Chuter et se relever

Je me promenais sur le chemin de la vie, qui, bien que comportant ses tournants difficiles, me stimulait à avancer par ses paysages lumineux et variés.

Lorsque j’évaluais mon parcours, j’étais portée à me considérer comme une courageuse et fière marcheuse. Puis, je me suis mise à avoir de drôles de réactions quand je croisais d’autres pèlerins : quiproquos, malentendus, paroles impulsives, interprétations biaisées. Tout cela me faisait perdre pied et me questionnait.

Pourquoi est-ce que je tombais de plus en plus souvent sur cette route que j’avais pourtant apprivoisée avec persévérance?

Comment faire pour supporter cette marcheuse qui, à présent, décevait et trompait les attentes?

À la moindre embûche, ses réactions étaient inattendues, désarmantes, voire même agressantes…

On dit que c’est dans l’épreuve que l’on peut reconnaître ses vrais amis. Dans une telle situation où les épreuves étaient subtiles et le plus souvent intérieures, j’ai dû me rendre à l’évidence : ma meilleure amie dans les circonstances, c’était MOI.

Cette partie de moi qui m’humiliait me rappelait des épisodes vécus avec mes enfants. Quand on aime vraiment, on supporte l’autre tout naturellement. Et à les regarder aujourd’hui, je ne pouvais douter que mon amour avait triomphé.

Dans cet état de cancer psychologique et d’autosabotage, j’avais besoin de beaucoup de support. J’avais besoin surtout de me rappeler que : JE SUIS AUTRE CHOSE QUE MES OMBRES.

Les aspects sombres de moi qui se manifestaient devenaient aussi visibles qu’un cancer de la peau et je pouvais sentir la confusion; autour de moi, on se demandait : où est passée sa lumière? Où est passée celle que l’on connaît?

Quel malaise! Quelle incompréhension! Quelle prison!

J’avais besoin plus que jamais de m’accueillir dans ce passage étroit. Est-ce ainsi que je m’étais sentie dans le col de l’utérus de ma mère? Quand on est engagé dans un tel passage, impossible de rester en place, encore moins de reculer! Une seule voie – la mienne – celle qui était tracée devant moi et où j’étais engagée. Allez! me disait ma petite voix : poursuis, tu comprendras plus tard. Tu es supportée…

À un moment où les chutes se multipliaient, une lumière apparut dans le tunnel, me permettant de distinguer la forme de l’ombre. Et cette forme étonnait au premier abord; elle avait la couleur de la CULPABILITÉ. J’ai découvert une forme subtile et profonde de ce cancer; c’était la culpabilité de m’être séparée de ma divinité intérieure en donnant raison à mon ego. L’ego dans sa conception de la réalité croit qu’il doit tout prendre en charge. Comme il se croit séparé, la charge est lourde, car il est seul.

Les embûches fréquentes de mon quotidien me démontraient de manière criante à quel point cette séparation de la Source peut être souffrante. Je comprenais maintenant sur quel chemin j’avais marché depuis que je suis en cheminement : c’était le chemin du retour à la maison… Heureusement! Plus on s’en rapproche et plus on sent la chaleur de l’amour.

Les formes se précisaient davantage; le sentiment de culpabilité est si insupportable que pour ne pas le sentir, on finit par le projeter à l’extérieur et notre univers devient alors un monde hostile qui ne nous comprend pas et dont on doit se protéger. On accuse et on se sent accusé. Et subtilement, cette projection devient notre réalité. On porte des masques sans le savoir. En dessous, on est en prison, condamné par son propre juge intérieur.

Quel cauchemar! On a honte de soi, on se juge, la plupart du temps inconsciemment. Et qui dit jugement, dit condamnation, car le rôle du juge n’est-il pas de s’assurer que le coupable va expier! C’est là que j’ai trouvé les racines de l’autosabotage.

Il faut souvent aller loin dans cette avenue souffrante pour réaliser que la culpabilité inconsciente peut faire bien des ravages.

Accepter de se voir et de laisser voir les aspects de soi que l’on préférerait cacher fait décidément partie de la démarche d’oser être soi, sans masques.

S’aimer assez pour se donner le support nécessaire afin d’oser risquer le jugement et le rejet des autres peut mener à une belle découverte : PERSONNE NE NOUS JUGE QUAND ON CESSE DE SE JUGER SOI-MÊME.

