Les vertus thérapeutiques des animaux sur les humains

De plus en plus d’humains éprouvent des difficultés à s’adapter à notre monde en mutation où la productivité et la vitesse prédominent sur la qualité de vie. L’animal de compagnie représente la constance et la stabilité. Il devient un havre de paix où il fait bon se réfugier pour savourer l’instant présent. Le contact avec un animal nous transporte dans un monde de paix et contribue à diminuer le stress envahissant de la vie quotidienne.

L’animal joue un rôle significatif dans la vie des humains dès la petite enfance. En stimulant son monde imaginaire, en éveillant sa curiosité et en développant son empathie, il favorise le développement cognitif, affectif et social de l’enfant. C’est d’ailleurs pour cette raison que l’animal est utilisé comme moyen thérapeutique par exemple dans les milieux hospitaliers auprès d’enfants souffrant de cancers ou de troubles envahissants du développement.

L’animal, par son amour inconditionnel répond à plusieurs besoins : le sentiment d’être utile et important, le besoin de sécurité, plaisir de donner, le goût du jeu, la stimulation du sens du toucher et l’activité physique. Le chien est également un facilitateur social : les personnes qui se promènent avec un chien socialisent plus facilement avec les autres.

Les gens qui vivent avec des animaux ont plus de chance de conserver leur santé ou de récupérer en cas de maladie. Il est connu que les personnes âgées vivent moins d’isolement, ont une plus grande vivacité d’esprit et sont plus actives. Elles jouissent d’une meilleure santé, consomment moins de médicaments et leurs visites médicales se font plus rares. Plusieurs études ont démontré que le seul fait de flatter un animal diminue le rythme cardiaque, la pression artérielle, le taux de cholestérol.

À mesure qu’une personne prend de l’âge, l’acuité des sens diminue à l’exception de celui du toucher qui a tendance à s’accentuer, surtout en période de deuil ou dans un contexte de grande solitude. Les personnes âgées, en bénéficiant de la présence d’un animal, peuvent satisfaire leur besoin tactile.

Plusieurs statistiques nous révèlent que la qualité de vie des personnes âgées en institution est grandement améliorée grâce à la présence d’un animal de compagnie qui a pour effet de combler un vide et d’égayer leur quotidien tout en les maintenant alertes. Même les patients atteints de la maladie d’Alzheimer peuvent grandement bénéficier du contact d’un animal. Les personnes en stade avancé de la maladie sont souvent alitées. Elles ne peuvent presque plus bouger et leur discours est incohérent. Elles sont isolées des autres et repliées sur elles-mêmes. En zoothérapie, on cherche donc à leur offrir un contact affectif par le biais de la communication non verbale. La fourrure de l’animal contre la peau procure l’émergence d’émotions. On peut voir que l’animal rejoint la personne au niveau du cœur quand on voit le visage de la personne s’illuminer et ses yeux pétiller.

On pourrait croire qu’une plus grande intégration d’animaux domestiques dans les centres pour personnes âgées pourrait contribuer à diminuer la consommation de certains médicaments dont les anxiolytiques et même prévenir la dépression.

Huiles vivantes versus huiles mortes

Depuis l’Antiquité, nous retrouvons dans nos cuisines différentes huiles pressées à froid. À travers les âges, les moyens d’extraction se sont améliorés du simple mortier au pressoir. Dans les villages, les huiles étaient produites au pressoir à l’huile. Ces huiles étaient obtenues par pressurage hydraulique ou mécanique. Comme le pain, les œufs et le lait frais, l’huile était périssable. Donc, à cette époque, on devait se procurer ces denrées en petites quantités et les consommer dans les plus brefs délais. La nature et le rythme de vie des gens veillaient à alimenter le peuple avec des produits vivants.

Mais depuis la révolution industrielle, les méthodes d’extraction ont drastiquement changé. Ces chers industriels toujours à l’affût de profits à la hausse et de méga-production ont réussi à produire des huiles mortes, chimiquement raffinées. Ces huiles ont une plus longue durée de conservation, elles n’ont aucune odeur puis elles sont de couleur transparente. Et voyons voir pourquoi.

Ces huiles hydrogénées et raffinées subissent des traitements complexes. Premièrement, il n’y a pas de contrôle des pesticides et leur culture utilise des engrais chimiques. Il n’y a aucune sélection des graines de qualité. Ces graines subissent un nettoyage, un décorticage, un écrasage et un préchauffage à la vapeur entre 110o F et 180o F (45o C et 85o C). Elles sont enfin prêtes pour le pressoir à expulsion à grand volume. Elles sont seulement rendues au tiers de leur extraction. Avant d’être raffinées, elles se feront laver au solvant de hexane, passeront par le phosphate pour ensuite se faire distiller à la soude caustique. Elles devront encore subir les étapes du raffinage dont la neutralisation, le dégommage, un deuxième lavage, une addition de diatomite de 2 % à 3 % comme décolorant et enfin une désodorisation à la vapeur autour de 460o F (240o C). En général, on ajoutera à ce fameux produit impérissable des antioxydants synthétiques comme le BHA et le BHT. Ces huiles seront vendues dans des bouteilles transparentes avec le terme 100 % naturelle inscrit en gros caractères. Ces huiles ne contiennent aucune vitamine, minéraux ou acide gras essentiels.

