Passer en 5e! (Shifting into 5th!)

Les humains sont des êtres de Lumière et nous partageons les mêmes composantes propres à la lumière : les particules et les ondes. C’est dans cette vérité que repose le grand défi de connaissance et d’éducation. Nous devons honorer notre existence individuelle avec son caractère unique et son potentiel miraculeux tout en honorant une réalité plus large : notre communauté, l’humanité, la terre et même plus loin…

Nos vies individuelles sont une danse composée de deux champs d’évolution qui s’entrelacent.

Premièrement, il y a en nous la somme de toutes les vies, de tous les corps et de tous les systèmes de croyances de nos ancêtres, de tous ceux qui nous ont précédés. Nous sommes le point culminant de cet arbre généalogique qui vit dans notre ADN. Nos prédécesseurs avaient comme croyances que la vie est un combat et que notre corps physique est limité. Ils croyaient en la dualité (bon-mauvais, esprit-corps, féminin-masculin, matière-spirituel, Eux-Nous). Ceci est notre héritage…

L’autre champ d’évolution est celui de l’âme individuelle qui choisit de s’incarner dans une lignée particulière dans le but d’aider cette dernière à se libérer des réalités basées sur la séparation et la lutte.

Pendant ce temps, l’humanité en tant qu’entité, a elle aussi travaillé à travers cette évolution.

D’abord, comme « Homo Érectus » qui se tient debout et qui s’éloigne du reste de notre famille terrestre et ensuite comme « Homo Sapiens » qui expérimente le monde à travers son intellect et la dualité. Le travail vers lequel nous allons est celui de « l’Homo Noëticus » à mesure que nous sommes capables d’expérimenter l’unicité et la non-dualité.

Les humains sont des êtres de Lumière et nous partageons les mêmes composantes propres à la lumière : les particules et les ondes. C’est dans cette vérité que repose le grand défi de connaissance et d’éducation. Nous devons honorer notre existence individuelle avec son caractère unique et son potentiel miraculeux tout en honorant une réalité plus large : notre communauté, l’humanité, la terre et même plus loin…

Le miracle et la bénédiction de notre interdépendance résident dans le fait qu’à chaque fois que nous prenons soin d’un individu, nous élevons l’humanité toute entière.

Nous devons accepter et comprendre la dualité avant de pouvoir la laisser aller avec amour. Le commandement de la bible « ton père et ta mère tu honoreras » nous pousse, dans les faits, à connaître et à comprendre les histoires de nos parents biologiques (et par conséquent, de nos ancêtres) et à accepter que nous avons été programmés avec les modèles (patterns) provenant de nos parents. Le seul fait d’observer comment se manifestent en nous les modèles de nos parents crée une distance entre nous et leurs réalités/dualités. Cette observation laisse de la place pour que naisse en nous la compassion envers nos parents au lieu d’une rébellion, d’un déni ou d’une résignation.

Elle nous offre la possibilité de véritablement sortir du nid parental. C’est alors que nous pouvons commencer cette aventure vers la découverte de qui nous sommes vraiment! Nous n’avons plus besoin d’accepter le scénario de la dualité qui consiste à choisir entre ceci ou cela. Nous pouvons créer nos propres recettes pour manifester nos propres réalités. Alors que nous nous glissons hors de la dualité, nous transportons avec nous tous nos ancêtres et la Terre entière puisque nos corps sont fabriqués à partir d’elle. Nous sommes la Terre en évolution à travers nos corps et nos vies!

La réalité de l’unicité est faite d’Amour, de Gratitude et de Compassion.

Tandis que la programmation de nos ancêtres se résorbe, nous n’avons plus besoin de ces identités basées sur la peur et la non-acceptation de l’Autre. Les relations basées sur des paradigmes de contrôle et de dominance vs le rôle de victime se transforment en de nouvelles possibilités infinies de donner et recevoir de façon inconditionnelle. À mesure que les murs de la séparation s’écroulent et que les cœurs s’ouvrent, nous pouvons laisser le passé derrière nous avec gratitude et aller en paix vers le futur…

Nous avons présentement l’honneur et la responsabilité d’être incarné dans une période de l’histoire de la planète attendue depuis très longtemps. Dans les traditions autochtones, ceci est vu comme le passage à la 5e ère, ou la 5e race de l’humanité.

