Rentrer en soi

La présente édition ne comporte pas de thématique, juste trois petits mots écrits en page couverture : Rentrer en soi. Trois petits mots qui, réunis, sont très évocateurs. Ils sont montés naturellement en moi au moment de préparer la page couverture de cette édition, au début du mois de septembre, comme s’ils annonçaient la saison froide, cette mise au ralenti que nous vivons généralement quand l’automne tire sa révérence. Le ralenti nous permet de descendre au fond de nous-mêmes, le meilleur endroit pour nous lire, nous entendre et nous reconnecter à notre essence profonde, à ce « qui je suis vraiment ». Cette démarche s’avère parfois un face à face troublant car, à cet endroit, impossible de se mentir; les masques tombent.

Dans la vie, quand nous portons des masques, soit nous empêchons les autres d’avoir un accès direct à notre vraie nature, soit nous cherchons par tous les moyens à leur plaire, sans nous respecter. Et si nous étions enfin nous-mêmes, parfaitement alignés avec nos pensées, nos paroles et nos actions? Ne parlons pas ici de résolutions pour la nouvelle année, mais plutôt de la force de l’intention, car la force de l’intention nous dispose intérieurement au changement, et le changement, c’est dans l’action qu’il se produit. Alors, cet hiver, entamons un voyage intérieur au pays de nous-mêmes, un pays que nous pouvons visiter en tout temps de l’année et à tout moment sans subir les affres du décalage horaire.

Quand une année se termine, on y associe spontanément le mot rétrospective. Prenez un temps d’arrêt pour nommer quels ont été, en 2014, les moments inspirants, douloureux, inattendus, joyeux, bouleversants, nourrissants, transformateurs que vous avez vécus. Connaissez-vous le fil conducteur de votre vie? Si oui, quel est-il? Passer d’une année à l’autre, pour moi, c’est comme passer d’une rive à l’autre en empruntant un pont. Quel est ce pont? L’élan.

Pour ma part, parmi les événements inattendus qu’il m’a été donné de vivre en 2014, je veux en nommer un : mon arrivée à la barre de Cheminement à titre de rédactrice en chef avec l’édition de l’été, Goûtez la vie. Je veux adresser un merci grandiose à Denis Manseau, éditeur et père spirituel de la revue. Il a su voir en moi ce que je n’avais pas encore vu, il a cru en moi et il m’a fait  confiance. Vivre l’expérience Cheminement s’avère pour moi une expérience hors du commun, une expérience enrichissante et marquante. Ici, une petite confidence : en cours de route, j’ai découvert les deux prédispositions naturelles et essentielles pour être à la barre de la revue Cheminement : la passion et la folie (sourires). Je suis passionnée et animée d’une belle folie (sourires).

Je veux adresser également un chaleureux merci à tous les auteurs collaborateurs qui ont signé un article dans les éditions de l’été et de l’automne 2014 et dans la présente édition de l’hiver 2014-2015. Oui, un chaleureux merci à ces magnifiques personnes qui ont plongé leur plume dans leur cœur afin de vous sensibiliser, vous inspirer et vous proposer des pistes pour favoriser un équilibre de vie optimal, la mission même de la revue Cheminement. J’ai communiqué avec chacune d’entre elles et, à leur contact, ma vie s’est enrichie.

Merci à tous nos annonceurs qui croient en la revue. Leur soutien et leur confiance permettent à la revue d’exister, compte tenu de sa gratuité.

Et mon dernier merci va à Johanne Falardeau, réviseure, et Carolle Bergeron, graphiste. Toutes deux sont des femmes compétentes, passionnées, déterminées, travaillantes, généreuses et engagées dans « l’effet Cheminement ». Je veux souligner leur expertise solide, leur professionnalisme et leur dévouement inconditionnel, et leur exprimer ma profonde gratitude pour leur appui indéfectible. Ensemble, nous formons un trio énergique et solide!

En septembre dernier, Cheminement a amorcé sa 18e année d’existence. Merci à vous tous, lecteurs et lectrices, pour votre empressement à vous procurer la revue à chaque édition et pour vos nombreuses marques d’appréciation et d’encouragement. Chaque parole exprimée a un effet dynamisant sur l’équipe et la motive à continuer de monter à bord du train Cheminement!

