Journal d’une psy

Mon ami Pierre-Marie vient de me raconter ce qui lui est arrivé durant ses vacances et cela m’a fait beaucoup réfléchir.

Ce printemps, Pierre-Marie qui est un jeune professeur d’université avait décidé d’aller faire du kayak de rivière avec un ami dans le Fjord du Saguenay. Pierre-Marie est en forme, mais ce n’est pas un athlète; son ami par contre était un sportif aguerri et en grande forme physique. La journée s’annonçait belle et nos deux jeunes héros sont partis tout fiers d’eux-mêmes et… sans veste de sauvetage. Ils avaient l’intention de rester près de la rive et tous deux étaient d’excellents nageurs. Mais, comme vous l’avez déjà deviné, ils se sont fait prendre par les vagues et… ils ont chaviré.

Ils se sont courageusement mis à nager dans l’eau glacée du printemps. Pierre-Marie m’a dit qu’il a immédiatement vu le visage de sa femme et de ses deux jeunes enfants. Il s’est dit : « Il faut que je tienne le coup, ils ont besoin de moi. Il faut absolument que je me rende au bord ». Son ami s’est mis à paniquer et à crier : « L’eau est trop froide, on n’y arrivera jamais. On va mourir, on va mourir ». Au début, Pierre-Marie a essayé de lui répondre : « Ben voyons donc, tu es en forme, n’abandonne pas si vite. La rive n’est pas si loin. Tu es capable ». Mais son ami n’entendait rien, totalement absorbé par la peur et par les images négatives qui lui remplissaient le cerveau. Puis Pierre-Marie s’est aperçu que, plus il écoutait son ami, plus il perdait ses forces, son énergie et son goût de se battre. À son grand regret, il a décidé de ne plus l’écouter ou tenter de le convaincre. Il lui a dit : « Moi, je choisis d’essayer » et il est parti vers le bord. Il y est parvenu. Il a perdu dix livres en une demi-heure et a souffert d’hypothermie, mais il s’en est sorti. Quand les secours sont arrivés, son ami était mort. Et pourtant, il était en bien meilleure forme physique que Pierre-Marie.

Cette histoire m’a amenée à penser au pouvoir de nos choix. Je crois qu’à chaque instant nous avons le choix : nous centrer sur ce qui donne un sens à notre vie ou focusser sur nos peurs et, littéralement, nous empêcher de vivre une vie riche et pleine.

Tous nos choix ne sont pas aussi dramatiques que dans l’histoire de Pierre-Marie. Ils se passent de façon quotidienne, ordinaire. Ils sont le résultat de là où nous portons notre attention à chaque instant. Nous avons à choisir entre des pensées de peur et des pensées d’amour. Toutes les peurs : peur du rejet, peur de ne pas être aimé, peur de manquer, peur de perdre, peur de vieillir, peur de la mort, peur d’être humilié, peur de l’abandon, etc. Et toutes ces minuscules petites pensées s’accumulent et créent un focus dans notre cerveau, une orientation qui nous guidera lorsque nous aurons des choix plus difficiles à faire.

Les pensées que nous cultivons à chaque jour, les images que nous nous créons, les phrases que nous nous répétons déterminent notre façon d’interpréter la réalité et d’y réagir. Notre cerveau prend l’habitude de fréquenter certains chemins, d’interpréter la réalité d’une certaine façon, de cultiver certains types de réaction et ces habitudes deviennent nous.

Je me souviens d’avoir eu à « garder » une petite fille de deux ans dont je n’aimais pas beaucoup la mère (l’ex de mon conjoint) dont les filles ne pouvaient le visiter qu’à condition d’amener leur petite sœur (fille d’un autre conjoint). Je ne pouvais m’empêcher de penser que l’ex de mon conjoint abusait de moi en me faisant garder son bébé de façon régulière. Mon conjoint voulait tellement voir ses filles qu’il était prêt à tout accepter. J’étais révoltée et j’en avais parlé à ma mère qui m’avait répondu : « Cesse de penser au fait que c’est l’enfant de Mme X et que tu le fais contre ton gré et focusse sur le fait que c’est un bébé qui a besoin de ton amour et qui t’aimeras en retour ». Maman avait raison. J’ai eu beaucoup de plaisir avec Sandrine et l’amour que nous nous sommes porté m’a nourri pendant tout le temps où j’ai eu à m’occuper d’elle.

Comme le démontre l’histoire de Pierre-Marie, notre cerveau est puissant, les pensées dont on le nourrit sont importantes et ont des conséquences sur notre santé psychologiques et physique.

J’ai vu une cliente dont une amie avait oublié la fête. Elle a vu ce fait comme une preuve de la non–importance que son amie lui accordait. Elle était si fâchée qu’elle n’en a pas dormi de la nuit en ressassant sa colère, colère dont l’amie ignore tout et qui ne change pas grand-chose à la situation.

Comme j’aime à le répéter : « la colère est un acide qui brûle le vase qui la contient » (auteur inconnu). Prenons garde aux pensées qui nourrissent notre cerveau. Les pensées de peur de colère et de désespoir nous détruisent, nous volent notre énergie et nous rendent difficile l’atteinte de nos objectifs.