En tant qu’individu, nous sommes face à un potentiel d’expansion extraordinaire de notre perception de la réalité. On pourrait dire que nos systèmes nerveux sont rebranchés afin de transporter un voltage beaucoup plus élevé. À mesure que le champ magnétique de la terre se transforme, il n’est pas surprenant de sentir que nous perdons notre sens de l’équilibre et de notre direction. En même temps il nous est demandé de finalement devenir des adultes dans notre relation avec le divin. La responsabilité de notre bien-être spirituel a longtemps été entre les mains des rabbins, des prêtres, shamans, gourous et autres figures d’autorité spirituelle parentales. Nous pouvons désormais, avec dignité, être responsables de notre spiritualité. Elle repose solidement sur nos propres épaules, nourrie par nos cœurs libres et ouverts.

Et plus il y a d’humains qui marchent sur notre Terre dans la manifestation claire de leur véritable Identité, avec un cœur ouvert, plus le monde se transforme. Ceci est le but de l’enseignement, tel que je le perçois…

Communiqué important

Dernière édition de la revue Cheminement!

Cher lectorat,

Je signe mon dernier éditorial dans cette édition Hiver 2019-2020 qui arrive à point pour la nouvelle décennie. Cette édition est donc la dernière version papier de la revue Cheminement

La suite des choses se fera différemment. Dans une perspective à court terme, nos communications se feront principalement par le biais de notre INFOlettre mensuelle « ensemble vers le meilleur » et de nos communications dans les médias sociaux. Déjà, des milliers de visiteurs de partout dans le monde consultent le site Web de Cheminement chaque mois. Plus de 600 articles traitant de mieux-être et de santé globale y sont actuellement répertoriés. Ceux-ci proviennent d’une collaboration avec plus de 170 auteurs. Cette richesse d’information ne représente que 7 des 22,5 années de publication et de diffusion de la revue Cheminement en Outaouais.  

Au cours des prochains mois, avec l’appui de nos commanditaires et de nos bénévoles, nous planifions ajouter sur le site Web tous les articles qui auront été publiés au cours des 22,5 dernières années en y insérant la référence des auteurs. Ce riche répertoire d’articles et de conseils mieux-être restera accessible à la grande francophonie dans le monde et pourra être consulté en tout temps. Cette richesse d’information qui aura été diffusée au cours des années restera intacte. Et, comme le dit si bien l’adage : les paroles s’envolent, mais les écrits restent. 

Donc, cher lectorat, je vous encourage fortement à vous inscrire immé­diatement à notre INFOlettre mensuelle et à nous suivre sur la page Facebook de Cheminement si vous souhaitez ne rien manquer de nos communications futures. L’inscription est simple : trois champs d’information à remplir dans le formulaire qui se trouve sur la page d’accueil du site Web de Cheminement à www.cheminement.com. C’est gratuit, et votre information personnelle ne sera pas partagée.

Cette longue aventure qu’a été la création des 118 éditions de la revue aura été une expérience riche en échanges et en collaborations. Mon intention au cours de ces années a toujours été animée par ce souhait profond de contribuer au meilleur de notre parcours évolutif. 

Mon pacte avec l’Univers était de produire un véhicule d’information (une revue) accessible qui contribuerait à l’éveil de la conscience humaine pour le bénéfice du plus grand nombre. Toute une communauté vibrante de gens en Outaouais a été au rendez-vous dès le départ. Je remercie de tout cœur ces nombreuses personnes qui ont pris part à cette belle réalisation et aventure évolutive qui restera inscrite et préservée sur le site Web Cheminement.com. Le travail a été bien fait. Ensemble, nous avons accompli cette mission. Mille fois bravo! L’information qui s’y trouve pourra désormais continuer de rayonner tout en ayant une certaine influence bienveillante sur la francophonie du monde entier. 

L’entrée dans cette nouvelle décennie que je qualifie « du voir et du faire autrement » n’est que la suite du parcours collectif que nous avions jadis planifié de suivre ensemble. 

Pour la suite des choses, que le meilleur soit!

