Être transparent

Chaque jour, il devient de plus en plus évident que nous évoluons maintenant dans une ère de transparence. La corruption de nos gouvernements et corporations partout dans le monde est en train d’être exposée et ce que l’on croyait la réalité de ce monde se révèle comme une illusion. Dans les temps à venir, beaucoup plus encore sera dévoilé et le niveau de confiance que nous avons eu dans le monde extérieur sera remis en question. Nous vivons une période de grande dualité et seulement par notre propre discernement, nous pourrons reconnaître la vérité.

C’est une période où, en toute honnêteté, nous ne pouvons plus nous qualifier d’êtres spirituels tout en nourrissant, envers nous-mêmes et les autres, des jugements et/ou des pensées et émotions négatives. Nous parlons d’unicité et d’amour inconditionnel, mais nous persistons toujours à placer des conditions pour ceux avec qui nous partageons cet amour et cette attention.

Le temps est ici et maintenant pour que l’humanité s’éveille à la réalisation de qui nous sommes, non seulement à temps partiel durant la méditation, en prière, en atelier ou à l’occasion d’une bonne journée, mais à temps plein, à chaque moment. Impossible dites-vous? Bien, la première étape de notre formation et reprogrammation est de modifier notre langage et de réexprimer cette pensée d’impossible en fort probable : affectueusement, j’appelle ce processus le camp d’entrainement spirituel. Une bonne amie dit souvent : « Nous sommes semblables à des bulbes de tulipes, qui ont été plantés à l’envers ». Jusqu’à ce que nous devenions conscients que nous devons faire de nouveaux choix, nous avons de la peine à voir la lumière. Seulement par le contact et le ressenti du divin intérieur, nous pouvons évoluer de la croyance à la connaissance que nous sommes des être spirituels menant une vie dans un environnement humain. Tout être de ce monde désire l’amour, la joie, la prospérité, la santé et l’abondance, mais trop peu d’entre nous avons reconnu que c’est notre droit divin. Nous pouvons tout réaliser en évoluant au-delà de la conscience de pauvreté.

Notre conscience vibre avec la connaissance de qui nous sommes. Tant que nous n’aurons pas accepté que nous sommes créateurs de notre réalité, et tant que nous vivons dans la peur, le doute, le jugement et toutes les pensées et émotions négatives et limitantes de l’humain, c’est ce que nous allons continuer à attirer dans notre vie. Notre réalité est une réflexion de notre monde intérieur : tout dépend du choix que nous faisons de placer notre attention sur le positif ou sur le négatif. Ne te concentre pas sur où tu ne veux pas aller! Choisir le positif demande de la volonté, un engagement et de la foi : on commence par choisir le positif de plus en plus et éventuellement, ça devient une seconde nature. Une fois que nous réalisons que nous sommes nos pensées et notre ressenti, et que nous rayonnons cette vérité vers le monde extérieur, comme un aimant, cette vérité est ce que nous attirons de retour dans notre vie.

Être transparent, c’est quand nos pensées, nos paroles et nos actions sont en harmonie. Nous changeons notre monde en rayonnant le pouvoir, l’amour et la lumière que nous sommes.

Ferme tes yeux. Amène ta conscience au centre de ta poitrine, le cœur cosmique. Visualise ou ressens quelque chose de beau qui t’amène de la joie et de la paix. Ressens la sensation que cette beauté t’apporte et dis-toi, je suis amour pur… je suis lumière pure… je suis lumière cosmique… et reconnais que tu es divin.

Peur de la transformation

Étant donné l’état mondial et personnel que nous vivons ces jours-ci, je tiens à partager avec vous une petite histoire tirée du livre, The Essence Book of Days, (traduite par sincèrement vôtre) qui nous rappelle les choix que nous devons faire face à la résistance que nous avons créée envers l’évolution de notre âme. Juste un autre petit outil parmi tant d’autres, qui peut contribuer à renforcir les connaissances lumières que nous possédons, mais qui se brouillent sous l’influence de notre expérience de vie. Nous avons appris à avoir confiance en ce que nous avons survécu. Nous ne pouvons pas changer nos pensées, ni nos émotions face à ce qui nous est présenté dans les médias ou dans notre vie personnelle, mais nous pouvons choisir où placer notre attention. Nous devons réapprendre à nous connaître profondément et par conséquent à vivre notre vérité… à devenir transparent. En étant très vigilant au niveau de la qualité de nos pensées et émotions, en gardant nos vibrations hautes, nous cheminons de l’esprit au cœur, de croyances à connaissances, de peur à foi. Ainsi nous nous transformons de l’intérieur vers l’extérieur… nous évoluons de notre petite réalité vers une réalité beaucoup plus grande.

