centrées, plus justes.

Écouter le silence
En fait, je crois qu’il existe un son primordial à l’origine de tous les sons. Un son qui contient toute la gamme des émotions, toutes les notes de musique, tous les sons contenus dans le monde audible et inaudible. En faisant silence, je peux l’entendre. Il est subtil et rejoint la vibration de l’essence de l’univers.

C’est ainsi que lorsque je chante, je peux, si je suis attentive, percevoir que chaque son possède un centre énergétique auquel je peux me connecter pour rejoindre l’infini.

Il n’est pas nécessaire pour cela de me mettre absolument en position de lotus et de fermer les yeux. Non pas que ce ne soit pas bon, mais ce n’est pas indispensable.

Ainsi, n’importe quelle chanson qui me rejoint peut faire l’affaire, du moment que je me mets dans une attitude d’écoute sans jugement. J’ouvre mon cœur et mes oreilles et je laisse la musique faire son œuvre en moi et me guider.

Je crois que c’est cette pratique qui m’a permis d’être aujourd’hui une personne qui écoute son intuition et qui sait dialoguer avec sa voix intérieure. Le chant m’apprit à ouvrir mes oreilles et à percevoir les subtilités des informations que mon corps m’envoie sous forme de sensations.

Et si d’aventure le doute s’installe et le brouhaha reprend toute la place, je m’applique à me recentrer, soit en chantant, soit en respirant toujours en recherchant ce lien avec le son primordial pour retrouver le contact avec ma voix intérieure.

Partager avec d’autres cette voie royale vers soi
Enseignant le chant depuis bientôt vingt ans, mon conjoint et moi avons compris à quel point cette approche douce et aimante basée sur la personne a pu permettre à de nombreux élèves d’être plus à l’écoute d’eux-mêmes, de devenir davantage centrés dans leur cœur, de redonner sens à leur vie et de s’épanouir par la musique.

Traiter l’arthrite naturellement

Le médecin de l’avenir ne donnera pas de médicaments, mais intéressera ses patients aux soins du corps humain, à l’alimentation, ainsi qu’aux causes et préventions de maladies. Thomas Edison

Nous vivons des temps difficiles, quand tout dans le monde, de la paix à l’environnement, semble se détériorer. D’autre part l’arthrite jouit d’une vague de croissance! C’est un malaise commun, à la hausse, qui affecte plus que jamais auparavant, des jeunes personnes. Dans cet article, je parlerai d’ostéo-arthrite, qui est une forme d’arthrite dégénérative et la plus commune.

Avec l’ostéo-arthrite, les articulations débutent leur dégénérescence en perdant leurs couches cartilagineuses et des éperons d’os commencent à se former. Certaines causes sont le manque d’activité physique, la mauvaise posture, une pauvre alimentation, le stress, les allergies, une ancienne blessure de l’articulation affectée, etc. Les traitements médicaux conventionnels incluent l’utilisation de médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiques tels que l’Ibuprofen ou l’Advil, l’utilisation d’inhibiteurs de COX-2 tels que Vioxx, l’administration d’injections de stéroïdes directement dans l’articulation affectée ou, en dernier recours, la chirurgie. Même si ces traitements ont leur place, ils n’éliminent pas la cause originale de l’arthrite et permettent seulement un soulagement temporaire pendant que la maladie continue de progresser.

Santé Canada a lancé plusieurs mises en garde par rapport à l’utilisation à long terme de médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiques ou COX-2, citant la possibilité de dommages pouvant être causés au foie, ainsi qu’au système gastro-intestinal et aux reins. Certaines études ont récemment démontré que les procédures chirurgicales de nettoyage d’articulations arthritiques causaient plus de dommages que de bénéfices, tout en augmentant la rapidité du développement de l’arthrite dans l’articulation. Les injections de stéroïdes ne peuvent être faites que quelques fois dans une articulation spécifique, puisqu’elles causent davantage de dégénérescence et de perte de densité osseuse.

D’autre part, les causes de l’arthrite peuvent être soignées efficacement par la méthode douce traditionnelle, ralentissant, et même inversant, le progrès de la maladie. Tel que ci-haut mentionné, en suivant un régime alimentaire propice, en éliminant les allergies, en conservant une bonne santé physique, avec de l’exercice et des étirements, et en contrôlant le stress, vous avantagerez votre état de santé, La chiropratique, le massage thérapeutique, l’acupuncture, la naturopathie, la médecine biologique et NAET, entre autres, sont toutes des méthodes traditionnelles de soins de santé à explorer. Chaque personne aura besoin d’un traitement différent, dépendamment de la cause de son arthrite.