Plus personne ne nous rejette, ne nous condamne si ce n’est nous-mêmes; et de savoir cela nous confère tout le pouvoir de transformer notre scénario distorsionné par les expériences pénibles et les croyances qui en ont résulté.

Savoir que la culpabilité n’est qu’une invention de l’ego nous ramène à la maison, là où règne l’amour et où tout est toujours pardonné d’avance…

Somme toute, au bout d’un tunnel, Il y a toujours de la Lumière!

Vivez la vie à laquelle vous êtes vraiment destinés!

Je n’oublierai jamais le jour où je me suis décidée à changer ma vie. J’étais fatiguée d’être constamment malheureuse et de sentir que mon existence ne comptait pas. Je me souviens combien j’étais confuse, effrayée et si solitaire. À cette époque, j’étais en convalescence à la suite d’un accident et j’étais alitée jour après jour en me demandant ce qui s’était vraiment passé pour en arriver là.

Je me demandais pourquoi ma vie était devenue une source de frustrations. Plus le temps passait et plus cette question m’obsédait et je tentais de répondre à de simples mais profondes interrogations existentielles : « Suis-je heureuse, suis-je véritablement heureuse ou suis-je simplement en train d’effectuer un passage à vide au travers des années de mon existence? ». Puis, je me suis demandé : « Si j’étais morte dans cet accident d’automobile, est-ce que j’aurais pu honnêtement me dire que j’ai vécu l’existence à laquelle j’étais vraiment destinée? », Instantanément, j’ai pris conscience de la réponse. À ce moment précis où mes yeux étaient pleins de larmes, j’ai décidé de changer ma vie et je me suis promis que plus jamais je ne me contenterais de moins que ce que je pourrais devenir en acceptant de vivre pleinement. J’ai choisi de croire que nous sommes tous des gens ordinaires qui possèdent des chances et des opportunités égales dans la vie. La différence entre les gens réside dans le fait que certaines personnes ont décidé de quitter leurs zones habituelles de confort pour réclamer à juste titre la vie pour laquelle elles sont nées alors que d’autres abdiquent, paralysées par la peur de franchir une nouvelle étape. J’ai réalisé que le pouvoir de changer notre existence réside au plus profond de nous-même.

En découvrant nos convictions profondes, en demeurant fidèles à nos valeurs, et en prenant conscience de nos forces, nos pouvons atteindre tous les buts que nous désirons atteindre. Ce qui compte vraiment, ce n’est pas la situation dans laquelle vous vous retrouvez maintenant, mais comment vous allez décider de vivre le restant de votre vie à partir d’aujourd’hui.

Consciente du cheminement que j’ai parcouru depuis tout ce temps, je sais que nous devons prendre certains risques même si nous en sommes effrayés. C’est normal d’avoir des craintes, mais ne laissons pas nos peurs prendre le contrôle de notre existence et nous stopper face au type de vie que nous désirons vivre.

Une des raisons pour laquelle peu d’entre nous réussissent à atteindre ce qu’ils désirent vraiment dans la vie réside dans le fait qu’ils ne focalisent pas sur les résultats à atteindre. Il faut nous concentrer sur l’objet de nos désirs et non sur notre frayeur. Il nous faut visualiser nos rêves, établir nos buts à atteindre et demeurer concentrés sur ces buts afin de réussir à franchir de nouvelles étapes. C’est seulement en appliquant ces principes que nous pouvons atteindre un niveau plus élevé dans la vie.

Aujourd’hui, j’ai le privilège de pouvoir partager mon vécu avec les autres et de les encourager à franchir le portail des rêves qui se situent à la limite de leur imagination. Je vous lance le défi de suivre votre cœur et d’enfin vivre la vie que vous avez toujours souhaité vivre. La vie est un voyage et ce voyage ne s’arrête jamais, elle est en constante évolution, c’est un processus de croissance. Si vous décidez d’avancer, souvenez-vous de vivre chaque moment pleinement et d’enfin apprécier votre voyage!

L’évolution intérieure : osez changer!

