Le rêve et la communauté

Êtes-vous heureux de vivre là où vous êtes, ici et maintenant? Peut-être préfériez-vous quitter cet endroit dès aujourd’hui et courir vers un endroit où vous avez vécu par le passé? Je me souviens lorsqu’une amie a divorcé que, nostalgique durant toutes les années de son mariage, elle est déménagée dans son patelin natal. Elle en avait tant rêvé! Après trois mois, elle s’est tellement ennuyée qu’elle est revenue à son point d’origine, n’ayant plus aucune amie intime y vivant. La vie ayant bien changé, les membres de sa parenté étaient aussi tous occupés à leur famille respective et à leurs nombreuses activités.

Le passé doit être apprécié et béni pour ses moments intenses, mais la vie ne fait jamais marche arrière et surtout elle ne stagne pas. Rien n’est permanent. On avance. Pourquoi ne pas être humblement reconnaissant des grâces divines dont nous avons joui hier faisant ainsi place à encore plus de joies dans le futur? Le détachement se vit un jour à la fois, permettant à ce merveilleux passé de nous transformer puis de revenir un jour sous un déguisement différent. C’est ce que l’on appelle vivre son moment présent.

Si vous ne pouvez être heureux là où vous êtes maintenant, inutile de quitter, vous ne le serez pas davantage ailleurs! Le bonheur possède une référence intérieure; il n’est pas dépendant de ce qui se passe à l’extérieur. Une prière dit : « Donne-moi la sérénité d’accepter les choses que je ne peux changer, le courage de changer les choses que je peux et la sagesse d’en connaître la différence. ». On ne peut pas changer la mentalité d’une communauté, de la population d’une ville ou l’apparence d’un paysage, toutefois on peut modifier la sienne, sa mentalité, et réviser sa perception personnelle pour que la vie soit plus agréable au fil du quotidien. Vos rêves peuvent vous y aider. Pourquoi ne pas inscrire dans votre journal intime ce soir : Cette nuit, mon rêve m’aide à trouver du bon et du beau dans ma communauté, mon entourage, ma famille, etc.

On peut toujours poser un regard neuf sur un paysage ou un environnement. Un vieux dicton dit aussi : « Si tu ne peux faire ce que tu aimes, apprends à aimer ce que tu fais». Et quand nous y parvenons avec succès, c’est à ce moment que se produisent les miracles : la situation disparaît, notre beau désir commence à prendre forme et est attiré à soi.

Quand une ouverture est créée dans sa conscience pour accepter un changement, des actions doivent quand même être produites en vue d’une amélioration pour le bien du tout, mais en demeurant détaché des résultats. Nul n’est à blâmer de vouloir améliorer son sort! Cela demande de la patience et de la tolérance, vertu qui n’est pas une force chez moi, je dois avouer. Je me rappelle avoir ressenti une grande insatisfaction jadis dans mon milieu syndical. J’ai critiqué certes, mais tout en apportant des suggestions pour solutionner certains problèmes. Je l’ai fait durant des années jusqu’au jour où, je ne sais trop comment, des personnes ont justement réalisé ce projet pour lequel j’avais tant dépensé d’énergie. Mon beau désir fut réalisé d’une manière insoupçonnée. C’est à ce moment que j’ai eu un rêve de nuit qui me montrait que, maintenant que la bataille était gagnée, il était temps de me retirer, la lutte était terminée. Ce n’est pas moi qui ai reçu les crédits pour cette réalisation, peu importe,t pourvu qu’il ait vu jour afin que l’ensemble des membres en bénéficie.

Parfois, pour oser être soi, il convient de sortir de la conscience sociale, ce qui représente un défi de taille pour plusieurs d’entre nous. Nous cherchons souvent l’approbation d’autrui et voulons être aimés. Les messages véhiculés dans les médias de masse par nos gouvernements et le monde des affaires nous entraînent dans la roue du hamster dont il n’est pas aisé de débarquer. On nous impose plus ou moins subtilement un discours social pour nous dire comment penser, une mode vestimentaire, des comportements de consommation, des façons de s’alimenter, bref, nous nous croyons libres alors que tant de pièges nous guettent sournoisement et finissent par l’emporter. Heureusement, nos rêves veillent sur nous, n’hésitant pas à nous éveiller quand nous allons à l’encontre de nos valeurs et de nos convictions profondes. Le sentiment, dans ce messager onirique, dérange et oblige à un arrêt, à une réflexion.

Ensemble, nous formons un bien que chacun soit unique et une loi en lui-même. Voilà pourquoi l’action commise par l’un ne génère pas le même résultat que chez le voisin. Même si le rêve permet la connaissance de soi, il est aussi la liaison à l’humanité toute entière par le biais de l’inconscient collectif. Le rêve peut effectivement permettre de communiquer les uns avec les autres. La télépathie fait partie de notre héritage divin et elle est accessible à celui qui invite courtoisement une âme à le rencontrer. Ce soir, pourquoi ne pas tenter une expérience en ce sens?

Le mandala

Il ne suffit pas que les hommes viennent boire quand ils y sont invités par des sources supérieures. Ils doivent fabriquer de nouvelles outres afin de conserver le vin nouveau de la bonté et du dessein infinis. Saint Germain

Être de ces nouvelles outres, et oser être l’être que nous avons toujours cherché.

Pour trouver la ligne conductrice de ce texte, il m’a suffi de retrouver l’état d’être dans lequel je me place pour œuvrer avec le mandala. En effet, je construis des mandalas depuis bientôt vingt ans, et le mandala m’a construite et surtout instruite de mon potentiel de création, de cocréation, de récréation et de recréation.