Voyage à l’écovillage

« Findhorn Fondation », en Écosse

Nous sommes à l’automne 2014. Le temps est pluvieux, mais des rayons de soleil percent à l’horizon. D’une oreille un peu endormie, j’écoute le roulement du train sur les rails. Cela fait une douzaine d’heures que je suis en voyage, et j’entame la dernière partie du trajet en direction du nord-est de l’Écosse. À l’horizon se dessinent des collines verdoyantes parsemées de troupeaux de moutons, quelques grands arbres et des falaises escarpées. À mon arrivée à Forest, un autobus me conduit au petit village maritime de Findhorn. Coincé entre la baie et la mer, celui-ci se dessine sur les collines sablonneuses.

C’est une salle comble qui m’accueille dans l’amphithéâtre de l’écovillage où sont assemblées près de 300 personnes. C’est la dernière journée de la rencontre « New Story Summit ». Les participants discutent de la transition vers un Nouveau Monde où l’humain est le gardien de la Nature et travaille à restaurer l’environnement. Un monde où l’on honore la diversité et où l’éducation, l’alimentation et les technologies sont accessibles à tous. Lors de cette rencontre, on ne fait pas que rêver, on échange des pratiques qui ont fait leurs preuves et on parle de solutions. On met la main à la pâte et on repart avec des devoirs et des projets pour augmenter concrètement notre qualité de vie tout en réduisant notre empreinte écologique. Wow, c’est tellement motivant!

Dès le lendemain, je dois déjà dire au revoir à cette équipe et me préparer à une nouvelle aventure, car le cours EDE débute. C’est ce programme qui m’a amenée à visiter cet écovillage qui forme une communauté de 500 personnes. Tout au long des cinq semaines de formation qui suivent, j’ai la chance de découvrir cet endroit magnifique.

Lors des visites, j’observe avec mes nouveaux amis le travail remarquable accompli au fil du temps par les membres de l’écovillage. Ils ont réellement revitalisé cette parcelle de terre sablonneuse. Une multitude de fleurs, d’arbres et de jardins maraîchers ont transformé l’endroit en un oasis nourricier, paradis des oiseaux.

Dans une grande serre se trouve la « Living Machine » servant à traiter les eaux usées. Cette technologie utilise les microorganismes présents dans les racines pour filtrer l’eau. C’est réellement une machine à voir et une technique à étudier. Pendant le cours, nous avons même pu expérimenter et construire notre propre petit système de filtration!

Les énergies utilisées à l’écovillage proviennent de diverses sources renouvelables, mais la production se fait principalement au moyen de trois éoliennes qui sont gérées par une coopérative.

Les maisons, on pourrait en parler longtemps! Les habitants ont exploré avec passion des concepts de bâtiments écologiques divers. Voici une petite liste de techniques utilisées, pour ne nommer que celles-ci : orientation solaire passive, super isolation, matériaux locaux, serre en façade sud, conception minimaliste, habitations groupées, réutilisation de barils de whisky!

De plus, la formation nous fait découvrir plusieurs entreprises sur place, des systèmes de monnaies locales, une flotte de véhicules partagés, une école, un centre d’art… Le tout se déroule dans le centre communautaire, mais le cours nous fait également voyager. Élaboré par le réseau Gaia Education, le programme s’inspire de réalisations et de solutions proposées par une multitude d’écovillages à l’échelle internationale. Les concepts du développement durable y sont explorés sous quatre aspects principaux : écologique, social, économique et culturel. C’est une expérience des plus enrichissantes!

La tête remplie d’idées, je reviens au pays et j’entame immédiatement des démarches en vue d’offrir le 1er cours EDE au Canada.

Aujourd’hui, avec l’équipe de la Cité Écologique, notre équipe se prépare à offrir la 4e édition québécoise du cours EDE qui débutera le 6 juillet. Mon souhait : contribuer à rendre accessible ce beau rêve d’une nouvelle société plus respectueuse de notre Terre et de tous ses habitants!

Communauté, simplicité et non-violence

Dans cette chronique, nous vous présentons différentes initiatives relatives au mouvement des communautés intentionnelles au Québec et dans le monde. Ces initiatives représentent un mode de vie épanouissant et porteur de sens, de même qu’une solution aux problèmes environnementaux et sociaux.

Je viens de recevoir une lettre d’une communauté amie super inspirante, et cela me donne envie de vous la faire connaître. Il s’agit des randonnées à bicyclette des super-héros du Sanctuaire Stillwater, qui fait partie de l’Alliance des possibilités (traduction libre de Stillwater Sanctuary/Possibility Alliance Superhero Bike Rides).