« Tout va tellement vite, je n’arrive plus à suivre! » Combien d’entre vous avez entendu ou dit cette phrase dans la dernière année? Du moins, soyez assuré que vous n’êtes pas seul! On a beau vouloir ralentir le rythme, il semble qu’il y ait toujours plus à faire, plus de défis, plus de demandes, plus de gens à rencontrer et, bien qu’invraisemblable, moins de temps pour y arriver. Il ne fait aucun doute que nous sommes à l’aube d’une ère nouvelle; nous vivons une période de grands changements. Tout autour de nous l’indique. Songeons aux nombreux revirements économiques, aux changements climatiques et à l’augmentation des désastres naturels qui ont frappé la planète ces dernières années.

Mais voilà, à force de vouloir suivre cette cadence effrénée, l’individu en vient à s’épuiser, à se décourager, puis finalement à se questionner à savoir où cette vie de folie le mène et si cela en vaut la peine. Les gens sont de plus en plus nombreux à vouloir reprendre le contrôle de leur vie. Les consultations avec les psychologues et les coachs de vie se multiplient, la popularité des cours comme le yoga et le Reiki augmente; chacun cherche à ralentir le rythme, à se libérer de sa souffrance physique et morale, à retrouver son estime de soi. Parfois, sans s’en rendre compte, cette recherche de bien-être devient une quête qui envahit chaque instant de la journée et occupe tout le temps libre. Finalement, à vouloir se sentir mieux à tout prix, la personne est prise au piège dans un tourbillon qui la mène vers encore plus de fatigue, de stress et d’angoisse. Mais comment faire pour s’en sortir?

Prisonnier d’une agitation incessante, on en arrive à se perdre soi-même. Le jour où on en prend conscience, bien déterminé à se retrouver, on cherche partout excepté à l’intérieur de soi. Pourtant tout est là, juste là, à la portée de chacun! Oublions le capharnaüm qui nous entoure et prenons la résolution de se reconnecter à soi, à notre âme, à nos désirs profonds. Il y a beaucoup à parier que plusieurs personnes ne savent même pas ce qu’elles désirent profondément, ni, en fait, ce qu’elles attendent vraiment de la vie.

Toute notre vie, nous avons suivi un chemin préalablement tracé par nos parents, par les gens de notre profession ou par les évènements tels qu’ils se présentaient. Comme l’histoire de l’éléphanteau qui, dès sa tendre enfance, est contraint à rester en place en attachant une de ses pattes avec une grosse chaîne qu’il n’arrive pas à faire céder malgré ses nombreux efforts. Il a été programmé à croire qu’il ne peut pas s’évader. En vieillissant, le moindre tiraillement à sa patte lui rappelle qu’il est prisonnier et il ne cherche plus à s’échapper. L’éléphant adulte accepte d’être retenu par une petite chaîne reliant sa patte à un piquet, alors qu’il a en réalité la force nécessaire pour arracher des arbres. Tout comme lui, l’être humain est devenu une créature d’habitude qui mime ses parents et ses pairs alors qu’il a un potentiel inné illimité.

De plus, la peur fait fréquemment partie de cet apprentissage, la peur de ne pas être à la hauteur, la peur du manque, la peur de la maladie. Même quand on prend conscience que l’on suit les mêmes patterns, il est parfois difficile de les changer; on ne sait tout simplement pas comment faire autrement. Il est plus facile de continuer comme on l’a toujours fait, et comme l’éléphant, de rester figé dans nos vieilles croyances avec nos vieilles blessures.

Puis vient le jour où on décide de prendre sa vie en main et de la transformer.  On peut choisir de le faire en douceur; inutile de tout bousculer pour ensuite se décourager. La gratitude est un merveilleux endroit où commencer, car chacun d’entre nous a une raison d’être reconnaissant si ce n’est le fait d’avoir un lit où dormir, des jambes pour marcher ou une voix pour s’exprimer. Dire merci occasionne un sentiment heureux, apaisant et bienfaisant. De là, la loi d’attraction se met en branle. Tout est énergie. Une vibration en attire une autre, puis une autre et à un moment donné, la personne se rend compte qu’il y a beaucoup de belles choses autour d’elle. Quelques irréductibles vous diront que ça ne peut pas être si simple. Faites-en l’essai! Offrez un sourire à quelqu’un et la majorité du temps, il vous reviendra. Par contre, si vous êtes de mauvaise humeur et que vous le laissez savoir en étant intransigeant et rouspéteur, remarquez que c’est ce que vous vous attirerez ce jour-là.

