Passer en 5e! (Shifting into 5th!)

Les humains sont des êtres de Lumière et nous partageons les mêmes composantes propres à la lumière : les particules et les ondes. C’est dans cette vérité que repose le grand défi de connaissance et d’éducation. Nous devons honorer notre existence individuelle avec son caractère unique et son potentiel miraculeux tout en honorant une réalité plus large : notre communauté, l’humanité, la terre et même plus loin…

Nos vies individuelles sont une danse composée de deux champs d’évolution qui s’entrelacent.

Premièrement, il y a en nous la somme de toutes les vies, de tous les corps et de tous les systèmes de croyances de nos ancêtres, de tous ceux qui nous ont précédés. Nous sommes le point culminant de cet arbre généalogique qui vit dans notre ADN. Nos prédécesseurs avaient comme croyances que la vie est un combat et que notre corps physique est limité. Ils croyaient en la dualité (bon-mauvais, esprit-corps, féminin-masculin, matière-spirituel, Eux-Nous). Ceci est notre héritage…

L’autre champ d’évolution est celui de l’âme individuelle qui choisit de s’incarner dans une lignée particulière dans le but d’aider cette dernière à se libérer des réalités basées sur la séparation et la lutte.

Pendant ce temps, l’humanité en tant qu’entité, a elle aussi travaillé à travers cette évolution.

D’abord, comme « Homo Érectus » qui se tient debout et qui s’éloigne du reste de notre famille terrestre et ensuite comme « Homo Sapiens » qui expérimente le monde à travers son intellect et la dualité. Le travail vers lequel nous allons est celui de « l’Homo Noëticus » à mesure que nous sommes capables d’expérimenter l’unicité et la non-dualité.

Les humains sont des êtres de Lumière et nous partageons les mêmes composantes propres à la lumière : les particules et les ondes. C’est dans cette vérité que repose le grand défi de connaissance et d’éducation. Nous devons honorer notre existence individuelle avec son caractère unique et son potentiel miraculeux tout en honorant une réalité plus large : notre communauté, l’humanité, la terre et même plus loin…

Le miracle et la bénédiction de notre interdépendance résident dans le fait qu’à chaque fois que nous prenons soin d’un individu, nous élevons l’humanité toute entière.

Nous devons accepter et comprendre la dualité avant de pouvoir la laisser aller avec amour. Le commandement de la bible « ton père et ta mère tu honoreras » nous pousse, dans les faits, à connaître et à comprendre les histoires de nos parents biologiques (et par conséquent, de nos ancêtres) et à accepter que nous avons été programmés avec les modèles (patterns) provenant de nos parents. Le seul fait d’observer comment se manifestent en nous les modèles de nos parents crée une distance entre nous et leurs réalités/dualités. Cette observation laisse de la place pour que naisse en nous la compassion envers nos parents au lieu d’une rébellion, d’un déni ou d’une résignation.

Elle nous offre la possibilité de véritablement sortir du nid parental. C’est alors que nous pouvons commencer cette aventure vers la découverte de qui nous sommes vraiment! Nous n’avons plus besoin d’accepter le scénario de la dualité qui consiste à choisir entre ceci ou cela. Nous pouvons créer nos propres recettes pour manifester nos propres réalités. Alors que nous nous glissons hors de la dualité, nous transportons avec nous tous nos ancêtres et la Terre entière puisque nos corps sont fabriqués à partir d’elle. Nous sommes la Terre en évolution à travers nos corps et nos vies!

La réalité de l’unicité est faite d’Amour, de Gratitude et de Compassion.

Tandis que la programmation de nos ancêtres se résorbe, nous n’avons plus besoin de ces identités basées sur la peur et la non-acceptation de l’Autre. Les relations basées sur des paradigmes de contrôle et de dominance vs le rôle de victime se transforment en de nouvelles possibilités infinies de donner et recevoir de façon inconditionnelle. À mesure que les murs de la séparation s’écroulent et que les cœurs s’ouvrent, nous pouvons laisser le passé derrière nous avec gratitude et aller en paix vers le futur…

Nous avons présentement l’honneur et la responsabilité d’être incarné dans une période de l’histoire de la planète attendue depuis très longtemps. Dans les traditions autochtones, ceci est vu comme le passage à la 5e ère, ou la 5e race de l’humanité.

En tant qu’individu, nous sommes face à un potentiel d’expansion extraordinaire de notre perception de la réalité. On pourrait dire que nos systèmes nerveux sont rebranchés afin de transporter un voltage beaucoup plus élevé. À mesure que le champ magnétique de la terre se transforme, il n’est pas surprenant de sentir que nous perdons notre sens de l’équilibre et de notre direction. En même temps il nous est demandé de finalement devenir des adultes dans notre relation avec le divin. La responsabilité de notre bien-être spirituel a longtemps été entre les mains des rabbins, des prêtres, shamans, gourous et autres figures d’autorité spirituelle parentales. Nous pouvons désormais, avec dignité, être responsables de notre spiritualité. Elle repose solidement sur nos propres épaules, nourrie par nos cœurs libres et ouverts.

Et plus il y a d’humains qui marchent sur notre Terre dans la manifestation claire de leur véritable Identité, avec un cœur ouvert, plus le monde se transforme. Ceci est le but de l’enseignement, tel que je le perçois…

Se choisir plutôt qu’endurer

Le désir de changer quelque chose dans sa vie émane souvent d’une situation qui nous amène à vivre un malaise tellement intense qu’il nous devient impossible d’y rester. Les « moins » finissent par l’emporter sur les « plus ». Par contre, certaines situations comportent presqu’autant d’avantages que de désavantages. Les choses ne sont pas aussi claires, le malaise n’est pas nécessairement accompagné d’un désir urgent de changement, mais génère une insatisfaction assez importante. C’est dans ces sphères que notre volonté nous manque souvent quand nous visons le changement.