Mission et vision
Mission simple et concise : « to uplift life ». En français, on dirait quelque chose comme « soutenir la vie, l’aider à s’épanouir ».

Cinq principes guident le développement :
1. Simplicité, toujours plus de simplicité;
2. Service et aide;
3. Engagement social et activisme non-violent;
4. Transformation personnelle et travail sur soi (la communauté est décrite comme « intoxication-free », c’est-à-dire libre de sources d’intoxication);
5. Joie, plaisir, folie, gratitude et célébration.

La simplicité en trois actes

1. Communauté n’utilisant aucun produit pétrolier
Les membres du Sanctuaire ne consomment que des produits locaux (rayon de 100 miles), ils fabriquent leurs vêtements, n’ont pas d’électricité et ne consomment pas de combustibles fossiles. Les résidents se promènent à vélo, utilisent des chariots ou autres tirés par des chevaux et voyagent par train. Ils ont un four solaire et un poêle à bois, mais pas de frigo, et leur alimentation est principalement crue, dans toute la mesure du possible. De plus, ils sont très « low-tech ». Leur recours à des moyens technologiques est très limité. Ils dorment sur des lits de paille et aiguisent leurs outils à la main, leurs malaxeurs sont manuels, ils fabriquent leur propre peinture à base de lait, ils s’éclairent aux bougies et n’ont pas d’accès Internet. Ils sont friands de musique, même s’ils ne disposent d’aucun système de son : alors, ils jouent eux-mêmes les instruments et ils chantent!

2. Économie du don
La communauté du Sanctuaire s’inspire d’une communauté établie en France et appelée l’Arche, projet basé notamment sur les valeurs gandhiennes de non-violence et sur des principes radicaux de simplicité : chaque année, toutes ses ressources sont distribuées. Comme cette communauté, le fonctionnement du Sanctuaire repose sur des dons. C’est ainsi qu’elle a obtenu la terre et la plupart des choses qu’elle possède.

3. Permaculture
Les membres du Sanctuaire possèdent 110 acres de terre qui sont exploités selon les principes de la permaculture :
• une portion est réservée aux bâtiments, à l’agriculture, à l’étang et à la vie quotidienne;
• la deuxième est une forêt exploitée pour ses ressources en bois et en nourriture;
• la troisième est un secteur protégé.

Mon impression
Lors de ma courte visite, en 2008, la communauté naissante m’a éblouie par les valeurs qu’elle défendait, par les principes mis en application jour après jour, par le courage et la force des gens qui mettaient sur pied, au prix de beaucoup d’énergie et avec peu de ressources, un projet si ambitieux et si merveilleux. Malgré leurs positions radicales face à la consommation de produits pétroliers, à l’économie, à l’orientation de l’agriculture, ces personnes étaient lumineuses, heureuses, pleines d’amour, de sourires et de chansons à partager!

Cette communauté compte aujourd’hui sept adultes et deux enfants qui vivent grâce à un budget annuel de 9 000 $. Elle reçoit chaque année près de 1 500 visiteurs qui assistent à des ateliers, à des formations ou à des évènements qui sont tous gratuits (même la formation en permaculture!), et tous ces visiteurs sont logés et nourris. Vingt pour cent des dons recueillis sont dirigés vers des personnes et des organismes dans le besoin.

Cette communauté, située dans le Nord du Missouri, déménagera dans le Maine, afin de mieux déployer son activisme.

South Knowlesville

Dans cette chronique, je vous présente différentes initiatives relatives au mouvement des communautés intentionnelles au Québec et dans le monde. Ces initiatives représentent un mode de vie épanouissant et porteur de sens, de même qu’une solution aux problèmes environnementaux et sociaux.

Aux confins du Nouveau-Brunswick, loin des côtes acadiennes et des grandes villes, aux abords de la frontière canado-américaine, se trouve un petit coin qui vaut le détour… D’abord attirée à Knowlesville par mon intérêt pour la construction écologique et pour le projet de cons­truction de bâtiments à charpente en bois, dite « timber frame », du couple Leland et Tegan, c’est une communauté en émergence qui a le plus retenu mon attention.