Mais me direz-vous, il y a des choses contre lesquelles il faut se révolter, pour lesquelles il faut se fâcher. En effet, la colère est un signal que quelqu’un porte atteinte à un de nos besoins et c’est un signal que l’on doit respecter. Cependant, prenons bien garde de ne pas nous battre contre, mais de nous battre pour. Si je me bats pour, chaque petite victoire me nourrit de son énergie. Si je me bats contre, je suis perpétuellement dans un état de colère, de malaise. Une cliente était venue me voir, révoltée parce qu’elle n’avait pas obtenu la promotion à laquelle elle croyait avoir droit. Son patron favorisait les hommes dans son service. Je l’ai convaincue de se battre pour elle-même au lieu de se battre contre son patron. Elle a travaillé sur sa confiance en soi, sur son sentiment de compétence, et finalement a fait application dans un service connexe où elle est rapidement montée en grade avec sa nouvelle attitude. Et, deux ans plus tard, elle s’est retrouvée le patron de son ancien patron!

Comme le prouve l’histoire de Pierre-Marie, cultiver dans son cerveau des pensées de paix, de joie, d’amour est une attitude qui peut parfois nous sauver la vie. C’est aussi une attitude qui au jour le jour nous permet de mieux dormir, de mieux vivre et surtout d’être plus heureux.

Osez vivre dans la Loi du temps!

De tous les temps, nous sommes en temps, disait la Chamane à une dame nommée Simonne, venue la consulter.

Vous venez de me raconter les tourments de votre vie de couple et j’observe que vous énoncez le temps passé comme si vous aviez oublié d’avancer dans le temps. Vous semblez si enchaînée à ces jours de bonheur perdus selon vous sans pourtant, jamais exprimer les joies de votre vie actuelles avec votre conjoint

La médecine que je vous propose demande de comprendre et d’appliquer la Loi du temps. Loi veut dire : ordre et harmonie. Si vous contemplez le cosmos, c’est exactement ce que vous observez. Les astres avancent dans l’espace-temps sans jamais reculer d’un iota. Le contraire manifesterait un chaos ce qui provoquerait une rupture des cycles d’évolution. Tous les astres suivent la direction, le mouvement de l’instant présent. Ce sont nos grands maîtres, ceux qui nous enseignent le Loi du temps. Le temps est en réalité une grande pensée créatrice dans laquelle nous évoluons en avançant dans l’espace-temps. Si l’homme déroge à ce mouvement, il crée inévitablement le chaos dans sa vie. Lorsque vous reculez dans le temps pour revivre des instants passés, vous venez de quitter l’instant présent. Cela provoque des émotions illusoires de tristesse, de colère, de regret, de remords, de culpabilité, d’incertitude, etc.

En parlant de votre conjoint, vous dites ceci : avant, il était si gentil; avant, il faisait attention à moi; avant, il était plus joyeux, plus amoureux, plus agréable. Cela démontre que vous vivez dans l’espoir que le passé reviendra. Donc, vous ne pouvez aucunement vivre à deux endroits à la fois, c’est-à-dire dans le passé et le présent au même moment. Vous avez choisi de vivre dans le passé en projetant celui-ci dans votre futur. « Il redeviendra comme avant ». C’est ce que vous pensez.

Chère dame, vous dérogez à la Loi du temps et le mauvais esprit qui vous ronge n’est autre que vous-même, car vous êtes perdue dans l’espace-temps. L’homme est la seule espèce animale disposée à défier la Loi cosmique. Lorsque la connaissance attire son attention, il acquiert enfin la sagesse de suivre le mouvement de la vie. Il ose vivre au lieu de survivre dans la mort du passé!

Osez vivre votre instant présent pleinement et vous trouverez la paix et la joie.

Pour cela, vous devez vous souvenir de la Loi de l’espace et du temps qui demande d’appliquer ceci :

« Laissez chaque chose, chaque évènement, chaque pensée là où ils furent créés, séparés les uns des autres dans le temps et avancez dans l’espace-temps ».

Cela vous demandera de porter une attention particulière à vos formes pensées, car ce sont celles-ci qui sont la cause première de cette dérogation à la Loi du temps. À l’instant où vous observez que vos pensées se projettent en arrière de vous, dans votre passé, arrêtez immédiatement en vous disant ceci : « Avance, avance dans le temps Simonne ». Vous remarquerez que toute forme de nostalgie, de ressentiment, de colère et les fantômes de la peur disparaîtront à l’instant même. Votre esprit se tournera vers la lumière instantanément. Osez faire l’effort de maintenir votre attention au présent.

Je viens de vous transmettre la médecine des ancêtres. Dans les nations amérindiennes et aborigènes, notre mode d’éducation est basé sur l’observation plus que les mots. Des années durant, ma grand-mère m’apprit à observer la nature. En guise de réponse lorsque je lui posais une question, elle m’invitait à observer ce qui attirait mon attention. Par exemple, elle me disait souvent, regarde en toi, observe d’où vient ta colère, ton mécontentement, ta tristesse ou ta peur. Chaque fois que j’osais suivre sa sagesse, je me rendais bien compte que je nourrissais le mauvais esprit dans mes pensées. Elle me regardait avec ce sourire radieux et me disait tendrement : « Tu as encore perdu le nord ». Cette expression peut vous paraître anodine, mais, en réalité, elle enseigne le détachement. La porte du nord dans la roue de médecine est pour nous l’enseignement de croissance spirituelle le plus puissant. Cette direction ou porte représente la mort, le détachement et la sagesse. En se détachant consciemment des pensées rattachées au passé, nous pouvons ainsi avancer vers la porte de l’est qui est le renouveau, la naissance d’un nouveau cycle, la création d’une vie nouvelle, etc.