Alors, comment produisons-nous les huiles non raffinées et dites pressées à froid? La recherche de la qualité est primordiale chez ses producteurs. Cette qualité dépend du produit de départ, de la méthode de culture, de la méthode d’extraction et de conservation. Recherchez une certification biologique, biodynamique ou Kashère. Les termes pressées à froid, première pression et extra-vierge nous offrent une bonne qualité. Ces graines seront sélectionnées avant d’être pressées. Elles seront tout simplement lavées et décortiquées. Lors de la pression, la friction élèvera la température entre 30o C et 50o C. L’huile sera immédiatement coulée et embouteillée dans du verre foncé non réactif. Le procédé traditionnel a été amélioré dans le milieu de production; il est dorénavant exempt de lumière et d’oxygène. L’extraction à froid préserve la couleur, la saveur et la véritable odeur des graines! Cette huile se conserve au réfrigérateur à l’abri de la lumière, de l’air et de la chaleur. Ainsi, elle conservera mieux sa valeur nutritive.

Premièrement, rectifions; les huiles ne contiennent pas de cholestérol, car celui-ci se retrouve dans les graisses animales. Les huiles pressées à froid sont composées de lipides (gras) de différentes structures et qualités.

  1. Acides gras saturés; d’assimilation plus difficile, les graisses animales en contiennent beaucoup.
  2. Les acides gras monoinsaturés; d’assimilation moyenne et d’une structure très stable à la chaleur, l’huile d’olive en contient le plus.
  3. Les acides gras polyinsaturés; d’assimilation facile, mais d’une structure instable à la chaleur.

Nous retrouvons dans les huiles au moins deux acides gras dits essentiels à l’organisme soit, l’acide linoléique (oméga 6) et l’acide linolénique (oméga 3). On les surnomme parfois vitamine F et nous les retrouvons majoritairement dans les huiles pressées à froid. Ce sont de puissants agents antioxydants.

Offrons à notre corps une belle qualité d’huile comme on offre la meilleure qualité d’huile à notre voiture! Les huiles ont-elles une utilité?

  • Elles sont reconnues comme une bonne source de chaleur pour l’organisme.
  • Elles offrent au corps une énergie très calorifique de 9 calories par gramme comparativement à 4 calories par gramme pour les protéines et les glucides, attention à l’excès.
  • Elles transportent les vitamines liposolubles A, D, E et K dans tout l’organisme.
  • Celles-ci rehaussent la saveur et la texture de nos mets préférés.
  • Elles ralentissent la digestion des fruits par exemple (amandes et pomme).
  • Les huiles stimulent la production de la bile (émulsification des gras).
  • Prise en petite quantité, elles offrent une peau douce et des yeux brillants.
  • Apport quotidien recommandé : 15 ml par jour.

Huile d’arachide
Une légumineuse qui pousse sous terre et non une noix; saveur délicieuse de noisette; riche en acides gras monoinsaturés; se conserve bien au frais; friture (avec précaution), sautés à l’orientale (cuisine Thaï et indonésienne).

Huile de canola
Goût prononcé; riche en acides gras monoinsaturés (60 %); contient des gras polyinsaturés; oméga 3 (12 %) et oméga 6 (21 %); point de fumée élevé, mais elle pétille lors de la friture; cuisson au four et vinaigrettes.

Huile de carthame
Famille du chardon; saveur délicate, agréable et peu prononcée; riche en acide linoléique (78 %) qui abaisse le taux de cholestérol; bon dans les régimes pour la perte de poids; contient 75 % de gras polyinsaturés; cuisson au four et vinaigrettes.

Huile de lin
Saveur agréable de noix, un peu prononcée; riche en acide linoléique (oméga 6, 15 à 20 %) qui abaisse le taux de cholestérol; riche en acide linoléique (oméga 3, 55 à 60 %); point de fumée très bas, il est déconseillé de la chauffer; se conserve seulement un mois après ouverture; convient pour la crème Budwig et le maïs soufflé; assaisonnements et vinaigrettes.

Huile de maïs
Saveur prononcée de maïs; riche en acides gras polyinsaturés dont acides gras essentiels linoléiques; contient du bêta-carotène; convient pour les pâtisseries, la boulangerie et la cuisson au four.

Huile d’olive
Saveur d’olive non salée; provient surtout de l’Espagne; riche en acides gras monoinsaturés (69 %) et acides gras essentiels oléiques; vitesse d’oxydation lente, se conserve à la température de la pièce; vinaigrettes, cuisson au four, sauces et sautés légers.

Huile de noisette
Saveur de noisette, assez prononcée; mélanger avec l’huile de carthame, cela est moins coûteux; vitesse d’oxydation lente, se conserve à la température de la pièce; vinaigrettes, assaisonnements, cuisson au four et légumes sautés.

Huile de noix de Périgord
Saveur de noisette; vitesse d’oxydation lente, se conserve à la température de la pièce; convient pour les vinaigrettes et les légumes sautés.