À la venue de leur premier enfant, ils construisent leur première maison en ballots de paille en utilisant la technique des « murs en paille porteurs ». Le troisième enfant en route, ils terminent la construction d’une plus grande maison en paille, utilisant cette fois une charpente en bois de type poutres et poteaux assemblés.

Les Wong-Daugherty, eux, ont des aspirations qui vont au-delà du développement de leur propre milieu de vie : un voisinage vivant, écologique et solidaire. Lorsque l’occasion se présente d’acheter une terre devant chez eux, ils n’hésitent pas à le faire et à y investir leurs économies. Sur ce terrain, le premier projet qui voit le jour est le Knowlesville Art and Nature Center, projet d’école alternative basée sur les principes des écoles Waldorf, qui prend forme dans une vieille chapelle qui a été déménagée, rénovée et agrandie (en utilisant des ballots de paille, il va sans dire…).

Tous les bâtiments et infrastructures sont alimentés à l’énergie solaire et chauffés au bois. Toutes les toilettes sont à compost.

Le Land Trust
Le but avoué de ces démarches d’acquisition de terrain est très altruiste, tout en étant très intéressé. Il s’agit de rendre des terrains accessibles par la création d’une fiducie foncière communautaire pour que des gens puissent venir s’installer à côté de chez eux, et ce, à peu de frais, en vue de créer un voisinage de proxi­mité axé sur l’amitié et l’entraide.

Deux caractéristiques principales du groupe contribuent à attirer les gens. D’abord, il existe déjà, au sein du groupe, une belle diversité d’origines ethniques, ce qui permet à des gens de tous horizons de s’y trouver une place. De plus, la dimension familiale est très présente : le couple Tegan et Leland a quatre enfants, et une école et un camp d’été ont déjà été mis sur pied. Ainsi, d’autres parents voient un intérêt à venir s’établir dans cette collectivité et à y élever leurs enfants. À cela s’ajoute un bel équilibre intergénérationnel, car des adultes plus âgés, qui ont déjà élevé leurs enfants, sont heureux de venir s’y établir et de retrouver cette énergie; certains choisissent d’acheter une terre avoisinante et de contribuer à créer un voisinage solidaire sans se joindre directement au projet.

Ces projets phares, portés par le leadership et la détermination de gens rassembleurs, créent un pôle d’attraction étonnamment puissant. Ainsi, au fond d’une campagne isolée et dévitalisée, des dizaines de personnes sont venues chercher l’inspiration et faire l’expérience d’une façon différente de vivre.

Comme cela fait plusieurs années que le bal a été lancé, beaucoup d’infrastructures, physiques et autres, ont déjà été mises en place, dont un groupe d’alliés aux aspirations semblables et un réseau de sentiers forestiers, témoins de ces liens maintes fois renforcés, parsemés de buissons de petits fruits et de grands arbres fruitiers bien garnis. Déjà, un espace communautaire existe. Déjà, des petites maisons permettent d’accueillir des visiteurs et des membres potentiels, le temps pour eux de s’installer.

Et cela, ça a une très grande valeur!

Références South Knowlesville Community Land Trust : http://www.back2land.ca/
Knowlesville Art and Nature Center : http://knowlesvillenature.ca

Le Projet Zibi

Un modèle exemplaire de communauté parmi les plus écologiques et avant-gardistes ici, en Outaouais.

La vision de Windwill et Dream est de créer des cadres de vie les plus durables et respectueux de l’environnement au monde. Pour ce faire, Zibi suit le plan d’action ambitieux « One Planet Communities », un modèle reposant sur dix principes simples pour favoriser un mode de vie durable et abordable pour tous. Ce modèle aidera Zibi à exister en utilisant une juste part des ressources de la planète.

Zéro carbone
Les bâtiments et les structures­ de Zibi sont neutres en carbone. En effet, l’électricité et le chauffage proviennent d’un mélange d’énergies renouvelables sur place et hors site.

Zéro déchet
Zibi est conçu selon un principe de hiérarchisation des déchets. Il est sur la voie d’atteindre zéro déchet d’ici 2020.

Transport durable
Zibi intègre un plan de transport visant à réduire les émissions de carbone et de gaz à effet de serre.

Matériaux durables
Windmill Development Group privilégie les matériaux de construction à faible impact sur l’environnement, durables, locaux et récupérés.