Depuis toutes ces années de recherche et d’exploration, une voie m’habitait, me conduisait et me guidait, celle du retour chez soi. Un cheminement continu tout en harmonie, me donnant constamment des pistes pour créer et participer à l’un, à l’univers.

Le travail assidu avec le principe du mandala nous enseigne avec aisance le chemin du retour, mais aussi les parcours possibles pour continuer à participer au tout. Tout en créant, en jouant des couleurs et des formes, l’ouverture se crée, l’aventure s’offre à nous pour la création dans le cercle du mandala.

Pour ceux qui n’y sont pas familiers, le mandala est un cercle qui comporte son centre point. De cet espace circulaire et protégé, les constructions géométriques prennent forme, tout en se rattachant au centre un.

Le pouvoir du dessin de mandala est celui de toujours laisser voir, apercevoir le point de départ et le point de retour.

Pour peu que l’on s’y intéresse, il nous donne des lieux de rencontre pour commencer à jouer, tout en explorant les diverses facettes de l’humain. Dessiner dans le cercle avec cette conscience nous transporte à l’intérieur de nous, là notre corps physique se retrouve chez lui, nos corps émotionnel et spirituel s’enlacent dans un même espace sacré et protégé.

Pour y avoir consacré une grande partie de ma vie, je sais de source certaine que le cercle et le point sont des symboles d’unité et que travailler avec ces notions de départ nous amène rapidement dans le soi; de là toutes les directions s’offrent à nous.

J’œuvre depuis toujours avec cette obsession. Je cherche depuis longtemps ce lieu qui ressemble à Dieu. Le mandala m’a offert cette contrée, par ses lignes de support, par ses spirales énergétiques tirées à même la nature, le jeu du déploiement naturel, des ouvertures en éventails et des manifestations cosmiques; tout se révèle avec facilité et simplicité.

Dessiner des mandalas avec conscience et présence nous apporte vraiment un espace pour se retrouver, se replacer, en harmonie par la couleur, se rééquilibrer par les formes, se reconnecter au tout et aux autres en acceptant ce que ce principe universel nous accorde dès maintenant pour accomplir les alliances et retrouver enfin son être vrai. Le soi reconnaît ce territoire et nous permet de le retracer à l’infini.

Le mandala; cercle, centre, boucles et spirales, déploiement et circulation, est un outil précieux pour accélérer notre harmonisation, appuyer notre action, encourager notre création; pour accompagner notre désir de communion et notre plaisir de participation.

Retrouver et reconnaître cette pratique du mandala permet de se retrouver et de se reconnaître.

Vaincre l’obésité…

Imaginez que vous souffrez d’alcoolisme, que vous rassemblez tout le courage que contient votre être et allez consulter. L’intervenant fait preuve d’écoute active et vous accueille dans vos émotions pour terminer par : « Arrêtez de boire », on se voit la semaine prochaine. Croyez-vous sincèrement que vous serez suffisamment outillé pour y mettre fin!

Nous avons admis que la toxicomanie ainsi que l’alcoolisme résultent en majeure partie des maux de l’âme, quand l’admettrons-nous pour l’obésité? Surconsommer de façon à ruiner sa santé, causant ainsi des problèmes de santé graves. Manger afin de combler un vide ou panser ses douleurs, accepter de manquer d’énergie, de souffle ainsi que de la joie de vivre, n’est-ce pas là de l’autodestruction? Nous traitons cette problématique uniquement comme une question physique, en ayant comme unique conseil de changer notre alimentation de même que de mettre fin à notre sédentarisation.

Vous rappelez-vous « UN ESPRIT SAIN DANS UN CORPS SAIN »? Cette pensée a bien de l’âge et fut à tort condamnée aux oubliettes. La réussite d’une démarche vers un mode de vie sain qui perdure tient dans l’importance que nous nous accordons! Encore faut-il avoir le respect de notre être, afin qu’il s’adapte et apprécie les modifications que nous lui faisons subir!

S’aimer est une source de motivation inépuisable puisqu’elle change notre perception. Nous transportant ainsi de l’autopunition à se faire du bien. Regardez à l’intérieur de vous et voyez à augmenter votre confiance et votre estime. De cette façon, les livres en trop disparaîtront avec beaucoup moins d’efforts. Vous n’aurez plus l’impression de ramer à contre-courant, car enfin vous le ferez pour les bonnes raisons!

Créer sa passion!

Vous est-il déjà arrivé de vous lever un matin avec une joie profonde vous habitant? Aucune raison particulière, juste un état de bonheur et d’enthousiasme qui vous fait voir le soleil derrière un nuage et aplanit tous les obstacles.

Cette expression affective qui donne des ailes est merveilleuse. Lorsque celle-ci se révèle à moi, j’en reconnais un signe de transformation, de mouvement, de passer à l’action et plus… C’est la passion qui s’exprime alors en moi avec grande puissance, pour soutenir un processus créatif.

Je suis une passionnée.

Au fil de ma vie, j’ai dû apprendre à maîtriser cet état affectif dont la flamme brûlait parfois trop fort, m’éloignant de l’équilibre ou nuisant à mon jugement. Aujourd’hui, je peux affirmer vivre mes passions avec conscience et joie.