Huile de sésame
Saveur très prononcée de sésame si elle est grillée, utiliser en petite quantité; est utilisée depuis plus de 4 000 ans dans les pays asiatiques; riche en acides gras monoinsaturés (37 %); point de fumée élevée, pour empêcher qu’elle mousse, augmenter graduellement la chaleur; contient de la sésamoline et du sésamol ce qui rend les acides gras plus stables; sautés légers, cuisson au four, soupes, assaisonnements et vinaigrettes.

Huile de soya
Saveur de noix; riche en acides gras polyinsaturés et lécithine; point de fumée assez bas; fragile à la chaleur, car elle mousse; cuisson au four, assaisonnements et vinaigrettes.

Huile de tournesol
Saveur prononcée au goût de noisette; riche en acides gras monoinsaturés (24 %) et polyinsaturés (64 %) et vitamine E; oxydation très rapide à cause de ses gras polyinsaturés; mayonnaise, cuisson au four, assaisonnements et vinaigrettes.

Des plantes… nutritives!

Toutes les composantes de notre corps ont un but ultime : l’équilibre. L’équilibre de la température interne par rapport à la température externe du corps (homéostasie); l’équilibre entre le processus de destruction (dégénération) et celui de la construction (régénération); l’équilibre entre l’assimilation et l’élimination. C’est une machine fort complexe, certes, mais parfaite, surtout!

Et pour préserver cet équilibre, nous devons observer quelques règles de base tel nous alimenter sainement, faire de l’exercice régulièrement, bien gérer notre stress au quotidien et obtenir suffisamment de sommeil pour bien récupérer. Voici, par ordre d’importance, les sept éléments qui sont essentiels à notre santé, voir notre vie :

Le premier besoin élémentaire est l’oxygène et pourtant, nous avons tendance à l’oublier. Ainsi, nous respirons trop souvent de façon incomplète, saccadée ou nous oublions tout simplement de respirer (souvent dû au stress!). Il est important de respirer profondément, pour permettre au diaphragme de prendre de l’expansion à chaque inspiration et de créer ainsi l’espace nécessaire pour laisser pénétrer l’oxygène dans les poumons. La respiration profonde est un tonique pour le corps et l’esprit. Prenons ainsi le temps de respirer une fleur sur notre passage; c’est tellement plus agréable que de courir constamment!

Après l’oxygène, l’eau est l’élément le plus important pour maintenir une santé optimale. Or, on nous a répété maintes fois de boire en moyenne huit verres d’eau par jour. Mais de préférence, éviter l’eau du robinet qui contient du chlore et d’autres produits chimiques ainsi que des métaux lourds (mercure, plomb, cadmium, zinc et cuivre), selon les régions. Pourquoi ne pas rendre l’utile à l’agréable en prenant une bonne tisane après le repas? C’est apaisant et on profite ainsi des bienfaits thérapeutiques des plantes!

Ensuite, au troisième rang viennent les glucides ou hydrates de carbone. Les glucides sont la principale source d’énergie et l’unique source d’énergie du cerveau. On y retrouve les sucres simples, les sucres doubles, les sucres complexes et les fibres alimentaires. Réduisez autant que possible votre consommation de sucres simples et doubles, tels que le sucre blanc, les friandises et le sirop d’érable, puisque leur assimilation est trop rapide et dérègle notre taux de glycémie. Optez plutôt pour les sucres complexes tels que les grains de céréales, les légumes tubercules, les légumineuses, les farines complètes et les grains grillés.

Tout près derrière, on retrouve les lipides (graisses) qui renferment des acides gras essentiels et qui se décomposent comme suit : les gras saturés, les acides gras mono-insaturés et les acides gras poly-insaturés. En général, les gras ont mauvaise réputation à cause des maladies dont ils sont souvent responsables. Ceci est vrai pour les gras saturés (graisses animales, fromage, crème, beurre, margarine, etc.) que nous tenterons de consommer de façon raisonnable. Mais les acides gras mono-insaturés et poly-insaturés, pour leur part, favorisent une diminution du mauvais cholestérol sanguin et pour cette raison, nous avons avantage à les intégrer dans notre alimentation quotidienne. Les sources d’acides gras mono-insaturés sont : les olives, avocats, arachides, amandes, pacanes, huile de canola, etc. Les sources d’acides gras poly-insaturés sont : le lin, carthame, tournesol, mais soya, noix, huile de pépins de raison, etc.

Les protéines (acides aminés) sont le cinquième besoin élémentaire et elles sont essentielles à notre organisme puisque ce dernier n’en fait aucune réserve. Pour cette raison, il faut en manger chaque jour et de façon suffisante (environ 15 g/repas ou le double pour les gens très actifs). Mais attention, lorsque la quantité de protéines ingérée excède les besoins, le foie les convertit en gras. Voici de bonnes sources végétales de protéines : soya, spiruline et avoine fleurie.

Au sixième rang, nous avons les vitamines, indispensables au bon fonctionnement de l’organisme, et qui sont des substances organiques essentielles à la vie. Elles ne peuvent, en général, être synthétisées par l’organisme et doivent, par conséquent, nous être fournies par l’alimentation. Or, la tendance générale est aux suppléments vitaminiques, mais voici des exemples de plantes qui procurent des vitamines et qui sont souvent beaucoup mieux assimilables par l’organisme :

Vitamine A : menthe poivrée
Vitamine B : avoine fleurie
Vitamine C : sureau (baies)
Vitamine E : framboisier (fruits)
Vitamine K : gaillet.