Pourquoi certaines sociétés ont-elles un taux inférieur d’arthrite qu’ici en Amérique du Nord? Ce n’est certainement pas dû à la composition génétique, puisque, quand ces personnes d’autres sociétés déménagent ici, malheureusement, elles aussi subissent les mêmes statistiques que le reste de la population. J’aimerais croire que du fait que ces sociétés sont physiquement plus actives, ont un meilleur régime alimentaire et adoptent plus facilement la médecine douce, elles jouissent d’une meilleure santé que celle d’un nord-américain moyen.

Il n’y a pas « une » cure miracle pour l’arthrite. Il s’agit non seulement de chercher les bons conseils, mais aussi de les mettre en pratique. En tant que patient, une grosse partie du travail à faire ne relève que de vous, puisqu’une partie de vos habitudes de vie devront être changées.

Donc, pour ce qui est de la santé, voulez-vous être un de ces nord-américains moyens? Il est à espérer que vous avez tous répondu « non »! Prenez votre santé en main. Prenez la bonne voie, vers une vie et un vieillissement en santé. Cherchez un thérapeute en médecine douce qui pourra vous donner les bons conseils et vous aidera également à faire le lien avec ses pairs.

Mon corps, mon plus précieux allié

Que l’on veuille y croire ou non, immanquablement notre âme a choisi comme véhicule d’évolution dans son incarnation terrestre, le corps. Dès les premiers moments de notre vie, inconsciemment, nous sommes déjà soumis à des expériences qui trouveront siège dans les cellules de notre corps. Au fil des années, au fil des expériences de la vie, le corps emmagasine dans sa chair blessures physiques et psychiques et aussi les effets du stress liés à divers facteurs. Et puis un beau jour, après tant d’accumulations, notre corps nous fait un petit signe, puis deux et trois… et vlan! On croit, à tort, que du jour au lendemain, notre corps fait volte-face alors que les signes avant-coureurs se sont échelonnés sur plusieurs mois, voire même années. Ils nous étaient presque servis sur un plateau d’argent! Malheureusement, pour la majorité d’entre nous, nous attendons trop souvent d’être confrontés à un grand appel du corps, soit par le biais de la maladie ou de grandes souffrances physiques ou psychiques, avant d’agir. Nous sommes alors devant le choix de se prendre en main ou bien celui de ne rien changer et d’attendre qu’un miracle s’opère.

Eh bien, le miracle, nous seul pouvons l’accomplir, et ce, avec la collaboration de notre corps, même s’il nous fait défaut. Il est là, il attend depuis les premiers symptômes d’être entendu, d’être pris en charge par son propriétaire, il est prêt à entamer le dialogue. Il suffit d’ouvrir la brèche pour lui permettre de laisser œuvrer son intelligence innée et d’éveiller le potentiel de guérison qui repose en chacun de nous. Pour ce faire, nous devons aller à la rencontre de ce corps, entrer en relation intime avec lui, en prendre conscience et écouter ce qu’il a à dire.

Pour nous ouvrir à toute expérience de guérison, nous devons certes aller à la rencontre de notre corps, mais nous devons aussi rencontrer et accueillir les parties ombres de nous-mêmes qui demande à être entendues et accueillies. À partir du moment où le dialogue entre le corps et l’être est amorcé, les véritables changements s’opèrent. La perception de notre corps change, notre personnalité s’éveille à sa véritable nature, l’acceptation et l’amour de soi s’installent et nous pouvons enfin nous ouvrir à une nouvelle vie, la vie inspirée par ce que nous sommes, ce qui nous anime, la voix de notre être, la voie de notre âme.

À partir du moment où l’on prend conscience des messages de notre corps, que l’on se met à son écoute, il devient alors plus facile d’agir sur soi, sur sa vie. N’oublions pas, notre corps est notre plus précieux allié.

J’ose être moi

Étant un vrai dépendant affectif… il fut très difficile pour moi d’oser être, de vivre l’être pleinement. Issu de famille dysfonctionnelle, je n’osais pas souvent… les grands s’astreignaient à me faire taire de façon volontaire. Eux osaient me la faire… fermer. Dépendant à l’alcool, j’ai eu besoin de la substance pour me mettre dans l’ambiance pour oser affronter certains récalcitrants…

Je n’osais pas vivre mes émotions… j’osais plutôt les geler…

Trois situations dans lesquelles la blessure d’injustice s’est déployée dans ma vie, m’ont permis finalement d’oser revendiquer mes droits. La première alors que j’étais en plein « burn out »… la multinationale, après vingt ans de loyaux services, m’a signifié la porte… Ce fut sensiblement un départ volontaire (sic). Je n’ai pas osé… je me suis laissé abattre sans me battre, sans combattre, sans me débattre! Les deux autres fois… j’ai osé reconquérir mes droits, j’ai osé prendre ma place; j’ai osé vivre l’être debout, j’ai osé me choisir dans le cercle des vainqueurs.