Mon regard sur la passion et ses effets repose sur une cueillette enrichie d’expériences : les miennes et celles des autres. Mes observations me font définir la passion comme un courant d’énergie d’intensité forte et favorable à la vie, qui génère des états susceptibles d’entretenir le mieux-être, la santé et la réalisation de soi.

La passion nécessite d’être en contact avec notre sensibilité, d’en explorer les trésors voire même de découvrir les ressources derrière notre vulnérabilité. Certaines personnes blessées, se cachant derrière des masques de contrôle et de peur, refusent le contact avec cet espace inconnu d’eux-mêmes. J’ai traversé cette barrière freinant l’accomplissement. Je demeure observatrice de possibles rechutes.

Ma passion au quotidien

J’ai besoin des élans que me procure cette flamme sacrée qu’est la passion. Bien entendu, je ne me lève pas chaque matin exaltée! Lorsqu’ils se manifestent, les états que génère ma passion me font signe d’avancer vers une étape ou un projet nouveau. Je m’installe en réceptivité, pour méditer, afin de me laisser imprégner de la voie à emprunter.

Mon corps vibre alors au diapason de mon âme. Rien ne peut faire obstacle à ce qui est à être ou à faire. Chargée d’un sentiment bienfaisant devant l’action juste à entreprendre, au moment juste je suis guidée. Tout devient simple et facile. Je vis l’invulnérabilité dans ma vulnérabilité. Là et seulement là, dans cet instant présent de réalisation et de création, je passe de la mort à la vie, de l’ancien au nouveau, de la source vers la manifestation…

Quelle joie, quel bonheur dans l’instant présent! Il ne suffit que de quelques instants de contact avec cette flamme qui danse en moi, pour colorer ma journée en soleil ou me guider sur une nouvelle route peu fréquentée…

La création est source de mieux-être et de vie. C’est merveilleux de s’y abandonner. Le lâcher prise qui accompagne ce processus est essentiel toutefois, afin de maintenir actifs en soi les bienfaits d’un processus de création et de mise en action, sinon c’est la peur avec tout le contrôle qui en découle, qui risque de détruire les cadeaux d’une passion accueillie avec méfiance.

La vie sait où elle nous amène. La confiance est nécessaire pour apprendre à vivre notre passion, que ce soit dans un bref instant de son expression ou à plus long terme, à travers chaque journée, alors que notre travail devient le fruit savoureux de notre passion manifestée et que celle-ci nous dirige judicieusement vers une récolte en devenir.

Lorsque le travail devient plaisir… je me repose à travailler!

Mon plaisir passe par un sentiment de liberté que je m’accorde, en vivant ma passion avec authenticité. J’aime écrire, créer, propulser, explorer, donner vie à mes rêves pour en faire des projets concrets et ensoleillés. J’ai besoin pour cela de me détacher des émotions limitant ma capacité à m’exprimer.

Mon travail découle directement de ma passion. J’aime et j’apprécie la vie, l’humain. Je l’assiste selon mes compétences et connaissances, afin qu’il vive avec passion sa vie. Je suis passeur de la flamme, lorsque la réceptivité de l’autre est au rendez-vous. J’ai énormément de plaisir et de joie à créer des outils et à mettre en œuvre des actions visant l’atteinte de mes objectifs en ceci.

Vivre sa vie avec passion est un art qui demande d’en apprivoiser les règles. Il est aussi risqué de se perdre dans le noir de l’ignorance de soi.

Les émotions, mouvement de la vie, influencent nos choix et peuvent embrouiller notre vision du chemin à suivre. Ces énergies doivent être canalisées avec conscience, pour permettre une perception claire de notre réalité et de celle qui nous entoure.

Il s’avère nécessaire de développer un bon ancrage, en demeurant en contact avec notre corps physique, la matière qui nous accueille dans sa polarité, nos sens et notre spiritualité qui ne demande qu’à nous aider à vivre mieux, en équilibre, heureux et riches en tout.

Nous passons beaucoup de temps au travail, autant en faire une source de joie. Plusieurs personnes ne voient en leur travail qu’un labeur quotidien, source de revenus pour satisfaire leurs besoins, souvent entretenus par une peur de ne pas être comme les autres ou de ne pas avoir ce qu’ont les autres…

Créer son travail est un grand cadeau qui demande un exercice permanent de connexion avec sa passion. Lorsque la flamme demeure présente pour en alimenter la chaleur, un nombre croissant de gens souhaitent venir s’y réchauffer. Chez la personne qui n’a pas nécessairement l’esprit entrepreneur, la flamme sacrée existe aussi. Ce feu danse en chacun. Il ne suffit que d’un souffle nouveau pour en raviver l’intensité et alimenter la vision d’un projet à construire, d’une tâche à accomplir, d’une étape à traverser, d’un rêve à réaliser…

Votre passion au quotidien, un défi pour nourrir votre vie!

Tout est étroitement lié

« Vous ne voyez pas le monde tel qu’il est. Vous le voyez tel que vous êtes. » Talmud

La plupart des gens, la plupart du temps s’imaginent que la spiritualité se trouve dans « l’au-delà ». Mais il n’en est rien. C’est en nous. Tout est étroitement lié.

Il ne s’agit pas de se déconnecter de sa vie, mais plutôt de se reconnecter avec soi!

Il y a de ça quelques années, entièrement rompue, j’envisageais le suicide comme l’ultime solution. Une petite voix intérieure me répétait sans cesse mon diagnostic : « j’ai mal à l’âme ».