Et finalement, mais non le moindre, les minéraux et oligo-éléments sont le dernier des besoins alimentaires. Ils sont des substances inorganiques présentes dans l’organisme sous forme de sels. Certains d’entre eux sont essentiels à la vie et l’alimentation doit absolument nous fournir tous ces minéraux. Voici quelques exemples de minéraux et oligo-éléments ainsi que des plantes qui en contiennent :

Calcium : avoine fleurie
Fer : ortie et patience
Magnésium : chlorophylle
Potassium : framboisier
Iode : varech.

En résumé, les plantes sont une bonne source végétale qui répondent bien aux besoins élémentaires de l’organisme. Vous pouvez les consommer comme fruits/légumes, huile, tisane, teintures mère ou vitamines (en s’assurant qu’elles ne sont pas de source synthétique). Je vous encourage à les intégrer dans votre alimentation quotidienne; vous n’en verrez que des résultats positifs.

Plantes thérapeutiques à connaître pour leur valeur nutritive :
Avoine fleurie : vitamine B, calcium, protéines
Framboisier : feuilles : calcium, magnésium, manganèse et potassium
Fruits : sucre, vitamines A, B et C, protéines
Menthe poivrée : chlorophylle, vitamines A et C, fer et magnésium
Ortie : riche en minéraux (fer, calcium, potassium et acide silicique)
Pissenlit : vitamines A, B et C, potassium (feuille et racine) et calcium (racine seulement).

Bonne santé!

La ménopause… au masculin

Un sujet que bien des hommes évitent, c’est bien les caprices de leur corps vieillissant. Le tour de taille qui épaissit, les cheveux qui amincissent, l’augmentation du cholestérol, un besoin pressant d’uriner, la dysfonction érectile et la chute de libido sont des symptômes de l’andropause.

Des humeurs instables se cachent derrière la carapace de l’Ego auquel s’ajoute à cela le désir ardent de demeurer viril et invincible tel un dieu grec. Même si l’ère de l’homme rose est en vogue, il reste que la masculinité stéréotypée persiste encore en ce qui a trait à la santé.

Sachez mesdames que les hommes subissent également à leur façon un changement de l’état hormonal. L’andropause est un phénomène masculin connu par le corps médical depuis 1952! Oui, c’est vrai qu’ils portent 40 livres de masse musculaire de plus que nous et produisent 10 fois plus de testostérone qui fait d’eux une espèce enviable. Mais cela n’ajoute point d’année à leur vie. Le métabolisme de testostérone fluctuant transforme nos mecs en bêtes aussi susceptibles que nous.

Bien que les femmes consultent au moindre petit inconfort durant la péri-ménopause (laquelle s’étale sur 10 ans au moins), les hommes attendent que le glas sonne avant d’agir!

Messieurs, si vous êtes concernés, consultez!

Pour mieux vivre les étapes du vieillissement, la prévention s’impose. Sans l’aide de suppléments, le corps ne pourrait éloigner les dégâts des maladies cardiovasculaires, du diabète ou du cancer.

Malheureusement, les solutions à ces problèmes de santé ne se conjuguent pas au singulier. Une prise en charge globale comprend plusieurs recommandations nutritionnelles associées à des changements significatifs du mode de vie.

On connaît très bien maintenant le rôle du régime alimentaire pour contrer le vieillissement précoce. Certains aliments et suppléments s’avèrent plus salutaires à la santé hormonale masculine.

Le mec Combo
D’après des articles dans les prestigieuses revues scientifiques « The Lancet » et « The Journal of Clinical Nutrition », la carence en vitamine E triplerait les risques de maladies cardiaques. D’autres études ont démontré que la prise de sélénium diminuerait l’incidence du cancer de la prostate de 63 %. Le sélénium et la vitamine E travaillent de pair pour réparer les dommages causés à l’ADN par un trop-plein de radicaux libres.

Ensemble, ils constituent une composante du système glutathion peroxydase qui se veut l’élément actif cellulaire détoxifiant le plus puissant pour combattre le stress du vieillissement.

Le sélénium se retrouve principalement dans les noix de Grenoble, du Brésil, le jaune d’œuf et les fruits de mer. La vitamine E pour sa part abonde dans les graines de tournesol, le germe de blé, les avocats et les amandes. Un supplément quotidien de ces deux alliés est sans conteste un gage de prévention.

 Le zinc est un autre élément minéral à ne pas négliger. La prostate et l’hypophyse sont les tissus glandulaires les plus riches en zinc. Le zinc joue un rôle de première importance dans le métabolisme de l’insuline et de la testostérone. Le zinc stabilise donc les hormones de la prostate, ralentit la progression du cancer, stimule le système immunitaire et améliore le fonctionnement du pancréas. Avis à ceux qui engraissent à vue d’œil et dont les taux de cholestérol et de sucre font des siennes; le zinc mérite sa place. De plus, il semblerait y avoir une corrélation entre la baisse de testostérone et un taux de mauvais cholestérol selon une étude menée au Centre des lipides du Québec. Bien qu’un supplément de 25 à 30 mg par jour serait recommandé, vous pourriez choisir d’inclure dans votre assiette les fruits de mer, les huîtres, les graines et le beurre de citrouille ainsi que le yogourt.