Aujourd’hui, je ne crains plus d’oser… dire non ce qui aurait été abominable, impensable il y a une belle décade alors que le « dégrade » était palpable…

Oser dire non pour prendre sa place demande une bonne dose de confiance en soi et surtout d’estime de soi.

Oser dire non pour éviter l’humiliation exige aussi une part d’humilité… reconnaître mon potentiel, héritage en tant que fils divin.

Oser dire non pour anéantir la manipulation, l’autre rêve de me mettre à sa main pour me contrôler subtilement.

Oser dire non pour aplanir l’à plat ventrisme. J’ose me tenir debout. Je ne rampe plus devant personne. La chenille est désormais devenue un magnifique papillon. Je peux alors déployer les ailes de la liberté.

Oser dire non sans justifications, sans explications, sans rationalisation. Écouter ma voix intérieure qui m’indique la voie extérieure… vers la paix intérieure.

J’ose dire oui à l’affirmation, l’autre n’est pas plus ni moins que moi. Ne sommes-nous pas tous égaux devant le Créateur?

J’ose dire oui à l’autonomie en me connaissant davantage chaque jour, en prenant de plus en plus confiance en moi et en « engraissant » mon estime personnelle.

Je me permets et j’ose m’exprimer, c’est la clé de l’authenticité; risquer, c’est un pas vers la liberté, rêver, c’est l’ascension vers la réalisation. Osons réaliser nos rêves les plus insensés, nous oserons être nous!

Choisir une thérapie

Il existe de plus en plus de différentes approches thérapeutiques.  Les plus connues s’en tiennent à l’échange verbal, d’autres favorisent un travail corporel, certaines font appel à l’art et d’autres encore mettent l’accent sur le plan énergétique.  Laquelle des approches est la plus efficace?

Plusieurs individus œuvrant dans ce domaine se sont penchés sur le sujet.  Ils en sont venus à la conclusion suivante.  Pour qu’une thérapie donne des résultats, cela dépend de trois facteurs : le degré de motivation de la personne qui consulte, ses capacités (c’est-à-dire sa capacité à ressentir) et la qualité de la présence ainsi que l’efficacité du psychothérapeute.

Le niveau de motivation varie d’un individu à l’autre.  En effet, il est très facile de trouver un prétexte pour arrêter la thérapie.  Pour ce qui est des capacités du client, cela se développe avec le temps et au fur et à mesure que les résistances s’atténuent.  Quant à la présence et l’efficacité du thérapeute, cela dépend du travail qu’il a fait sur lui-même.

Aux trois critères ci-haut mentionnés, j’ajouterais l’efficacité de l’approche.  Je ne crois pas qu’une approche en particulier puisse convenir à tout le monde et je ne présume pas non plus qu’il y a une forme de thérapie qui soit LA meilleure.  Par contre, je suis persuadé que, parmi toute la panoplie d’approches psychothérapeutiques, il en existe de plus efficaces que d’autres.

Il y a deux autres éléments à considérer.  Le premier est le choix de travailler avec un homme ou une femme.  Je suis persuadé que pour aller le plus loin possible en thérapie (à part les critères déjà mentionnés), il est bon de faire un bout de chemin avec un homme et un autre bout avec une femme.  Pour ce qui est de l’autre élément, il concerne l’option de consulter seul ou en groupe.  Encore là, je recommande de travailler en individuel et en groupe.

Il n’existe aucune pilule miracle.  Pour obtenir des résultats en profondeur et qui dureront, la personne doit faire preuve de persévérance et de courage.  En effet, il n’est pas facile de contacter des blessures.  Et tout ce processus demande du temps.

Il n’est pas suffisant de parler et de pleurer sur les événements du passé.  Et quand je parle du passé, je ne fais pas allusion aux quelques années précédentes.  Le passé inclut non seulement la petite enfance, mais aussi la naissance et la vie intra-utérine.  Ces événements du passé, il faut les revivre et les ressentir dans toute leur intensité et globalité.

Pourquoi revivre des événements douloureux?  Tout simplement parce qu’ils n’ont pas été pleinement vécus et totalement exprimés.  Aussi, il ne suffit pas de contacter des blessures archaïques et d’en expulser la tristesse, la colère ou la rage qui s’y attache.  Il faut également exprimer le besoin, resté muet derrière ces événements qui n’a pas été comblé.