Pour se créer une nouvelle vie et évoluer intérieurement, certains changements seront de mise. Par exemple, au lieu de focaliser sur ce que vous n’avez pas, apprenez à être reconnaissant pour ce que vous avez déjà et à rêver de ce que vous voulez vraiment, jusqu’à en ressentir l’effet que cela vous procurera. Si à elle seule cette pensée vous donne une sensation de bien-être, continuez sur ce chemin. Si par contre, elle vous ennuie ou vous irrite, oubliez-la et passez à autre chose. Le ressenti du bien-être est un indice remarquable qui vous fait sentir que vous êtes sur la bonne voie. Au lieu de ressasser les mille malheurs qui pourraient poindre, pourquoi ne pas imaginer quelque chose qui vous fait vibrer intensément! Alors rêvez! Rêvez grand!

La folie c’est de croire qu’en faisant toujours la même chose on puisse arriver à un résultat différent. (Albert Einstein, 1879-1955)

Le vocabulaire qui transforme la vie

La Loi de l’attraction répond à toute vibration que vous émettez, qu’elle soit positive ou négative, en la renforçant. Sa réponse sera de vous donner davantage encore de ce qui vous fait vibrer. Michael. J. Losier (2007). La Loi de l’attraction. Auxerre : Éd. des 3 Monts.

Les mots que nous employons pour parler aux autres de nos projets et qui occupent nos pensées (Vous savez! Ce petit discours intérieur qui trotte dans notre tête à longueur de journée.) ont un impact déterminant sur le succès de nos entreprises. Ils reflètent en effet nos croyances à notre endroit et le degré de confiance que nous avons dans nos chances de réussir. Ces mots reflètent aussi ce que nous pensons du monde qui nous entoure et de ce que nous croyons pouvoir en recevoir. En plus et en moins. Ce sont de véritables « prophéties » (des prédicats) qui peuvent modifier le cours de notre existence, parfois en bien, parfois en mal.

Que voulez-vous vraiment?

Quel genre de message pensez-vous qu’une personne envoie lorsqu’elle prononce et répète inlassablement des phrases comme celles qui suivent et que pensez-vous qu’il risque de lui arriver alors? Je vous laisse y réfléchir un moment et je vous propose ensuite d’analyser certains mots. Soyez surtout attentif à ceux qui sont écrits en caractères gras et en italique.

« Je vais essayer de le faire. Je vais cesser de me dévaloriser. Je ne sais pas si je vais y arriver! Je ne suis pas très doué. Je dois le faire. Je n’y arriverai pas à temps. Je suis idiot et ridicule de penser ainsi. C’est trop beau pour moi. Je manque d’expérience pour bien le faire. Ma vie est toujours difficile. Je ne veux plus vivre avec une personne qui me contrôle tout le temps. »

Les mots que nous associons aux événements colorent l’événement et deviennent l’événement. A. Robbins (2006). Progresser à pas de géant. Brossard : Éd. Un monde différent.

  • Ne. Pas. Ne… pas. Penser et parler de ce que l’on ne veut pas, nous l’attire presque immanquablement parce que nous fixons notre attention sur le contraire de ce que nous voulons et imprimons, alors ce contraire est dans notre esprit (notre inconscient). Celui-ci ne comprend d’ailleurs pas les tournures de phrases négatives et exécute tout simplement les ordres qui lui sont ainsi donnés en omettant les « ne, ne pas », etc. Chaque fois que vous vous surprenez à employer ces mots négatifs, Michael Losier (voir la citation) suggère de vous poser cette question : Qu’est ce que je veux vraiment?, puis de reformuler votre objectif, votre pensée ou votre phrase. Par exemple, si vous affirmez que vous ne voulez plus vivre avec une personne qui contrôle tout ce que vous faites, vous risquez de retomber exactement dans le « même panneau ». Dites plutôt que vous souhaitez une personne qui vous laisse libre de choisir ce qui est bon pour vous ou qui tient compte de votre avis pour prendre des décisions. Vous verrez, c’est magique!
  • Trop. Vous ne vous attendez pas à recevoir ce que vous souhaitez ou méritez, mais moins, voire pas du tout. Quand vous élaborez votre objectif et y pensez, terminez toujours vos phrases par « Je m’attends à recevoir cela, ou MIEUX encore ». Là aussi, c’est magique!
  • Jamais. Toujours. Tout le temps. Vraiment? Vous croyez vraiment que c’est ainsi que cela se passe habituellement? Il n’y a pas d’exception? Si cela ne se passe jamais, comment croyez-vous que cela puisse se produire dans votre cas, même si vous le souhaitez de toutes vos forces?
  • Essayer. Probablement. Vous n’entrevoyez pas la possibilité de réussir, mais d’échouer. Vous ne croyez pas vraiment en vous et en votre potentiel. Comment voulez-vous alors trouver la motivation et l’énergie nécessaires pour réussir? Dites plutôt : JE VEUX. Je suis en train de…
  • Je vais. Je dois. Voulez-vous vraiment le faire ou vous sentez-vous plutôt obligé de le faire? Quelle contrainte vous créez-vous en parlant ainsi? Que se passerait-il si vous ne le faisiez pas? Quelles en seraient les conséquences?
  • Idiot. Ridicule. Pas doué. Que pensez-vous que les autres vont retenir de vous, même si vous ne croyez pas vraiment que vous êtes idiot, ridicule ou peu doué? Et vous? Que pensez-vous vraiment de vous quand vous dites ou pensez cela? Quelle confiance en vos capacités de réussir manifestez-vous ainsi?