Rouge comme une tomate
Quatre tomates par jour, contiennent suffisamment de lycopène pour réduire la tension artérielle…

Pour une fois, cuit c’est mieux! Une étude menée à l’Université d’Illinois à Chicago a déterminé que le taux de lycopène redoublait avec la cuisson.

Le lycopène est une substance phytochimique antioxydante que l’on retrouve dans les tomates et la pastèque. Ce principe actif réduit le risque de cancer de la prostate.

Vert d’envie
Légumes feuillus et crucifères (brocoli, chou-fleur, chou frisé, chou de Bruxelles, navet, radis et cresson…) sont fortement recommandés pour leur pouvoir envieux d’éloigner les toxines et les radicaux libres.

Puissants antioxydants et détoxifiants, ces légumes contiennent des substances riches en soufre et des phytonutriments que l’on a surnommé « indoles ». L’indole –3- carbinol régularise le trop-plein d’estrogènes qui accompagne souvent la chute de testostérone à l’andropause. Le déséquilibre d’estrogènes contribue au développement du cancer de la prostate.

Comment harmoniser la transition de l’andropause et ralentir la chute de testostérone?

La testostérone est une hormone qui a du caractère… du mordant; un caractère mâle quoi!

Elle tonifie, raffermit, stimule… excite! Malheureusement, cette hormone mâle diminue progressivement de 2 à 3 % par année à partir de l’âge de 40 ans. Il faut donc voir à ce que ce déclin ne se fasse trop tôt.

Y mettre du piquant
L’ortie piquante (Urtica dioica) compte parmi les plantes des plus efficaces. La feuille et la racine contiennent des principes actifs dont des flavonoïdes et des stérols. Ceux-ci contribuent à libérer la testostérone et à empêcher qu’elle s’accumule dans la prostate où elle deviendrait inactive et éventuellement cancérigène.

L’ortie peut se prendre en infusion, en gélules standardisées à 120 mg 2 fois par jour ou encore en teinture-mère.

Se protéger sous le palmier
Le palmier nain (Serenoa repens) est une des meilleures plantes pour la santé de la prostate. C’est le leader incontesté parmi les plantes médicinales puisqu’il a été prouvé scientifiquement aussi efficace que les médicaments utilisés à cet effet. (Proscar par exemple). On a largement prouvé son efficacité et sa tolérance remarquables. Le fruit du palmier nain a des propriétés anti-inflammatoire et anti-œdème améliorant les symptômes reliés à l’hyperplasie de la prostate. Le fruit contient un taux élevé d’une composante de gras (b-sitostérol) aidant à stabiliser la testostérone saine et empêche sa conversion en DHT (dihydrotestostérone), une forme cancérigène de testostérone. Ceci a pour effet d’augmenter la libido, de réduire le mauvais cholestérol et d’améliorer la fonction de la vessie. Une dose de 320 mg d’extrait standardisé suffit!

Une autre plante qui a fait ses preuves et dont les propriétés sont similaires, c’est le prunier africain (Pygeum Africana). Elle soulage également les symptômes génito-urinaires et améliore la qualité de vie sexuelle.

Adrénaline trop…c’est trop!
Le stress contribue au déséquilibre de la testostérone. Le vieil adage « l’ambition tue » se prête bien à celui qui se pousse à outrance pour performer.

L’adrénaline comme la testostérone trop… c’est trop! Ces deux hormones de performance ont des effets dévastateurs lorsqu’elles coulent en abondance dans les veines. Bref, respirer par le nez, ralentir le rythme et surtout ajouter de l’humour… et de l’amour à sa vie demeureront toujours de conseils judicieux.

Finalement, sachez chers hommes, qu’en dépit de votre dédale hormonal, vous n’êtes pas moins masculin à nos yeux. Vous serez toujours beaux, grands et forts. En retour, on vous demande donc autant indulgence à notre égard.

Une cure ou un jeûne pour sa santé?

On estime que le jeûne et les cures ont été pratiqués sans interruption depuis au moins 10 000 ans afin de soulager la souffrance humaine. Ils ont été employés depuis l’époque où l’homme commença à être malade. Le jeûne et les cures faisaient partie des méthodes de rétablissement pratiquées dans les anciens temples 1 300 ans avant Jésus-Christ. Hippocrate, le père de la médecine grecque, les prescrivait couramment.

Nous avons tous entendu à plusieurs reprises dans notre enfance de nombreux jeûnes mentionnés dans la bible. Comme exemple celui de Jésus et de Moïse qui l’ont pratiqué pendant au moins 40 jours dans le désert! Ces jeûnes n’étaient pas faits spécifiquement dans le but de guérir une maladie, mais bien un rite religieux de purification. Le jeûne et les cures sont encore pratiqués couramment chez certaines nationalités orientales. Les hindous pratiquent le jeûne régulièrement. Vous avez sûrement déjà entendu parler des nombreux jeûnes de Gandhi. Ces pratiques existent depuis des millénaires.