La roche dans le soulier

Avez-vous déjà eu une petite roche dans votre soulier? Elle ne vous faisait pas assez mal pour l’enlever, mais juste assez mal pour vous rappeler sa présence. Votre raison vous dirait d’arrêter votre marche, d’enlever votre chaussure et d’enlever la roche. Vous vous évertuiez à l’oublier, à penser à autre chose, mettre moins de poids sur ce pied, secouer votre pied pour la loger à un endroit où vous ne la sentiriez plus (solution temporaire car la roche éventuellement reviendrait là où elle se ferait sentir). Nous avons tous fait ça. Vous voyez où je veux en venir?

Ça fait mal mais pas tout à fait assez

Notre vie est souvent un soulier plein de roche. Certaines sont là depuis tellement longtemps qu’on ne les sent plus. D’autres se font sentir à travers les événements et relations qui composent notre vie. Lorsque la douleur est intense, nous sommes forcés de nous arrêter et faire quelque chose avec la « roche » peu importe la forme qu’elle prend. Mais les autres petites roches pas encore assez douloureuses elles? Vous savez les choses dans notre vie qui auraient besoin d’être transformées, mais qui ne nous dérangent pas encore assez? Celles qu’on endure?

Ma vie, un marathon?

Une bonne façon de savoir où nous avons certains blocages et où notre vie gagnerait à être améliorée est de s’arrêter et regarder quelles sont les situations que nous « endurons » en ce moment. Quand l’endurance s’étend dans le temps, notre vie prend des allures de marathon. Cela use et gruge notre énergie vitale. S’arrêter, regarder ce qui fait mal et lâcher prise sur des façons de fonctionner néfastes pour nous semblerait une chose normale et logique. Pourtant, c’est souvent la dernière chose que la plupart d’entre nous faisons. Nous sommes persuadés qu’endurer constitue une solution efficace. En fait, c’est une solution temporaire que nous avons mis en place souvent parce que nous croyons ne pas avoir d’autres moyens pour nous en sortir. Endurer une situation est en général insatisfaisant et nous éloigne de notre joie de vivre et notre créativité. Arrêter d’endurer veut dire se choisir, décider de répondre à ses besoins et aller vers une vie plus satisfaisante.

5 étapes pour mieux se choisir

1- Faites une liste écrite honnête des choses que vous endurez en ce moment : dans vos relations, au travail, financièrement, dans votre santé. Prendre conscience est la première étape.

2- Endurer une situation signifie souvent que nous passons outre certains de nos besoins importants. Comment pourriez-vous vous réengager face à vous-mêmes et votre bonheur? Tout part de vous. Sans à tout prix changer l’extérieur, votre attitude intérieure peut faire toute la différence entre endurer une situation et la choisir.

3-Allez chercher de l’aide. Sortir le problème de soi, changer sa perception d’impuissance et se connecter sur des ressources constitue des moyens efficaces.

4- Prenez conscience qu’il y a de nombreuses raisons parfois complexes au fait d’endurer une situation. De plus, il est possible que vous enduriez une situation, car vous ne savez pas exactement ce que vous voulez réellement dans la vie. Et que si vous le savez, vous ne savez pas comment l’obtenir, vous avez peur de ne pas y arriver et souvent la peur de l’inconnu vous paralyse.

5- Si pour le moment endurer une situation est plus fort que vous, ayez de la compassion envers vous-mêmes. Vous juger et vous critiquer ne font qu’aggraver les choses et augmenter votre paralysie.

Choisir le bonheur

Il y a trois ans, j’ai pris quelques semaines de congé afin de fêter mes trente ans comme thérapeute. J’en ai profité pour faire une réflexion sur ces milliers de personnes que j’avais rencontrées et qui m’avaient conté leurs peines et leurs bonheurs.

Je me suis rendu compte que le bonheur des gens n’a rien à voir avec la réalité de ce qui leur arrive, mais bien plus avec les attitudes que les gens prennent face à ces réalités.

Je me suis amusée à faire une liste des caractéristiques des gens heureux ou qui arrivaient à l’être. L’une de ces caractéristiques est que les gens heureux sont des gens qui savent que le bonheur est un choix. Un choix de chaque instant et non un cadeau du ciel. Un choix qui demande de la volonté et du courage. Les gens heureux sont des gens qui décident consciemment de prendre le chemin du bonheur.

Un exercice que je pratique souvent avec mes clients consiste à se rappeler un moment de bonheur dans notre vie. Puis, nous créons un petit poème en quelques syllabes qui nous sert ensuite d’ancrage ou de rappel lorsque les circonstances se font plus difficiles. L’une de mes clientes, une jeune femme, nous a raconté une anecdote. Le médecin lui a dit croire qu’elle avait une maladie mortelle et peu de mois à vivre. Il l’envoie passer des tests d’urgence à l’hôpital. Dans l’attente des résultats de ces tests, la jeune femme vit des moments de grande angoisse et de douleur physique. Puis, lorsqu’elle se présente chez le médecin, celui-ci lui dit que, vu le résultat des tests, et contrairement à ses attentes, une opération pourrait la guérir. Tout heureuse, elle téléphone à son mari pour lui annoncer la nouvelle et partager sa joie. Celui-ci, préoccupé par son travail, lui répond : « Écoute, je n’ai pas le temps de te parler, je suis occupé, on en reparle ce soir ».

Heurtée par l’insensibilité de son mari face à ce qui, pour elle, était si important, elle prend un taxi pour la maison et se met à pleurer. Et pendant qu’elle se forge des scénarios catastrophiques sur son conjoint, oubliant la réalité globale de sa vie de couple, elle se met à penser à cette phrase : « Le bonheur est un choix ». Et elle décide :  je peux choisir de me gâcher ce moment et de focaliser sur le fait que mon conjoint ne comprend pas ce que je ressens ou je peux choisir de focaliser sur le fait que la vie que je croyais perdue m’est redonnée et de profiter de cet instant pour être heureuse. Ma cliente décida de baptiser cet instant « Taxi pour le bonheur » et de s’en rappeler à chaque fois qu’elle perdrait le fil face au bonheur.