N’ayant aucune autre solution pour ce genre de mal, mon médecin me proposait des antidépresseurs afin de faire taire cette voix. Je me disais que de couper le son du système d’alarme n’éteindrait pas les braises qui me grugeaient de l’intérieur.

Je ne souhaitais pas « geler mes malaises » ni les « stabiliser »; je voulais plutôt les guérir.

Ou mourir.

J’avais un grand nombre de bonnes raisons de ne pas vouloir me diriger vers les démarches conventionnelles de psychanalyse ou de psychothérapie. De plus, je ne connaissais personne pouvant m’affirmer que ces démarches les avaient véritablement aidés.

Je ne pouvais aucunement envisager une démarche longue et laborieuse afin de pouvoir aller mieux. Je n’en avais pas les ressources énergétiques pour le faire.

J’ai fait une sorte de prière affirmant à la vie et à mon âme que j’étais prête à rebondir, à sortir de l’impasse.

Je sais aujourd’hui que nous avons tous ce libre arbitre de choisir ce que nous souhaitons vivre.

À la suite de ma demande, « par hasard » (comme si le hasard existait), on m’a proposé la pratique de méthodes énergétiques et méditatives afin de trouver la guérison.

Je me suis accrochée à ces méthodes excessivement efficaces comme on s’accroche à une bouée de sauvetage. J’avais alors besoin de me reconstruire et de respirer dans tous les sens du terme. J’ai combiné ma démarche avec quelques consultations en hypnose clinique. J’en ressentais les bienfaits instantanément. Chaque fois que je sortais de ma consultation, on me disait : « Tu as l’air bien aujourd’hui! ». Cela me redonnait de l’espoir.

Aujourd’hui, j’affirme avec plaisir que je me sens 15 années plus jeune qu’il y a quinze ans!

Lorsque le corps va bien, le cœur est content et la tête est légère. Un peu comme si je roulais dorénavant avec une bicyclette dont la chaîne est bien engrangée dans les rouages. Un sentiment de plaisir et de liberté me permet de bouger avec un effort moindre dans la vie. Cela devient une belle expérience, car elle se combine avec la conviction de faire partie intégrante de ce grand mouvement énergétique qu’est la vie.

La vie n’est qu’une succession de causes et d’effets. Un mouvement continu rempli de surprises.

Les méthodes efficaces de méditations et de pratiques énergétiques permettent la sécrétion de sérotonine naturelle sans les effets secondaires liés à la médication.

Je suis maintenant dans la satisfaction de vivre tout simplement. Plus proche de la nature; dans l’instant et non plus dans les scénarios imaginaires remplis d’horreurs et d’injustices. Toute ma philosophie de vie a changé. Je suis même capable de remercier ceux qui m’ont permis de vivre des difficultés pour m’aider à grandir.

Aucun maître véritable ne vous dira de ne pas écouter le corps, de le malmener, de ne pas le respecter.

Notre corps est le premier endroit dans lequel nous habitons. Il est donc prioritaire.

Il est aussi l’expression matérielle de nos pensées et de nos émotions.

L’au-delà est en nous.

Les réponses à la guérison s’y trouvent.

C’est ce que démontrent certains scientifiques tel que Mario Beauregard, auteur du livre « Du cerveau à Dieu ».

Lorsque le corps va mal, il est tendu, la tête est pleine d’énergie d’agitation, tout nous semble ardu.

Lorsque le corps va bien, il est détendu et le cœur est dans une énergie d’action. C’est plus facile.

J’ai marché longtemps, les poings serrés dans les poches, martelant de mes pieds le macadam comme s’il était responsable de mes difficultés.

Avec mes pratiques énergétiques, ma démarche s’est adoucie parce que je me suis mise à me détendre. J’ai ouvert les mains, me suis amusée à les faire bouger dans l’air libre. J’ai aussi détendu mon dos, mon cou et mes épaules aidée par des mains professionnelles. J’ai levé la tête, et j’ai vu une lumière magnifique inonder la ruelle que je croisais depuis des années sans la voir.

Mais où étais-je donc avant pour ne pas voir toute la subtilité et la beauté de cette lumière?

Le reste de l’expérience peut alors devenir délice.

C’est parfois la montée du Kundalini qui confirme que tout va bien.

L’art d’être heureux

Je suis persuadée que la véritable mission de l’être humain sur terre réside dans l’apprentissage de l’art d’être heureux.

Nous ne venons certes pas au monde avec les mêmes talents et privilèges. Nous pouvons néanmoins, à l’intérieur de nos limites, donner un sens à notre vie et faire de celle-ci un lieu d’amour : amour de soi et des autres, amour de la vie sous toutes ses formes.

Chaque étape de notre cheminement constitue un moment unique pour vivre le présent avec intensité, plongeant avec joie dans nos passions sans toutefois nous laisser dominer par elles.

L’apprentissage du bonheur est une opportunité d’échange avec les autres.

La thématique de « l’Être dans ses passions » me rejoint particulièrement. Grande passionnée qui mord dans la vie à pleines dents depuis ma découverte du merveilleux pouvoir de la pensée positive et de l’utilisation volontaire des forces du subconscient, ce sujet m’interpelle.

En début de cheminement, j’ai confondu pensée positive avec pensée magique. Une connaissance plus approfondie des Lois de la Création et des processus du cerveau humain m’a fait réaliser que la pensée positive ne relève pas de la magie. Elle est en effet naturelle et des plus efficaces lorsque bien comprise et bien utilisée. Je demeure une personne qui garde les pieds sur terre tout en ayant un regard vers le ciel.