Si je reviens à vos soucis, ceux que vous craignez le plus, c’est-à-dire la dissolution de votre couple. Je crois que vous pouvez faire un grand pas en avant si vous osez regarder, observer vos formes pensées. Remarquez que le pouvoir d’observation provient de votre esprit.

Car si vous pouvez observer vos pensées, qui observe?

Nous sommes l’ESPRIT (Spirit) habitant un corps animal. Pourtant, nous perdons souvent le nord et croyons que nous sommes les pensées qui circulent dans notre cerveau. Finalement, la situation conflictuelle qui sévit dans votre couple reflète vos propres rivalités intérieures. Commencez par remettre de l’ordre et de l’harmonie en vous sans rien demander à votre conjoint. En appliquant la Loi du temps, vous serez présente lorsqu’il vous sourira. Vous remarquerez les petites attentions qu’il a à votre égard et certainement que vous verrez encore plus ses qualités et deviendrez indifférente à ses défauts. Ma grand-mère me répétait sans cesse de rechercher la beauté, de l’observer en tout temps et elle ajoutait : « Le mauvais esprit mourra de ton indifférence ».

Osez être vous-même au lieu d’être les « pensées du passé ». Vous constaterez alors que le véritable amour existe seulement à l’instant présent. Que la Joie est le reflet parfait de l’instant présent. Osez être joyeuse, c’est tellement plus vivant que le passé. Osez vivre Simonne, osez demeurer dans la bonne direction, celle qui est ici & maintenant et vous découvrirez que vous n’êtes pas ce que vous pensez être… Puisse le Grand Esprit illuminer vos pensées de joie!

Vous pouvez créer votre monde

Chaque jour, nous créons la façon dont se déroule notre vie. Et pourtant, on oublie cette étonnante capacité que nous avons à créer notre propre monde.

Au réveil le matin, nous ressentons parfois un certain malaise face à la journée qui nous attend. D’autres fois, on suit le flot des événements de la journée sans trop y penser. Et puis la vie passe. Et nous ne faisons que réagir ou répondre au déroulement des événements, mais souvent sans accéder à notre potentiel.

Les « bons » événements génèrent de la satisfaction et les événements désagréables ou inattendus peuvent être une source considérable d’insatisfaction, et parfois même de colère ou de douleur. Donc les journées s’écoulent et nous « suivons le flot » de ce que la vie nous donne, de façon plus ou moins impuissante.

Mais au fond, une partie d’entre nous sait que nous avons un potentiel inexploité et qui pourrait peut-être devenir plus manifeste, si seulement nous pouvions l’animer. Si nous voulons manifester plus de joie, plus d’amour, plus de patience, plus de discipline, nous pouvons le faire, il ne s’agit que de le planifier.

Comme hypnotiseur, j’ai appris que nous pouvons changer nos humeurs ainsi que nos perceptions du monde. Nous pouvons planifier nos actions quotidiennes et leur donner la direction désirée en appliquant des techniques très simples et pourtant si efficaces. En fait, vous pouvez essayer la technique suivante : Quand vous vous réveillez le matin, visualisez ou pensez à votre journée en mettant l’accent sur les sentiments que vous désirez ou que vous souhaitez manifester, comme par exemple, d’exprimer plus de tendresse, de patience, de joie, enfin ce que vous désirez. De cette façon, vous générez une énergie positive et pouvez améliorer votre état d’esprit, et ce, pendant toute la journée. Vous pouvez ainsi animer des sentiments positifs dans votre vie en vous concentrant sur eux, et en pensant à la façon dont vous souhaitez que votre journée se déroule. En plus, ceci nécessite très peu de temps puisque l’esprit est vif. Vous serez sûrement agréablement surpris de voir comme ce simple outil vous aidera à vivre une vie plus riche, en contournant l’esprit et ses doutes et en se concentrant plutôt sur ce qui est important pour vous.

L’année 2020 : faire sa part pour créer un monde plus humain

L’année 2020 n’est pas simplement une page qu’on tourne, c’est aussi un autre chapitre, un nouveau livre que nous tenons entre nos mains. Ce chiffre 2020 ouvre quelque chose de magique dans l’imaginaire collectif. N’est-il pas rempli d’espoirs et de nouvelles possibilités? Qu’allons-nous y écrire? Qu’allons-nous créer ensemble? Puisque nous rêvons tous d’un monde plus humain, un monde à la hauteur de notre humanité, comment peut il devenir réalité? Comment y contribuer?