Focaliser sur ce que j’ai et non sur ce qui me manque est un choix très propice au bonheur. Cependant, cette attitude est différente de la position positiviste de « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil ». Il ne s’agit pas de développer une perception à « lunettes roses », de voir tout en couleur, de nier les problèmes. Il s’agit de développer une attitude courageuse et de voir que j’ai des choix même dans la pire des circonstances. Les pissenlits pousseront dans votre jardin que vous le vouliez ou non (ou les vers blancs!). Il ne s’agit pas de nier la réalité, mais de voir que j’ai le choix de l’attitude que je prendrai : faire de la salade aux pissenlits, me lancer dans un combat d’arrache-pissenlits, ignorer les pissenlits, etc. C’est une attitude qui demande un grand degré de conscience et des qualités humaines nombreuses. C’est une habilité qui s’apprend à travers des milliers de petits et grands choix.

Dans ses notes pour son livre « Freedom in jail » Assagioli, emprisonné par les nazis pour ses idées libérales déclare : « J’ai réalisé que j’étais libre, libre de prendre autant d’attitudes face à la situation que je le désirais, libre de lui donner une signification ou une autre et d’utiliser ce temps d’une multitude de façons. Je pouvais me rebeller intérieurement et maudire le sort. Je pouvais me soumettre passivement et végéter ou je pouvais m’accorder le plaisir douteux de la pitié et jouer au martyr…, je pouvais en faire une cure de repos ou une période de réflexion intense ou je pouvais profiter de la situation pour entreprendre un entraînement psychologique ou une retraite spirituelle… ».

Même face à une circonstance aussi douloureuse que la prison, « Assagioli » savait qu’il était libre de choisir d’être heureux ou malheureux. Tout dépend de nous. Victor Frankl, torturé dans les camps de concentration, déclarait : « La liberté ultime, c’est celle de choisir mon attitude intérieure, de savoir que je suis en charge de tout ce que je suis. »

Nous avons le pouvoir de choisir d’être malheureux ou de transformer la moindre situation en attaque contre nous. J’aime beaucoup la blague du mari à qui son épouse souhaite une bonne journée et qui répond en grommelant : « Il faut encore qu’elle me dise quoi faire! ». Cette boutade illustre bien la capacité que nous avons de gâcher quoi que ce soit qui nous arrive.

Nous avons aussi le pouvoir de choisir d’être heureux et de voir dans chaque situation une occasion d’apprentissage, de compassion, d’expérimentation et de croissance. Je me rappelle cet homme dans un avion qui, confronté à une hôtesse impolie et désagréable (c’était quelques jours après le 11 septembre aux États-Unis), la regarda avec gentillesse et compassion et lui dit : « Ça doit être difficile pour vous de travailler dans ces circonstances ». Immédiatement, l’hôtesse s’excusa, le remercia et effectua la suite de son travail avec beaucoup plus de doigté. Au lieu de se rebeller devant un service de piètre qualité, il avait choisi de comprendre, d’aimer, de pardonner l’erreur.

Je me souviens d’avoir eu à paraître en cour.  Les témoins de la partie adverse s’acharnaient à dresser de moi le portrait le plus noir possible afin de protéger leurs intérêts. Je me sentais jugée injustement. Puis, une amie m’a donné ce conseil de sagesse : « Prends cela comme une expérience ». Et le lendemain, je me suis présentée en cour avec cette attitude : « Je suis en train de faire l’expérience de m’aimer inconditionnellement quoi que les gens puissent dire à mon propos, vérité ou fausseté. »

Cette journée se révéla incroyablement plus positive pour moi, non pas que les témoignages aient changé, mais je ne leur accordais plus l’importance que je leur accordais auparavant. J’étais occupée à m’aimer, à me pardonner de ne pas être parfaite et à me rassurer. Je méritais mon amour et celui des autres qui désiraient me le donner.

Choisir d’être heureux ne veut pas dire que nous serons heureux à chaque minute ou devant tout ce qui nous arrive. Une personne dont l’enfant vient de mourir a certainement le droit et le besoin de crier sa douleur. Cependant, même une perte horrible peut amener à une évolution profonde, à des changements personnels, à une sérénité intérieure si on prend le courage, le temps et l’énergie de transformer cette perte en gain. Je le sais d’expérience.

La première étape sur le chemin du bonheur consiste donc à savoir que nous avons le pouvoir de choisir, nous avons le pouvoir de transformer nos attitudes et notre vie. Nous ne sommes pas victimes d’un destin capricieux qui accorde aux uns le bonheur et à d’autres le malheur. Bien sûr, à court terme, nous pouvons être heureux ou malheureux selon les circonstances et les événements de notre vie. Nous avons tous nos malheurs et nos moments de dépression et il est inutile de nous blâmer lorsque la douleur nous accable. Cependant, à long terme, une sérénité profonde et un bonheur durable sont des objectifs qu’il est possible d’atteindre.

Le bonheur n’est pas le résultat de la loto de la vie où nous avons été chanceux ou malchanceux. Le bonheur est la conséquence de la mise en œuvre de certaines attitudes qui non seulement augmenteront notre bonheur quotidien, mais nous aiderons à atteindre une attitude de joie et de sérénité profonde que les circonstances extérieures pourront affecter, mais jamais détruire. Cette attitude demande de faire un premier choix de courage, de transformation personnelle, de conscience et d’amour : « Je choisis d’être heureux et je sais que cela dépend de moi ». Je vous souhaite de faire ce choix et j’essaierai de vous y aider dans la « Chronique du bonheur » qui paraîtra dans les mois qui suivent dans la revue Cheminement et où j’exposerai les différentes attitudes qui, selon mon expérience avec mes étudiants et mes clients, mènent au bonheur. Soyez heureux! C’est le chemin!