Changer les mots et y croire…

En modifiant notre vocabulaire, nous modifions par la même occasion notre façon de penser et d’aborder chaque situation, ainsi que nos sentiments et le regard que notre entourage porte sur nous. Toutefois, faire des affirmations positives tout en n’y croyant pas vraiment (toujours ce petit discours intérieur!) ne donne pas de fameux résultats, bien au contraire. Demandez-vous quelle peur de réussir vous pousse à penser ainsi.

Alors? Quels mots allez-vous bannir de votre vocabulaire et quels nouveaux mots allez-vous adopter dès aujourd’hui? Quels sont les mots les plus souvent employés par les personnes à qui la vie semble sourire? Pourriez-vous vous inspirer d’elles?

Pour finir…

Savez-vous pourquoi un automobiliste dont la voiture dérape sur une route déserte où il n’y qu’un seul arbre finit généralement sa course sur cet arbre? C’est simple! Il a fixé son attention sur l’arbre (l’obstacle) et non sur l’objectif qu’il cherche à atteindre : la bonne direction. Comment pouvez-vous mettre cela en pratique dans votre propre vie? Au fait! Vous ai-je dit combien de fois par semaine, je me surprends à utiliser des Ne. Ne pas. Toujours, etc.?

Comment faire la différence?

Quand j’entends quelqu’un dire que dans un couple, il y en a toujours un qui souffre ou que l’un domine forcément l’autre, mes cheveux se dressent sur ma tête! Pire encore quand une femme m’explique combien son mari l’humilie ou qu’un homme m’avoue que sa femme le trompe et ni cette femme ni cet homme n’envisage de quitter l’autre parce que, à ce qu’ils disent, ils s’aiment!

Pourquoi rester avec celui ou celle qui ne vous respecte pas et vous fait souffrir? Pas par amour : par attachement, par peur viscérale de la solitude. Comment pouvez-vous associer l’amour à la souffrance?! Êtes-vous frappés du syndrome de Tarzan, prêt à vous empêtrer et vous agripper à n’importe quelle liane, plutôt que tomber dans le vide… affectif?

La dépendance affective, que j’ai affectueusement renommée « Syndrome de Tarzan », est une programmation qui remonte à l’enfance et perdure dans votre vie d’adulte : vous courez après l’affection, la reconnaissance et la protection dont vos parents ne vous ont pas nourris. Et le dernier à être capable de vous en offrir est bien le conjoint que vous choisissez : comme vous, il en a manqué et court après. Seulement il ne traduit pas son penchant pour Tarzan de la même façon que vous : si vous êtes du style Desperado, qui donne tout et se donne à fond dans une relation contre un peu d’affection, vous tombez invariablement sur le Trou noir affectif qui prend tout sans rien rendre, ou si peu, en retour.

Et voici comment les extrêmes s’attirent, mais uniquement chez les personnes affectivement déséquilibrées. Les deux nourrissent réciproquement leur névrose et se servent mutuellement de béquille. Ça fait un couple bancal qui finit par tomber dans la souffrance et se casse la figure, à plus ou moins longue échéance.