Notre pouvoir est grand et plus accessible que nous le croyons. Nous baignons dans un champ d’énergie qui nous relie tous les uns aux autres et aux événements de notre monde. Ainsi, la participation de chacun importe. Non pas que nous soyons coupables. Nous sommes plutôt reponsables de ce qui arrive dans le monde. Ma vie intérieure a une incidence sur le monde. Étonnant, n’est ce pas? Ce monde qui nous entoure peut ressembler à un miroir vivant, à un genre de tissu quantique qui reflète les sentiments qui nous habitent. Ainsi, les émotions qui vivent en chacun de nous importent au plus haut point. Les émotions négatives qui rejettent la vie (colère, haine, rage, jalousie) contribuent à créer le monde tout autant que celles qui favorisent la vie (gratitude, compassion, empathie, amour). Lorsque nous accordons notre attention à cultiver des sentiments de haute vibration dans nos cœurs, nous entrons dans notre plein pouvoir créateur d’un monde meilleur. L’Univers ne fait que refléter la qualité des sentiments humains. 

Évidemment, nous n’avons pas le pouvoir de déterminer ce qui nous arrive à chaque instant, mais nous avons celui d’influencer nos sentiments au moyen de notre imagination. Nos sentiments sont en fait la clé pour comprendre comment fonctionne notre pouvoir de créer la réalité. Les anciens tentent depuis 5 000 ans de nous livrer ce secret par le biais de traditions orales et de textes sacrés, toutes religions confondues. De nombreux chercheurs spirituels et chercheurs en physique quantique ont répertorié et décodé les clés de ce secret qui se résume ainsi : le sentiment est la prière. 

Nous sommes d’accord que notre subconscient crée notre réalité plus que notre conscient. Or, la prière se fait presque entièrement par le subconscient. À l’opposé de la croyance populaire, prier n’est pas souhaiter que quelque chose change ni demander l’assistance d’une puissance extérieure. Prier, c’est déjà ressentir en dedans de nous que les choses ont changé. Prier demande donc la participation de notre imagination, de nos émotions et de notre foi en l’humanité qui sommeille en chacun de nous. C’est par le cœur que nous parlons à l’Univers pour réaliser nos désirs d’un monde plus humain, la prière étant inefficace pour les désirs de l’égo, pour ses réussites personnelles qui ne concernent pas le bien de tous. Comment réapprendre à prier alors? En nous retrouvant à l’intérieur de nous-mêmes, dans le silence et la paix du cœur. En commençant à apprécier ce que nous avons, nous invitons la haute vibration de la gratitude. C’est dans cette sensation intérieure de paix que nous commençons à communiquer avec l’intelligente force de vie qui vibre en chacun de nous. La prière est une expérience que nous vivons dans tout notre corps alors que nous invoquons un état d’être en imaginant une réalité différente de celle qui existe. Il importe de ne pas en douter. En parvenant à ressentir une nouvelle possibilité, je permets sa création. Et il y a autant de façon de prier que de personnes vivantes sur la Terre. C’est dans notre cœur que dort le paradis terrestre. Imagine « tous les gens partageant le monde entier » chante John Lennon.

Imaginons ensemble 2020… un nouveau monde qui commence à se remplir de paix, de joie et d’amour.

Être bien avec soi pour être bien avec les autres

Dans les défis rencontrés dans notre société, ce qui pose problème, c’est souvent la relation avec l’autre.

Comment se sentir en harmonie dans sa relation avec les autres alors que leurs propos ou leur histoire nous perturbent?

Récemment, j’ai eu le privilège d’assister à un webinaire animé par Robert Dilts, figure de proue de la programmation neuro-linguistique (PNL), qui portait sur le coaching
génératif (PNL de la troisième génération).

La PNL de base est orientée vers le futur, les solutions et les actions à entreprendre. Avec le coaching génératif, on considère de multiples formes d’intelligence : le corps, les sens, les aspects cognitifs (connaissances, langage, système de croyan­ces) et l’environnement (familial, culturel, médias sociaux, technologies). Toutes ces formes d’intelligence s’additionnent pour former des filtres, et c’est à travers eux que
nos histoires se construisent. 

Un autre élément important du coaching génératif, c’est la philo­sophie de l’aïkido. Sachez que l’aïkido est un art martial japonais qui consiste à accueillir l’obstacle en utilisant l’énergie de l’adversaire pour réduire à néant son agression plutôt que de la combattre. 

Comment le coaching génératif peut-il aider une personne à se sentir bien à l’intérieur lorsqu’elle fait face à une agression extérieure?

Pour répondre à cette question, je vous propose un exemple : Imaginez Marie, une employée en poste depuis quelques mois au gouvernement. Un matin, à son arrivée au bureau, son patron demande à la rencontrer. Il est impatient et sous pression. Le dossier qu’il remet à Marie semble hors de sa charge de travail et, de plus, l’échéancier est peu réaliste.

On imagine très bien les pensées et les tensions qui pourraient se produire dans le corps de Marie : crispation, regard inquiet, peut-être un sentiment de colère ou une peur de ne pas être capable de répondre aux attentes, ce qui, progressivement, pourrait conduire à une baisse d’estime personnelle. 

Dans ce cas de figure, Marie vit un blocage neuromusculaire : elle est paralysée, son flux d’énergie est bloqué. La situation s’est déroulée tellement vite qu’elle n’a rien vu venir, et tout son être a réagi instinctivement. Noyée dans ses émotions, Marie n’est pas du tout consciente que ses propres filtres cautionnent en quelque sorte la demande qu’elle vient de recevoir. 