Mouvement du cœur – Personne n’est seul dans ce présent voyage sur terre

Pour Marie-Claire Séguin – Auteure, compositeur, québécoise – Femme-Médecine au Cœur de la Terre

Et pourtant c’était une journée comme les autres! Invitée par un ami qui chantait dans la chorale en première partie du spectacle de Marie-Claire Séguin, je suis sorti de ma tanière où je repose mon âme entre mes nombreux voyages, là où l’enseignement des ancêtres se transmet par la voix du Cœur.

Dès les premières mesures de Incantation à la VIE, la salle tout entière s’est élevée à la Vibration Amour, Prière d’amour à la Terre, prière d’amour à l’Homme, prière d’Unité Universelle, un souffle vivifiant, une caresse pour l’âme esseulée.

Le Cœur se donne à rompre les murs du silence. Soudain le ciel vibrait en nous tous. Une offrande sans nom, une offrande passionnément vivante contenant la Lumière dans son élan d’avancer dans le temps. Une pureté du cœur dans un vortex de compassion infini.

Ce soir, j’ai respiré profondément m’unissant en prière avec cette merveilleuse « Femme-Médecine » qui guérit par le son tous ceux qui n’ont plus de nom, plus de son pour créer leur vie. Sa voix vibrait pour tous ceux qui croient par défaut à tout ce qui les effraie. Elle a fait résonner les Tambours Sacrés pour les frères et sœurs qui se sont éloignés de l’Arbre Sacré, ceux qui ont perdu depuis quelques descendances le chemin de la Vie. Pour nous tous, elle a fêté la Terre-Mère déclenchant encore et encore le réveil et la salutation au soleil levant.

Étrange comme le Son de l’Amour peut raccorder les cœurs au battement de la Mère Terre, au rythme de l’Univers. Une magie céleste rassemblant les êtres autour du feu de la Terre, la Matrice Amour, celle qui nous a donné le souffle de Vie.

Nathalie Boileau et Jean François Martel forment une synergie parfaite dans cette prestation guidée par la sagesse ancestrale. L’union fait la force dans ce trio voyageant dans l’espace intime et infiniment grand de ces Mille Traversées. Dans cette trinité de voix et de sons habitée par la présence tangible des dieux tutélaires et cosmiques, l’espace-temps s’est ouvert nous libérant des marées noires. Un envol digne du condor, celui qui jamais ne tue pour se nourrir attendant patiemment qu’un animal s’éteigne pour le transmuter. Je m’envole sans jamais te laisser derrière, tel est le rythme dans lequel ces musiciens nous invitent pour continuer le voyage traversant l’oubli.

Marie-Claire chante « La Nuit est belle ».

Ce soir, je sens la vie me traverse

Je vois des ponts entre tous ces mondes

De l’arbre, de l’Astre à ma vie

Des ponts, des ponts à l’infini…

Ces paroles nées des nations lovées dans son cœur n’ont aucune frontière, car elles sont des voyageuses éternelles libérant l’illusion, ces rêves sombres qui causent tant de souffrances.

Oui, ce soir la nuit est belle, Marie-Claire a ouvert le sentier oublié. Elle nous a décidé à marcher les yeux et le cœur ouverts sur la terre qui depuis des millénaires nous a portés.

Oui, elle a tout essayé comme tous les chercheurs de paix et d’amour. Son cul-de-sac, elle l’a bien traversé. Elle a fait sauter les résistances et libéré son être, avançant unifiée dans le Temps. Des traces immortelles sur le seul chemin de la Vie, celui de l’Amour. Un son à entendre, à boire, à devenir. En route pour la Vie sur Terre! Voilà son Présent.

Dans « Le ciel est bas », j’ai cru entendre mes propres prières, il y a de ça quelques lunes. Pas un son, pas un mot dans cette prière à la Vie ne m’était étranger, tout était UN. Un fluide de solidarité remplissait mon âme et mon esprit inondait mon être du « Clair Esprit », celui qui nous rassemble sur le chemin. Mon cœur déborde de gratitude pour cette fusion d’amour effaçant les larmes de solitude et de doutes qui trop souvent aveuglaient ma lumière sur le sentier sacré. Je ne suis pas seule, nous ne sommes pas seuls, tu n’es pas seule Marie-Claire Séguin, ta lumière touche les cœurs et l’esprit. Le Temps du grand rassemblement est Ici et Maintenant pour toutes les nations, tous les êtres humains, « homme-dieu » selon le langage des ancêtres.

L’Ami qui m’accompagne, Jean-Yves Simard, est auteur-compositeur. Sa générosité m’a portée jusqu’ici dans cette salle de concert. Silencieusement, il déverse des larmes de grâce tant son âme est nourrie d’espoir. Nos yeux se croisent dans la transparence des diamants qui jaillissent des profondeurs de nos âmes. Troublés de se sentir si vivant, les fréquences d’amour sont si intenses que le corps a du mal à s’ajuster provoquant frissons d’extase. Quelle expansion! Les ancêtres assis aux premières loges dans l’espace-temps chantaient en chœur à travers celle qui se donnait sans compter. Face à tout ce qui EST, dévoilant dans la nuit sa nudité lumineuse, elle nous a réappris à prier le Grand Esprit.

La Terre dans nos cœurs pleurait, sa souffrance était nôtre, cette souffrance en phase terminale qui implore le miracle de la Vie. Transgressant toutes les lois des hommes, Marie-Claire Séguin s’est fait UN avec la Mère pour implorer notre Amour, pour celle que nous avons oubliée.

Dans ce texte révélateur « Qu’est-ce qu’on mange Maman » on entend :  Comment se fait-il qu’on n’ait ni le temps de réfléchir ni le temps de voir venir. Une question vitale qui dépasse le sens de l’impuissance. Nous Québécois, dont les ancêtres se levaient avec fierté dès l’aube pour remplir nos corps de bonnes nourritures, avons-nous oublié?

Ce soir, nous étions nombreux à nous unir au son des Tambours Sacrés, seul langage audible au cœur de l’homme. Avançant un pas de plus vers la libération, la spirale de noirceur a ralenti en cette nuit de concert. NOUS avons tous progressé sur le sentier de l’UNITÉ.