Il n’existe pas qu’une seule voie pour atteindre le juste milieu entre la raison et la passion. Il y a autant de routes que d’individus. J’ai compris, en observant ma propre vie et celle des autres, que la meilleure façon d’être heureux, c’est de développer la capacité de choisir quand on veut être « passionnément raisonnable » ou « raisonnablement passionné ».

Si vous obligez une personne passionnée à entrer dans un moule ou un carcan défini à l’avance par la société, vous risquez d’éteindre sa flamme. Vous la condamnez à un mode de fonctionnement qui ne correspond certainement pas à ses besoins. Il n’y a pas si longtemps, à l’école, les enfants devaient rester assis de longues heures, à assimiler toutes sortes d’informations, sans possibilité de se dégourdir les jambes, de se retrouver au grand air. Fort heureusement, les programmes scolaires ont été réaménagés et tiennent maintenant compte de tous les aspects de l’être humain. Des classes spéciales ont même été mises en place pour donner une chance aux individus qui ont besoin d’un plus grand support pour avancer.

La société a imposé un modèle d’équilibre et de perfection pendant des décennies. Il fallait dompter et refouler la passion. Une masse de gens a suivi la voie de la raison, ne se gênant pas pour montrer du doigt les personnes plus marginales. Heureusement, les temps changent. L’être humain réussit à briser les chaînes des préjugés et des balises préétablies pour exercer enfin son libre arbitre quant à ses choix de vie. Tant sur le plan personnel que professionnel, les cadres étroits et injustifiés craquent. La passion peut aujourd’hui s’exprimer. La raison a également sa place, mais elle relève de la conscience individuelle. Il n’est plus question de juger les autres pour leurs imperfections et de définir la vertu au nom de la raison.

La vie représente un merveilleux privilège, une occasion unique de devenir un être conscient et apte à vivre le bonheur. La passion de la vie est la plus fabuleuse qui soit. Elle nous permet d’explorer avec curiosité nos talents, de visiter nos ressources et d’aller à la rencontre de surprenantes découvertes.

Si je ne confonds plus la pensée positive avec la pensée magique, je découvre encore davantage la magie de la vie elle-même. Cette magie, on la crée en nous, en goûtant avec passion à tout ce qui se présente sur notre route. Tant de ressources en nous n’attendent que notre bon vouloir pour se développer en rendant notre vie passionnante. Il n’y a pas d’âge pour faire l’apprentissage du bonheur. Nous ne sommes jamais trop jeunes, ni trop vieux pour choisir cette voie.

Le Dalaï Lama a toujours été, pour moi, un phare dans l’existence que je traverse avec passion, courage et lucidité. Je le cite en souhaitant à tous ceux et celles qui me liront un merveilleux cheminement de vie et la réalisation de soi.

« La sensation d’être heureux ou malheureux dépend rarement de notre état dans l’absolu, mais de notre perception de la situation, de notre capacité à nous satisfaire de ce que nous avons. » – Dalaï Lama

Déjà en décembre apparaissent les bourgeons…

Le graveur de pierre a inscrit en lettres dorées le nom de ma mère sur le marbre du cimetière.

Les tempêtes émotionnelles qui font vaciller nos âmes nous obligent à plonger dans nos terres intérieures, sentir le noir et le froid avec lequel nous avons rempli le vide, à défaut de le remplir d’amour.  J’ai déposé plus facilement cet amour sur mes feuilles apparentes, avec des je t’aime qui m’ont rendue aveugle à l’essentiel de moi-même.  Quand j’ai chuté de mon arbre, je me suis effondrée doucement sur le tapis de larmes d’une d’illusion où je me suis trompée et menti à moi-même par peur d’être seule, camouflant dans des obligations familiales et sociales une incapacité à aimer.  Vouloir changer le monde pour qu’il soit aimable conduit inévitablement à l’échec de l’expérience amoureuse.  L’espoir est un poison insidieux qui ne réussit jamais à être l’antidote du désespoir.

J’ai voulu changer ma mère pour qu’elle soit ce que la petite fille en moi espérait, oubliant que le temps a aussi ce pouvoir de fossiliser ce qui reste trop longtemps ignoré.  Son histoire de vie l’avait rendue un peu minérale, avec une carapace comme les crustacées qui, pour survivre dans le grand océan où leurs émotions deviennent des prédateurs, sont obligés de se réfugier derrière leur coque.  Il a fallu qu’elle s’approche des portes de la mort pour que sa coquille se fendille et laisse un filet de sa lumière intérieure toucher mon cœur d’adulte.  À 83 ans, j’ai vu ma mère s’effriter dans des larmes qui dataient du 20e siècle et qui étaient heureuses de sortir enfin au grand jour.  Malgré la distance, jamais la proximité ne fut aussi grande dans cet abandon où nos peines se mêlaient pour se soutenir mutuellement, où nos rancœurs révélaient des déceptions que nous habillions de pardon et de caresses sur le front.  Je sais maintenant que c’est ça l’amour.  Pouvoir être à deux dans une nudité du cœur, sans que l’un soit obligé de sauver l’autre.  Pouvoir mettre côte à côte nos douleurs et nos bonheurs, sans devoir équilibrer ce qui est manquant, sans attendre que l’autre me donne ce que je n’ai pas.  La relation devient moins lourde, car je n’ai rien à faire, rien à sauver, rien à prouver.  Juste être attentive et en empathie avec l’autre.