Aidons Marie à l’aide d’un coaching génératif

La première chose à proposer à Marie, c’est d’accueillir l’obstacle, de prendre conscience de son malaise, de reconnaître les tensions, de les situer dans son corps et de les nommer. Elle doit porter attention à ce qui se passe en elle et autour d’elle. Elle peut y parvenir en se concentrant sur sa respiration. 

L’étape suivante est celle de se poser précisément la question suivante : « Quelle est l’intention positive de me sentir ainsi? » Dans notre exemple, la réponse pourrait être :
« me protéger ». 

Le fait de reconnaître l’existence de son mal-être, d’en prendre soin, d’avoir de l’empathie pour elle-même va permettre à Marie de se détendre. 

C’est ce mouvement de recul qui permet à Marie de s’observer et de retrouver ses moyens. Régénérée et pleine d’assurance, Marie va être en mesure de réfléchir aux objectifs et de décider d’un plan d’action.

Conclusion : S’observer est un acte nécessaire, car l’essentiel nous arrive de notre monde intérieur. 

Le fait d’observer vos pensées avec compassion et tendresse, de vous écouter pleinement est le meilleur chemin pour discipliner votre esprit et devenir une bonne compagne pour vous-même. En étant une bonne compagne pour vous-même, il vous sera plus facile d’être bien avec les autres.

La complicité du corps et de l’esprit

En programmation neuro-linguistique, nous partons de l’idée que le corps et l’esprit (les pensées, les émotions) s’influencent l’un l’autre et forment un tout.

Mais qu’est-ce que cela signifie dans les faits? Doit-on se sentir coupable lorsque l’on manque de vitalité, qu’on attrape un rhume ou si l’on fait l’expérience de la maladie?

Face aux défis de la vie quotidienne, garder une bonne santé mentale et physique peut paraître un défi.

Une chose à la fois. Commençons par le corps qui influence l’esprit.

Comment nourrissez-vous votre corps? Que buvez-vous, en quelle quantité? Respectez-vous vos heures de sommeil? Prenez-vous régulièrement un bol d’air frais et une dose de soleil? Faites-vous bouger votre corps? Et qu’en est-il de votre sexualité?

Vous le savez déjà : un manque ou un excès pour l’une de ces questions influence votre état d’esprit. Vos idées se font moins claires, vous manquez de motivation, vous êtes facilement irritable, votre créativité est au plus bas, votre moral baisse, etc.

Le plus magnifique des projets est de garder votre corps plein de vitalité au quotidien. Un défi autant qu’une responsabilité!

Poursuivons avec l’esprit qui influence le corps.

Ce qui se passe entre vos deux oreilles ne passe pas inaperçu dans votre corps. Le flot de vos pensées influence votre flux d’énergie. Autrement dit, vos émotions s’expriment à travers votre corps. Vous avez sûrement déjà eu des sueurs froides, le cœur qui bat la chamade ou le ventre qui se noue.

Mais contrairement à ce que bien des gens croient, les émotions elles-mêmes ne sont ni positives ni négatives. C’est l’intensité que l’on donne à une émotion qui la transforme en sentiment.

Prenons, par exemple, la colère. Quelqu’un a, selon vous, dépassé les bornes. Vous sentez la moutarde vous monter au nez.

Scénario 1 : Vous êtes attentif à vous-même et vous avez l’humour nécessaire pour remettre gentiment la personne à sa place? Vous en riez ensemble? Bravo!

Ou peut-être avez-vous été pris de court et n’aviez pas les moyens de bien réagir. Mais vous y réfléchissez à tête reposée, vous relativisez la situation et vous vous promettez de corriger la situation à la prochaine occasion. Vous poursuivez votre journée le cœur léger et le corps plein de vitalité.

Dans ces deux façons de répondre, la colère est loin d’être négative, car elle a joué son vrai rôle : connaître vos limites et les exprimer.

Scénario 2 : Pour éviter un conflit, vous ne réagissez pas et faites comme si tout était normal alors que dans les faits, vous êtes furieux. Ou encore, vous avez essayé d’exprimer votre mécontentement, mais la personne n’a rien voulu entendre. La journée passe, vous ruminez des pensées négatives, et votre colère s’intensifie et se transforme en rancune. Vous passez la journée sans entrain, vous manquez d’énergie pour accomplir vos tâches et vous vous couchez fatigué.

Dans ce scénario 2, la rancune puise une énergie considérable dans le corps et l’épuise. À la longue, une accumulation de sentiments négatifs finit par ronger le corps et le rendre malade.

La bonne nouvelle, c’est qu’à tout moment, vous pouvez transformer vos pensées et changer vos perceptions.

Quand vous vous sentez irrité ou triste face à une situation ou à une relation, prenez le temps de vous poser, de vous déposer à l’intérieur de vous. Prenez de profondes respirations jusqu’à retrouver un équilibre corps esprit. Dans cet état paisible, posez-vous la question : quelle serait une meilleure façon de réagir pour moi?

Ou encore faites une activité physique intense. Partagez ce qui vous arrive avec un ami de confiance ou parlez à une personne ressource.