Ce concert n’a ni fin ni commencement. Il voyage dans le Temps labourant, semant dans le champ de conscience du cœur des hommes la lumière éternelle de la Vie. Ce concert vit en moi nourrissant ma vision de solidarité et de fraternité universelle.

Il y a le Show-business et il y a l’Artiste, le créateur, l’observateur de sa vie, celui qui cherche et qui ose franchir les interdits sans compter les dividendes de Mamon, ce dieu honoré par les cartels financiers.

Marie-Claire Séguin ne calcule pas, elle crée sa vie, transmet ses œuvres sans compter. Elle avance sachant que chaque pas contribue à faire grandir la Lumière. Elle est l’artiste de sa vie. Affranchie de l’illusion de la personnalité, sa présence impersonnelle relie tous ceux et celles qui entrent dans la danse de la vie. Elle est la Femme, la mère, l’amante, la déesse, la chaman et embrasse le Tout en NOUS.

Ce soir, une Sœur de Cœur a brillé dans le Cercle de Lumière qui rassemble tous ceux et celles qui depuis des années œuvrent pour la Mère Terre au service de la Vie. Ce soir, Marie-Claire Séguin a nourri de son Amour ceux qui entendent et ceux qui dorment. Cette soirée perdure depuis plus de 40 années, aimons-la encore plus fort pour qu’elle puisse enlever son manteau et dévoiler sa grandeur aux peuples de la Terre, car sa Lumière est la Nôtre.

En signant son CD « Mille Traversées », Marie-Claire répond à mon ami qui me présente : « Nous nous inspirons tous les uns des autres ».

Des paroles d’une grande Sagesse, une signature dans mon cœur.

Personne n’est seul dans ce présent voyage sur Terre.

Allons-nous mourir avec ELLE ou Vivre en ELLE?

Quel est votre rêve?

Levons-nous et marchons le cœur et les yeux ouverts sur TERRE.

Pour ceux qui entendent, pour ceux qui lisent ce message, créons des évènements pour rassembler les frères et sœurs de toutes les nations. Nous avons suffisamment dormi au cœur de nos illusions matérielles. Il est Temps de prendre la route et de marcher ensemble sur le sentier sacré de la Terre. Invitons Marie-Claire Séguin à continuer son concert d’amour et d’humanité.

Mégouish sœur de cœur

Haho! Luma, Femme Médecine de la lignée des Sioux Lakota

Le pardon…

Vous avez certainement compris que la vie n’est pas rose et que les souffrances ne peuvent être toutes évitées simplement puisqu’elles ont leur raison d’être dans votre vie… Aussi souffrante soient-elles dans le plan de votre vie, elles sont là pour vous…, pour vous aider à évoluer, à vous libérer, à vous aider à comprendre d’autres personnes, à vous retrouver, etc. Tous les êtres humains vivent des difficultés, des souffrances, des peines… Personne n’est à l’abri de cette dualité. Vous pouvez également choisir de vous rappeler qu’il y a de la joie, de l’amour, du pardon, de l’entraide, de la compassion, de la lumière au bout de votre chemin…

Lorsque le pardon est difficile à offrir et à s’offrir, rappelez-vous des moments de joie, de bonheur, d’amour, et, petit à petit, ces moments grandiront et graduellement, ils ouvriront votre cœur. Ceci vous offrira la possibilité de devenir plus que la souffrance, la peur, l’irritation, la colère, l’amertume accumulée, etc. Par la suite, avec le cœur rempli et ouvert par les beaux moments, vous pourrez pardonner. Vous aurez plus de lumière en vous qui permettra à la douleur de guérir. Le pardon peut se faire à différents niveaux, soit via :

  • le mental : l’analyse, la compréhension;
  • l’émotionnel : en s’ouvrant à ce qui vibre en nous et en accueillant ce que l’on porte en soi;
  • le physique : en acceptant notre corps tel qui l’est;
  • le spirituel : en accueillant notre chemin et ce qui se présente à nous.

Lorsque vous désirez aller voir ces différentes facettes pour mieux comprendre, car tel est votre plan de vie, allez-y! Rappelez-vous d’une chose… le présent! Le présent est tout ce qui compte, l’ici et maintenant. Lorsque vous revenez au présent, votre passé n’existe plus, seulement l’instant du maintenant. Votre passé perd son pouvoir sur vous, et vous vous libérez de lui. Votre présent est maintenant votre force. Vous êtes libre d’être complètement vous dans vos couleurs du moment.

Plus votre attention est portée sur une perception (peu importe ce qu’elle est), plus cette perception prendra de l’ampleur. Lorsque vous portez votre attention sur de l’irritation par exemple, et que vous vous ouvrez à elle, que vous en parlez, y pensez… plus vous la nourrissez et plus elle sera « vivante ». Elle est présente pour une raison, et c’est à vous d’en découvrir la raison. Fort possible qu’elle est là pour vous signaler que quelque chose doit changer ou une prise de conscience est sur le point de se faire. Si cette étape de découverte est difficile pour vous, prenez le temps d’écrire dans un cahier et écrivez ce que vous vivez, ressentez et laissez-vous aller librement dans l’écriture. Soyez honnête envers vous-même. Avec du temps, cette irritation pourra être libérée avec l’écriture et votre perception pourra évoluer. Tout deviendra plus clair, une compréhension pourra dès lors être possible et vous pourrez prendre les mesures nécessaires pour passer à l’action. Vous serez plus calme, puisque vous aurez exprimé à travers l’écriture, ce qui s’était accumulé avec le temps. Vous vous permettez d’être vous dans l’instant où vous l’écrivez. Vous vous permettez de vous accueillir, de faire face à votre intérieur. Vous vous offrez un cadeau de vous libérer, de vous aimer, de vous choisir, de reprendre contrôle sur votre vie, et sur ce que vous pouvez contrôler. Il y a une balance dans tout, et ce qui est difficile pour un humain, c’est de trouver sa propre balance. La balance est unique à chacun selon le plan de vie et c’est à vous de trouver votre balance. Vous avez choisi de vous réincarner ainsi que vos défis de vie, vos leçons de vie, etc. Maintenant, reprenez-vous, regardez-vous en face et revenez à l’intérieur de vous. Soyez comme l’arbre bien enraciné dans la tempête. Revenez en votre centre pour trouver la réponse et combler votre intérieur.