Parfois, j’ai l’impression que ma vie est une histoire de trapèze. Soit, je me balance, accroché à ma barre de trapèze ou, pour quelques moments dans ma vie, je m’élance à travers l’espace entre les barres de trapèze. La plupart du temps, je suis accroché, par peur de perdre ma vie, à ma « barre – de – trapèze – du – moment ». Elle m’emporte doucement à un certain rythme régulier de balancement et j’ai l’impression d’être en contrôle de ma vie. Je connais la plupart des bonnes questions et même quelques-unes des bonnes réponses. Mais parfois, tandis que je me balance gaiement (ou pas si gaiement!), je regarde en avant de moi au loin, et que vois-je? Je vois une autre barre de trapèze qui se balance vers moi. Elle n’est pas occupée, et je sais, dans mon for intérieur qui sait tout, que mon nom est inscrit sur cette nouvelle barre de trapèze. C’est ma prochaine étape, mon évolution, ma renaissance à la vie. Au plus profond de mon cœur je sais que pour mon évolution, je dois lâcher ma prise de cette barre familière du présent et saisir cette nouvelle barre.

Chaque fois que ça m’arrive, j’espère (non, je prise) que je ne serai pas obligé de saisir cette nouvelle barre. Mais dans mon for intérieur qui sait tout, je sais que je dois complètement lâcher prise de cette vieille barre, et pour quelques instants m’élancer à travers l’espace avant de pouvoir saisir cette nouvelle barre. Quand je m’élance dans ce vide inconnu, mes réussites du passé n’ont plus d’importance; chaque fois, je suis rempli de terreur. Chaque fois, j’ai peur de manquer prise et de m’écraser sur des pierres inaperçues au fond du gouffre entre les barres. Mais je le fais quand même. Peut-être que c’est l’essence de ce que les mystiques appellent une expérience de foi. Aucune garantie, pas de filet, pas de police d’assurance, mais je le fais quand même, parce que dans un sens, maintenant ma prise sur cette vieille barre n’est plus une option. Alors, pour une éternité qui peut durer une milliseconde ou mille durées de la vie, je plane à travers le vide de « le passé est parti, le futur n’est pas encore arrivé ». On appelle ceci transition. Je crois maintenant que c’est le seul endroit où le vrai changement se produit. Je fais allusion au vrai changement, non pas le pseudo-changement qui dure seulement jusqu’à ce que mes vieux boutons soient poussés.

J’ai remarqué que dans notre culture, cette zone de transition est considérée comme un endroit nul, entre deux lieux. Cette vieille barre de trapèze était bien vraie, et j’espère bien que cette nouvelle barre qui vient vers moi est vraie aussi. Mais le vide entre les deux? C’est tout simplement un « nulle part », effroyable, bouleversant, désorientant, que l’on doit traverser le plus vite possible et le plus inconsciemment possible. Quelle perte! Je soupçonne que cette zone de transition est la seule vraie place, et que les barres sont les illusions que l’on invente pour échapper au vide, où le vrai changement, la vraie évolution se produit pour nous. Que mon intuition soit bonne ou non, il reste que les zones de transition sont des endroits incroyablement enrichissants. Ils devraient être honorés et savourés. Oui, avec toutes leurs souffrances, leurs peurs et cette sensation d’être hors contrôle qui peut (mais pas nécessairement) accompagner ces transitions, ce sont quand même les moments les plus éveillés, les plus passionnés, expansifs et remplis de croissance de notre vie.

Alors, la transformation de la peur peut n’avoir rien à voir avec faire partir la peur, mais plutôt avec la possibilité de nous donner la permission de prendre le temps de « prendre le temps » dans cette transition entre les barres de trapèze. En transformant notre besoin de saisir cette nouvelle barre, n’importe quelle barre, nous nous accordons la permission de demeurer dans le seul endroit où le vrai changement prend place. Ça peut être terrifiant. Ça peut être aussi illuminant, dans le vrai sens du mot. En s’élançant dans le vide, on peut tout juste apprendre à voler.