En bref, en surveillant vos pensées et en faisant de votre corps un allié, vous vous donnez les moyens de vous garder en bonne santé.

La rencontre de l’Âme et de l’Être dans les profondeurs du Sacré-Cœur

J’aimerais vous faire part de l’une des plus belles expériences à vivre dans le cadre du grand voyage d’exploration de la vie dans un corps : la rencontre, et l’unification, de l’Âme et de l’Être dans les profon­deurs du Sacré-Cœur. L’ayant moi-même vécue, je vous en parle non pas d’une façon hypothétique, mais bien de façon concrète et incarnée en vous racontant ma propre expérience d’éveil.

Ma nuit noire de l’Âme est survenue très tôt dans ma vie. Je me rappelle, à un très jeune âge, avoir questionné la nature de cette réalité qui ressemblait plutôt à un jeu que les gens prenaient beaucoup trop au sérieux. J’avais déjà une forte capacité intuitive qui me permettait de ressentir l’émanation énergétique des gens, et très rarement cette émanation corres­pondait aux apparences extérieures. À 12 ans, j’en conclus que ce monde était comme une pièce de théâtre où la plupart des gens portent des costumes à partir desquels ils interagissent avec d’autres costumes qui masquent leur essence. Cette réalité me causait beaucoup de détresse, car j’étais hantée de voir que ces gens ne semblaient pas être conscients de jouer ce jeu peu amusant.

Lorsque je posais des questions pour en comprendre les raisons, on me regardait comme si j’étais insensée, ou le regard des personnes à qui je posais mes questions était empreint de colère; pire encore, je ressentais à quel point mes questions leur faisaient peur. J’ai compris que je devais jouer ce jeu moi aussi, mais comment y arri­ver? En faisant semblant de ne pas ressentir l’énergie des autres? En ne parlant pas de ce que je voyais? Étant une personne très spontanée et expressive, fallait-il que j’apprenne à empêcher l’expression de ma vérité afin de ne pas déranger les autres et le « grand jeu sérieux »?

Ne pouvant résoudre ce dilemme qui prenait de plus en plus d’ampleur durant mon adolescence, je suis partie de la maison à 15 ans pour trouver un chemin qui me permet­trait d’être intègre envers moi-même et mon ressenti. J’ai vécu, sur ce chemin, de dures épreuves dont certaines m’ont donné le goût de quitter ce monde. Mais il y en a eu d’autres qui ont tissé la toile de lumière à laquelle je me suis accrochée et sur laquelle je me suis déposée. J’ai appris à naviguer et être dans ce monde sans être de ce monde.

En fait, l’enseignement est simple. Je l’avais déjà reçu, mais ne l’avais pas compris. J’en avais donc tiré des conclusions hâtives et erronées. Oui, les gens portent des costumes. Oui, les gens y sont généralement très identi­fiés. Mais il est possible d’interagir avec ces costumes de sorte à les rendre plus légers, plus souples et translucides, moins denses et serrés afin que l’essence puisse transpercer l’identité et s’éveiller à sa divinité. Comment? En leur offrant un regard plein d’amour, un toucher plein d’affection, un commentaire plein de compassion et, surtout, un exemple vivant de l’Être éveillée et de l’Âme libérée.

L’union de ces deux parties – la volonté et l’esprit, l’Âme et l’Être – est le but ultime du jeu, lequel commence par oublier et faire semblant que c’est très sérieux. Bref, personne n’est victime de ce jeu, car même l’expérience d’être une victime fait partie du jeu! Votre jeu avec la vie peut être dramatique et épeurant, mais il peut aussi être euphorisant et amusant. La question à vous poser pour déterminer où vous en êtes dans votre propre réunification est simple et directe : À quel jeu jouez-vous en ce moment?

Si votre jeu vous fait souffrir, il est grand temps d’en choisir un plus amusant. :0)

C’est l’été! Amusez-vous à laisser votre lumière briller afin d’alléger ce costume, parfois trop serré, que vous portez! Vous n’avez qu’à plonger dans le Sacré-Cœur, le centre de l’Être, et à laisser cette fréquence transformer le tissage de votre costume. Inspirez l’intention d’amplifier votre connexion au Cœur Sacré et expirez celle de diffuser cette fréquence à travers votre costume.

Émotions 101

Qu’il s’agisse de l’euphorie provoquée par un nouvel amour, de la frustration provenant d’un échec ou de l’extase éprouvée face à la beauté de la nature, les émotions font partie intégrante de notre quotidien. Les émotions sont à la vie ce qu’est un bon vin au succulent repas qu’il vient rehausser. J’aimerais démystifier les émotions en répondant aux questions suivantes :

1- Qu’est-ce qu’une émotion?
2- À quoi servent-elles?
3- Quel lien existe-t-il entre les émotions et la pensée?

Une émotion est un cocktail de réactions chimiques dans le corps. Les émotions sont des réactions physiologiques qui déclenchent la sécrétion d’une vaste gamme d’hormones. Ces diverses hormones, agencées de manière précise par le cerveau, ont le pouvoir de nous faire connaître joie, peur, euphorie, anxiété, etc.