écrit intuitif de Cindy Alain-Loiselle, médium enseignante le 4 avril 2013

tel : 819-209-5088

www.coachmedium.ca

Mon animal gardien, mon animal de pouvoir

Dans la religion catholique, nous naissons tous avec un ange gardien. Bien que les entités angéliques n’existent pas dans la culture chamanique, on croit tout de même à la protection divine : celle-ci sera assurée par un animal gardien. En plus de nous protéger, ce dernier sera mandaté pour nous guider.

Comment un animal gardien peut-il protéger et guider l’humain? Ce n’est pas vraiment l’animal qui joue ce rôle, mais bien son esprit. Les peuples de la Terre croient que tout est animé par l’esprit et que c’est à travers l’esprit que tout s’unit. La plante, l’arbre, l’insecte et l’animal sont tous dotés d’un esprit, lui-même en lien avec le Grand Esprit ou la Grande Âme. Bien qu’au niveau terrestre, chaque animal de la même espèce soit différent au niveau de l’esprit, tous sont habités par le même esprit. Tous les ours seront habités par l’Esprit de l’ours, au même titre que tous les loups seront habités par l’Esprit du loup. Comme il n’y a qu’un seul divin qui se sépare pour habiter chaque être humain, il n’y a qu’un seul esprit de chaque animal qui se sépare pour habiter tous les animaux correspondants.

Il faut considérer l’esprit de l’animal comme une médecine, et comme chaque esprit animal est différent, la médecine sera également différente. Prenons comme exemple l’aigle : si l’esprit de cet oiseau entre dans votre vie, cela symbolise votre lien avec le divin et des messages à recevoir. La médecine de l’aigle nous apprend à nous élever au-dessus des banalités de la vie. Si le chevreuil est votre animal gardien, cela signifie que vous avez besoin de douceur pour guérir certaines blessures de l’esprit. Le chevreuil nous enseigne à interagir avec les autres dans la plus grande compassion afin de toucher le cœur et l’esprit des êtres blessés. La médecine du porc-épic nous rapproche de la joie et de l’innocence de notre enfant intérieur, tandis que celle du bison nous enseigne l’abondance matérielle.

Comment découvrir et communiquer avec son animal gardien? Dans les peuples chamaniques, on croit que la vie guide naturellement l’enfant vers son animal gardien. Par des phénomènes de synchronicité, l’âme de l’enfant et l’esprit de l’animal finissent par se rencontrer et s’unir. Cette union assurera une protection contre les malheurs et lui servira de guide pour le reste de sa vie. L’animal gardien deviendra éventuellement l’animal de pouvoir de la personne et servira à remettre celle-ci dans sa pleine lumière.

Comme nous avons beaucoup perdu le contact spirituel et sacré avec la nature, il est plus difficile de nos jours de retrouver notre lien avec notre animal gardien, même si rien n’est impossible. Si vous voulez connaître votre animal de pouvoir, demandez à l’univers qu’il croise votre route. Écoutez la nature et lorsqu’un animal se présentera à vous, observez comment vous vous sentez en sa présence. Soyez également attentif à vos rêves, car il se peut qu’il se manifeste à vous sur le plan onirique.

Rencontrer en esprit l’esprit de son animal gardien est une expérience inoubliable et enrichissante. À partir du moment où le contact est fait, il est primordial que le lien entre l’homme et l’esprit de l’animal se consolide. Porter sur soi un objet représentant l’animal, méditer en lui demandant conseil, le contempler dans son habitat naturel sont autant de moyens pour renforcer le lien entre vous et lui.

Je vous encourage fortement à jouir pleinement de ce que la nature a à vous offrir, puisque beaucoup de mes clients disent que ce lien leur a permis de résoudre certains problèmes plus rapidement, d’éviter des malaises et de se sentir en forme physiquement et mentalement.

À l’école de la vie

La rentrée! Voilà un mot qui réveille une ribambelle de souvenirs. En cette période de l’année sise entre deux saisons, nous nous rappelons tous la sensation enivrante du renouveau. À la rentrée, tout était neuf : cahiers, souliers, crayons, sac d’école, classe, amis, professeur, etc. Encore aujourd’hui, comme si le temps s’était arrêté en ce beau mois de septembre, nos cœurs d’enfants vibrent devant de nouvelles possibilités. Où que nous soyons dans notre parcours, nous nous réjouissons de commencer quelque chose de nouveau, de nous donner la permission de reprendre à zéro et de redevenir un apprenti.

Alors, peut-être le jour est-il arrivé où nous sommes prêts à faire notre rentrée à la plus belle des écoles : l’école de la vie. Bien timide dans notre âme secrète, une part de nous est suffisamment éveillée pour entendre sonner la cloche et avoir l’envie irrésistible de répondre à l’appel. À ce moment même, et malgré la quantité de connaissances déjà acquises, la tête avoue ne plus rien savoir. C’est avec une humilité joyeuse que nous sentons un ardent désir de retourner sur les bancs de l’école de la vie afin d’apprendre ses leçons et de donner plein sens à notre existence.

Dès la rentrée, nous découvrons que l’école de la vie n’a pas de murs, mais un horizon de liberté; pas de devoirs, mais plutôt des permissions; ni examens ni échecs, mais des succès et des célébrations. Nous passons le portail de cette étonnante école à ciel ouvert avec la confiance que chaque expérience, chaque chose qui nous arrive n’est pas un test, mais bien une occasion de démontrer notre maîtrise de la vie. Il s’agit d’un enseignement hautement personnalisé. Qu’est-ce que je suis appelé à apprendre ici? Quel est le cadeau qui se cache sous cette difficulté qui se présente à moi? La vie invite tous ses élèves à embrasser les défis tels des possibilités, car il n’y a pas d’épreuves. C’est ainsi qu’elle enseigne ce qu’il y a à voir au-delà de l’expérience.