Si votre souhait est de gagner la course au Bonheur par équipe de deux, pourquoi prendre quelqu’un qui a une jambe cassée? Peut-être parce que la vôtre n’est pas en meilleur état… Si vous êtes prêt au bonheur, sélectionnez un coéquipier qui l’est aussi. Bref, si vous vous aimez et vous respectez, vous rencontrez une personne qui a la même attitude envers elle et donc envers vous. C’est bien d’estime de soi et de confiance, piliers de votre croissance, dont il s’agit et qui nécessitent parfois quelques ajustements, avant de prétendre à une vie de couple épanouie.

Car enfin, la différence entre l’amour et la dépendance, c’est bien la souffrance! Chez les personnes affectivement équilibrées, aimer c’est donner ET recevoir, mais chez les adeptes de Tarzan, l’attachement névrotique pousse à donner OU recevoir. Parce que l’amour est inconditionnel et parce que la dépendance a ses conditions. Et si deux personnes à la jambe cassée sont heureuses dans leur rôle de « béquille réciproque », deux adeptes de Tarzan ayant trouvé leur stabilité dans le fait de donner ou de recevoir, tant mieux pour eux! Du moment que la souffrance ne se glisse pas dans leur vie.

Aimer, ce n’est pas être dominateur ou dominé, bourreau ou victime, Trou noir affectif ou Desperado. Aimer, c’est être égalitaires, complémentaires et, surtout, heureux à deux!

Comment développer une belle estime de soi

Si la vie de tous les jours vous paraît un terrain de jeu fabuleux où vous vous épanouissez pleinement, c’est que vous maîtrisez certaines règles de base qui reflètent une solide estime de vous-même.

Mais peut-être vous arrive-t-il d’avoir la sensation de ne pas être là où vous aimeriez être? De vous entendre dire souvent oui au lieu de dire non? De vous sentir envahi ou manipulé? Inquiet ou impuissant? Ou en quête de perfection? Si vous vous reconnaissez dans ce genre de situations, c’est que votre estime de vous-même a besoin d’être consolidée.

Dans cet article, je vous propose de rafraîchir ou d’approfondir vos connaissances sur le grand sujet qu’est l’estime de soi. De plus, en intégrant quelques stratégies adaptées à votre réalité, j’ose parier que vous allez accueillir plus facilement votre quotidien et ainsi vous sentir bien ou mieux dans votre peau.

Tout d’abord, sachez que plusieurs psychologues et philosophes ont enrichi l’histoire de l’estime de soi.  Si pour certains l’estime de soi se base sur des réussites concrètes,­ pour d’autres c’est plutôt l’accep­tation inconditionnelle de soi avec ses qualités et ses faiblesses qui vont permettre à la personne de se sentir heureuse. Pour d’autres encore, c’est le développement de son plein potentiel ou la libre expression de ses émotions qui font que l’individu a accès au bonheur.

Jean Monbourquette et l’estime de soi
De ma perception de coach, je trouve capital la distinction que souligne Jean Monbourquette (1933-2011), sur les deux courants de pensée suivants : l’estime de soi pour sa personne et l’estime de soi pour ses compétences.

Le premier courant,  l’estime de soi pour sa personne,  priorise l’acceptation de ses besoins, de ses émotions, de ses facultés, de ses qualités, de ses erreurs et un amour bienveillant vis-à-vis de soi.

Le deuxième courant, l’estime de soi pour ses compétences, prio­rise la confiance dans ses facultés d’apprentissage et l’appréciation de ses réussites aussi petites soient-elles ainsi que l’évaluation de ses progrès personnels.

C’est incontestable que les deux courants sont à valoriser et à développer. Il s’agit simplement de savoir que « l’agir » suit « l’être » et que c’est d’abord en s’acceptant inconditionnellement soi-même avec ses limites actuelles (estime de sa personne) que l’on va pouvoir définir des objectifs réalistes et revalorisants (estime pour ses compétences).

L’estime de soi pour sa personne
Pour reconnaître l’estime de soi pour sa personne, posez-vous les questions suivantes : Est-ce que je suis en train de me comparer, d’être en compétition avec un monde extérieur au mien? Est-ce que j’entretiens des commentaires négatifs à mon sujet (mon appa­rence corporelle, mes qualités, mes défauts, mes erreurs, mes échecs, mes émotions)?