La transformation de cette relation au seuil de sa fin de vie nous a permis de ne plus être mère et fille, mais deux êtres humains qui acceptent le mystère divin de nos limites humaines, saisissant le fait que notre impuissance n’est pas imperfection, mais moteur de notre évolution.  Dans ces moments d’urgence parce que l’on sait que la fin est proche, il y a une éternité, simplement parce que le superflu a disparu.  L’instant présent ne peut toucher que l’essentiel.  Arranger les coussins pour que ce soit plus confortable, masser des jambes qui ont perdu la joie de bouger toutes seules, passer un peigne dans les cheveux, comme si on allait à une fête.  Des gestes simples, tournés vers l’autre qui, du fait de sa maladie, redevient le petit enfant qui se laisse faire.  Sa perte d’autonomie physique a révélé sa dépendance intérieure, qu’elle avait niée durant toute sa vie.  La carapace de la femme forte lui avait donné l’illusion d’être elle-même : il lui a fallu une grosse tempête pour casser le fruit de mer sur les rochers auxquels elle s’agrippait.  Quand elle cessa de lutter contre elle-même, Dieu arrêta l’ouragan et souffla doucement son amour sur elle, comme s’il soufflait une bougie dont la terre n’avait plus besoin.

« Pourquoi elle est morte mamie? » demande le petit enfant.

« Parce qu’elle avait fini de vivre » lui répond Françoise Dolto.

Et si elle a fini de vivre, c’est qu’elle a accompli ce qu’elle a à faire.  Jusqu’au dernier moment, tout est possible.  J’ai couru pendant 47 ans après ma mère.  Mais au moment de sa mort, malgré les 6 000 km qui nous séparaient physiquement, c’est elle qui est venue en esprit intégrer mon corps, pour avoir ce contact dont j’ai tant manqué.  C’était un honneur de l’accueillir en moi, une sorte d’initiation pour faire de moi une femme adulte, afin que sa mort ne me laisse pas orpheline.

Je lui suis reconnaissante d’avoir attendue d’être aussi âgée pour mourir.  Cela m’a permis de faire tout ce chemin vers moi-même et de pouvoir laisser partir avec elle, la carapace dont j’avais hérité.

En décembre, quand la sève retourne se protéger dans les racines, je suis moi aussi allée me réfugier dans la terre mère.  Je lui ai offert mes peines et mes peurs, mes cris de douleur et elle m’a parlé de pardon, en me montrant le bout de mes branches où déjà en décembre apparaissent les bourgeons.

Oser se recréer pour se sentir vivant!

Quelle est la part de vie qui crie si fort en moi?
Pourquoi ne pas écouter cette voix intérieure qui m’appelle? Pourquoi ne pas suivre mon instinct basique? Mon intuition qui me chuchote au creux de l’oreille que ma vie n’est pas celle-ci, qu’une autre m’attend…

Je me souviens de ces moments privilégiés où j’ai été en contact avec cet élan de vie qui n’avait qu’une seule intention : me pousser hors de mes propres croyances limitantes, me permettre de passer de la SURvie (épuisante et étouffante) à la VIE.

Vivre enfin! Pour Soi et pour offrir le meilleur de Soi.

Pour se découvrir autrement, se révéler à soi et aux autres dans la simplicité, le naturel et l’harmonie.

Aujourd’hui, j’y crois. Oui ce passage existe. Oui il est possible pour chacun d’entre nous. Nous sommes nombreux dans cette quête universelle de sens. Redécouvrir le sens profond de nos vies pour nous ANIMER (lat. animus = âme).

J’aimerais vous partager une de ces expériences de vie qui la transforme à jamais.

Un cheminement personnel vers une autre vie.
Il m’a fallu une dizaine d’années pour réaliser que ma vie ne me ressemblait pas, que j’y jouais un rôle de figurante. Ce constat fut d’ailleurs fort douloureux mais de cette prise de conscience, j’ai su qu’un nouveau chemin allait se dessiner… Il vint à moi d’une façon très inattendue…

Alors que je vivais en France, dans un certain confort de vie matériel et professionnel, le signe de cette nouvelle voie apparut sous la forme d’un licenciement. Je perdis mon emploi.

Ce n’était malheureusement pas la première fois, je savais que je pouvais rebondir mais cette fois, ma petite voix m’interpella : Es-tu sûre de vouloir recommencer ici? N’y avait-il pas un rêve qui sommeille en toi? Ce changement n’est-il pas l’opportunité que tu attendais secrètement? À ce moment précis, je ne pouvais plus me mentir ou enfouir mes rêves au profit d’une forme de sécurité. Je me trouvais alors à la croisée des chemins, des questions existentielles m’habitaient, j’étais à la recherche d’un sens plus profond à donner à ma vie.

Malgré les peurs, les angoisses, les doutes, je sentais une force inexplicable, une aspiration profonde, une forte intuition à repenser ma vie autrement. À m’ouvrir à de nouveaux horizons… C’est à cette période, en ayant l’impression de prendre des décisions « folles », de « lâcher mon fou » que je me laissais guider vers ce qui me donnait de l’espoir, de l’énergie, de l’enthousiasme et je commençais mes démarches d’immigration pour le Québec…

En l’espace de 6 mois, je quittais mon emploi, mon appartement et j’obtenais un visa.

A 33 ans, je larguais les amarres et m’envolais littéralement vers d’autres cieux… Ce jour marqua la fin d’une époque de ma vie et un point de non-retour. Quelle expérience extraordinaire de libération, de lâcher-prise, de dépassement, de confiance profonde en Soi et en la Vie.