La vie devient vraiment une école passionnante lorsque nous réalisons que nous marchons vers le mystère de soi. Bientôt, nous ne voulons plus rater une seule journée ni une seule occasion. « Présent!… Présente! » crions nous en chœur! « Connais-toi toi-même » nous renvoie l’écho des textes anciens. La vie a soigneusement placé en chacun de nous une clé qui nous permet de faire le voyage de retour vers notre vraie nature : la clé de la compassion.

Cette compassion qui nous rend capable d’observer les évènements sans les juger et de réunir les fragments de soi oubliés çà et là tout au long de notre route. Au moyen du pardon et de la bénédiction, la compassion permet la libération de vieux schémas, de vieilles croyances et de mécanismes de défense qui ne nous servent plus. Nous passons alors d’élèves à maîtres, car nous arrivons à créer des programmes inédits, à trouver des façons de faire face aux défis quotidiens et à choisir la voie de l’amour et de la bienveillance et non celle de la peur.

L’école de la vie est une école où liberté rime avec engagement. C’est en nous engageant à devenir responsables de nos choix, de nos émotions, de nos actions, de nos pensées et de nos relations que nous trouvons notre potentiel infini. Compagnes et compagnons de l’ici et maintenant, bonne rentrée!

Les relations : aller au-delà de notre zone de confort

« La nécessité d’interagir est profondément enracinée dans notre code génétique. Tellement que l’absence de connexion sociale déclenche des cloches d’alarme primaires semblables à la faim, la soif et la douleur physique. »
– John Cacioppo, professeur, fondateur et directeur du Centre de neurosciences cognitives et sociales de l’Université de Chicago

En tant qu’êtres humains, nous n’étions pas conçus pour être solitaires. Nous avons naturellement évolué pour survivre en communauté ou au sein de tribus. Une vie sociale est essentielle à notre survie et elle mène même à la longévité selon des recherches réalisées par National Geographic (The Blue Zones). Pourtant, même dans un contexte d’abondance sociale, on peut souvent ressentir un sentiment de solitude profonde dans notre vie.

Notre esprit est puissant et peut nous fournir de bonnes raisons de nous isoler et, ainsi, garder closes les portes de notre intimité; c’est ainsi qu’on repousse un potentiel de joie et de tendresse. Cette solitude nous donne l’impression d’être plus sécurisés. Et pourtant, parfois sans même qu’on se l’admette, cette solitude peut être fondée sur une profonde tristesse.

Même dans le domaine de la spiritualité, nous pourrions trouver de bonnes raisons de rester isolés. Pourtant, ces portes fermées protègent souvent des blessures non cicatrisées, et nous pouvons vivre toute une vie en les consolidant.

Il existe cependant un processus naturel pour se libérer de ressentiments, de blessures et de la négativité. Nous avons la capacité d’être présents, de vivre l’amour et la bonté, sans jugement. Nous pouvons honorer nos sentiments et apprendre à accéder à une partie plus profonde et plus libre en nous.

Le jugement est souvent à la base de ces portes closes. Nous nous jugeons nous-mêmes, ou nous jugeons les autres; ce faisant, nous nous fermons, nous nous tenons tout simplement à l’écart. Je me suis rendu compte de ce principe dans ma vie. Jeune femme, je trouvais des façons de rester à l’écart du monde, et cette timidité créait en moi un certain sentiment d’impuissance et de tristesse.

J’ai appris qu’il est plus facile que je ne le pensais d’ajouter à ma vie une perspective positive et chaleureuse. Je me suis rendu compte qu’abandonner la lourdeur des jugements me permettait d’être plus présente, plus réceptive, plus reconnaissante. Alors, j’ai vu les portes de l’amitié et de l’amour s’ouvrir.

En pensant à cette possibilité en méditation, j’ai pu réaliser que la séparation est d’origine superficielle. Comme il est triste de vivre une vie individualiste! Et cela m’a donné envie d’ouvrir encore plus grand mes portes. Être présente, avec gentillesse et compassion. Car l’amour est sûrement l’émotion la plus importante sur terre. L’amour nourrit l’âme, la nôtre et celle des autres. L’amour guérit le corps et l’esprit, car c’est notre essence.

Ici, maintenant, en moi… le pouvoir du sacré dans chaque moment présent

À chaque instant de notre expérience, nous avons le choix.

Nous avons le pouvoir de choisir d’être totalement et simplement là, en nous, en pleine présence et en pleine conscience. Nous avons également le pouvoir de choisir notre façon de voir les choses, d’ajouter de la compassion et de la gratitude à notre regard, ce qui nous permet d’être plus facilement dans l’accueil.

Il nous suffit de prendre le temps, ne serait-ce que trois minutes, pour être à l’écoute de notre respiration, du son de l’air qui nous berce à chaque inspiration et expiration, de la sensation de l’air qui voyage en nous, qui gonfle nos poumons, détend notre dos et nos épaules… tout en centrant notre pensée sur « ici, mainte­nant, en moi, simplement ».

Plus nous sommes présents à nous-mêmes à chaque instant, à l’écoute de nos sensations, de nos émotions­ et de nos vibrations, plus nous pouvons calmer notre mental qui s’emballe facilement.

Nous n’avons pas appris à penser ni à respirer; ces fonctions se font d’elles-mêmes. Et pourtant, elles ont une grande influence sur notre bien-être global. Des pensées de doute, d’inquiétude ou de peur nous font vivre du stress et de l’anxiété qui, à leur tour, nous occasionnent des tensions musculaires, de la fatigue, de la douleur et la maladie. Voilà où notre mental peut nous mener sans même que nou nous en rendions compte.

Comment est votre respiration?
Quelles pensées occupent votre esprit la majeure partie du temps?