Une émotion sert à nous pousser à l’action. Il y a, en Amérique, des gens qui affirment qu’il existe des émotions positives et d’autres qui sont négatives. Des émotions telles que l’amour, la joie et la fierté seraient positives, tandis que des émotions telles que la colère, la frustration et la rage seraient négatives. Chers lectrices et lecteurs, je me permets de protester et de m’inscrire en faux contre pareille allégation. Une émotion n’est ni bonne ni mauvaise en soi. C’est ce qu’on en fait qui est positif ou négatif. Et je vais défendre ma position au moyen d’un exemple personnel.

Remémorez-vous un moment de votre vie où vous étiez pris dans une relation toxique. Vous enduriez cette relation, mais plus les mois passaient, plus vous éprouviez des sentiments de frustration et de colère. Vous ne vous sentiez pas bien. Puis vient le jour où une dernière goutte émotionnelle fit déborder le vase. Vous en aviez assez. Le moment de mettre fin à cette relation était venu, et vous avez eu le courage de le faire. La frustration et la colère que vous ressentiez vous ont servi de « carburant » pour vous propulser vers l’avant. Des émotions qui semblaient « négatives » à première vue vous ont, en fait, permis de vous construire un avenir meilleur. Si vous n’aviez pas pris conscience de ces émotions, vous n’auriez jamais progressé dans votre vie.

Maintenant, imaginez que vous n’ayez rien changé à cette situation. Que se serait-il passé au fil des années? Toutes les réactions chimiques provoquées par la colère vous auraient empoisonné. Quels problèmes de santé auriez-vous développés avec le temps?

On dit que tout ce qui ne s’exprime pas, s’imprime. Tout cela s’imprime dans le corps.

Ce qui importe pour préserver votre santé, c’est d’agir.

Un dernier point à prendre en considération : nos émotions sont intimement liées à nos pensées. Nous pouvons changer d’idée en une fraction de seconde. La pensée est comme une girouette qui tourne au gré du vent. Les émotions, par contre, prennent du temps à changer. Pensez à votre premier amour. Vous éprouviez de très doux sentiments envers la personne aimée. Puis, cette personne vous a laissé tomber sans que vous vous y attendiez et représente maintenant à vos yeux la personne la plus ignoble qui soit. Pourtant, en votre for intérieur, vous entretenez encore de doux sentiments envers elle… et cela va prendre un certain avant que ces sentiments changent.

Nous sommes capables de changer d’idée en une fraction de seconde, tel un aéroglisseur qui pivote sur lui-même, avance, recule et se déplace vers la gauche ou la droite selon les besoins. Les émotions prennent plus de temps à changer, comme si vous faisiez du ski nautique derrière l’aéroglisseur. Lorsque l’aéroglisseur pivote sur lui-même, vous prenez un certain temps à vous adapter à la nouvelle direction. L’axe de rotation est donc beaucoup plus long pour les émotions. Par conséquent, lorsqu’on change d’idée, les émotions tardent à suivre.

La prochaine fois que vous vivrez des émotions telles que la tristesse, la colère, la mélancolie ou l’excitation, n’oubliez pas que les réactions chimiques qui s’opèrent dans votre corps sont en train de créer du carburant pour vous permettre de passer à l’action!

Une âme… dans un corps physique

On nous répète sans cesse que nous sommes des êtres spirituels incarnés pour vivre l’expérience humaine, que nous sommes avant tout une âme. On nous répète également que, pour évoluer et grandir de nos expériences terrestres, qu’elles soient joyeuses ou éprouvantes, nous devons nous connecter à notre être profond, à notre source, afin de découvrir qui nous sommes et la raison de notre incarnation. Ce qu’on oublie malheureusement souvent de nous dire, et qui est pourtant essentiel, c’est que nous sommes des êtres humains empreints de toutes les caractéristiques humaines.

En préparant son incarnation de l’au-delà, l’âme décide du rôle qu’elle jouera sur Terre. Mais avant d’accomplir quoi que ce soit, une fois incarnée, l’âme doit apprivoiser l’être physique qu’elle est devenue. Comment? En acceptant de vibrer beaucoup plus lentement que dans l’au-delà. En possédant un égo qui agit en fonction des expériences vécues, qu’elles soient bonnes ou mauvaises. En possédant un instinct de survie qui dépasse toutes croyan­ces sur la vie après la mort. En étant limitée par les cinq sens humains et, ultimement, en acceptant d’être un être d’émotions. Apprivoiser l’être physique est d’autant plus difficile pour l’âme avancée qu’elle a déjà vécu l’expérience terrestre à plusieurs reprises.

La société dans laquelle nous évo­luons nous apprend rapidement que nous devons agir avec notre tête, que la réussite sociale est liée à notre compte bancaire, à notre lieu de résidence, à un emploi dit conve­nable, à une famille équilibrée et à notre capacité à en faire état pour générer une pointe d’envie chez les autres. Ce que cette société oublie est que nous sommes des êtres d’émotions et que ces dernières nuisent à notre stabilité et à notre prévisibilité. Pour cadrer dans les normes de la société, nous refoulons nos émotions et devenons des êtres imperturbables.