À partir de ce moment-là, j’ai vécu les instants les plus exaltants de mon existence. Je m’autorisais enfin à VIVRE. À Être moi-même. J’étais LIBRE.

À mon arrivée ici, je réalisais que TOUT était à reconstruire. Mais peu importe, je voyais cette tâche comme un jeu. J’avais enfin le pouvoir de créer une vie à mon image, teintée de mes valeurs et de mes aspirations…

J’ai entrepris ce chemin en me laissant guider par mon intuition, porter par mes émotions et mon ressenti.

Jamais je n’avais agi ainsi de ma vie… Quelle expérience troublante mais ô combien enrichissante!

Dans les mois qui ont suivi mon arrivée, je prenais des cours d’art, j’entrepris l’écriture de mon premier livre « Si j’osais! Comment développer notre liberté d’être » et tout ce dont j’avais besoin pour vivre était là. Je trouvais un emploi, je trouvais un logement par hasard et j’avais des revenus suffisants même s’ils étaient moindre qu’auparavant, ma vie était d’une toute autre qualité…

Bref, à partir de ce jour-là la Vie n’a cessé de me donner ce dont j’ai profondément besoin afin de me permettre de réaliser ce qui est vraiment essentiel pour moi. Elle me protège et me donne chaque jour les autorisations dont j’ai besoin pour réaliser mon chemin de vie et lui rester fidèle : j’ai écrit un livre, ce qui était un grand rêve, j’ai créé une conférence vivante « Être » (nouveau concept) ainsi qu’une troupe. Nous avons joué au Monument National à Montréal en septembre dernier et que nous rejouerons au printemps 2010, j’ai rencontré l’amour profond et je suis sur le point de mettre un enfant au monde…

Tous mes rêves ont été entendu. Et je sais qu’il peut en être autant pour chacun d’entre nous. Une forme d’équilibre se met progressivement en place entre les besoins matériels et les vraies aspirations qui trouvent leur place.

C’est d’ailleurs le message que je porte et que je communique dans mes formations, mes conférences et mon livre. Nous avons tous cet immense potentiel en nous. Notre Être est vivant. Il est temps de tendre l’oreille à notre petite voix et de nous laisser surprendre, émouvoir, toucher pour VIVRE intensément en toute conscience du privilège que la vie nous fait, de cette grâce qu’elle nous offre et de cette abondance dont elle est si généreuse. L’heure a sonné d’être à l’écoute de ce que vous portez profondément en vous.

Pour le plaisir … d’être

Il y a maintenant douze ans que j’ai choisi consciemment de devenir une travailleuse autonome, avec tout l’engagement que ce choix comporte. Dans son livre Père riche, père pauvre, Robert Kiyosaki, un millionnaire accompli, décrit le travailleur autonome comme celui qui vit la pire situation sur la planète pour gagner sa vie. Statistiquement parlant, je fais d’ailleurs partie du groupe le plus à risque quand il est question de burn out. Je le crois! Je travaille dix heures par jour, six jours par semaine au moins!

Mais qu’importe, quand on est passionné de ce que l’on fait! Comme le dicton populaire l’affirme : le coffre-fort ne suit pas le corbillard. J’aime bien l’argent et tout le plaisir qu’il procure. Il amène avec lui un certain pouvoir sur sa vie donc plus de liberté d’être. De ce fait, je me pose la question suivante au moins deux fois par mois : si j’étais millionnaire qu’est-ce que je changerais dans ma vie? Et au moins deux fois par mois, je suis obligée de vous avouer que je mènerais exactement la vie que je mène aujourd’hui. J’aime ma vie que j’ai construite et imaginée avec plaisir et façonnée à mon image.

Mais pourquoi attendre d’être millionnaire, à crouler sous les lingots d’or pour en profiter? Je ne suis pas la seule, j’en suis sûre. Chaque matin, alors que je lis la petite chronique virtuelle de Marie-Pier et son « Matin magique », je sais que cette jeune femme, elle aussi a rêvé sa vie. Je sais consacrer quand même un moment tous les jours pour m’amuser à ma façon. J’entends déjà les objections de plusieurs disant qu’aujourd’hui, pour se permettre le plaisir de se récréer, ça coûte des sous! Le prix d’admission, la gardienne, l’essence, la petite bouchée au resto, etc.

Je me sens tout à coup le goût de vous partager un plaisir impayable que je me permets de temps à autre. Il ne me coûte pas un sou et rapporte pourtant beaucoup. Je réunis quelques étrangers autour d’une table et ensemble, nous nous récréons dans la joie et les rires. Non, nous ne comptons pas encore nos gros billets, mais en attendant, après que j’aie accumulé des milliers de découpures de revues pour me constituer une autre sorte de banque, par pur goût de créativité, nous nous amusons à trouver un thème emballant et à nous fabriquer un collage au hasard à partir de cette idée.

La dernière fois, c’est mon amie Sonia qui a proposé le thème : Je me respecte et je prends ma place! Chacun fut ému de recevoir sa réponse par image, une réponse qui collait merveilleusement bien à sa réalité actuelle. Comme la vie travaille bien quand on lui donne toute la latitude dont elle a besoin pour nous combler de ses bénédictions. Il ne nous restait plus qu’à concrétiser les actions suggérées par ce collage. Cette activité nous permet de célébrer la vie sous une forme ludique et d’une simplicité enfantine. Nous, les adultes, avons tellement oublié ce que signifie ce mot! Demandons vite aux tout-petits! Ils vont nous enseigner. À moins que nous leur ayons déjà rempli un agenda trop garni de cours et de sorties.