Plus près de nous dans la nature, de nombreux animaux pratiquent le jeûne aussi. Certains le font en période de rut et de frai. Les saumons mâles jeûnent pendant leurs migrations de la mer vers la rivière. Cette période dure des semaines, voire même des mois. D’autres animaux et insectes le font pendant leurs hibernations, après une naissance ainsi qu’en cas de blessure. Une maladie sérieuse pousse aussi tout animal à jeûner.

Quelle est la différence entre un jeûne et une cure? Jeûner, c’est s’abstenir de toute nourriture, excepté d’eau jusqu’à ce que les réserves nutritives soient consommées. La cure quant à elle est de s’abstenir de toutes nourritures solides. Elle est composée de jus de légumes ou de jus de fruits additionnés quelques fois d’herbes et de suppléments spécifiques au besoin de chacun et de chacune.

Pourquoi devriez-vous faire l’expérience d’une cure ou d’un jeûne? La cure ou le jeûne sont des moyens rapides de cheminer vers la santé en offrant à votre corps la possibilité de se nettoyer et de se régénérer. C’est une technique ancestrale en harmonie avec le corps et la nature qui favorise, tout naturellement, le retour de la pleine santé.

La cure et le jeûne sont pour votre corps ce que le grand ménage est pour votre habitat et ce que la mise au point est pour votre voiture. Ils méritent d’être mieux connus et plus largement employés. Suivre une cure ou un jeûne vous permettra de :

  • Retrouver rapidement votre vitalité et votre énergie;
  • Éliminer et dissoudre les toxines accumulées au fil des ans qui ont créé des congestions et des maladies dans toutes les parties de votre corps;
  • Libérer vos systèmes éliminatoires (les reins, les poumons, les intestins et la peau) de déchets non évacués;
  • Purifier votre système immunitaire et glandulaire ainsi que toutes les cellules de votre corps;
  • Éliminer les déchets et les dépôts durcis dans les articulations et les muscles;
  • Retrouver un poids santé;
  • Permettre de retrouver un équilibre hormonal;
  • Nettoyer les artères, les vaisseaux sanguins pour retrouver une pression sanguine normale et un sang d’excellente qualité;
  • Rebâtir tous les systèmes et les organes : digestif, endocrinien, nerveux, cardiovasculaire, foie, pancréas, etc.;
  • Retrouver un taux de cholestérol équilibré;
  • Arrêter certaines dépendances : cigarette, alcool, nourriture, drogue, travail, jeu et dépendance affective, etc.;
  • Apprendre à installer de saines habitudes de vie et alimentaires;
  • Prendre un moment de repos;
  • Rester jeune, souple et en pleine santé votre vie durant.

Ce repos permet à votre corps de se désintoxiquer, se réparer et refaire ses réserves. Il vous permet également de faire le point et de vous remettre en contact avec votre corps physique, vos émotions ainsi que votre spiritualité.

Dans une société où la maladie est devenue une institution et où les maladies chroniques sont en croissance, nous nous devons de regarder d’autres avenues afin de rétablir notre santé. Tôt ou tard, toute personne devra investir sur sa santé. Il est préférable de prévenir que de guérir. Une autre bonne raison de s’adonner régulièrement à la pratique de la cure et du jeûne! Il n’est jamais trop tard pour agir, car tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir! Notre meilleur allié est notre engagement ainsi que nos actions.

Offrez-vous la santé!

La nature, source de vie et de santé

Voilà l’été qui s’achève et l’automne qui a hâte d’arriver. Ces deux saisons extraordinaires génèrent une grande abondance de couleurs et de saveurs. C’est le temps d’en profiter pour se constituer une réserve de vitamines et de minéraux facilement assimilables afin de renforcer notre système immunitaire avant la saison froide.

À chaque changement de saison, je fais une cure de 7 à 11 jours pour régénérer mon organisme et lui assurer une bonne mise en forme. Ma cure d’automne consiste en une alimentation composée de fruits et de légumes crus ou légèrement cuits, que je mange à volonté. J’ajoute quelques amandes, cinq ou six par jour et je me prépare de bons jus à l’extracteur. Les pensées positives font aussi partie intégrante d’une bonne assimilation et d’une meilleure santé. Elles contribuent par le fait même au bon succès de cette cure miraculeuse.

Notre généreuse mère la terre nous offre non seulement une abondance de fruits et légumes sains, mais aussi une multitude de remèdes naturels dont voici quelques exemples :

La carotte, crue, elle regorge d’enzymes et de vitamines. On peut aussi la consommer légèrement cuite ou bien la passer à l’extracteur. Excellente source de vitamines A, B, C et E, ses minéraux et alcalinisants favorisent la désintoxication et fournissent une aide précieuse pour la reconstitution de l’organisme. Ce légume-racine orangé aide à prévenir la constipation et il exerce une action bénéfique sur le foie et la vésicule biliaire. On lui attribue aussi des vertus préventives au niveau des cancers et protectrices, particulièrement au niveau du cœur. Enfin, parmi ses nombreux bienfaits, on compte aussi une réduction du taux de cholestérol.