Pour l’année 2015, j’exprime un vœu : accueillir des bénévoles enthousiastes et passionnés. Je vous tends la main : montez avec nous à bord du train Cheminement!

Sur la même fréquence…

J’entends votre question. Pourquoi sur la même fréquence? Pour agir en conformité avec ma « mission »! Sur la même fréquence… Oh combien j’aime cette phrase, car elle résume en quatre mots ma disposition intérieure.

Nous émettons tous une certaine « fréquence radio ». Si nous sommes branchés sur une certaine « fréquence radio », alors nous ne pourrons capter que celle-ci, et nous capterons également toutes les autres personnes qui émettent cette même « fréquence radio ».

Ma fréquence radio se nomme « passion ». J’attire donc à moi des gens qui sont sur cette même fréquence « passion » et qui enrichissent ma vie. Je me sens utile à leur propre cheminement et cela crée chez moi un sentiment d’accomplissement. Et que dire de toutes les rencontres incroyables et extraordinaires qui me propulsent dans des moments de grâce!

Trois verbes d’action sont au cœur de mon travail : imaginer, concevoir, communiquer. Trois qualités me sont indispensables : le sens de l’écoute, le sens du visuel et la créativité.

L’inspiration est l’un des piliers de la créativité. Le dictionnaire la définit comme « une idée qui pousse à la création » ou encore  « un enthousiasme, souffle créateur qui anime l’écrivain, l’artiste, le chercheur ».

L’origine du mot inspiration vient du latin in spiritum, qui signifie  « avoir Dieu en soi ». Un concept largement répandu durant l’Antiquité voulait que l’inspiration artistique émane de Dieu. Voilà pourquoi je crois profondément que j’ai une équipe derrière moi, une équipe composée de mes guides de la créativité, car j’ai la sensation d’entrer en communication avec des sphères inconnues et d’être mystérieusement aidée dans ma création.

J’ai choisi de faire confiance à mes guides pour dépasser les moments de doute et d’insécurité lorsqu’ils se présentent. Mon désir de réussir devient alors plus grand que ma peur d’échouer. Le miracle agit et je suis impressionnée des résultats. Me voilà à nouveau sur la même fréquence, mais cette fois-ci, avec mes guides de la créativité.

Je suis heureuse et je m’accomplis dans mon travail. Je me sens privilégiée de faire ce que j’aime et de vivre de ma passion.

Un autre bonheur s’ajoute à ce bonheur déjà existant, celui de pouvoir admirer la nature depuis mon coin de travail. Une immense fenêtre laisse traverser la lumière du jour. Étant travailleuse autonome, mon bureau est à même notre maison. L’énergie de la nature et des arbres est très haute, raison pour laquelle l’on dit que la nature « ressource ». L’eau a une fréquence vibratoire très haute, raison pour laquelle il est si agréable d’être près de l’eau.

De mon coin de travail, je m’arrête pour observer la montagne, ressentir la nature et j’en suis récompensée lorsque j’ai la visite d’oiseaux, de petits suisses, de ratons laveurs, de renards, de chevreuils et de canards sur notre magnifique étang artificiel construit avec cœur par mon beau chéri. Je ressens subitement mon âme d’enfant lorsque les canards quittent l’étang pour se rendre à ma porte et y manger quelques miettes de pain. J’ai même eu l’immense joie d’observer un hibou en plein jour. Me voilà à nouveau sur la même fréquence, mais cette fois-ci, avec la nature.

Je crée ma vie et j’en suis fière et je suis remplie de gratitude pour tous les bienfaits et les cadeaux reçus par l’Univers. Un jour, j’ai choisi d’être graphiste. Ce jour-là, un déclic s’est fait et ma mission de vie a pris tout son sens. J’ai simplement compris que plus je vis ma passion, plus je me relis à moi et plus je rayonne.

NOTE : Un merci tout spécial à Carole Verdon pour sa précieuse aide à la rédaction de ce texte.

lesmotsdanslencrier@gmail.com