J’adore aussi produire des dessins intuitifs en bonne compagnie à partir de simples gribouillis, ce qui les réconcilie passablement avec les arts visuels puisqu’il ne requiert aucun talent. Nous procédons aussi sur un thème magique comme : je reçois des indications concernant ma mission de vie ou encore je me découvre un nouveau talent. Et que sais-je? Nos seules limites sont celles que nous nous imposons. Les discussions s’animent et deviennent de plus en plus plaisantes. Tout le monde a hâte de montrer au groupe le résultat de ses découvertes sur soi. Nous faisons un brin de jasette avec notre inconscient qui en redemande. Nous exprimons qui nous sommes vraiment dans le grand dénuement. Nous sommes comme des gamins à la « récré », fiers de leur trouvaille. S’amuser est un besoin vital pour l’adulte que nous sommes, rappelons-nous le!

Encore… en corps

Eh oui, j’habite un corps! Quelle affaire que d’élire domicile dans un véhicule en apparence aussi limité!

Des réflexions du genre « Je n’avais pas envie de venir sur terre. Je ne voulais pas naître. Je n’aime pas vivre dans la matière… » sont fréquentes. Il n’est pas évident pour un esprit d’incarner un corps tridimensionnel. L’espace, plus ou moins étroit selon notre conscience, prendra de l’expansion au fil de notre évolution.

Au fait, est-ce que j’habite vraiment en conscience, ses moindres recoins?

Suis-je en harmonie avec chacune de ses parties (corps, âme, esprit, personnalité)?

Suis-je à l’aise de me déplacer, de bouger, de danser? Suis-je souple et mobile?

Est-ce que j’habite ce corps à sa pleine et juste grandeur?

Ce véhicule est-il fiable dans l’action au quotidien? Répond-il à mes demandes?

Est-ce que je lui accorde soin, attention, respect, douceur, tendresse?

Suis-je bien dans ma peau ou la honte se cache-t-elle dans un coin?

Connaissez-vous l’exercice du miroir dans lequel, nu, on se regarde de la tête aux pieds? Hier soir, j’y ai vu une partie de mon anatomie que je n’aime vraiment pas. Même si mon entourage perçoit cet aspect différemment, l’émotion que je ressens demeure. La chirurgie n’y pourrait rien et, de toute façon, elle ne fait pas partie de mes choix. Rien à faire; je ne peux améliorer la situation, et la comparaison avec les autres m’est facile. Je m’endors doucement sur ce ressenti.

Ce matin, une connaissance m’envoie un courriel intitulé : Les mois des belles femmes. En voici deux passages : 

LA BEAUTÉ D’UNE FEMME
La beauté d’une femme n’est pas dans les vêtements qu’elle porte, l’image qu’elle projette ou la manière dont elle se coiffe.

La beauté d’une femme se voit dans ses yeux parce qu’ils sont la porte d’entrée menant à son cœur, là où l’amour règne.

La vraie beauté d’une femme se reflète dans son âme.

C’est son bagage qu’elle donne avec amour, et la passion qu’elle démontre.

La beauté d’une femme, avec les années qui passent ne fait que grandir.

Merci Brigitte. Quel beau clin d’œil de la vie! Ce message vaut pour les hommes aussi!

À la fois véhicule et temple, le corps est l’intermédiaire entre l’esprit et le monde de la matière. Il offre des moyens d’expression privilégiés par le mouvement, la danse, le chant et la possibilité d’expérimenter l’environnement par les sens.

Les limites du corps physique ne sont qu’illusions. Vivre des milliers d’années avec le même corps est possible, pouvons-nous lire. C’est bien beau, mais j’en demande l’expérience; trop abstrait ou lointain pour moi. Pour saisir une compréhension ou intégrer une transformation, je dois l’expérimenter dans mon corps physique. Les transformations passent par différents niveaux, pour finalement s’achever dans le plan physique, sans quoi le processus demeure incomplet.

Dans la vie de tous les jours, j’aspire à incarner l’illimité. J’ai du pain sur la planche pour quelques années à venir (autre illusion)! Dans les faits, avec l’expérience de mes cinquante tours de soleil, j’entreprends de réaliser de plus en plus de choses avec de moins en moins d’efforts. Deux ingrédients indispensables… le cœur et l’intention. Si le cœur n’y est pas ou si l’intention n’est qu’au service du moi personnel, peine perdue.

Je trime dur, c’est vrai, tout en étant très à l’écoute. Plus j’utilise mon corps, et plus il me fait découvrir par ses inconforts, ses douleurs parfois, de quelle façon je suis en déséquilibre. Postures et respirations justes font que l’énergie circule librement et les limites du possible sont repoussées.

J’agis par priorités et j’y mets toute mon énergie.

L’activité est nouvelle? Dans le calme, nous savons quoi faire.

La tâche est compliquée? Dans le calme, nous savons comment la réaliser.

L’épreuve est exigeante? Dans le calme, un pas à la fois, nous pourrons l’exécuter.

Doit-on agir seul? Dans le calme, nous connaissons le moment de demander de l’aide.

Finalement, j’aurai à peine effleuré le corps… du sujet. Il y aurait tellement à approfondir : la relation avec l’argent, les choses… Pour l’instant, je tente de ressentir; tout ressentir pour expérimenter la présence en conscience.