Les courges : la citrouille et les autres courges orangées comme le butternut, la acorn, les courges spaghetti ainsi que les zucchinis et l’aubergine sont des aliments antiacides. Excellents pour les poumons (prévention du cancer), ces légumes favorisent aussi le bon fonctionnement des reins et de la vessie. Les courges ont aussi une action bénéfique sur les désordres inflammatoires et leurs graines sont dotées de vertus laxatives purgatives et peuvent concourir à éliminer des parasites.

D’autres légumes d’automne comme la pomme de terre, le chou et le navet possèdent des propriétés antiacides.

Sachons profiter de cette abondance pour varier nos menus. J’utilise beaucoup le poireau et l’oignon. Cru, ce dernier est excellent pour les poumons et le système respiratoire. Quand il est cuit, il devient un excellent tonique pour le cœur et le système circulatoire en favorisant la désintoxication et la régénération des artères.

On ne peut parler de l’automne sans mentionner la pomme, cette reine des fruits, qui compte, elle aussi, de nombreuses vertus salutaires. Parmi celles-ci, les plus reconnues sont sans doute l’élimination du mauvais cholestérol et l’augmentation du bon cholestérol. La pomme est aussi excellente pour le cœur et les intestins (contre la constipation) et on lui attribue même une action antivirale. Elle contribue à stabiliser le taux de sucre dans le sang et à neutraliser l’acidité gastrique. Elle exerce une action tonifiante sur le foie et la vésicule biliaire et elle peut aider à soulager l’arthrite.

Soyons reconnaissants envers la terre pour cette abondance et toute cette nourriture bienfaisante. Rendons-lui hommage pour une alimentation saine et équilibrée. Nous en récolterons santé, joie, bonheur et plaisir. C’est aussi ce que je vous souhaite,

Chaleureusement.

Le cholestérol et le mythe alimentaire concernant les maladies cardiovasculaires

De tous les sujets entourant les maladies cardiovasculaires dont on entend parler depuis quelques décennies, celui concernant le cholestérol est certainement le plus contradictoire et qui porte le plus à confusion. Combien de fois avez-vous entendu des professionnels ou des scientifiques vous dire à quel point le cholestérol est mauvais ou vous dire le contraire? Le fait est que le cholestérol ne serait pas le grand méchant qu’on a voulu nous faire croire. Certaines études ont même démontré qu’il pouvait améliorer la concentration, les capacités d’apprentissage et la mémoire. 

Qu’est-ce que le cholestérol et à quoi sert-il? 

Le cholestérol peut provenir de notre alimentation (aliments de source animale comme la viande et les produits laitiers) ou il peut être produit par le foie. 

Le cholestérol est essentiel à la vie et nous aide à rester en bonne santé.

  • Il est une composante essentielle de la membrane de nos cellules.
  • Grâce à lui, le corps est en mesure de fabriquer de la vitamine D à partir des rayons du soleil.
  • Il est un antioxydant essentiel pour notre cerveau et il protège nos cellules contre les radicaux libres.
  • Il est nécessaire à la fabrication d’hormones comme la progestérone, les œstrogènes, la testostérone ou le cortisol.

Le mauvais garçon pas si mauvais

Si le LDL ne contribue pas à faire augmenter le risque de maladies cardiovasculaires, qu’est-ce qui le fait augmenter alors? La réponse : l’âge, l’inflammation, les taux de sucre ou d’insuline élevés, un taux élevé de particules LDL petites et denses, un faible taux de HDL (le bon cholestérol).

Que faire pour optimiser sa santé cardiovasculaire? 

Améliorer ses habitudes de vie comme faire de l’activité physique et cesser de fumer. 

Avoir une alimentation à base de vrais aliments : 

  • Manger des légumes et des fruits, des oméga-3 (poissons, fruits de mer, bœuf nourri à l’herbe);
  • Privilégier les bons gras (noix, graines, huile d’olive);
  • Éviter les huiles végétales qui sont inflammatoires (huile de maïs, canola, soya) et les aliments transformés.

Le cholestérol n’est pas notre ennemi. L’accuser d’être la cause de maladies cardiovasculaires serait l’équivalent d’accuser les ambulanciers de causer des accidents. Aucune étude à ce jour n’a démontré que la baisse des taux de cholestérol réduit le risque de maladies cardiovasculaires. Améliorer ses habitudes de vie et contrôler l’inflammation sont, par contre, les meilleurs atouts pour votre cœur.

Voici le texte de l’encadré ci-dessus

Conseil santé

Un microbiome en santé influence la santé cardio­vasculaire. Un déséquilibre de notre flore intestinale peut causer un intestin perméable laissant passer des toxines dans le sang. Ces toxines provoquent la libération de marqueurs inflammatoires lesquels entraînent l’évolution du processus d’arthérosclérose. Avoir un intestin en santé réduit l’inflammation et soutient une meilleure santé cardiovasculaire.