Au quotidien, l’être humain est confronté aux émotions. Lorsque positives, elles sont souvent sujettes à un certain contrôle, car se permettre d’être trop heureux ou de réagir trop impulsivement peut être mal perçu par nos semblables et perturber l’impression favorable qu’ils ont de nous. La tristesse, qui n’a pas sa place en société, se vit la plupart du temps dans un endroit isolé du jugement humain. Lorsqu’une personne exprime de la colère à l’endroit d’une autre, elle est irrespectueuse et se place alors en situation de contrôle. La colère fait peur et crée des dommages considérables à la personne vers qui elle est dirigée et à ses proches.

Mais pourquoi en est-il ainsi des émotions? Parce que nous refusons de vivre ce qui nous dérange. Nous croyons qu’en ne les assumant pas, elles disparaîtront d’un coup de baguette magique. Malheureusement, la magie n’est qu’un subterfuge, et les émotions non libérées s’installent dans nos corps physique et énergétiques et les squattent jusqu’à prendre la forme de maladies, de dépression ou d’anxiété. Le corps physique a ses limites, et si ces dernières ne sont pas respectées, il perdra inévitablement de sa vigueur et de ses capacités.

Comment pouvons-nous changer notre attitude envers nos émotions? En prenant conscience qu’elles font partie de nous, que l’être humain est un être de raison ET d’émotions et que la seule façon d’être bien dans notre peau est de trouver un équilibre entre les deux, bien que cela s’avère très difficile. Pour y arriver, il faut prendre conscience de l’être humain que nous sommes et nous permettre d’être nous-mêmes. Je vous invite à partir à la découverte de la fabuleuse personne que vous êtes, une âme qui vit une expéri­ence terrestre, avec tout ce que cela comporte…

Pourquoi est-ce si difficile « de dire »?

Christian Bobin a dit : « Lorsque les mots ne viennent pas au bord des lèvres, ils s’en vont hurler au fond de l’âme ».

Dans de très nombreuses situations, il manque un climat serein pour permettre d’exprimer clairement ce qui se cache au fond de soi. Mais plus souvent qu’autrement, ce sont des peurs qui bloquent l’expression des sentiments ou l’accès aux émotions.

Les outils SATI* (Système d’Apprentissage de Transformation de l’Individu) permettent à la personne de découvrir les réponses qu’elle porte au fond d’elle. À partir de mots-clés, cartes-indices, questions ouvertes, ouïes-dires et cartes-actions, la personne évolue en toute sécurité, à son propre rythme. C’est l’aspect ludique de la méthode qui lui donne toute sa puissance en contournant avec douceur les résistances, les doutes ou les hésitations.

Voici une mise en situation :
Annaëlle éprouve de la difficulté à faires des demandes usuelles à ses employés car elle a peur de déranger leurs habitudes et de se les mettre à dos.

Annaëlle pige un mot-clé : les parents
Ce mot-clé suscite le commentaire suivant : C’est exactement ça, dans ma famille, il n’y avait pas de directive.

Annaëlle pige une question ouverte : Pourquoi suis-je insatisfaite?
Pour répondre à cette question, Annaëlle pige une carte indice :

Celle-ci suscite le réflexion suivante : Je vois de la colère dans la couleur rouge, le bonhomme est dans le noir. Mais il a les mains bien appuyées sur les hanches, il est solide à l’intérieur, il a de la force. Puis, elle dessine la carte. Suite au dessin, elle poursuit sa réflexion : l’ombre, c’est les émotions des autres, ça ne m’appartient pas.

Annaëlle pige une deuxième question ouverte : Pourquoi suis-je insatisfaite?

Annaëlle pige une deuxième carte-indice :
Devant cette carte, Annëlle prend une pause et fait le commentaire suivant : J’utilise le prétexte de l’émotion des autres pour ne pas prendre la responsabilité de faire des demandes claires à mes employés.

Annaëlle pige une carte-action :
Annaëlle se fait le plan d’action suivant : Jouer mon rôle et faire des demandes claires à mes employés. Je vis avec le possible mécontentement de l’un ou de l’autre. Je me fais confiance.

Annaëlle pige une carte ouïe-dire :
Annaëlle fait le constat suivant : C’est vrai que j’en ai ras-le-bol à mon travail et que cela est en train de nuire à ma santé.

Dans cet exemple, grâce au mot-clé, Annaëlle a identifié une façon de faire qui lui vient de sa famille mais qui ne lui rend pas service dans son emploi actuel.

À travers l’interprétation qu’elle fait des cartes-indices, elle met à jour de la colère en elle et comprend qu’elle prend en charge les émotions des autres. Elle a aussi réalisé qu’elle se sent forte à l’intérieur d’elle-même.

La carte-action l’amène à choisir un plan à la mesure de ses capacités.

Pour clôturer son processus d’apprentissage, son interprétation du ouïe-dire vient lui confirmer que le statu quo n’est plus acceptable.

En résumé, les outils SATI sont complémentaires entre eux. L’aspect ludique de la méthode fait appel à l’utilisation simultanée de l’intellect et de l’intuition. C’est ainsi, tout en douceur que l’individu peut contourner les résistances et trouver ses « vraies réponses » dans un climat calme, serein, indispensable aux différentes phases d’apprentissage.

* Les concepteurs des outils SAIT sont Hélène Lavoie, pédagogue et enseignante et Marc Denault, récréologue formé par la psychologie humaniste de Rogers. http://triplium.ca