Si tel est le cas, sachez que vous aurez en tout temps quelqu’un de mieux ou de moins bien en face de vous, donc l’occasion de vous sentir amer ou orgueilleux. Au lieu d’entretenir un discours intérieur qui vous rabaisse, il importe d’adopter la conviction que vous êtes un être unique, incomparable et très important, de vous traiter avec respect. Il s’agit également de vous rappe­ler que vous possédez une dignité personnelle et que vous êtes digne d’appréciation (amour-propre). Il importe de vous sentir fier de vous. C’est ainsi que vous pourrez humblement et naturellement « aimer votre prochain comme vous-même » et établir des liens harmonieux avec votre entourage.

Donc, ce qui est important de savoir, c’est qu’il est possible de développer l’estime de soi pour sa personne.

Parmi moult stratégies, la méditation en est une qui vous permet d’observer vos pensées et vos sentiments sans les juger, accueillir toutes les facettes de votre être sans censure, chercher à être en harmonie avec toutes les parties de votre être. Dans cet état d’observation de vous-même, vous pouvez progressivement ressentir de la compassion pour les parties mal aimées de votre être et ainsi les intégrer avec douceur. En reconnaissant avec humilité vos forces et vos faiblesses, développez une solide estime de vous-même et devenez de plus en plus habile pour vous affirmer, pour prendre vos décisions, pour être en relation saine avec les autres en ayant confiance en vous-même.

La cohérence cardiaque est également une belle façon de prendre du recul face aux situations plus difficiles de la vie et des relations. En effet, la personne qui respire d’une façon consciente, à rythme bien précis, se trouve dans un état physio­logique tout à fait neutre à l’abri du jugement des autres et de son propre jugement puisque son focus est uniquement dans la respiration. Cet état de grand calme permet de commencer la journée de façon centrée et de pouvoir faire facilement face aux défis de la vie quotidienne.

J’attire votre attention sur le fait que pour obtenir et maintenir un résultat à la hauteur de vos attentes, vous allez devoir introduire une nouvelle­ routine dans votre vie. Pour la cohérence cardiaque il suffit d’une quinzaine de minutes par jour tous les jours. En mettant pour quelques instants « sur pause » le monde extérieur, vous obtiendrez le recul nécessaire pour prendre vos décisions, pour savoir où vous en êtes. Pour la méditation, cela dépend de la formule choisie. Certains vont favoriser une méditation guidée qui peut durer plus d’une heure et d’autres vont privilégier une routine plus courte donc plus facile à introduire quotidiennement. Ce qui importe, c’est de dédier régulièrement du temps à l’observation de son être.

L’estime de soi pour ses compétences
Stratégiquement, la première chose à faire et non des moindre pour l’estime de soi pour ses compéten­ces, c’est d’accepter votre niveau de compétence actuel sans le comparer aux autres. Le point de départ est une juste évaluation de vos aptitu­des. Ce qui devient fondamental, c’est de chercher le dépassement … face à vous-même. Voici le genre de questions à vous poser pour savoir où vous en êtes de votre estime envers vos compétences : – Quelle vision ai-je vis-à-vis de mes projets? Quel est mon comportement face à un obstacle? Quel risque suis-je prêt à prendre? Comment j’imagine réussir?

La personne ayant une juste estime de ses compétences se fait confiance et n’est pas hantée par la perspective de faire des erreurs car elle sait très bien que si elle en commet, elle est tout à fait capable de les réparer. Elle compare ses réalisations à celles de son passé et non pas à celles des autres. Elle sait que le succès engendre le succès et c’est pourquoi elle met son attention sur ses réussites antérieures et y trouve réconfort et encouragement.

En ayant des objectifs réalistes, à terme, mesurables, pertinents et spécifiques (RAMPS) vous augmen­terez considérablement votre estime en vos compétences tout simplement parce qu’avec des projets à votre mesure, vous allez sans aucun doute atteindre les résultats espérés. C’est comme pour une recette culinaire : en mettant les bons ingrédients ensemble, en faisant chauffer le tout à la bonne température pendant la bonne durée, vous êtes certain d’obtenir le résultat souhaité.

En conclusion, pour bien fonctionner dans la société, il est  primordial de connaître ses besoins (affirmation de soi) et de bien les exprimer (confiance en soi). En interaction avec les autres, que ce soit dans le milieu familial, social ou profession­nel, lorsqu’une personne est au clair avec elle-même, il lui devient­ facile d’adresser une demande ou de mettre des limites. Comme elle se respecte, cela lui est naturel d’écouter et d’entendre les besoins, les demandes et les limites des autres et de rechercher sincèrement une solution gagnant-gagnant.