Ce qui m’inspire

Le paradoxe français, vous connaissez? Des chercheurs ont observé que, malgré le fait que les Français consomment des gras saturés en plus grande quantité que les Américains et les Britanniques, ils ont un taux de cholestérol similaire, mais un taux de mortalité moindre pour ce qui est des maladies cardiovasculaires. En outre, il est bien connu que la moitié des gens qui ont un problème cardiaque ont un taux de
cholestérol normal.

Saviez-vous que

La lipopolysaccharides (LPS) est une toxine produite par le corps, qui cause de l’inflammation? On la retrouve parfois dans le sang chez les personnes ayant un intestin perméable. L’un des rôles du cholestérol LDL est de rendre la LPS moins nuisible. C’est donc dans le but de nous protéger contre la LPS que le cholestérol LDL peut augmenter. Cette hausse du taux de cholestérol LDL est un signe d’inflammation
et favorise le développement de l’athérosclérose.

Il l’a dit…

« Le cholestérol ne peut pas, matériellement parlant, boucher les artères [et] les statines n’ont pas d’effet sur le risque de mourir d’un infarctus. Nous sommes arrivés
à un sommet dans la marchandisation de la santé et de la science, et je pense que le dossier des statines en fait foi. » – Dr Michel de Lorgeril, cardiologue et nutritionniste

Pour en connaître davantage

Pour en savoir davantage sur la santé cardiovasculaire, je vous suggère le livre The Paleo Cardiologist: The Natural Way to Heart Health du cardiologue Dr Jack Wolfson.

Des infusions pour se garder bien au chaud

Avec l’arrivée du temps froid, on sait qu’une infusion bien chaude nous réchauffe le corps et l’esprit. Entou­rer la tasse chaude de ses mains, prendre de petites gorgées et sentir la chaleur descendre en nous est plus qu’un rituel; c’est un véritable réconfort. Toutefois, si une tisane de qua­lité ou un bon thé vous procure cet effet le temps que vous le dégustez, certains thés seront particulièrement efficaces pour vous réchauffer de façon prolongée en équilibrant votre énergie vitale, vos organes et votre circulation sanguine, favorisant ainsi la diffusion de la chaleur dans votre corps. Voici donc deux types de thés : les Pu Er et les Oolongs des monts Wuyi, de précieux alliés tout au long de la saison froide.

Thés Pu Er
Les membres de la famille des Pu Er (prononcé Pu-erh) sont des thés bien particuliers du fait qu’ils sont fermen­tés. Produites au Yunnan, dans le sud de la Chine, leurs feuilles sombres à l’odeur de sous-bois et de terre sont souvent présentées en vrac ou en version compressées en galettes, en briques ou en nids d’oiseau (tuo cha). Millésimés, ces thés ont même la capacité de vieillir et de se bonifier pendant des décennies. À maturité, leur infusion de couleur rouge-brun, presque noire, possède une saveur douce et apaisante, sans amertume, aux arômes évoquant tantôt la terre humide et les champignons forestiers, tantôt le vieux meuble de bois ou le cuir. Si leur caractère gustatif peut parfois sembler surprenant, leurs innombrables bienfaits sur la santé sont reconnus depuis des siècles par la médecine traditionnelle chinoise. Parmi ses vertus principales, le Pu Er peut favoriser la circulation sanguine, prévenir les maladies cardiovasculaires, réduire le taux de mauvais cholestérol, aider la digestion en général et, surtout, brûler les graisses superflues en cas d’abus de nourriture trop riche et faire mincir, contrer l’intoxication alimentaire et l’indigestion, soulager les symptômes de la gueule de bois, équilibrer le Qi (l’énergie vitale) dans tout le corps. On saura apprécier son aide toute l’année, mais encore davan­tage durant l’hiver, lorsque nous sommes généralement moins actifs et mangeons des aliments riches qui demandent une élimination plus intense (surtout durant le temps des Fêtes!). En équilibrant ainsi l’organisme, une bonne tasse de Pu Er nous procure presque instantanément une agréable sensation de réconfort et de bien-être.

Oolongs des monts Wuyi (Yan cha, thés de rochers)
Selon la médecine chinoise, ces thés sont de véritables chaufferettes pour nos organes digestifs. En procurant­ une chaleur sèche au foie et à la rate (qui sont trop souvent froids et humides en hiver), ces thés améliorent le feu digestif, et la circulation sanguine amène la chaleur aux extrémités. Produites au Fujian, au cœur d’une chaîne de montagnes rocheuses, puis torréfiées au charbon, les feuilles de ces types de thé sont aromatiques et donnent une délicieuse infusion de couleur ambrée aux notes rappelant les fruits rouges en confiture, les fruits secs, les fleurs, le caramel, le café, la noisette grillée, les épices douces, etc. Peu caféinés et réconfortants, ces thés sont de bons compagnons de soirées hivernales où il fait bon cocooner. En voici quelques-uns : Da Hong Pao, Rou Gui, Qi Lan, Qi Zhong, Shui Xian, Tie Luo Han, Yan Ru.

Autres suggestions d’infusion pour l’hiver : le Chaï (thé aux épices), les thés noirs en général, le Houjicha (thé vert japonais grillé), la chicorée rôtie, le gingembre, le tulsi (basilic sacré), le rooibos.