Il est primordial d’être bien accompagné.  De nos jours, n’importe qui peut s’improviser psychothérapeute.  Assurez-vous que cette personne a suivi une formation sérieuse et, surtout, qu’elle a elle-même contacté et évacué sa propre souffrance.  Aussi, non négligeable, elle comptera dans son « sac » plus d’un outil, c’est-à-dire plus d’une approche, qu’elle n’aura pas uniquement apprise dans des livres, mais également expérimentée sur elle-même.  Et non la moindre, elle sera équipée d’une grande sensibilité et remplie d’empathie.

Bon cheminement…

La joie profonde

Comme la plénitude, la paix ou la sérénité, la joie profonde ne se laisse pas facilement décrire, il serait peut-être plus aisé de la peindre. Tout ce qui a trait à l’intériorité, à l’âme et au cœur, aux sentiments, relève à mon sens d’une certaine mystique, de l’ineffable, du secret et bien évidemment de l’expérience. La joie profonde m’apparaît comme un mélange d’eau, d’orangé, de chaleur et de tranquillité, d’humilité, d’amour, de sourire et de larmes. Serait-ce la quintessence du bien-être? La résultante du bonheur de donner et d’accueillir? Le plaisir de partager ou de lâcher prise? La sagesse de vivre ce qui nous est donné avec simplicité et gratitude? Ce qui peut-être se rapproche le plus de la joie profonde, c’est l’Amour.

Le plaisir n’est pas la joie profonde. Il est spontané, éphémère, nécessaire certes, mais léger comme une bulle de champagne; il relève de l’émotion tandis que le bonheur est plutôt un sentiment, plus stable, il se cultive, il s’entretient, si nous prenons la peine d’éloigner le ressentiment, la rumination, la méchanceté…, mais il manque de permanence. Le plaisir ou le bonheur se manifeste rarement dans la souffrance et la désespérance, alors que la joie profonde est ce quelque chose, difficile à cerner, qui nous habite en tout temps, à la condition de lui laisser l’espace nécessaire pour qu’elle puisse vivre, respirer et œuvrer en nous, malgré les épreuves, les blessures et les déceptions. La joie profonde règne au plus profond du cœur profond comme un noyau, un diamant, une source, une lumière qui jamais ne s’éteint. On peut ignorer son existence, ne pas savoir, on peut aussi lui porter attention, entretenir cette braise bien vivante, l’attiser et l’animer de son souffle ou la faire vivre du souffle qui vient on ne sait d’où, mais qui vient comme il est dit dans les écritures sacrées.

La joie profonde apaise les angoisses, elle donne un sens aux souffrances, elle nous montre la vie dans ses réalités les plus difficiles, elle permet le rêve doux, elle invite à aimer, à cesser de nous détruire et à anéantir le bonheur des autres, elle est prière et méditation, elle brille sobrement, elle danse, elle berce nos peines et calme les ennuis, elle est compagne fidèle et aimante des solitudes, elle protège des intempéries sentimentales. Elle se tait si nous ne l’invitons pas à parler, elle se dissout délicatement si nous ne voulons pas la voir; mais elle demeure présente comme une mère décédée, un amour de jeunesse, un événement mémorable, comme le souvenir olfactif d’un parfum, comme un baiser, invisible et indélébile. Elle accompagne les plaisirs fragiles, elle prend soin de nos bonheurs, elle embrasse nos projets en devenir et adoucit nos chutes irrémédiables. Sa présence est contagieuse.

La joie profonde serait-elle une étoile, un amour inconditionnel, l’esprit du corps que nous avons reçu? La joie profonde pourrait ressembler à la lame XVIII du Tarot, à cette femme aimante et aimée qui laisse couler l’eau dans l’eau, agenouillée, mais insoumise, humble et fière, généreuse, protectrice, libre et consentante, matrice de vie éternelle, douce et apaisante, forte et fragile, silencieuse et porteuse de paroles qui font naître, incarnant sans fioriture, le don de soi et la venue de temps plus propices à l’amour comme à l’amitié, comme un temps de Noël… sans cartes de crédit!

Elle est sans doute aussi la douceur du chat qui vient se frôler, le goût de l’orange juteuse et bien mûre, l’odeur du premier feu de bois, en automne, les bougies pour le repas en tête-à-tête et le présent que vous offrirez ou celui que vous recevrez au moment le plus inattendu.

Mais vous savez très bien ce qu’est la joie profonde au moment où vous l’éprouvez et sachez qu’elle est éternelle! Elle est aussi présente dans les vœux que je vous offre, des vœux de paix, d’amour et de joie profonde!