En changeant son regard sur soi, en modifiant son dialogue intérieur, tout le monde a la capacité de s’aimer et de se sentir utile aux autres et ainsi d’être un exemple de bonne estime de soi.

Lectures recommandées :
De l’estime de soi à l’estime du Soi de Jean Monbourquette
Cohérence cardiaque 365, Dr David O’Hare
Le courage d’être soi, Jacques Salomé
La PNL pour les nuls, Romilla Ready et Kate Burton
Imparfaits, libres et heureux, Christophe André
Où tu vas, tu es, Jon Kabat-Zinn

L’importance des valeurs

« Ces nouvelles sont excellentes, et ce que tu récoltes est le fruit de tes investissements basés sur tes valeurs »

Si j’ai choisi de partager avec vous ce court extrait d’un suivi de coaching, c’est parce qu’il introduit à merveille le thème des « valeurs », un thème qui fait partie intégrante de la vie de chaque personne, qu’elle en soit consciente… ou non!

Dans un parcours de vie, il est très fréquent qu’une personne soit en quête du sens de sa vie personnelle ou professionnelle ou qu’elle se questionne à ce sujet! Savez-vous que, bien souvent, elle trouvera des réponses dans la mise à jour de ses valeurs?

Les valeurs, ce sont des croyances bien ancrées en nous qui expliquent nos motivations et qui peuvent servir à mieux comprendre nos besoins. Ce sont elles qui orientent nos choix de vie, nos comportements, nos actions.

La majorité de nos valeurs sont acquises au contact de notre milieu familial, éducatif, social, culturel et politique et elles font partie de notre identité. Les valeurs sont implantées durant notre petite enfance, de la naissance jusque vers l’âge de sept ans, au contact de nos parents. Vient ensuite l’étape du modelage (8-13 ans), qui se fait consciemment ou inconsciemment en copiant les amis. Les valeurs les plus importantes, les valeurs fondamentales, se créent vers l’âge de dix ans. Puis, c’est l’étape de socialisation (14-21 ans), qui sert à découvrir les valeurs qui affectent nos rapports avec les autres. Par la suite, tout en demeurant des éléments stables de notre identité, elles évoluent quelque peu au cours de notre existence.

Si de nombreuses valeurs (amour, famille, santé, réussite, bonheur, paix, engagement, respect, couple, richesse, sécurité, aventure, stabi­lité, entre autres) suscitent l’intérêt général, ce sont plus ou moins huit valeurs qui donnent une direction, guident les comportements, motivent à agir et donnent un sens aux activités quotidiennes.

Lorsqu’on fait en sorte de respecter nos valeurs et de les faire respecter par autrui, non seulement nos choix de vie deviennent durables, mais ceux-ci nous apportent bien-être et confiance. En contrepartie, nous devons assumer la responsabilité de nos choix!

Cependant, lorsque nous y dérogeons, nous nous sentons mal, déstabilisés, coupables et nous doutons bien souvent du fondement de nos actions et de nos choix de vie.

Il est à noter que les valeurs changent selon le contexte. Par exemple, dans un milieu de travail, une personne pourrait valoriser engagement, succès, efficacité, esprit d’équipe, plaisir et créativité, tandis que, dans un contexte de vie de couple, ce qui pourrait être le plus important pour cette même personne serait amour, fidélité, respect, ouverture d’esprit, et peut-être aussi plaisir et engagement!

À la lumière de ces brèves explications sur les valeurs, pensez-vous connaître les huit valeurs qui orientent votre vie personnelle ou professionnelle?

Voici deux pistes de travail parmi d’autres pour vous aider à identifier vos valeurs :

1. Arrêtez-vous un moment et faites comme si vous preniez une photo instantanée de votre vie actuelle en choisissant votre contexte. Selon vous, quels sont les huit mots qui reflètent ce que vous voyez?

2. Dans un moment propice à la réflexion, posez-vous la question suivante : « Qu’est-ce qui me pousse à agir ou qui me fait sortir du lit le matin? »

À partir de l’une ou l’autre de ces pistes, vous aurez identifié ce qui est vraiment important pour vous dans le contexte choisi. Pour que votre mise à jour des valeurs soit « opérationnelle », poursuivez votre réflexion en nommant les croyances qui alimentent vos valeurs.