En prenant le temps de les observer un instant, nous prenons conscience de notre pouvoir de les contrôler, ne serait-ce que quelques minutes à la fois, simplement pour nous ramener dans l’ici-maintenant, nous apaiser, nous déposer, nous centrer et nous harmoniser.

Vous avez le pouvoir de maîtriser vos pensées. Choisissez en pleine conscience des pensées qui vous font du bien et qui vous apaisent.

Voilà ce qu’est la méditation.
Méditer est un état d’être, une qualité de présence à soi, ici et maintenant. Il existe autant de façons de méditer qu’il existe de gens sur terre. On peut méditer dans le calme immobile, en mouvement, en chantant, en visuali­sant ou simplement en respirant.

Prendre quelques minutes pour soi plusieurs fois par jour, simplement pour s’observer, s’écouter ou se recentrer rend la qualité de notre présence à nous-mêmes encore plus profonde. S’émerveiller de toutes les beautés qui nous habitent et qui nous entourent rend chaque moment présent sacré et magique.

Il suffit de choisir les moments qui conviennent le mieux à notre horaire, comme après les repas, au lever et au coucher, durant les pauses au travail ou à l’école. Prendre ces trois courtes minutes peut, au début, sembler être une discipline, mais avec le temps et la pratique, cela deviendra vite une bonne habitude de vie.

Vous êtes la personne la plus importante dans votre vie; plus vous prendrez le temps de vous nourrir, de vous remplir et de rayonner pour vous, plus votre lumière et vos vibrations inspireront et nourriront tout ce qui vous entoure. Vous serez ainsi plus disponible pour les autres.

Soyez la fleur qui s’épanouit parce que c’est exactement ce qu’elle doit faire. Et voyez comme elle attire les papillons et les abeilles avec ses couleurs et son parfum. Elle se permet d’être merveilleuse en se centrant sur son propre enracinement. Plus son enracinement sera solide, plus la fleur rayonnera et débordera de vitalité.

Alors, en pleine présence à vous-même, ici maintenant, choisissez de rayonner en toute simplicité, simplement pour rayonner.

De la compulsion à la compassion

Il existe, chez tout être humain, un profond désir de connaître l’Infini et de se reconnaître dans l’Infini. Cette soif naturelle d’expansion, qu’elle soit consciente ou incons­ciente, se cache derrière chacun de nos désirs et se manifeste malgré nous. Il s’agit de la moksha, cette quête de délivrance de notre âme dont il est question dans des textes anciens et sacrés. L’aspiration à la liberté et à la paix est considérée par la plupart des gens comme le but spirituel ultime. Mais ce qu’il faut comprendre, c’est que notre nature fondamentale est libre lorsque nous laissons agir l’esprit. Et, l’esprit est libre tant qu’il est neutre. Apprendre à cultiver une neutralité grandissante, avec compassion, est ce qui permet de garder l’esprit vivant et vibrant.

Sortir de la quête pour se libérer
C’est uniquement l’idée que ce qu’on vit est un problème qui encourage la quête de liberté, car la liberté nous habite. Ce qui entrave l’accès à la véritable liberté, c’est notre tendance à définir ce qui pourrait nous libérer, que ce soit le pouvoir, l’argent, l’amour, le voyage, la santé, la connaissance ou les plaies causées par les dépendances et la consommation compulsive.

Nous cherchons toujours à nous dépasser, à combler nos désirs, à être ailleurs qu’où nous sommes et à surmonter ce que nous percevons comme des obstacles, des barrières. La quête prend son sens lorsque nous nous établissons dans la vague qui nous pousse vers l’infini, puisque celle-ci exprime la force évolutive de la vie. Toutefois, au lieu d’obéir à la pulsion naturelle du mouvement d’expansion de la vie, en agissant de façon responsable et créative, nous cherchons à remédier à un sentiment d’insatisfaction au moyen de réactions compulsives.

La qualité de notre vie est déterminée par notre responsabilité, plus précisément notre capacité d’agir plutôt que de réagir face à diverses situations auxquelles nous devons faire face dans notre vie. Si notre capacité d’agir avec intelligence, créativité et sensibilité est compromise, nous demeurerons sous l’emprise de la situation.

Nous pensons que la liberté est le résultat d’un travail qui devrait faire disparaître toutes les choses et les expériences qui semblent poser des problèmes. Nous réagissons donc compulsivement, en nous basant sur des schèmes de pensées et des émotions qui entretiennent cette perception.

En réalité, la liberté et la paix sont ce qui reste quand plus rien en nous ne prétend qu’il y ait un quelconque problème à régler.

Être pleinement conscient
Être pleinement responsable veut dire être pleinement conscient. Au travers des expériences que nous vivons, la vie tente de nous aider à nous libérer de l’idée que certaines choses sont des problèmes, et ce, que nous le voulions ou non. Quand plus rien n’est considéré comme un problème, aucune recherche de solution, de paix ou de libération n’est nécessaire. La vie nous présente toujours ce qu’il y a de mieux pour nous; lorsque nous parvenons à le voir et à le reconnaître à chaque instant, il ne nous reste alors qu’à accueillir tout ce qui se présente dans la joie, la paix et l’amour.

Reconnaître l’infini par la neutralité
Enfin, pour entrer en contact avec la liberté qui nous habite, nous sommes invités à reconnaître ce qui est illimité et infini en nous. Nous sommes appelés à cultiver une neutralité intérieure face à ce qui surgit dans notre vie. Accepter d’être responsa­ble, c’est transformer la compulsion en compassion envers nous-mêmes, et la réaction en création. La création n’est qu’une manifestation de notre liberté, car nous gagnons le choix d’agir ou non afin de nous réaliser autrement. Nous devons accepter de faire face consciemment au présent et de nous vider la tête de toutes les histoires qui nous éloignent de la liberté de nous recréer. Ainsi, notre monde extérieur deviendra incapable de déterminer qui nous sommes puisque notre monde intérieur se sera mis en résonance avec la liberté de l’infini.