Aliments locaux et durables
Le projet fait en sorte qu’il soit facile et pratique pour les résidents et les locataires de se procurer des aliments locaux, sains et durables.

Eau durable
À Zibi, les produits pour lesquels nous achetons et nous gérons de l’eau contribuent à une utilisation saine des sols et évitent les inondations locales et la pollution des cours d’eau.

Utilisation des sols et habitat de la faune
Le cadre de vie durable sera un modèle de vie urbaine au sein d’un milieu naturel diversifié et productif, en utilisant les sols de manière adaptée et efficace et en favorisant la beauté des paysages.

Culture et communauté locale
Le projet entretient une culture de durabilité, une communauté locale et un sentiment d’appartenance.

Équité et économie locale
Zibi assure une équité sociale dynamique en apportant au tissu social dense constitué d’une diversité de membres de la communauté locale des services accessibles à tous.

Santé et bonheur
Zibi présente des méthodes faciles, attra­yantes et abordables pour permettre aux gens de mener une vie heureuse et saine tout en consommant une juste part des ressources de la planète.

Une communauté alternative, est-ce réalisable?

J’ai vécu un rêve que j’aimerais bien reproduire. Celle d’une microsociété dans laquelle quelques centaines de personnes cohabitaient. Nous étions jeunes et moins jeunes, un peu naïfs, et le cœur rempli d’espoir pour vivre l’expérience d’un monde meilleur. Tous nous avions un objectif en commun; évoluer dans la conscience de notre universalité en tant que race humaine et créer dans notre environnement une communauté alternative dans laquelle nous vivions en accord avec cette mission commune et faire du monde actuel un lieu exemplaire où nous vivions tous dans le respect et dans l’appréciation de nos différences. Nous formions un Tout. Un esprit composé qui voulait changer le monde. Notre spiritualité était une croyance dans un Maître de l’univers d’amour et de loi. Nous cherchions à incarner cette divinité dans tout ce que nous faisions. Chacun œuvrait à sa façon pour embellir et améliorer les lieux de nos microcommunautés.

Un comité de sages organisait nos objectifs à court, moyen et long terme dans la plus haute intégrité favorisant le meilleur pour tous. Nous nous percevions en tant que métaphysiciens qui appliquaient leurs plus hauts principes de vie. Notre modèle; les Atlantéens… nous nous inspirions de cette légende d’un peuple évolué qui jadis a vécu bien avant nous sur cette planète. Nos quotidiens consistaient à nous garder bien ancrés dans nos activités d’apparence routinière tout en ayant notre cœur et nos yeux vers les cieux, l’univers dans lequel nous aspirions au meilleur possible pour l’humanité.

Cette expérience fut inspirante et élevante. L’amour empathique existait constamment entre nous. Aussitôt qu’un conflit survenait nous avions la responsabilité de nous asseoir avec la personne concernée pour surmonter et solutionner ce conflit surtout dans l’intérêt de maintenir une énergie saine à l’intérieur de notre esprit composé.

Nous avions tous une responsabilité à l’égard de nos enfants pour leur permettre une croissance active et équilibrée. Tous participaient aux fonctions de soutien pour maintenir les lieux agréables pour tous. Aucune tâche n’était considérée inférieure ou supérieure à une autre. Elles étaient toutes des occasions de célébrer les facettes d’expériences qu’offre la vie… Un jour nous étions professeur et un autre jour nous collaborions aux tâches ménagères.

Nos calendriers permettaient des activités équilibrées et notre boussole… les cycles de la nature et des planètes… chaque jour du calendrier avait son énergie en fonction des astres. C’était notre diapason commun tout en ressentant que nous étions connectés au Grand Tout.

Personne ne possédait quoi que ce soit de matériel. Nos biens étaient à la disposition de tous de façon équitable et tout était disponible en fonction des besoins de chacun. L’appartenance était complète à tous les niveaux. Nos bases fonctionnelles, l’écologie, l’environnement, la croissance personnelle et la spiritualité. L’organisation fonctionnait efficacement et l’installation de technologies parmi les plus avant-gardistes était effectuée lorsque c’était possible de le faire. La joie de vivre et les plaisirs simples favorisaient l’épanouissement personnel et collectif. Une communauté alternative vivante où peut-être un jour nous choisirons d’y revivre… à suivre…

Auteur Anonyme